NATURALISME
Y a-t-il une logique de la vie, à quoi devrait correspondre une logique du texte? Lune et lautre ne procèdent pas de la même manière, et le talent de lécrivain naturaliste est de cacher la trame pour mieux expliquer le réel (cest, à nouveau, le grand éloge que Zola fait de LÉducation sentimentale ). Maupassant a parfaitement exprimé le problème du romancier qu il appelle réaliste: Faire vrai consiste [...] à donner lillusion complète du vrai, suivant la logique ordinaire des faits, et non à les transcrire servilement dans le pêle-mêle de leur succession (Le Roman, ou Préface de Pierre et Jean , 1888). Il est sans doute facile de constater que Zola, Maupassant lui-même, dans nombre de leurs romans, se conforment à cette règle et organisent logiquement les faits en fonction du point daboutissement de leurs récits; en cela, dailleurs, ils adhèrent à une doctrine quon qualifiera de classique; ils racontent à partir de la fin, cest-à-dire que luvre connaît généralement une clôture bien définie: la mort de Gervaise ou de Nana, le triomphe de Du Roy de Cantel (Bel-Ami ), la fin des mâles de la famille Buddenbrook...
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Maupassant a parfaitement exprimé le problème du romancier qu 'il appelle réaliste: "Faire vrai consiste [...] à donner l'illusion complète du vrai, suivant la logique ordinaire des faits, et non à les transcrire servilement dans le pêle-mêle de leur succession" ("Le Roman", ou Préface de Pierre et Jean , 1888). Il est sans doute facile de constater que Zola, Maupassant lui-même, dans nombre de leurs romans, se conforment à cette règle et organisent logiquement les faits en fonction du point d'aboutissement de leurs récits; en cela, d'ailleurs, ils adhèrent à une doctrine qu'on qualifiera de classique; ils racontent à partir de la fin, c'est-à-dire que l'uvre connaît généralement une clôture bien définie: la mort de Gervaise ou de Nana, le triomphe de Du Roy de Cantel (Bel-Ami ), la fin des mâles de la famille Buddenbrook...
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L'étude des débuts et des fins de roman sont des "classiques" des études littéraires. L'architecture des romans de Zola est exemplaire à ce point de vue. Le début et la fin GERMINAL, le début et la fin de LA BETE HUMAINE révèlent une volonté de construire impressionnante.
Entre l'arrivée d'Etienne dans les mines - désespérée et désespérante - et son départ, plein d'espoirs, quelle métamorphose du paysage mais aussi du personnage et encore du lecteur.
Quel contraste encore la locomotive "besogneuse" que voit Roubaud au début de La bête humaine et "la cavale indomptée" de la fin du même roman !
Cette construction est-elle "artificielle", est-elle contraire aux objectifs du roman "naturaliste" ?
Mais, surtout, quelle représentation du "réel" forge-t-elle ?
NB: Les analyses des réseaux lexicaux présentées da façon colorée dans les fichiers liés ne constituent que des esquisses d'analyse, qu'il est nécessaire de développer afin de mieux caractériser la portée générale pour chacun de ces romans des oppositions qu'on peut rencontrer entre le début et la fin, et de mieux conceptualiser le fonctionnement de l'écriture de Zola.
| Ouverture et cloture de GERMINAL | |
| Ouverture et cloture de LA BETE HUMAINE | |
| L'horizontalité et la verticalité dans l'ouverture et la cloture de Germinal | |
| Obscurité / Lumière (et leur perception) dans l'ouverture et la cloture de GERMINAL | |
| La métaphore de la bête humaine dans La Bête humaine | COPIE e-mail: OUVERTURE ET CLOTURE DES ROMANS DE ZOLA ET le problème de "l'illusion du réel" |
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