|
La baguette
du sourcier s'oriente
du ciel au sol en obéissant aux
mains de son utilisateur.
Le sourcier
désigne l'emplacement de
l'eau par l'intermédiaire de
sa baguette.
La baguette
ne se déplace que si la main
agit.
LE
POUVOIR DE LA MAIN SUR LA
BAGUETTE EXISTE.
LE
POUVOIR DU MOUVEMENT DE
LA BAGUETTE SUR L'
IMAGINATION DU SPECTATEUR EXISTE AUSSI.
Le
lien entre la présence de
l'eau et la baguette serait à
rechercher, si l'expérimentation
scientifique permettait de
prouver son existence.
En
attendant, on peut se demander:
Comment et pourquoi la
baguette se déplace ?
Les 3 photos, au début de
cette page, prouvent que le
déplacement de la baguette
s'effectue
sans déplacement
notable des mains qui
l'animent.
Les photos qui vont suivre
illustreront notre
explication.
Elles montrent comment la
baguette est prise en main.
|
|
Baguette
n'est pas le mot juste,
puisqu'il s'agit en fait,
d'une fourche coupée dans une
branchette de noisetier. Il
est préférable que cette
branchette soit coupée dans
du noisetier .On entend
souvent baguette de coudrier
car "coudrier" est
le mot utilisé
traditionnellement pour
désigner le bois du
noisetier. (retour^)
Pourquoi du noisetier ?
Parce que ce bois est souple
et flexible, ces qualités,
purement mécaniques, sont indispensables au bon
fonctionnement de la
manipulation. S'il ne dispose pas de
noisetier le manipulateur peut
utiliser toute autre essence
de bois suffisamment souple
pour ne pas casser en se courbant sans trop d' effort.
La fourche
tourne et la baguette en se
déplaçant décrit un
angle de droit,
sans
mouvement apparent des mains
du manipulateur.
Mais pourquoi les mains ne
bougent-elles pas ?
La fourche est soumise à
la flexion que lui impriment
les deux mains.
L'équilibre dans le plan qui
passe par les deux mains est
maintenu puisque le système
est symétrique.
Toutefois lorsque les deux
mains s'alignent, l'équilibre
dans le plan vertical de
symétrie devient instable.
Les deux mains constituent une
charnière dont la moindre
crispation peut déclencher le
mouvement vers le haut ou vers
le bas de la baguette.
C'est par le léger
déplacement croisé de la
base du pouce et de celle de
l'auriculaire que le mouvement
est produit.
Comme
le mouvement de la
baguette est rapide et
important, celui de la main
reste imperceptible pour l'œil
de l'observateur. (Cet effet de contraste entre 2 mouvements, dont le
plus
visible sert à détourner l'attention du public pour que l'autre reste
invisible, est bien connu des illusionnistes qui savent s'en servir
dans leur art, mais les escrocs qui pratiquent le bonneteau l'utilisent
aussi...)
Le spectateur peut même avoir
l'impression que le
manipulateur s'oppose au
mouvement de la baguette, alors que, paradoxalement, c'est lui
qui le
provoque.
(retour^)
|
|
Voici ce
qu'est la baguette du
sourcier.
Ce n'est pas une baguette
magique et ce n'est pas
sorcier.
A ce
jour aucune expérience
scientifique n'a mis en
évidence la possibilité de
détecter de l'eau au moyen
d'une fourche de bois ni d'ailleurs d'un autre "détecteur" divinatoire.
Ceci n'interdit naturellement
pas à un sourcier, comme
d'ailleurs à un géologue, de
déceler une présence d'eau
souterraine grâce à de
nombreux indices qui
appartiennent au champ de la
connaissance objective...
Autrement dit: une
connaissance approfondie de la
géologie, de l'hydrologie, et
de la botanique permettront de
trouver plus sûrement de
l'eau qu'une dextérité mise
au service d'une pratique
magique.
Le
spectateur est mystifié
car il ne s'explique pas la
cause réelle du mouvement de
la baguette.
Doit-on conclure que le
sourcier, mystificateur est un
charlatan ?
On pourrait s'empresser de le
croire, mais la zététique
enseigne aussi la prudence,
qui doit freiner les
conclusions trop hâtives.
Les expériences, très
nombreuses, menées jusqu'à
ce jour ont toutes montré, que les
pouvoirs revendiqués par les
sourciers n'existent pas.
Ces expériences montrent
aussi, que les personnes qui
revendiquent plus
généralement des pouvoirs
paranormaux, le font le plus souvent
en toute bonne foi.
Seule l'expérience
reproductible, menée selon un
protocole rigoureux pouvant
être analysé dans les
moindres détails, peut permettre d' établir
la réalité d'un phénomène.
Ce type de démarche n'est pas
aussi simple que le bon sens
populaire pourrait le
suggérer.
Il n'est donc pas étonnant de
constater, que le premier mystifié
dans le domaine de la
sourcellerie est le sourcier lui même...
La baguette du sourcier
appartient comme le pendule au
domaine de la radiesthésie.
Dans son livre "Au cœur
de l'extra-ordinaire" le Professeur
Henri Broch consacre
quelques pages à la
radiesthésie pour aboutir à
cette conclusion sans appel:
"tous les travaux
effectués jusqu' à présent
et toutes les expériences
radiesthésiques contrôlées
scientifiquement montrent
clairement qu'il n'existe
aucun fait réel parmi les
succès dont se targuent les
radiesthésistes.
La radiesthésie demeure donc
toujours ce que de nombreux
enquêteurs ont déjà nommé
la matérialisation par un
support variable de l' idée du
"pendulisant" et
correspond ainsi à un abandon
de la logique et du sens
critique."
(retour^)
|