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En 1999, Marc Varez quitte le groupe Vulcain, écrit et enregistre
onze chansons inspirées par le rock des années 70, à mi-chemin entre
Led Zeppelin et Black Sabbath. Marc y joue de tout ; voix, guitare,
basse, et batterie, et bien que son travail soit plus qu'adéquat,
celui-ci veut entendre ses titres interprétés par un "vrai" groupe.
Cependant, Varez ne veut pas embaucher de musiciens issus du Metal,
afin d'éviter tous les grands poncifs du genre.
Or, à l'époque, celui-ci joue avec un guitariste du nom de Tchak dans
Shaltaï, une formation anarchique qui pratique un mélange de country,
de folk-rock irlandais et de musique tzigane, sous l'égide du chanteur
américain, Ian Kent... Kent n'est pas chanteur de hard-rock, mais
sa voix éraillée de blues-man et sa maîtrise de l'Anglais en font
un candidat idéal pour le groupe qui deviendra Blackstone.
Après quelques essais concluants, ce dernier est engagé, puis, c'est
au tour de Tchak d'ajouter sa guitare punk à l'édifice naissant. En
revanche, le séjour de ce dernier au sein de Blackstone ne dure pas
du fait d'autres projets musicaux.
Quant à Sami, il avait travaillé avec Assez, le groupe de Tchak, et
comme il joue de tout, des Beatles au trip-hop, il trouve naturellement
sa place de bassiste au sein de Blackstone.
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De gauche à droite : Olivier Jargeais (guitare), Marc Varez (batterie),
Ian Kent (chant) et Sami Abes (basse) |
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Pendant que toute cette chimie se met en place, les maquettes circulent
dans les maisons de disques, et XIIIBis Records décide de s'occuper
de l'affaire.
Le premier album est ainsi enregistré à "La Grange 69", le studio
de Marc, avec tous les musiciens cités, et quelques invités en prime.
On compte parmi ces derniers : Deborah Lee, chanteuse Metal des années
90, et amie du groupe, Ace, guitariste blues-rock, Sylvie Grare, chanteuse
de Headline, ainsi que Zogo, un chanteur kabyle qui travaille de temps
à autres avec Blackstone. |
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Le groupe part en tournée, et donne un concert acoustique mémorable
au festival NTS. BS assure également la première partie de Lloyd Cole
à l'Elysée-Montmartre, puis reprend la route avec Rose Tatoo. Une
autre tournée suit quelques mois plus tard, cette fois en compagnie
de Ark et Freak Kitchen.
Dès leur retour, les musiciens s'enferment de nouveau à La Grange
69 pour y enregistrer "The High Country", le second opus de Blackstone.
Olivier Jargeais, le nouveau guitariste, embauché pour l'occasion,
est mis à l'épreuve (et se montre à la hauteur).
The High Country va plus loin que son prédécesseur dans son exploration
de la musique arabe et indienne, et s'aventure dans le folk et le
blues. Les invités, cette fois, comprennent Patrick Rondat, Jean-Marc
Tristani de Massacra et Vincent Puzio de Vulcain. Deborah Lee est
également revenue préter main forte, sans oublier Alan Dune, un artiste
irlandais qui manie le bodhran à ses heures perdues. |
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Blackstone a réussi à créer un son qui rappelle les vieux power-trios
de hard-rock-blues, de Hendrix à ZZTop, avec cependant quelques couleurs
de plus, grâce aux interventions de mandolines, de slide-guitars et
d'harmonicas. A l'heure actuelle, Le groupe travaille sur de nouveaux
titres, ainsi que quelques reprises, et développe son côté "unplugged
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