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Dr Jean-Michel Crabbé, 14 décembre 2008.
Histoire, physiologie, interprétation des rêves de de Freud à Jung Médecine, maladies et rêves
Des traditions millénaires :
Le rêve est un phénomène naturel considéré comme essentiel et fondateur dans de nombreuses cultures autres que la nôtre. Il a également joué un rôle important dans le judaïsme et le christianisme.
Dans notre civilisation occidentale, l'interprétation des rêves a été interdite par l'église catholique dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, assimilée aux pratiques divinatoires comme le tarot ou l'astrologie. Cette interdiction a été retirée de Code Pénal en 1992.
La psychanalyse de Freud à Jung :
Pendant des siècles, l'analyse des rêves est restée populaire, empirique, remplie de contradictions et d'incohérences, basée sur d'anciennes clés des songes. Cette situation a changé au début du XXe siècle avec la psychanalyse et les premiers travaux de Freud.
La psychanalyse freudienne est fondée sur l'hypothèse du complexe d'Oedipe et du refoulement de pulsions infantiles. Elle considère chaque rêve comme la réalisation déguisée d'un désir sexuel ou violent refoulé. L'inconscient est une sorte de poubelle psychique. Le complexe d'Oedipe est la cause d'une névrose collective qui se manifeste dans les traditions, les religions et les valeurs morales.
La psychanalyse freudienne oblige à croire aveuglément à l'existence et aux conséquences universelles du complexe d'Oedipe. Elle est seule enseignée en France, comme si rien d'autre n'avait été dit à propos des rêves. Elle dévalorise le rêve, l'homme et ses valeurs, les traditions et les religions.
Contrairement à la psychanalyse freudienne, la psychologie analytique de C.G. Jung est basée sur l'expérience directe que chacun peut avoir avec ses propres rêves. Elle rend au rêve toute sa valeur pour la croissance et l'équilibre psychique (individuation). Pour Jung, l'inconscient est la source et le moteur du développement psychique individuel et collectif.
Psychanalyse et judaïsme : Henri Baruk
La psychanalyse freudienne accuse parfois C.G.Jung d'antisémitisme... mais la doctrine freudienne est ennemie du judaïsme, de l'âme humaine et de toutes les valeurs morales des trois grandes religions monothéistes.
Henri Baruk, 1897-1999, est un psychiatre juif, médecin chef de l'hopital de Charenton pendant 40 ans, professeur, membre de l'académie de médecine et auteur de nombreux ouvrages. Défenseur du judaïsme et d'une psychiatrie morale, Henri Baruk a combattu une doctrine freudienne ennemie du monothéisme hébreu et il a dénoncé ses effets délétères sur les individus, la famille et la société.
Selon Henri Baruk, la psychanalyse freudienne détruit les grands principes fondateurs du monothéisme hébreu. Elle est ennemie du judaïsme, de ses lois et de toutes les valeurs morales des grandes religions occidentales. Elle s'oppose à tout système de valeur individuel, familial ou collectif.
La psychanalyse freudienne conduit à une sorte de religion du plaisir, de la satisfaction aveugle des instincts et de la sexualité sans frein. Elle conduit à l'égocentrisme, à la loi du plus fort, à la violence, aux conflits familiaux, au désordre social et au paganisme.
SOURCE : Henri Baruk sur Jewisheritage et sur wikipedia.
Henri Baruk. La psychiatrie française de Pinel à nos jours. PUF, 1967. Henri Baruk. Des hommes comme nous. Robert Laffont, 1976, etc...)
Henri Baruk, Freud et la Shoah : en élaborant des doctrines contraires à la foi et à la mission du peuple juif, Freud aurait, avec Karl Marx, mis son propre peuple en danger.
"Selon Henri Baruk, Marx et Freud, ces deux dissidents du judaïsme que la Bible désigne sous le nom de « faux prophètes », sont les grands responsables de cette rupture de l'Alliance qui entraîne une menace contre l'existence même du peuple juif."
Le sommeil paradoxal :
Dans les années 60, la découverte du sommeil paradoxal est une véritable révolution. La neurobiologie prouve que le rêve est un phénomène naturel qui correspond à une véritable fonction physiologique, ainsi :
Le rêve est une fonction physiologique à part entière, Le rêve n'a rien à voir avec l'occultisme, le tarot, l'astrologie. Le rêve n'est pas simplement lié aux désirs refoulés.
Le sommeil paradoxal donne raison à Jung contre Freud.
Médecine, maladie et rêve
Pendant des siècles, le rêve a été considéré par les médecins comme un phénomène incohérent sans aucun intérêt pratique. Pour la psychiatrie, le rêve est un symptome morbide, il fait partie du domaine des psychoses. Pour la psychanalyse freudienne, "le rêve réalise des désirs sexuels refoulés".
Aujourd'hui la neurologie montre que le sommeil paradoxal et le rêve forment une fonction physiologique à part entière. L'analyse des rêves de malades peut jouer un rôle important dans une approche globale, organique et psychique, de la médecine et de la maladie :
Le rêve a une place en médecine.
Le rêve a une fonction psychique et thérapeutique.
Les relations entre corps et psyché sont étudiées dans le dossier "psychosoma".
Définitions
La physiologie du sommeil est un domaine scientifique exploré en laboratoire. Michel Jouvet, neurophysiologiste français, a découvert le sommeil paradoxal. Ses travaux ont inauguré 40 années de recherches multidisciplinaires internationales et ses méthodes d'enregistrements polysomnographiques du sommeil sont utilisées dans le monde entier.
Le sommeil paradoxal est une activité neurophysiologique rythmique dont l'existence même contredit la doctrine médicale officielle d'un retour à l'équilibre physiologique pendant le sommeil. Même si quelques vagues souvenirs de rêves semblent provenir d'autres phases du sommeil, le sommeil paradoxal est la période privilégiée pour le déroulement et la mémorisation des rêves.
Le rêve est un phénomène psychique individuel, qu'on ne peut ni enregistrer, ni reproduire en laboratoire. Pour connaître ses propres rêves, il faut les écrire pendant des années, ce qui conduit à des points de vue très variés et discordants. Michel Jouvet est l'un des rares scientifiques a faire un tel travail et a parler de son expérience quotidienne du rêve.
La doctrine freudienne à propos du rêve est contredite par la neurophysiologie et par l'expérience quotidienne. Voir l'exemple très significatif "Freud et les rêves d'astronautes" au chapitre 8. En revanche, la conception jungienne du rêve s'accorde avec la neurophysiologie et avec l'expérience que chacun peut avoir de ses propres rêves.
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