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de M. Elie Allouche, Professeur agrégé
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Introduction
Alors que débute l’année 1789, la France
est encore dirigée par un roi tout-puissant, respecté voire vénéré par une
immense majorité de ses sujets. Mais les Français croient de plus en plus au
progrès. Si les récoltes sont parfois mauvaises, les paysans ont connu des
temps bien plus difficiles, notamment à la fin du « grand règne »
(celui de Louis XIV de 1643 à 1715).
Quatre ans après ce même roi, accusé de
traîtrise dans un pays en guerre, est décapité en plein Paris au milieu d’une
foule incrédule et silencieuse.
1.
La France du XVIIIe siècle : un pays puissant
a) La
France du XVIIIe siècle est marquée par deux règnes : celui de
Louis XV de 1715 à 1774 puis celui de Louis XVI, son petit-fils.
Pour qui examine sereinement la situation
de la France à la fin de ce siècle est frappée par l’impression de puissance et
d’optimisme qui ressort de tous côtés : tout semble alors possible dans un
monde où la civilisation française occupe une place prépondérante.
La France est le pays le plus peuplé
d’Europe (28 millions d’habitants à la veille de la Révolution). Sa population
est non seulement nombreuse (Paris compte 650 000 habitants) mais aussi la
plus dynamique (la
b) Le
règne de Louis XV est un temps de grands contrastes : les ambitions
militaires de la France sont plus modestes que sous Louis XIV, mais son
rayonnement culturel se poursuit en Europe. Le XVIIIe siècle est avant tout le
siècle des Lumières, de Voltaire et de l’Encyclopédie, c’est-à-dire de
l’immense prestige d’une langue française alors à son apogée.
Les
grandes phases du règne de Louis XV
·
La Régence du neveu de Louis XIV, le duc Philippe d’Orléans
entre 1715 et 1723.
·
Le Régent tente de régler la crise financière du royaume par
le système du banquier écossais John Law, qui échoue et aboutit à une
banqueroute en 1720.
·
Le cardinal Fleury, précepteur du roi, gouverne le pays de
1726 à 1743. Le contrôleur général des finances Philibert Orry réussit à
améliorer la situation financière. La France connaît alors une certaine
stabilité et son économie est prospère.
·
La marquise de Pompadour (anciennement Jeanne Poisson)
domine la vie politique et culturelle de 1745 à 1764. Le contrôleur général des
finances de 1745 à 1754, Machault d’Arnouville, institue l’impôt du vingtième
prélevé sur tous les revenus. Mais le Parlement de Paris et l’Assemblée du
Clergé s’opposent à cette réforme et l’impôt est finalement payé par le seul
Tiers Etat.
·
La fin du règne est dominée par le brillant duc de Choiseul,
secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, à la guerre et à la marine (1758-1770).
Il redonne à la France une armée et une marine digne de son rang.
·
A son époque la Lorraine (1766) puis la Corse (1768) sont
annexées au royaume.
·
De 1770 à 1774 le gouvernement est aux mains du
« triumvirat » Maupeou (chancelier), Terray (finances) et d’Aiguillon
(Affaires étrangères).
Les grandes affaires du règne animent et
nourrissent le débat politique et favorisent l’émergence de nouvelles
idées :
- Les réformes menées, souvent en vain,
pour régler le déficit financier.
- Les querelles religieuses : les
jansénistes s’opposent à l’archevêque de Paris (affaire des billets de
confession de 1752 à 1757) ; la Compagnie de Jésus (Jésuites) est abolie
en France en 1764.
- L’opposition du Parlement de Paris et des
Parlements de province (les Parlements sont à l’époque des cours de justice)
aux réformes financières des ministres. Le chancelier Maupeou tente de les
supprimer (réforme judiciaire de 1771), mais sa politique est abandonnée à
l’avènement de Louis XVI.
c)
Louis XVI, homme de grande qualité mais faible décideur politique, trop
influençable, est très populaire au début de son règne. La France obtient sa
revanche contre l’Angleterre (qui lui a pris le Canada après la guerre de Sept
Ans, 1756-1763) en aidant les Etats-Unis à acquérir leur indépendance. Le
marquis de La Fayette se distingue parmi les volontaires français qui partent
aider les « insurgents » dans leur combat pour
2.
La France du XVIIIe siècle : un pays en éveil
a) Les Français aiment leur roi mais ils
sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur leur sort et sur le monde qui
les entoure. Qu’ils soient religieux, aristocrates, bourgeois ou paysans, tous ou
presque sentent que ce monde bouge et se transforme.
b) La mortalité recule, les gens vivent
mieux et plus longtemps. La culture de la terre connaît de grands progrès
depuis l’introduction du maïs et le recul de
c) De nouvelles idées circulent, venues par
la route ou d’outremer. La lecture devient plus courante : almanachs,
livres de contes, libelles, affiches, feuilles volantes, les Français ont soif
de lire, ont soif d’idées.
3.
La France du XVIIIe siècle : un Etat monarchique face à ses contradictions
a)
Malgré les tentatives de réforme l’Etat monarchique reste le garant d’une
société d’essence aristocratique.
La société reste divisée en trois
catégories :
·
le clergé (0,4% de la population)
·
la noblesse (1,3%)
Ce sont les ordres privilégiés.
·
le Tiers Etat (98%), au sein duquel on distingue
traditionnellement les bourgeois (13%) et les paysans (85%).
Cette division est d’origine
médiévale : ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent.
b)
Depuis la fin du Moyen-âge la monarchie n’a cessé de se renforcer dans la douleur en
créant de nouvelles institutions sans jamais détruire les anciennes. Loin de se
bâtir de façon autoritaire, elle a toujours recherché les compromis avec les
pouvoirs locaux, les aristocraties et les privilèges.
L’Etat moderne a paradoxalement recherché
la centralisation des pouvoirs tout en laissant inachevé l’unification du
royaume.
C’est ce qui explique la célèbre phrase de Mirabeau : « La
France est un agrégat inconstitué de peuples désunis ».
c)
L’Etat monarchique prétend à l’absolutisme sans en avoir toujours les moyens :
les Etats provinciaux, les Parlements, les Assemblées du Clergé sont maintenus
alors que les intendants (chacun
dans leur généralité) sont dotés de pouvoirs considérables et agissent au nom
du roi. Les Etats provinciaux sont chargés de voter l’impôt dans les
« Pays d’Etat », tandis que celui-ci est fixé et réparti par des
officiers (les élus) dans les
« Pays d’élection ».
Un
intendant est un commissaire royal établi dans une généralité
(circonscription financière) et chargé de la police, de la justice, des
finances, en particulier de la répartition de la taille.
d)
L’Etat monarchique souffre d’une crise financière permanente : ses revenus
sont inférieurs à ses dépenses, malgré une fiscalité qui mécontente un nombre
croissant de Français du Tiers Etat, qui sont les seuls à devoir payer.
On distingue deux catégories
d’impôts :
-
les impôts directs : la taille, la capitation, le
vingtième, la corvée des grands chemins.
-
les impôts indirects : les aides, la gabelle (sur le
sel) et les traites (douanes).
e)
L’Etat monarchique est la cible de la philosophie des Lumières qui sape ses
fondements sociaux et religieux.
-
Le XVIIIe siècle est le siècle de grands philosophes qui
prennent souvent pour modèle la monarchie anglaise, plus libérale et plus
tolérante. Exemples : Montesquieu
(1689-1755), Voltaire (1694-1778) Diderot (1713-1784) avec d’Alembert, le
fondateur de l’Encylopédie (1745-1772), Rousseau
(1712-1778).
Quelles ont été les principales tentatives
de réformes à la fin du XVIIIe siècle ?
1.
La « révolution Maupeou » (1771-1774)
-
En 1768 Maupeou devient chancelier de Louis XV.
-
En 1771 il tente une réforme audacieuse de la justice et des
parlements, mais elle est supprimée par le lit de justice de Louis XVI en
novembre 1774.
2.
L’abbé Terray et les finances (1769-1774)
-
En 1769 Terray devient Contrôleur général des finances.
-
Il tente des reformes et réussit, malgré l’opposition de la
Cour dont il tente de réduire les dépenses, à réduire le déficit. Il envisage
un impôt territorial et crée un Bureau de Statistique.
3.
Les expériences Turgot et Necker (1774-1781) : le temps des occasions
manquées ?
a)
Turgot, ancien intendant du Limousin, collaborateur de l’Encyclopédie, est
Contrôleur général des finances de 1774 à 1776. Il établit la liberté du
commerce des blés.
- Mais la mauvaise
récolte de 1774 et la disette qui s’ensuit en 1775 entraîne des émeutes
durement réprimées : c’est la « guerre des farines ».
- En 1776 il crée la subvention
territoriale, impôt en argent sur les propriétés foncières (en remplacement de
la corvée royale). Mais le roi Louis XVI manque de volonté politique pour
soutenir ces réformes audacieuses et doit le disgracier (sous la pression de la
reine) en mai 1776.
b)
Necker est Contrôleur général des finances de 1777 à 1781. Il mène une
politique d’emprunts et propose, comme Turgot, de créer des assemblées
provinciales chargées de répartir l’impôt.
- En 1781 il publie son « Compte rendu
au roi » où il fait état des comptes de la nation (notamment des pensions
versées aux courtisans). Cette audace le contraint à la démission en mai 1781.
4.Calonne
(1783-1787) mène une politique d’égalité devant l’impôt qui échoue une
nouvelle fois par à l’opposition d’une Assemblée des notables (choisis par le
roi). Il est renvoyé en 1787.
5.
Loménie de Brienne (1787-août 1788) renvoie d’abord les notables et crée des assemblées
paroissiales, départementales et provinciales, tandis que le chancelier La
Mais ces réformes entraînent une rébellion
parlementaire réunissant privilégiés, parlementaires et « patriotes ».
Ce mouvement est marqué par la
« Journée des tuiles » de Grenoble en juin 1788, prélude à la
Révolution.
En juillet se réunit l’Assemblée de Vizille
qui réunit des représentants des trois ordres dans le Dauphiné.
Face à cette fronde généralisée qui scelle
l’échec des réformes entreprises depuis les années 1770, Brienne convoque les états généraux pour le 1er
mai 1789, avant de démissionner. Le 25 août 1788 le roi rappelle Necker.
A)
La Révolution française de 1789 à 1791 : la Nation face au roi
1.
Contexte et préparation des états généraux (1788-1789)
a) Le contexte économique est
difficile : crise viticole, augmentation du prix des grains,
ralentissement de l’activité industrielle suite aux conséquences du traité de
libre-échange avec l’Angleterre (1786), mauvaises récoltes de 1788 entraînant
des émeutes populaires.
b) En 1788 les « patriotes »
(partisans d’une extension des pouvoirs de la nation face au roi) réclament et
obtiennent le doublement du nombre des députés du Tiers aux états généraux.
c) De mars à mai 1789 les trois ordres
doivent rédiger des cahiers de doléances
dans lesquels ils expriment leurs plaintes et leurs souhaits. Ces cahiers
expriment à la fois un réel attachement au roi et une volonté de réformes qui
remettent en cause les privilèges. On y réclame souvent une constitution pour
le royaume.
2.
Une révolution d’abord juridique (mai-juin 1789)
a) Les états généraux sont solennellement
ouverts à Versailles le 5 mai 1789. Le débat porte au départ sur le vote par
tête (le Tiers est alors majoritaire car plus nombreux) ou par ordre (les deux
ordres privilégiés sont majoritaires).
b) Les audaces des députés du Tiers état
face à l’inertie royale. L’abbé Sieyès fait circuler sa brochure
« Qu’est-ce que le Tiers état » ? (« Tout » répond-il,
mettant en relief la contradiction entre le fait de représenter l’immensité des
Français et ne pas posséder le pouvoir).
- Les discours de Louis XVI et de Necker
ont beaucoup déçu et les députés du Tiers état, reçus par le roi avec
- Après s’être proclamés Communes
le 6 mai, ils se nomment Assemblée nationale le 17 juin 1789 et s’attribuent le droit
de consentir l’impôt. En riposte le roi fait fermer leur salle de réunion ce
qui les conduit à se rassembler ailleurs : dans la salle du jeu de paume
(ancienne forme du tennis).
- Le 20
juin par le Serment du Jeu de
Paume, les députés du Tiers rejoints par menés par Mounier et
l’astronome Bailly, jurent de ne pas se séparer sans avoir donné une
constitution au pays.
- Dans les jours qui suivent ils sont
rejoints par des députés du Clergé et de la Noblesse et se franchissent un
nouveau pas en se proclamant Assemblée nationale constituante
(chargée d’élaborer une constitution) le 9
juillet.
Dans ces quelques jours de printemps tout
le système politique français est remis en cause.
3.
L’entrée du peuple en Révolution (juillet-octobre 1789)
Louis XVI, sentant les dangers des initiatives
du Tiers et redoutant la révolte populaire, fait appeler 20 mille hommes autour
de Paris et de Versailles et décide de renvoyer Necker et de le remplacer par un homme hostile aux réformes :
le baron de Breteuil. Ce renvoi aboutit à la prise de Bastille.
a) La
prise de la Bastille le 14 juillet 1789.
Le renvoi de Necker fait réagir les
Parisiens qui commencent à se grouper, à défiler dans les rues, puis forment
une milice bourgeoise pour se défendre. La foule décide de prendre des armes
aux Invalides puis à la prison de la Bastille, symbole haï du despotisme. La
forteresse est prise. Le roi doit renvoyer ses troupes et rappeler Necker. Le
17 juillet le récent maire de Paris, Bailly, reçoit le roi. Mais dans le même
temps les aristocrates quittent le pays : c’est le début de l’émigration.
b) La
révolte se diffuse dans les villes et les campagnes.
- Dans de nombreuses villes des gardes
nationales bourgeoises se constituent (comme à Paris où est elle dirigée par Le
Fayette).
- A la campagne les paysans craignent une
riposte des privilégiés (peur du complot aristocratique). Ils s’arment,
s’emparent des châteaux et détruisent les papiers qui justifiaient les taxes
seigneuriales. C’est
c) La
nuit du 4 août 1789 et la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.
Cette nuit-là les députés décident, sous la
pression populaire, d’abolir les privilèges, les taxes féodales et
-
Le 26 août 1789
est votée la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen qui proclame que
« Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit » et ne
fait nulle part mention du roi.
d)
Les journées d’Octobre 1789 et ses suites.
Le roi refuse les décisions politiques de
l’Assemblée nationale. Celle-ci se divise entre :
-
les « monarchiens » qui souhaitent à la fois des
réformes mais aussi un droit de veto (droit de bloquer une décision) absolu
pour le roi
-
et les « patriotes » pour qui le pouvoir vient du
peuple et de la Nation assemblée
C’est l’origine de la division droite –
gauche.
-
Ces derniers veulent soustraire le roi à l’influence du
« parti aristocratique » opposée à tout changement.
-
Après avoir appris que la cocarde tricolore (symbole de
l’union du roi et du peuple de Paris) avait été foulée aux pieds à Versailles
devant la famille royale, la foule gronde.
-
Des milliers de femmes marchent sur Versailles le 5 octobre 1789, rejointes par la garde
nationale et La Fayette et le lendemain le roi est contraint de s’installer à
Paris dans le château des Tuileries et d’accepter les décrets révolutionnaires.
L’Assemblée s’installe aussi dans la capitale.
Ces journées d’octobre 1789 ont une
importance cruciale :
-
elles montrent clairement que le pouvoir a changé de main et
que le roi, soumis à la pression du peuple et des députés, n’est plus libre de
ses décisions
-
elles creusent un fossé entre les députés qui souhaitent et
encouragent l’intervention de la foule dans le gouvernement du pays (gauche) et
ceux qui la craignent et la rejettent (droite)
4.
L’année 1790 et les tentatives de compromis entre Révolution et Royauté
a)
Les hommes politiques qui dominent cette période sont favorables à des
changements limités et maîtrisés : La Fayette, Mounier, Mirabeau (victime
du décret du 7 novembre 1789 empêchant tout député de devenir ministre).
L’Assemblée est divisée entre :
-
aristocrates : « Noirs » de Cazalès et
« Monarchiens » de Mounier
-
et patriotes : « constitutionnels » de La
Fayette, triumvirat Barnave, Duport, Lameth et « démocrates » comme
Robespierre, Pétion, Buzot
Les patriotes s’organisent en club :
le club des Jacobins qui regroupent
au départ toutes les sensibilités révolutionnaires. Mais en juillet 1791 les
« Feuillants » le quittent, derrière La Fayette et depuis avril 1790
existe un club révolutionnaire parallèle de plus en plus puissant : le
club des Cordeliers dirigés par l’avocat Danton et le médecin journaliste
Marat. Partout dans le pays se multiplient ces sociétés
« fraternelles » ou « populaires » qui animent la vie
politique.
b) Le
règlement du problème financier et religieux.
- Le 2
novembre 1789 les biens du Clergé sont nationalisés, c’est-à-dire mis à la
disposition de
- Les prêtres sont désormais des salariés
de l’Etat et deviennent, par la Constitution
civile du Clergé du 12 juillet 1790, des fonctionnaires élus, devant prêter
serment de fidélité « à la nation, à la loi et au roi ».
Ce serment engendre un schisme dans le
Clergé français entre prêtres « jureurs » et prêtres
« réfractaires » (la grande majorité).
c) La
fête de la Fédération, 14 juillet 1790.
Pour célébrer cet accord
(temporaire ?) entre le roi et la Nation, un grand rassemblement unitaire
est organisé un an après la prise de la Bastille, sur le champ de Mars sous
l’autorité de Louis XVI et de
Fête de la « Fédération » car
célébrant l’ « union », la fraternisation entre les
municipalités aux mains des patriotes.
d)
L’affaire de Nancy (août 1790).
- L’armée française est désorganisée par
l’émigration.
- En août 1790 une révolte de la garnison
de Nancy est réprimée par De Bouillé, soutenu par La Fayette, qui perd ainsi
une partie de sa popularité.
5.
La nouvelle constitution et la tentative de fuite du roi
-
Le texte est voté, après avoir été discuté et préparé depuis
juillet 1789, le 3 septembre 1791.
-
Le pouvoir législatif appartient à une Assemblée nationale,
l’exécutif étant confié au « roi des Français » qui dispose d’un veto
suspensif et nomme six ministres.
-
La liberté du travail et la suppression des corporations
sont décidées par
-
En février 1791 les « Chevaliers du poignard »
tentent d’enlever le roi.
-
En province les prêtres réfractaires et les aristocrates
mènent des actions contre-révolutionnaires.
-
Au printemps 1791 des troubles agraires éclatent et les
ouvriers s’agitent à Paris, soutenus par les démocrates.
-
Le 2 avril 1791 Mirabeau meurt. La vie politique est
désormais dominée par le triumvirat Barnave, Duport, Lameth.
-
En Europe les souverains, influencés par les émigrés qui ont
rejoint les cours étrangères, craignent une « contagion
révolutionnaire » à partir de l’exemple français.
La
fuite de Varennes, juin 1791
-
Le 20 juin Louis XVI, déguisé en valet, quitte les Tuileries
avec sa famille.
-
Mais dans la nuit du 20 au 21 il est reconnu à Sainte
Menehould par Drouet, fils du maître des postes.
-
Le roi est alors stoppé à Varennes, alors qu’il était en fuite
pour faire intervenir l’armée autrichienne et briser la Révolution.
-
Le 25 au soir il est de retour à Paris. Tout autour de lui
la foule a perdu toute illusion sur ses intensions.
Conséquence
de Varennes : la fusillade du Champ de Mars, juillet 1791
-
Le mouvement populaire, démocratique et républicain (pour un
régime sans roi) est renforcé dans ses convictions par cette fuite. Il défile à
Paris et demande la République.
-
L’Assemblée, embarrassée, veut faire croire à un enlèvement
du roi et lui pardonne cette faute.
-
Le 17 juillet les membres du Club des Cordeliers se
réunissent au Champ de Mars pour faire signer une pétition républicaine. La loi
martiale est décidée et la Garde nationale de La Fayette tire sur la foule et
tue une cinquantaine de personnes.
-
Le 13 septembre 1791 le roi accepte la constitution.
-
Dans sa déclaration de Pillnitz, le 27 août 1791, l’empereur
Léopold d’Autriche (frère de
B)
L’Assemblée législative et la chute de la monarchie (octobre 1791-août 1792)
1.
La marche à la guerre
a) De
fin août à début septembre 1791 les 745 nouveaux députés sont élus (Robespierre avait
fait voter l’inéligibilité des constituants). Le suffrage est censitaire (il
faut payer un cens, une certaine
somme d’impôt), seuls les citoyens « actifs » ont le droit de vote
(70% des hommes de plus de 25 ans).
L’Assemblée se réunit le 1er
octobre.
- A droite : 264 Feuillants, les
Lamethistes et les Fayettistes (qui se retrouvent au salon de Mme de Staël, la
fille de Necker)
- A gauche : 136 Jacobins, dont
Brissot, Condorcet (Brissotins, qui
se retrouvent ai salon de Mme Roland). Beaucoup sont d’origine girondine
(Vergniaud, Guadet)
- A l’extrême gauche on trouve des
partisans du suffrage universel comme Lindet, Couthon ou Carnot
- Au centre 345 indépendants ou
« constitutionnels
La vie politique s’anime dans les sociétés
populaires, au club des Jacobins et dans les 48 sections parisiennes où se
réunissent les citoyens actifs.
b)
Difficultés et tension de l’hiver 1791-1792.
- Des troubles éclatent dans les villes et
les campagnes.
- La contre-révolution s’active derrière
les prêtres réfractaires et les émigrés.
- Les Brissotins et les Fayettistes font
voter des décrets contre ces derniers et encouragent le déclenchement d’une
guerre pour les démasquer et les chasser.
- La Cour est également favorable à une
guerre, bien que le roi oppose son veto contre ces décrets, espérant être
sauvée avec l’aide des armées étrangères.
- Mais la guerre a aussi des opposants,
notamment Robespierre qui considère que le pays n’y est pas prêt et qu’elle
profitera surtout à la Cour.
c) La
déclaration de guerre, 20 avril 1792.
- Le 25 janvier 1792 l’Assemblée lance à
Léopold II d’Autriche un ultimatum et le 9 février elle confisque les biens des
émigrés.
- Le 15 mars le roi forme un nouveau
ministères avec des Brissotins, favorables à la guerre, dont le général
Dumouriez aux Affaires étrangères.
- A l’assemblée les députés de gauche (girondins - chef : Brissot à Brissotins)
font campagne pour la guerre.
20 avril 1792 : la France déclare la guerre
à l’Autriche. C’est le début d’un long conflit qui ne s’achèvera qu’à
Waterloo en 1815.
Le chant patriotique La Marseillaise est crée.
C’est d’abord un « chant de guerre de l’armée du Rhin » écrit par
Rouget de Lisle.
De nombreux volontaires s’engagent dans
l’armée française, pour défendre la Révolution : les Fédérés.
- La France est envahie. Proclamation de « la patrie en danger » en
juillet 1792.
Le chef des armées ennemies, le duc de Brunswick, menace de massacrer
la population parisienne si elle touche au roi.
- La Commune
de Paris, divisée en 48 sections dominées par les clubs de gauche des
Jacobins et des Cordeliers, organise une nouvelle révolution.
- 10
août 1792 : le peuple de Paris envahit les Tuileries. Le roi et sa famille sont
arrêtés puis prisonniers de l’Assemblée.
C’est la fin de la monarchie.
- Une nouvelle assemblée, élue cette fois
au suffrage universel, est convoquée
: la Convention
nationale.
C) La
Convention 1792-1795
1/ La
Convention girondine 20 septembre 1792 - 2 juin 1793 – La naissance de la
République française
- La foule parisienne craint une invasion
ennemie et un complot de l’intérieur : début septembre 1792 elle massacre 1 500
prisonniers aristocrates, ecclésiastiques et autres.
Ce sont les Massacres de septembre.
- 20
septembre 1792 : victoire de Valmy. Le
même jour la Convention se réunit et abolit la monarchie.
Le 21 elle proclame la République.
- La Convention se divise en plusieurs
tendances politiques :
- à
Droite : les Girondins (Brissot)
- à
Gauche : les Montagnards (Danton, Robespierre, Marat)
-
Centre : la Plaine
- Le révolutionnaire parisien typique
est le sans-culotte :
C’est un homme du peuple (artisan, boutiquier). Il adopte le tutoiement en signe de
fraternité et d’égalité entre les individus.
Un sans-culotte dit bonjour ainsi :
« Salut et fraternité, citoyen ».
Son
Costume est un gilet ou « carmagnole » (veste étroite
portée à l’origine par des ouvriers italiens, reprise par des soldats marseillais),
un pantalon (à la place de la culotte
des aristocrates), bonnet phrygien, cocarde (insigne rond aux couleurs
nationales).
- La division de la Convention est aggravée
par le procès du roi (nov. 92- janv.
93). Elle vote finalement, à une courte majorité, la mort du roi.
Louis XVI (dit Capet) est exécuté le 21
janvier 1793.
- L’évolution de la guerre inquiète les
monarchies européennes.
La France occupe la Belgique.
Les Girondins décident d’exporter la
Révolution pour libérer les peuples opprimés.
En 1793 se forme une première coalition autour
de l’Angleterre : Hollande, Prusse, Autriche., Etats allemands et
italiens, Espagne et Portugal.
- Au Printemps 1793 une grave crise
économique touche
Cette atmosphère de crise est aggravée par
la trahison du commandant en chef des armées du Nord, Dumouriez.
La Belgique est perdue
- En Vendée
éclate une grave révolte paysanne et catholique qui refuse la Révolution et souhaite
le rétablissement de
Ils obtiennent l’aide de l’Angleterre. Un
mouvement voisin, celui des Chouans, se développe en Bretagne.
La France est attaquée de toute part. Les
Girondins sont suspectés de compromis avec l’ennemi.
Des mouvements
fédéralistes en province combattent l’autorité jacobine centralisatrice.
Les 31
mai et 2 juin 1793 une insurrection parisienne sans-culotte renverse les
Girondins.
Les
Montagnards ont désormais le pouvoir à la Convention.
2/ La
Convention montagnarde - Robespierre 2 juin 1793 - 27 juillet 1794
a)
L’organisation du gouvernement révolutionnaire
Il y a principalement trois institutions à
qui la Convention délègue le pouvoir :
- Le
Comité de sûreté générale : chargé de rechercher et poursuivre les
suspects
- Le
Comité de salut public : qui est le véritable gouvernement.
Jusqu’en juillet 93 il est dominé par
Danton.
Mais du 27 juillet 1793 au 27 juillet 1794
c’est Maximilien Robespierre qui
s’impose comme le maître de la Révolution au sein du « Grand Comité de
salut public », avec Saint-Just, Carnot, Barrère, Billaud-Varenne, Collot
d’Herbois, Lindet, Couthon, Prieur de La Marne, Prieur de la Côte d’or, Jeanbon
StAndré et Hérault de Séchelles.
- Les
représentants en mission sont des députés, avec pleins pouvoirs,
chargés de rétablir l’ordre dans les régions en révolte.
b)
La Terreur
C’est le nom de la politique menée par le
gouvernement révolutionnaire pour obtenir la victoire et briser les résistances
intérieures.
On distingue trois niveaux de
terreur :
- La
terreur politique : il n’y a plus de liberté. Une loi des suspects est
votée en sept 1793.
Des jugements rapides sont rendus par un tribunal
révolutionnaire.
Les condamnés sont exécutés en masse par la
guillotine (ex. Marie-Antoinette, Philippe-Egalité cousin du roi, Bailly,
Brissot). Il y a 40 000 morts en tout.
- La
terreur économique : la Convention fixe un maximum des prix puis des
salaires. Elle décide la punition des accapareurs
qui cachent les marchandises.
- La
terreur morale et religieuse :
Les sans-culottes entreprennent une déchristianisation
du pays. Les fêtes religieuses chrétiennes sont supprimées. Les églises sont
transformées en Temples de la Raison.
Le calendrier est également transformé : le
point de départ devient septembre 1792, l’An I de la Liberté (c’est l’ œuvre
du poète Fabre d’Eglantine).
Les
nouveaux
automne : vendémiaire, brumaire, frimaire
hiver : nivôse, pluviôse, ventôse
printemps : germinal, floréal, prairial
été : messidor, thermidor, fructidor
Les fêtes des saints sont remplacées par
celles des Martyrs de la Liberté comme Marat, tué le 13 juillet 93 par
Charlotte Corday.
- Les
victoires du gouvernement révolutionnaire
La Convention décide la Levée en masse de tous les hommes 18-25
ans. C’est la naissance d’une armée nationale appelée armée de l’an II.
Le Gouvernement obtient des victoires
intérieures : Bonaparte face aux Anglais à Toulon, écrasement de la Vendée.
Et des victoires extérieures :
Hondschoote en septembre 1793, Fleurus en
juin 1794 : la Belgique de nouveau conquise.
L’invasion est partout arrêtée à l’été
1794.
c)
La chute de Robespierre
- Elle est surtout due à la division des montagnards :
Au printemps 1794 Robespierre fait exécuter
les Hébertistes (extrême-gauche) puis les Indulgents
(qui veulent arrêter la Terreur) derrière Danton (modérés). Il décide de
renforcer la Terreur.
Pour cesser la déchristianisation et lutter
contre l’athéisme il organise le culte
de l’Etre suprême le 8 juin 1794 et apparaît de plus en plus comme le chef
de la Révolution et, pour certains, un tyran.
- Le 27
juillet 1794 (9 thermidor an II) il est arrêté, puis exécuté avec ses
fidèles (comme Saint-Just) le lendemain.
3) La
Convention thermidorienne
Juillet
1794 - 26 octobre 1795 : Convention Thermidorienne
- C’est avant tout une période de réaction
contre l’oeuvre de Robespierre : rappel des Girondins, fermeture du club des
Jacobins.
- En mai 1795 une révolte des sans -
culottes est durement réprimée.
D) Le
Directoire (26 octobre 1795 - 9 novembre 1799)
· Une nouvelle constitution
Elle établit le « Gouvernement des
propriétaires ».
Un suffrage
censitaire à deux degrés :
- il faut payer des impôts pour voter
- et être propriétaire pour être député
- Le Pouvoir législatif est confié à deux Conseils (des Anciens et des
Cinq Cent).
- Le Pouvoir exécutif à un Directoire de cinq membres.
· Le Directoire lutte contre les extrêmes :
- la
Gauche : il réprime Babeuf et sa Conjuration
des Egaux (1797)
-
la Droite : il annule l’élection des députés royalistes (1797)
· Politique extérieure
Elle est marquée en 1796 - 1799 par les
campagnes d’Italie puis d’Egypte par le général Bonaparte, qui devient de plus en plus populaire.
· Le Directoire ne dure que quatre ans.
Quelles sont les causes de sa chute ?
- une grave crise économique et
financière : l’Etat est endetté et les hommes politiques sont souvent
corrompus
- le pays est las de la guerre est aspire à
la paix et à la tranquillité
- en conséquence ce régime devient de plus
en plus impopulaire
- le Directoire doit faire face à deux
menaces : les royalistes qui espèrent une restauration des Bourbons et les
jacobins qui souhaitent établir un régime plus égalitaire au service du peuple
Le pays attend un « sauveur ».
Les 9-10
novembre 1799 le général Bonaparte, revenu d’Egypte, profite de la
situation et s’empare du pouvoir C’est le Coup
d’Etat des 18-19 Brumaire.
Les repères de la période révolutionnaire et
leur signification
|
Repères |
Signification |
|
·
prise de la Bastille (14 juillet 1789) |
Remise en cause de l’arbitraire royal,
émergence de la foule comme force politique majeure (confortant ici la
position de l’Assemblée face au roi). |
|
·
abolition des privilèges (4 août 1789) |
Rupture avec la société d’Ancien régime.
Les principes de liberté et d’égalité sont désormais les nouveaux fondements
de la société française moderne. |
|
·
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (26
août 1789) |
|
|
·
chute de la monarchie (10 août 1792) |
A la suite la fuite de Varennes (juin
1791) et du manifeste de Brunswick (juillet 1792) le roi est discrédité.
L’invasion des Tuileries consacre sa déchéance et le rôle croissant des
sans-culottes dans la politique nationale comme dans la défense du
territoire. |
|
·
chute de Robespierre (9 Thermidor an II - 27 juillet
1794) |
La chute de la monarchie suivie de la proclamation
de la République (22 septembre 1792) un temps dominée par les Girondins
(jusqu’en mai 1793) engendre une exacerbation des tensions politiques et
patriotiques. La Terreur et l’organisation d’un
gouvernement proclamé révolutionnaire jusqu’à la paix (septembre-octobre
1793) conduisent à des épurations massives qui ébranlent jusqu’aux fondements
mêmes de la société et des principes de 1789. Celui qui en paraissait le principal
inspirateur, Robespierre, est exécuté lui-même avec ses fidèles. Le Directoire (octobre 1795-novembre
1799). Les pratiques politiques de l’an II, dans
leurs réussites comme dans leurs excès obligent le personnel politique établi
(parallèlement à sa volonté de marginaliser les classes populaires) à
repenser les cadres institutionnels tout en maintenant un cap républicain et
en poursuivant la guerre à l’extérieur |
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Références
des CD-ROM |
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Quantité |
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CD-ROM des Cours d’histoire-géographie
niveau collège – version elèves |
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CD Collège : cours de 6e élèves
(réf. : 6E HG) |
11
€ |
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CD Collège : cours de 5e élèves
(réf. : 5E HG) |
11
€ |
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CD Collège : cours de 4e élèves
(réf. : 4E HG) |
11
€ |
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CD Collège spécial Brevet 3e élèves
(cours, fiches de révision, sujets) (réf. : 3E BREV HG) |
12
€ |
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CD Collège : intégralité des cours 6e
à 3e cours de la 6e à la 3e version élèves (réf. :
6-3E HG) |
29
€ |
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CD-ROM des Cours d’histoire-géographie niveau
collège – version complète professeur |
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CD Collège : cours de 6e professeur
(avec dossier de travail complet) (réf. : 6P HG) |
14
€ |
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CD Collège : cours de 5e professeur
(avec dossier de travail complet) (réf. : 5P HG) |
14
€ |
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CD Collège : cours de 4e professeur
(avec dossier de travail complet) (réf. : 4P HG) |
14
€ |
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|
CD Collège : cours de 3e professeur
(avec dossier de travail complet) (réf. : 3P BREV HG) |
15
€ |
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CD Collège : cours 6e à 3e professeur (avec dossiers de travail
complets) (réf. : 6-3P HG) |
39
€ |
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CD Collège : Étudier
un document patrimonial – L’Iliade et l’Odyssée de Homère (réf. : HOM) |
17
€ |
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CD-ROM bac Histoire-Géographie |
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CD
BAC : Intégralité des cours d’Histoire-Géographie de
Terminale séries L, ES
(réf. : BAC HG) |
14
€ |
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|
CD-ROM université : cours et
fiches de base pour les étudiants en histoire-géographie |
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|
CD étudiants
HISTOIRE : cours et fiches de base en Histoire (réf. :
UH) |
20
€ |
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CD étudiants
Géographie : cours et
fiches de base en Géographie (réf. : UG) |
18
€ |
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Regroupements et offres spéciales |
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CD étudiants
HISTOIRE-Géographie :
cours et fiches en Histoire et Géographie (réf. :
UF) |
23
€ |
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CD IUFM spécial futurs enseignants :
intégralité des cours de collège + fiches étudiants (réf. :
IUFM) |
49
€ |
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|
Concours de professeurs des ecoles
(CRPE) |
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|
Cours
d’Histoire-Géographie CRPE – Épreuve mineure 45 mn (réf. : PROFEC HG 1) |
17
€ |
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|
Cours
d’Histoire-Géographie CRPE – Épreuve majeure 2h15 (réf. : PROFEC HG 2) |
49
€ |
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PACKS Pédagogiques COLlèGE |
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Pack pédagogique 6e
à 3e (atelier) 20 CD-ROM « 6-3E » élèves + 1
CD-ROM « 6-3P » professeur (réf. : PACK-A-6-3) |
120
€ |
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|
Pack pédagogique 6e
à 3e (classe) 30 CD-ROM « 6-3E » élèves + 1
CD-ROM « 6-3P » professeur (réf. : PACK-C-6-3) |
150
€ |
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Pack pédagogique par
niveau (atelier) 20 CD-ROM élèves + 1 CD-ROM professeur
(réf. : PACK-A-6 à 3) Entourer le
niveau choisi : 6e 5e 4e 3e |
85
€ |
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Pack pédagogique par
niveau (classe) 30 CD-ROM des cours élèves + 1 CD-ROM professeur (réf. :
PACK-C-6 à 3) Entourer
le niveau choisi : 6e 5e 4e 3e |
99
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