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TSA - LES TROUBLES SPÉCIFIQUES DES APPRENTISSAGES Les troubles dys... |
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Le contenu de cette page est issu en grande partie de mes notes personnelles lors de deux formations que j'ai suivies, stages très enrichissants sur les troubles spécifiques des apprentissages.
Quelques repères:
La construction du langage :
Nous sommes très normatifs, nous avons du mal à resituer un enfant ou une compétence d’un point de vue développemental. Si l’enfant ne maîtrise pas une compétence, on « l’entraîne » au lieu de se demander où il en est dans son développement. La construction du langage est progressive : s’il manque une pierre à la base, le mur s’écroule... il est donc nécessaire d’avoir des bases solides. A l'école, nous devons veiller à travailler dans une perspective développementale, et donc toujours resituer l’enfant dans sa construction.
Notions de retards et de troubles :
1) Le trouble d’articulation Il se caractérise par une incapacité à prononcer correctement un ou plusieurs phonèmes. - Le phonème peut manquer : omission - Le phonème peut être remplacé par un autre : substitution - Le phonème peut être transformé, certains de ses traits pertinents peuvent être déformés : distorsion Il s’agit d’une erreur constante, systématique et mécanique. Ce trouble se repère vers 4 ans½ - 5 ans. Avant cet âge, il ne s’agit que d’une caractéristique développementale, considérée comme normale.
2) Le retard de parole Il se caractérise par une altération de phonèmes ou de groupes de phonèmes affectant parfois leur mise en ordre séquentielle. Le stock phonétique est acquis mais la forme du mot toute entière ne peut être reproduite. Ce sont des erreurs non systématiques qui dépendent de l’environnement phonétique. Le retard de parole se repère vers 3 ans ½ - 4 ans. Exemples: pestacle, racteur, télépho,… C’est le « parler bébé », nommé ainsi car il accompagne souvent une immaturité affective. Attention ! S’inquiéter lorsque ce retard de parole s’accompagne d’un trouble du rythme. Dans ce cas il y a sûrement trouble de la discrimination auditive, d’où déficit de la conscience phonologique.
3) Le retard simple de langage
La terminologie est très mal choisie. Ce trouble concerne : - la compréhension - l’expression - le vocabulaire - la syntaxe Il se caractérise par un décalage chronologique de l’apparition des premières productions verbales et de la réalisation des différentes étapes de développement du langage oral. Il est souvent accompagné d’un retard de parole, parfois d’un trouble d’articulation. Il peut se résoudre spontanément, se corriger seul, mais peut engendrer des difficultés d’accès à l’écrit. Il se repère dès 3 ans.
Le langage doit être installé pour que l’enfant puisse acquérir une conscience phonologique et donc pour entrer dans la lecture. Sans une perspective développementale, le retard simple de langage mène à l’échec scolaire. Il faut absolument repérer l’origine du retard.
Travailler dans une perspective développementale, c’est pouvoir distinguer : - les phases normales du développement - un retard de développement - un trouble spécifique du développement
Le
normo-lecteur :
L'apprenti lecteur :
L’apprenti lecteur n’est pas un normo lecteur en réduction. Il doit passer par différentes étapes.
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LES TROUBLES SPÉCIFIQUES DES APPRENTISSAGES :
Ce sont des troubles structurels, chez un enfant :
C'est le diagnostic par exclusion.
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La dysphasie de développement est un trouble de l’élaboration du langage oral qui touche le langage expressif (production du langage) et/ou le langage réceptif (compréhension du langage). La dysphasie est un désordre langagier durable en lien avec un dysfonctionnement des structures cérébrales spécifiquement mises en jeu lors du traitement de l’information langagière.
Différentes formes de dysphasie :
LA DYSPHASIE EXPRESSIVE :
L’enfant ne développe pas son langage de façon distincte.
LA DYSPHASIE RÉCEPTIVE :
Difficulté de compréhension verbale, essentiellement en l’absence de contexte ou de support concret. L’enfant ne segmente pas la chaîne parlée, il n’attribue pas de sens. Il compensera par les indices visuels : regard, gestes, mime ou copie sur le voisin.
LA DYSPHASIE MIXTE :
Les deux versants du langage oral sont touchés (expressif et réceptif).
Caractéristiques de l’enfant dysphasique :
Son retard de parole ou de langage est durable et difficilement rééducable. Il n’est pas déficient intellectuel, mais il existe une dysharmonie dans les performances au détriment du verbal. Les résultats sont inférieurs aux véritables capacités de l’enfant. Il a une réelle envie de communiquer.
Conséquences pour les apprentissages :
Les troubles dysphasiques ont un retentissement constant sur les apprentissages, puisque le langage est l’outil privilégié de la transmission du savoir à l’école. L’acquisition du langage écrit s’avère problématique. Il peut exister des troubles associés :
AIDES EXTERIEURES
– Psychologue clinicien. – Pédopsychiatre. – Psychomotricien.
ADAPTATIONS : S’appuyer sur ses points forts :
L’élève qui présente une dysphasie se construit sans maîtriser sa langue maternelle.
- Passer par le canal visuel - L'aider à se pourvoir d’outils pour penser - Placer l’enfant près du tableau - Parler lentement - Reformuler syntaxiquement et lexicalement simple - Encourager l’enfant à dire quand il ne comprend pas - Pictogrammes - Syllabaires - Mots bicolores - Mindmapping (schéma heuristique) - Accompagnement par un AVSi pour la dysphasie réceptive
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La dyslexie-dysorthographie est un Trouble Spécifique de l’acquisition et de l’automatisation du Langage Écrit (TSLE)
On distingue :
LA DYSLEXIE PHONOLOGIQUE
LA DYSLEXIE MIXTE
Conséquences de la dyslexie :
Aides extérieures
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A chaque type de dyslexie correspond un type de dysorthographie (trouble dans l’acquisition et de la maîtrise de l’orthographe)
- La dysorthographie phonologique : confusions de sons auditivement proches (sourdes-sonores, orales-nasales) - La dysorthographie de surface : des fautes d’usage (tendance à la simplification, à la complexification) - La dysorthographie visuo-attentionnelle : confusions de sons visuellement proches (pbdp, d ol, an na, par pra), difficultés de copie
Le témoignage de Korentin, sur son devoir de philo en Terminale :
" Je suis juste dysorthographique, mais cela me gêne. Le prof m'a mis : " Quand vas-tu te décider à écrire correctement ? Tu dois soigner l'orthographe." A cause des fautes d'orthographe, j'ai eu 6." Propos recueillis par Aapedys 35
Extrait de la copie sur le site Aapedys 35
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LA DYSPRAXIE :
La dyspraxie est une maladresse gestuelle pathologique. C’est une pathologie de la conception, de la programmation et de la réalisation des gestes culturels appris. Un enfant dyspraxique n'arrive jamais à automatiser ses gestes, et doit alors exécuter une succession de mouvements séquentiels tout en exerçant un contrôle volontaire extrêmement coûteux sur le plan attentionnel.
Différentes formes de dyspraxie :
LA DYSPRAXIE CONSTRUCTIVE :
Elle concerne les activités où l'on assemble différents éléments :
LA DYSPRAXIE CONSTRUCTIVE VISUO-SPATIALE :
Elle associe :
LA DYSPRAXIE NON CONSTRUCTIVE :
Elle concerne des troubles de la successivité et de la séquentialité des gestes.
LA DYSPRAXIE IDEATOIRE :
Elle correspond à des difficultés d'utilisation et de manipulations d'objets et d'outils. Exemple : utiliser un tournevis, allumer des allumettes.
LA DYSPRAXIE IDÉOMOTRICE :
L'enfant présente des difficultés à réaliser des gestes symboliques et des mimes en l'absence de manipulations d'objet (faire chut, mimer l'action de jouer de la trompette...), imiter les gestes réalisés par un autre.
LA DYSPRAXIE DE L'HABILLAGE :
L'élève présente des difficultés à agencer, orienter ou disposer les vêtements lors de l'habillage (les vêtements sont enfilés à l'envers), pour se boutonner, utiliser une fermeture Éclair, faire ses lacets...
LA DYSPRAXIE OROFACIALE :
L'élève présente des difficultés pour réaliser les gestes simples ou complexes des organes de la phonation et du visage (langue, lèvres, mimiques) Exemple : siffler, souffler les bougies, faire des bulles....., mais aussi déglutir et parler.
LA DYSGRAPHIE DYSPRAXIQUE :
L'élève présente des difficultés pour écrire (il n'y a pas d'automatisation de l'écriture liée).
Différents types de dyspraxie peuvent s'associer, mais peuvent également être associés à d'autres troubles neuropsychologiques :
Aides extérieures :
- Orthoptiste - Psychomotricien - Orthophoniste - Ergothérapeute (en libéral ou au sein de structures spécialisées: CMPP, SSESD L’ADAPT
Adaptations : Tout ce qui est visuel est nuisance → S’appuyer sur le verbal
La méthode du petit chien (Méthode Jeannot)
Cliquez ICI
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L’écriture : quelques repères
Écrire est une activité complexe qui fait appel simultanément à 3 types de procédure :
C'est l’activité graphomotrice de base qui doit être automatisée : le geste d'écriture permet alors à l'auteur de se concentrer sur les choix précédents. Puis, lorsque l'enfant a automatisé l'orthographe au moins pour les mots usuels, l'écriture va pouvoir s'accélérer.... Cette automatisation du geste d'écriture ne dépend pas seulement des qualités en graphisme du sujet. Certes il vaut mieux être habile dans la maîtrise du tracé et dans la tenue du crayon, mais c'est insuffisant.
Il existe des contraintes spécifiques à l'écriture :
La qualité de l’écriture repose donc sur :
Définition de la Dysgraphie :
La dysgraphie est un trouble persistant du geste graphique retentissant de manière importante sur l’aspect formel de l’écriture.
La dysgraphie retentit sur :
Différents types de Dysgraphie
On distingue trois grandes formes de dysgraphie, dans lesquelles la dysgraphie peut être isolée (spécifique) ou associée à une pathologie particulière :
ADAPTATIONS :
- Pour les études secondaires, quand les prises de notes doivent être très rapides - Dès le début de la scolarité si la dysgraphie est dûe à un trouble praxique ou neuro-moteur particulièrement sévère. - L'apprentissage du "clavier caché" est utile pour les enfants qui ont de grandes difficultés visuo-perceptives : on supprime le contrôle visuel (contrôle spatial et tactile des touches uniquement) et l'écriture clavier est plus rapide et moins fatigante.
Des exemples de productions d'élèves dysgraphiques sur le site Aapedys 35
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La dyscalculie est un trouble des compétences numériques et des habiletés arithmétiques qui se manifeste chez les enfants d’intelligence normale qui ne présentent pas de déficit neurologique acquis.
Ce trouble est dû à un dysfonctionnement dans le domaine : ▪ de la logique ▪ de la construction des nombres ▪ des opérations sur les nombres
La dyscalculie est un décalage d’au moins 2 ans par rapport à l’âge et au niveau scolaire dans les savoirs et savoir - faire de l’enfant dans le domaine numérique.
Le développement des compétences numériques nécessite :
La construction du nombre nombre : invariant permettant de caractériser une collection principe de correspondance terme à terme, d’ordre stable des étiquettes verbales, ordre cardinal (classer) non pertinence de l’ordre de pointage, principe d’abstraction
La capacité à effectuer des opérations sur le nombre notion de comparaison, de relations d’ordre assembler, changer, juger, évaluer : l’enfant est-il capable de comparer, décrire, transformer avec plusieurs méthodes, nommer, noter et symboliser ?
Les compétences numériques de l’enfant se construisent en empruntant à 4 secteurs de la cognition :
On distingue différents types de dyscalculie :
▪ dyscalculie numérale (alexie ou agraphie des nombres) → six cent quatre-vingt-douze ≠ 6 100 80 12 ▪ dyscalculie des faits arithmétiques → 3 + 2 → L’enfant compte 1, 2, 3, 4, 5 (counting all) ▪ dyscalculie procédurale (difficultés dans les procédures de calcul) ▪ dyscalculie spatiale (erreurs dans l’alignement des chiffres, confusions des signes)
La plupart des dyscalculies repérées est associée à un autre trouble spécifique des apprentissages : dyspraxie (dyscalculie spatiale), dysphasie et/ou dyslexie.
Aides extérieures :
- Orthophonie (orthophoniste spécialisée dans la rééducation de la dyscalculie) - Psychomotricité - Aide psychologique
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Les troubles peuvent : - se cumuler - être de forme et de sévérité différentes
Plus le diagnostic est tardif, plus les difficultés s’imbriquent → Spirale de l’échec.
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1. La rééducation
Elle doit être :
2. L’accompagnement pédagogique
3. Repérage, dépistage, diagnostic
En maternelle → Repérer les troubles prédictifs En CM → Poser le diagnostic Au collège → Prévenir le sur-handicap
Le repérage relève des enseignants et des parents. Il repose sur une connaissance de la norme et des signes d’alerte de dysfonctionnements.
Le dépistage relève du médecin scolaire, de l’enseignant spécialisé, du psychologue scolaire ou du conseiller d’orientation. Il repose sur une connaissance du trouble et de ses conséquences, sur la capacité à différencier troubles « dys » et difficultés globales (retard cognitif, manque de motivation, pauvreté linguistique…) – Le dépistage permet l'orientation des enfants qui en relèvent vers les bilans utiles et la proposition d’aides pédagogiques spécifiques.
Le diagnostic relève d’une équipe pluridisciplinaire. Il s’appuie sur des évaluations précises :
Plus l’enfant grandit, plus le diagnostic est difficile.
Démarches globales d’observation : • anamnèse • entretien (parents – enfant) et observation de l’enfant dans cette situation • évaluation du langage oral • évaluation du langage écrit (tests étalonnés) • évaluation des compétences non verbales • évaluation des compétences socles
Repérage : • des difficultés • des compétences • des émergences • des stratégies
4. Vers un projet thérapeutique et pédagogique : Projet Personnalisé de Scolarisation
Ces objectifs se réajustent régulièrement. Ils sont différemment répartis selon l’âge de l’enfant et la sévérité des troubles.
Elles s’élaborent à partir du repérage des compétences et des stratégies positives d’apprentissage de chaque élève. Elles s’appuient sur les compensations et l’apport de redondances (Renforcement visuel pour l’enfant ayant un trouble de discrimination auditive)
C’est comme « faire le deuil » des capacités atteintes par le trouble, l’essentiel étant que l’enfant réalise ses apprentissages. Il faut lui en donner les moyens. Les stratégies de contournement se construisent à partir du repérage de facilitateurs.
1) Plus de temps
2) Utilisation de l’ordinateur :
• Permet de ne pas avoir à évoquer la forme de la lettre, on est dans une démarche d’épellation, ce qui aide le dyslexique de surface. • La dyslexie s’accompagne souvent de dysgraphie : l’ordinateur facilite la relecture. • Il est nécessaire d’automatiser le clavier en primaire pour être prêt à l’utiliser au collège. • Correcteur d’orthographe, logiciels de synthèse ou de reconnaissance vocale.
3) Privilégier l’oral
Les stratégies de contournement correspondent aux aménagements qui peuvent être offerts à ces enfants pour les examens : – Tiers-temps supplémentaire – Utilisation de l’ordinateur – Secrétariat Pour que l’élève bénéficie de l’aménagement pour les examens, celui-ci doit être mis en place le plus tôt possible. Le projet personnalisé de l’élève doit rapporter que cet aménagement fonctionne pour lui. Les stratégies de contournement ne sont efficaces que si elles sont proposées régulièrement en classe, dans l’ensemble des disciplines.
Les remédiations portent sur les compétences déficitaires et s’appuient sur les compensations et les redondances.
Elles sont proposées en rééducation et parfois à l’école en petits groupes. Elles visent les transferts sur l’écrit.
Il dépend :
Il exige :
Concevoir la complémentarité
A l’école :
troubles attentionnels problèmes mnésiques
proposer des stratégies aidantes aider l’enfant à progresser.
La famille sollicite le PPS auprès de la MDPH. Elle peut contacter l’Enseignant Référent. L’ESS (Équipe de Suivi de Scolarisation : Famille, E.R., Équipe Pédagogique, Partenaires extérieurs) a l’obligation de se réunir au moins une fois par an pour faire le point sur le parcours de chaque élève.
Le PPS organise la scolarité de l’élève à partir de l’évaluation de sa situation et de ses BEP.
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Ailleurs sur le Web :
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