Le protocole "HAM" : AX25
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HISTORIQUE
Après les expériences avec Aloha , les OM américains
ont cherché à adapter ce mode de transmission au monde des radioamateurs. Le premier
protocole OM a été créé par VE7APU [Couglas Lockart] à Vancouver. Il était basé
sur le protocole IBM "SDLC".
La première limitation du système du VADCG (Vancouver Amateur Digital Communications
Group3) était l'utilisation d'un seul octet pour le champ d'adresse, ce qui
limitait le nombre de stations à... 254) De plus, les numéros devaient être assignés
arbitrairement à chaque amateur dans une contrée déterminée.
Au début de 1982, l'AMRAD (Amateur Radio Research and Development) a étudié
un système qui pourrait etre commercialisé (sic) et qui ne soit plus limité
comme le premier système de Vancouver. Le résultat de cette étude a débouché sur
l'adoption d'une version légèrement modifiée du modèle de référence à sept couches
de L'ISO ( CCIT X.25 level 2 LAPB.) Le Packet-radio était déjà en crise
de croissance !
En juin l982, plusieurs réunions ont été tenues par l'AMRAD et le RATS (Radio
Amateur Telecommunications Society) de New-Jersey.
Une première version du protocole AX.25 à été testée à Vienna, Virginie. Après
ce premier test, il a été décidé d'adopter le modèle créé par l'AT&T (BX.25 pour
Bell X.25] et d'appeler ce nouveau protocole AX.25 pour "Amateur"X.25. Celui-ci
fut alors documenté par Terry Fox et a circulé parmi les autres expérimentateurs
pour recueillir leurs commentaires et leurs suggestions (phase de béta test).
L'étape suivante de l'évolution de AX.25 a été atteinte en octobre l982. Une réunion
des différents groupes : AMRAD, AMSAT présidé par Thomas Clarc, ARRL. PPRS (Pacific
Packet Radio Society), SLAPR (St-Louis Amateur packet Radio) et TAPR
(Tucson Amateur Packet Radio Corp). Les participants ont décidé l'adoption
définitive de la version AMRAD V1.1.
Peu de temps après, toujours en octobre 1982,. la TAPR intégrait ce nouveau protocole
dans le logiciel de son TNC (Terminal Node Controler).
Une première mise à jour de l'AX25 a été faite à l'occasion de la seconde conférence
de mars 1983. Quelques corrections et modifications furent apportées par le comité
spécialisé de l'ARRL.
En juillet 1983,. le West Coast Packet Group mit en route le réseau WESTNET
qui reliait San Diégo à San Francisco. Le groupe WESTNET décida d'étendre le champ
"adresse" pour permettre l'utilisation de répéteurs (Jusqu'à 8). Cette modification
a été acceptée par le comité de l'ARRL en novembre 1983 lors de la réunion de
Washington, sans résoudre le problème de l'utilisation du bit P/F (Poll/final).
Lors d'une nouvelle réunion du comité à Trenton, NJ. en avril 1984, KA9Q [Phil
Karn] proposa une solution au probleme du bit [P/F], laquelle fut ensuite
adoptée par le comité de l'ARRL.
En principe. AX.25 est maintenant achevé, et il ne serait plus souhaitable d'apporter
de nouvelles modifications qui mettraient en cause un standard utilisé actuellement
dans le monde entier.
Le protocole a été programmé à l'origine en assembleur, et chargé dans les EPROM
des TNC généralement équipés de microprocesseur Z80. Depuis, des versions du protocole
ont été écrites (généralement en langage "C") pour fonctionner directement
dans un micro-ordinateur.
UN PETIT PEU DE TECHNIQUE...
MISE EN PAQUETS
A la différence du mode dit "asynchrone" utilisé par les liaisons RS-232, c'est-à-dire
une transmission caractère par caractère, packet-radio utilise le mode "synchrone".
Une trame contient plusieurs octets encadrés par des "fanions" de début et de
fin de trame.
Une trame est composée de "champs". Chaque champ a une fonction spécifique. La
structure des trames peut être différente en fonction des protocoles utilisés.
Le protocole AX25 utilisé par P-R est basé sur le format HDLC (High Level Data
Link Control ).
HDLC:
Ce format est utilisé dans la plupart des transmissions de données. Il existe
dans le commerce des circuits contenant tout le protocole de codage, contrôle,
écoute de ligne, etc.
Il y a plusieurs types de trames : des trames de contrôle et des trames de données,
et toutes celles-ci sont encadrées par des fanions.
Un fanion est une suite de bits composée d'un "0" suivi de 6 fois "1" et d'un
autre 0.
Soit : 0 1 1 1 1 1 1 0
Comment reconnaître un fanion, d'une autre série de bits d'information ?
A l'émission d'une trame, les circuit de transcodage, (ou le logiciel du micro-ordinateur),
génère un fanion standard; puis, s'il trouve une série de
cinq bits consécutifs à "1", dans les données qu'il a à transmettre, il
insère un "0" supplémentaire.
Exemple :
Data avant codage : 0 0 1 1 1 1 1 1 0 0
Data après codage : 0 0 1 1 1 1 1 0 1 0 0
A la réception, le circuit (ou le logiciel) teste les séries de cinq
bits à "1". Si le bit suivant est encore un "1 ", c'est un fanion. Si c'est un
"0", ce sont des données, et le bit à 0 est automatiquement supprimé... astucieux,
non ?
|
.F.
|
Adresses
|
Controle
|
.PID.
|
DATA
|
FCS
|
.F.
|
La trame est donc composée d'un fanion de début de trame, un champ d'adresse 112/560
bits, d'un champ de contrôle/commande [8 bits].
pour une trame d'information : du champ "data"[N
x 8 bits].
du FCS* [16 bits], et enfin le fanion de fin de trame.
Nota: le fanion de fin de trame peut aussi être
celui de début de la trame suivante
FSC : (Frame Check Sequence) . Ce champ est obtenu par un calcul sur l'ensemble
des bits de la trame. A la réception, un calcul identique est effectué, et les
deux valeurs sont comparées. S'il n'y a pas égalité, la trame doit être retransmise.
La méthode de calcul utilise les codes polynomiaux, ou CRC (Cyclic Redundancy
Code).
La transmission des données en AX25 s'effectue en mode "connecté" c'est à dire
que toutes les trames transmises par l'émetteur doivent êtres acquitées par le
récepteur. ces trames sont transmises modulo 8 c'est
à dire par paquets de 8 trames (compteur sur 3 bits) avec des fonctions
d'acquitement, de demande de ré-émission, d'arrêt momentané, etc...

Le protocole pur AX25 n'est pas utilisé par le
"driver" tcp/ip : ETHRAX25 ; ce sont des trames "non-numérotées UI "
(UI Frames) qui transportent l'information.
Les trames IP sont encapsulées dans le champ "data" des trames UI. Ces trames
ne sont pas acquitées... une d'elles peut donc être abimée, ou perdue. Il n'y
a, à ce niveau, aucun moyen de la retrouver... C'est la couche TCP qui se charge
de ce travail ...voir le survol de tcp/ip
Cette solution est très acceptable lorsque la liaison avec le serveur d'effectue
en direct (sans répéteur) avec un très bon niveau de fiabilité.
Nota :
JNOS fonctionne également, en
principe, avec cette méthode, mais la plupart des sysops préfèrent configurer
leur liaison en protocole AX25 (mode connecté) qui améliore, dans certains cas,
la vitesse de transfert.
Nous
arrêterons le "survol" du protocole AX25 ici...
Si vous êtes tout de même interessé par une description un peu plus détaillée,
vous pouvez :
- vous connecter sur le serveur du TAPR
- Lire la page du TAPR en copie sur ce site : (en anglais) ax25
link-layer protocol
- Vous trouverez des articles sur AX25 dans les pages : AXTCP
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