10/09/99 Le plus beau site de l'Indre Le site de Crozant, à l'extrême sud de l'Indre, est sans conteste le lieu le plus grandiose du département. Mais il faut le voir depuis l'autre rive, là où le touriste motorisé et moutonnier n'a pas accès. Les Rochers de la Fileuse, qu'on atteint par un rugueux sentier à peine balisé traversant des landes de fougères, offrent une perspective nouvelle sur les ruines immémoriales perchées sur leur promontoire de granit au confluent de la Creuse et de la Sédelle. En cette après-midi d'un été finissant que teintent déjà les rousseurs mauves de l'automne, le regard, pour éviter le vertige du précipice inéluctable, se raccroche aux horizons bleutés des derniers beaux jours...Et le naïf promeneur quitte à regret cette nature plus belle encore qu'une toile impressionniste, n'emportant avec lui qu'une une petite photo-souvenir de divagations indriennes, vague reflet d'une réalité qui lui échappe... 26/08/99 Le Pays des Vans (Ardèche) Me voici de retour de mon pèlerinage annuel au bout du monde... L'Ardèche me semble en effet une utopie, située en dehors du temps et de l'espace. C'est un invraisemblable coin de France où l'austérité du massif central vient mourir aux portes de la Provence. Cette terre où les châtaigneraies boguées de vert tendre alternent avec les champs d'oliviers et de mûriers bruissants de cigales...Les villages de schiste doré haut perchés sur d'improbables promontoires cernés de ravins, et qu'on atteint au bout d'interminables et étroites routes en lacets semblent comme figés hors du temps. Leurs étranges églises à clochers en peigne, destinés à un jeu de cloches polyphoniques semblent être des passerelles vers d'autres dimensions. Sur la grande porte de l'une d'elles, est inscrite la phrase : "Ceci est la maison de Dieu et la porte du Ciel" . Une phrase qui a laissé pensif le demi- mécréant que je suis...En cliquant sur la photo, vous accédez au remarquable site de l'Office de tourisme des Vans qui offre de très beaux aperçus de ce coin de paradis. 11/08/99 L'éclipse à Déols
Un demi-jour cendreux au dessus de la frêle silhouette de l'Abbaye. Un ciel de fin du monde pesant, tel une chape de plomb, sur la cité déoloise frileusement blottie autour de son clocher. Tel fut, en plein midi d'Août, l'étrange spectacle de l'éclipse partielle, elle-même partiellement éclipsée par les nuages omniprésents... C'est à peine si un fragment de croissant solaire émerge des nuages menaçants, alors qu'on sent une fraîcheur quasi-vespérale envahir le parc des Chenevières. Dans la prairie, les moutons, fort assidus à leurs occupations alimentaires, broutent sans lever les yeux, sans voir l'esthétisme fin-de-siècle de ce ciel opalescent, sans être saisis du moindre frisson cosmique, sans ressentir le vertige métaphysique que doit inspirer un tel spectacle !Seuls les bipèdes de race humaine ont la faculté de mettre temporairement entre parenthèses leurs occupations de survie et de lever les yeux vers le ciel pour s'émerveiller...Une éclipse est toujours l'occasion de nous rappeler où nous sommes et de nous remettre à notre place infiniment modeste : Nous sommes sur une petite planète privilégiée qui tourne autour d'une moyenne étoile qu'on appelle soleil et qui a permis l'apparition de la vie et son évolution vers des formes de plus en plus complexes dont nous sommes le dernier maillon. Et pourtant, seuls les bipèdes de race humaine ont, outre la faculté de penser, celle de se détruire mutuellement pour les motifs les plus dérisoires....L'intelligence humaine a aussi ses éclipses, quand passe devant elle son double obscur : la bêtise infinie... 21/07/99 La lune : affaire sans suite...
Il y a trente ans jour pour jour, à 4 heures du matin, Neil Armstrong était le premier homme à poser le pied sur la lune. Je me souviendrai toujours de cette nuit blanche passée devant la télévision, fasciné par les images floues et saccadées de ces bibendums à la démarche mal assurée qui venaient de nous décrocher la lune... Quel spectacle surréaliste en cet an de grâce 1969 ! On vivait alors en pleine science fiction !Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Qui se souvient encore de Neil Armstrong et de Buzz Aldrin ? Et de ce pauvre Michael Collins qui était resté en orbite autour de la lune pour attendre ses compagnons ? Malgré les efforts louables des média pour nous rappeler ce trentième anniversaire, seuls quelques nostalgiques de ma génération gardent un souvenir ému de ce qui fut peut-être une affaire sans suite dans l'histoire de l'humanité. Un évènement magnifiquement inutile, fruit d'un pari insensé... En effet, les autres missions lunaires qui suivirent sombrèrent peu à peu dans l'indifférence générale et furent finalement abandonnéees puisque la lune ne présentait pas un grand intérêt scientifique ni économique et que la supériorité américaine sur les russes avait été suffisament démontrée ! A quelques mois avant l'an 2000, la Science Fiction ne fait plus rêver et les héros de l'espace ne font plus recette. Seuls les héros du stade font maintenant vibrer les foules. Il semble que l'humanité soit désormais incapable de s'enthousiasmer pour les grands projets...Trente ans se sont écoulés sans que la conquête de l'espace ne fasse le moindre pas en avant. On s'est tout juste contenté d'envoyer des satellites de télécommunications en pagaille autour de la terre et de transformer l'espace proche en véritable décharge orbitale... Ira-t-on un jour sur Mars ? On en parle, mais ce n'est pas pour demain, puisque désormais rien ne presse : Il n'y a plus de pari à gagner, ni de supériorité d'une nation sur l'autre à prouver. Pourtant la planète rouge semble autrement intéressante que la lune. On risque d'y découvrir -sinon des martiens - tout au moins des formes de vie primitive présentes ou passées, ce qui prouverait enfin que la vie est un phénomène universel qui ne se limite pas à la terre. Mais, le débarquement de l'homme sur Mars fera-t-il de l'audimat ? Je l'espère...si toutefois cet évènement historique ne tombe pas en même temps que la coupe du monde de football ! 14/07/99 Les Chenevières à Déols Pourquoi aller chercher au bout du monde des paysages merveilleux quand on les a au bout de sa rue ? Pour qui sait regarder et attendre, il est toujours une saison, une heure ou un éclairage particulier qui métamorphosent l'ordinaire en sublime. C'est le cas de l'Ecoparc des Chenevières, zone humide des bords de l'Indre à Déols que la Municipalité a, dans son Immense Sagesse, jugé bon de valoriser tout en la conservant dans son état sauvage avec sa flore et sa faune particulièrement riches. Dans cette miniature de réserve naturelle, le sol limoneux, inondé en hiver, reste toujours humide et fait naître en juillet une tapisserie polychrome au pied des frênes ombrageux et des aulnes argentés qui bordent les méandres aléatoires d'une rivière paresseuse...
17/06/99 La Loire à Amboise Retour en des lieux moins exotiques, plus familiers mais non moins sublimes : La Loire, cette prolongation virtuelle de l'Océan jusqu'au coeur des terres, et qui donne des airs marins aux paysages qu'elle côtoie. Les bancs de sable, que les autochtones appellent varennes, et les ciels changeants, mais jamais bleus d'azur, font d'Amboise une ville côtière, un port paisible et serein où il fait parfois bon jeter l'ancre...et déguster quelque dive bouteille de vin de Loire avec toute la sagesse et la modération qu'inspire ce paysage.10/05/99 Reflets d'Alsace De retour de mon pèlerinage annuel en Alsace, voici une vue de la vieille ville de Colmar. Un incroyable décor d'opérette en trompe-l'oeil... Des maisons factices de vert amande, d'ocre jaune, de rose tendre, de bleu pastel, d' ocre rouge et de mauve lilas se mirant dans les eaux calmes de l'Ill sagement contenue dans ses quais de grès. Le spectacle du réel me ravit quand il se met à singer à ce point l'artificiel.Une vision qui -objectivement- peut sembler immuable, comme si le temps n'avait pas d'emprise sur ce qui semble destiné à l'immobilité éternelle de la photographie, et cependant chaque année redécouverte sous un jour nouveau, celui -relatif- de l'observateur sur qui les années s'accumulent inexorablement...et qui jamais ne sera classé monument historique ! Cliquez donc et patientez le temps qu'il faudra pour bénéficier de cette vue étonnante en 800 x 600 pixels, réalisée avec mon fidèle Kodak DC220 numérique qui me suit désormais jusque dans les coins les plus reculés de l'hexagone 29/04/99 Quelques nouvelles théories scientifiques révolutionnaires !Je viens de recevoir un important courrier des Etats Unis dans mon E.mail. Je vous en livre la traduction:Pourquoi le bâillement est il contagieux ? On baille pour équilibrer la pression sur le tympan. Cette variation de pression à l'extérieur de vos tympans crée un déséquilibre de pression dans les oreilles des autres personnes, donc ils doivent bailler pour rééquilibrer.
Théorie du chat beurré : Quand un chat tombe, il tombe TOUJOURS sur ses pattes. Quand une tartine beurrée tombe, elle tombe TOUJOURS du côté beurré. Supposons que l'on attache une tartine beurrée sur le dos d'un chat et qu'on laisse tomber cet ensemble, il restera en lévitation à plusieurs centimètres du sol, probablement pour l'éternité. Un système à base de "chat beurré" pourrait remplacer les pneumatiques sur les voitures et les camions, et un alignement de "chats beurrés" pourrait facilement permettre la réalisation d'un monorail à grande vitesse reliant New York à Chicago. 24/04/99 Aujourd'hui, Mars a frôlé la terre ! A 17 h 31 mn T.U. , la planète rouge n'était qu'à environ 100 millions de km de Châteauroux ! Mars est donc actuellement dans une période d'observation des plus favorables. On la voit facilement en soirée comme une grosse étoile rougeâtre du côté de l'est. Impossible de la manquer, c'est un des astres les plus brillants du ciel. Avec une lunette de 60 mm, on la distingue sous la forme d'une petite boule orangée, mais rien de très spectaculaire car aucun détail de sa surface n'est visible. Il faudrait pour cela des instruments beaucoup plus performants. La photo ci-contre a été prise par le télescope du satellite Hubble lors d'une des précédentes oppositions de la planète. Cette photo est tirée de Redshift 3, un remarquable CD ROM qui fait office de planétarium en temps réel et qui possède une photothèque impressionnante.Le compositeur anglais Gustav Holst (1874 - 1934) a consacré aux planètes une suite symphonique dont nous écoutons le premier volet composé en 1914 intitulé Mars, the bringer of war. Une carte son à "table d'ondes" est indispensable pour apprécier cette musique à la très riche orchestration. Sinon, vous n'entendrez que de l'orgue de barbarie ! 09/04/99 Châteauroux vers 1910 Ces exceptionnelles photos de Châteauroux au début du siècle proviennent de clichés négatifs sur verre au format 9 x 12 retrouvés dans le grenier familial. Ils ont été numérisés en haute définition, ce qui permet de voir de très fins détails. Pour les présenter sur le Web, il a bien entendu fallu les réduire à une taille et à une définition raisonnables. Chaque vue a donc été ramenée à environ 800 x 600 pixels et 256 niveaux de gris afin d'avoir des fichiers d'environ 100 Ko. Cela demandera un petit délai de chargement, mais cela en vaut largement la peine...Je n'ai aucun renseignement sur les manifestations, processions et défilés qui y figurent. Je serai donc très reconnaissant aux personnes qui pourront m'aider à préciser et enrichir la description de ces vénérables clichés. Les premiers graffiti du jour sont archivés ci dessous : Les archives du graffiti du jour (du 05/03/99 au 25/03/99) Il n'est pas interdit de m'écrire !
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