La nuit du clephte

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Au cri des mots qui fuient la rose, je désœuvre
Spectacle toujours morose, fausse manœuvre
Comme foudre dans l'écume, les présomptions
Mélange d'amertume en mes affections.
 
Aux temps d'épreuves erre du signe de foi
Quand désirs de veuve illuminent ma croix
Du règne de nos folles emprises des âmes
Aux jeunes corolles en vice qui réclament.
 
J'entends ces pleurs noyés dans ma triste pensée
Et toi fluette crève-cœur, bien chagrinée
Tu imagines tes lendemains aux instances
Des proses en regain pour un cœur en souffrance.
 
La brasière incandescente te ardre
Prosodie décadente au voile se farde
Et la plume corruptible suivra ta voix
De l'osé détail nuisible à l'effroi.
 
Ô que je te veux par cette nuit du clephte
Que chante sur le mont désuni en son faîte
L'esprit dans sa course, au mystère d'ailleurs
Rafraîchir par la source l'univers fadeur.
 
Artal (févr.-06)..

 

J'aventure ma destinée
Par la plume et sa trainée.
G.Hartalrich (Artal)

 

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Copyright © février 2006.Gérard HARTALRICH (Artal)