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Histoire 6e

Le monde grec antique

 

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Fiche professeur

Titre de la leçon / niveau

Le monde grec antique

6e

Axes du programme

1. Naissance d’une culture, d’une organisation politique, de croyances.

 

La présentation de l’étendue géographique du monde grec permet d’étudier ce qui fait son unité : les poèmes homériques, la mythologie, la cité.

 

2. Athènes au Ve siècle av. J.-C.

 

L’évocation des Guerres Médiques permet de montrer les origines de la domination et du rayonnement d’Athènes en Méditerranée. Le professeur explique le fonctionnement de la démocratie au temps de Périclès (citoyens et non-citoyens, ecclésia) et présente la ville, l’Acropole et des exemples d’oeuvres littéraires et artistiques.

 

3. Alexandre le Grand

 

L’étude repose sur le récit de l’épopée d’Alexandre. La civilisation hellénistique est présentée à partir de l’exemple d’une ville (Alexandrie d’Égypte ou Pergame).

 

Problématique :

Quelle est la part de l’héritage grec dans notre civilisation ?

 

N° de la leçon dans l’année

Repères principaux

Cartes

Documents

 

 

 

4

 

 

- VIIIe siècle av. J.-C. (poèmes homériques)

- 490 av. J.-C. (Marathon)

- milieu du Ve siècle av. J.-C. (apogée d’Athènes)

- deuxième moitié du IVe siècle av. J.-C. (épopée d’Alexandre).

 

- le monde grec méditerranéen

- plan d’Athènes

- conquêtes d’Alexandre

- plan d’Alexandrie ou de Pergame.

 

- l’Iliade et l’Odyssée

- Delphes ou Olympie

- le Parthénon et la frise des Panathénées

- récits de l’épopée d’Alexandre.

Découpage des séquences :

9-10h

1

I) Présentation générale : l’unité du monde grec antique (3h)

 

2

II) La cité d’Athènes au Ve siècle avant J.C. (3h)

 

3

III) Alexandre le Grand (3h)

 

 

                                              

Évaluation

A l’issue de cette séquence :

L’élève doit connaître :

- les grands traits des poèmes homériques

- les grands repères chronologiques du monde grec ancien

- les principaux aspects de la civilisation grecque classique

- les grands aspects des conquêtes d’Alexandre

 

L’élève doit être capable de :

- comprendre l’apport de l’héritage grec dans notre culture

- comprendre le fonctionnement de la démocratie athénienne


PLAN général de la leçon

 

I) Présentation générale : l’unité du monde grec antique

II) La cité d’Athènes au Ve siècle avant J.C.

III) Alexandre le Grand

 


Introduction : a) Pourquoi étudier le monde grec antique ? b) Quelles sont les sources de l’histoire du monde grec antique ?

 

a) Pourquoi étudier le monde grec antique ?

 

Les Grecs ont crée l’une des civilisations les plus brillantes de l’Antiquité. Cette civilisation est en large partie à l’origine de notre culture.

Nous devons aux Grecs l’alphabet, le théâtre, la philosophie, l’histoire, la démocratie, etc.

 

b) Quelles sont les sources de l’histoire grecque ?

 

·        Les textes littéraires : la poésie (Homère, Hésiode), la philosophie (Platon, Aristote), le théâtre (Sophocle, Aristophane), l’histoire (Hérodote, Thucydide), les textes d’orateurs (Démosthène), les textes scientifiques (Hippocrate, Archimède).

·        Les inscriptions : caractères gravés sur pierre, bronze ou peints sur terre cuite. L’alphabet grec, inspiré de l’écriture phénicienne, est apparu vers le VIIIe siècle av. J.-C. L’étude des inscriptions est appelée l’épigraphie.

·        Les œuvres d’art, les bâtiments, les vases décorés, les pièces de monnaies etc., sont révélés par l’archéologie.

 

 

 

Séance 1

 

I) Présentation générale : l’unité du monde grec antique

 

Qu’appelle-t-on le monde grec ? Qu’est-ce qui fait son unité ?

 

Objectifs :

     situer le monde grec et quelques lieux importants

     connaître et situer dans le temps les poèmes homériques

     comprendre le polythéisme grec, les mythes et le rôle des sanctuaires

     comprendre ce qu’est une cité (définition, schéma)

 

Hérodote dit des Grecs : « Nous appartenons à la même race et nous parlons la même langue, nous honorons les mêmes dieux avec les mêmes autels et les mêmes rituels, et nos coutumes se ressemblent ».

 

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A) L’unité du monde grec : le territoire et les hommes

 

1) Repérer la Grèce sur une carte, où se trouve-t-elle ?

 

2) Quels sont les principaux éléments qui constituent les paysages de la Grèce ?

 

3) Comment peut-on classer les différents éléments qui font l’unité des Grecs selon l’historien Hérodote ?

 (Source : Histoire d’Hérodote sur le site http://www.mediterranees.net/geographie/herodote/sommaire.html )

 


Correction : L’unité du monde grec : le territoire et les hommes

 

1) La Grèce se situe au Sud-Est de l’Europe, en milieu méditerranéen (climat chaud et sec en été, pluvieux et doux en hiver).

Elle est composée de nombreuses îles, dont la plus étendue est la Crète.

 

2) Les paysages sont composés de montagnes et de plaines sur le littoral. Ils sont toujours dominés par la présence de la mer (Thalassa).

 

3) La Grèce n’existe pas en tant que pays dans l’Antiquité mais il existe alors une vraie civilisation grecque (langue, religion, art) qui se développe. Selon Hérodote les Grecs ont tous la même langue, les mêmes sanctuaires et les mêmes coutumes.

 

Pour les Grecs, l’origine de leur civilisation remonte à plusieurs grands événements fondateurs comme la guerre de Troie vers – 1 200 et la création des Jeux olympiques en – 776.

 

 

 


L’unité du monde grec : son territoire  (compléments)

 

- Le territoire des Grecs se situe en Méditerranée, centré sur la mer Égée (du nom du père du héros Thésée qui a tué le Minotaure).

 

- Il est pauvre en ressources et largement dominé par des montagnes d’altitude moyenne (80 % du territoire).

 

- On y distingue plusieurs ensembles : le Sud de la péninsule des Balkans avec l’Attique (région d’Athènes) et la presqu’île du Péloponnèse (où se situe Sparte), les nombreuses îles de la mer Égée (comme Samothrace, Rhodes, la Crète Lemnos et les îles des Cyclades : Délos, Paros, Naxos) et la côte d’Asie mineure.

 

- Les plaines sont étroites et les liaisons sont difficiles d’une région à l’autre.

 

- En réalité c’est la mer qui joue le rôle central dans l’organisation du territoire grec (pêche, commerce, voyages). Les marins se servent des vents du Nord (ou vents étésiens) pour naviguer.

 

Séance 2

 

B) Aux origines de la culture grecque : les poèmes homériques

 

1) Qui est Homère, de quelle œuvre est-il l’auteur, à quelle époque ?

 

2) Résumer l’histoire des deux poèmes homériques.

 

3) Quels sont les épisodes célèbres illustrés dans le fascicule et dans le livre ?

 

Correction : les poèmes homériques

 

1) Homère est un aède (poète) qui aurait vécu au VIIIe siècle av. J.C. en Asie mineure. Il serait l’auteur de deux poèmes : l’Iliade et l’Odyssée. Ces poèmes étaient lus et appris par cœur par tous les Grecs.

 

2) L’Iliade raconte un épisode de la Guerre de Troie, entre les Grecs (Achéens) et les Troyens. Ce poème raconte la colère du héros grec Achille qui tue le héros troyen Hector pour venger la mort de son ami Patrocle.

L’Odyssée raconte le retour mouvementé du héros grec Ulysse vers son royaume sur l’île d’Ithaque.

 

3) Les poèmes homériques sont une grande source d’inspiration pour les artistes grecs. Ex. le cheval de Troie représenté sur des vases (épisode raconté dans l’Odyssée).

 


Structure de chaque poème homérique

 

L’Iliade

L’Iliade débute par la colère d’Achille, héros grec le plus puissant, à qui le roi Agamemnon prend sa captive Briséis. Achille décide alors de bouder et de ne plus participer aux combats aux côtés des Achéens, qui tentent depuis neuf ans de s’emparer de la ville de Troie, dirigée par le roi Priam. Abandonnés par Achille, les Achéens subissent des défaites et Ulysse supplie en vain le héros de revenir. Patrocle, ami d’Achille, décide d’aller combattre à sa place, revêtu de son armure, mais il est tué par le chef des guerriers troyens, Hector. Désespéré par la mort de Patrocle et fou de rage, Achille, portant un nouveau bouclier forgé par le dieu Héphaïstos, part venger son ami. Il tue Hector et traîne son corps autour de Troie. Le poème se termine par les funérailles des deux héros morts, Patrocle et Hector.

 

L’Odyssée

L’Odyssée est composée de trois parties.

La Télémachie raconte comment Télémaque, fils d’Ulysse, part à la recherche de son père, prisonnier de la nymphe Calypso. Les dieux demandent à Calypso de libérer le héros pour qu’il rentre dans son île d’Ithaque.

Les récits chez Alkinoos racontent comment Ulysse, échoué sur l’île des Phéaciens, est accueilli par Nausicaa et par son père, le roi Alkinoos selon la coutume grecque de l’hospitalité. Ulysse y raconte ses aventures : le cyclope, Éole, Circé, aux portes de l’Hadès, les Sirènes, etc. De retour chez lui, il passe l’épreuve de l’arc et tue tous les prétendants.

 


Séance 3

 

C) Les Grecs anciens honorent les mêmes dieux

 

1) Quels sont les principaux dieux grecs ?

 

2) Qu’est-ce qu’un sanctuaire ? Que venaient chercher les Grecs dans celui de Delphes ? Quel est le rôle de celui d’Olympie ?

 

3) Qu’appelle-t-on la mythologie grecque ? Recherche : chercher un exemple de mythe grec.

 

 
Correction : les Grecs et leurs dieux

 

1) Les Grecs ont une religion polythéiste. Leurs principaux dieux sont les Douze dieux de l’Olympe, comme Zeus, Héra, Apollon ou Athéna.

Les principaux rites religieux en l’honneur des dieux sont :

- le sacrifice d’un animal

- la libation (rite qui consiste à verser du vin, du lait ou du miel en l’honneur d’un dieu)

- les processions : grands défilés religieux avec chants et prières

- les concours sportifs et artistiques (comme les Jeux Olympiques)

 

 

2) Un sanctuaire est un lieu sacré consacré à un dieu.

A Delphes les Grecs venaient consulter l’oracle d’Apollon, transmis par une prêtresse appelée la « Pythie » (un oracle est la réponse d’un dieu à une question).

A Olympie ils honoraient Zeus et Héra par des concours sportifs appelés « Jeux Olympiques ».

 

3) La mythologie est l’ensemble des légendes racontées sur les Dieux et les héros (personnages légendaires qui accomplissent des faits extraordinaires).

Ex. les légendes de Jason et les Argonautes, des 12 travaux d’Héraclès ou les poèmes homériques.

 


Document : Tableaux des dieux grecs

 

Noms

Fonctions

Symboles

Aphrodite

Amour

Fleur

Zeus

Tonnerre, ciel, roi des dieux

foudre

Athéna

Sagesse, Intelligence

Chouette

Artémis

Chasse

Arc

Déméter

Agriculture

Épis de blé

Apollon

Soleil, musique, poésie

Lyre

Héra

Mariage, reine des dieux

Fleurs

Héphaïstos

Feu, forgerons

Marteau

Poséidon

Mer, tremblements de terre, chevaux, taureaux

Trident

Hermès

Santé, Messager des dieux

Caducée (bâton entouré de deux serpents)

Arès

Guerre

Lance, casque, bouclier

Hestia

Foyer, terre

Feu


 

Document : La Théogonie d’Hésiode

Hésiode est un poète grec du VIIIe siècle avant J.-C. Il est l’auteur des Travaux et les Jours et de la Théogonie.

La Théogonie raconte la généalogie des dieux grecs et  commence par une cosmogonie qui raconte la formation de l’Univers.

1) L'Érèbe (les Ténèbres), le Tartare (les Enfers) et la nuit (Nyx) puis le jour (Héméré) et le ciel supérieur (Aether) sortent du chaos originel.

2) Ouranos, le ciel, naît de Gaïa, la terre.

3) L'accouplement d'Ouranos et de Gaïa donna naissance aux Titans, aux Cyclopes et aux géants aux cent bras, les Hécatonchires.

4) Le dernier des Titans, Cronos, se révolte contre son père, Ouranos, et, à la demande de sa mère, l'émascule.

5) En aspergeant la terre de son sang, Ouranos fait naître la race des Géants, les Érinyes (les Furies) et les Méliades (les Nymphes).

6) Cronos règne sur les autres dieux et, pour conserver la maîtrise du monde, dévore ses cinq enfants, à l'exception du dernier, Zeus, qui parvint à le détrôner.

7) Zeus, Poséidon et Hadès partagent leur souveraineté, l'un régnant dans le ciel, l'autre dans la mer, le troisième dans le monde souterrain.

8) De son union avec Mètis et Thémis Zeus fait naître les autres dieux.

9) Apparaissent enfin les hommes.

Chaos à Gaïa à Ouranos à union entre Gaïa et Ouranos à naissance des Titans dont Cronos devient le roi à il dévore ses enfants (sauf Zeus) pour conserver le pouvoir à Zeus et les dieux combattent les Titans et prennent le pouvoir à le titan Prométhée vole le feu aux dieux et le donne aux Hommes à Zeus leur envoie la femme, Pandora (qui ouvre une boîte contenant tous les malheurs du monde) et punit Prométhée

 


Document : Les Jeux olympiques

 

Au début du Ve siècle, on comptait treize épreuves :

     quatre courses à pied, à savoir le stade (192,27 m), le diaulos ou double stade, le dolichos ou course de fond, l’hoplitodrome ou course en armes

     trois sports de combat, lutte, boxe et pancrace

     une épreuve composite, le pentathlon, où les concurrents avaient à se mesurer au stade, au saut en longueur, au lancement du disque, à celui du javelot et à la lutte

     deux courses hippiques, à cheval monté et en char à quatre chevaux.

     Enfin, à côté des adultes, les enfants (des «juniors») disputaient la course du stade, s’affrontaient à la lutte et à la boxe.

 
 

 

 

Séance 4

 

D) Les cités grecques

 

Objectif : comprendre ce qu’est une cité grecque et ce qui compose son territoire

 

Définition et éléments qui composent le territoire d’une cité grecque :

 

Une cité grecque (polis) est une communauté politique indépendante installée sur un territoire composé d’une ville protégée par une muraille et entourée de terres cultivées.

La ville est composée de deux parties : une acropole (ville haute située sur une colline) et une agora (ville basse, place publique). Les membres de la cité sont unis par des cultes religieux (dieux honorés par des sacrifices et par des temples) et gouvernés par lois.

Le texte de l’historien grec Thucydide montre que les cités grecques sont très souvent en guerre les unes contre les autres.

 

La colonisation grecque dans le bassin méditerranéen

 

Au temps de la colonisation grecque (VIIIe au VIe siècle avant J.C.) les Grecs ont fondé de nombreuses autres cités sur les bords de la Méditerranée, par exemple Marseille (Massalia) en Gaule, fondée par des Phocéens. Le territoire plus tard conquis par les Romains est déjà un monde en grande partie hellénisé ou en contact avec la civilisation grecque (liens commerciaux, artistiques, politiques, etc.).

 

 

 
Séance 5

 

II) La cité d’Athènes au Ve siècle avant J.C.

 

Objectif : comprendre pourquoi et comment Athènes domine le monde grec au Ve siècle

Pourquoi la cité d’Athènes domine-t-elle le monde grec au Ve siècle av. J.C. (période classique) ?

Repères :

     Marathon –490

     milieu Ve siècle : apogée d’Athènes

     démocratie, plan de la ville, sa civilisation

 


 

A) Comment la cité d’Athènes a-t-elle établi sa domination sur le monde grec ?

 

 

1) Qu’appelle-t-on les guerres médiques ? A quoi correspond la date de - 490 ?

 

2) Quelles sont les conséquences de ces guerres ?

 

3) Quel monument, bâti sur l’acropole d’Athènes, symbolise la puissance athénienne ?

Correction : la domination d’Athènes au Ve siècle avant J.C.

 

1) On appelle « guerres médiques » les combats entre les Grecs et les Perses au début du Ve siècle av. J.C.

En –490 les Athéniens remportent la grande victoire de Marathon contre les Perses, qui précèdent d’autres victoires comme celle de Salamine, remportée la marine athénienne en – 480.

 

En – 480 les Perses battent les Spartiates aux Thermopyles (passage entre deux montagnes en Thessalie) et incendient Athènes et son acropole.

Aujourd’hui le Marathon est une course olympique de 42,195 km en souvenir du messager parti annoncer la victoire à Athènes.

 

2) Grâce à ses victoires contre les « Barbares » Athènes devient la cité grecque la plus puissante. Elle forme une association de cités sous son autorité, appelée la « Ligue de Délos ». Le Ve siècle est l’âge d’or de la domination d’Athènes.

 

3) Le monument, bâti sur l’acropole d’Athènes, qui symbolise la gloire d’Athènes après les guerres médiques, est le Parthénon, temple dédié à la déesse Athéna.

Exercice : Marathon et Salamine

Quelle différence y a-t-il entre la bataille de Marathon et la bataille de Salamine, remportées par les Athéniens contre les Perses ?

 

La bataille de Marathon(- 490) est une bataille terrestre, remportée par les hoplites (soldat grec, armé d’un bouclier rond, combattant à pied – paysan propriétaire). Celle de Salamine (- 480) est une victoire de la marine athénienne, composée de trières (vaisseaux de guerre composés de trois rangs de rameurs superposés – souvent recrutés dans le petit peuple).

 

Séance 6

 

B) Comment les Athéniens gouvernent-ils leur cité ?

 

Objectif : comprendre le fonctionnement de la démocratie à Athènes

 

On distingue trois types de gouvernement dans une cité grecque : la tyrannie (gouvernement d’un seul homme sans partage), l’aristocratie (gouvernement des « meilleurs »), la démocratie.

Dans la Politique le philosophe Aristote (vers 330-325 avant J.-C.) analyse les différents types de régimes politiques et dans la Constitution d’Athènes, il décrit les constitutions successives d’Athènes depuis Dracon (fin VIIe siècle avant J.-C.) et présente l’organisation politique dans la cité au IVe siècle avant J.-C.

 

 

1) Qu’est-ce que la démocratie ?

 

2) Montrer qu’Athènes est une démocratie.

 

3) Qui ne peut pas être citoyen à Athènes ? Combien y a-t-il de citoyens et de non-citoyens ?

 

Correction : la démocratie athénienne

 

1) Une démocratie est un régime politique où le pouvoir appartient au peuple des citoyens, égaux entre eux.

Athènes est dirigée par l’Ecclésia, c’est-à-dire l’assemblée de tous les citoyens, qui vote les lois, décide de la paix ou de la guerre et désigne les magistrats par élection ou par tirage au sort.

Les principaux magistrats (ou dirigeants) sont les 10 stratèges, dont le plus célèbre est Périclès au Ve siècle avant J.C. Le Ve siècle est aussi appelé « siècle de Périclès ».

 

2) Les femmes, les enfants, les métèques (étrangers libres) et les esclaves ne sont pas citoyens.

Ils sont environ 215 000, alors qu’il n’y a que 35 000 citoyens (14 % de la population). Les seuls citoyens sont les hommes libres, nés de parents athéniens.

 

 

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Séance 7

C) Athènes, capitale culturelle du monde grec

 

 

Quel héritage artistique et culturel nous ont légué les Athéniens ?

 

Notre civilisation est profondément influencée par la culture née à Athènes à l’époque classique :

 

- l’architecture : le Parthénon, symbole de l’art « classique »

- la sculpture : ex. l’Apollon du sculpteur Phidias, célèbre aussi pour la frise des Panathénées sur le Parthénon

- le théâtre : les tragédies de Sophocle, les comédies d’Aristophane.

- la philosophie : Socrate est le « père de la philosophie » (ses successeurs sont Platon, Aristote)

- l’Histoire : Hérodote est « le père de l’Histoire », avec Thucydide (historien de la guerre du Péloponnèse).

 

 

 

 

 

 

 

La frise des Panathénées sur le Parthénon

 

La frise des Panathénées, à l'intérieur du Parthénon, représente la procession qui traverse la cité d'Athènes pour offrir à la déesse Athéna sa tunique, tissée par les jeunes filles athéniennes, appelée le péplos.

Elle a été sculptée sous la direction de Phidias, architecte et sculpteur de l'époque de Périclès, qui est aussi l'auteur de la statue chryséléphantine d’Athéna Parthénos (reconstitution ci-dessous).

 

 

 

 
Séance 8

 

III) Alexandre le Grand

 

 

Recherche personnelle : la vie d’Alexandre le Grand et ses conquêtes

 

 


A) Alexandre le Grand et ses conquêtes

 

Documents : récits de l'histoire d'Alexandre

Source : site de l'antiquité grecque et latine http://remacle.org/

 

Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, Ier siècle avant J.C.

 

Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, Ier siècle avant J.C. : Présentation d'Alexandre

«  Alexandre succédant au trône de Philippe son père, prend des mesures pour l'affermissement de sa puissance et pour la sûreté de ses états.

Ce prince a fait un grand nombre de grandes actions en très peu d'années; plein d'un courage qui répondait à ses vues immenses, ses exploits ont surpassé ceux de tous les rois dont le nom est demeuré dans la mémoire des hommes et c'est à juste titre, qu'ayant soumis en douze ans une grande partie de l'Europe et l'Asie presque entière, on l'a égalé aux héros et aux demi dieux de la fable même. Mais il n'est pas nécessaire de prévenir dans un préambule l'opinion que le simple récit de ses exploits fera naître de lui-même dans l'esprit des lecteurs. Alexandre qui tirait son origine d'Hercule du côté de son père et d’Éaque du côté de sa mère, avait apporté en naissant une âme digne des auteurs de son origine. Rentrons cependant dans l'ordre des temps et reprenons le fil de notre histoire. (...)

 

Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, Ier siècle avant J.C. : Alexandre à Troie

Alexandre arrivant avec toute son armée sur I'Hellespont, la fit passer là d'Europe en Asie : il avait fait ce trajet sur soixante vaisseaux longs. Sur le point de mettre pied à terre dans la Troade, lui-même à la tête de ses Macédoniens étant encore dans le vaisseau jeta une lance sur le bord qu'il voyait devant lui et cette arme s'étant fichée dans la terre, il sauta aussitôt sur le rivage en disant qu'il acceptait de la part des dieux l'Asie qu'il avait acquise par sa lance. Il visita ensuite les tombeaux d'Achille, d'Ajax et des autres Héros ensevelis là et leur rendit les honneurs usités à l'égard des morts illustres. »

 


 

Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, Ier siècle avant J.C. : Alexandre conquiert l'Egypte et fonde Alexandrie

« Alexandre séjournant à Gaza envoya dans la Macédoine un autre Amyntas son favori, accompagné de dix vaisseaux, pour y faire une levée de jeunes soldats choisis ; et pour lui il passa en Égypte, où il se rendit maître sans aucun combat de toutes les villes du royaume ; d'autant que les Egyptiens étaient irrités contre les Perses, qui après avoir profané tous leurs temples, les traitaient eux-mêmes avec une extrême dureté. Après avoir assuré sa conquête, Alexandre voulut consulter l’oracle d'Hammon en Libye : il n'était encore qu'à la moitié du chemin, lorsque des ambassadeurs de la ville de Cyrène vinrent au devant lui, portant une couronne accompagnée de présents très considérable, au nombre desquels étaient des chevaux de bataille et cinq chars propres au combat, chacun à quatre chevaux de front. [3] Alexandre accepta leurs dons, les assura de son amitié et fit avec eux alliance de guerre. Il les suivit de là jusque dans le temple où ils le conduisirent. (..) La statue du dieu est d'un bronze où l'on a fait dissoudre des émeraudes et quelques autres pierres précieuses, et elle rend ses oracles d'une façon toute particulière. Quatre-vingts prêtres la posent dans une forme de nacelle d'or, et mettant cette nacelle sur leurs épaules, ils vont où ils croient que le dieu leur fait signe d'aller. Ils sont suivis d'une grande multitude de femmes et de filles qui chantent pendant le chemin des hymnes anciennement composés. À l'égard d'Alexandre qui avait été introduit dans le temple par les prêtres; il contemplait la statue du dieu, lorsque le plus ancien d'entre eux l'aborda et lui dit d'un ton de prophète, ô mon fils ! recevez cette dénomination de la part du dieu. Alexandre répondit : ô mon père, je la reçois et prendrai le nom de votre fils si vous me donnez l'empire de toute la terre. Le même prêtre s'avança aussitôt vers le sanctuaire et au signal de sa voix, les autres faisant quelques mouvements, comme pour enlever la statue, l'ancien prononça que le dieu lui accordait sa demande. Alexandre continua et dit, il me reste, ô Dieu, à vous demander si j'ai puni tous ceux qui ont eu part à I'assassinat de mon père Philippe et s'il n'en point échappé quelqu'un d'entre eux à mes recherches! La voix prophétique répliqua. Tenez-vous en repos sur cet article : aucun mortel ne peut attenter sur celui dont vous tenez le jour. Mais tous les assassins de Philippe ont été punis. Les grandes choses que vous ferez incessamment seront une preuve de votre véritable origine. Vous n'avez pas été vaincu jusqu'a ce jour, et vous ne pouvez jamais l'être dans la suite. Alexandre charmé de ces réponses si glorieuses pour lui laissa des dons magnifiques dans le temple et s'en revint aussitôt en Égypte.

Il voulait bâtir dans ce royaume une grande ville. Il avait déjà donné ordre à ceux qu'il y avait laissés d'en préparer le terrain entre la mer et le lac Mareotide ; et lui-même revenu sur les lieux en traça le plan avec beaucoup de soin et la nomma d'avance Alexandrie de son nom. »

 

 


Arrien, Anabase, Iie siècle après J.C. : La bataille d'Issos (ou Issus)

« Darius franchit donc le pas Amanique, et marche vers Issus ayant l'imprudence de laisser Alexandre derrière lui. Maître de la ville, il fait périr cruellement les malades qu'Alexandre y avait laissés. Le lendemain il s'avance aux bords du Pinare.(...)

[Alexandre] assemble les stratèges, les Ilarques et les chefs, des troupes auxiliaires : « Rappelez-vous tous vos exploits et redoublez de confiance ; vainqueurs, vous allez attaquer des vaincus : un Dieu combat pour nous ; c'est lui qui a poussé Darius à quitter de vastes plaines, pour s'enfermer dans cet espace étroit ou notre phalange peut bien se développer, mais où le grand nombre de ses troupes devient inutile ; ils ne nous sont comparables ni en force ni en courage. Vous, Macédoniens, endurcis, aguerris par toutes les fatigues des combats, vous mar chez contre les Perses et les Mèdes amollis depuis longtemps par le repos et les plaisirs. Libres, vous combattez des esclaves. (...)

[Les Macédoniens] combattirent avec acharnement, et ne cédèrent que lorsqu'ils virent les Perses mis en fuite, et les Grecs taillés en pièces. Alors la déroute fut complète.

La cavalerie des Perses souffrit beaucoup dans cette fuite, et de l'embarras de son armure pesante, et du désordre qui se mit dans les rangs... »

 

 


Plutarque, Vie d'Alexandre, Iie siècle après J.C. : Alexandre en Inde, son armée refuse d'aller plus loin

« La bataille contre Porus refroidit tellement l'ardeur des Macédoniens, qu'ils perdirent toute envie de pénétrer plus avant dans l'Inde. La peine qu'ils avaient eue à repousser un ennemi qui n'avait combattu qu'avec une armée de vingt mille hommes d'infanterie et de deux mille chevaux, fit qu'ils résistèrent de toutes leurs forces à Alexandre, lorsqu'il voulut les obliger à passer le Gange. On leur avait dit que la largeur de ce fleuve était de trente-deux stades, et sa profondeur d'un stade; que l'autre bord était couvert d'un nombre infini de troupes de pied, de chevaux et d'éléphants; que les rois des Gandarites et des Prasiens les y attendaient avec quatre-vingt mille chevaux, deux cent mille fantassins et six mille éléphants dressés au combat. Et ce rapport n'était pas exagéré; car Androcottus, qui régna peu de temps après, fit présent à Séleucus de cinq cents éléphants, et, à la tête d'une armée de six cent mille hommes, parcourut toutes les Indes. Alexandre, irrité autant qu'humilié du refus de ses troupes, se tint renfermé dans sa chambre, couché par terre, protestant qu'il ne saurait aucun gré aux Macédoniens de tout ce qu'ils avaient fait jusque là, s'ils ne passaient le Gange, et qu'il regarderait leur retraite prématurée comme un aveu public de leur défaite. Mais enfin ses amis lui ayant dit, pour le consoler, tout ce que la circonstance exigeait, et ses soldats étant venus à sa porte pour le toucher par leurs cris et leurs gémissements, il se laissa fléchir et se disposa à retourner sur ses pas, après avoir imaginé, avec une vanité de sophiste, tout ce qui pouvait donner une opinion exagérée de sa gloire. »

 

Arrien, Anabase, Iie siècle après J.C. : La mort d'Alexandre

« On transporte [Aleandre] à l'extrémité des jardins [de Babylone] dans le palais. Entouré de ses chefs, il les reconnut, mais ne put leur parler. Il eut une fièvre violente pendant toute la nuit. (...)

Le prince avait déjà perdu la parole, soulevant avec peine la tête et les yeux pour leur donner quelques signes de bienveillance, il leur tendit la main. Python, Attale, Démophon, Peucestas, Cléomène, Menidas et Séleucus passèrent la nuit au temple de Sérapis. Ils demandèrent au dieu, s'il ne convenait point de transporter Alexandre dans son temple. « Il sera mieux où il est », répondit l'oracle. On rapporta cette réponse à Alexandre, qui expira quelques instants après. Sa mort était le sens que cachait l'oracle. »

1) Questionnaire sur Alexandre le Grand.

 

- Qui est son père ?

 

Philippe II de Macédoine (roi de 356 à 336) qui a imposé sa domination aux cités grecques

 

- A quelle époque a-t-il vécu ?

 

Ses dates sont – 356 à - 323, il a donc vécu dans la 2e moitié du IVe s. av. JC

 

- Quand devient-il roi ?

 

Il devient roi de Macédoine à l’âge de 20 ans en – 336.

 

- Citer deux de ses batailles victorieuses.

 

Granique et Issos (mosaïque).

 

- Pourquoi ce surnom « le Grand » ?

 

Car il a conquis tout l’Empire perse en quelques années. De son vivant il est déjà considéré comme un dieu.

 

2) Comment Alexandre emprunte-t-il à différentes cultures pour étendre sa domination ?

 

Alexandre, bien que macédonien, a reçu une culture grecque. Son maître fut le grand philosophe Aristote.

 

Il veut succéder au roi perse Darius, en épousant sa fille. Il veut mélanger les cultures grecque et perse.

 


3) Exercice : rédiger un résumé sur Alexandre le Grand et ses conquêtes.

 

Résumé sur Alexandre le Grand

 

- Alexandre le Grand (Pella, - 356-Babylone, - 323) devient roi de Macédoine en – 336, en succédant à son père Philippe II. Sa mère est Olympias.

- Ambitieux, cultivé (éduqué par Aristote), il est d’abord maître de la Grèce puis décide de lancer une expédition contre les Perses.

- Après avoir franchi le détroit de Bosphore, il est vainqueur de Darius III sur les bords du Granique (334), puis à Issos (333), entre en Syrie, soumet la Phénicie (prise de Tyr) et conquiert l’Égypte, où il fonde Alexandrie.

- Lors d’une nouvelle campagne il écrase l’armée de Darius près d’Arbèles (331) et poursuit sa conquête en prenant Babylone, Suse et Persépolis.

- Il adopte les coutumes perses, porte le diadème et demande qu’on le vénère comme un dieu.

- Avançant vers les limites du monde connu en Orient, il franchit l’Indus et bat le roi indien Pôros (326), mais doit regagner Suse car son armée refuse de le suivre plus loin.

- Dans les territoires conquis il veut mélanger la culture grecque et la culture orientale. Il épouse d’ailleurs deux orientales : Roxane et Statira, la fille de Darius III.

- Alexandre meurt à Babylone en – 323, probablement d’une maladie. Après sa mort, son vaste empire est disloqué entre ses généraux qui deviennent les rois « diadoques » (successeurs) à la tête des royaumes hellénistiques (de culture grecque).

 

 

 


La légende et l’histoire : le nœud gordien

 

-         Gordion : ville d’Asie mineure

-         en - 333/334 avant notre ère

-         dans le temple de Zeus sur l'acropole, se trouvait un chariot ayant appartenu au roi phrygien Gordias, fondateur légendaire de la ville, puis à son fils Midas (696 av. J.-C.). Selon un antique oracle qu'on rapporta à Alexandre, l'homme qui parviendrait à dénouer la corde reliant le joug au timon du char serait appelé à régner sur l'Asie. Alexandre le Grand, après avoir essayé plusieurs fois de dénouer cette corde, trancha le nœud d'un coup d'épée.

-          

 

Séance 9

B) Alexandrie d’Égypte, capitale du monde hellénistique

 

Alexandrie d’Égypte, fondée par Alexandre le Grand, devient le plus grand port de Méditerranée et la capitale du monde hellénistique. Elle est célèbre pour son phare et sa grande bibliothèque.

 

- Alexandrie se situe au Nord-Ouest de l’Égypte. Plusieurs éléments relevés sur son plan montrent que c’est une ville grecque : par exemple le temple de Poséidon, le gymnase, le théâtre.

- D’autres éléments sont égyptiens, comme les temples dédiés à Isis et à Sérapis.

- Alexandrie est célèbre pour ses édifices somptueux, ses maisons et son phare (l’une des « sept merveilles du monde »).

- La ville est considérée comme la capitale intellectuelle du monde car elle accueille les savants de toutes origines.

- La bibliothèque d’Alexandrie contient des livres « des quatre coins de la terre » (parchemins).

 

 

 

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