Cours d’Histoire-Géographie de M.
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Fiche professeur
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Titre de la leçon / niveau |
Le monde
grec antique |
6e |
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Axes du programme |
1. Naissance d’une culture, d’une organisation
politique, de croyances. La
présentation de l’étendue géographique du monde grec permet d’étudier ce qui
fait son unité : les poèmes homériques, la mythologie, la cité. 2. Athènes
au Ve siècle av. J.-C. L’évocation
des Guerres Médiques permet de montrer les origines de la domination et du
rayonnement d’Athènes en Méditerranée. Le professeur explique le
fonctionnement de la démocratie au temps de Périclès (citoyens et non-citoyens,
ecclésia) et présente la ville, l’Acropole et des exemples d’oeuvres
littéraires et artistiques. 3.
Alexandre le Grand L’étude
repose sur le récit de l’épopée d’Alexandre. La civilisation hellénistique
est présentée à partir de l’exemple d’une ville (Alexandrie d’Égypte ou
Pergame). Problématique : Quelle est la part de l’héritage
grec dans notre civilisation ? |
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N° de la leçon dans l’année |
Repères principaux |
Cartes |
Documents |
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4 |
- VIIIe siècle av. J.-C. (poèmes homériques) - 490 av.
J.-C. (Marathon) - milieu du
Ve siècle av. J.-C. (apogée d’Athènes) - deuxième |
- le monde grec méditerranéen - plan
d’Athènes - conquêtes
d’Alexandre - plan
d’Alexandrie ou de Pergame. |
- l’Iliade
et l’Odyssée - Delphes ou Olympie - le Parthénon et la frise des
Panathénées - récits de l’épopée d’Alexandre. |
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Découpage des séquences : 9-10h
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1 |
I)
Présentation générale : l’unité du monde grec antique (3h) |
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2 |
II)
La cité d’Athènes au Ve siècle avant J.C. (3h) |
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3 |
III)
Alexandre le Grand (3h) |
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Évaluation |
A l’issue de cette séquence : |
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L’élève
doit connaître : |
- les grands traits des poèmes
homériques -
les grands repères chronologiques du monde grec ancien -
les principaux aspects de la civilisation grecque classique -
les grands aspects des conquêtes d’Alexandre |
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L’élève
doit être capable de : |
- comprendre l’apport de l’héritage
grec dans notre culture -
comprendre le fonctionnement de la démocratie athénienne |
I)
Présentation générale : l’unité du monde grec antique
II)
La cité d’Athènes au Ve siècle avant J.C.
III)
Alexandre le Grand
Introduction : a) Pourquoi étudier le monde grec antique ? b) Quelles sont les sources de l’histoire du monde grec antique ?
a) Pourquoi étudier le
monde grec antique ?
Les
Grecs ont crée l’une des civilisations les plus brillantes de l’Antiquité.
Cette civilisation est en large partie à l’origine de notre culture.
Nous
devons aux Grecs l’alphabet, le théâtre, la philosophie, l’histoire, la
démocratie, etc.
b) Quelles sont les
sources de l’histoire grecque ?
·
Les textes littéraires : la poésie (Homère, Hésiode),
la philosophie (Platon, Aristote), le théâtre (Sophocle, Aristophane),
l’histoire (Hérodote, Thucydide), les textes d’orateurs (Démosthène), les
textes scientifiques (Hippocrate, Archimède).
·
Les inscriptions : caractères gravés sur pierre,
bronze ou peints sur terre cuite. L’alphabet grec, inspiré de l’écriture
phénicienne, est apparu vers le VIIIe siècle av. J.-C. L’étude des inscriptions
est appelée l’épigraphie.
·
Les œuvres d’art, les bâtiments, les vases décorés,
les pièces de monnaies etc., sont révélés par l’archéologie.
Séance 1
I) Présentation
générale : l’unité du monde grec antique
Qu’appelle-t-on le monde grec ? Qu’est-ce qui fait
son unité ?
Objectifs :
situer
le monde grec et quelques lieux importants
connaître
et situer dans le temps les poèmes homériques
comprendre
le polythéisme grec, les mythes et le rôle des sanctuaires
comprendre
ce qu’est une cité (définition, schéma)
Hérodote
dit des Grecs : « Nous appartenons à la même race et nous parlons la
même langue, nous honorons les mêmes dieux avec les mêmes autels et les mêmes
rituels, et nos coutumes se ressemblent ».
A)
L’unité du monde grec : le territoire et les hommes
1) Repérer la Grèce sur
une carte, où se trouve-t-elle ?
2) Quels sont les
principaux éléments qui constituent les paysages de la Grèce ?
3) Comment peut-on
classer les différents éléments qui font l’unité des Grecs selon l’historien
Hérodote ?
(Source :
Histoire d’Hérodote sur le site http://www.mediterranees.net/geographie/herodote/sommaire.html
)
Correction : L’unité du monde
grec : le territoire et les hommes
1)
La Grèce se situe au Sud-Est de l’Europe, en milieu méditerranéen (climat chaud
et sec en été, pluvieux et doux en hiver).
Elle
est composée de nombreuses îles, dont la plus étendue est la Crète.
2)
Les paysages sont composés de montagnes et de plaines sur le littoral. Ils sont
toujours dominés par la présence de la mer (Thalassa).
3)
La Grèce n’existe pas en tant que pays dans l’Antiquité mais il existe alors
une vraie civilisation grecque (langue, religion, art) qui se développe. Selon
Hérodote les Grecs ont tous la même langue, les mêmes sanctuaires et les mêmes
coutumes.
Pour
les Grecs, l’origine de leur civilisation remonte à plusieurs grands événements
fondateurs comme la guerre de Troie vers – 1 200 et la création des Jeux
olympiques en – 776.
L’unité
du monde grec : son territoire
(compléments)
-
Le territoire des Grecs se situe en Méditerranée, centré sur la mer Égée (du
nom du père du héros Thésée qui a tué le Minotaure).
-
Il est pauvre en ressources et largement dominé par des montagnes d’altitude
moyenne (80 % du territoire).
-
On y distingue plusieurs ensembles : le Sud de la péninsule des Balkans
avec l’Attique (région d’Athènes) et la presqu’île du Péloponnèse (où se situe
Sparte), les nombreuses îles de la mer Égée (comme Samothrace, Rhodes,
-
Les plaines sont étroites et les liaisons sont difficiles d’une région à
l’autre.
- En réalité c’est la mer qui joue le
rôle central dans l’organisation du territoire grec (pêche, commerce, voyages).
Les marins se servent des vents du Nord (ou vents étésiens) pour naviguer.
Séance 2
B) Aux
origines de la culture grecque : les poèmes homériques
1) Qui est Homère, de
quelle œuvre est-il l’auteur, à quelle époque ?
2) Résumer l’histoire
des deux poèmes homériques.
3) Quels sont les
épisodes célèbres illustrés dans le fascicule et
dans le livre ?
1)
Homère est un aède (poète) qui aurait vécu au VIIIe siècle av.
J.C. en Asie mineure. Il serait l’auteur de deux poèmes : l’Iliade
et l’Odyssée. Ces poèmes étaient lus et appris par cœur par tous les
Grecs.
2)
L’Iliade raconte un épisode de la Guerre de Troie, entre les Grecs
(Achéens) et les Troyens. Ce poème raconte la colère du héros grec Achille qui
tue le héros troyen Hector pour venger la mort de son ami Patrocle.
L’Odyssée
raconte le retour mouvementé du héros grec Ulysse vers son
royaume sur l’île d’Ithaque.
3)
Les poèmes homériques sont une grande source d’inspiration pour les artistes
grecs. Ex. le cheval de Troie représenté sur des vases (épisode raconté dans
l’Odyssée).
L’Iliade
L’Iliade
débute par la colère d’Achille, héros grec le plus puissant, à qui le roi
Agamemnon prend sa captive Briséis. Achille décide alors de bouder et de ne
plus participer aux combats aux côtés des Achéens, qui tentent depuis neuf ans
de s’emparer de la ville de Troie, dirigée par le roi Priam. Abandonnés par
Achille, les Achéens subissent des défaites et Ulysse supplie en vain le héros
de revenir. Patrocle, ami d’Achille, décide d’aller combattre à sa place,
revêtu de son armure, mais il est tué par le chef des guerriers troyens,
Hector. Désespéré par la mort de Patrocle et fou de rage, Achille, portant un
nouveau bouclier forgé par le dieu Héphaïstos, part venger son ami. Il tue
Hector et traîne son corps autour de Troie. Le poème se termine par les
funérailles des deux héros morts, Patrocle et Hector.
L’Odyssée
L’Odyssée
est composée de trois parties.
La
Télémachie raconte comment Télémaque, fils d’Ulysse, part à la recherche de son
père, prisonnier de
Les
récits chez Alkinoos racontent comment Ulysse, échoué sur l’île des Phéaciens,
est accueilli par Nausicaa et par son père, le roi Alkinoos selon la coutume
grecque de l’hospitalité. Ulysse y raconte ses aventures : le cyclope,
Éole, Circé, aux portes de l’Hadès, les Sirènes, etc. De retour chez lui, il
passe l’épreuve de l’arc et tue tous les prétendants.
Séance 3
1) Quels sont les
principaux dieux grecs ?
2) Qu’est-ce qu’un
sanctuaire ? Que venaient chercher les Grecs dans celui de Delphes ?
Quel est le rôle de celui d’Olympie ?
3) Qu’appelle-t-on la
mythologie grecque ? Recherche : chercher un exemple de mythe grec.
Correction : les Grecs et leurs dieux
1)
Les Grecs ont une religion polythéiste. Leurs principaux dieux
sont les Douze dieux de l’Olympe, comme Zeus, Héra, Apollon ou Athéna.
Les
principaux rites religieux en l’honneur des dieux sont :
-
le sacrifice d’un animal
-
la libation (rite qui consiste à verser du vin, du lait ou du miel en
l’honneur d’un dieu)
- les processions : grands
défilés religieux avec chants et prières
- les concours sportifs et artistiques
(comme les Jeux Olympiques)
2)
Un sanctuaire est un lieu sacré consacré à un dieu.
A
Delphes les Grecs venaient consulter l’oracle d’Apollon, transmis par une
prêtresse appelée la « Pythie » (un oracle est la réponse d’un dieu à
une question).
A
Olympie ils honoraient Zeus et Héra par des concours sportifs appelés
« Jeux Olympiques ».
3)
La mythologie est l’ensemble des légendes racontées sur les Dieux
et les héros (personnages légendaires qui accomplissent des faits
extraordinaires).
Ex.
les légendes de Jason et les Argonautes, des 12 travaux d’Héraclès ou les
poèmes homériques.
|
Noms |
Fonctions |
Symboles |
|
Aphrodite |
Amour |
Fleur |
|
Zeus |
Tonnerre, ciel, roi des dieux |
foudre |
|
Athéna |
Sagesse, Intelligence |
Chouette |
|
Artémis |
Chasse |
Arc |
|
Déméter |
Agriculture |
Épis de blé |
|
Apollon |
Soleil, musique, poésie |
Lyre |
|
Héra |
Mariage, reine des dieux |
Fleurs |
|
Héphaïstos |
Feu, forgerons |
Marteau |
|
Poséidon |
Mer, tremblements de terre, chevaux,
taureaux |
Trident |
|
Hermès |
Santé, Messager des dieux |
Caducée (bâton entouré de deux
serpents) |
|
Arès |
Guerre |
Lance, casque, bouclier |
|
Hestia |
Foyer, terre |
Feu |
Hésiode est un poète grec du VIIIe siècle avant J.-C. Il
est l’auteur des Travaux et les Jours
et de la Théogonie.
La Théogonie raconte la généalogie des dieux grecs
et commence par une cosmogonie qui
raconte la formation de l’Univers.
1) L'Érèbe (les Ténèbres), le Tartare (les Enfers) et la
nuit (Nyx) puis le jour (Héméré) et le ciel supérieur (Aether) sortent du chaos
originel.
2) Ouranos, le ciel, naît de Gaïa, la terre.
3) L'accouplement d'Ouranos et de Gaïa donna naissance
aux Titans, aux Cyclopes et aux géants aux cent bras, les Hécatonchires.
4) Le dernier des Titans, Cronos, se révolte contre son
père, Ouranos, et, à la demande de sa mère, l'émascule.
5) En aspergeant la terre de son sang, Ouranos fait
naître la race des Géants, les Érinyes (les Furies) et les Méliades (les
Nymphes).
6) Cronos règne sur les autres dieux et, pour conserver
la maîtrise du monde, dévore ses cinq enfants, à l'exception du dernier, Zeus,
qui parvint à le détrôner.
7) Zeus, Poséidon et Hadès partagent leur
souveraineté, l'un régnant dans le ciel, l'autre dans la mer, le troisième dans
le monde souterrain.
8) De son union avec Mètis et Thémis Zeus fait naître les
autres dieux.
9) Apparaissent enfin les hommes.
Chaos à Gaïa à Ouranos à union entre Gaïa et Ouranos à
naissance des Titans dont Cronos devient le roi à il dévore ses enfants (sauf
Zeus) pour conserver le pouvoir à Zeus et les dieux combattent les Titans et
prennent le pouvoir à le titan Prométhée vole le feu aux dieux et le donne aux
Hommes à Zeus leur envoie la femme, Pandora (qui ouvre une boîte contenant tous
les malheurs du monde) et punit Prométhée
Au
début du Ve siècle, on comptait treize épreuves :
quatre
courses à pied, à savoir le stade (192,27 m), le diaulos ou double
stade, le dolichos ou course de fond, l’hoplitodrome ou course en
armes
trois
sports de combat, lutte, boxe et pancrace
une
épreuve composite, le pentathlon, où les concurrents avaient à se
mesurer au stade, au saut en longueur, au lancement du disque, à celui du
javelot et à la lutte
deux
courses hippiques, à cheval monté et en char à quatre chevaux.
Enfin,
à côté des adultes, les enfants (des «juniors») disputaient la course du stade,
s’affrontaient à la lutte et à la boxe.
Séance 4
Objectif : comprendre ce qu’est
une cité grecque et ce qui compose son territoire
Définition et éléments
qui composent le territoire d’une cité grecque :
Une
cité grecque (polis) est une communauté politique
indépendante installée sur un territoire composé d’une ville protégée par une
muraille et entourée de terres cultivées.
La
ville est composée de deux parties : une acropole (ville haute située
sur une colline) et une agora (ville basse, place publique). Les membres de la
cité sont unis par des cultes religieux (dieux honorés par des sacrifices et
par des temples) et gouvernés par lois.
Le
texte de l’historien grec Thucydide montre que les cités grecques sont très
souvent en guerre les unes contre les autres.
La colonisation grecque
dans le bassin méditerranéen
Au
temps de la colonisation grecque (VIIIe au VIe siècle avant J.C.)
les Grecs ont fondé de nombreuses autres cités sur les bords de la
Méditerranée, par exemple Marseille (Massalia)
en Gaule, fondée par des Phocéens. Le territoire plus tard conquis par les
Romains est déjà un monde en grande partie hellénisé ou en contact avec la
civilisation grecque (liens commerciaux, artistiques, politiques, etc.).
Séance 5
Objectif :
comprendre pourquoi et comment Athènes domine le monde grec au Ve siècle
Pourquoi
la cité d’Athènes domine-t-elle le monde grec au Ve siècle av. J.C. (période
classique) ?
Repères :
Marathon
–490
milieu
Ve siècle : apogée d’Athènes
démocratie,
plan de la ville, sa civilisation
1) Qu’appelle-t-on les
guerres médiques ? A quoi correspond la date de - 490 ?
2) Quelles sont les
conséquences de ces guerres ?
3) Quel monument, bâti
sur l’acropole d’Athènes, symbolise la puissance athénienne ?
1)
On appelle « guerres médiques » les combats entre les Grecs et les
Perses au début du Ve siècle av. J.C.
En
–490 les Athéniens remportent la grande victoire de Marathon contre les
Perses, qui précèdent d’autres victoires comme celle de Salamine, remportée la
marine athénienne en – 480.
En – 480 les Perses battent les
Spartiates aux Thermopyles (passage entre deux montagnes en Thessalie) et
incendient Athènes et son acropole.
Aujourd’hui
le Marathon est une course olympique de
2)
Grâce à ses victoires contre les « Barbares » Athènes devient la cité
grecque la plus puissante. Elle forme une association de cités sous son
autorité, appelée la « Ligue de Délos ». Le Ve siècle est l’âge d’or
de la domination d’Athènes.
3)
Le monument, bâti sur l’acropole d’Athènes, qui symbolise la gloire d’Athènes
après les guerres médiques, est le Parthénon, temple dédié à
Quelle
différence y a-t-il entre la bataille de Marathon et la bataille de Salamine,
remportées par les Athéniens contre les Perses ?
La
bataille de Marathon(- 490) est une bataille terrestre, remportée par les
hoplites (soldat grec, armé d’un bouclier rond, combattant à pied – paysan
propriétaire). Celle de Salamine (- 480) est une victoire de la marine
athénienne, composée de trières (vaisseaux de guerre composés de trois rangs de
rameurs superposés – souvent recrutés dans le petit peuple).
Séance 6
Objectif : comprendre le fonctionnement
de la démocratie à Athènes
On distingue trois types de gouvernement dans une
cité grecque : la tyrannie (gouvernement d’un seul homme sans partage),
l’aristocratie (gouvernement des « meilleurs »), la démocratie.
Dans la Politique
le philosophe Aristote (vers 330-325 avant J.-C.) analyse les différents
types de régimes politiques et dans la Constitution
d’Athènes, il décrit les constitutions successives d’Athènes depuis Dracon (fin
VIIe siècle avant J.-C.) et présente l’organisation politique dans la cité au
IVe siècle avant J.-C.
1)
Qu’est-ce que la démocratie ?
2) Montrer qu’Athènes est une démocratie.
3) Qui ne peut pas être
citoyen à Athènes ? Combien y a-t-il de citoyens et de non-citoyens ?
1)
Une démocratie est un régime politique où le pouvoir appartient au peuple
des citoyens, égaux entre eux.
Athènes
est dirigée par l’Ecclésia,
c’est-à-dire l’assemblée de tous les citoyens, qui vote les lois, décide
de la paix ou de la guerre et désigne les magistrats par élection ou par tirage
au sort.
Les
principaux magistrats (ou dirigeants) sont les 10 stratèges, dont le plus
célèbre est Périclès au Ve siècle avant J.C. Le Ve siècle est aussi
appelé « siècle de Périclès ».
2)
Les femmes, les enfants, les métèques (étrangers libres) et les esclaves ne
sont pas citoyens.
Ils sont environ 215 000, alors qu’il
n’y a que 35 000 citoyens (14 % de la population). Les seuls citoyens sont les
hommes libres, nés de parents athéniens.
Séance 7
Quel héritage artistique et culturel
nous ont légué les Athéniens ?
Notre civilisation est profondément
influencée par la culture née à Athènes à l’époque classique :
- l’architecture : le Parthénon,
symbole de l’art « classique »
- la sculpture : ex. l’Apollon du
sculpteur Phidias, célèbre aussi pour la frise des Panathénées sur le Parthénon
- le théâtre : les tragédies de
Sophocle, les comédies d’Aristophane.
- la philosophie : Socrate est le
« père de la philosophie » (ses successeurs sont Platon, Aristote)
- l’Histoire : Hérodote est
« le père de l’Histoire », avec Thucydide (historien de la guerre du
Péloponnèse).
La
frise des Panathénées sur le Parthénon
La frise des Panathénées, à
l'intérieur du Parthénon, représente la procession qui traverse la cité
d'Athènes pour offrir à la déesse Athéna sa tunique, tissée par les jeunes
filles athéniennes, appelée le péplos.
Elle a été sculptée sous la direction
de Phidias, architecte et sculpteur de l'époque de Périclès, qui est aussi
l'auteur de la statue chryséléphantine d’Athéna Parthénos (reconstitution
ci-dessous).
Séance 8
III) Alexandre le Grand
Recherche personnelle : la vie d’Alexandre le Grand et
ses conquêtes
Documents
: récits de l'histoire d'Alexandre
Source
: site de l'antiquité grecque et latine http://remacle.org/
Diodore
de Sicile, Bibliothèque historique, Ier siècle avant J.C.
Diodore
de Sicile, Bibliothèque historique, Ier siècle avant J.C. : Présentation
d'Alexandre
«
Alexandre succédant au trône de Philippe son père, prend des mesures pour
l'affermissement de sa puissance et pour la sûreté de ses états.
Ce
prince a fait un grand nombre de grandes actions en très peu d'années; plein
d'un courage qui répondait à ses vues immenses, ses exploits ont surpassé ceux
de tous les rois dont le nom est demeuré dans la mé
Diodore
de Sicile, Bibliothèque historique, Ier siècle avant J.C. : Alexandre à
Troie
Alexandre
arrivant avec toute son armée sur I'Hellespont, la fit passer là d'Europe en
Asie : il avait fait ce trajet sur soixante vaisseaux longs. Sur le point de
mettre pied à terre dans la Troade, lui-même à la tête de ses Macédoniens étant
encore dans le vaisseau jeta une lance sur le bord qu'il voyait devant lui et
cette arme s'étant fichée dans la terre, il sauta aussitôt sur le rivage en
disant qu'il acceptait de la part des dieux l'Asie qu'il avait acquise par sa
lance. Il visita ensuite les tombeaux d'Achille, d'Ajax et des autres Héros
ensevelis là et leur rendit les honneurs usités à l'égard des morts
illustres. »
Diodore
de Sicile, Bibliothèque historique, Ier siècle avant J.C. : Alexandre
conquiert l'Egypte et fonde Alexandrie
« Alexandre
séjournant à Gaza envoya dans la Macédoine un autre Amyntas son favori,
accompagné de dix vaisseaux, pour y faire une levée de jeunes soldats choisis ;
et pour lui il passa en Égypte, où il se rendit maître sans aucun combat de
toutes les villes du royaume ; d'autant que les Egyptiens étaient irrités
contre les Perses, qui après avoir profané tous leurs temples, les traitaient
eux-mêmes avec une extrême dureté. Après avoir assuré sa conquête, Alexandre
voulut consulter l’oracle d'Hammon en Libye : il n'était encore qu'à la
Il
voulait bâtir dans ce royaume une grande ville. Il avait déjà donné ordre à
ceux qu'il y avait laissés d'en préparer le terrain entre la mer et le lac
Mareotide ; et lui-même revenu sur les lieux en traça le plan avec beaucoup de
soin et la nomma d'avance Alexandrie de son nom. »
Arrien,
Anabase, Iie siècle après J.C. : La bataille d'Issos (ou Issus)
« Darius
franchit donc le pas Amanique, et marche vers Issus ayant l'imprudence de
laisser Alexandre derrière lui. Maître de la ville, il fait périr cruellement
les malades qu'Alexandre y avait laissés. Le lendemain il s'avance aux bords du
Pinare.(...)
[Alexandre]
assemble les stratèges, les Ilarques et les chefs, des troupes auxiliaires : «
Rappelez-vous tous vos exploits et redoublez de confiance ; vainqueurs, vous
allez attaquer des vaincus : un Dieu combat pour nous ; c'est lui qui a poussé
Darius à quitter de vastes plaines, pour s'enfermer dans cet espace étroit ou
notre phalange peut bien se développer, mais où le grand nombre de ses troupes
devient inutile ; ils ne nous sont comparables ni en force ni en courage. Vous,
Macédoniens, endurcis, aguerris par toutes les fatigues des combats, vous mar
chez contre les Perses et les Mèdes amollis depuis longtemps par le repos et
les plaisirs. Libres, vous combattez des esclaves. (...)
[Les
Macédoniens] combattirent avec acharnement, et ne cédèrent que lorsqu'ils
virent les Perses mis en fuite, et les Grecs taillés en pièces. Alors la
déroute fut complète.
La
cavalerie des Perses souffrit beaucoup dans cette fuite, et de l'embarras de
son armure pesante, et du désordre qui se mit dans les rangs... »
Plutarque,
Vie d'Alexandre, Iie siècle après J.C. : Alexandre en Inde, son armée
refuse d'aller plus loin
« La
bataille contre Porus refroidit tellement l'ardeur des Macédoniens, qu'ils
perdirent toute envie de pénétrer plus avant dans l'Inde. La peine qu'ils
avaient eue à repousser un ennemi qui n'avait combattu qu'avec une armée de
vingt mille hommes d'infanterie et de deux mille chevaux, fit qu'ils
résistèrent de toutes leurs forces à Alexandre, lorsqu'il voulut les obliger à
passer le Gange. On leur avait dit que la largeur de ce fleuve était de
trente-deux stades, et sa profondeur d'un stade; que l'autre bord était couvert
d'un nombre infini de troupes de pied, de chevaux et d'éléphants; que les rois
des Gandarites et des Prasiens les y attendaient avec quatre-vingt mille
chevaux, deux cent mille fantassins et six mille éléphants dressés au combat.
Et ce rapport n'était pas exagéré; car Androcottus, qui régna peu de temps
après, fit présent à Séleucus de cinq cents éléphants, et, à la tête d'une
armée de six cent mille hommes, parcourut toutes les Indes. Alexandre, irrité
autant qu'humilié du refus de ses troupes, se tint renfermé dans sa chambre,
couché par terre, protestant qu'il ne saurait aucun gré aux Macédoniens de tout
ce qu'ils avaient fait jusque là, s'ils ne passaient le Gange, et qu'il
regarderait leur retraite prématurée comme un aveu public de leur défaite. Mais
enfin ses amis lui ayant dit, pour le consoler, tout ce que la circonstance
exigeait, et ses soldats étant venus à sa porte pour le toucher par leurs cris
et leurs gémissements, il se laissa fléchir et se disposa à retourner sur ses
pas, après avoir imaginé, avec une vanité de sophiste, tout ce qui pouvait
donner une opinion exagérée de sa gloire. »
Arrien,
Anabase, Iie siècle après J.C. : La mort d'Alexandre
« On
transporte [Aleandre] à l'extrémité des jardins [de Babylone] dans le palais.
Entouré de ses chefs, il les reconnut, mais ne put leur parler. Il eut une
fièvre violente pendant toute la nuit. (...)
Le
prince avait déjà perdu la parole, soulevant avec peine la tête et les yeux
pour leur donner quelques signes de bienveillance, il leur tendit
1) Questionnaire sur
Alexandre le Grand.
-
Qui est son père ?
Philippe
II de Macédoine (roi de 356 à 336) qui a imposé sa domination aux cités
grecques
- A quelle époque a-t-il vécu ?
Ses dates sont – 356 à - 323, il a
donc vécu dans la 2e moitié du IVe s. av. JC
- Quand devient-il roi ?
Il devient roi de Macédoine à l’âge de
20 ans en – 336.
- Citer deux de ses batailles
victorieuses.
Granique et Issos (mosaïque).
- Pourquoi ce surnom « le
Grand » ?
Car il a conquis tout l’Empire perse
en quelques années. De son vivant il est déjà considéré comme un dieu.
2) Comment Alexandre
emprunte-t-il à différentes cultures pour étendre sa domination ?
Alexandre,
bien que macédonien, a reçu une culture grecque. Son maître fut le grand
philosophe Aristote.
Il
veut succéder au roi perse Darius, en épousant sa fille. Il veut mélanger les
cultures grecque et perse.
3) Exercice :
rédiger un résumé sur Alexandre le Grand et ses conquêtes.
-
Alexandre le Grand (Pella, - 356-Babylone, - 323) devient roi de Macédoine en –
336, en succédant à son père Philippe II. Sa mère est Olympias.
-
Ambitieux, cultivé (éduqué par Aristote), il est d’abord maître de la Grèce
puis décide de lancer une expédition contre les Perses.
-
Après avoir franchi le détroit de Bosphore, il est vainqueur de Darius III sur
les bords du Granique (334), puis à Issos (333), entre en Syrie, soumet la
Phénicie (prise de Tyr) et conquiert l’Égypte, où il fonde Alexandrie.
-
Lors d’une nouvelle campagne il écrase l’armée de Darius près d’Arbèles (331)
et poursuit sa conquête en prenant Babylone, Suse et Persépolis.
-
Il adopte les coutumes perses, porte le diadème et demande qu’on le vénère
comme un dieu.
-
Avançant vers les limites du monde connu en Orient, il franchit l’Indus et bat
le roi indien Pôros (326), mais doit regagner Suse car son armée refuse de le
suivre plus loin.
-
Dans les territoires conquis il veut mélanger la culture grecque et la culture
orientale. Il épouse d’ailleurs deux orientales : Roxane et Statira, la
fille de Darius III.
-
Alexandre meurt à Babylone en – 323, probablement d’une maladie. Après sa mort,
son vaste empire est disloqué entre ses généraux qui deviennent les rois
« diadoques » (successeurs) à la tête des royaumes hellénistiques (de
culture grecque).
-
Gordion :
ville d’Asie mineure
-
en -
333/334 avant notre ère
-
dans
le temple de Zeus sur l'acropole, se trouvait un chariot ayant appartenu au roi
phrygien Gordias, fondateur légendaire de la ville, puis à son fils Midas (696
av. J.-C.). Selon un antique oracle qu'on rapporta à Alexandre, l'homme qui
parviendrait à dénouer la corde reliant le joug au timon du char serait appelé
à régner sur l'Asie. Alexandre le Grand, après avoir essayé plusieurs fois
de dénouer cette corde, trancha le nœud d'un coup d'épée.
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Séance 9
Alexandrie
d’Égypte, fondée par Alexandre le Grand, devient le plus grand port de
Méditerranée et la capitale du monde hellénistique. Elle est célèbre pour son
phare et sa grande bibliothèque.
-
Alexandrie se situe au Nord-Ouest de l’Égypte. Plusieurs éléments relevés sur
son plan montrent que c’est une ville grecque : par exemple le temple de
Poséidon, le gymnase, le théâtre.
-
D’autres éléments sont égyptiens, comme les temples dédiés à Isis et à Sérapis.
-
Alexandrie est célèbre pour ses édifices somptueux, ses maisons et son phare
(l’une des « sept merveilles du monde »).
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La ville est considérée comme la capitale intellectuelle du monde car elle
accueille les savants de toutes origines.
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La bibliothèque d’Alexandrie contient des livres « des quatre coins de la terre »
(parchemins).
Préparation au CRPE
Editions allouche Bon de
commande
Cours d’Histoire-Géographie
sur CD-ROM de M. Elie ALLOUCHE, professeur agrégé
Bon de commande à
imprimer et à envoyer dûment complété à l’adresse suivante :
Éditions ALLOUCHE 16
avenue Salvador Allende 94500 Champigny-sur-marne FRANCE
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