MEDIEVALES 

A 4 reprises (1998, 1999, 2000 et 2002), le premier week end de juin,
St Julien du Sault a organisé une fête médiévale : ambiance....

Il était une fois, tout en haut de BOURGOGNE,
Une petite ville de la vallée de l’YONNE.
Parcourue de ruisseaux et petites ruelles,
Blottie dans un écrin, au pied de sa chapelle.

D’un passé médiéval elle avait les attraits
Que tout au long des siècles elle avait su garder.
La collégiale St Pierre en était son vaisseau,
Immense nef de pierre ornée de beaux vitraux.

Ils racontent l’histoire de ce preux chevalier
Qui prenant son élan sur son fier destrier,
Sauta de la Chapelle pour fuir ses ennemis :
Sous le pied du cheval, une source jaillit.

SAINT il fut déclaré,
JULIEN il se nommait
Et son SAUT à jamais
Notre histoire a marqué.

Un jour, les Saltusiens habitant la cité,
Voulant quelques moments revivre leur passé,
Décorèrent les rues, transformèrent les lieux,
Et ils se costumèrent comme jadis leurs aïeux.

Damoiselles, damoiseaux, seigneurs et même gueux
Accompagnés ce jour de grands soldats fougueux
Qui avaient leurs blasons brodés sur le poitrail,
Firent sur la grand place de très grosses ripailles.

Taverniers à la cave, aux fourneaux Maître queux, 
Œuvrèrent sans répit pour des mets délicieux
Jambons, viandes grillées et quelques haricots
Le tout bien arrosé de bon vin de Bordeaux.

Avec de bons trouvères, venus nous délasser 
Tout, au long de la nuit on a chanté, dansé,
De folles farandoles faites main dans la main,
Poursuivies dans nos rues quand vint le lendemain.

La fête battit son plein, on tasta l’hypocras
Ce breuvage envoûtant
  auquel nous rendons grâce
Aux épices subtils, cannelle et puis gingembre
Lesquels sournoisement vous conduisent à la chambre.

Le parvis de l’église, celui de la mairie
Accueillirent en musique nos danseurs avertis
Exécutant Carole, basse danse, saltarelle
Sous le ballet gracieux de belles hirondelles.

Saltimbanques et archers, jongleurs, cracheurs de feu
Jouèrent pour le plaisir des oreilles et des yeux.
Là-haut, sur les remparts, les aigles s’envolèrent,
Enfin les chevaliers sur le pré s’affrontèrent.

On y vit défiler d’obscurs engins de guerre,
Catapulte et bombarde, enfin la prisonnière
Bien triste et résignée enfermée dans sa cage
La rumeur nous le dit : elle n‘a pas été sage.

Au coin de deux ruelles, dans la cour des miracles
De joyeux comédiens se donnaient en spectacle,
Savonnant et frappant, de belles lavandières
Blanchissaient leurs étoffes au lit de la rivière.

Les artisans présents sur chacune des places,
Exposaient leurs talents, installés face à face ;
Et qu’ils fussent potiers, tonneliers ou sculpteurs,
Ils répétaient leurs gestes devant nos visiteurs.

Nos amis boulangers, de froment et levain,
Sans oublier le sel ; pétrissaient notre pain :
De belles et grosses miches, dorées et croustillantes,
Odorantes à souhait, et si appétissantes.

Pour les accompagner, chez notre charcutier,
Au dessus de la braise, l’andouillette grillait.
Il y avait aussi les foies gras, les magrets ;
D’un gros pichet de terre, le vin blanc s’écoulait

Revivez vous aussi tous ces instants magiques,
Replongez avec nous dans ces heures historiques
Si le cœur vous en dit, vous viendrez costumés :
Vous ferez, avec nous, un retour au passé.

                                                              Guy Bourras