|
|
- Au cri des mots qui fuient la
rose, je désœuvre
- Spectacle toujours morose,
fausse manœuvre
- Comme foudre dans
l'écume, les présomptions
- Mélange d'amertume en
mes affections.
-
- Aux temps d'épreuves
erre du signe de foi
- Quand désirs de veuve
illuminent ma croix
- Du règne de nos folles
emprises des âmes
- Aux jeunes corolles en vice qui
réclament.
-
- J'entends ces pleurs
noyés dans ma triste pensée
- Et toi fluette
crève-cœur, bien chagrinée
- Tu imagines tes lendemains aux
instances
- Des proses en regain pour un
cœur en souffrance.
-
- La brasière
incandescente te ardre
- Prosodie décadente au
voile se farde
- Et la plume corruptible suivra
ta voix
- De l'osé détail
nuisible à l'effroi.
-
- Ô que je te veux par
cette nuit du clephte
- Que chante sur le mont
désuni en son faîte
- L'esprit dans sa course, au
mystère d'ailleurs
- Rafraîchir par la source
l'univers fadeur.
-
- Artal
(févr.-06)..
|
|