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concernant la Passion
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de la Croix
Descente
aux enfers et Résurrection de JESUS - La
terrible Passion corporelle de JESUS
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Rappel : Ce site catholique français a été créé sous la conduite impérative du SEIGNEUR à laquelle je n'ai pu me dérober, mis en place en avril 2002 et enrichi occasionnellement, toujours selon Sa volonté. Le site n'est pas conçu pour plaire et flatter comme c'est la coutume, ni pour faire peur ; il n'est pas un site du désespoir ni de la discorde mais une mise en garde en vue du salut, pour la gloire et l'amour de DIEU, selon Sa Parole..... Ce n'est pas une étude poussée mais une simple réflexion, une méditation, et surtout une ultime et suppliante mise en garde de DIEU afin de sauver le plus grand nombre. Rien dans ce site ne doit vous éloigner de DIEU, mais vous en rapprocher, pendant qu'il en est encore temps, oui ! Et l'unique Vérité n'est pas intolérance, elle est Vérité et Charité pour le salut du plus grand nombre !
Et la page du Sommaire de ce site vous expliquera, si vous ne les connaissez pas encore, les raisons de la colère divine et de la punition du Monde, de l'urgence de la conversion et de la prière ; efforcez-vous de la lire entièrement et attentivement, elle résume presque tout et est très importante. N'oubliez surtout pas la lecture de la page des Paroles essentielles de Notre SEIGNEUR.
Depuis deux mille ans nous vivons dans l'ère de la Passion, et tous autant que nous sommes ici-bas, nous naissons avec une dette énorme envers DIEU le Père ! Il nous faut, tout au long de notre vie, la "rembourser" par un amour sans faille au Corps et au Sang du SEIGNEUR Son Fils, le Verbe. Ce sera notre preuve d'amour à DIEU.
NOUS DEVONS DONC AVOIR UNE SINCERE ET CONSTANTE COMPASSION POUR LES SOUFFRANCES DU CHRIST DANS SA PASSION
C'est
le principal devoir d'Amour de tout être
humain
Mon
DIEU,
pardon... pardon...
Dans
Tes angoisses et Ta sueur de Sang, j'étais
là..... Dans Ton arrestation violente, les coups, les liens,
les crachats, les insultes, j'étais là.... Dans
les accusations mensongères, le faux jugement, les fouets
acérés de l'horrible flagellation,
j'étais là.... Dans le bois de la Croix si lourd
à porter, les chutes, les hurlements méchants de
la foule, j'étais là.... Dans Ta Crucifixion, la
chute de la Croix dans son trou au sol, le vinaigre, les quolibets
ignobles, les souffrances de Ta Très Sainte Mère
et Ton dernier
râle, j'étais là ! J'étais
là ! ....Oui, j'étais là, avec tous
mes
péchés, mes faiblesses, mes doutes, mes
hésitations, mes chutes et
mes trahisons... O mon DIEU chéri, pardon, pardon !
.....et chaque jour de ma vie je Te dis merci !
Mon DIEU, guéris-moi de tout ce qui Te déplaît en moi.....
|
3 ème édition, conforme à la seconde, traduite de l'allemand. Editée par DEBECOURT, 69, rue des Saint Pères à PARIS. (éditeur disparu) EDITION DE 1839 |
SA VIE
(
d'après le livre " La Douloureuse Passion de Notre
Seigneur
JESUS-CHRIST )
suivie de La "Passion Corporelle du CHRIST"
Anne Catherine Emmerich, ou Anne catherine Emmerick, a été religieuse Augustine du couvent d'Agnetenberg à Dulmen en Westphalie et est décédée en 1824. L'héroïcité de ses vertus a été reconnue par décret en date du 24 avril 2001 par la Congrégation Romaine pour la cause des Saints du Vatican et elle a été béatifiée le 3 octobre 2004 par sa Sainteté Jean-Paul II. Ses méditations et visions ont fait l'objet du livre " La douloureuse Passion de Notre Seigneur JESUS-CHRIST " copiées selon ses visions et alors qu'elle se trouvait sur son lit de souffrances. La sœur Anne Catherine Emmerich est née le 8 septembre 1774. Durant sa prime jeunesse elle bénéficia déjà de certaines facultés surnaturelles, par exemple le don de distinguer ce qui est bon ou mauvais, béni ou maudit, aussi bien sur le plan matériel que spirituel; elle reconnaissait également les lieux comme étant bénis et sanctifiés ou ceux où de grands péchés avaient été commis autrefois. Elle était irrésistiblement attirée par les ossements des Saints et prise de malaise près des tombeaux des païens. Elle commença à recevoir des visions dès sa vingtième année et elle essaya d'entrer vainement au couvent. A l'âge de 24 ans le Christ lui apparu alors qu'elle se trouvait en prière et lui offrit de choisir entre les deux couronnes qu'il lui présentait, celle de fleurs et la couronne d'épines. Bien sûr, Anne Catherine choisit la couronne d'épines et le Seigneur lui-même la lui plaça . Elle souffrit beaucoup de sa tête et saigna au point de traverser le linge qui lui entourait le cou. Elle finit par entrer au couvent de Dulmen le 13 novembre 1802 en cachant ses douleurs. Sa santé déclina, et malgré tout elle demandait au seigneur de prendre sur elle les maladies des autres. Elle souffrait beaucoup et cela n'était guère compris des autres soeurs qui la considéraient plus comme un poids pour la communauté qu'autre chose. En 1811 le couvent fut supprimé. Elle vécut en ville dans une petite chambre, chez une veuve. Elle était toujours très souffrante, ses extases et le commerce qu'elle entretenait avec le monde invisible devenaient plus fréquents. En 1812 une marque de la Croix apparut sur sa poitrine, très douloureuse et suintante. En fin 1812 elle était mourante et reçu les derniers sacrements. Elle survécut mais la Croix se mit à saigner tous les mercredis puis tous les vendredis et enfin elle reçu tous les stigmates du seigneur, expression la plus sublîme de l'union à ses souffrances. Elle ne pouvait plus manger seulement boire un peu d'eau. Le sang jaillissait de ses plaies. Ses supérieurs lui demandaient de tout communiquer et un ami nota jusqu'à sa mort tout ce qu'elle vécut. A jours fixes elle passait ses nuits assise dans son lit, les douleurs de la couronne d'épines l'empêchant d'appuyer sa tête ni même d'y porter la main. Il lui fut montré qu'elle avait beaucoup à souffrir, notamment pour l'Eglise. Dans les années 1820 elle eut des visions très nettes de toute la Passion du Christ qui furent scrupuleusement notées et firent l'objet du livre. La souffrance d'Anne Catherine Emmerich devint chaque jour plus intolérable jusqu' à sa mort le 9 février 1824, à l'âge de 50 ans. Suite aux visions de la religieuse, des faits inconnus auparavant ont pu être vérifiés depuis.
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J'ai tenu à placer Anne Catherine Emmerich dans la colère divine car l'on peut comprendre aisément, qu'après toutes les souffrances effroyables du Christ, relatées partiellement dans les pages suivantes des visions, le Père soit, dans son amour, intransigeant avec la conduite des générations à venir, donc nous et il nous a prévenus ...lire aussi la page Parole de DIEU...... Mais, bafouant les souffrances extrêmes du sacrifice divin, nous avons lassé DIEU avec nos vices, nos malices, nos tueries... lire la page Sommaire si vous ne l'avez pas fait. De plus, beaucoup de catholiques ne veulent même pas entendre parler des souffrances de notre Seigneur ; " il a été élevé au bois de la Croix ", entendons - nous dire de temps à autre, comme une simple banalité ! Ou alors, on m'a dit aussi : "Cela a dû être si terrible que je ne veux même pas le savoir ! "ou " Tout cela c'est si loin, c'est du passé " ..... Un petit chemin de Croix une fois par an pour une minorité de minorité de catholiques et puis plus rien le reste de l'année ! L'indifférence la plus complète de la part de beaucoup de catholiques ou pseudo-catholiques. Pourtant, un catholique doit compatir toute sa vie durant aux souffrances atroces morales et physiques de notre Sauveur et bien sûr, le SEIGNEUR nous le demande, à celles de sa Sainte Mère, la Vierge Marie, qui les a toutes ressenties, comme un glaive de douleur, un glaive de mort. Si un catholique pense être assez pur, saint et aimant (amoureux de DIEU) chaque jour de sa vie pour posséder le salut, il le doit uniquement à ces souffrances, à ce martyre incroyable et mystérieux. En France, dans certaines églises qui ne sont pas encore fermées, il n'y a plus que la Croix, quelques fois plus qu'ordinaire, où le Christ crucifié n'est même plus dessus. Dans une église de Seine Saint Denis, en France, l'arbre et les bras de la Croix sont constitués d'une espèce de grande gouttière métallique, avec de grosses excroissances informes à chaque extrémités, dans laquelle le CHRIST est allongé ..... les bras le long du corps ! La non-compassion pour les souffrances effroyables du Christ et de sa sainte Mère provoque, avec tout le reste, la grande colère actuelle du TRES-HAUT ..... (vous pourrez en lire un exemple de ce qu'a subi la sœur Anne Catherine, pourtant pure et sainte, dans " la Descente de la Croix " ) Et n'oublions pas que notre salut n'est uniquement possible que par la Passion du Christ et que le Christ est "FILS DE DIEU" donc "DIEU en Son Fils" (lire la Trinité et Paroles du Seigneur).
Epître aux Philippiens, III, v. 10 et 11 .....Il s'agit de le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection, et la communion à ses souffrances, de devenir semblable à lui dans sa mort, afin de parvenir, s'il est possible, à la résurrection d'entre les morts.
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Au long des quelques pages qui suivent et qui ne sont que quelques extraits, on pourra commencer à s'imprégner des souffrances du SEIGNEUR mais il faut bien savoir qu'Il les a subies pour nous tous, comme cela est inscrit et annoncé dans les Ecritures. Jésus a souffert pour moi, pour vous, comme je l'ai écrit dans ma prière à JESUS. Il n'est pas question d'antisémitisme comme on pourrait, de façon fausse et malsaine, essayer de nous le faire croire (*). Tous les hommes sont frères, égaux, respectables et appelés à DIEU, quelle que soit leur souche d'origine.... Romains, X, v.12 ....Ainsi, il n'y a pas de différence entre juif et grec (païen) : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l'invoquent .....mais pas envers ceux qui le rejettent et même le combattent !
Psaume 130....Israël mets ton espoir dans le SEIGNEUR, car le SEIGNEUR dispose de la grâce et, avec largesse, du rachat. C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes. Vérité puisque le Christ est venu se sacrifier pour le rachat de toutes les fautes passées. De même il rachètera celles de tous Ses disciples, de tous ceux qui suivront Son Chemin, c'est à dire celui de la Vérité et de la Vie, et qui suivront dans les siècles après la Passion. Malheureusement nos frères juifs bien-aimés n'en font pas partie, quel grand malheur ! Ils refusent toujours la Nouvelle Alliance, celle du Salut et du Rachat annoncée pourtant par les Prophètes des Temps Anciens ! Le Peuple de l'Ancienne Alliance, tant aimé de DIEU mais qui avait toutefois besoin du rachat, a rejeté le Messie annoncé et par conséquent son propre Salut. Il est donc depuis deux mille ans, lui aussi, un peuple rebelle au Sacrifrice et au Sang de DIEU. C'est un grand drame qui compte pour beaucoup dans la grande et actuelle Colère Divine et ses effets qui sont la Punition du monde, des nations et des hommes.... (**)
(*) Vous avez pu voir et entendre les réactions médiatiques effroyables, démoniaques, en France, lors de la sortie du film très important, inspiré et très émouvant de Mel Gibson, La PASSION du CHRIST, et celles aussi de la part du clergé catholique français ou bien de son silence méprisant, insultant. En France, comme je l'ai dit plus haut, il y a longtemps que l'on ne parle plus des souffrances du Christ ; c'est un " détail " de l'histoire chrétienne qui nous est vaguement rappelé une fois par an le jour du Vendredi Saint, mais qui nous permettrait toutefois, selon ce qui nous est enseigné, à tous, bons ou mauvais, rebelles à DIEU ou non, chrétiens ou non, de pouvoir tout faire, tant que l'on veut et en étant certain d'avance du salut......! Quelle erreur ! Pourtant la compassion envers les souffrances, le martyre du CHRIST - DIEU pour nous tous, doit être quotidienne..... En réalité, Noël, la Passion, la Résurrection, l'Ascension, la Pentecôte, c'est tous les jours de l'année que cela devrait être dans notre cœur et notre esprit.
(**) Anne Catherine dans ses visions "Les mystères de l'ancienne Alliance" nous dit : "C'est toujours avec tristesse que je vois l'aveuglement et la situation des juifs, et cela me fait pleurer, car ils ont tout en germe mais n'ont pas voulu reconnaître le fruit."
Et il nous est dit aussi : St Luc, IX,v. 28 à 33...Or, environ huit jours après ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques et monta sur la montagne pour prier. Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea et son vêtement devint d'une blancheur éclatante. Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui ; c'étaient Moïse et Elie ; apparus en gloire, ils parlaient de son départ qui allait s'accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient écrasés de sommeil ; mais, s'étant réveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui se tenaient avec lui. Or comme ceux-ci se séparaient de Jésus, Pierre lui dit : "Maître, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie." Il ne savait pas ce qu'il disait. Moïse et Elie, très grands Patriarches de l'Ancienne Alliance, connaissent donc évidemment la Gloire du Christ dans Sa Divinité et la Nouvelle Alliance qui va s'établir bientôt à Jérusalem pour le salut des disciples, mais nos très malheureux frères juifs actuels la repoussent toujours ! Quel grand malheur ! Quel tristesse pour notre SEIGNEUR Jésus et quelle colère chez le Père dont le Sang de Son Fils est rejeté.....
N'oublions pas l'importance extraordinaire de la Passion pour l'Humanité.
Pour l'Homme, il n'y a que deux
ères importantes, celle de l'Ancienne
Alliance et celle de la Passion, de la Nouvelle
Alliance de DIEU avec l'Humanité.
Le
Monde ne connaît donc vraiment que deux ères
importantes : avant
la Passion et après la
Passion. JESUS glorieux près du PERE,
DIEU au sein
de DIEU, reste le Crucifié Glorieux. Il
a
porté sa
Croix tout au long de sa vie terrestre, Il n'a
été incarné que pour
cela et la Croix ne l'a jamais quitté un seul instant.
Quand Il se montre aux Apôtres et aux disciples
après sa résurrection,
Il leur montre Ses stigmates qu'Il garde pour toujours et à
jamais dans
Sa représentation humaine terrestre.... DIEU est
devenu DIEU
Crucifié et personne
ne sera sauvé sans passer par le CHRIST.
Nous
devons tous être très triste et pleins de
compassion devant les
offenses effroyables et continuelles qui frappent Notre SEIGNEUR.
Et DIEU a enseigné à Ste Catherine de Sienne dans "le Dialogue" qu'il punissait encore plus depuis la Passion, aussi bien les non-croyants que les croyants tièdes, les vivants et les morts : "Cependant ils n'acquittent pas cette dette d'amour envers moi et de dilection vis à vis du prochain, avec une vraie et réelle vertu ; et par cette négligence, parce qu'ils me doivent beaucoup d'amour, ils tombent dans un plus grand péché. Aussi dois-je, par justice divine, leur imposer un châtiment plus grave en leur infligeant l'éternelle damnation. Un faux chrétien encourt une peine plus dure qu'un païen ; par divine justice il est plus brûlé par le feu qui ne consume jamais, c'est-à-dire qu'il est plus torturé, et dans cette torture il se sent dévoré par le ver de la conscience. Ce feu néanmoins ne consume pas, parce que les damnés, quel que soit le tourment qu'ils endurent, ne perdent jamais leur être. Je te le dis, ils demandent la mort, mais ils ne peuvent l'obtenir, parce qu'ils ne peuvent prendre l'être...... Le péché est donc plus puni depuis la Rédemption du Sang qu'il ne l'était auparavant, parce que les hommes ont plus reçu. Il ne semble pas qu'ils s'en aperçoivent et qu'ils aient conscience de leurs propres maux : ils se sont faits mes ennemis, à Moi qui les avaient réconciliés par le sang de mon Fils !" Sans commentaire ! Et pourtant nos Prêtres devraient nous commenter ces paroles chaque jour....
Nous devons donc craindre la
colère de DIEU.....
Et si la Miséricorde de DIEU est toujours accordée aux âmes sincèrement repentantes, soumises et aimantes, le Temps de la Miséricorde et de la Patience divines sur le Monde et les nations, sur la planète, lui, est bien terminé....... Et ce n'est plus la planète qu'il nous faut sauver aujourd'hui, mais les âmes !
Le
SEIGNEUR demande instamment
de prier pour les
âmes de tous ceux qui meurent chaque jour et vont mourir dans
toutes les
catastrophes et fléaux qui vont frapper maintenant de plus
en plus la planète et les nations....
Nous
sommes entrés maintenant dans la troisième et
dernière période
1: CREATION - 2: PASSION - 3: PUNITION
En 2007, le SEIGNEUR nous
dit : "Si vous saviez
comme
les
péchés de l'Eglise sont grands..."
et "Je
ne Me donne plus..... ou si peu !"
En fin 2007, le PERE nous dit : "La Terre où le Sang de Mon Fils n'est même pas respecté, est maintenant maudite !" Lire L'Eucharistie
En
juin 2008, le SEIGNEUR
nous dit : "Les
grands fléaux sont maintenant à la porte et ils
vont entrer..."
et en
avril 2009 : "Venez
à Moi les bénis de Mon Père..."
Actuellement la Très Sainte
Vierge est immensément triste devant l'égarement
et la perte de beaucoup d'âmes, et, en novembre 2008, Elle
nous
dit : "Si
vous saviez combien
d'âmes sont précipitées chaque
jour en Enfer..."
Avec
Elle, on ne peut
donc tous qu'être des catholiques très
tristes et compatissants car beaucoup d'âmes sont perdues et
déjà jugées.
cela
ne sert donc à rien
de gémir pour le juste châtiment de notre
planète maintenant maudite où tout va
s'anéantir, il nous faut
prier et nous humilier, c'est tout...
Le 30 octobre 2009,
je me trouvais dans une Abbaye
Bénédictine de France. A 7h00 je suis descendu
dans la crypte assister aux dix messes basses traditionnelles
simultanées dans les dix chapelles latérales.
Devant la beauté respectueuse de la Liturgie, la
grande ferveur des Officiants, l'amour de l'Eucharistie, l'émotion a été
telle que j'en ai pleuré. Alors le SEIGNEUR, très
nettement, m'a dit : "Tu vois, c'est à cause d'eux que j'ai
retardé, mais maintenant le péché de
la Terre est trop grand....."
La Passion et le Sang du Fils ont éteint la grande colère de DIEU sur l'humanité d'il y a deux mille ans, mais, malgré ce Sacrifice Divin, les hommes, depuis, continuent leurs offenses et, depuis le XXème siècle, de plus en plus ouvertement et avec des moyens de plus en plus puissants, rapides et planétaires. Actuellement, avec les progrès techniques accroissant abominablement la dégénérescence spirituelle et la puissance du démon, la colère du TOUT-PUISSANT est de nouveau à son comble. Et le Christ ne reviendra pas cette fois pour assumer un nouveau Sacrifice pour nous. S'il y a nouveau sacrifice pour Lui, puisqu'Il n'est qu'amour, c'est, par obéissance au Père, venir juger le monde maintenant et séparer les brebis des boucs, l'ivraie du bon grain, pour le bonheur ou le malheur, la récompense ou la punition des âmes (seule l'âme est importante). Oui, nous allons payer nos fautes et boire la coupe jusqu'à la lie. Mais les âmes des amoureux de DIEU, ceux qui l'aiment sincèrement dans la Plénitude de Sa Trinité, seront sauvés.....
La
"Passion Corporelle du CHRIST" selon le Dr
Pierre Barbet
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S'il est une légende ancrée dans
les esprits, c'est celle de la dureté de cœur des
chirurgiens : l'entraînement,
n'est-ce pas, émousse les sensations et cette accoutumance,
étayée par la
nécessité d'un mal pour un bien, nous constitue
dans un état de sereine
insensibilité. Ceci est faux. Si nous nous raidissons contre
l'émotion, qui ne
doit ni paraître, ni, même extérieure,
entraver l'acte chirurgical, comme le
boxeur, d'instinct, contracte l'épigastre où il
attend un coup de poing, la
pitié en nous reste toujours vivante et s'affine
même avec l'âge. Quand on
s'est penché pendant des années sur la souffrance
d'autrui, quand on y a goûté
soi-même on est certes plus près de la compassion
que de l'indifférence, parce
que l'on connaît mieux la douleur, parce qu'on en sait mieux
les causes et les
effets. Aussi, lorsqu'un
chirurgien a médité sur les souffrances de la
Passion, quand il en a décomposé
les temps et les circonstances physiologiques, quand il s'est
appliqué à
reconstituer méthodiquement toutes les étapes de
ce martyre d'une nuit et d'un
jour, il peut, mieux que le prédicateur le plus
éloquent, mieux que le plus
saint des ascètes (à part ceux qui en ont eu la
directe vision, et ils en sont
anéantis), compatir aux souffrances du
Christ. Je vous assure que c'est
abominable ; j'en suis venu pour ma part à ne plus oser y
penser. C'est lâcheté
sans aucun doute, mais j'estime qu'il faut avoir une vertu
héroïque ou ne pas
comprendre, qu'on doit être un saint ou un inconscient, pour
faire un Chemin de
Croix. Moi, je ne peux plus. Et c'est
pourtant ce Chemin de Croix qu'on me demande d'écrire; c'est
ce que je ne veux
pas refuser, parce que je suis sûr qu'il doit faire
du bien. O bone et
dulcissime Jesu, venez à mon aide. Vous qui les
avez supportées, faites que
je sache bien expliquer vos souffrances. Peut-être, en
m'efforçant de rester
objectif, en opposant à l'émotion mon «
insensibilité » chirurgicale, peut-être
pourrai-je arriver au bout. Lector amice, sub aliena
potestate constitutus
sum; si non possis portare modo, habe me excusatum. Si je
sanglote avant la
fin, hé bien, mon pauvre ami, fais comme moi sans honte ;
c'est simplement que
tu auras compris. Suis-moi donc: nous avons pour guides les Livres
sacrés et le
Saint Linceul, dont l'étude scientifique m'a
démontré l'authenticité (1). La Passion, au
vrai,
commence à la Nativité, puisque Jésus
dans Son omniscience divine, a toujours
su, vu et voulu les souffrances qui attendaient Son
humanité. Le premier sang
versé pour nous le fut à la Circoncision, huit
jours après Noël. On peut
déjà
imaginer ce que doit être pour un homme la
prévision exacte de son martyre.
En fait, c'est à Gethsémani
que va commencer l'holocauste Jésus, ayant fait manger aux
Siens Sa chair et
boire Son sang, les entraîne à la nuit dans ce
clos d'oliviers, dont ils ont
l'habitude. Il les laisse camper près de
l'entrée, emmène un peu plus loin Ses
trois intimes et s'en écarte à un jet de pierre,
pour se préparer en priant. Il
sait que son heure est venue. Lui-même a envoyé le
traître de Karioth : quod
facis, fac citius. Il a hâte d'en finir et Il le
veut. Mais comme Il a
revêtu, en s'incarnant, cette forme d'esclave qu'est notre
humanité, celle-ci
se révolte et c'est toute la tragédie d'une lutte
entre Sa Volonté et la
nature. « Coepit pavere et taedere ». Cette
coupe qu'il
lui faut boire, elle contient deux amertumes : Tout d'abord les
péchés des
hommes, qu'Il doit assumer, Lui le Juste, pour racheter Ses
frères et c'est
sans doute le plus dur ; une épreuve que nous ne pouvons pas
imaginer, parce
que les plus saints d'entre nous sont ceux qui le plus vivement sentent
leur
indignité et leur infamie. Peut-être comprenons
nous mieux la prévision, la
pré-dégustation des tortures physiques, qu'Il
subit
déjà en pensée ; pourtant nous
n'avons expérimenté que le frisson
rétrospectif des souffrances passées. C'est
quelque chose d'indicible. « Pater, si vis,
transfer calicem istum a me ;
verumtamen non mea voluntas sed tua fiat ». C'est
bien Son Humanité qui
parle... et qui Se soumet, car Sa Divinité sait ce qu'Elle
veut de toute
éternité ; l'Homme est dans une impasse. Ses
trois fidèles sont endormis, «
prae tristitia », dit saint Luc. Pauvres hommes !
La lutte est
épouvantable; un ange vient Le réconforter, mais
en même temps, semble-t-il,
recevoir son acceptation. « Et factus in agonia,
prolixius orabat. Et factus
est sudor ejus sicut guttae sanguinis decurrentis in terram ».
C'est la
sueur de sang, que certains exégètes
rationalistes, subodorant quelque miracle,
ont traitée de symbolique. Il est curieux de constater que
de bêtises ces
matérialistes modernes peuvent dire en matière
scientifique. Remarquons que le
seul évangéliste qui rapporte le fait est un
médecin. Et notre vénéré
confrère
Luc, medicus carissimus, le fait avec la
précision, la concision d'un
bon clinicien. L'hémathidrose est un
phénomène très rare mais bien
décrit. Elle se produit, comme l'écrit le Docteur
Bec, "dans des
conditions tout à fait spéciales : une grande
débilité physique, accompagnée
d'un ébranlement moral, suite d'une émotion
profonde, d'une grande peur" (2)
(et cœpitpavere et taedere). La frayeur,
l'épouvante sont ici au maximum
et l'ébranlement moral. C'est ce que Luc exprime par «
agonia », qui en
grec, signifie lutte et anxiété. « Et
Sa sueur devint comme des gouttes de sang
roulant jusque par terre. »
A quoi bon expliquer
le phénomène ? Une vasodilatation intense des
capillaires sous-cutanés, qui se
rompent au contact des culs de sacs de millions de glandes sudoripares.
Le sang
se mêle à la sueur ; et c'est ce
mélange qui perle et se rassemble et coule sur
tout le corps, en quantité suffisante pour tomber sur le
sol. Notez que cette
hémorragie microscopique se produit dans toute la peau, qui
est déjà ainsi
lésée dans son ensemble, en quelque sorte
endolorie, attendrie, pour tous les
coups futurs. Mais passons. Voici
Judas et les valets du
temple, armés de glaives et de bâtons ; ils ont
des lanternes et des cordes.
Comme le procès criminel doit être jugé
par le procurateur, ils ont obtenu un
peloton de la cohorte romaine ; le tribun de l'Antonia les accompagne,
afin
d'assurer l'ordre. Le tour des Romains n'est pas encore venu ; ils sont
là
derrière ces fanatiques, distants et méprisants.
Jésus se met en avant; un mot
de Lui suffit à renverser Ses agresseurs,
dernière manifestation de Son
pouvoir, avant qu'Il s'abandonne à la Volonté
divine. Le brave Pierre en a
profité pour amputer l’oreille de Malchus et,
miracle dernier, Jésus l'a
ressoudée.
Mais la bande
hurlante s'est ressaisie, a garrotté le Christ ; elle
L'emmène, sans aménité, on
peut le croire, laissant filer les comparses. C'est l'abandon, tout au
moins
apparent. Jésus sait bien que Pierre et Jean Le suivent «
a longe » et
que Marc n'échappera à l'arrestation qu'en
s'enfuyant tout nu, laissant aux
gardes le drap qui l'enveloppait.
Mais les voici
devant Caïphe et le sanhédrin. Nous sommes en
pleine nuit, il ne peut s'agir
que d'une instruction préalable. Jésus refuse de
répondre : Sa doctrine, Il l'a
prêchée ouvertement. Caïphe est
désorienté, furieux et l'un de ses gardes,
traduisant ce dépit, lance un grand coup dans la figure du
prévenu : « sic
respondes pontifici ! »
Ceci n'est rien ; Il
faut attendre le matin, pour une audition de témoins.
Jésus est entraîné hors
de la salle ; dans la cour, Il voit Pierre qui L'a renié par
trois fois et,
d'un regard, Il lui pardonne. On Le traîne dans quelque salle
basse et la
canaille des valets va s'en donner à cœur joie
contre ce faux prophète (dûment
garrotté) qui tout à l'heure encore les a
jetés à terre par on ne sait quelle
sorcellerie. On l'accable de gifles et de coups de poing, on Lui crache
au
visage, et, puisqu'aussi bien il n'y a pas moyen de dormir on va
s'amuser un
peu. Un voile sur Sa tête, et chacun y va de son coup; les
soufflets
retentissent et ces brutes ont la main lourde : «
Prophétise; dis-nous,
Christ, qui t'a frappé ». Son corps est
déjà tout endolori, Sa tête sonne
comme une cloche, des vertiges Le prennent... et Il se tait. D'un mot,
Il
pourrait les anéantir « et non aperuit
os suum ». Cette racaille finit
par se lasser et Jésus attend. Au petit jour,
deuxième audience, défilé lamentable
de faux témoins qui ne prouvent rien. Il
faut qu'Il se condamne Lui-même, en affirmant Sa filiation
divine et ce bas
histrion de Caïphe proclame le blasphème en
déchirant ses vêtements. Oh,
rassurez-vous ; ces bons Juifs prudents et peu portés
à la dépense ont une
fente toute préparée et
légèrement recousue, qui peut servir un grand
nombre de
fois. Il n'y a plus qu'à obtenir de Rome la condamnation
à mort qu'elle s'est
réservée dans ce pays de
protectorat. Jésus, déjà
harassé de
fatigue et tout moulu de coups, va être
traîné à l'autre bout de
Jérusalem,
dans la ville haute, à la tour Antonia, sorte de citadelle,
d'où la majesté
romaine assure l'ordre dans la cité trop effervescente
à son gré. La gloire de
Rome est représentée par un malheureux
fonctionnaire, petit romain de la classe
des chevaliers, parvenu trop heureux d'exercer ce commandement
difficile sur un
peuple fanatique, hostile et hypocrite, très soucieux de
garder sa place, coincé
entre les ordres impératifs de la métropole et
les menées sournoises de ces
Juifs souvent très bien en cour auprès des
Empereurs. En résumé, c'est un
pauvre homme. Il n'a qu'une religion, s'il en a une, celle de Divus
Caesar.
C'est le produit médiocre de la civilisation barbare, de la
culture
matérialiste. Mais comment trop lui en vouloir ? Il est ce
qu'on l'a fait ; la
vie d'un homme a pour lui peu de prix, surtout si ce n'est pas un
citoyen
romain. La pitié ne lui a pas été
enseignée et il ne connaît qu'un devoir :
maintenir l'ordre. (Ils se figurent à Rome que c'est commode
!) Tous ces Juifs
querelleurs, menteurs et superstitieux avec tous leurs tabous et leur
manie de
se laver pour rien, leur servilité et leur insolence et ces
lâches dénonciations
au Ministère contre un Administrateur colonial qui agit de
son mieux, tout cela
le dégoûte. Il les méprise... et il les
craint. Jésus, tout au
contraire (dans quel état pourtant paraît-Il
devant lui, couvert d'ecchymoses
et de crachats), Jésus lui en impose et lui est sympathique.
Il va faire tout
ce qu'il peut pour Le tirer des griffes de ces
énergumènes « et quaerebat
dimittere illum » : Jésus est
Galiléen ; passons-Le à cette vieille
canaille d'Hérode, qui joue les roitelets nègres
et se prend pour quelqu'un.
Mais Jésus méprise ce renard et ne lui
répond mot. - Le voici revenu, avec la
tourbe qui hurle et ces insupportables pharisiens qui piaillent sur un
ton
suraigu en agitant leurs barbiches. Odieux ces palabres! Qu'ils restent
dehors,
puisqu'aussi bien ils se croiraient souillés, rien
qu'à entrer dans un prétoire
romain. Pontius
interroge ce pauvre homme, qui l'intéresse. Et
Jésus ne le méprise pas. Il a
pitié de son ignorance invincible ; Il lui répond
avec douceur et tente même de
l'instruire. - Ah, s'il n'y avait que cette canaille qui hurle dehors,
une
bonne sortie de la cohorte ferait vite « cum gladio
» taire les plus
braillards et s'égailler les autres. Il n'y a pas si
longtemps que j'ai fait
massacrer dans le temple quelques Galiléens un peu trop
excités. Oui, mais ces
sanhédrites sournois commencent à insinuer que je
ne suis pas l'ami de César,
et avec ça il n'y a pas à plaisanter ? Et puis, mehercle;
que signifient
toutes ces histoires de Roi des Juifs, de Fils de Dieu et de Messie ?
Si Pilate
avait lu les Ecritures, peut-être serait-il un autre
Nicodème, car Nicodème
aussi est un lâche ; mais c'est la
lâcheté qui va rompre les digues. Cet homme
est bien un Juste : je le fais flageller (oh, logique romaine!)
peut-être que
ces brutes auront quelque pitié. Mais moi aussi je
suis un lâche ; car si je m'attarde à plaider pour
ce Quirite lamentable, ce
n'est que pour retarder ma douleur. « Tunc ergo
apprehendit Pilatus Jesum et
flagellavit ». Les soldats de garde
emmènent Jésus dans l'atrium du
prétoire et appellent à la rescousse toute la
cohorte ; les distractions sont rares dans ce pays d'occupation.
Pourtant le
Seigneur a souvent manifesté une spéciale
sympathie pour les militaires. Comme
Il a admiré la confiance et l'humilité de ce
centurion et son affectueuse
sollicitude pour son serviteur qu'Il a guéri ! (Rien ne
m'ôtera la conviction
que c'était l'ordonnance de ce lieutenant d'infanterie
coloniale.) Et tout à
l’heure, ce sera le centurion de garde au Calvaire qui, le
premier, proclamera
Sa divinité. La cohorte semble prise d'un délire
collectif, que Pilate n'a pas
prévu. Satan est là, qui leur souffle la
haine. Mais il suffit. Plus
de discours, rien que des coups et tâchons d'aller jusqu'au
bout. Ils Le
déshabillent et L'attachent tout nu à une colonne
de l'atrium. Les bras sont
tirés en l'air et les poignets liés en haut du
fût. La flagellation se
fait avec des lanières multiples, sur lesquelles sont
fixées, à quelque
distance de l'extrémité libre, deux balles de
plomb ou des osselets. (C'est du
moins à ce genre de flagrum que répondent les
stigmates du Saint Linceul). Le
nombre de coups est fixe à 39 par la loi
hébraïque. Mais les bourreaux sont des
légionnaires déchaînés ; ils
iront jusqu'aux limites de la syncope. En fait, les
traces du Linceul sont innombrables et presque toutes sur la face
postérieure ;
le devant du corps est contre la colonne. On les voit sur les
épaules, sur le
dos, les reins. Les coups de fouet descendent sur les cuisses, sur les
mollets
; et là, l'extrémité des
lanières, au delà des balles de plomb encercle le
membre et vient marquer son sillon jusque sur la face
antérieure.Les bourreaux sont
deux, un de chaque côté, de taille
inégale (tout ceci se déduit de
l'orientation des traces du Linceul). Ils frappent à coups
redoublés, avec un
grand ahan. Aux premiers coups, les lanières laissent de
longues traces
livides, de longs bleus d'ecchymose sous-cutanée.
Rappelez-vous que la
peau a été déjà
modifiée, endolorie par les millions de petites
hémorragies
intradermiques de la sueur de sang. Les balles de plomb marquent
davantage.
Puis, la peau, infiltrée de sang, attendrie, se fend sous de
nouveaux coups. Le
sang jaillit ; des lambeaux se détachent et pendent. Toute
la face postérieure
n'est plus qu'une surface rouge, sur laquelle se détachent
de grands sillons
marbrés ; et, çà et là,
partout, les plaies plus profondes dues aux balles de
plomb. Ce sont ces plaies en forme d'haltère (les deux
balles et la lanière
entre les deux) qui s'imprimeront sur le Linceul. A chaque
coup, le
corps tressaille d'un soubresaut douloureux. Mais Il n'a pas ouvert la
bouche
et ce mutisme redouble la rage satanique de Ses bourreaux. Ce n'est
plus la
froide exécution d'un ordre judiciaire ; c'est un
déchaînement de démons. Le
sang ruisselle des épaules jusqu'à terre (les
larges dalles en sont couvertes)
et s'éparpille en pluie, des fouets relevés,
jusque sur les rouges chlamydes
des spectateurs. Mais bientôt les forces du
supplicié défaillent ; une sueur
froide inonde Son front ; la tête Lui tourne d'un vertige
nauséeux ; des
frissons Lui courent le long de l'échine, Ses jambes se
dérobent sous Lui et,
s'Il n'était lié très haut par les
poignets, Il s'écroulerait dans la mare de
sang. - Son compte est bon, bien qu’on n'ait pas
compté. Après tout on n'a pas
reçu l'ordre de le tuer sous le fouet. Laissons-Le se
remettre ; on peut encore
s'amuser. Ah ce grand nigaud
prétend qu'il est roi, comme s'il en était sous
les aigles romaines, et roi des
Juifs encore, comble de ridicule ! Il a des ennuis avec ses sujets ;
qu'à cela
ne tienne, nous serons ses fidèles. Vite un manteau, un
sceptre. On l'a assis
sur une base de colonne (pas très solide la
Majesté !) Une vieille chlamyde de
légionnaire sur les épaules nues lui
confère la pourpre royale ; un gros roseau
dans sa main droite et ce serait tout à fait ça,
s'il n'y manquait une couronne
; quelque chose d'original ! (Dans dix-neuf siècles, elle Le
fera reconnaître,
cette couronne, qu'aucun crucifié n'a portée).
Dans un coin, un fagot de
bourrées, de ces arbrisseaux qui foisonnent dans les
buissons de la banlieue.
C'est souple et ça porte de longues épines,
beaucoup plus longues, plus aiguës
et plus dures que l'acacia. On en tresse avec précaution,
aïe, ça pique, une
espèce de fond de panier, qu'on Lui applique sur le
crâne. On en rabat les
bords et avec un bandeau de joncs tordus, on enserre la tête
entre la nuque et
le front. Les épines
pénètrent
dans le cuir chevelu et cela saigne. (Nous savons, nous chirurgiens,
combien
cela saigne, un cuir chevelu.) Déjà le
crâne est tout englué de caillots ; de
longs ruisseaux de sang ont coulé sur le front, sous le
bandeau de jonc, ont
inondé les longs cheveux tout emmêlés
et ont rempli la barbe.La comédie
d'adoration a commencé. Chacun tour, de rôle vient
fléchir le genou devant Lui,
avec une affreuse grimace, suivie d'un grand soufflet : «
Salut, roi des juifs!
» Mais Lui ne répond rien. Sa pauvre figure
ravagée et pâlie n'a pas un
mouvement. Ce n'est vraiment pas drôle!
Exaspérés, les fidèles sujets Lui
crachent au visage. « Tu ne sais pas tenir ton sceptre,
donne. » Et pan, un
grand coup sur le chapeau d'épines, qui s'enfonce un peu
plus ; et horions de
pleuvoir. Je ne me rappelle plus ; serait-ce un de ces
légionnaires, ou bien l'a-t-il
reçu des gens du sanhédrin ? Mais je vois
à présent qu'un grand coup de bâton
donné obliquement a laissé sur la joue une
horrible plaie contuse, et que Son
grand nez sémitique, si noble, est
déformé par une fracture de l'arête
cartilagineuse. Le sang coule de ses narines dans Ses moustaches.
Assez, mon
Dieu ! Mais voici que
revient Pilate, un peu inquiet du prisonnier : qu'en auront fait ces
brutes ?
Aïe, ils l'ont bien arrangé. Si les Juifs ne sont
pas contents ! Il va Le leur
montrer au balcon du prétoire, dans Sa tenue royale, tout
étonné lui-même de
ressentir quelque pitié, pour cette loque humaine. Mais il a
compté sans la
haine : « Tolle, crucifige ! » Ah les
démons ! Et l'argument terrible pour lui
: « Il s'est fait roi ; si tu l'absous, tu n'es pas l'ami de
César. » Alors, le
lâche s'abandonne et se lave les mains. Mais, comme
l'écrira saint Augustin, ce
n'est pas toi, Pilate, qui L'as tué, mais bien les Juifs,
avec leurs langues
acérées ; et en comparaison d'eux, tu es
toi-même beaucoup plus innocent. On lui
arrache la chlamyde, qui a déjà collé
à toutes Ses blessures. Le sang
recoule ; Il a un grand frisson. On lui remet Ses vêtements
qui se teintent de
rouge. La croix est prête, on la Lui charge sur les
épaules. Par quel
miracle d'énergie peut-Il rester debout sous ce fardeau? Ce
n'est en réalité,
pas toute la croix, mais seulement la grosse
poutre horizontale, le patibulum,qu'Il
doit porter jusqu'au Golgotha, mais cela pèse encore
près de 50 kilos. Le pieu
vertical, le stipe, est
déjà
planté au Calvaire.Et la marche
commence, pieds nus dans des rues au sol
raboteux semé de cailloux.
Les soldats tirent sur les cordes qui Le lient, soucieux de savoir s'Il
ira
jusqu'au bout. Deux larrons Le suivent en même
équipage. La route heureusement
n'est pas très longue, environ 600 mètres et la
colline du Calvaire est
presqu'en dehors de la porte d'Ephraïm. Mais le trajet est
très accidenté, même
à l'intérieur des remparts. Jésus,
péniblement, met un pied devant l'autre, et
souvent Il s'effondre. Il tombe sur les genoux qui ne sont
bientôt qu'une
plaie. Les soldats d'escorte Le relèvent, sans trop Le
brutaliser . ils sentent
qu'Il pourrait très bien mourir en
route.
Et toujours cette
poutre, en équilibre sur l'épaule, qui la
meurtrit de ses aspérités et qui
semble vouloir y pénétrer de force. Je sais ce
que c'est : j'ai coltiné jadis,
au 5e Génie, des traverses de chemin de fer, bien
rabotées, et je connais cette
sensation de pénétration dans une
épaule ferme et saine. Mais Lui, Son épaule
est couverte de plaies, qui se rouvrent et s'élargissent et
se creusent à
chaque pas. Il est épuisé. Sur Sa tunique sans
couture une tache énorme de sang
va toujours en s'élargissant et s'étend jusque
sur le dos. Il tombe encore et
cette fois de tout son long ; la poutre Lui échappe ;
va-t-Il pouvoir Se
relever ? Heureusement vient à passer un homme, retour des
champs, ce Simon de
Cyrène, qui tout comme ses fils Alexandre et Rufus, sera
bientôt un bon
chrétien. Les soldats le réquisitionnent pour
porter cette poutre ; il ne
demande pas mieux le brave homme ; oh, comme je le ferais bien ! Il n'y
a plus
finalement que la pente du Golgotha à gravir et,
péniblement, on arrive au
sommet. Jésus s'affaisse sur le sol et la
crucifixion commence.Oh, ce n'est pas
très compliqué les bourreaux savent leur
métier. Il faut d'abord Le mettre à
nu. Les vêtements de dessus c'est encore facile. Mais la
tunique, intimement,
est collée à Ses plaies, pour ainsi dire
à tout son corps et ce dépouillement
est simplement atroce. Avez-vous jamais enlevé un premier
pansement mis sur une
large plaie contuse et desséché sur elle ? Ou
avez-vous subi vous-même cette
épreuve qui nécessite parfois
l'anesthésie générale ? Si oui, vous
pouvez
savoir un peu de quoi il s'agit. Chaque fil de laine est
collé à la surface
dénudée, et, quand on le soulève, il
arrache une des innombrables terminaisons
nerveuses mises à nu dans la plaie. Ces milliers de chocs
douloureux
s'additionnent et se multiplient, chacun augmentant pour la suite la
sensibilité du système nerveux. Or, il ne s'agit
pas ici d'une lésion locale,
mais de presque toute la surface du corps, et surtout de ce dos
lamentable. Les
bourreaux pressés y vont rudement. Peut-être cela
vaut-il mieux, mais comment
cette douleur aiguë, atroce, n'entraîne-t-elle pas
la syncope ? Comme il est
évident que, d'un bout à l'autre, Il domine, Il
dirige Sa Passion. Le
sang ruisselle à nouveau. On L'étend
sur le dos. Lui a-t-on laissé l'étroite ceinture
que la pudeur des juifs
conserve aux suppliciés ? J’avoue que je ne sais
plus : cela a si peu
d'importance ; dans tous les cas, en Son Linceul, Il sera nu.
Les plaies
de son dos, des cuisses et des mollets s'incrustent de
poussière et de
menus graviers. On l'a mis au pied du stipe, les
épaules couchées sur le
patibulum. Les bourreaux prennent les mesures. Un coup de
tarière, pour
amorcer les trous des clous, et l'horrible chose commence. Un
aide allonge l’un
des bras, la paume en haut. Le bourreau prend son clou (un long clou
pointu et
carré, qui, près de sa grosse tête, est
large de huit millimètres), il le pique
sur le poignet, dans ce pli antérieur, qu'il
connaît d'expérience. Un seul coup
de son gros marteau : le clou est déjà
fiché dans le bois, où quelques panpans
énergiques le fixent solidement. Jésus
n'a pas crié,
mais Son visage horriblement s'est contracté. Mais, surtout,
j'ai vu au même
instant Son pouce, d'un mouvement violent, impérieux, se
mettre en opposition
dans la paume : Son nerf médian a
été touché. Mais, alors, je
ressens ce
qu'Il a éprouvé : une douleur indicible,
fulgurante, qui s'est éparpillée dans
Ses doigts, a jailli, comme un trait de feu, jusqu'à Son
épaule et éclaté dans
Son cerveau. C'est la douleur la plus insupportable qu'un homme puisse
éprouver, celle que donne la blessure des gros troncs
nerveux. Presque toujours
elle entraîne la syncope et c'est heureux. Jésus
n'a pas voulu perdre Sa
connaissance. Encore, si le nerf était
entièrement coupé. Mais non, j'en ai
l'expérience, il n'est que partiellement détruit
; la plaie du tronc nerveux
reste en contact avec ce clou, et sur lui, tout à l'heure,
quand le corps sera
suspendu, il sera fortement tendu comme une corde à violon
sur son chevalet. Et
il vibrera à chaque secousse, à chaque mouvement,
réveillant la douleur horrible.
Il en a pour trois heures. L'autre bras est
tiré par l'aide ; les mêmes gestes se
répètent, et les mêmes douleurs. Mais
cette fois, songez-y bien, Il sait ce qui l'attend. Il est maintenant
fixé sur
le patibulum, qu'Il suit étroitement des deux
épaules et des deux bras. Il a
déjà forme de croix comme Il est
grand ! Allons, debout ! Le
bourreau et son aide empoignent les bouts de la poutre et redressent le
condamné, assis d'abord et puis debout et puis, Le reculant,
L'adossent au
poteau. Mais c'est, hélas, en tiraillant sur Ses deux mains
clouées (Oh, Ses
médians!) D'un grand effort, à bout de bras, mais
le stipe n'est pas très
haut, rapidement, car c'est bien lourd, ils accrochent d'un geste
adroit le
patibulum en haut du stipes. A son sommet, deux clous fixent le titulus
trilingue. Le corps tirant sur
les bras, qui s'allongent obliques, s'est un peu affaissé.
Les épaules blessées
par les fouets et par le portement de croix ont raclé
douloureusement le rude
bois. La nuque, qui dominait le patibulum, l'a heurté en
passant, pour
s'arrêter en haut du pieu. Les pointes
acérées du grand chapeau d'épines ont
déchiré le crâne encore plus profond.
Sa pauvre tête penche en avant, car
l'épaisseur de Sa couronne l'empêche de reposer
sur le bois; et chaque fois
qu'Il la redresse, Il en réveille les
piqûres. Le corps, pendant,
n'est soutenu que par les clous plantés dans les deux carpes
(oh, les
médians!). Il pourrait tenir sans rien d'autre. Le corps ne
se déplace pas en
avant. Mais la règle est de fixer les pieds. Pour ce, pas
besoin de console ;
on fléchit les genoux, et l'on étend les pieds
à plat sur le bois du stipe.
Pourquoi, puisque c'est inutile, donner à faire au
charpentier ? Ce n'est
certes pas pour soulager la peine du crucifié. Le pied
gauche à plat sur la
croix. D'un seul coup (le marteau, le clou s'enfonce en son milieu
(entre les
deuxième et troisième métatarsiens).
L'aide fléchit aussi l'autre genou et le
bourreau ramenant le pied gauche devant le droit que l'aide tient
à plat, d'un
second coup, au même endroit, il perfore ce pied. Tout cela
est facile, et puis
à grands ahans, le clou est poussé dans le bois.
Ici, merci mon Dieu, rien
qu'une douleur bien banale, mais le supplice à peine a
commencé. A deux hommes,
tout le travail n'a guère duré plus de deux
minutes et les plaies ont fort peu
saigné. On s'affaire alors auprès des deux
larrons ; pour ceux-là des cordes
suffisent, et les trois gibets sont garnis face à la ville
déicide.
N'écoutons pas tous
ces Juifs triomphants, qui insultent à Sa douleur. Il leur a
déjà pardonné, car
ils ne savent ce qu'ils font. Jésus, d'abord, s'est
affaissé. Après tant de
tortures, pour un corps épuisé, cette
immobilité semble presque un repos,
coïncidant avec une baisse de Son tonus vital. Mais Il
a soif. Oh, il ne
l'a pas encore dit ; avant de se coucher sur la poutre, Il a
refusé la potion
analgésique, vin mêlé de myrrhe et de
fiel, que préparent les charitables
femmes de Jérusalem. Sa souffrance Il la veut
entière ; Il sait qu'Il la
dominera. Il a soif. Oui, « Adhaesit lingua mea
faucibus meis ». Il n'a
rien bu ni rien mangé depuis hier au soir. Il est midi. Sa
sueur de Gethsémani,
toutes Ses fatigues, la grosse hémorragie du
prétoire et les autres et même ce
peu qui coule de ses plaies, tout cela Lui a soustrait une bonne partie
de Sa
masse sanguine. Il a soif. Ses traits sont tirés, Sa figure
hâve est sillonnée
de sang qui se coagule partout. Sa bouche est entr'ouverte et Sa
lèvre
inférieure déjà commence à
pendre ? Un peu de salive coule dans Sa barbe,
mêlée
au sang issu de Son nez écrasé. Sa gorge est
sèche et embrasée, mais Il ne peut
plus déglutir. Il a soif. Dans cette face
tuméfiée, toute sanglante et
déformée, comment pourrait-on
reconnaître le plus beau des enfants des hommes ?
« Vermis sum et non homo ». Elle
serait affreuse, si l'on n'y voyait pas
malgré tout resplendir la majesté sereine du Dieu
qui veut sauver Ses frères.
Il a soif. Et tout à l'heure Il le dira, pour accomplir les
Ecritures. Et un
grand benêt de soldat, voilant sa compassion sous une
raillerie, imbibant une
éponge de sa posca acidulée, acetum,
disent les Evangiles, la Lui tendra
au bout d'un roseau. En boira-t-il seulement une goutte ? On a dit que
le fait
de boire détermine chez ces pauvres suppliciés
une syncope mortelle. Comment,
après avoir reçu l'éponge, pourra-t-il
donc parler encore deux ou trois fois ?
Non, non, Il mourra à Son heure. Il a soif. Et cela
vient de
commencer. Mais, au bout d'un moment, un
phénomène étrange se produit. Les
muscles de Ses bras se raidissent d'eux-mêmes, en une
contracture, qui va
s'accentuant ; Ses deltoïdes, Ses biceps sont tendus et
saillants, Ses doigts
s'incurvent en crochets. Des Crampes ! Vous avez
tous, peu ou prou,
senti cette douleur progressive et aiguë, dans un mollet,
entre deux côtes, un
peu partout. Il faut, toute affaire cessante, détendre en
l'allongeant ce
muscle contracté. Mais regardons ! Voici maintenant aux
cuisses et aux jambes
les mêmes saillies monstrueuses, rigides, et les orteils qui
se recourbent. On
dirait un blessé atteint de tétanos, en proie
à ces horribles crises, que l'on
ne peut pas oublier. C'est ce que nous appelons la
tétanie, quand les
crampes se généralisent ; et voici que c'est
fait. Les muscles du ventre se
raidissent en vagues figées ; puis les intercostaux, puis
les muscles du cou et
les muscles respiratoires. Son souffle peu à peu est devenu
plus court,
superficiel. Ses côtes, déjà
soulevées par la traction des bras, se sont encore
surélevées ; l'épigastre se creuse et
aussi les salières au-dessus des
clavicules. L'air entre en sifflant mais ne sort presque plus. Il
respire tout
en haut, inspire un peu, ne peut plus expirer. Il a soif d'air. (C'est
comme un
emphysémateux en pleine crise d'asthme.) Sa figure
pâle a peu à peu rougi ;
elle a passé au violet pourpre et puis au bleu. Il
asphyxie. Ses poumons
gorgés d'air ne peuvent plus se vider. Son front est couvert
de sueur, Ses yeux
exorbités chavirent. Quelle atroce douleur doit marteler son
crâne ! Il va
mourir. Eh bien, tant mieux. N'a-t-Il donc pas assez
souffert ? Mais non, son heure
n'est pas venue. Ni la soif ni l'hémorragie, ni l'asphyxie,
ni la douleur
n'auront raison du Dieu Sauveur et s'Il meurt avec ces
symptômes, Il ne mourra
vraiment que parce qu'Il le veut bien, « habens in
potestate ponere animam
suam et recipere eam ». Et c'est ainsi qu'Il
ressuscitera. Alléluia ! Que se passe-t-il
donc ? Lentement, d'un effort surhumain, Il a pris point d'appui sur le
clou de
Ses pieds, oui, sur Ses plaies. Les cous-de-pied et les genoux
s'étendent peu à
peu et le corps, par à-coups remonte, soulageant la traction
des bras (cette
traction qui était de plus de 90 kilos sur chaque main.)
Alors, voici que de
lui-même, le phénomène diminue, la
tétanie régresse, les muscles se
détendent,
tout au moins ceux de la poitrine. La respiration devient plus ample et
redescend, les poumons se dégorgent et bientôt la
figure a repris sa pâleur
d'avant. Pourquoi tout cet
effort ? C'est qu'Il veut nous parler « Pater
dimitte illis ». Oh oui,
qu'Il nous pardonne, à nous qui sommes ses bourreaux. Mais
au bout d'un
instant, Son corps commence à redescendre... et la
tétanie va reprendre. Et
chaque fois qu'Il parlera (nous avons retenu au moins sept de ses
phrases) et
chaque fois qu'Il voudra respirer, il Lui faudra se redresser, pour
retrouver
Son souffle, en se tenant debout sur le clou de Ses pieds. Et chaque
mouvement
retentit dans Ses mains, en douleurs indicibles (oh, Ses
médians!) C'est
l'asphyxie périodique du malheureux qu'on
étrangle et qu'on laisse reprendre
vie, pour l'étouffer en plusieurs fois. A cette asphyxie Il
ne peut échapper,
pour un moment, qu'au prix de souffrances atroces et par un acte
volontaire. Et
cela va durer trois heures. Mais mourez donc, mon Dieu !
Je suis là au pied
de la croix, avec Sa Mère et Jean et les femmes qui Le
servaient. Le centurion,
un peu à part, observe avec une attention
déjà respectueuse. Entre deux
asphyxies, Il se dresse et Il parle : « Fils, voici votre
Mère ». Oh oui, chère
Maman, qui depuis ce jour-là nous avez adoptés
! Un peu plus tard ce pauvre
bougre de larron s'est fait ouvrir le paradis. Mais, quand donc
mourrez-vous,
Seigneur ! Je sais bien, Pâques
vous attend et votre corps ne pourrira pas, comme les nôtres.
Il est écrit: «
Non dabis sanctum luum videre corruptionem ». Mais,
mon pauvre Jésus
(excusez le chirurgien), toutes vos plaies sont infectées ;
elles le seraient
d'ailleurs à moins. Je vois distinctement sur elles suinter
une lymphe blonde,
et transparente, qui se collecte au point déclive en une
croutelle cireuse. Sur
les plus anciennes déjà des fausses membranes se
forment, qui sécrètent un
seropus. Il est écrit aussi : «
Putruerunt et corruptae sunt cicatrices meae
». Un essaim de mouches
affreuses, de grosses mouches vert et bleu, comme on en voit aux
abattoirs et
aux charniers, tourbillonne autour de Son corps ; et brusquement elles
s'abattent sur l'une ou l'autre plaie, pour en pomper le suc et y
pondre leurs
œufs. Elles s'acharnent au visage ; impossible de les
chasser. Par bonheur, depuis
un moment le ciel s'est obscurci, le soleil s'est caché ; il
fait soudain très
froid. Et ces filles de Béelzéboul ont peu
à peu quitté la place.
Bientôt
trois heures. Enfin! Jésus lutte toujours. De temps en
temps, Il se redresse.
Toutes Ses douleurs,
Sa soif, Ses crampes,
l'asphyxie et les vibrations de Ses deux nerfs médians ne
Lui ont pas arraché
une plainte. Mais, si
Ses amis sont bien là, Son Père, et c'est
l'ultime épreuve, Son Père semble
l'avoir abandonné. « Eli,
Eli,lammasabachtani ? » Il sait
maintenant qu'Il s'en va. Il crie «
Consumatum est ».
La coupe est vide, la tâche est faite. Puis, de nouveau se
redressant et comme
pour nous faire entendre qu'Il meurt de par Sa volonté «
iterum clamans voce
magna » : Mon Père, dit-Il, je remets
mon âme entre Vos mains (habens in
potestate ponere animam suam). Il est mort quand Il l'a
voulu. Et qu'on ne
me parle plus de théories physiologiques!
« Laudato si
Missignore per sora nostra morte corporale ! » Oh
oui, Seigneur, soyez
loué, pour avoir bien voulu mourir. Car nous n'en pouvions
plus. Maintenant
tout est bien. Dans un dernier soupir, Votre Tête vers moi,
lentement, s'est
penchée, droit devant Vous, Votre menton sur le sternum. Je
vois à présent bien
en face Votre visage détendu,
rasséréné, que malgré tant
d'affreux stigmates
illumine la majesté très douce de Dieu qui est
toujours là. Je me suis affalé à
genoux devant Vous, baisant Vos pieds troués, où
le sang coule encore, en se
coagulant vers les pointes. La rigidité
cadavérique Vous a saisi brutalement,
comme le cerf forcé à la course. Vos jambes sont
dures comme l'acier... et
brûlantes. Quelle température inouïe Vous
a donné cette tétanie?
La terre a tremblé;
que m'importe ? et le soleil s'est éclipsé.
Joseph est allé réclamer Votre
corps à Pilate, qui ne le refusera pas. Il hait ces Juifs,
qui l'ont forcé à
Vous tuer ; cet écriteau sur Votre Tête proclame
bien haut sa rancune « Jésus,
roi des Juifs », et crucifié comme un esclave ! Le
centurion est allé faire son
rapport, après Vous avoir, le brave homme,
proclamé le vrai Fils de Dieu. Nous
allons Vous descendre et ce sera facile, une fois les pieds
décloués. Joseph et
Nicodème décrocheront la poutre du stipe. Jean
Votre bien aimé Vous portera
les pieds ; à deux autres, avec un drap tordu en corde nous
soutiendrons Vos
reins. Le linceul est prêt, sur la pierre ici tout
près, face au sépulcre ; et
là, tout à loisir, on déclouera Vos
mains. Mais qui vient là ? Ah oui, les Juifs
ont dû demander à Pilate qu'on
débarrasse la colline de ces gibets qui
offensent la vue et souilleraient la fête de demain. Race de
vipères qui
filtrez le moucheron et déglutissez le chameau ! Des soldats
brisent à grands
coups de barre de fer les cuisses des larrons. Ils pendent maintenant
lamentablement et, comme ils ne peuvent plus se soulever sur les cordes
des
jambes, la tétanie et l'asphyxie les auront
bientôt achevés. Mais rien à
faire
ici pour vous! « Os non comminuetis ex eo
». Laissez-nous donc en paix ;
ne voyez-vous pas qu'Il est mort ? - Sans doute, disent-ils. Mais
quelle
idée a
pris l'un d'eux ? D'un geste tragique et précis, il a
levé la hampe de sa lance
et, d'un seul coup oblique au côté droit, il
l'enfonce profondément. Oh
pourquoi ? « Et aussitôt, de la plaie est
sorti du sang et de l'eau ».
Jean l'a bien vu et moi aussi, et nous ne saurions mentir : un large
flot de
sang liquide et noir, qui a jailli sur le soldat et peu à
peu coule en bavant
sur la poitrine, en se coagulant par couches successives. Mais, en
même temps,
surtout visible sur les bords, a coulé un liquide clair et
limpide comme de
l'eau. Voyons, la plaie est au-dessous et en dehors du mamelon (5e
espace), le coup oblique. C'est donc le sang de l'oreillette et l'eau
sort de
Son péricarde. Mais alors, mon pauvre Jésus,
Votre cœur était tout, cette
douleur angoissante et cruelle du cœur serré dans
un étau.
N'était-ce pas assez
de ce que nous voyions ? Est-ce pour que nous le sachions que cet homme
a commis
son agression bizarre ? Peut-être aussi les Juifs
auraient-ils prétendu que
Vous n'étiez pas mort mais évanoui ; Votre
résurrection demandait donc ce
témoignage. Merci, soldat, merci, Longin ; tu mourras un
jour
en martyr
chrétien.
Et ; maintenant,
lecteur, remercions Dieu, qui m'a donne la force d'écrire
cela jusqu'au bout ;
non pas sans larmes ! Toutes ces douleurs effroyables, que nous avons
vécues en
Lui, Il les a toute sa vie prévues,
préméditées, voulues, dans Son Amour
pour
racheter toutes nos fautes. « Oblatus est quia ipse
voluit ». Il a
dirigé toute Sa Passion, sans éviter une torture
; en acceptant les
conséquences physiologiques, mais sans être
dominé par elles Il est mort quand
et comme et parce qu'Il l'a voulu.
Jésus est en agonie
jusqu'à la fin des temps. Il est juste, il est bon de
souffrir avec Lui et de
Le remercier, quand Il nous envoie la douleur, de nous associer
à la Sienne. Il
nous faut achever, comme l'écrit Saint Paul, ce qui manque
à la Passion du
Christ, et, avec Marie, Sa Mère et notre Mère,
accepter joyeusement,
fraternellement notre Compassion.
O
Jésus, qui n'avez
pas eu pitié de Vous-même, qui êtes
Dieu, ayez pitié de moi qui suis un
pécheur.
Laus
Christo. Circoncision
1940.
Docteur Pierre BARBET, Chirurgien de
l'Hôpital Saint-Joseph de Paris.
1 Voir : Les cinq plaies du Christ, Etude
anatomique et
expérimentale, par le Docteur
Pierre Barbet.
Procure du Carmel de l'Action de
gràce, 85, rue des Saints-Pères. PARIS (VII.).
2 Docteur Le Bec « Le supplice de la
croix ».
Etude
physiologique de la Passion, déjà
ancienne, où mon ancien collègue de Saint-Joseph
a fait preuve d'une prescience
étonnante. Mes expériences ont
confirmé et précisé la plupart de ses
vues. A ce
que J'ai apporté de nouveau, il à
donné une adhésion enthousiaste, qui m'est
précieuse.
La Passion et le Sang du Fils ont éteint la grande colère de DIEU sur l'humanité d'il y a deux mille ans, mais, malgré ce Sacrifice Divin, les hommes, depuis, continuent leurs offenses et depuis le XXème siècle de plus en plus ouvertement et avec des moyens de plus en plus puissants, rapides et planétaires. Actuellement, avec les progrès techniques accroissant abominablement la dégénérescence spirituelle et la puissance de la rebellion des hommes à l'encontre de leur Créateur, la colère du TOUT-PUISSANT est de nouveau à son comble. Et le Christ ne reviendra pas cette fois pour assumer un nouveau Sacrifice pour nous. S'il y a nouveau sacrifice pour Lui, puisqu'Il n'est qu'amour, c'est, par obéissance au Père, venir juger le monde maintenant et séparer les brebis des boucs, l'ivraie du bon grain, pour le bonheur ou le malheur, la récompense ou la punition des âmes (seule l'âme est importante). Oui, nous allons payer nos fautes et boire la coupe jusqu'à la lie. Mais les âmes des amoureux de DIEU, ceux qui l'aiment sincèrement dans la Plénitude de Sa Trinité sans offenser Son Corps et Son Sang, seront sauvées.....
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internet on trouve de nombreux sites pour
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entièrement toutes les visions de la Bienheureuse Religieuse
Anne
Catherine Emmerich, mais si vous préférez lire
tranquillement en méditant et confortablement
installé, alors prenez un bon livre. Vous pouvez vous le
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Pierre TÉQUI à 75006 Paris, 82 rue
Bonaparte.
Toutes les pages concernant la Passion
Sueur de Sang - Flagellation - Crucifixion - Mort de JESUS - Descente de la Croix
Descente aux enfers et Résurrection de JESUS - La terrible Passion corporelle de JESUS