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Fiche de synthèse
Nom : Olympic Bravery

Date : 24/01/1976
Lieu : France

Zone de l'accident : île de Ouessant, Bretagne
Nature du polluant : fuel
Quantité transportée : 280 000 tonnes
Quantité déversée : 1 200 tonnes
Type de navire : pétrolier
Date de construction : 1975
Pavillon : libérien
Cause de l'accident : avarie


Dernière mise à jour : 2000 (source : CEDRE)

Le 24 janvier 1976, le pétrolier libérien Olympic Bravery, naviguant à lège (à vide), venant de Brest à destination de Forsund (Norvège) où il doit être désarmé faute d'affrètement, subit une série de pannes de moteur. Le navire dérive vers Ouessant, mouille une ancre mais celle-ci se casse et le pétrolier s'échoue avant l'arrivée du remorqueur qui ne parviendra pas à le déséchouer. Le 12 mars, l'armateur conclut un accord pour le pompage des soutes et le renflouement du navire, mais le mauvais temps provoque dès le lendemain une détérioration du navire avec une augmentation du nombre d'entrées d'eau.

A la suite d'un fort coup de vent, le 13 mars, l'Olympic Bravery se brise, déversant environ 1 200 t de fuel de ses soutes. Du dispersant est épandu en mer alors que les côtes ouessantines sont polluées sur 4 km. L'armée intervient et nettoie le littoral souillé avec des pelles et des seaux. A partir du 2 mai, le fuel de soute restant (400 t) est réchauffé et récupéré par pompage. L'épave, vendue à la casse pour un franc symbolique, sera finalement laissée aux éléments.

Les quatre hommes d'équipage d'un hélicoptère de l'aéronavale perdirent la vie lors d'un vol de reconnaissance de la pollution.

 


Le 24 janvier 1976, le pétrolier libérien, Olympic Bravery de 278 000 tonnes (construit par les Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire), heureusement à vide, subit une série de pannes de machine. Il dérive vers Ouessant. L’ancre se casse, le remorqueur ne parvient pas à le renflouer et le temps provoque de nombreuses entrées de voies d’eau. Le 13 mars, l’Olympic Bravery se brise déversant 800 tonnes de fuel de ses soutes. Les côtes ouessantines sont polluées sur 4 km. Quatre hommes d’équipage d’un hélicoptère de l’aéronavale perdent la vie lors d’un vol de reconnaissance de la pollution.

Il va sans dire que la nature n’est pas en reste et que les oiseaux de mer trempés et noirs que la mer entraîne sur la grève évoquent le drame de la pollution et la course au profit effréné.

Le renforcement de la prévention maritime fait que de nos jours les accidents majeurs humains se raréfient. En revanche les risques liés aux passages de pétroliers, dans des zones à risques, renfermant dans leurs coques de très grands volumes de produits raffinés lourds, multiplient les cas de déversements accidentels de produits chimiques.

Depuis 1967, il est dénombré 16 naufrages majeurs de pétroliers dont 4 n’épargneront pas les côtes françaises : trois, la côte bretonne, et l’un, Ouessant.

Le CEDRE (Centre de Documentation, de Recherche et d’Expérimentations sur les pollutions accidentelles des Eaux), qui assure une mission de service public en faveur de la lutte contre les pollutions marines et les eaux intérieures, propose dans un cadre contractuel des prestations d’étude, de conseil et de formation. Ces prestations visent à diffuser auprès des responsables de la lutte antipollution des informations concernant une meilleure gestion des accidents.

Par ailleurs, un colloque en mars 2002, organisé par la Communauté Urbaine de Brest auquel prend part le Ministère des transports, traite de manière pluridisciplinaire la question de la sécurité maritime et son évolution à travers lieux, histoire et technique. L’objectif ? Maîtriser le risque, gérer la réponse aux défis techniques, scientifiques face au compromis de normes, organiser la sécurité des personnes et de l’environnement.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   
Pierre Lastennet © 2003 à 2008
 
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