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Une voix qui vient de loin,
Eprouvée par la nuit, l'exil et les voyages intérieurs
Jean Lapierre connaît
bien des routes. Né dans "
les vallées étroites ", il est allé
voir de l'autre côté des cols, les grandes plaines
et leurs sites mythiques
Guidé par "
la lampe des voyageurs ", il a traqué la lumière
dans les brûmes d'hiver... "Vienne l'été vienne
la lumière, les jours arrivent avec l'espoir
"
" Guetteur d'aube
", il raconte son long chemin, avec sa voix profonde montant
au rythme des cordes
" T'as
le rythme ? "
Projetant sa vie sur
des mélodies qui restent longtemps dans la tête, il vous
fait voyager à travers des paysages connus ou inconnus où
les personnages de la mémoire viennent tendre la main, disant l'amour
et la liberté
Sur
des lignes parallèles de Léonard Cohen, Bob Dylan, Bernard
Lavilliers ou Graeme Allwright, sa trace s'imprime dans les curs,
cherchant l'ailleurs au bout de la route
" Et la lampe des voyageurs
leur rappelle alors le cur
d'un pays aux nuages qui fuient
dans le halo de la nuit
"
Entre les rumeurs
des trains de nuit, des joueurs devant
les tapis verts, il chante sous l'immense voûte des
pleins-phares, une danse libre, les yeux au loin vers de nouveaux
horizons
"
Je m'jouerai de l'aube des guetteurs
des nationales des blues et des cris
mon chant me dira voyageur
je n' serai plus en vallée étroite
"
Son âme d'aventurier
le conduit du journalisme à la chanson
Porté avant tout par la création, passionné par l'écriture,
il organise aussi des évènements scéniques, tout
en allant parler des artistes de la chanson
qui l'ont précédé, faisant (re)découvrir leur
parcours de l'intérieur
Dates
et lieux des concerts, conférences, expositions
Jean
Lapierre en concert
1h, 30 avec ses chansons originales, écrites et composées par
lui-même, tournées vers le public qui participe, chante, reprend
les refrains et devient complice de l'interprète, Jean Lapierre
vous emmène sur les routes du voyage, animant la salle au gré
de son univers… Différentes formules possibles (solo ou avec musiciens)...
Voir vidéos en concert, textes, écoutes
Biographie-Presse-Témoignages
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Mon
lot est d'écrire des chansons
et
d'aller les chanter le soir sur les scènes du monde.
J'irai demain en Turquie ou en Italie. J'irai rêver au soleil de
Marrakech.
Mes mots ce sont mes livres à moi que je porte depuis le long hiver
des années cinquante, devant le poste de radio dans la cuisine,
avec les cartes postales glissées sous la vitre. Les stations :
Rio, Barcelone, Madrid
égrenaient les voyages qu'on pourrait
faire. En haut l'oeil magique vert était notre télévision.
Déjà, Pierre Bellemare racontait, le dimanche soir avant
le sommeil, des histoires qui faisaient pleurer.
Un jour le Cirque Bouglione planta son chapiteau. C'était Quitte
ou Double. J'ai dit : Double ! Je voulais aller sous le rond de lumière
parler, ou peut-être chanter. C'est venu beaucoup plus tard, comme
une évidence.
J'ai quitté les années cinquante. Je vis demain dans la
prochaine chanson que je vais écrire.
J'aime les voyages. Ce sont ceux d'une page blanche que je noircis. L'écriture
est déjà un voyage. Mon horaire de train je l'ai au fond
de mon âme quelque part dans une nuit traversée par le Palatino
et ses wagons filant vers le sud. Il me dit les correspondances à
prendre. Je voudrais chanter ce voyage, et le faire partager.
On est seul(s ?) la nuit. Mais il y a des rencontres. Les compartiments
se remplissent. Et sur les autoroutes, il y a ces bars le long des lignes
blanches où l'on côtoie les voyageurs de jour comme de nuit.
Amis, mettez vos voix avec la mienne, nous voyagerons aussitôt.
Il n'y a rien de plus beau que le chant. C'est la musique de la voix.
Il rime à perdre haleine le souffle à portée de gorge.
Il dit l'aurore et l'Amour. C'est bien le moins qu'on puisse chanter dans
ce monde de cris et de fureurs !
Les barricades du désespoir sont encore à franchir. Il faut
dire la vie qui vient dans cette nuit froide.
Il faut clamer le soleil fraternel. C'est un long long chemin. Veillant
nos mots comme une grande armée, n'ayons pas peur. Chantons ce
jour, la jeunesse qui hurle à l'amour, demandant un peu de rêve
et de musique !
Jean Lapierre
(Szczecin, Pologne, 20/03/06)
L'or
du temps
1/
T'as beau courir après l'argent
T'as beau courir après tout ça
Au bout du compte tu verras
Y'a rien d'plus beau que l'or du temps
2/
Un jour tu apprends la patience
Celle qui se niche au coin des nuits
Comme un vin qui s'fait en silence
Balayant les peurs les non-dits
3/
Tes chansons sortent de la nuit
Comme un jour de libération
Avec l'évidence de la vie
Et tous les curs à l'unisson
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4/
Les mots ne sont rien sans la voix
Qui les porte et les fait chanter
Ils prennent leur patine et leur voie
Lentement comme l'or du temps
5/
T'as beau courir après l'argent
T'as beau courir après tout ça
Au bout du compte tu verras
Y'a rien d'plus beau que l'or du temps
Paroles & Musique : Jean Lapierre
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Des
fougères dans le cappuccino
(L'aventure de l'écriture) |
"
Une chanson ressemble à un rêve qu'on essaye de réaliser.
Ce sont des pays inconnus où il faut s'introduire
On peut en écrire n'importe où, dans le compartiment d'un
train, sur un bateau, à cheval - le mouvement aide toujours. Des
gens qui ont un merveilleux talent d'auteur-compositeur n'en écrivent
jamais parce qu'ils restent immobiles
"
Bob Dylan Chroniques 1 (Fayard)
Des fougères
dans le cappuccino comme venues de la préhistoire fossilisent
la crème attirante. Le temps s'écoule ainsi au rythme des
heures loin du stress.
Et les mots viennent.
Tu es comme le défricheur dans la jungle, l'homme qui creuse sous
la terre, le mineur du fond. Tu t'enfonces dans le
noir espérant la Salle et ses découvertes.
C'est un peu ça écrire une chanson : partir à
l'aventure sous terre, pour découvrir cette chanson qui t'apparaît.
Il faut faire vite quelques fois, la mettre sur le papier tout de suite.
Car la chaleur peut faire disparaître tout à coup les peintures
ancestrales cachées à l'intérieur depuis des lustres,
comme dans Fellini-Roma.
Ensuite, la musique vient, parfois d'un trait, d'une corde. Certaines
fois, elle se fait prier, se mérite, se gagne, ou se découvre
au bout de quelques accords, émergeant au milieu des mots, compagne
de voyage.
Je regarde mon cappuccino dans cette ville tranquille d'Italie.
J'y vois la douceur du temps, l'arrivée du printemps, l'espérance
du Chant.
Ecoute, il y a partout une musique qui chante comme l'Amour, comme la
vie qui va. J'attrape au vol ces notes magiques, la dolce vita
d'un jour d'hiver. Elle dit l'aventure et le voyage, l'esprit en éveil,
sempre, sempre
Jean Lapierre
(Vicenza, Italia, 22/02/07)
Une
bonne vieille ballade
Une bonne
vieille ballade qui parle de routes, de grands espaces, d'autoroutes,
quelque part en France ou dans le sud : je veux chanter ça, toujours,
avec la liberté de partir la nuit, dans le froid qui vous glace
les os.
Une bonne vieille ballade, une voix qui prend son temps comme un
train qui s'élance dans la nuit, ou un avion roulant sur la piste
Après, t'es en stand by, attendant la pluie de cendres ou
la renaissance des amants de Pompeï.
Tu vois le vert le long des voies. Tu entends le bruit des gares. Tu imagines
la vie des gens marchant sur un lac gelé. Qui sont-ils ? Que font-ils
? Comment vivre ici dans ces terres noires ?
Une bonne vieille ballade : voilà le secret, avec des joueurs
de cartes devant les tables, des hommes qui rôdent dans le matin.
Je me souviens de celui qui faisait le tour du Massif Central à
pied, croisé quelque part sur la route de Poitiers. Il n'avait
pas le temps de s'arrêter, le visage buriné comme un gitan,
la veste de velours. Il ne montait jamais dans les voitures. Il reviendra
peut-être un jour dans une ballade que je chanterai un soir sous
les projecteurs, racontant la route, toujours
Une bonne vieille ballade : voilà le secret, avec des sonneries
de barrières, des pas feutrés dans le noir, un train qui
file vers le sud, toujours
Une bonne vieille ballade !
Jean Lapierre
(Vicenza, Italia, 22/02/07)
http://www.myspace.com/jeanlapierre
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