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Alors que, le 10 avril 1950, Robert Schuman,
ministre des Affaires
étrangères, envisage de conduire la Tunisie vers l'indépendance, dans le
cadre de l'Union Française, contre l'avis de Georges Bidault président du Conseil,
- Le 15 décembre 1951, la France rejette les réformes demandées par le
gouvernement tunisien et acceptées par le résident général
Périllier.
- Le 13 janvier 1952, un résident « autoritaire », Jean de
Hautecloque, est envoyé à Tunis.
Ce dernier déclare à Vincent Auriol
« Jusqu'ici, Monsieur le Président, nous avons bandé mou,
maintenant, il nous faut bander dur. »
- Le 14, la Tunisie dépose une plainte à l'ONU.
- Le 16, le congrès du Néo-Destour, parti nationaliste, est interdit.
- Le 18, Habib Bourguiba est arrêté et déporté à Tabarka.
- Le 22, éclatent des grèves et des manifestations. Le colonel Durand est
tué à Sousse, la répression fait au moins 17 morts du côté tunisien. C'est le
début des affrontements sanglants qui ne se termineront qu'avec
l'indépendance de la Tunisie le 20 mai 1956.
- Du 28 janvier au 1er février: une opération de ratissage est
menée au Cap Bon. Elle est dirigée par le général
Garbay, qui s'est
illustré dans la répression de l'insurrection de 1947 à Madagascar.
- Le 25 mars, le Premier ministre, M'hamed Chenik et les autres ministres sont arrêtés.
Sources :
Yves Benot, Massacres coloniaux, La Découverte, 1994, page
160, 185-186; Charles-André Julien, Et la Tunisie devint
indépendante, Jeune Afrique, 1985; Alain Ruscio, Y'a bon les
colonies, Autrement n° 144, Oublier nos crimes, avril 1994.
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Jacques Morel
2003-05-03