Grecs,
Romains, Gaulois, Francs avaient l' habitude pour se reconnaître
dans les furieuses mêlées des champs de bataille,
soit de recouvrir leurs boucliers de parchemin ou de fourrures,
soit de peindre sur leur surface des ornementations symboliques.
Aux
X et XIème siècle, lors des pèlerinages
en terre sainte, Les Chrétiens avaient pu admirer les
riches motifs décoratifs qui agrémentaient les
boucliers des infidèles.
Plus
tard, pendant les Croisades, les barons Francs se montrèrent
sensibles à ces couleurs et à ces figures. Ils
ne tardèrent pas à imiter leurs adversaires. Enrichies
et colorées au contact du monde oriental, les armoiries
ont pris rapidement de l' extension. Leur usage se codifia
en règles rigides et précises, en particulier
à l' occasion des tournois.
Avec
la disparition de l' armure et l' apparition des uniformes,
les blasons auraient du logiquement perdre de leur intérêt
dans les batailles. Toutefois, la solidité de la tradition
fit que les régiments conservèrent les armes
de leur colonel sur leurs enseignes et étendards.
Après
la campagne 1914 - 1918, les insignes devinrent individuels.
En 1945 un service spécialisé
a été créé avec pour missions,
l' étude, le choix et l' homologation des insignes.
A
l' heure actuelle, ce bureau devenu "Section Symbolique",
est rattaché au service historique de l' armée
de terre. Les premiers insignes propres à une formation
de gendarmerie en métropole datent de 1937.
L'
insigne
réglementaire porté par tous les militaires d'
active, du contingent et de la réserve de la gendarmerie
a été homologué par le service historique
de l' armée de terre. La composition de cet insigne,
encore dénommé bayard ou plateau, est du à
l'Héraldiste Robert Louis et au capitaine de gendarmerie
BESSAND. Il résume la noblesse des origines de l'institution
ainsi que ses grandes missions séculaires.
L'histoire
est ainsi présentée au travers du heaume, qui
évoque autant la chevalerie et son code d'honneur que
le souvenir du connétable, haut dignitaire qui exerçait
les pouvoirs de police et de justice par l'intermédiaire
des prévôts. La gendarmerie nationale vient, en
effet, en filiation directe de la connétablie et de la
maréchaussée de France. Privilège du connétable,
celui-ci était le seul dignitaire qui pouvait se présenter
devant le roi l'épée portée haute, symbole
de la force prête à frapper sous l'autorité
du souverain. Ce symbolisme décliné par la suite
au profit de l'état, est matérialisé sur
l'insigne actuel par une forte épée posée
en pal. Sur la table d'attente l'écu distinctif de la
formation reprend, le plus souvent, soit la symbolique territoriale
de la province, soit des attributs techniques illustrant la
spécificité de l'unité. De part et d'autre
de l'écu figurent les rameaux de chênes.
Ils évoquent la
couronne civique que l'ancienne Rome décernait à
ses citoyens les plus méritants. L'insigne de la gendarmerie
est réalisé sous deux nuances: or pour la gendarmerie
mobile et la garde républicaine, argent pour la gendarmerie
départementale et les formations spécialisées
qui lui sont rattachées.
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sur l'insigne de votre choix pour obtenir sa description héraldique
et le symbolisme:
