Chronique d'une tentative de massacre à l'éolienne dans le Cinglais

Cesny-Bois-Halbout, Fresney-Le-Vieux, Moulines, Angoville

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Contacts et liens

Le Cinglais : un territoire de relégation ? coucou les RG, c'est pour voir si vous suivez ...

"La restauration biologique (faune et flore) ne paraît pas être un enjeu majeur sur ce projet, sauf volonté locale particulière (qui nous aurait échappé)" - Etude d'impact du projet Angoville

"On remarquera que [...] le secteur de la Suisse Normande ainsi que la vallée de l'Orne sont particulièrement préservés des impacts visuels du parc éolien" - Etude d'impact du projet Cesny / Fresney / Moulines

"Un territoire qui n'est pas appelé à se développer démographiquement" - Le promoteur (réponse au commissaire enquêteur)

Zones de développement éolien furtives en Suisse Normande

Dans son avis aux projets éoliens, la communauté de communes déclare "engager la réflexion sur la constitution d'une ou plusieurs zones de développement éolien". Il y a maintenant près de deux ans, M. Chandelier déclarait que cette réflexion était quasi-aboutie.
Face à ces vérités contradictoires, la clé nous est donnée par la CCSN elle-même : "Il importe que les projets les plus avancés soient rapidement pris en considération pour amorcer la mise en place des Z.D.E.". On ne saurait mieux dire que, décidée à contrevenir à l'esprit des ZDE (la mise en place concertée des parcs éoliens), et consciente de l'aberration de ses propres "réflexions", la CCSN voudrait que poussent "spontanément" quelques projets de ci-delà, qui ne seraient pas de son fait, mais de celui de communes bien inspirées.

Voir l'avis de la communauté de communes sur les projets

 



 

 

... Dernières éoliennes ...

Le 14/08/2008 Le tribunal administratif de Rennes ordonne la suspension d'un chantier de RDE
La société qui s'est vu refuser le permis pour la réalisation d'un parc de 10 éoliennes dans le Cinglais, se voit contrainte de suspendre son chantier de Henansal et St Alban (Côtes d'Armor). Le tribunal constate en effet l'insuffisance de l'étude d'impact, notamment acoustique.

Le 08/08/2008 La cour d'appel de Rennes confirme que "l'étude" invoquée par l'ADEME lors de la réunion de Cesny-Bois-Halbout n'a aucune valeur
Le réprésentant de l'ADEME, M. Delabie, avait, lors de la réunion de Cesny-Bois-Halbout, invoqué une étude de l'Aude pour justifier de l'absence d'impact du projet éolien sur le patrimoine des riverains. Un jugement de la cour d'appel de Rennes, condammant le vendeur d'une maison pour avoir omis d'informer ses acheteurs de la présence d'un futur parc éolien, rejette cette étude à l'appui du vendeur en indiquant "qu'elle ne conduit à aucune certitude", et valide une dépréciation de 30 à 50%.
Voir le jugement de la cour d'appel

Le 23/05/2008 Décision préfectorale défavorable pour le projet éolien
Voir la décision pour Cesny-Bois-Halbout

Le 10/03/2008 Contre-performances électorales le long de la 4 voies éolienne
Voir le résultat des élections municipales 2008

Le 03/03/2008 La commission des sites donnerait un avis défavorable au projet Angoville, et au projet de Cesny dans sa globalité. Les membres partagés sur la possibilité de conserver une demi-nuisance (un alignement sur deux); les maires ont argumenté que les populations sont favorables au projet. La Préfecture attend l'après-élection pour statuer. Fresney-Le-Vieux pourrait être le dindon de cette triste farce.
Voir les votes de la commission des sites du 07/02/2008

Le 29/02/2008 Plouvien et la société NEO : le Tribunal Administratif constate les carences de l'étude d'impact. Quelles ramifications avec le projet du Cinglais ?
Voir l'article de Ouest-France et l'historique du projet

Le 17/01/2008 Le Cinglais : un territoire "qui n'est pas appelé à se développer démographiquement"
Un curieux paragraphe - étrangement bourré de fautes et comme "copié-collé" - du mémoire du promoteur en réponse au commissaire enquêteur nous délivre cette déclaration de politique d'aménagement du territoire.
Les maires qui s'évertuent à obtenir l'alimentation en eau de leur commune, afin de se développer, apprécieront cette vision d'un territoire de relégation que nous offre ce fidèle prestataire. Après la lamentable prestation technique de son étude d'impact, une carrière politique ?
Voir la totalité du rapport du commissaire enquêteur et la réponse du promoteur
Voir le bilan de l'eau pour le Cinglais

Le 12/01/2008 Un maire infaillible. Le maire de Cesny-Bois-Halbout veut "remettre tout à plat" avec ses collègues de Fresney-Le-Vieux, de Moulines et Paul Chandelier, conseiller général. Le rapport du commissaire enquêteur, qui pointe les nombreux impacts négatifs de son projet, "n'est pas valable" selon lui, car il n'a repris que les aspects négatifs. Que dire, alors, des conseils municipaux qui n'ont retenu que les avantages du projet, et se sont satisfaits d'une étude d'impact désinvolte ? Pendant ce temps, M. Chandelier disserte dans l'Orne Combattante sur les énergies renouvelables, en escamotant le projet éolien que ses services n'ont de cesse de promouvoir.
Voir l'article de l'Orne

Voir l'avis de la communauté de communes sur les projets

Le 18/12/2007 Un pas décisif vers la sauvegarde du Cinglais : avis défavorable du commissaire-enquêteur.Le c.e. recommande à la DIREN d'étudier "avec attention" l'étude d'impact sur les chiroptères.
Voir l'avis du commissaire enquêteur

Le 15/10/2007 - Cesny / Fresney / Moulines privées d'étude d'impact "de qualité" Nombreux avis négatifs des administrations. Une étude d'impact rudimentaire qui ne garantit pas même le respect des normes.
Voir le dossier de l'enquête publique


Projet de Cesny-BoisHalbout / Fresney-le-Vieux / Moulines

- Editorial

- ENQUETE PUBLIQUE de Cesny / Fresney / Moulines :
étude d'impact, avis des administrations, de la CCSN, du commissaire enquêteur ...

- Un BREF HISTORIQUE
le projet éolien de Cesny / Fresney / Moulines à travers les âges ...

- Le PROJET, sur Cesny / Fresney / Moulines, présenté en réunion d'information du 8/03/2007

- Presse

- Tracts

- Simulations photographiques

- Le Plan Local d'Urbanisme de Cesny-Bois-Halbout (PLU) : un document sur-réaliste

- La société "Recherches et Développements Eolien" (RDE)

- Délibérations du conseil municipal de Cesny Bois Halbout

- La Communauté de communes de la Suisse Normande et l'éolien

- Pour une éco-citoyenneté critique à Cesny :
une politique de réserves pour le Calvados

 

                    

L'éolien industriel : une faible contribution, de gros inconvénients pour l'habitat rural français

- Combien mesure une éolienne ?

- Quelques idées reçues en matière d'éolien industriel

- Les arguments du lobby éolien, résumés par Zéphirin

- L'ADEME, artiste du flou éolien

- Vu et entendu : un bêtisier de l'éolien

 

Une électricité qui n'est pas gratuite

L' éolien industriel est présenté en France comme la solution miracle et sans nuisances. Trop souvent, le bilan, entre énergie utile produite et altération du cadre de vie des populations rurales concernées, n'est pas d'actualité. Bien au contraire, les spécificités géographiques, démographiques ou énergétiques françaises sont ignorées, pour mettre la France au régime du Danemark, de l'Espagne ou de la Norvège, qui en diffèrent profondément.
Mais l'énergie éolienne n'est pas aussi gratuite qu'il y parait de prime abord : paysages, avifaune, quiétude rurale, émission de gaz à effet de serre pour les pays vertueux, surcoût imputé aux populations (que ce soit par une taxe sur l'électricité ou la dépréciation des habitations), insécurité énergétique, constituent le vrai prix à payer pour cette énergie aléatoire.

Une démarche hypnotique pour mieux faire accepter le nucléaire; des acteurs locaux attirés par les revenus fiscaux sous couvert écologique

Contestable dans ses performances énergétiques et environnementales, contestable quant à son impact sur l'habitat, à quoi sert donc l'éolien ? à qui sert-il ?
- Au lobby industriel de l'éolien, c'est une évidence : celui-ci trouve là, à la fois une source de profit et une occasion de capter la valeur éthique environnementale.
- Aux collectivités locales : elles trouvent là le moyen de lever un impôt supplémentaire invisible, auprès du consommateur, et les populations sont incitées à produire plus que leurs voisins, pour gagner à ce jeu pyramidal. Tous les échelons locaux : conseil régionaux, conseils généraux, communautés de communes, communes, voient là le moyen de lever un nouvel impôt, co-financé par l'Etat, invisible et bienvenu dans le cadre de finances décrépies.
- Aux gouvernants : cela est plus subtil.

Tout d'abord, l'éolien et les énergies renouvelables seront bientôt une excellente excuse au doublement du prix de l'électricité (à l'échelle de 10 ans) qui découlera de la libéralisation de sa commercialisation voulue par l'Europe.
Ensuite, lorsque 10 000, 20 000 engins auront saturé les paysages français, la démonstration aura été faite (une démonstration 'visuelle', 'accessible' à chacun de nos concitoyens et quasi-hypnotique) que tout, vraiment tout, aura été tenté en matière d'énergies renouvelables et d'environnement. Aucune autre "solution" n'est aussi visible (donc "évidente", pour les esprits nourris d'images): économies d'énergie, agro-carburant, évolution de l'habitat, etc ... ne sont que discrets cataplasmes face à une telle arme.
Comme le déclare le secrétaire d'Etat britannique, John Hutton, "ce changement doit être visible et évident pour le peuple", et c'est là la première qualité de l'éolien.
La "puissance de feu" est telle que, bientôt, même la démonstration sera faite que le nucléaire - et autres "grosses Bertha", comme ITER - sont incontournables. C'est la mésaventure à laquelle sont maintenant confrontés nos amis allemands, qui ont ainsi 'mouliné' leur propre défaite sur ce point. Conscients de la difficulté de substituer l'éolien au nucléaire et du piège tendus aux anti-nucléaires, Greenpeace soutient à présent l'implantation éolienne à raison de 300 000 machines sur le territoire français, soit 10 machines par commune : seule la sur-enchère et la démesure peuvent en effet prétendre sauver un tel système.

Une démarche rurale désespérée

L'éolien, au-delà de la polémique sur son utilité et ses véritables finalités, interroge élus locaux et populations sur l'évolution de leurs territoire, sur la valeur qu'ils accordent à leur environnement, sur ce qu'il veulent en préserver, sur leur capacité à élaborer des projets - autres que ceux consistant à convier un promoteur pour un projet éolien clés en main - sur la participation des administrés aux choix des communes, pour en faire, précisément, autre chose que des "administrés".
Certaines communes ne veulent pas, ou n'ont plus les moyens, de se poser de telles questions : délaissées des pouvoirs publics et en disette budgétaire, l'oeil rivé depuis des années sur le compteur de la taxe professionnelle, passivement inféodées aux communautés de communes (elles-mêmes courtisant le conseil général), elles se persuadent de la neutralité environnementale de leurs projets. La crise des transports qui se profile, potentiellement mortelle pour le monde rural, incite aussi à des solutions radicales, qu'elles soient relatives à la production agricole, ou à la production d'énergie.
Petit à petit, les territoires ruraux se portent volontaires pour la dévaluation de leur habitat, à des degrés divers : le renoncement va du sacrifice des paysages régionaux, à celui de la tranquilité ou de la santé de riverains proches.
Mais le bénéfice économique est plus grand, encore, que ne l'imaginent les élus-promoteurs : nombre de villages français, "scories" démographiques si particulières à la France, stagneront ou régresseront, et ce sera autant de ces chômeurs ruraux en moins, au profit des concentrations urbaines, véritables lieu d''exercice de l'écologie politique.

 

OUI au logement social

Qu'on ne s'y trompe pas : l'Association pour le Cinglais est favorable au logement social et à la mixité sociale. Ces logements sont nécessaires pour les familles modestes, qui ne peuvent payer de lourds loyers ou s'endetter de manière déraisonnable.

Pour autant, il n'y aucune raison d'installer ces logements dans des environnements dégradés, comme on a pris l'habitude de le faire : que ce soit au bord des routes ou bientôt au pied d'éoliennes industrielles.

C'est pourquoi nous défendons la qualité de l'environnement pour tous.

 

Calvados : le désert écologique, vu de l'éolien
Cette carte regroupe les zones naturelles classées, que la charte départementale de l'éolien considère pertinentes (chapitre 2). On le voit, c'est à un véritable désert écologique que se résumerait ce département, si l'on s'en tenait à cette charte: une raison supplémentaire pour ne pas accepter les dommages éoliens, où qu'ils se produisent, sur ce territoire.

 

Suisse Normande : un projet préparé en amont

Le représentant de la communauté de communes de la Suisse Normande (CCSN), M. Paul Chandelier (par ailleurs conseiller général) a contribué à l'établissement d'un schema éolien validant la partition du territoire de la communauté en deux zones, dans le cadre de la commission du schema départemental, et en amont : l'une décrétée "emblématique" (c-a-d- censée être rentabilisée par le tourisme) de la vallée de l'Orne à partir de Thury-Harcourt et exlue de tout développement éolien, l'autre adaptée sans contrainte à l'implantation éolienne - essentiellement le Cinglais (sans oublier, non plus, le Nord-Ouest, avec la commune de Hamars, qui voit elle aussi ses aspirations à l'éolien heureusement confortées par le schema départemental).
Par la suite, alors que partout ailleurs les éoliennes sont installées sur des points hauts et venteux, la deuxième version du schema éolien concèdera l'installation dans cette partie de l'Orne commercialisée par le département et la CCSN ... dans les fonds de vallées. Bien entendu, la région de Deauville - chère à Mme D'Ornano - y est soigneusement mise à l'abri des bienfaits éoliens.

La CCSN pense ainsi s'acquitter de la charge de devoir développer l'éolien, récupérer ses précieux dividendes, sans entamer son capital touristique, en rejetant les nuisances éoliennes selon un axe qui éviterait ce qui est présenté comme la poule au oeufs d'or touristique. Dans une démarche consumériste de l'environnement, elle fait le choix de la conservation des paysages de la vallée de l'Orne et du sacrifice de l'habitat, des zones d'intérêt écologique des communes du Cinglais, qu'elle abandonnerait définitivement à la dégradation environnementale qui est son lot depuis de nombreuses années.

Conviées à un bal d'hypocrites, des communes, soulagées de ne pas être "touchées par la foudre" et soucieuses d'augmenter les rentrées fiscales de la communauté - ou bien bénéficiant d'un projet où les principales nuisances sont assumées par d'autres - sont appelées par la Présidence de la CCSN à soutenir les projets de leurs voisins (mars 2007).

Si elle parvenait à ses fins, la CCSN contribuerait à la création de véritables "banlieues" défavorisées, les convaincant de leur peu de valeur, et de la nécessité pour les habitants concernés de mal vivre pour ne pas mourir : seule subsisterait la marque commerciale "Suisse Normande", dûment labelisée au sud de Thury-Harcourt, et ses bénéfices touristiques supposés (mais peu flatteurs, à l'examen). Exit le Cinglais et sa richesse écologique; pas assez rentable ! Exit le 'bien vivre' dont la Présidence de la Communauté de Communes de la Suisse Normande se fait l'apôtre : il n'y a pas de 'bien vivre' à quelques centaines de mètres d'un parc d'éoliennes de 150 mètres !



Le Cinglais
: une unité écologique qui n'a rien a envier à cette partie de la Suisse Normande que voudrait distinguer et commercialiser le schema départemental éolien. En réalité, ce schema vise essentiellement à protéger les paysages des zones touristiques, et se soucie très peu des habitants et de l'environnement.

 
A l'heure de l'expansion urbaine de l'agglomération de Caen, d'autres choix sont pourtant possibles : saisir l'opportunité de valoriser l'environnement naturel du Cinglais, en promouvant un habitat respectueux de celui-ci. Devrons-nous, en effet, nous contenter de regarder les panneaux vantant les réalisations immobilières de Thury-Harcourt et leur environnement préservé ("Le Domaine du Traspy" ...), ou le dispendieux et anachronique AquaMachin, pendant que le Cinglais ruinerait son avenir pour deux décennies ? Voulons-nous de cette "solidarité" de dupes ? Les quelques pourcent d'énergie éolienne - trop souvent prétexte à organiser une pompe à finances au profit des collectivités locales et une politique gouvernementale d'affichage écologique, ne valent pas ce prix là.

 

 

Thury-Harcourt
, ville de la Présidence de la communauté de communes, a bien compris le profit qu'elle peut tirer de l'expansion urbaine de l'agglomération de Caen et d'un environnement préservé : les communes du Cinglais devraient-elles, pendant ce temps, stériliser leur territoire en y installant des mega-projets éoliens ?


Angoville :

Des paysages pas moins "suisses" que ceux commercialisés par la Communauté de Communes de la Suisse Normande (4 éoliennes)


Bien des informations données ici n'auraient pu l'être sans la contribution de "Basse Normandie Environnement" et "Vent du Bocage" , dont vous trouverez les coordonnées à la rubrique "contacts et liens".

 


Forêt de Cinglais, en bordure de Fresney-Le-Vieux. Distance des éoliennes : 1000 mètres.

 

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Bref historique

 

Bref Historique

 

Octobre 2003 Apparition du schema departemental éolien du Calvados : la Suisse Normande (au sud de Thury-Harcourt) est décrétée zone "emblématique" protégée. Les communes de l'Est de la communauté de la Suisse Normande sont déclarées favorables à l'éolien, par une commission 'ad hoc' départementale.

Juillet 2004 Le conseil municipal de Cesny confie une étude au promoteur Recherche et Développements Eoliens (RDE), émanation de la société espagnole CEASA, sur la base de 10 éoliennes.

Novembre 2004 La communauté de communes de la Suisse Normande organise une visite du site E.D.F. de Flamanville et des éoliennes de Sortosville, dans la même journée.

courant 2005 La société RDE présente au groupe technique de conseil un projet sur Cesny-Bois-Halbout et Moulines

courant 2006 La société RDE présente au groupe technique de conseil un projet sur Cesny-Bois-Halbout, Fresney-Le-Vieux, Moulines, Angoville

Décembre 2006 Le conseil municipal de Cesny vote un Plan Local d'Urbanisme où toutes les terres de la commune, à 500 mètres et plus des habitations, sont déclarées "zone d'étude éolien".

Janvier 2007 Le conseil municipal de Cesny vote la mise à disposition de la société RDE des principales voies communales, alors que le projet éolien ne lui est pas encore communiqué. Cette décision, sollicitée par la société RDE, a pour effet de priver le conseil municipal de tout moyen de blocage après la présentation du projet.

Début 2007 Un "accord de principe" (non concrétisé par une décision de financement) est obtenu du Conseil Général et de la DDASS, pour sauver l'une des maisons de retraite de Cesny-Bois-Halbout, établissement communal de 74 pensionnaires, en péril et principal acteur économique de la commune.

Mars 2007 Le projet est présenté à la population, par l'ADEME et le constructeur en mairie de Cesny : 4 éoliennes pour Cesny, 2 pour Fresney-le-vieux, 3 pour Moulines. La présidence de la Communauté de Communes de la Suisse Normande appelle les maires à soutenir le maire de Cesny-Bois-Halbout et son projet.

Mars 2007 Un projet de 4 éoliennes est présenté à la population d'Angoville, en mairie de Martainville (dont le conseil municipal a désavoué le projet éolien soutenu par le maire).

Mars 2007 Nouvelle mouture du schema départemental éolien du Calvados confirmant les principes de la première version : sauvegarder le tourisme, négliger l'environnement et les populations; concessions en Suisse Normande : on installerait des éoliennes dans les fonds de vallées.

20 Mars 2007 Dépôt du permis de construire des 4 éoliennes de Cesny-Bois-Halbout pour avis du Maire.

Juin 2007 Cyrille Schott, préfet de la région Basse-Normandie et du Calvados, est nommé préfet de la région Languedoc-Roussillon et préfet de l'Hérault

Août 2007 Le commissaire-enquêteur, pour l'enquête publique concernant 9 éoliennes, qui débutera le 15 octobre, est désigné par la préfecture. Il s'agit de M. Christian Tessier (Directeur de la Chambre Régionale d'Agriculture de Normandie, jusqu'en 2006). Le maire de Cesny déclare savoir déjà qu'il n'y aurait que 6 éoliennes, alors que l'enquête n'est pas même close.

Septembre 2007 Quatre mois après que le maire de Cesny ait rendu son avis favorable au permis de construire sans aucun vote, le conseil municipal vote, à main levée, pour déclarer son attachement indéfectible au projet lors de la séance du 3/09.

Octobre 2007 Un dossier de plusieurs centaines de pages est communiqué aux communes environnantes : elles ont une quinzaine de jours pour formuler un avis.

Décembre 2007 Fin de l'enquête publique

Mars 2008 Paul Chandelier - dont la profession de foi promet, en termes à peine voilés, l'attribution sélective au canton des subventions du Conseil Général - ré-élu conseiller général du Calvados au premier tour (Mme D'Ornano se représente).

 

 


Anne du Calvados se lamentait en son royaume :

" Mes caisses sont vides, mes routes se disloquent,
et encore moins ne s'étendent.
Mes gueux se multiplient, et c'est autant de RMI que je sers.
Je ne peux tout de même lever tant d'impôts,
mes Barons comme moi,
seraient assaillis par le Peuple ? "

Son bouffon, qui voyait l'humeur noire envahir la pensée de la Reine, agita ses grelots et lui tint ces propos :

" Douce Reine, il y a un vieillard avisé,
qui a soulagé son peuple du fardeau de l'impôt,
mais prit soin d'en créer un nouveau, qui ne soit si visible"

" Est-ce là, vieille pomme à clochettes,
un tour nouveau qu'on te doit ? "

" Il s'agit, ma Reine, de rien de moins qu'une machine,
qui nourrie de vent, produit la monnaie,
que ton royaume troué laisse à grands flots s'échapper.
Le Vieux Singe fit en sorte que le gueux,
occupé à compter les tours du moulin,
laisse de sa poche s'envoler,
la monnaie convoitée. "

" Crois-tu donc, bouffon trop nourri,
que mes sujets même usés,
par tant d'années de règne,
n'y verront sorcellerie ?"

" Ce n'est pas, oh ma Reine, que la tête leur tombe,
de penser que de rien, on fasse monnaie,
mais plutôt qu'ils comprennent
que celui qui pompera,
plus fort que les autres,
gagnera à ce jeu, et sa mise et la leur."

" Je les vois à présent, ces vents de l'esprit, dessus ma Normandie !
Comme ils soufflent et bouillonnent,
irriguent mes terres et guérissent tous nos maux !
Va, vole, courre et bouffonne le royaume.
Que de vent. Que de vent ! "

Exemplaire pdf

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Le projet Cesny / Fresney / Moulines, présenté en réunion d'information du 8/03/2007

Compte-tenu des distances de raccordement importantes (vers Falaise), le promoteur déclare devoir installer un minimum de 6 engins, si bien qu'il a fallu appeler Moulines à la rescousse pour un projet de 9 éoliennes : l'éléphant devient de plus en plus difficilement intégrable au magasin de porcelaine..

Si l'on en juge par les contorsions auxquelles s'est livré ce projet depuis son démarrage, depuis le schema eolien, jusqu'à aboutir à la mouture présentée à la population en mars 2007, il fallait qu'il ait été décidé de longue date que la zone serait livrée aux promoteurs.

 

 

Pluie de médailles sur la Suisse Normande

Le jeudi 8 Mars 2007 s'est tenue la réunion de présentation du projet éolien de Cesny, Fresney-Le-Vieux, Moulines. Comme nous le fit remarquer le représentant du promoteur, "nous tenons habituellement nos réunions le jeudi, comme cela les habitants ne sont pas encore partis en week-end". Nous nous félicitons de ce que les nombreux habitants de Cesny, Fresney et Moulines qui partent régulièrement en week-end dès le vendredi aient pu être présents, et de ce que les parisiens - ces empêcheurs de tourner en rond - soient restés chez eux.

La convocation à cette réunion est parvenue aux habitants par courrier individuel de la Mairie, opportunément accompagnée, dans la même enveloppe, d'une invitation à la remise de médaille à M. Suriray (Maire de Cesny), par M. Paul Chandelier (Maire de Thury-Harcourt, Pdt de la Communauté de Communes de la Suisse Normande), ce dernier ayant lui-même reçu la sienne des mains de Mme D'Ornano (Pdte du Conseil Général du Calvados), quelques jours auparavant. La ficelle était donc un peu grosse, qui voulait promouvoir les qualités du Maire, en même temps que nous convier à l'exposé de l'une de ses réalisations.

Les habitants durent endurer un long pensum sans poser de questions - occupé aux deux tiers par un panagérique de l'éolien (une piqure de rappel, une première réunion ayant eu lieu deux ans auparavant) - avant que le débat ne soit ouvert, pour les survivants (ne rêvons pas, seuls les élus et promoteurs disposaient d'un micro - les autres durent hausser la voix pour se faire entendre).

Le maire de Moulines, dont les éoliennes du projet demeureraient fort éloignées du bourg de sa commune, sut, fort habilement et en bon commercial, nous vendre ce qu'il n'avait de toute évidence pas voulu pour lui-même : à savoir un projet où les éoliennes se trouveraient à 500 mètres des habitations, en évoquant la menace chinoise sur l'Uranium (M. Bruno Mouthino ignore-t-il que le l'Uranium n'intervient que pour 5% du coût de l'électricité, que les sources de minerai sont géographiquement très diversifiées (Afrique, Canada, Australie, Asie Centrale), de sorte que cette menace est sans fondement ?). Les habitants - une centaine - demeurèrent dans l'ensemble assez passifs.

 

P.L.U. : Une chose et son contraire

Le P.L.U. de Cesny-Bois-Halbout nous a permis de mieux saisir la tartufferie écologique, nouvelle mode.

Il est en effet requis, pour tout nouveau P.L.U., d'inclure un volet développement durable. Pour Cesny, ce volet comprend notamment la préservation de la vallée du Cesny. Constituée d'une zone humide, cette zone attire de nombreux oiseaux, en particulier des rapaces, et il paraît assez peu indiqué d'implanter 9 éoliennes dès 1500 mètres de cette zone, et d'autres zones semblables situées à proximité immédiate du site.

Pourtant, cette particularité ne constituera pas un frein au projet, qui mobilise par ailleurs dans le PLU l'ensemble des terres de la commune à 500 mètres des habitations. En effet, le volet développement durable est une fioriture voulue par la règlementation, non opposable aux tiers. En cela, elle rejoint le très démagogique et inapplicable "principe de précaution", inscrit dans la relique constitutionnelle.

 

Chassé croisé dans le ciel de Cesny

Le représentant de l'ADEME nous exposa les arguments habituels : Kyoto, engagements européens, retard de la France, "pétrole volant au-dessus de nos têtes", rigoureuses obligations des promoteurs, règles draconiennes imposées aux parcs...

Le représentant de R.D.E./ CEASA remit une couche, sans grande conviction, puis déroula le cheminement intellectuel qui, inexorablement, conduit au projet final de 9 éoliennes. Sa collègue, la vaillante paysagiste, après quelques divagations dans les boucles de l'Orne (sans doute voulait-elle les valoriser, et nous conduire ensuite à l'évidence que nos minables paysages ne méritaient pas mieux que le sort qu'elle allait maintenant nous décrire) finit par atterrir dans la "clairière" délimitée par la forêt du Cinglais, la vallée du Cesny et la vallée de la Laize. Son collègue ayant énuméré les nombreuses contraintes s'appliquant au projet : habitations, faisceau hertzien de la gendarmerie, visibilité, chauve-souris, couloirs aviaires ... il ne lui restait plus qu'à préconiser l'alignement des engins, plutôt que leur soupoudrage. Ce qui fut fait, selon deux lignes Est-Ouest : l'une entre Cesny et Fresney, terminant sa course sur Moulines, l'autre de Fresney vers Barbery.


Nous apprimes que la Gendarmerie avait priorité sur les oiseaux, son faisceau hertzien orientant les deux lignes d'éoliennes, tandis que les lignes migratrices aviaires traverseraient ces lignes, comme la viande le hachoir. De la carte de synthèse des contraintes - une impressionante superposition de grandes zones colorées dont certaines n'étaient pas légendées - nous retinmes cependant que les chiroptères, mammifères singulièrement grégaires, ne volent guère qu'à quelques mètres de leurs nichoirs, laissant l'interessante possibilité de caler au mètre près des éoliennes de 130 mètres de haut. Nul doute qu'avec la proximité des habitations, ces aberrations constitueront un sujet de débat interessant lors de l'enquête publique.

Avancées notables en matière de calcul acoustique - disparitions miraculeuses

Nous entrevimes quelques élégantes courbes isophoniques, toutes en verdeur, la légende demeurant, elle, invisible aux profanes. Les simulations numériques ayant permis de les établir resteront pour nous un mystère total : stratifications thermiques, vitesse du vent, précisions des calculs furent passées à la trappe, sans que l'auditoire ne songe à s'en émouvoir (peut-être fut-il contenté par la précision essentielle apportée par le Maire de Fresney-le-Vieux, M. Docaigne, à savoir que" les vents dominants sont du Sud-Ouest ?).

Nous scrutâmes désespéremment l'écran, à la recherche de distances aux éoliennes, mais en pure perte !

 

C'est alors que nous eumes la véritable révélation : nous eumes beau écarquiller les yeux sur les photomontages, nous pencher par dessus nos voisins, le ciel restait imperturbablement bleu, et toute habitation absente. Pour tout dire, la Sainte Vierge eut été plus visible sur cet azur qu'une éolienne ! C'est donc sur d'invisibles engins que porta ensuite le débat.

Un peu de diffamation ne nuit pas

Nous apprimes du promoteur, pour lui avoir expressement demandé, que la plus proche habitation se trouvait à 750 mètres des éoliennes. Sans doute ne s'adressait-il qu'aux seuls habitants de Cesny, puisque nous pumes constater plus tard que la première habitation de Fresney se trouve en fait à 550 mètres du champ d'éoliennes Fresney-Moulines. Mais, après tout, qu'ont à faire les habitants de Cesny de ceux de Fresney ? (à ce moment là, nous crumes percevoir une vague protestation du Maire de Fresney, mais nous n'en sommes pas sûr).

Monsieur D., représentant de l'ADEME , visiblement fatigué de devoir convertir des foules atones ou rebelles, diffama publiquement l'auteur du rapport de l'Académie de Médecine (1) (pour avoir recommandé l'éloignement à 1500 mètres) en déclarant que "ses conclusions étaient dictées par le fait que ce sont [les académiciens] des parisiens, qui ne voient pas d'un bon oeil les éoliennes menacer leurs maisons de campagne". Son épuisement devait être considérable, puisqu'il déclara quelques instants plus tard que le même rapport niait avec raison l'impact des infrasons : sans doute cette partie fut-elle écrite par ceux des académiciens dépourvus de résidence secondaire ? Pour faire bonne mesure de mauvais procédés diffamatoires, M. D. se permit aussi des attaques personnelles, comme celle visant "les égoïstes dont [un intervenant fait] manifestement partie".
Lors de sa prestation nocturne, il alla jusqu'à suggérer à l'auditoire des pénuries de courant si l'éolien n'était pas développé ("vous aimez bien que la lumière s'allume quand vous pressez le bouton"), et à citer - sortie de son contexte - cette étude de marché de l'Aude pointant la valorisation de l'immobilier par l'éolien (cette étude inclut des villes de plusieurs dizaines de millers d'habitants, comparés à nos modestes villages de quelques d'âmes, dans un rayon de quelques centaines de mètres du projet, ce qui rend sa pertinence nulle dans notre cas).

(1) Claude-Henri Chouard : Membre de l'Académie nationale de Médecine Directeur du Laboratoire de Recherches ORL de l'Université Pierre et Marie Curie. Ancien Chef du Service ORL de l'Hôpital Saint-Antoine Professeur Emérite des Universités.

95 €, au mieux, par habitant et par an : le prix de la santé, du cadre de vie, et de l'environnement

Une bonne partie du débat porta sur les nuisances sonores éoliennes : M. Suriray nous redit ce qu'il avait du lire dans les brochures de l'ADEME, à savoir qu'il faut visiter des champs d'éoliennes pour se rendre compte. Il fut dit aussi qu'on pouvait, après tout, dormir fenêtres fermées (un habitant). Il fut répondu que notre préférence allait aux conseils de l'Organisation Mondiale de la Santé, qui recommande d'apprécier à la fois l'intensité des nuisances et la durée d'exposition des populations (l'éolien assurant, sur ce dernier point, un service spécifique, de jour comme de nuit). Il fut dit aussi que la même O.M.S. répertorie les personnes âgées comme une population particulièrement sensible aux nuisances sonores (il existe trois maisons de retraite à Cesny-Bois-Halbout).

Il fallut littéralement arracher à M. Suriray des indications sur les rentrées fiscales du projet (cette question, de l'avis de M. Suriray, n'étant pas pertinente, quant à l'intérêt du projet), et, après qu'une de ses conseillères eut affirmé que, malgré trois ans de préparation, on ne pouvait toujours pas connaître le montant de ces rentrées, on nous lâcha le chiffre de 60 000 € (15 000 € par éolienne). On se souvint alors que le versement s'opèrerait par la Communauté de Communes, qui percevrait, dans le cadre de la T.P.U., la somme en question. Tous les exemples montrent, cependant, que les revenus éoliens communaux n'atteignent pas ces chiffres : soit la municipalité en est ignorante, soit elle attend d'autres 'gratifications' de la Communauté de Communes ou du Département.

 

Mieux qu'à Chicheboville

- 9 habitations à moins de 600 mètres (dont un Gîte de France)

- 39 habitations à moins de 700 mètres (dont une maison de retraite)

- 84 habitations à moins de 800 mètres (dont deux maisons de retraite)

- 154 habitations à moins de 900 mètres

- 199 habitations à moins de 1000 mètres ...

 

 

Labourer le Cinglais, pour mieux rentabiliser

La ligne électrique (vers Falaise), que la société R.D.E. se propose de négocier avec RTE, a une capacité nettement supérieure à celle du projet Cesny/Fresney/Moulines (9 éoliennes). En effet, le coût de la création d'une ligne étant en grande partie constituée des travaux nécessaires à sa pose, la rentabilité du projet sera d'autant meilleure que la capacité de la ligne sera élevée et les éoliennes nombreuses.

Ces considérations matérielles ont tout naturellement conduit la société RDE à proposer pas moins de 9 éoliennes pour le projet Cesny, mais aussi 4 autres à Angoville (autre commune du Cinglais), en attendant de voir surgir des extensions ou des projets nouveaux (par exemple à Martainville, sauvée lors d'un accident de parcours démocratique de 4 ou 5 éoliennes supplémentaires).

Ainsi, pour des raisons de rentabilité, on se propose de labourer le Cinglais d'éoliennes dommageables à l'environnement particulier de cette zone et à ses habitations.

 


La suite au prochain numéro, et quelques questions

On l'aura compris, c'est avec encore beaucoup d'autres questions en tête que l'assistance se sépara :

- On aurait aimé savoir si le promoteur tenait réellement à la réalisation de ce projet (certainement l'un des sites les plus mauvais qu'il lui ait été soumis) ? Pourquoi celui-ci justifie l'énormité de son projet par les frais fixes de raccordement vers Falaise, alors que la capacité de la ligne qu'il projete de construire indique qu'il compte la rentabiliser davantage en développant des projets sur les autres communes de l'Est de la Suisse Normande ? Si l'application qu'il met à défendre ce mauvais projet depuis maintenant 3 années est motivée par les garanties que lui auraient données les élus locaux d'un soutien politique au plus haut niveau département ?

- Si, ayant déclaré que son projet devenait rentable à 6 unités, le promoteur imaginait que la prefecture le retoque pour cause de trop grande proximité des habitations, et s'il envisageait alors (on n'ose dire "prévoyait") de l'amputer d'une ou deux éoliennes Fresnesoises les plus proches, auquel cas Fresney devrait se contenter d'admirer les engins de son voisin, après avoir donné son blanc-seing par un vote favorable ?

- A celui des conseillers de Cesny, qui avait affirmé "il n'y a pas d'éolienne à 500 mètres, dans notre projet", s'il pensait voter "son" projet, une main pudique posée sur la carte à hauteur de Fresney ?

- Enfin, à ces conseillers de Cesny si, pour avoir déclaré n'être pas favorables au projet et l'avoir soutenu avec constance jusqu'à présent, pour avoir été floués de tout pouvoir de décision avant que le projet ne soit arrêté et exposé, ils envisageaient d'assumer enfin leurs convictions, ou si leur allegence à M. Suriray demeurerait sans faille, pour les 25 années à venir ?

Mais de telles questions sont bien entendu inutiles, les faits allant, eux-mêmes, bientôt nous donner la réponse, si tant est qu'elle nous fut vraiment nécessaire.


 

 

Et demain ?

Il existe de nombreuses incertitudes sur l'avenir de l'éolien, aussi bien que de larges zones d'ombre sur son impact environnemental. L'une de ces incertitudes concerne son impact sonore sur les riverains :

* Il faut savoir que les installations éoliennes sont télécommandées à distance (de France ou de l'étranger) et programmables : on peut commander leur fonctionnement de façon à réduire leurs émissions sonores, de telle manière qu'elles fonctionnent au ralenti voire qu'elles soient arrêtées sous certaines conditions de vent (force, direction par rapport aux riverains), à certains moments de la journée (soirée, par exemple), à certaines périodes de la semaine (week-end) ou de l'année (été).

*Aujourd'hui, la réglementation impose des niveaux d'émission sonore, qui sont ceux des bruits de voisinage. La programmation permet à l'exploitant de respecter ces normes (dans le meilleur des cas), en bridant ses machines lorsque cela est nécessaire.

* Dès à présent, l'association des producteurs d'énergie éolienne milite pour un assouplissement de ces normes, en argumentant sur le rapport bénéfice - nuisance. Personne, aujourd'hui, ne peut affirmer que le lobby des producteurs n'obtiendra pas gain de cause, et que, demain, les normes seront les mêmes qu'aujourd'hui.

Ce jour là, il suffira à l'exploitant de quelques clics sur un lointain ordinateur pour dégrader encore la vie des riverains.

 

Simulations acoustiques présentées à la population, le 8/3/2007 (seul document présenté, sans aucun exposé du mode d'établissement, ni des paramètres utilisés).
De quels moyens techniques dispose la DDE pour contrôler la précision, l'exactitude et la sincérité de simulations semblables ? Réponse : aucun !

De quel délai disposeront habitants et associations pour étudier ces documents, élaborés par des professionnels choisis et rémunérés par le promoteur (et qui engageront l' avenir des communes pour plus de 15 ans), en apprécier la pertinence et la sincérité ? Réponse : un mois !

 

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Le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Cesny-Bois-Halbout : un document surréaliste

La zone rouge est celle inscrite récemment au PLU proposé par la municipalité. A notre connaissance, cette zone n'a pas été présentée lors de l'exposé public par le cabinet d'étude qui a rédigé le dossier de P.L.U., l'orateur ayant projeté un plan montrant une zone beaucoup plus réduite lorsqu'il a mentionné le projet éolien. Pourquoi avoir réservé potentiellement à ce projet toutes les terres à 500 mètres des habitations, lorsque l'on sait qu'à cette distance et au-delà de nombreux problèmes sont relatés, sinon pour dérouler un tapis rouge au promoteur, sans aucun souci pour les habitants ?
Le cabinet chargé de l'élaboration du PLU de Cesny n'a manifestement pas reçu mission de s'interroger sur l'intégration d'un projet d'une dizaine d'éoliennes sur le territoire de la commune, et autour de celle-ci. C'est donc un document tout à fait surréaliste, où l'on disserte des paysages d'une vallée large de quelques centaines de mètres, de la "proximité" de la forêt de Cinglais et de son attrait, le tout sans passer par la case éolienne. En démocratie locale comme ailleurs, le client est roi ...
Bien entendu, un tel principe de silence ne peut conduire qu'à des résultats incohérents. C'est ainsi qu'on relève dans le PLU proposé par Cesny : "Les paysages naturels de la vallée du Cesny représentent un patrimoine important pour la commune. Leur préservation et leur valorisation peut s'opérer dans le cadre d'un développement et de la promotion d'une petite activité touristique bénéficiant de la proximité de la Forêt de Cinglais au sein de la région Suisse-Normande"). Nous ajouterons : sans passer par la case éolienne ? A côté de ces incohérences, que l'on peut qualifier d'internes au projet d'urbanisme de Cesny, le PLU méconnaît l'intégration du projet aux communes voisines. Il n'y parvient qu'au prix d'une constante cécité, où les paysages se réduisent essentiellement à ceux de la vallée du Cesny et d'un non-dit omniprésent: celui consistant à préserver une infime partie du territoire de la commune, en échange de l'altération forte du patrimoine commun.

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Simulations photographiques du projet Cesny / Fresney / Moulines

Les simulations photographiques : comment ça marche, et comment ça ne marche pas

Rendre compte de l'impact visuel des éoliennes n'est pas une chose aisée. Notre cerveau n'étant pas habitué à rencontrer de tels volumes, il doit opérer par comparaison avec d'autres objets pour donner à ce qu'il voit une certaine logique : en l'absence de cette échelle, on pourrait aussi bien lui présenter une maquette de 30 centimètres, l'effet serait le même ! Cette comparaison ne peut se faire, non plus, avec des objets disproportionnés (tel qu'une voiture) : ce serait comme vouloir mesurer un bâtiment à l'aide d'un double décimètre ! En réalité, les meilleures échelles sont données à grande distance par le paysage lui-même, aux distances moyennes et courtes par les bâtiments.

Malgré tout, la science de la simulation photographique éolienne reste délicate : ces objets peuvent apparaître gigantesques à grande distance, et beaucoup plus modestes à courte distance. Un exemple est donné par les éoliennes de Falaise, lorsqu'on les approche en voiture de Cesny. D'une manière générale, on constate que ce n'est pas 'au pied des éoliennes' que l'impression est la plus forte (il y a souvent des bâtiments ou de la végétation qui suffisent à cacher les engins), mais à une distance de 3 ou 4 kilomètres.

Les astuces pour minimiser l'impact visuel des photomontages sont connues : utilisation d'une focale inférieure à 50 mm, diluation latérale par l'usage de panoramiques, alignement artificiel des pales des engins pour diminuer l'impression de "cacophonie visuelle" d'un parc en fonctionnement, points de vue intégrant des routes, seules structures capables de rivaliser visuellement avec les installations ...

Il est essentiel de noter, par ailleurs, que la focale 50 mm réputée similaire à celle de la vision humaine, ne retranscrit absolument pas l'effet de focalisation qu'opère notre cerveau. Pour vous en convaincre, placez-vous à une distance de 2 à 4 km d'une éolienne, avec en premier plan un bâtiment (l'expérience peut-être faite en allant sur les éoliennes de Falaise, par la D6, et le château de Villers) observez, prenez une photo à la focale 50 mm, puis comparez ...


L'église de Fresney-Le-Vieux


Des habitations de Fresney-Le-Vieux


Vue du plateau, entre la vallée du Cesny et la forêt de Cinglais


Sur le plateau. Au fond à droite, Cesny-Bois-Halbout. A gauche, Fresney-Le-Vieux


Vue d'un chemin de randonnée d'Espins


Vue de Placy


Survol de Cesny-Bois-Halbout par un banc d'éoliennes

Panorama complet : cliquez ici

 


L'extrémité, vers Barbery, de l'alignement de Fresney-Le-Vieux


Vue de l'extrémité du jardin de la maison de retraite de Cesny


Un champ, devant Fresney-Le-Vieux


Le village d'Espins


Vue des "quatre vents' (par la D23, distance aux éoliennes, 2 km)


Vue des hauteurs de Barbery


Angoville et ses 4 éoliennes (en attendant celles de Martainville, à droite) (simulation réalisée selon un alignement - à confirmer - des 4 éoliennes)


"Far east" à Angoville (simulation réalisée selon un alignement - à confirmer - des 4 éoliennes)


Le plateau sur Angoville, entre le château de la Motte à droite, et Angoville à gauche (simulation réalisée selon un alignement - à confirmer - des 4 éoliennes)

N. Hulot : "Evidemment que je suis pour les éoliennes mais pas tel qu'on le fait actuellement...Parce que l'on vient dire aux maires : ça va être pour vous une rente et c'est le seul motif de décision. Il faut faire des champs d'éoliennes dans des paysages industriels sur lequel ça apportera, peut-être, un supplément de caractère mais pas mîter le paysage et dès lors, encore une fois, parce que je suis d'accord que ça a un impact visuel et parfois sonore...."  
D'après J.P. Deruelles
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La société Recherches et Développements Eoliens (RDE)


E. Albiol, Directeur de Recherche et Développement Eolien et de CEASA, a des soucis : "Jusqu'à présent, l'acceptation de l'énergie éolienne a été très élevée en Espagne; les gens sont en général pour, mais quand de nouvelles installations s'implantent, il y a souvent des discussions à propos de l'impact."

Interview de E. Albiol à WindPower-Monthly, juin 2003. (numéro opportunément disparu du web, après que nous l'ayons cité, mais que nous tenons à votre disposition sur simple demande) : Au risque de le décevoir, qu'il ne s'attende pas à moins de discussions en France !

_________________________________

Renseignements à la date du 01/12/2006 :

La société Recherches et Développement Eoliens est le promoteur du projet de Cesny-Bois-Halbout. C'est une SARL domiciliée à Paris. Fin 2005, cette société affichait un effectif de 4 personnes, et un résultat négatif de -300 000 €.

Elle est dirigée par Enrique Albiol Pau, qui est aussi Président de la S.A.Compañía Eólica Aragonesa (CEASA), société aux actifs de 160 millions d'€, de bénéfice annuel de 6 M€, récemment estimée à la vente pour 300 millions d'€. En septembre 2002, il est élu Président de la section Eolien de l'Association des Producteurs d'Energie Renouvelable (APPA - Espagne).

CEASA est membre de l'EUROFORES, une organisation regroupant une cinquantaine de députés du Parlement Européen et de parlements nationaux, en grande majorité britanniques et des pays de l'Est (mais ne comportant aucun parlementaire français, ou représentant la France au parlement européen), dont le but est clairement d'infléchir les législation européennes en faveur des activités des sociétés membres.

CEASA a deux actionnaires principaux : Tarcan Bv, qui est une holding financière située à Amsterdam, et Energi E2, un acteur de l'énergie danois avec une filiale en Espagne. CEASA est au centre d'une bataille économique, où certains acteurs espagnols qui, après avoir fait fortune grâce au boom de l'immobilier espagnol (et provoqué les dégats écologiques que l'on sait), cherchent des terrains de repli pour leurs activités.

La société Recherches et Développement Eoliens développe de nombreux projets en France. Elle est signataire, depuis 2004, d'une convention de partenariat avec Pontivy-Communauté et le lycée Jeanne d'Arc-St Ivy. Plus généralement, elle collabore à la mise en place d'un partenariat entre écoles primaires, collège et lycée et la Communauté de Communes de Pontivy, en ligne avec le credo affiché de E. Albiol de développer l'acceptation sociale de l'éolien, et les affaires qui vont avec. En 2004, la société RDE obtenait la construction des éoliennes de Gueltas-Noyal.

Renseignements à la date du 19/09/2007 :

E. Albiol cède sa place de dirigeant à M. Fernadez Auray Dionisio, par ailleurs dirigeant des sociétés suivantes :

NEO PLOUVIEN
NEO LE GOLLOT
NEO KERANFOULER
CENTRALE EOLIENNE LES VIELLES SAS

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Délibérations du conseil municipal

Conseil municipal du 13/07/2004 (le conseil confie à la société RDE l'étude)

Monsieur le maire a fait appel à un cabinet de conseil sur la recherche éolienne associé à la société RECHERCHES ET DEVELOPPEMENTS EOLIENS dont Madame G. est le porte-parole.

Celle-ci nous explique que pour implanter une ou plusieurs éoliennes il faut :

* Une zone de vent
* Une zone élevée (altitude)
* Pas d'habitation à moins de 500 mètres

La société RDE, après étude de la carte des vents, propose une zone potentielle d'implantation d'une centrale éolienne. Celle-ci se situerait dans la plaine en direction de Fresney-Le-Vieux.

Ce parc se composerait donc de 10 éoliennes de 1500 à 2000 kW chacune dont la production moyenne pourrait alimenter 22000 foyers.

Une éolienne est d'une hauteur allant de 70 à 90 mètres et d'un diamètre de 70 à 95 mètres. Celles-ci doivent avoir un intervalle de 300 mètres minimum. Il est précisé également que la parcelle utilisée pour l'implantation des éoliennes reste exploitable. En effet, tous les réseaux seront sous-terrain, seul la partie de parcelle ocupée par les éoliennes et le chemin d'accès obligatoire sera louée par l'entreprise. Cette location peut être de l'ordre de 3000 € par an et par éolienne divisé par le propriétaire et l'exploitant.

Après avoir entendu cet exposé, le conseil municipal autorise la compagnie RDE à faire toutes les consultations nécessaires au développement du projet afin d'obtenir les autorisations d'installer ces équipements sur les parcelles concernées.

Présents : MM et Mme Suriray R., Rousseau P., Letribot M. (adjoints), Beaunieux ., Compere P., Vanderberghe O., Lefevre D., de Courseuilles C., James J..
Absents : MM et Mme Perrin R. , Chauvet J., Vivet B., Letouzey I., Touchard S., Binet P., Rousseau P.

 

Commentaires :

* Le cabinet auquel le Maire a fait appel a étudié la "carte des vents". A-t-il aussi étudié la carte de la population ? Pas un mot des habitations : la distance de 500 mètres semble suffire à en tenir compte ! On se prend à espèrer que ce procès verbal ne retranscrit qu'une infime partie de l'exposé de ce cabinet. Sinon, c'est décider d'une manière bien légère du cadre de vie de centaines de personnes.

* Quelles sont ces "parcelles concernées" ?

* Selon nos sources, le loyer pour une éolienne se situerait plutôt dans la fourchette 3000 - 6000 €. Pas un mot sur la taxe professionnelle. A coup sûr, celle-ci aura fait l'objet d'exposés nettement plus étayés que celui rapporté ici. Depuis, cependant, il a été décidé que la Taxe Professionnelle serait perçue par la Communauté de Communes. Le calcul des retombées pour Cesny sera donc un peu plus compliqué (mais rassurons-nous : une récente circulaire aux Préfets notifie l'obligation du reversement de taxe aux communes voisines, pour "compenser les nuisances environnementales")..

 


Dindon rouge des Ardennes

 

* Il faut redire que les 20 000 foyers alimentés le seront les jours de plein vent. Le reste du temps, c'est au fioul qu'ils s'alimenteront !

Quant à ceux qui penseraient que leur éoliennes vont leur délivrer prioritairement du courant, qu'ils sachent, au contraire, qu'elles leur vaudront d'être de plus en plus mal alimentés.

En effet, un décret et un arrêté devraient être signés au début 2007, après avis de la CRE. Au stade actuel du projet, la qualité serait revue à la baisse pour s'adapter aux producteurs éoliens notamment.

Ainsi, il ne serait plus possible d'assurer une qualité homogène sur tout le territoire qui serait découpé en trois zones : agglomérations de plus de 100 000 habitants, entre 10 000 et 100 000 habitants, milieu rural. C'est, bien sûr, en milieu rural où les raccordements d'éoliennes existent que la réglementation serait la plus permissive. Vous avez dit "dindons" ?

 

Conseil municipal du 26/01/2006 (le conseil autorise la société RDE à utiliser 4 voies communales)

Monsieur le Maire expose aux membres du conseil municipal que la société RECHERCHES ET DEVELOPEMENTS EOLIENS, devant implanter des éoliennes sur le territoire communal, sollicite l'autorisation d'utiliser les chemins ruraux de la commune afin de pouvoir accéder au chantier d'implantation.

Il s'agit des chemins suivants :

* Voie communale n° 5 de Cesny à Fresney-Le-Vieux
* Voie communale n° 103 du Hameau de la Motte au Bois-Halbout
* Chemin rural n° 12 de Cesny à la Meslière
* Chemin rural n° 15 du Bois Halbout

Après en avoir délibéré à l'unanimité des présents, le conseil municipal :

- Autorise la société RDE à utiliser les chemins ruraux communaux énumérés ci-dessus pour accéder au chantier d'implantation des éoliennes;
- Dit que les aménagements nécessaires de ces chemins seront à la charge de la société et aucune indemnité ne poura être demandée ni maintenant ni plus tard à la commune;
- Charge Monsieur le Maire d'entreprendre les démarches nécessaires à cette décision.

 
Remise des clés de Calais à Edouard III (B.N.F.)

Présents : MM et Mmes Suriray R., Perrin R., Rousseau P., Beaunieux ., Compere P., Letouzey I., Vanderberghe O., Lefevre D., de Courseuilles C., Binet P.
Absents : MM Letribot M., Chauvet J., Vivet B., James J.

Commentaires :

nous sommes en plein far-west ! Aucune proposition n'est encore connue, aucun 'chantier' n'est encore défini, mais, déjà, le conseil se hâte de dérouler le tapis rouge à une société qui 'doit' implanter des éoliennes (on aurait donc voté cette implantation ?). La société RDE nous déclarait décembre 2006, curieusement, ne pas avoir eu communication de cette décision qu'elle aurait pourtant sollicitée.

 

 

Délibérations du 22/04/2005 (Le maire en appelle au sénat pour contrer une loi votée par l'Assemblée Nationale)

Monsieur le Maire informe les membres du conseil municipal qu'un courrier a été envoyé auprès des trois sénateurs du Calvados sollicitant que le développement de l'énergie éolienne ne soit pas arrêté par la loi d'orientation sur l'énergie et demandent la suppression du plancher de 20 MW introduit par l'assemblée nationale et le transfert aux élus locaux de la définition des zones de développement éolien.

Commentaire : Rappelons que cette loi, votée par l'Assemblée Nationale élue par le peuple français, visait à limiter le mitage éolien, qui pourrait conduire à rencontrer une éolienne à chaque coin de Mairie. A Cesny-Bois-Halbout, on préfère voir son salut dans le Sénat, institution que des "grands électeurs" composent sans en rendre compte à personne.

On croit visiblement, en mairie, que les promoteurs sont prêts à installer, deci, delà, deux ou trois discrètes machines susceptibles d'arrondir les fins de mois communales. Quelle naïveté ! On ne fait qu'ouvrir la boite de Pandore, et les promoteurs n'ont plus qu'à user des appétits des communes limitrophes, de la dévalorisation ainsi initiée de l'environnement, pour installer des mega-projets.

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Tracts

- Un projet très mal noté

- Cesny-Bois-Halbout : le salut dans la fuite ?

- Les belles images des 3 marchands de sable

- Un projet qui n'a pas sa place dans le Cinglais. L'étude d'impact, une protection ? Et demain ?

- Des éoliennes pour tous

- Quelques idées reçues en matière d'éolien industriel

 

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La Communauté de Communes de la Suisse Normande et l'éolien

 

 

Le schema départemental éolien du Calvados : Madame est servie ...

La carte ci-contre retranscrit la première mouture du schema départemental éolien du Calvados, établi fin 2003, établie avec le concours de la commission consultative du schema départemental éolien du Calvados, à laquelle appartient le Président de la CCSN. Ce schema départemental, pour l'essentiel, fait peu de cas de l'écologie et des populations, et la part belle aux paysages touristiques commercialisés par le département.

Peu de temps après cette élaboration, on verra la commune de Cesny Bois Halbout solliciter une étude de projet auprès de la société RDE. Comme la découpe était un peu grosse, le deuxième schema éolien (établi début 2007) prévoit la possibilité d'installer des éoliennes dans la zone rouge ... en fond de vallées. Les Z.D.E., en préparation, pourraient bien lui ressembler fortement, si des communes ne s'y opposent pas. Quant à la commune d'Hamars, notre brave maire étant parmi l'un des plus fervents supporters de l'éolien, il était normal qu'on lui réserve à lui aussi une petite tache verte.

La présidence de la communauté de communes jure ses grands dieux n'être pour rien dans les projets éoliens, qui seraient de la seule initiative des communes. Pour avoir entendu le discours de M. Chandelier, reprenant comme un automate les arguments éventés du lobby éolien, nous n'avons, pour notre part, aucun doute sur les orientations de la Présidence de la Communauté de Communes : celles du profit éolien pour tous, les nuisances remisées chez les autres.

Le reste est une tartufferie, où la CCSN hésite entre soutien franc aux projets chahutés et dénégation d'implication. Les faits, cependant, sont là : les initiatives éoliennes manquent-elles ? Vite, un petit circuit des élus est organisé chez quelque maire ami de l'éolien (précédé, au besoin, par un petit répulsif nucléaire). Un maire est-il contesté dans ses projets éoliens ? Aussitôt la présidence appelle les élus à soutenir le malheureux ! Un projet a-t-il du plomb dans l'aile ? Vite, une réunion est organisée pour sauver ce qui peut l'être de la nuisance éolienne. Se sent-on un peu faible ? Vite, une médaille estampillée d'Ornano ! Un maire et son projet éolien sentent-ils le besoin d'un réconfort ? Vite, un service de conseil, tout à fait objectif, est proposé au malheureux !

Décidemment, en matière d'éolien, la présidence n'y est pour rien, mais est partout.

 

 

 

Et maintenant, communiquons ...

Illustration de la publication de la communauté de communes de la Suisse Normande de mai 2007, "Les énergies renouvelables". On remarquera la similitude avec l'image du dossier de presse du conseil général : il n'y a jamais d'habitations à proximité des éoliennes pour nos communicants, et on pourrait se croire dans la Beauce.

 

 

Suivant une méthode éprouvée par les promoteurs de l'éolien (ADEME et ses plaquettes, promoteurs présentant leur projet à la population comme à Cesny ...), l'illustration de la CCSN, ci-contre, nous présente des éoliennes implantées dans quelque désert plat, où pas une habitation n'est visible à des kilomètres à la ronde.

Rappelons que la règlementation et les recommandations pour le Calvados, derrière lesquelles s'abrite si volontiers la CCSN, permettent des implantations dès 500 mètres, voire moins, des habitations.

En réalité, le projet de Cesny / Fresney / Moulines, ressemblerait plutôt à cela :

Quant la CCSN parle le charabia éolien

"L'énergie éolienne : une partie du territoire est susceptible d'accueillir des éoliennes.
Projet le plus avancé Cesny-Bois-Halbout; autre projet à Martainville.
Rappel : l'ensemble des communes est favorable au développement de l'éolien.
La communauté n'a pas choisi cette compétence mais souhaite une maîtrise des actions communales et une concertation très précise avec les administrations concernées par le maintien de la qualité de nos sites qui intéresse l'ensemble de nos communes. Nécessité après juillet 2007 de définir une ZDE."

(bulletin n° 9, mai 2007)

Traduction :

* Nous avons soigneusement préparé lors de l'établissement du schema départemental le sacrifice d'une partie de notre territoire, dont la Présidence est fort heureusement exclue.
* Le navire éolien prenant eau de toute part, il s'agit de compartimenter les projets, bien qu'ils soient en réalité reliés par la nécessité de rentabiliser la ligne électrique à créer de Falaise.
* Plusieurs communes ne veulent pas de la nuisance éolienne, mais on doit pouvoir obtenir leur soutien pour la remiser chez les autres, et jouir des bénéfices, afin de financer nos projets locaux, aux dépens des ménages.
* Les administrations nous causent du souci, il va falloir les convaincre et oeuvrer de notre long bras pour qu'elles nous fichent la paix. Appliquons, dans l'attente, la recette magique de tout bon communiquant et glissons les mots qui rassurent et endorment (qualité, concertation ...)

 

 

M. Chandelier fait la circulation, au carrefour du vélo, du train et de la route

 

M. Paul Chandelier, que nous connaissons à présent pour militer pour l'envahissement du Cinglais par des éoliennes géantes, tandis que la Suisse Normande - version "vallée de l'Orne" - serait mise à l'abri des dommages éoliens, semble avoir été investi par ailleurs de la mission de faire avancer certaines des visées du département en matière de transport.

Partie prenante, puisqu'aspirant - impatiemment et légitimement - à débarrasser Thury du flux de véhicules reliant Caen et Flers, il fut chargé, par le Département, de la mission de développer 700 km de voies vélo.

Choix judicieux : l'une des épines dans le pied de cette 4 voies, appelée des voeux du maire de Thury-Harcourt, étant la présence de l'ancienne ligne ferrée Caen-Flers, que le Département s'échigne en vain à déclasser, de peur qu'elle ne fasse concurrence à la 4 voies Caen-Flers. Déclassement qui pourrait permettre la transformation en ... voie vélo. Deux bonnes raisons, donc, pour M. Chandelier, d'exprimer à son tour devant le Conseil Général un "voeu de déclasser la ligne Caen-Flers" (1er février 2007).

Mais les vélos n'ont pas suffi à acheter la "paix écologique", les Verts Basse Normandie continuant de croire qu'une voie ferrée, à l'aube de la crise des carburants, vaut bien une 4 voies.

S'il fallait une moralité à tout cela, ce serait sans doute qu'en confiant les dossiers à des personnalités dégagées des intérêts locaux, on perd sans doute en motivation, mais on gagne en objectivité et en sérénité.

 

Prudentes disparitions en Suisse Normande

Le circuit des églises illuminées engagé en 2005 est prévoyant et paraît décidé à laisser aux seuls habitants des communes concernées le bénéfice des illuminations ... éoliennes.

A la communauté de communes, on est en effet jamais assez prudent : bien que stimulant le tourisme (cela est prouvé par l'ADEME et repris en choeur par les élus), on n'est pas tout à fait certain que le mariage des flashs éoliens et des façades du XIIème soit du plus bel effet.

 

 

Communauté de Communes : OPA sur la Suisse Normande ?

"Partout, dans nos 34 communes de la Suisse Normande, les prix des terrains constructibles flambent; les projets et les réalisations de lotissement se multiplient; les immeubles y compris les ruines, atteignent des prix inimaginables, il y quelques années. De nouveaux commerces et entreprises se créent ou veulent se créer.

Beaucoup d'explications à ce phénomène qui a mis un terme à la désertification dont nous étions victimes. J'en retiendrais deux qui me paraissent essentielles :

Nous recevons véritablement les fruits de nos actions de communication et de promotion touristique de la Suisse Normande; notre région est maintenant connue, appréciée et reconnue comme une région superbe, attractive et où il fait bon vivre. Les retombées économiques du tourisme sont évidentes.

Nos habitants et nos futurs habitants ont décidé que la vallée de l'Orne était l'axe de développement dans lequel la 2x2 voies, respectueuse de notre environnement, irriguerait nos secteurs d'activités et nos habitats.

Au fond, nos habitants, avec le bon sens normand, savent anticiper sur toutes les études technocratiques ..."

(M. Paul Chandelier, Pdt de la Communauté de Communes, médaille d’honneur régionale, départementale et communale « vermeil » décernée le 22 janvier 2007 par Mme D'Ornano, in Bulletin de la CCSN).

 

Il n'y a pas à se réjouir, pour un homme politique responsable, de l'explosion des prix de l'immobilier, mais à déplorer qu'il devienne maintenant nécessaire de s'endetter sur des périodes atteignant quatre à cinq décennies, et que se loger devienne un luxe, bien au-delà de la Suisse Normande ( personne ne songerait à parler du bon sens britannique, à propos de l'hyperinflation de l'immobilier outre-manche ).

Pour ce qui est de la 4 voies, s'il est légitime pour les habitants de Thury-Harcourt de vouloir se débarrasser de la traversée de la ville par les camions, il ne l'est pas moins pour les ruraux de rechigner à habiter au pied d'installations de 130 ou 150 mètres de haut, même pourvus en doubles vitrages par les promoteurs : il ne fait pas "bon vivre" dans de telles conditions. Quant au tracé "respectueux de l'environnement", il est malheureusement plus connu pour son respect de personnalités en cour, que pour celui de l'environnement et des habitations, dans le Calvados.

M. Chandelier ayant aussi déclaré : "la Suisse Normande, c'est la vallée de l'Orne", faut-il alors comprendre que les bons profits normands commenceront à Thury-Harcourt, tandis que nous recueillerons les nuisances ? Que le "bien vivre", dont M. Chandelier se fait le promoteur, doit être réservé à celles des communes censées rentabiliser le tourisme de la Suisse Normande? Et bien, si nos communes ne font pas partie de la Suisse Normande, nous saurons rappeler les qualités du Cinglais!


 

 


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Cesny-Bois-Halbout : pour une éco-citoyenneté critique

Carte environnementale de la région de Cesny-Bois-Halbout. Les communes d'Espins, de Cesny et de Fresney se partagent une zone au centre d'un cercle d'habitations d'environ 1 km de rayon. A plus grande échelle (3-4 kms) se trouvent 3 zones d'intérêt faunistique et floristique (ZNIEFF). La paysagiste de R.D.E. évoque avec raison une "clairière". Cette zone n'a rien à envier, sur le plan de l'intérêt faunistique, à la Suisse Normande 'labelisée touristique' - bien au contraire.

Des éoliennes pour des ânes

Le mardi 23 mai 2006, l'école de Cesny Bois Halbout accueillait une classe du RPI de Laizon pour une "rencontre sciences". Les enfants ont participé à des ateliers sur le thème du développement durable. On leur a diffusé deux videos. A la fin de cette journée un diplôme "d'éco-citoyen" leur a été remis.

Parmi les thèmes abordés, il est fort probable que l' éolien a eu sa place. On constate en effet que, là où autorités et promoteurs veulent installer des champs d'éoliennes, les enfants sont souvent acclimatés à l'aide d'ateliers pédagogiques. On sait en effet que l'effet "prescripteur" des enfants sur les parents est loin d'être négligeable (on l'utilise aussi lorsqu'on veut vendre de très polluantes voitures). Dans la même veine, ce sont des promenades à dos d'âne pour la découverte des éoliennes qui sont proposées, dans le cadre des "escapades nature" du Calvados (évidemment, les bambins rentrent charmés par les ânes, trouvent les éoliennes très jolies, et l'amalgame est fait entre cette charmante et courte visite, et la vie au quotidien au voisinage des engins).

Il est certes très important d'éduquer les enfants à l'écologie. Cependant, éduquer ne veut pas dire endoctriner, mais développer le sens critique. C'est pourquoi, on aimerait que toutes les facettes de l'écologie citoyenne soient également abordées.

Comment l'éco-citoyen fut empoisonné par l'éco-politique

A-t-on, par exemple, jamais vu les pouvoirs publics alerter les enfants des écoles au sujet des pesticides et nitrates (qui leur vaudront pour certains leur futur cancer) déversés dans la nappe phréatique (celle de Cesny en regorge ...) ? Enseigne-t-on aux enfants que nos grosses voitures sont une source de rejet de dioxide de carbone des plus importantes, et qu'il conviendrait de favoriser les transports en commun ruraux, plutôt que les autoroutes ? Leur dit-on que se trouvent actuellement sur le marché des OGM dont la toxicité est prouvée ? Leur enseigne-t-on que les zones humides sont réglementées et doivent être protégées (Cesny inclut une telle zone, et il est manifeste que certains adultes feraient bien de s'éduquer à ce propos) ?

 

Environnement du Cinglais : le Calvados serait bien avisé de préserver le peu d'espaces naturels et d'intérêt écologique qui lui restent, plutôt que d'y installer des hachoirs géants à oiseaux..

Que le département du Calvados, c'est trois fois moins de forêts que la moyenne nationale ? Que l'écologie, ce ne devrait pas être parquer la faune et la flore dans des réserves administrées par de complaisantes associations, mais le cadre de vie quotidien des ces enfants et de leurs parents ? Et, puisque chacun doit être jugé sur ses actes et non ses discours, que faisaient la plupart de nos élus ruraux, lorsque l'Europe mettait en place une agriculture mortifère, pour ses acteurs comme pour les consommateurs ?

Il est curieux de constater comme l'écologie est citoyenne, pour certains, dès lors qu'elle peut rapporter gros, et comme elle est oubliée, dès lors que sa mise en oeuvre pèse sur le commerce ou sur les finances publiques ! A l'heure du libre commerce avec des puissances mondiales écologiquement et socialement dévastatrices, certains auraient-ils vu là le moyen de répondre à la demande populaire sans réellement grever le budget France ?

Alors, oui à l'éco-citoyenneté, à TOUTE l'éco-citoyenneté !

 

 

La charte de l'environnement du Calvados et la préservation du patrimoine naturel :
une politique de réserves

La charte pour l’environnement élaborée par le Conseil Général du Calvados comporte cinq axes (rappelons que, comme toute les "chartes", elle n'est pas opposable et ne contraint pas celui qui l'élabore). Le troisième axe, intitulé " préserver et valoriser le patrimoine naturel ", s’articule autour de deux objectifs et trois projets.

Le document détaillant cet axe est d’une lecture particulièrement facile, puisqu’il comporte approximativement neuf pages et demie de photographies, de titre ou sommaire ... ou de vide, pour deux pages et demie de texte.

La philosophie de ce texte est la suivante : la préservation et la valorisation du patrimoine naturel doivent être cantonnées à des zones réduites en nombre, dont la liste sera établie par le Conseil Général, qui en assurera la préemption et la gestion.

Le document définit ainsi ce qu’il convient d’appeler une " politique de réserves", hors desquelles la "préservation" se limite à la portion congrue.

Ces réserves seraient notablement moins nombreuses que les ZNIEFF (Zones d’intérêt écologique, flauristique et faunistique) recensées par la Direction Régionale de l’environnement, puisqu’au nombre, à terme, de 50.

 

La confusion entre zones sensibles du département et zones sélectionnées par le département est constante. Les zones sélectionnées sont définies comme ayant pour objectif de " préserver les espaces naturels de notre département " (page 52), alors qu’il s’agit véritablement de préserver des espaces sensibles sélectionnés par le Département.

Cette volonté de maîtriser l’inventaire du patrimoine naturel apparaît clairement lorsque le Département se propose de recenser les " zones d’intérêt écologique et paysager " et ignore, de manière étonnante, le classement des ZNIEFF pré-existant.

Rappelons que les ZNIEFF sont des zones dont le recensement a été initié par le Ministère de l'Environnement en 1982 et qu’il en existe de deux types : LES ZONES DE TYPE I, qui sont caractérisées par leur intérêt biologique remarquable ; LES ZONES DE TYPE II, qui sont de grands ensembles naturels riches et peu modifiés aux potentialités biologiques importantes.

Ce qu’il advient des zones sensibles qui ne seraient pas retenues pour constituer des réserves – et en particulier des ZNIEFF - n’est pas dit. Lorsque l’on sait que le statut de ZNIEFF ne confère à ces zones aucune protection particulière, on peut craindre que leur sort ne soit celui dicté par d’autres intérêts : infrastructures routières, urbanisation, développement industriel ...

Cette politique obtient aisément l’approbation de certaines associations environnementales en charge de la gestion des réserves en question : financées (par le biai de subventions ou de missions) et dotées de terrains d’action par le Conseil Général, elles ne s’opposent pas – voire favorisent – la dégradation de zones qu’elles jugent mineures. On retrouvera parfois ces associations dans les commissions particulières ayant à évaluer l’impact des infrastructures sur l’environnement.

 

Décret du 2006-887 sur la transparence des subventions aux associations

Ce décret, qui vise à la transparence des subventions octroyées aux associations, oblige les Conseils Généraux à mettre à la disposition du public la liste des subventions versées aux associations.

Si le législateur a sans doute trouvé là un moyen de limiter les subventions de complaisance, la subordination des associations aux conseils généraux est souvent d'un autre ordre : rémunérations d'études, délégations techniques peuvent limiter, en pratique, l' indépendance des intervenants, ce qui pose problème lorsqu'il s'agit d'évaluer des projets, la confusion des intérêts n'étant alors pas exclue.

L'intérêt d'une telle politique est évident : elle permet de lâcher la bride partout ailleurs aux projets de développement économique et promeut la seule "écologie marchande", c'est à dire directement monayable (en termes de rentabilité touristique, par exemple). A cet égard, la comparaison entre le développement de l'agglomération de Caen et de celle de Nantes, où est mise en oeuvre une véritable politique de la ville durable, est édifiant, la ville de Caen fût-elle dotée de "poumons verts".

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Contacts

Basse Normandie Environnement

Vent du bocage

Fédération Développement Durable

Association Pour le Cinglais, La Motte, 14220 Cesny-Bois-Halbout 02 31 82 20 39 => Vous pouvez signaler ici toute inexactitude ou problème dans les renseignements mis en ligne.

L'association pour le Cinglais a pour Président M. Luc Fruchter, et son siège à la Motte, Cesny-Bois-Halbout. L'association pour le Cinglais a pour objet : la défense et la promotion de l'environnement du Cinglais, région délimitée par l'Orne à l'ouest, la Laize à l'Est, le Bois de Saint Clair au sud, et la forêt de Cinglais au nord, comprenant notamment : - La défense et la promotion des lieux de vie constitués des villages et hameaux présents sur ce territoire, - La défense et la promotion de la faune et de la flore des zones naturelles et des ZNIEFF présentes sur ce territoire, comprenant notamment la forêt de Cinglais et bois de l'obelisque, les vallées du Traspy et de ses affluents, les vallées de la Laize et de ses affluents, - La défense et la promotion du patrimoine historique de ce territoire.

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Avertissement

Ce site est destiné à produire et à commenter toute l'information disponible sur les projets éoliens dans le Cinglais. Quelquesoit l'issue de ces projets, il demeurera ouvert à l'information la plus complète possible des populations, incluant les études d'impact soumises à l'administration, les constats faits sur d'éventuelles réalisations de ce projet.

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