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Daniel
BOUKMAN (Daniel BLERALD) (Martinique)
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Biographie |
Ecrivain
martiniquais (1936). Après des études à la Sorbonne, Daniel Blérald,
qui devait prendre le nom de plume de Daniel Boukman par référence
au célèbre Nègre marron haïtien pour souligner son engagement anticolonialiste
sans concession, déserta les rangs de l'armée française en 1961,
ne voulant pas cautionner la répression en Algérie. Il restera dans
ce pays ou il exerça comme enseignant pendant plusieurs années après
l'indépendance et ne revint en Martinique qu'après la loi d'Amnistie.
Ses écrits, d'abord diffusés sous le manteau dans les cellules estudiantines
antillaises avant d'être publiés chez P.J. Oswald, spécialisé dans
l'édition des auteurs anticolonialistes, montrent une très nette
inspiration fanonienne, conduisant à un procès sans nuances du "
leader " de la Négritude Antillaise, Aimé Césaire, considéré comme
l'homme du compromis. Daniel Boukman plaide quant à lui, par son
œuvre littéraire, en faveur d'une lutte nationale radicale que relaierait
un projet fédératif à l'échelle de toutes les Antilles, incluant
notamment le Cuba Révolutionnaire qui lui sert de parangon. |
Bibliographie |
THEATRE
:
- Les voix de sirènes, Des voix dans une prison, Orphée nègre, trois
poèmes dramatiques sous le titre générique de Chants pour hâter
le temps de la mort des Orphée, Edition Pierre Oswald, 1967
- Réédition l'Harmathan, 1993. - Les Négriers, L'Harmathan, 1971
- Et jusqu'à la dernière pulsation de nos veines, L'harmathan, 1976
; réédition 1993.
- Délivrans, une farce sérieuse !, L'Harmathan, 1995
POESIE :
- Anba fèy, poèmes en langue créole, Editions Mango, 1987
- Pawol bwa sèk, poèmes en langue créole, Editions Zandoli, 1992
- Chiktay pawol, poèmes en langue créole, traduiits en anglais,
espagnol, français, Editions Mabouya, 1994
DIVERS :
Daniel Boukman est coauteur de Bé a ba jou démaré, manuel
d'alphabétisation en langue créole, Editions Mango, 1989. Il a reçu
à Cayenne en décembre 1992, le prix Carbet attribué pour l'ensemble
de ses ouvrages publiés. |
Pièces
de théâtre :
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DELIVRANS
!
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Langue |
Créole
et Français |
Edition |
Editions
L'Harmattan, 1995 |
Argument |
Délivrans
est une farce sérieuse qui s'efforce d'aborder la question de la
réalité de deux langues dans une île créolo-francophone de la caraïbe. |
Synopsis |
M.
Gaétan Cupidon qui possède un amour exclusif pour la langue française
veut imposer sa passion à son entourage, en particulier à Hortense,
sa domestique, à Man Dédé, sa mère, à Démosthène, son (troisième)
perroquet…Son épouse, Rosadinda, a pour passe-temps favori de séjourner-
pour cure à Vichy…Leur fils, Athanase, dans son enfance dressé comme
on dresse un chien savant, fait des études à Paris. Il est bien
entendu destiné à reprendre le flambeau des volontés paternelles.
Mais les rêves paternels de M. Cupidon, spécimen (rare) de fonctionnaire
petit bourgeois - créolophone - créolophobe, vont soudain s'effondre.
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notes |
Disponible
à la Médiathèque Caraïbe |
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VENTRES
PLEINS VENTRES CREUX
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Création |
Juin
1973, Marché du Lamentin , Martinique. Tournée en 1975 en Guadeloupe.
Compagnie : Poulbwa. |
Langue |
français |
Edition |
Paris,
Montréal, L'harmattan, 1998 |
Metteur
en scène |
Robert
DIEUPART |
Argument |
Ventres
pleins Ventre creux, sous ses aspects de bouffonnerie, dit qu'il
est loin d'être clos le temps des Bêtes immondes |
Synopsis |
Vingt-sept
années après sa parution, Ventre Pleins Ventre creux finalement
conserve, dans ses dénonciations, toute sa pertinence. Plus que
jamais, les ventres creux dans les pays du sud sont là, affamés,
de plus en plus nombreux. Et dans les pays du Nord aussi, la prolifération
a plus que commencé. Les ventre pleins ne cessent, eux, de remplir
leurs panses gloutonnes, et si leurs visages semblent parfois faciès
d'anges, sous le masque grimace de la férocité. Le sang des crimes
-les leurs- autrefois perpétrés, suinte encore dans nos mémoires…
Les massacres à venir, dans les pays du Nord, dans les pays du Sud,
il est fort à craindre qu'ils ne soient, dans une logique inéluctable,
déjà programmés. |
notes |
Disponible
à la Médiathèque Caraïbe |
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ET
JUSQU'A LA DERNIERE PULSATION DE NOS VEINES
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Langue |
Français |
Edition |
Editions
l'harmattan, 1976 |
Argument |
Et
Jusqu'à la dernière pulsation de nos veines… se veut comme un acte
de solidarité d'un Antillais avec la lutte du peuple palestinien. |
Synopsis |
C'est
une œuvre s'avouant partisane, mais qui cependant ne se fourvoie
jamais dans un manichéisme simplificateur…Elle dénonce en effet
les manœuvres criminelles du sionisme dirigées contre les Palestiniens
; elle rappelle en même temps qu'en Israël, des Juifs -encore minoritaires,
c'est vrai- luttent et rejoignent, concrètement, dans leur combat,
le combat du peuple palestinien…Mais cette pièce dénonce aussi,
les massacres des Palestiniens en Jordanie (Septembre 1970), répétition
générale des massacres récents (TELL EL ZAATAR, Liban, août 1976)… |
notes |
Disponible
à la Médiathèque Caraïbe |
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