Au début
des années 70, la construction de lotissements attire un afflux
de population à Eloie. Le village n’avait pas de cimetière
et faisait partie de la paroisse de Grosmagny. Le cimetière de Grosmagny
commençant à devenir trop petit, la commune d’Eloie fut invitée
à assurer elle-même la sépulture de ses morts.
La recherche d’un lieu
d’implantation fut menée par la municipalité et des études
de sol furent faites par le professeur Téobald, professeur de géologie
à l’université de Besançon.
Un terrain bordé
d’un bois situé au nord du lotissement de la Chaume présentait
les meilleures garanties.
L’idée suggérée
par le professeur Téobald de faire un cimetière parc jardins
dans la forêt, comme cela se faisait parfois aux USA n’enchantait
pas vraiment la majorité des conseillers de l’époque. Un
seul, Lucien DUGUET, défendit l’idée avec opiniâtreté.
Finalement, le conseil
municipal opte pour un cimetière conçu en deux parties :
une bande engazonnée pouvant accueillir des tombes traditionnelles
et une forêt réservée aux tombes non conventionnelles
s’intégrant au milieu naturel.
Fin 75, le cimetière
était opérationnel et son défenseur le plus ardent,
Lucien DUGUET, prématurément décédé
à l’âge de 63 ans, fut le premier à y être inhumé,
comme il le souhaitait, au pied d’un très grand chêne.
Quelques aménagements
ont été apportés par la suite, notamment la construction
d’un ravissant petit pont en rondins réalisé par les scouts
de Montigny qui se chargèrent aussi de la décoration d’un
puits surmonté d’une pompe manuelle.
Pour l’agrément
des promeneurs, de grandes pierres plates provenant d’un antique aqueduc
voisin ont été disposées le long de l’allée
principale.