A LA PÊCHE A L'OMOUL : A la ligne ou au filet ?
C'est
un peu le poisson vedette du Baïkal, l'omoul est en effet
l'espèce la plus
pêchée dans le lac. On peut essayer de le taquiner à
l'aide d'une ligne comme le fait ce pêcheur. On lance
l'hameçon muni d'un simple leurre et d'un gros bouchon orange
fluo et on attend ... parfois très longtemps !
J'ai bien sûr voulu essayer. Nicolaï m'a gentiment
prêté sa ligne. Plusieurs tentatives en
différents lieux et qu'une seule touche au total ... et aucune
prise ! On ne s'improvise pas si facilement pêcheur du
Baïkal.
Et puis j'avoue avoir été un peu découragé par le butin de notre capitaine et de son acolyte. Eux, c'est à l'aide de filets qu'ils pêchaient. Des filets posés le soir (aux bons endroits, bien entendu !) et des dizaines de poissons retrouvés pris dans les mailles au petit matin. Des omouls mais aussi des ombres.
Le temps de les vider, sans les écailler, les omouls sont
placés dans des bidons avec du sel. Quelques jours
après, à nous de les déguster, l'aspect est un
peu surprenant de prime abord mais une fine saveur en bouche a vite
fait de séduire le palais.
Les
pêcheurs du Baïkal ont plusieurs manières de
conserver et de préparer les omouls, soit avec de la saumure
ou alors en les faisant sécher au vent et au froid.
Mais la spécialité la plus appréciée est
sans aucun doute l'omoul fumé. Il faut reconnaître que
cette chair à la jolie teinte ambrée et à la
texture fondante s'avère délicieuse.
Les villageois en raffolent et en mangent à toutes heures
autour des petits marchés, des bouchées d'omoul
fumé avalées entre deux gorgées de vodka, comme
il se doit !
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Une drôle de prise dans le filet ! |