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HISTOIRE DE LA GUADELOUPE

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Page spéciale sur les flibustiers et corsaires


Un peu d'histoire de la Guadeloupe

I) Karukera

L'ile de Karukéra (ou Calaoucera) est dite " découverte " ( LesArawaks, puis les Caraïbes l'avaient découverte bien avant…!) par Christophe COLOMB le 4 novembre 1493.
La deuxième expédition de Christophe COLOMB, venant de la Dominique puis Marie-Galante, est arrivée à Sainte Marie, face aux chutes du Carbet :
" Nous arrivâmes du coté d'une grande montagne qui semblait vouloir s'élever jusqu'au ciel et au milieu de laquelle était un pic plus haut que le reste de la montagne et duquel coulaient des sources d'eau vive de divers cotés …
A la distance de trois lieues, ces sources ressemblaient à un jet d'eau qui se précipitait de si haut qu'il semblait tomber du ciel…"
(Relation du Dr Chanca, compagnon de Christophe COLOMB, in Petite histoire de la Guadeloupe " par Lucien René ABENON, L'Harmattan 1992.)

" Colomb décida de jeter l'ancre devant cette Ile afin d'accorder quelque repos à son équipage, fatigué par les épreuves du voyage et que la vue de la terre ferme enchantait.
Il donna à l'Ile le nom de Guadeloupe, d'après le célèbre couvent espagnol où, fidèle à sa promesse il s'était rendu en pèlerinage au printemps de cette même année et dont les moines l'avaient particulièrement bien accueilli. "
(
Heinrich H BOUBEN, Christophe COLOMB, 1447-1506, PAYOT documents)

" En fourrageant dans les huttes abandonnées, les Espagnols firent une découverte qui les glaça de terreur : des préparatifs et des reliefs de festins épouvantables, des os humains rongés ainsi que des fragments des bras et de jambes qui mijotaient dans le feu.
Maintenant, ils savaient à quoi s'en tenir : ils se trouvaient chez les mangeurs d'hommes dont les indiens de GUANAHANI avaient tant parlé à l'Amiral et qu'ils appelaient les Karib, nom dont COLOMB avait fait Caniba et où il avait vu une allusion au Grand Khan. "
(Heinrich H BOUBEN, Christophe COLOMB, 1447-1506, PAYOT documents)

Jusqu'en 1625, tant que le processus de colonisation n'est pas enclenché, les relations des flibustiers et des marins Français avec les Caraïbes furent harmonieuses (si l'on excepte quelques captures d'indiens...)
Les marins sont bien accueillis. Ils échangent des vêtements, des ustensiles de cuisine ou des colifichets contre de la nourriture, de la cassave notamment .

Les navires espagnols mouillent en face de la rivière de Basse Terre pour y prendre de l'eau, d'où son nom de " rivière du galion ".

Il faut lire la relation de voyage d'un marin anonyme de Carpentras qui a passé dix mois sur l'Ile en 1619.
Jean-Pierre MOREAU est le découvreur de ce manuscrit extraordinaire . (Petite bibliothèque Payot, coll. Voyageurs 1990)
Il n'est point question d'anthropophagie mais au contraire d'hospitalité, de tolérance et d'amitié.

" Les Espagnols n'y demeurent qu'un jour et une nuit et lorsque les sauvages traitent avec eux, c'est en tenant d'une main l'arc et la flèche et de l'autre la marchandise qu'ils veulent vendre. Pour les Français, Flamands et Anglais ils y demeurent tant qu'ils veulent et vont librement à terre. Toutefois ils aiment les Français par dessus toutes les autres nations "
(C'est un Français qui écrit…mais il est vrai que les espagnols d'étant comporté avec beaucoup de brutalité, étaient en quasi état de guerre avec les indiens)

" Mais nous voyant résolus et même prêts à partir, ils se retirèrent loin de nous pour ne point nous voir partir, et si dolents, qu'on les vit pleurer ce qui est fort rare parmi eux. Ils voulurent nous rendre toutes les hardes que nous leur avions baillées…Mais alors, ils furent si adroits de nous promettre qu'ils feraient tant de jardins, qu'il y en aurait assez pour y semer du tabac en telle abondance, qu'ils en recueilleraient assez pour échanger avec les Français et les Flamands pour des souliers et des chemises, qu'ils leur apporteraient là sans aller les quérir. Enfin, ils usèrent de toutes sortes d'artifices pour nous retenir là tant ils étaient marris que nous les quittassions. " ( Un flibustier français dans la mer des Antilles, anonyme de Carpentras, 1618-1620)



2) La colonisation

Les préliminaires : Saint-Christophe.

1625 : Le corsaire français, Pierre Belain sieur d'Esnambuc débarque à Saint Christophe et s’allie aux Anglais avec lesquels il partage l'île. Il part en France, revient avec des colons français, chasse les Caraïbes et signe avec Warner le premier traité anglo-français été 1626.

Les Espagnols reprennent l’ïle mais quatre-vingts Français, sous le commandement de Belain d'Esnambuc et de Pierre Vadrosque, s'échappent et font voile vers Saint-Domingue. Ils réussissent à s'emparer d'une île nommée Tortuga (la tortue) qui deviendra le point de ralliement des flibustiers aux côtés des boucaniers (Frères de la Côte)

1628, les Anglais s'emparent de Nevis .

1629 : Le cardinal de Richelieu ordonne à Jean Baradet sieur de Cahuzac de se rendre à Saint Christophe avec dix navires pour assister les colons de Saint-Christophe, en compagnie d'Esnambuc qui était repassé en France et de Jean Duplessis sieur d'Ossonville.

1631 Charles Liénard sieur de L'Olive arrive à Saint-Christophe où il a été envoyé par Richelieu pour exercer les fonctions de lieutenant-gouverneur. Belain d'Esnambuc lui adjoint le jeune Guillaume d'Orange. - Olive enverra ensuite Orange explorer la Guadeloupe, la Dominique et la Martinique.

1635 : Fondation de la Compagnie des Isles d'Amérique, qui succède à la Compagnie de Saint-Christophe. Ses directeurs, sous la présidence de Nicolas Fouquet, accordent aux sieurs Liénard de L'Olive et Duplessis d'Ossonville le privilège de coloniser la Guadeloupe, la Dominique ou la Martinique.
Duplessis d'Ossonville et L'Olive quittent Dieppe, sur deux navires, pour les Antilles, emmenant avec eux les dominicains Pierre Pélican, Raymond Breton, Nicolas Bréchet et Pierre Gryphon chargés d'évangéliser les Caraïbes.

Les débuts :

Les Français colonisent la Martinique et la Guadeloupe et s'approprient les terres des indiens. Tout va sa gâter…Les Caraïbes qui avaient bien accueillis les flibustiers seront massacrés par les colons.

Duplessis d'Ossonville et L'Olive s’établissent en Guadeloupe et d’Esnambuc en Martinique. " En 1635, la nouvelle Compagnie des Iles d'Amérique décida de s'emparer des territoires antillais situés entre les 10) et 30° de latitude Nord….La Compagnie céda l'exploitation de ses privilèges à D'Esnambuc qui demanda à un de ses fidèles, Liénart de l'Olive de s'emparer d'une des Iles…Lienart s'associa avec un jeune gentilhomme nommé Du Plessis qui devait lui servir de second…Liénart devait faire passer dans le nouveau territoire 200 hommes dans les 3 mois ; établir 4 prêtres ou religieux et construire un fort " (Petite histoire de la Guadeloupe " par Lucien René ABENON, L'Harmattan 1992.)

Le 25 mai l'expédition partit de Dieppe et arriva en Guadeloupe le 28 juin. Elle débarqua à la Pointe Allègre près de l'actuelle Sainte Rose.
Les débuts furent calamiteux : dissensions entre L'Olive et Du Plessis, famine et surtout, guerre avec les indiens .
La guerre est déclenchée par Lienart pour un motif futile (le vol d'un hamac) mais il s'agit surtout de profiter des terres des indiens et de leurs femmes….
Cette guerre fut d'autant plus criminelle et stupide que jusqu'alors que les Français n'avaient du leur survie qu'à l'aide des indigènes.
La famine redoubla et la petite colonie, enfermée dans le fort aurait péri si elle n'avait pas reçu un renfort de Saint Christophe
En 1638, Lonvillliers de Poincy, Gouverneur des Iles d'Amérique envoya une troupe pour faire de la Guadeloupe la capitale des Iles du vent.
Une bataille opposa de 600 à 700 Caraïbes aux Français. Les Caraïbes furent défaits et abandonnèrent la Guadeloupe.
En 1641, ils acceptèrent de se retirer définitivement à la Dominique. Des batailles les opposèrent encore aux Français en Martinique et à Marie-Galante, mais, en 1660, un traité de paix leur attribua la Dominique et Saint Vincent.
Les Caraïbes cessèrent alors leurs raids meurtriers.

La colonisation des petites Antilles : Quelques dates :

1625 : débarquement de Belain d’Esnambuc à Saint Christophe
1635 : débarquement de Lienart de l'Olive et Du Plessis
1636 : M. d'Esnambuc nomme son neveu Jacques Dyel du Parquet lieutenant gouverneur de la Martinique.
15 février 1638 : Le roi de France délivre une commission nommant Philippe de Longvilliers chevalier de Poincy commandeur d'Oysemont gouverneur général des Isles d'Amérique.
1640 : M d’Aubert est nommé gouverneur de la Guadeloupe. Le Huguenot, François Levasseur prend le contrôle de l’île de la Tortue pour le roi de France Louis XIII, avec le titre de gouverneur.
1642 : la Compagnie des Iles du vent nomme Charles HOUEL Gouverneur de la Guadeloupe.
23 Mars 1648 Signature par Robert de Lonvilliers du traité de Concordia par lequel les « François » et les « Holandois » se partagent Saint Martin
1649 : HOUEL achète l'Ile de la Guadeloupe et ses dépendances pour 6000 livres.
1653 : les caraïbes massacrent tous les habitants de Marie-Galante.
1654 : Des Néerlandais se réfugient à la Guadeloupe où Houël les accueille avec joie: il s'en établit 900 environ
1656 : premier soulèvement d'esclaves en Guadeloupe.
18 octobre 1657 : La paix est conclue entre les Caraïbes et le gouverneur de la Martinique, Dyel du Parquet.
1664 : création de la Compagnie des Indes Occidentales. Louis XIV oblige les propriétaires des Iles à revendre leurs droits.
1665 : Louis XIV nomme Bertrand d’Ogeron nouveau gouverneur "de l'isle de la Tortue". C’est le début de la grande époque des flibustiers.
1668 : le chef lieu de la Guadeloupe est transféré à Marie Galante. 1674 : Dissolution de la Compagnie des Indes Occidentales. La Guadeloupe est rattachée au domaine royal.
1736 : tentative des nègres marrons (réfugiés dans les mornes et entrés en résistance) pour prendre le contrôle de l'Ile. Le soulèvement est réprimé dans le sang.

Les débuts de la Colonie, jusqu'à la Paix d'Utrecht en 1713 furent très difficiles. Deux fois envahie par les anglais, délaissée au profit de l'Ile capitale du gouvernement (la Martinique), étouffée par le système de l'exclusif qui l'obligeait à ne commercer qu'avec les ports français (4 bateaux par an !), l'Ile dut sa survie à la contrebande et développa des habitudes de méfiance et d'autonomisme à l'égard de la métropole.

3) XVIIIème siècle

Le milieu du XVIIIème siècle est marqué par les guerres avec l'Angleterre qui virent la France perdre la quasi totalité de ses colonies : blocus de l'Ile en 1744 pendant la Guerre de succession d'Autriche, prise de la Guadeloupe en 1759, pendant la guerre de 7 ans.
Mais la défaite n'a pas que des mauvais cotés : Les Anglais s'installent, fondent Pointe à Pitre et développent l'économie de l'Ile.
Au traité de Paris, en 1763, il faut partager les colonies. Les Anglais préfèrent finalement garder le Canada et restituent la Guadeloupe aux Français (Mais ils ont hésité…)

En 1778, la France déclare la guerre à l'Angleterre qui est affaiblie par la guerre d'indépendance des USA, obtenue en 1776.
Cependant, l'escadre de l'Amiral De Grasse est défaite aux Saintes en 1782.

En 1793, LACROSSE fait triompher la révolution à Pointe à Pitre. Mais les Anglais ont déclaré la guerre à la France et repris la Martinique en février.
En avril ils reconquièrent la Guadeloupe. La Convention envoie une escadre de secours.

A bord, se trouvent Victor HUGUES, le décret de février 1794 abolissant l'esclavage et…une guillotine.
En juin 1794, Victor HUGUES débarque à Gosier, il rallie les noirs, bat les Anglais à pointe à Pitre et exécute 650 colons ralliés aux Anglais.
En décembre 1794, les Anglais capitulent. La terreur révolutionnaire s'installe. De nombreux colons sont guillotinés
1798 : destitution de Victor HUGUES qui est arrêté et renvoyé en France. Renaissance progressive de l'esclavage.

1799 : Coup d'état du 18 brumaire. LACROSSE est désigné Capitaine général pour rétablir l'autorité de l'Etat. Il se met à dos les troupes noires et mulâtres qui se mutinent et offrent le pouvoir à PELAGE, officier mulâtre distingué par Victor HUGUES.
Mais n'est pas Toussaint LOUVERTURE qui veut. PELAGE laisse repartir LACROSSE et refuse de conduire l'Ile vers la sécession.
1802 : BONAPARTE envoie le Général RICHEPANCE qui réprime durement les insurgés. Les officiers noirs, notamment IGNACE et DELGRES résistent et livrent bataille au fort Saint Charles (aujourd'hui Fort DELGRES).Le fort est pris.
IGNACE est écrasé à Baimbridge et DELGRES, encerclé, se fait sauter avec plusieurs centaines de ses compagnons au MATOUBA. L'esclavage est rétabli. Le Code civil ne s'appliquera pas aux hommes de couleur.
1805 : les Anglais font le siège de la Guadeloupe, prennent Marie Galante et la Désirade.
1809 : La Martinique et la Guadeloupe tombent aux mains des Anglais.
La Guadeloupe va encore connaître l'occupation anglaise pendant six ans.
22 juillet 1816, les Anglais évacuent définitivement la Guadeloupe.

Les esclaves.

Pendant toute l'histoire de la Guadeloupe, le problème de la main d'ouvre est récurrent.
Au cours du XVIIIème siècle, on importait de la main d'œuvre servile de " petits blancs ". Pour payer leur voyage à l'engagiste, ils étaient tenus de travailler pendant trois ans pour obtenir leur liberté.
" Bon nombre moururent rapidement, d'autant plus que certains maîtres se montrèrent brutaux, faisant travailler leur main d'œuvre jusqu'à épuisement dans le désir de l'exploiter au maximum, avant que s'achevât la période de servitude.
" (Petite histoire de la Guadeloupe " par Lucien René ABENON, L'Harmattan 1992.)

Cependant, le développement de la colonie n'a été possible que par l'apport massif d'esclaves noirs venus d'Afrique (traite négrière)
Le Père Dutertre note leur présence dès 1640.Dès le début de la colonisation, on n'envisagea la mise en valeur de l'Ile qu'au moyen du travail servile. L'exemple venait des espagnols qui avaient des esclaves avant même la découverte du nouveau monde. Et en avaient introduit très tôt dans leur domaine colonial…. Dès les années 1660, leur nombre dépassa celui des blancs.
(" En 1664, la Guadeloupe compte 11 437 habitants dont 6413 nègres, 15 caraïbes et 5 009 blancs " - ABENON)
Par la suite, la population continua d'augmenter presque exclusivement par apport d'esclaves alors que la population blanche stagnait. (92 581 hommes de couleur en 1789 pour 13 712 blancs).
Il est intéressant de noter que l'esclavage était étroitement lié à la colonisation puisque les esclaves qui accompagnaient leur maître en métropole devenaient libres en posant le pied sur le sol français.
L'abolition due à la Convention ne dura que 5 ans et l'esclavage fut rétabli par Napoléon. Cependant, à compter de la révolution, le phénomène marquant sera l'augmentation considérable des libres de couleur au point que le nombre d'esclaves diminuera et que le nombre de libres de couleur dépassera le nombre de blancs
(en 1835, il y a 19 000 libres de couleur pour 12 000 blancs, 39 000 en 1845).
Ce phénomène ajouté aux idées émancipatrices venues de la métropole et d'Europe (traité de Vienne interdisant la traite négrière, abolition de l'esclavage par l'Angleterre en 1833) encouragea le mouvement abolitionniste.
Un des premiers actes de la seconde République fut d'instituer une commission à la tête de laquelle elle plaça Victor SCHOELCHER afin d'abolir l'esclavage, ce qui fut fait (enfin) le 27 avril 1848.
L'abolition fut proclamée en Martinique le 23 mai et en Guadeloupe le 27 mai 1848.


Les Anglais

L'histoire de la Guadeloupe est marquée par les guerres franco-britanniques.
Vous en verrez des vestiges lors de vos randonnées

En 1690 et 1703, La Malmaison repousse les premières attaques anglaises. Lors de cette dernière attaque, le Père LABAT organise la défense du Baillif mais les Anglais ravagent Marie-Galante.
Pendant la Guerre de succession d'Autriche (1744), les Anglais organisent le blocus de l'Ile.

Pendant la guerre de 7 ans (1756-1763), les hésitations et l'incompétence des nobles français provoquent la chute de la colonie.
l'Amiral Codrington prend le fort Saint Charles, débarque à Gosier en 1759 et conquiert la Guadeloupe.
Les Anglais resteront 4 ans, fondent Pointe à Pitre et développent l'économie de l'Ile. Ils restituent l'Ile en 1763 (traité de Paris).

En 1782, bataille navale des Saintes. L'escadre de l'Amiral De Grasse est défaite Lire sur cette période: Scipion de Castries.

En avril 1793, les forces britanniques débarquent à Gosier et reçoivent l'appui des royalistes français. Les Anglais reprennent la Guadeloupe. Ils n'y resteront qu'une année car, en juin 1794, Victor HUGUES débarque à Gosier et défait les troupes britanniques à Pointe à Pitre (place de la Victoire).
En décembre 1794, les Anglais capitulent.

En 1808, les Anglais prennent Marie-Galante et La Désirade. Ils font le blocus de l'Ile.
En 1809, ils débarquent à trois Rivières et à Basse Terre ; Le Général ERNOUF capitule.
Les Anglais occupent l'Archipel pour la troisième fois. Il y resteront six années.
Le 22 juillet 1816, les Anglais évacuent définitivement la Guadeloupe.

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