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TSA - LES TROUBLES SPÉCIFIQUES DES APPRENTISSAGES

Les troubles dys...

 

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Le contenu de cette page est issu en grande partie de mes notes personnelles lors de deux formations que j'ai suivies, stages très enrichissants sur les troubles spécifiques des apprentissages.

 

Quelques repères:

 

La construction du langage :

 

Nous sommes très normatifs, nous avons du mal à resituer un enfant ou une compétence d’un point de vue développemental. Si l’enfant ne maîtrise pas une compétence, on « l’entraîne » au lieu de se demander où il en est dans son développement. La construction du langage est progressive : s’il manque une pierre à la base, le mur s’écroule... il est donc nécessaire d’avoir des bases solides. A l'école, nous devons veiller à travailler dans une perspective développementale, et donc toujours resituer l’enfant dans sa construction.

 

  Le développement normal de l'oral à l'écrit

  Les conditions d'émergence du langage oral

 

Notions de retards et de troubles :

 

1)       Le trouble d’articulation
 

Il se caractérise par une incapacité à prononcer correctement un ou plusieurs phonèmes.

-         Le phonème peut manquer : omission

-         Le phonème peut être remplacé par un autre : substitution

-         Le phonème peut être transformé, certains de ses traits pertinents peuvent être déformés : distorsion

Il s’agit d’une erreur constante, systématique et mécanique. Ce trouble se repère vers 4 ans½ - 5 ans. Avant cet âge, il ne s’agit que d’une caractéristique développementale, considérée comme normale.

 

2)       Le retard de parole
 

Il se caractérise par une altération de phonèmes ou de groupes de phonèmes affectant parfois leur mise en ordre séquentielle. Le stock phonétique est acquis mais la forme du mot toute entière ne peut être reproduite. Ce sont des erreurs non systématiques qui dépendent de l’environnement phonétique. Le retard de parole se repère vers 3 ans ½ - 4 ans. Exemples: pestacle, racteur, télépho,…

C’est le « parler bébé », nommé ainsi car il accompagne souvent une immaturité affective. Attention ! S’inquiéter lorsque ce retard de parole s’accompagne d’un trouble du rythme. Dans ce cas il y a sûrement trouble de la discrimination auditive, d’où déficit de la conscience phonologique.

 

3)      Le retard simple de langage

 

La terminologie est très mal choisie. Ce trouble concerne :

-         la compréhension

-         l’expression

-         le vocabulaire

-         la syntaxe

Il se caractérise par un décalage chronologique de l’apparition des premières productions verbales et de la réalisation des différentes étapes de développement du langage oral. Il est souvent accompagné d’un retard de parole, parfois d’un trouble d’articulation. Il peut se résoudre spontanément, se corriger seul, mais peut engendrer des difficultés d’accès à l’écrit. Il se repère dès 3 ans.

 

Le langage doit être installé pour que l’enfant puisse acquérir une conscience phonologique et donc pour entrer dans la lecture. Sans une perspective développementale, le retard simple de langage mène à l’échec scolaire. Il faut absolument repérer l’origine du retard.

 

Travailler dans une perspective développementale, c’est pouvoir distinguer :

-         les phases normales du développement

-         un retard de développement

-         un trouble spécifique du développement

 

Le normo-lecteur :

Il présente :

  • Des stratégies visuelles :

    -  oculo motricité

    -  discrimination visuelle

     

  • Un niveau linguistique :
    -  phonologie
    -  lexique
    -  syntaxe
    -  métaphonologie
    -  Compréhension

  • Une bonne mémoire et une attention visuelles et auditives

  • Une bonne organisation temporo spatiale

  • Une bonne conceptualisation de l’écrit (Clarté cognitive)

  • Le désir d’apprendre

  • Le normo lecteur a automatisé l’écrit, il a automatisé les 2 voies de lecture :
    Voie par adressage, rapide, de reconnaissance globale de mots connus, répertoriés dans le lexique interne - voie visuelle
    Voie par assemblage, conversion graphème / phonème, ou au moins au niveau de la syllabe, pour les mots complexes, inconnus, les non-mots ou les noms propres - voie auditivo-verbale
    Cela va au-delà de l’automatisation, car le normo lecteur choisit la voie en fonction de la finalité de lecture (lecture diagonale, lecture linéaire, lecture d’un poème…).
    Le normo lecteur a la capacité d’organiser sa lecture en fonction de son intention de lecture. Tant qu’on n’a pas automatisé ces 2 voies, on accède difficilement au sens. Cette automatisation permet la vitesse de lecture, l’accès rapide au sens, la prise en compte des irrégularités.

L'apprenti lecteur :

 

L’apprenti lecteur n’est pas un normo lecteur en réduction. Il doit passer par différentes étapes.

  • L’enfant découvre l’existence de l’écrit vers 2 ans ½. En MS, il apprend à écrire son prénom, première trace écrite « porteur de sens » Il reconnaît les prénoms des camarades sur les étiquettes, il « lit » les logos (Coca cola, Mac Do’), il reconnaît un mot photographié comme une image.

  • Au cycle 2, c’est l’apprentissage systématique du code alphabétique. L’enfant apprend la correspondance graphème / phonème, indispensable à la maîtrise du code alphabétique, pour devenir normo lecteur. L’enfant apprend l’assemblage, il apprend à segmenter les mots en syllabes, les syllabes en phonèmes.

  • Quand l’enfant est en apprentissage, il est incapable de passer d’une voie à l’autre : il n’en utilise qu’une seule, on dit qu’il lit sur un seul registre (C’est une caractéristique de la dyslexie, mais c’est un stade normal chez l’apprenti lecteur).

  • L’enfant grandit, il commence à automatiser les deux voies, et construit son lexique interne.
    Vers le CM1, il aura automatisé les deux voies. Il peut alors accéder au stade orthographique qui permet de comprendre les irrégularités et prendre en compte les règles de grammaire.

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Aide au repérage

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LES TROUBLES SPÉCIFIQUES DES APPRENTISSAGES :

 

Ce sont des troubles structurels, chez un enfant :

  • d’intelligence normale

  • scolarisé régulièrement

  • dont les difficultés ne peuvent être attribuées à un déficit sensoriel, psychologique ou psychoaffectif, à une lésion cérébrale, à une carence environnementale (familiale ou scolaire)

C'est le diagnostic par exclusion.

 

 
   

LA DYSPHASIE :

 

La dysphasie de développement est un trouble de l’élaboration du langage oral qui touche le langage expressif (production du langage) et/ou le langage réceptif (compréhension du langage). La dysphasie est un désordre langagier durable en lien avec un dysfonctionnement des structures cérébrales spécifiquement mises en jeu lors du traitement de l’information langagière. 

 

Différentes formes de dysphasie :

 

                                  LA DYSPHASIE EXPRESSIVE :

 

L’enfant ne développe pas son langage de façon distincte.

  • Troubles importants de l'élocution, paroles indistinctes

  • Troubles de l'évocation, manque du mot, périphrases

  • Langage non informatif, difficulté à transmettre une information uniquement par la parole.

  • Troubles de la syntaxe : style télégraphique, expression de type télégraphique par l’emploi de mots isolés, difficulté de formulation (langage simplifié), erreurs de genre et nombre, non utilisation des mots  grammaticaux (non porteurs de sens) ou conjugaisons,  non respect de l'ordre des mots...

  • Difficulté dans la structuration du discours

  • Langage spontané réduit.

LA DYSPHASIE RÉCEPTIVE :

 

Difficulté de compréhension verbale, essentiellement en l’absence de contexte ou de support concret.

L’enfant ne segmente pas la chaîne parlée, il n’attribue pas de sens. Il compensera par les indices visuels : regard, gestes, mime ou copie sur le voisin.

 

                                 LA DYSPHASIE MIXTE :

 

Les deux versants du langage oral sont touchés (expressif et réceptif).

 

Caractéristiques de l’enfant dysphasique :

 

Son retard de parole ou de langage est durable et difficilement rééducable. Il n’est pas déficient intellectuel, mais il existe une dysharmonie dans les performances au détriment du verbal. Les résultats sont inférieurs aux véritables capacités de l’enfant. Il a une réelle envie de communiquer.

 

Conséquences pour les apprentissages :

 

Les troubles dysphasiques ont un retentissement constant sur les apprentissages, puisque le langage est l’outil privilégié de la transmission du savoir à l’école. L’acquisition du langage écrit s’avère problématique.

Il peut exister des troubles associés :

  • Troubles praxiques ou psychomoteurs (l’enfant éprouve des difficultés à manipuler des objets, écrire, dessiner, etc…)

  • Troubles de la mémoire auditive (il mémorise plus facilement ce qui lui est présenté visuellement)

  • Troubles du comportement (l’enfant est souvent instable ou agité, la concentration est difficile et l’attention limitée)

  • Troubles de l’organisation temporelle et quelquefois spatiale (confusions entre le passé, présent, avenir proche, etc.….)

AIDES EXTERIEURES

  • L'orthophoniste, à raison de 2 à 3 séances par semaine

  • CAMSP, CMPP, SESSAD

  • Les centres référents (CDTLA, CRDTA) pourront apporter des conseils aux parents et évaluer les aides spécifiques à apporter:

    Psychologue clinicien.

    Pédopsychiatre.

    Psychomotricien.

 

ADAPTATIONS :
 

S’appuyer sur ses points forts :

  • Désir de communiquer

  • Persévérance, bonne volonté et motivation

  • Mécanismes de compensation

  • Sens de l’observation

  • Capacités non verbales

L’élève qui présente une dysphasie se construit sans maîtriser sa langue maternelle.

 

-  Passer par le canal visuel

-  L'aider à se pourvoir d’outils pour penser

-  Placer l’enfant près du tableau

-  Parler lentement

-  Reformuler syntaxiquement et lexicalement simple

-  Encourager l’enfant à dire quand il ne comprend pas

-  Pictogrammes

-  Syllabaires

-  Mots bicolores

-  Mindmapping (schéma heuristique)

-  Accompagnement par un AVSi pour la dysphasie réceptive

 

 

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LA DYSLEXIE :

 

La dyslexie-dysorthographie est un Trouble Spécifique de l’acquisition et de l’automatisation du Langage Écrit (TSLE)


Dyslexie → lecture
Dysorthographie → production orthographique
 

On distingue :


-  Dyslexie phonologique (ou dysphonétique)
-  Dyslexie de surface (ou dyséïdétique, ou lexicale)
-  Dyslexie mixte
-  Dyslexie visuo-attentionnelle

L’élève qui présente une dyslexie :
-  présente un ou plusieurs déficits sur les compétences sous-jacentes
-  est en difficulté sur l’une ou l’autre voie de lecture (parfois sur les deux)
-  ne parvient pas à l’automatisation

LA DYSLEXIE PHONOLOGIQUE

60 à 70% des cas
Elle touche la voie d’assemblage (difficulté à maîtriser le code alphabétique).

                              INDICATEURS

Atteinte de la voie d’assemblage
Déficience du canal auditivo-verbal
Déficience de la conscience phonologique
Confusions de sons auditivement proches
Difficultés de correspondance phonie-graphie
Difficulté pour lire les mots nouveaux
Contresens liés à l’absence de contrôle phonologique

                              ADAPTATIONS : Stratégies de renforcement

L’adressage fonctionne
La mémoire visuelle est correcte → S’appuyer sur le canal visuel
-  par le geste (Borel Maisonny, support décodage)
-  par le kinesthésique (pour les sourdes/sonores…)
-  faire des affiches…


LA DYSLEXIE DE SURFACE

12% des cas
Elle touche la voie d’adressage (difficulté à identifier les mots globalement)

                              INDICATEURS

Atteinte de la voie d’adressage
Déficience du canal visuel (et particulièrement de la mémoire visuelle)
Pas de mémorisation à long terme de l’image des mots rencontrés
Lexique interne pauvre

                              ADAPTATIONS : Stratégies de renforcement

L’assemblage fonctionne
La mémoire auditive est correcte → S’appuyer sur le canal auditif
 

LA DYSLEXIE MIXTE

C’est la forme la plus sévère. Atteinte des 2 voies de lecture :


-  Difficultés de déchiffrage grapho-phonémique
-  Absence de lexique interne → Privilégier l’oral.


LA DYSLEXIE VISUO-ATTENTIONNELLE

Dyslexie développementale périphérique, rare chez l’enfant.
Oculomotricité et discrimination visuelle déficitaires
Difficultés attentionnelles
Trouble lexique
Confusions de sons visuellement proches
Difficultés de copie
La prise d’indices est faussée par une difficulté de sélection des informations pertinentes.

 

Conséquences de la dyslexie :

Une difficulté importante dans l’usage du langage écrit
Une difficulté à lire à haute voix et/ou à lire et comprendre en même temps
Une orthographe déficiente malgré les efforts de l’élève
Une lenteur d’exécution
Une fatigabilité importante

Troubles cognitifs associés :

Troubles de l’attention
Troubles de la mémoire de travail et de l’évocation
Difficultés spatiales et/ou temporelles
Difficultés de latéralisation et du schéma corporel
Troubles de la discrimination et de la mémoire visuelles
Troubles de la discrimination et de la mémoire auditives
Troubles de la discrimination
Troubles du graphisme, maladresse dans les gestes
Difficultés à acquérir des automatismes
Tendance à l’hyperactivité
Difficultés psychologiques secondaires (perte d’estime de soi, dépression, agressivité…).

 

Aides extérieures

-  Orthophonie
-  Prise en charge par un CMPP, un SESSAD
-  Éventuellement, suivi psychologique
-  La coopération entre les professionnels à des fins d’échanges, d’information et d’élaboration de projets est essentielle.

Conseils généraux :

Il sera primordial de :
     -  Dédramatiser
     -  Créer un climat de confiance sécurisant pour l’élève et sa famille
     -  L’encourager, le valoriser même pour des progrès minimes afin de restaurer confiance et estime de soi.

Il sera parfois important d’expliquer à l’ensemble de la classe la nécessité des aménagements pédagogiques pour un élève dyslexique.

 

 

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LA DYSORTHOGRAPHIE :

 

A chaque type de dyslexie correspond un type de dysorthographie (trouble dans l’acquisition et de la maîtrise de l’orthographe)

 

-   La dysorthographie phonologique : confusions de sons auditivement proches (sourdes-sonores, orales-nasales)

-   La dysorthographie de surface : des fautes d’usage (tendance à la simplification, à la complexification)

-   La dysorthographie visuo-attentionnelle : confusions de sons visuellement proches (pbdp, d ol, an na, par pra), difficultés de copie

 

Le témoignage de Korentin, sur son devoir de philo en Terminale :

 

" Je suis juste dysorthographique, mais cela me gêne. Le prof m'a mis : " Quand vas-tu te décider à écrire correctement ? Tu dois soigner l'orthographe." A cause des fautes d'orthographe, j'ai eu 6."

Propos recueillis par Aapedys 35

 

Extrait de la copie sur le site Aapedys 35

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  LA DYSPRAXIE :

 

La dyspraxie est une maladresse gestuelle pathologique. C’est une pathologie de la conception, de la programmation et de la réalisation des gestes culturels appris.

Un enfant dyspraxique n'arrive jamais à automatiser ses gestes, et doit alors exécuter une succession de mouvements séquentiels tout en exerçant un contrôle volontaire extrêmement coûteux sur le plan attentionnel.

 

Différentes formes de dyspraxie :

 

                              LA DYSPRAXIE CONSTRUCTIVE :

 

Elle concerne les activités où l'on assemble différents éléments :

  • Par exemple dans la vie courante : le bricolage, la couture, la menuiserie...

  • Également tous les jeux de construction comme les cubes, legos, clippos, mécanos, puzzles.....

                              LA DYSPRAXIE CONSTRUCTIVE VISUO-SPATIALE :

 

Elle associe :

  • Un trouble dans l'organisation du geste

  • Un trouble du regard qui se traduit par des difficultés dans l'organisation de la motricité des globes oculaires (l'enfant a du mal à explorer un espace fixe et déterminé à la recherche d'un ou plusieurs éléments, il n'arrive pas à fixer une cible déterminée, ni à suivre une cible mobile)

  • Un trouble de la construction de certains composants de la spatialisation (surtout dans l'espace à 2 dimensions : la feuille, le tableau ...)

                              LA DYSPRAXIE NON CONSTRUCTIVE :

 

Elle concerne des troubles de la successivité et de la séquentialité des gestes. 

 

                              LA DYSPRAXIE IDEATOIRE :

 

Elle correspond à des difficultés d'utilisation et de manipulations d'objets et d'outils. Exemple : utiliser un tournevis, allumer des allumettes.

 

                              LA DYSPRAXIE IDÉOMOTRICE :

 

L'enfant présente des difficultés à réaliser des gestes symboliques et des mimes en l'absence de manipulations d'objet (faire chut, mimer l'action de jouer de la trompette...), imiter les gestes réalisés par un autre.

 

                              LA DYSPRAXIE DE L'HABILLAGE :

 

L'élève présente des difficultés à agencer, orienter ou disposer les vêtements lors de l'habillage (les vêtements sont enfilés à l'envers), pour se boutonner, utiliser une fermeture Éclair, faire ses lacets...

 

                              LA DYSPRAXIE OROFACIALE :

 

L'élève présente des difficultés pour réaliser les gestes simples ou complexes des organes de la phonation et du visage (langue, lèvres, mimiques)

Exemple : siffler, souffler les bougies, faire des bulles....., mais aussi déglutir et parler. 

 

                              LA DYSGRAPHIE DYSPRAXIQUE :

 

L'élève présente des difficultés pour écrire (il n'y a pas d'automatisation de l'écriture liée).

 

Différents types de dyspraxie peuvent s'associer, mais peuvent également être associés à d'autres troubles neuropsychologiques :

  • Troubles du langage oral et/ou écrit (dysphasie, dyslexie)

  • Troubles mnésiques

  • Troubles des fonctions exécutives (fonctions qui planifient l'exécution)

  • Troubles de l'attention avec ou sans hyperactivité.

Aides extérieures :

 

-    Orthoptiste

-    Psychomotricien

-    Orthophoniste

-    Ergothérapeute (en libéral ou au sein de structures spécialisées: CMPP, SSESD L’ADAPT

 

Adaptations :
 

Tout ce qui est visuel est nuisance  S’appuyer sur le verbal

 

La méthode du petit chien (Méthode Jeannot)

Cliquez ICI

 

 

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LA DYSGRAPHIE :

 

                              L’écriture : quelques repères

 

Écrire est une activité complexe qui fait appel simultanément à 3 types de procédure :

  • choix du graphème : réfléchir au choix des lettres en fonction du mot qu'on veut écrire, en respectant l'orthographe

  • choix de l'allographe : privilégier un système d'écriture : lettre bâton, lettre cursive, majuscule...

  • activité graphomotrice de base : enregistrement des données spatiales, direction et organisation des traits, de la taille des caractères....

C'est l’activité graphomotrice de base qui doit être automatisée : le geste d'écriture permet alors à l'auteur de se concentrer sur les choix précédents. Puis, lorsque l'enfant a automatisé l'orthographe au moins pour les mots usuels, l'écriture va pouvoir s'accélérer....

Cette automatisation du geste d'écriture ne dépend pas seulement des qualités en graphisme du sujet. Certes il vaut mieux être habile dans la maîtrise du tracé et dans la tenue du crayon, mais c'est insuffisant.

 

Il existe des contraintes spécifiques à l'écriture :

  • mouvement de gauche à droite et de haut en bas

  • sens sénestrogyre de rotation

                              La qualité de l’écriture repose donc sur :

  • La maîtrise de la conversion phonème-graphème

  • L'organisation visuo-spatiale

  • La stabilisation tonique et posturale du bras et du corps dans son prolongement, le contrôle de la force motrice (pression sur le crayon et le papier)

  • L'organisation visuo-perceptive (utile en copie). Même si l’on peut écrire ensuite les yeux fermés, à l'origine, le contrôle visuel et la coordination oeil-main jouent un rôle majeur dans la mise en place du geste d'écriture)

  • La mémoire de travail de l'individu qui va permettre la réalisation synchronisée de toutes ces procédures.

                              Définition de la Dysgraphie :

 

La dysgraphie est un trouble persistant du geste graphique retentissant de manière importante sur l’aspect formel de l’écriture.

 

La dysgraphie retentit sur :

  • La forme des lettres

  • Leurs liaisons

  • Leur tracé et/ou la mise en page.

                              Différents types de Dysgraphie

 

On distingue trois grandes formes de dysgraphie, dans lesquelles la dysgraphie peut être isolée (spécifique) ou associée à une pathologie particulière :

  • Troubles de l’organisation motrice

  • Troubles de l’organisation du geste et de l’organisation de l’espace.

  • Troubles de l’expression graphique (en lien avec un retard de langage, une dyslexie, une dysorthographie).

                              ADAPTATIONS :

  • Une tolérance vis à vis de la production graphique, en privilégiant la qualité à la quantité.

  • L'adaptation des outils scripteurs et du plan de travail aux besoins particuliers de l’élève.

  • La compensation du handicap par l'outil informatique :

- Pour les études secondaires, quand les prises de notes doivent être très rapides

- Dès le début de la scolarité si la dysgraphie est dûe à un trouble praxique ou neuro-moteur particulièrement sévère.

- L'apprentissage du "clavier caché" est utile pour les enfants qui ont de grandes difficultés visuo-perceptives : on supprime le contrôle visuel (contrôle spatial et tactile des touches uniquement) et l'écriture clavier est plus rapide et moins fatigante.

 

Des exemples de productions d'élèves dysgraphiques sur le site Aapedys 35

 

 

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LA DYSCALCULIE :

 

La dyscalculie est un trouble des compétences numériques et des habiletés arithmétiques qui se manifeste chez les enfants d’intelligence normale qui ne présentent pas de déficit neurologique acquis.

 

Ce trouble est dû à un dysfonctionnement dans le domaine :

         de la logique

         de la construction des nombres

         des opérations sur les nombres

 

La dyscalculie est un décalage d’au moins 2 ans par rapport à l’âge et au niveau scolaire dans les savoirs et savoir - faire de l’enfant dans le domaine numérique.

 

Le développement des compétences numériques nécessite :

 

          La construction du nombre

nombre : invariant permettant de caractériser une collection

principe de correspondance terme à terme, d’ordre stable des étiquettes verbales, ordre cardinal (classer)

non pertinence de l’ordre de pointage, principe d’abstraction

 

La capacité à effectuer des opérations sur le nombre

notion de comparaison, de relations d’ordre

assembler, changer, juger, évaluer : l’enfant est-il capable de comparer, décrire, transformer avec plusieurs méthodes, nommer, noter et symboliser ?

 

Les compétences numériques de l’enfant se construisent en empruntant à 4 secteurs de la cognition :

  • La logique (sériation, classification, égalisation, ajout, retrait)

  • Le langage (mots nombres, production et compréhension à l’écrit et à l’oral, syntaxe, relations avec la mémoire de travail et la mémoire à long terme)

  • Les fonctions visuo-spatiales (construction du nombre : le comptage détruit la notion d’invariance, relations spatiales entre le chiffre et sa valeur, difficulté pour l’organisation des opérations dans la page)

  • Les fonctions exécutives (fonction attentionnelle, choix de stratégie de réalisation)

On distingue différents types de dyscalculie :

 

         dyscalculie numérale (alexie ou agraphie des nombres) six cent quatre-vingt-douze ≠ 6 100 80 12

         dyscalculie des faits arithmétiques  3 + 2 L’enfant compte 1, 2, 3, 4, 5 (counting all)

         dyscalculie procédurale (difficultés dans les procédures de calcul)

         dyscalculie spatiale (erreurs dans l’alignement des chiffres, confusions des signes)

 

La plupart des dyscalculies repérées est associée à un autre trouble spécifique des apprentissages : dyspraxie (dyscalculie spatiale), dysphasie et/ou dyslexie.

 

Aides extérieures :

 

-    Orthophonie (orthophoniste spécialisée dans la rééducation de la dyscalculie)

-    Psychomotricité

-    Aide psychologique

 

 

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Les troubles peuvent :

-    se cumuler

-    être de forme et de sévérité différentes

 

Plus le diagnostic est tardif, plus les difficultés s’imbriquent Spirale de l’échec.

 

 
 

 

  Tableau récapitulatif (Dysphasie, dyslexie, dyspraxie: repérage, indicateurs, adaptations)

  FICHE UTILE: Pistes d'adaptations possibles pour aider l'élève dyslexique dysorthographique

  FICHE UTILE: des adaptations scolaires possibles dans le cadre d'une dyspraxie visuo spatiale

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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UN TRAVAIL EN PARTENARIAT

  • Prévenir le " sur-handicap "

  • Éviter la spirale de l'échec scolaire

1. La rééducation

 

Elle doit être :

  • Précoce

  • Durable

  • Rigoureuse et individualisée s’appuyant sur une évaluation précise

  • Complémentaire : Elle n’est efficace qu’établie dans un réel partenariat enfants, parents, médecins, enseignants, psychologues, orthophonistes…

2. L’accompagnement pédagogique

  • La prévention primaire est très importante : Sensibilisation par l’information et la formation des enseignants.

  • Apport d’une pédagogie adaptée aux BEP, tout au long de la scolarité.

  • Accompagnement de l’enfant :

    Être à l'écoute de son vécu, de son ressenti

    Le valoriser dans les domaines où il excelle.

3. Repérage, dépistage, diagnostic

 

En maternelle → Repérer les troubles prédictifs

En CM → Poser le diagnostic

Au collège → Prévenir le sur-handicap

  • Le repérage

Le repérage relève des enseignants et des parents.

Il repose sur une connaissance de la norme et des signes d’alerte de dysfonctionnements.

  • Le dépistage

Le dépistage relève du médecin scolaire, de l’enseignant spécialisé, du psychologue scolaire ou du conseiller d’orientation.  

Il repose sur une connaissance du trouble et de ses conséquences, sur la capacité à différencier troubles « dys » et difficultés globales (retard cognitif, manque de motivation, pauvreté linguistique…)

   Le dépistage permet l'orientation des enfants qui en relèvent vers les bilans utiles et la proposition d’aides pédagogiques spécifiques.

  • Le diagnostic

Le diagnostic relève d’une équipe pluridisciplinaire. Il s’appuie sur des évaluations précises :

  • Critères quantitatifs

  • Critères qualitatifs

  • Recherche causale:

    Diagnostic par exclusion

    Diagnostic par inclusion (difficultés pouvant être associées ou causales)

Plus l’enfant grandit, plus le diagnostic est difficile.

 

Démarches globales d’observation :

         anamnèse

         entretien (parents – enfant) et observation de l’enfant dans cette situation

         évaluation du langage oral

         évaluation du langage écrit (tests étalonnés)

         évaluation des compétences non verbales

         évaluation des compétences socles

 

Repérage :

         des difficultés

         des compétences

         des émergences

         des stratégies

 

4. Vers un projet thérapeutique et pédagogique : Projet Personnalisé de Scolarisation

  •  Objectifs multiples

    Stratégies de renforcement : Aider l'enfant à maîtriser l'écrit au mieux de ses potentialités

    Stratégies de contournement : Lui permettre de réaliser ses apprentissages malgré ses difficultés

    Démarche de remédiation : Renforcer les compétences socles déficitaires.

Ces objectifs se réajustent régulièrement. Ils sont différemment répartis selon l’âge de l’enfant et la sévérité des troubles.

  • Les stratégies de renforcement

Elles s’élaborent à partir du repérage des compétences et des stratégies positives d’apprentissage de chaque élève. Elles s’appuient sur les compensations et l’apport de redondances (Renforcement visuel pour l’enfant ayant un trouble de discrimination auditive)

  • Les stratégies de contournement

C’est comme « faire le deuil » des capacités atteintes par le trouble, l’essentiel étant que l’enfant réalise ses apprentissages. Il faut lui en donner les moyens. Les stratégies de contournement se construisent à partir du repérage de facilitateurs.

Quelques exemples pour la dyslexie :

1)  Plus de temps

  • La réduction d’exigence : Donner une partie du travail à effectuer, un texte à trous, limiter le nombre d’exercices, donner le cours photocopié à compléter.

  • Limiter également les exigences sur ce qu’il doit faire à la maison.

  • Augmenter le temps (ce n’est pas toujours facile au quotidien)

2)  Utilisation de l’ordinateur :

 

   Permet de ne pas avoir à évoquer la forme de la lettre, on est dans une démarche d’épellation, ce qui aide le dyslexique de surface.

   La dyslexie s’accompagne souvent de dysgraphie : l’ordinateur facilite la relecture.

   Il est nécessaire d’automatiser le clavier en primaire pour être prêt à l’utiliser au collège.

   Correcteur d’orthographe, logiciels de synthèse ou de reconnaissance vocale.

 

3)  Privilégier l’oral

  • Évaluer à l’oral

  • Dictée à l’adulte pour l’expression écrite

  • Lecture des consignes

  • Utilisation du magnétophone en classe : Il n’est pas question d’enregistrer les 6 heures de cours… l’enfant n’aurait pas le temps de les réécouter… Faire un résumé du cours (bien utile pour tous les élèves !) C’est ce résumé qui est enregistré.

  • Utiliser les livres/CD

Les stratégies de contournement correspondent aux aménagements qui peuvent être offerts à ces enfants pour les examens :

            Tiers-temps supplémentaire

            Utilisation de l’ordinateur

            Secrétariat

Pour que l’élève bénéficie de l’aménagement pour les examens, celui-ci doit être mis en place le plus tôt possible. Le projet personnalisé de l’élève doit rapporter que cet aménagement fonctionne pour lui. Les stratégies de contournement ne sont efficaces que si elles sont proposées régulièrement en classe, dans l’ensemble des disciplines.

  •  Démarche de remédiation

Les remédiations portent sur les compétences déficitaires et s’appuient sur les compensations et les redondances.

  • conscience phonologique (voie d’assemblage)

  • discrimination et mémoire visuelles (voie d’adressage)

  • organisation spatio-temporelle

  • stratégies d’apprentissage

Elles sont proposées en rééducation et parfois à l’école en petits groupes. Elles visent les transferts sur l’écrit.

  • Le partenariat

Il dépend :

  • d’une meilleure connaissance des spécificités professionnelles de chacun

  • de la complémentarité entre rééducations et pédagogie

Il exige :

  • des rencontres régulières

  • des échanges construits pour faciliter les transferts

  • une implication maximale des parents et de l’enfant

Concevoir la complémentarité

 

A l’école :

  • prendre en compte les déficits sous-jacents :

              troubles attentionnels

              problèmes mnésiques

  • Les admettre :

              proposer des stratégies aidantes

              aider l’enfant à progresser.

  • Permettre les renforcements en utilisant les canaux performants, à partir des stratégies utilisées en rééducation

  • Accepter le contournement pour permettre les apprentissages.

 

  • LE PPS

La famille sollicite le PPS auprès de la MDPH. Elle peut contacter l’Enseignant Référent.

L’ESS (Équipe de Suivi de Scolarisation : Famille, E.R., Équipe Pédagogique, Partenaires extérieurs) a l’obligation de se réunir au moins une fois par an pour faire le point sur le parcours de chaque élève.

 

Le PPS organise la scolarité de l’élève à partir de l’évaluation de sa situation et de ses BEP.

  • Aménagement de la scolarité

  • Adaptations pédagogiques

  • Adaptations thérapeutiques

  • Adaptations éducatives

  • Accompagnement de l’élève : AVSi, SESSAD…

  • Attribution de matériel pédagogique adapté (configuration informatique…)

  • Aménagement des examens et concours

 

 
    Ailleurs sur le Web :

Dyslexie Dysphasie

Franck Ramus' Homepage  
Logiciel de synthèse vocale AIACA 2008 USB - KaliParle
Le site d'Eric HURTREZ

Troubles des apprentissages:

Document d’aide au repérage d'élèves qui doivent faire l’objet d’examens complémentaires, quelques recommandations d'adaptation pédagogique pour les enfants dyslexiques

Troubles du langage et scolarisation

Liste des centres référents pour le diagnostic des enfants et adolescents porteurs du troubles du langage

Troubles du langage et troubles apparentés

Dyslexies-Dysorthographies, Dyscalculies-Dysgraphies,Troubles attentionnels, Dyspraxies, Hyperactivité, Dysphasies

Un livret d'information sur la dyslexie
La dyslexie à l'école
Comprendre et prévenir la dyslexie et les difficultés scolaires

Quelles adaptations pédagogiques pour les enfants porteurs d'un trouble spécifique du langage écrit (TSLE) ? Sur le site ASH 80

Troubles du langage oral et écrit

Comment les prendre en compte dans le second degré?

Un document du groupe départemental de pilotage sur les troubles du langage de Haute-Savoie

ODEDYS  Version 2, outil de dépistage des dyslexies
La dysphasie dans les classifications internationales

Dyspraxie

Les dyspraxies

Mieux connaître la dyspraxie

La dyspraxie / dyspraxie visuo spatiale :

Un handicap fréquent invisible - Fiche sur le site de l'Académie de Grenoble

Présentation de la Dyspraxie visuo spatiale et propositions d’aides

Document réalisé par le Dr Alain POUHET (médecine physique et réadaptation) et Mme Claire MOUCHARD GARELLI (ergothérapeute)

Dyspraxies de l’enfant et répercussions scolaires  Docteur Michèle MAZEAU

Un livre à lire :

« L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau »  de Olivier Sacks

 

Idées ASH

 

                                       

 
   

 

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