autour de tableaux de Silvaine Arabo
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Marée basse du souffle :
Déjà l'appel s'insinue, Rêve la chair où s'inscrire, Déchire la toile de la nuit. Irruption du jour : Le sang bat à rompre, Vagit. Bouche sèche, Confusément amère. |
| Feuille d'ombre :
Le sang S'ouvre comme un arbre ; Vers quelle lumière ? La mémoire Invente ses fossiles, Les jette ; Pour quelle lumière ? Un pas s'éveille et soudain S'interrompt. |
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Eve :
Laisse-moi te nommer encore, Première-née. Seule encore, Dans l'hésitation de l'aube, Tu partais ; Eve, Première reine aventurée. Dans le jardin, Face à toi, Le premier visage. Tu souris. |
| Couleur :
Cheminement de la parole ; L'invention du matin Menace la musique, L'éblouit ; la prairie rencontrée Au détour de l'été Tremble du chant des grillons. Moins qu'un souvenir : Un ange passe, Cligne de l'oeil. |
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La note de sang,
Mot à mot tendue Harpe sans corde, Entremonde ; Ecoute La note absente Où s'invente ta voix, Remémorée -Et l'oiseau Ne revenait plus- Sur la face irisée de l'eau. |
| im Ted Hughes
Corbeau
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Qui
Multiple Es-tu Au regard de l'unique Lumière ? Mêlé de langue et de couleur, Désirant, Sur la rive sauvage De l'ultime lumière ; Poète, où te mènent les mots : Mensonge ou mystère ? Le regard appareille, Valse à trois temps, Or incertain du nombre. |