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Par trains spéciaux et coches d'eau, les habitants des communes voisines et
même de Paris déferlent à Montereau pour participer à la foire de la Saint Parfait.
Elle a été établie par ordonnance royale en
1841. A l'origine, un marché franc de bestiaux pour lesquels sont accordées des primes
d'encouragement. Très vite, la foire prend une nouvelle orientation. Place à la fête,
on vient là pour se divertir. Les jeux sont nombreux, certains dotés de montres ou de
timbales en argent, de chevalières en or. |

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Au programme aussi : danses gratuites sous les tentes, lâcher de
ballons avec parachutages de bonbons et de jouets, retraite aux flambeaux, feu d'artifice,
etc.
Des temps forts
En 1863 et 1864, deux cavalcades historiques,
consacrées l'une à Henri IV, l'autre à Marie Leczinska drainent des milliers de
personnes aux Noues, avec leurs chars et leurs costumes d'époque.
Au même moment, sur le terrain de foire sont proposés à la vente : 496 chevaux, 618
vaches, 207 ânes et 25843 moutons.
L'arrivée des machines
En 1890, le nombre de bestiaux passe à 433
chevaux, 167 vaches, 52 ânes et 6739 moutons. En 1895, il est en chute libre.
C'est à ce moment que les premières machines agricoles et voitures font leur apparition
sur la foire. Les visiteurs de plus en plus nombreux sont invités à participer à un
programme de réjouissances bien établi : jeu du tourniquet, course en sac, etc.
6000 visiteurs
Les exposants (Limonadiers, restaurateurs et
directeurs de spectacles) payaient le droit de 10 centimes par m² occupé, instauré par
la ville en 1887.
En 1900, époque phare : les Noues regorgent de forains, le cirque Romarin et le théâtre
Lambert y débarquent. Le succès est tel que les trains de la compagnie P.L.M. amènent
jusqu'à 6000 visiteurs et la ligne de l'Est (Troyes) 1200.
En période d'affluence, des wagons couverts munis de bancs sont ajoutés aux trains
supplémentaires du chemin de fer départemental.
Temps fort en 1910 : l'exposition du monoplan construit par des Monterelais sous la tente
du comité aérophile. Ambiance de fête avec l'harmonie municipale et la société
colombophile "l'Eclair".
Après la guerre de 1914, le marché de bestiaux est interdit sur la foire à cause de la
fièvre aphteuse en 1918.
Quatre ans plus tard, la foire renoue avec le succès, ses visiteurs et ses festivités.
Le rendez-vous reste immuable. |