Habiter ou s' abriter ? ...Votre façon et vos goûts personnels guident l' architecte ...
L’Architecture
est un système de communication permettant d'exprimer sur le sol
et l’espace: - les significations, -les valeurs ainsi que les
modes de vie.
Chacun a son propre mode de vie. Souvent, le confort et les exigences
tant administratives que techniques sont occultés. Au
Sénégal, par exemple, les désirs et le programme
d’un projet, surtout d’habitat, se résument à
la conception d’un maximum de chambres. S’abriter est
primordial dans ce cas.
Effectivement, l’un des besoins fondamentaux de tous les
êtres humains est de trouver un abri pour se protéger.
S’agit-il uniquement de se protéger?
Pourquoi aménagent-ils leurs habitats dans les arbres (voir images) ?


Pourquoi pratiquent-ils Le Feng Shui? Cet art qui est une recherche
d’harmonie avec l’univers ou une meilleure exploitation des
forces inhérentes à la nature (l’eau, le feu, le
vent)
Concevoir et
Bâtir un projet, ne visent pas uniquement l’érection
de fondations et de murs.. C’est prendre le soin
d’aménager, de protéger, de qualifier. C’est
la création d’un lieu d’habitation en favorisant les
gestes d’appropriation, de soins, de personnalisation. La
transformation des mentalités, l’évolution des
modes, des matériaux, des équipements et mobiliers et la
nouvelle technologie, sont autant de contraintes et avantages pour
l’acte de bâtir.
L’Architecte a deux protagonistes à convaincre dans sa
création : l’Etat par rapport à la
réglementation et le maître d’ouvrage ( le client )
par rapport au coût financier. Et L’architecture
n’est pas la reproduction d’une façade ou de plans
réalisés par autrui, sans au préalable
connaître les aspirations, les modes et rythmes de vie des
occupants du bâti.
Faisons appel
aux vrais professionnels du BTP pour la création et
l’amélioration de notre cadre de vie.
FORUM : DEVELOPPEMENT URBAIN:

QUAND LA CHEVRE EST LA, ON NE BELE PAS A SA PLACE (Amadou Hampathe Ba)
Agissons ensemble pour améliorer notre cadre de vie
Nous vous souhaitons la bienvenue sur ce forum, n'hésitez pas à vous y exprimer librement !
- Effondrement d' immeubles ?
- Quel avenir, nous réservent nos villes?
- Dakar étouffe, Créer des grandes avenues (ou percées)?
- Projet d'une nouvelle capitale au Sénégal?
Articles de la presse:
A LA DECOUVERTE DU METIER D’ARCHITECTE
Pas de simples dessinateurs !
Source La gazette (Sénégal) mercredi 06 mai 2009 :
De
l’ignorance de leur rôle à la négligence de
leur savoir-faire, les architectes restent les parents pauvres dans un
secteur immobilier miné par l’informel, l’anarchie
et la débrouille.
Dakar est méconnaissable. Notre paysage urbain apparait comme
une jungle de bétons sans âme et sans esthétique.
En effet, la ville est totalement défigurée et
l’anarchie règne en maître absolu en termes
d’occupation de l’espace. Les quartiers sont
littéralement cernés de champs de grues qui repoussent
à l’infini les limites des lotissements des banlieues.
Face à la poussée démographique et
l’augmentation du besoin en logement, il est aisé de
constater un changement rapide du visage de la ville.
Cette transformation va-t-elle dans le sens de nos aspirations et de
nos ambitions ? « L’anarchie liée à
l’occupation de l’espace heurte n’importe quelle
sensibilité et, tout esprit critique est choqué de voir
ce cadre de vie évoluer de cette façon »
estime M. Mamadou Berthé architecte et ancien
président de l’Ordre des Architectes du
Sénégal (ODAS).
Pour bon nombre de Sénégalais, l’architecture est
peu ou mal connue. « L’architecte n’est
considéré que comme un simple dessinateur ».
Selon M. Berthé « Il est un prescripteur qui
agit dans un cadre bien défini avec des normes et des
règles. Son rôle est d’offrir un cadre de vie
décent, harmonieux et valorisant. Faire en sorte qu’un
petit budget permette une production architecturale de
qualité ». Mais avec un espace territorial
limité et le coût extrêmement lourd du foncier, il
devient de plus en plus difficile de trouver une adéquation
entre l’offre et la demande. Ce qui pousse les populations
à construire en hauteur. Cette densification et cette
surélévation influent sur le mode de vie à telle
enseigne qu’on ne s’y retrouve plus. Selon
M. Berthé « la construction n’a de sens
que quand elle s’inscrit dans une perspective
historique ». Entre les années 75 à 80 le
président Senghor voulait une esthétique architecturale
négro-africaine d’inspiration soudano-sahélienne
pour donner un cadre différent de celui de l’Europe. Mais
cette inspiration a tourné au pastiche et s’est
très vite estompée. « Nous n’avons pas
répondu aux attentes de Senghor qui voulait que
l’architecture se fonde sur quelque chose de plus
conséquent en termes de valeur et de réalité
culturelles » se désole l’architecte. Les
marques, les plus visibles de cette altération de la ville se
traduisent par une perte d’identité culturelle de nos
cités et une gestion de l’espace mal adaptée aux
besoins et modes de vie des communautés. Le recours à
l’architecte est encore dans un état de torpeur parce que
pour tous les projets de moins de 30 millions FCFA, la loi
n’exige pas de solliciter le conseil d’un architecte.
C’est ainsi qu’on assiste à toutes sortes
d’astuces pour ne pas s’acquitter des honoraires d’un
architecte. D’ailleurs, dans le montage de certains grands
projets, les entrepreneurs s’arrangent pour que le budget
n’excède pas la somme des 30 millions FCFA proposée
par la loi. Juste pour échapper à la rigueur des textes. (lire la suite)
COLLOQUES / RESOLUTIONS :
L’UNION DES ARCHITECTES D’AFRIQUE: ARCHITECTURE ET SOCIETE :
Des
échanges pour une renaissance de l'architecture en Afrique.
Voilà pour un secteur miné par l'improvisation,
l'anarchie et la débrouille, telle qu'on pourrait résumer
l'enjeu principal de la tenue du Conseil des architectes d'Afrique
à Dakar. Comme pour poser les bases futures d'un
véritable cadre de dialogue au niveau africain, les architectes
d'Afrique se sont donné rendez-vous à Dakar, du 9 au 12
février 2005, avec l'ambition de débattre d'un
thème peu commode sous les tropiques, « Architecture et
société. » (lire la suite)
PROPOSITION DE CHARTE MONDIALE DU DROIT A LA VILLE
FORUM SOCIAL DES AMERIQUES - QUITO - JUILLET 2004
ARTICLE I. DROIT À LA VILLE
1. Toute
personne a droit à la ville sans discrimination,
conformément aux principes et aux normes établis par
cette Charte. Tous ont droit au plein usufruit de la ville, dans le
respect de la diversité et sans discrimination de revenus, de
sexe, d'âge, d'origine raciale ou ethnique ou d'opinion politique
et d'orientation religieuse, et la préservation de la
mémoire et de l'identité culturelle. (lire la suite)
ARCHITECTURE AU SENEGAL
Article 1er :
La
qualité de L’Architecture est d'utilité et
d'intêret publics sur l' ensemble du territoire national
Textes
législatifs et réglementaires du Sénégal -/
La Loi n° 78-44 du 6 juillet 1978
-/ Le Décret n° 83-209 du 10 mars 1983
-/ Le Contrat-type de travaux privés
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