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Du soleil en boite pour nos orchidées ? ou un petit guide de l'éclairage artificiel, par Steph et Laurence
dernière mise à jour: 25 Sept 2006
Lorsque la lumière de Phébus fait cruellement défaut, il existe heureusement des soleils artificiels pour le remplacer. Bien que le soleil naturel soit une manne irremplaçable et de plus gratuite, on peut toutefois cultiver des orchidées de façon tout a fait satisfaisante sous éclairage artificiel, à condition bien sur de mettre la main à la poche. Sans avoir la prétention de fournir ici le quid de la culture en lumière artificielle, nous allons essayer de vous fournir quelques éléments fondamentaux pour bien débuter.
Petit
résumé sur la photosynthèse... La photosynthèse est le procédé par lequel les plantes vertes transforment l'énergie lumineuse en sucres. Ce sont ces sucres qui permettent ensuite à la plante de vivre. On peut donc dire que la lumière est la véritable nourriture des plantes. Les engrais eux ne leur apportent pas d'énergie mais uniquement des matériaux qui leur sont nécessaires pour construire des nouveaux tissus (feuille, fleurs, racines). Pour cette raison une orchidée peut vivre des mois sans engrais (même si elle ne pousse pas ou peu) mais par contre elle dépérira très vite sans lumière.
Dans la feuille de la plante, la lumière rouge et bleue ainsi captée est alors transformée en sucres par les cellules qui parviennent à combiner le gaz carbonique de l'air et l'eau du sol. C'est la magie de la photosynthèse, la base de toute la chaîne alimentaire sur terre. Pour revenir à l'éclairage artificiel, on comprend que les besoins des plantes en la matière sont très différents de nos propres préférences. Notre oeil ne perçoit que la lumière visible et plus particulièrement la portion jaune de celle-ci. Comme c'est cette lumière jaune qui stimule le mieux notre oeil, c'est celle que nous préférons. Les plantes, elles, n'ont que faire de cette portion de la lumière visible: Elles utilisent presque uniquement le bleu et le rouge que nous ne percevons pas très bien. Ceci explique que les ampoules qui ont été crées pour satisfaire nos besoins d'éclairage domestique sont généralement très mal adaptées à la culture des plantes (car riche en jaune mais pauvre en rouge et bleu). Inversement les ampoules qui ont été crées spécifiquement pour satisfaire à l'éclairage horticole délivrent une lumière qui parait faible et très désagréable a notre oeil. Un bon éclairage horticole doit apporter le maximum de lumière utilisable par la plante, soit essentiellement de la lumière rouge et de la lumière bleue. Mais un tel éclairage nous parait à nous bien sombre et peu agréable s'il n'y a pas de lumière jaune.
Quelles
sont les différentes options
d'éclairage disponibles ?
Les
ampoules à incandescence : La lumière émise par les lampes à incandescence standard (ampoules domestiques à filament destinées a l'éclairage courant) est presque exclusivement dans le jaune et le rouge. Elle manque presque complètement de bleu qui est pourtant indispensable à la croissance des plantes vertes. De plus ces ampoules perdent énormément d’énergie sous forme de chaleur. Elles chauffent beaucoup et éclairent comparativement très peu par watt consommé. Elles ne permettent donc pas une croissance harmonieuse des orchidées.
Les
tubes fluorescents : Ils représentent une excellente solution pour les petites collections … et les petites plantes. En effet, leur coût est relativement modeste, ils sont assez commodes à installer sur un système d’étagères et chauffent peu (chose fort appréciable lorsque la collection et le nombre d’étagères augmentent, car la température devient vite un handicap pour les espèces de climat tempéré ou froid). Leur défaut est d’émettre une quantité de lumière relativement faible, ce qui oblige à en placer de 3 à 4 par étagère (j’utilise des étagères plastiques Grosfillex Maxim’up 110 x 45) si la pièce donne sur une fenêtre au nord, entre 4 et 6 s’il n’y a pas d’autre éclairage. Enfin, ils doivent être changés impérativement tous les ans à la même période, car leur luminosité diminue très rapidement au-delà de 8 mois, le pire c’est que notre œil n’y voit pas la différence, tandis que les plantes se mettent peu à peu à « ramer ». Les
lampes à haute intensité (High Intensity Discharge ou HID): Il s’agit de lampes de haut wattage fonctionnant à partir de vapeurs de mercure, d’halogénures métalliques (Metal Halide – MH en anglais) ou de vapeur de sodium sous haute pression. L'avantage de ces lampes réside dans la grande quantité de lumière qu'elles produisent et dans leur grande distance de pénétration. On peut donc éloigner les plantes de la source de lumière ce qui permet d'éclairer une grande surface et de cultiver des plantes hautes et gourmandes en lumière comme des cattleyas standard, des vandacées, des dendrobium phalaenopsis, etc. dont la culture se révèle impossible sous des tubes fluorescents. Leur désavantage est leur coût d'achat et de fonctionnement élevé comme on le verra plus loin, ainsi que la difficulté de les intégrer dans un intérieur de par leur encombrement, la chaleur produite et leur manque d'esthétisme. En effet ces ampoules ne fonctionnent pas dans les luminaires classiques et doivent être raccordée a un ballaste spécifique. Les modèles principaux sont les HQL (High pressure Quartz Lamp), HQI (High pressure Quartz Iodure, qu'on appelle aussi parfois MH pour Metal Halide) et les HPS (High Pressure Sodium). Sans rentrer dans les détails techniques, sachez que la principale différence entre ces trois types de lampes est leur spectre d’émission, c'est à dire la quantité de rouge, jaune et bleu présente dans la lumière produite. Ainsi, les HQL produisent une lumière ou le jaune domine, les HQI produisent une lumière ou le bleu domine et les HPS envoient une lumière riche à la fois en jaune et rouge. Les HQL (Lampe à vapeur de mercure haute pression) sont à éviter pour les plantes à fleurs, en effet la lumière qu'elles produisent contient une trop faible proportion de lumière utilisable par les plantes (les rayonnements bleus produits sont insuffisants au regard de la consommation électrique à fournir pour les produire, et il faudrait beaucoup d’ampoules pour parvenir à de bons résultats). Les HQI et HPS ont toutes les 2 la préférences des cultivateurs. Les ampoules HQI (aussi dites MH) produisent une lumière blanche très naturelle qui met bien les plantes en valeur. Elles permettent la croissance et la floraison harmonieuse de la majorité des orchidées mais par contre leur rendement (quantité de lumière produite par watt) et leur durabilité est légèrement inférieure à celle des ampoules HPS. Elles sont à privilégier dans les pièces à vivre de part la lumière très agréable qu'elles dégagent (par contre toujours utiliser un réflecteur fermé muni d'une vitre en verre trempé pour limiter le dégagement d'UV nocifs). Les ampoules HPS produisent quant à elles une lumière jaune qui dénature la couleur des plantes et est désagréable à l'oeil (à éviter dans les pièces à vivre donc). Par contre leur rendement (quantité de lumière produite par watt) et leur durabilité est excellente ce qui peut en faire un bon choix si vos plantes poussent dans une pièce de culture séparée et que la couleur jaunasse ne vous dérange pas. Elles ont la réputation de favoriser la floraison, mais ce point n'a jamais été validé sur les orchidées à ma connaissance. Par contre le manque de bleu de la lumière produite peut provoquer un étiolement des plantes si l'ampoule constitue la seule source de lumière. En l’absence de fenêtre dans la pièce de culture, il vaut mieux utiliser à la fois une HPS et une HQI pour pallier à cet inconvénient. En effet, le bleu des HQI favorise la croissance végétative, tandis que rouge des HPS favoriserait les floraisons (mais encore une fois c'est à prouver pour les orchidées, qui fleurissent d'ailleurs très bien sous HQI seule). Il existe également des lampes HPS dont le spectre est enrichi dans les bleus... TABLEAU
RÉCAPITULATIF
DES DIFFÉRENTES SOURCES D'ÉCLAIRAGE
Cliquer ici pour accéder au tableau. Ensuite fermer la page pour retourner à l'article... HID, Fluorescents, Comment choisir ?
Tout d'abord certaines options sont à éliminer tout de suite: Les ampoules horticoles à incandescence et les fluorescents compacts de faible wattage ne peuvent être utilisés qu'en lumière d'appoint et pour les orchidées peu gourmandes en lumière. Ces ampoules utilisées seules ne produisent pas une intensité lumineuse suffisante pour permettre la croissance et encore moins la floraison des plantes. Les ampoules à incandescence de 150 W et les fluos compacts d'au moins de 40 W utilisés en plus de la lumière naturelle peuvent par contre constituer une source de lumière d'appoint intéressante pour les orchidées compactes et peu gourmandes en lumière comme le phalaenopsis (voir ici). Il faut par contre les laisser allumées suffisamment longtemps et les placer assez près de la plante.
Les lampes halogène et à haute pression de mercure sont également à éliminer: la lumière qu'elles produisent est inadaptée à la croissance des plantes vertes. Tant qu'à investir dans du matériel, les lampes HPS et MH sont un bien meilleur choix en raison de la meilleure qualité de la lumière émise.
Quant aux fluorescents compacts à haut wattage (de type Envirolite), ils peuvent sembler intéressants de prime abord mais leur prix est encore prohibitif ce qui les rend finalement peu compétitifs comparé aux systèmes HID ou aux fluorescents classiques (voir ici). De plus méfiez vous des contrefaçons qui circulent en ce moment et dont les performances ne sont pas assurées. Ce type d'ampoule fonctionne sur la même technologie que les tubes fluorescents classiques et doivent donc être placés assez près des plantes. Ils ne conviennent pas aux orchidées gourmandes en lumière ou très hautes.
Reste donc le choix entre les tubes fluorescents et les lampes HID. Pour savoir ce qui répond le mieux à vos besoins il vous faudra répondre à quelques questions:
Quel genre d'orchidée je veux cultiver ?
Note: calculs basés sur un prix de l'électricité de 0.10 € par kWh (TTC) et sur un remplacement annuel des tubes fluorescents. Remplacement aux 18 mois pour l'ampoule HID.
Ou sera située ma lampe ? Si la lampe est située dans une pièce habitée, privilégier un CRI (color rendering index) élevé, c'est a dire 80 ou plus. Par exemple les tubes fluorescents horticoles et les lampes HPS sont désagréables à l'œil et ne mettent pas du tout les orchidées en valeur.
Les tubes fluorescents devront rester allumés jusqu'a 16 heures d'affilée ce qui est un peu difficile à gérer dans une chambre à coucher...
D'autre part, les systèmes HID sont loin d'avoir un aspect esthétique engageant et la lumière vive qu'ils produisent est malvenue dans un salon (à moins que vous soyez un adepte de la photo-thérapie !) sans parler de la chaleur. En effet, un systèmes HID de 400W dégage autant de chaleur qu'un petit radiateur ! De ce fait, en été, la pièce devra être très bien ventilée afin d'éviter que la température ne monte trop. L'achat d'un bon humidificateur et d'un ou plusieurs ventilateurs qui fonctionneront 24h/24 peut vite se révéler indispensable; tout cela est à prévoir avant d'acheter et il vaut mieux disposer d'une pièce dédiée à la culture des orchidées pour envisager ce type d'option.
Alors HID ou Fluorescents ? Vous devez maintenant avoir fait votre choix. Mais comment s'y retrouver parmi toutes les options de ces 2 catégories ?
Choisir
et installer un Système HID (par
Laurence)
Quel wattage choisir ? Vous avez choisit un système HID pour l'intensité lumineuse importante qu'il vous fournit. Sachez cependant que pour en bénéficier, il vous faudra tabler sur un système de 400 W et plus... En effet, l'intensité lumineuse produite par watt n'est importante que pour les systèmes de plus gros wattage. En fait, un système HID de 250 W délivre une intensité lumineuse à peine supérieure à celle obtenue avec 4 tubes fluo de 40 W, mais le système HID produit énormément plus de chaleur que les tubes fluo... Investir dans le HID n'est donc vraiment intéressant que pour des systèmes de 400 W et plus...
La surface éclairée est également directement proportionnelle au wattage du systeme HID:
Sachez cependant que pour les systèmes de 1000 W, on conseille généralement l'achat d'un dispositif automatique qui permet de déplacer la lampe au dessus de l'espace de culture... cela permet d'avoir une croissance uniforme tout en répartissant la chaleur produite....
MH ou HPS ? Comme on l'a dit plus haut, les ampoules de type MH (HQI) produisent un lumière blanche bien plus agréable à l'oeil que les HPS, et conviennent aussi bien à la croissance qu'à la floraison des orchidées surtout si l'on dispose de lumière naturelle dans la pièce pour apporter un peu de rouge en complément.
Inversement, les ampoules de type HPS émettent une lumière riche en rouge mais pauvres en bleu. Cette lumière qui semble jaune à l'œil fait paraître le feuillage marron et dénature la couleur des floraisons. Dans le meilleur des mondes, il faudrait donc opter pour 2 systèmes de 400 W avec une ampoule de chaque ! Pour les plus petits budgets, il existe des ampoules "à spectre amélioré", par exemple des ampoules de type HPS dont le spectre à été enrichit en lumière bleue. Mais la lumière finale reste toujours assez désagréable à l'oeil au final.
Quelle distance entre mes plantes et la source lumineuse ?
Les ampoules HID délivrent plus de lumière pendant les 100 premières heures. Ceci peut provoquer un choc à vos orchidées qui réagiront en produisant des pigments rouges/violets au niveau des feuilles et de la pointe des racines. De ce fait, il faut garder la lampe plus loin des plantes lors des 2 premières semaines. Se référer à ce tableau pour déterminer à quelle hauteur installer votre lampe (la hauteur indique la distance entre l'ampoule et les feuilles du haut):
Ces hauteurs ne sont bien sur qu'indicatives. La hauteur doit être adaptée aux besoins de chaque plante. Vous pourrez donc monter ou descendre des plantes en fonction des besoins. Également, placez les plantes les plus gourmandes en lumière directement sous l'ampoule. Les orchidées ayant des besoins plus modérés seront quant à elles placées en périphérie de la zone éclairée. Fiez vous à la couleur des feuilles pour optimiser votre placement: feuilles foncées = plante sous-exposée, feuilles de teinte rouge = plante sur-exposée...
N'oubliez pas que la ventilation est vitale pour les plantes qui sont situées plus près de la lampe, afin d'évacuer la chaleur qui autrement pourrait provoquer des brûlures...
Détails relatifs à l'installation En plus de l'ampoule, du réflecteur et du ballaste, il vous faudra investir dans un programmateur, un ou des ventilateurs et un humidificateur. De plus, les systèmes HID produisent énormément de chaleur; pendant la période estivale, il vous faudra donc aérer abondamment la pièce de culture pour évacuer la chaleur ou même investir dans un climatiseur par "hydrocooling" (Les climatiseurs classiques assèchent la pièce, alors qu'un climatiseur par "hydrocooling" du type Maxicooler de Bonaire rafraîchit tout en humidifiant l'atmosphère). L'achat d'un réflecteur ventilé (de type cool tube) peut aussi être une bonne option: un ventilateur pousse l'air chaud situé autour de l'ampoule dehors par un tuyau de ventilation, ce qui permet de limiter l'augmentation de la température dans la pièce. Seul problème: ce type de réflecteur coûte 3 fois plus cher qu'un réflecteur non-ventilé, sans compter le prix du ventilateur d'extraction d'air...
Afin d'augmenter l'intensité lumineuse qui tombe sur vos orchidées, il est important de canaliser la lumière dans la zone de culture. Pour ce faire, vous pouvez placer une membrane réfléchissante (Mylar) sur les murs qui va rediriger les rayons perdus... Pour les plus petits budgets, un mur blanc ou des feuilles de papier aluminium peuvent aussi convenir...
A noter: les appareils connexes (ventilateurs, humidificateur, etc.) peuvent facilement multiplier votre consommation mensuelle d'électricité dans la salle de culture par 2...
Remplacement des composants: Les ampoules MH sont à changer tous les ans, et Les ampoules HPS tous les 18 mois environs. Le ballaste dure de 5 à 10 ans.
Choisir
et installer des tubes fluorescents
L'intensité lumineuse délivrée par un tube fluorescent est relativement faible. Pour compenser ce problème, il vous faudra au moins 4 tubes T8 côte à côte afin d'obtenir des résultats intéressants avec vos orchidées. Même ainsi, seules les genre demandant un intensité lumineuse faible à moyenne réussiront bien. L'énergie lumineuse diminuant très rapidement lorsqu'on s'éloigne de la source lumineuse, il ne sera pas possible de faire pousser une grande plante (type cymbidium, coelogyne, pandurata, neomoorea, vanda , cattleyas standards, etc.) sous des tubes fluorescents, même si on en met 5 ou 6 côte à côte. En fait l'intensité lumineuse est maximale à 15 cm des tubes puis diminue rapidement. A plus de 30 cm du tube, on considère que la lumière est trop faible pour être utilisée par la plante. De ce fait, il faut idéalement que le feuillage de la plante soit complètement situé entre 15 et 30 cm. Les Masdevallia, Phalaenopsis, Paphiopedilums, et autres plantes compactes seront donc des candidates parfaites pour ce genre d'éclairage. Le tableau suivant donne une idée de l'intensité lumineuse obtenue sous des tubes fluorescents T8 en fonction de la distance par rapport aux tubes. Quelle que soit la longueur des tubes T8 utilisés (60, 90 ou 120 cm), l'intensité au centre sera toujours à peu prés la même (le nombre de Watt par centimètre est à peu prés 0.3 quelque soit la longueur du tube). Par contre la surface éclairée sera forcément moindre sous des tubes plus courts (0.4 x 0.6 m éclairés sous 4 tubes de 18W contre 0.4 x 0.9 m sous 4 tubes de 30W et 0.4 x 1.2 m sous 4 tubes de 36W). Egalement plus le tube est court et plus l'intensité lumineuse décroît vite quant on s'éloigne du centre du tube. Il à noter également que l'utilisation d'un réflecteur est conseillée car celui ci concentre les rayons lumineux vers les plantes.
Si l'on prend le cas d'un Phalaenopsis hybride qui a besoin d'environ 11000 Lux par jour pour se développer harmonieusement, on constate que sous une rampe de 2 tubes T8 avec réflecteur constituant la seule source d'éclairage, ces derniers devront être allumés 15 heures par jour avec les feuilles de la plante placées au maximum à 15 cm du centre des tubes. On ne pourra pas cultiver des plantes plus gourmandes en lumière sous une installation de ce genre et l'intensité lumineuse est même limite pour un phalaenopsis des qu'on s'éloigne du centre des tubes. Il faudra placer les feuilles le plus prés possible de la source lumineuse presque jusqu'à la toucher. En effet si les feuilles du Phalaenopsis sont placées à 30 cm du tube, la durée d'éclairement théorique passe alors à 25 heures par jour ce qui est bien sur impossible. On comprend bien ici que si les plantes sont trop éloignées des tubes ces derniers ne servent plus à grand chose. Sous une rampe de 4 tubes T8 avec réflecteur, ces derniers devront être allumés un peu plus de 11 heures par jour pour un Phalaenopsis ayant les feuilles à 15 cm du centre des tubes. Si la plante est déportée par rapport au centre du tube il faudra allonger la période d'éclairement en conséquence. La zone centrale pourra alors être réservée à des plantes demandant plus de luminosité comme des Cattleya compacts. En tout les cas, l'éclairage sous tube fluorescent sera envisageable uniquement pour les plantules ou si les plantes qui restent compactes à l'age adulte (moins de 20-30 cm de haut pour une installation à 4 tubes, moins de 20 cm pour une 2 tubes), les autres refusant de pousser normalement (j'ai fait le test avec les grands cattleyas qui, sous tubes, tendent à régresser, alors que les petits poussent et fleurissent). Également, les tubes fluorescents sont à privilégier pour les plantes de culture plus froide car ils délivrent très peu de chaleur.
Choix des tubes fluos.... (par Steph)Il
existe une multitude de tubes fluorescents sur le marché : comme la
lumière blanche contient toutes les couleurs du spectre lumineux, les
plantes disposent plus ou moins de la lumière bleue et de la lumière
rouge dont elles ont besoin. Pour
tirer le meilleur parti de l'utilisation de la lumière, Gro-Lux,
Agro-Lite, et des tubes similaires ont été fabriqués pour émettre
principalement de la lumière rouge et bleue. Sachez que des tubes blancs
« normaux » sont moins chers et fonctionnent aussi bien, sinon
mieux que ces tubes dits horticoles. Règle
d’or : ne pas se laisser influencer par les pubs des fabricants,
car aussi longtemps que la lampe produit suffisamment de rayonnements
utiles, la sortie globale en
lumens des lampes blanches (versus les lampes horticoles) suffit à
compenser leur puissance moins grande dans les zones bleues et rouges.Certes
les lampes horticoles marchent assez bien, mais à moins d’en vouloir
absolument, choisissez-en d’autres, moins chères et plus faciles à
trouver. Les
fabricants utilisent des noms de modèles tels que « lumière du
jour » , « blanc froid », ou « blanc chaud »,
pour désigner un tube fluorescent ayant un certain « degré »
de blancheur (c’est un peu comme pour les lessives). Chaque nom est
attribué à un tube qui émet une combinaison particulière de lumière (sur
chaque bande de longueur d’onde). Par exemple, la « lumière du
jour » émet plus de bleu que de rouge et apparaît bleu/blanche,
c’est donc un blanc plutôt froid. Mélanger
des tubes à prédominance bleue avec des tubes émettant un peu plus de
rouge permet d’obtenir une source de lumière équilibrée, favorisant
une meilleure croissance des plantes qu’en l’absence de panachage.
Combien de tubes ? La réponse dépend du type de culture que vous voulez mettre en œuvre : - Absence complète de source lumineuse dans la pièce de culture ? Un montage à 4 tubes est le minimum pour Masdevallia, Odontoglossum, certains Phalaenopsis, Macodes, Ludisia… 6 tubes pour Paphiopedilum, les autres Phalaenopsis, les Cattleya miniatures… - Présence d’une fenêtre à moins de 50 cm: un montage à quatre tubes est suffisant la plupart du temps, surtout si la fenêtre n’est pas exposée plein Nord. Dans tous les cas, ne pas oublier que le maximum de puissance se trouve environ à 15-30 cm sous les tubes, et qu’il est inutile de vouloir faire pousser de grande plantes là-dessous !! Quel type de tube fluorescent ?Selon les longueurs d'onde qu'elle émet, une source de lumière nous paraîtra plus jaune ou plus blanche. Pour notre oeil, une lumière ayant une température inférieure à 3500 K parait plus rouge (donc chaude). Une lumière ayant une température supérieure à 4000 K parait plus bleue (donc froide). Entre ces 2 valeurs de températures la source nous parait jaune. Notre oeil est très sensible à la lumière jaune et c'est celle qui nous est la plus agréable, donc celle qui est reproduite dans les tubes fluorescents destinés à l'éclairage domestique. Les plantes elles ne réagissent pas du tout à la même portion du spectre lumineux. Elles utilisent essentiellement du bleu et du rouge et pas ou très peu de jaune. C'est pour cela que généralement on conseille d'utiliser un mélange de tubes fluorescents froids et de tubes fluorescents chauds pour éclairer les orchidées. Si il y a de la lumière naturelle utilisable (c'est à dire que les plantes sont a moins de 50 cm d'une fenêtre), utilisez un tube fluorescent froids pour un tube fluorescent chaud . En absence de lumière naturelle, il est souhaitable de mélanger un blanc chaud et un blanc froid sur des montages à deux tubes (à mon avis un peu légers pour les orchidées). Pour un montage à quatre tubes, il sera souhaitable d’utiliser un froid et trois chauds pour favoriser la floraison en l’absence de lumière extérieure. Pour un montage à 6 tubes, utilisez quatre chauds et 2 froids. Pour des montages à huit tubes… euh… achetez plutôt des lampes à haute pression ! Comme on l'a dit plus haut, il existe des tubes spécialisés dit horticoles qui produisent presque uniquement de la lumière utilisable par les plantes (c'est a dire du rouge et du bleu). Mais comme ils produisent très peu de jaune, pour notre oeil c'est un éclairage très peu satisfaisant = très faible et qui ne met pas du tout les plantes en valeur. Ces tubes sont de plus beaucoup plus chers et ne donnent pas forcement de meilleurs résultats que les tubes destinés à l'éclairage domestique...
Les prix
Après consultation approfondie des oracles et de mes facturettes carte bleue, je précise qu’il est possible de trouver des réglettes pour un tube au prix fracassant de 10 Euros, tube inclus (source Auchan). Il est quand même préférable de se renseigner sur le tube fourni avec, quitte à en changer au besoin. Le remplacement des tubes se fera impérativement tous les ans sous peine de voir les plantes s’étioler. En effet, ils perdent rapidement de leur puissance au bout d’un temps d’utilisation donné, à savoir 4000 à 5000 heures.
Combien
de temps dois-je laisser mes
lumières allumées ?
La réponse à cette question dépend bien sur du type de montage que vous avez choisi et des orchidées que vous cultivez. Un système HID de 400 W délivre 5 fois plus de lumière d'un système de 4 tubes fluorescents de 40 W. Les tubes fluorescents devront donc rester allumés plus longtemps que les lampes HID pour compenser la faible intensité lumineuse produite. De plus, les orchidées qui ont des besoins lumineux importants devront rester sous les lampes plus longtemps que les autres ou être placées plus proches de la source lumineuse. Quel que soit le système que vous avez choisit, l'intensité lumineuse n'est pas la même à tous les endroits de la surface éclairée. En effet, l'intensité lumineuse produite est plus importante au centre d'un tube fluorescent qu'à son extrémité. Dans le cas des lampes HID, l'intensité lumineuse est également plus importante directement sous l'ampoule. De plus, l'intensité lumineuse varie énormément selon la distance de la plante par rapport à la source lumineuse. Sous mon HID de 400 W, j'ai mesuré 43000 Lux à 15 cm de l'ampoule, 27000 Lux à 30 cm et 11000 Lux à 60 cm; On a vu plus haut que pour un Phalaenopsis il fallait environ 15 heures d'éclairage au centre d'une rampe de 2 fluorescents. Par contre à 60 cm d'une lampe HID, il suffira de 8 heures d'éclairage pour satisfaire pleinement le même phalaenopsis. Dans le cas d'une Vanda qui a besoin de près de 380000 Lux par jour, il faudra théoriquement 35 h d'éclairage par jour (oupalaye !) si on la place à cette même place sous le HID. Par contre si on la rapproche à 30 cm de l'ampoule du HID, 14 h d'éclairage par jour suffiront à son bonheur (et au votre !) (Pour plus de détails sur la façon de mesurer le nombre approximatif de Lux produit par votre montage et sur les besoins en lumières de vos orchidées, se reporter à cet article) Durée d'éclairage et floraison: Certaines orchidées se satisferont d'une durée d'éclairage stable tout au long de l'année. C'est le cas des orchidées tropicales poussant près de l'équateur qui recoivent de 11 à 13 heures de luminosité toute l'année. Inversement, pour certaines orchidées originaires de régions plus éloignées de l'équateur, la floraison peut être stimulée par le rallongement ou la diminution de la durée du jour, et la durée de l'éclairage artificiel devra donc changer au cours de l'année pour recréer ces variations. Certaines orchidées sont dites de jour long, c'est à dire qu'elle fleurissent quant les jour rallongent (14 h et plus d'éclairage par jour). C'est le cas de Paph. rothschildianum, philippinense, roebelinii et de certains de leurs hybrides par exemple. A l'inverse, certaines orchidées sont dites de jour court, c'est à dire qu'elles fleurissent quant les nuits sont longues. Ces orchidées ont besoin de 10 à 12 h d'obscurité totale la nuit, sinon la floraison est inhibée. C'est le cas de certains Cattleyas et Oncidium par exemple. Ainsi la durée d'éclairage sous un système fluorescent pourra se calquer sur des règles simples et empiriques... disons 16 H l'été (pour les plantes dites de jour long) , 14 H au printemps et à l'automne, et 12 H l'hiver pour permettre aux Cattleya de jour court de préparer leur bourgeons floraux.
Durée d'éclairage sous un système HID En ce qui concerne les lampes HID, on conseille souvent de calquer la durée d'éclairage sur la durée du jour. Par exemple, à Montréal on aura ceci:
Avec cette option cependant, la période de plus fort éclairement coïncide avec la période des fortes chaleur estivales, ce qui risque de faire monter dangereusement la température dans la salle de culture. Ce problème peut être résolu aisément si vous pouvez sortir vos orchidées dehors en été. Lorsque ce n'est pas possible, certaines personnes choisissent de décaler les saisons pour limiter ce problème et avancer les dates de floraisons (les orchidées qui fleurissent habituellement au printemps fleurirons alors en hiver).
Cette option peut cependant être problématique si la pièce possède de l'éclairage naturel et que vous cultivez des espèces de jour court: La lumière du jour vient perturber la période d'obscurité et inhibe la floraison de certaines orchidées.
Des
exemples de montages...
Merci à Cybsam et Gaël pour les photos de leurs montages !
Autres idées de montages glanées sur internet...
Attention: Les ampoules HQI dégagent des UV potentiellement dangereux pour la peau et les yeux (à l'exception de certaines ampoules - OSRAM en particulier - qui ont des verres spécifiés anti-UV). Veillez donc à toujours utiliser ces ampoules dans des réflecteurs munis de vitres protectrices en verre trempé anti-UV. N'importe quelle vitre de verre trempé ou borosilicaté de 4mm d'épaisseur ou plus fourni déjà une protection significative contre les UV en cas d'exposition de courte durée. Si votre installation est située dans une pièce à vivre ou l'exposition risque d'être plus longue, vous pouvez utiliser une vitre en Firelite, Uvilex ou en Neoceram (verres résistants jusqu'à 800 °C et qui éliminent une bonne partie des UV) sur votre réflecteur. Par contre certaines de ces vitres sont légèrement teintées et donc donneront une coloration jaune à la lumière émise. Ne jamais utiliser des ampoules HID dont l'enveloppe de verre est craquelée ou rayée. Les tubes fluorescents et lampes à vapeur de mercure contiennent du mercure, qui est dangereux pour la santé et très polluant. Ne pas rompre l'enveloppe en verre ni jeter ces ampoules dans les ordures ménagères. En cas de bris, éviter tout contact avec la peau et contacter le centre antipoison.
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