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Chronique d'une tentative de massacre à l'éolienne dans le Cinglais Cesny-Bois-Halbout, Fresney-Le-Vieux, Moulines, Angoville |
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Nous essayons de donner les informations les plus exactes possible.
Il peut arriver néanmoins |
Le Cinglais : un territoire de relégation ? coucou les RG, c'est pour voir si vous suivez ...
"La restauration biologique (faune et flore) ne paraît pas être un enjeu majeur sur ce projet, sauf volonté locale particulière (qui nous aurait échappé)" - Etude d'impact du projet Angoville
"On remarquera que [...] le secteur de la Suisse Normande ainsi que la vallée de l'Orne sont particulièrement préservés des impacts visuels du parc éolien" - Etude d'impact du projet Cesny / Fresney / Moulines
"Un territoire qui n'est pas appelé
à se développer démographiquement" - Le
promoteur (réponse au commissaire enquêteur)
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... Dernières éoliennes ... Le 14/08/2008 Le tribunal administratif de Rennes ordonne
la suspension d'un chantier de RDE Le 08/08/2008 La cour d'appel de Rennes confirme que "l'étude"
invoquée par l'ADEME lors de la réunion de Cesny-Bois-Halbout
n'a aucune valeur Le 23/05/2008 Décision préfectorale défavorable
pour le projet éolien Le 10/03/2008 Contre-performances électorales le
long de la 4 voies éolienne Le 03/03/2008 La commission des sites donnerait un
avis défavorable au projet Angoville, et au projet de Cesny dans
sa globalité. Les membres partagés sur la
possibilité de conserver une demi-nuisance (un alignement sur
deux); les maires ont argumenté que les populations sont favorables
au projet. La Préfecture attend l'après-élection
pour statuer. Fresney-Le-Vieux pourrait être le dindon de cette
triste farce. Le 29/02/2008 Plouvien et la société NEO : le Tribunal
Administratif constate les carences de l'étude d'impact. Quelles
ramifications avec le projet du Cinglais ? Le 17/01/2008 Le Cinglais : un territoire "qui n'est pas appelé
à se développer démographiquement" Le 12/01/2008 Un maire infaillible. Le maire de Cesny-Bois-Halbout
veut "remettre tout à plat" avec ses collègues
de Fresney-Le-Vieux, de Moulines et Paul Chandelier, conseiller général.
Le rapport du commissaire enquêteur, qui pointe les nombreux impacts
négatifs de son projet, "n'est pas valable" selon lui,
car il n'a repris que les aspects négatifs. Que dire, alors,
des conseils municipaux qui n'ont retenu que les avantages du projet,
et se sont satisfaits d'une étude d'impact désinvolte
? Pendant
ce temps, M. Chandelier disserte dans l'Orne Combattante sur les énergies
renouvelables, en escamotant le projet éolien que ses services
n'ont de cesse de promouvoir. Le 18/12/2007 Un pas décisif vers la sauvegarde du
Cinglais : avis défavorable du commissaire-enquêteur.Le
c.e. recommande à la DIREN d'étudier "avec attention"
l'étude d'impact sur les chiroptères. Le 15/10/2007 - Cesny / Fresney / Moulines privées
d'étude d'impact "de qualité"
Nombreux avis négatifs des administrations. Une étude
d'impact rudimentaire qui ne garantit pas même le respect des
normes. |
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Projet de Cesny-BoisHalbout / Fresney-le-Vieux / Moulines - ENQUETE PUBLIQUE
de Cesny / Fresney / Moulines : - Un BREF HISTORIQUE - Le PROJET, sur Cesny / Fresney / Moulines, présenté en réunion d'information du 8/03/2007 - Presse - Tracts - Le Plan Local d'Urbanisme de Cesny-Bois-Halbout (PLU) : un document sur-réaliste - La société "Recherches et Développements Eolien" (RDE) - Délibérations du conseil municipal de Cesny Bois Halbout - La Communauté de communes de la Suisse Normande et l'éolien - Pour une éco-citoyenneté
critique à Cesny : |
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L'éolien
industriel : une faible contribution, de gros inconvénients pour
l'habitat rural français
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- Combien mesure une éolienne ? - Quelques idées reçues en matière d'éolien industriel - Les arguments du lobby éolien, résumés par Zéphirin |
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Une électricité qui n'est pas gratuite L' éolien industriel est présenté
en France comme la solution miracle et sans nuisances. Trop souvent, le
bilan, entre énergie utile produite et altération du cadre
de vie des populations rurales concernées, n'est pas d'actualité.
Bien au contraire, les spécificités géographiques,
démographiques ou énergétiques françaises
sont ignorées, pour mettre la France au régime du Danemark,
de l'Espagne ou de la Norvège, qui en diffèrent profondément. Une démarche hypnotique pour mieux faire accepter le nucléaire; des acteurs locaux attirés par les revenus fiscaux sous couvert écologique Contestable dans ses performances énergétiques
et environnementales, contestable quant à son impact sur l'habitat,
à quoi sert donc l'éolien ? à qui sert-il ? Tout d'abord, l'éolien et les énergies renouvelables seront
bientôt une excellente excuse au doublement du prix de l'électricité
(à l'échelle de 10 ans) qui découlera de la libéralisation
de sa commercialisation voulue par l'Europe. Une démarche rurale désespérée L'éolien, au-delà de la polémique
sur son utilité et ses véritables finalités, interroge
élus locaux et populations sur l'évolution de leurs territoire,
sur la valeur qu'ils accordent à leur environnement, sur ce qu'il
veulent en préserver, sur leur capacité à élaborer
des projets - autres que ceux consistant à convier un promoteur
pour un projet éolien clés en main - sur la participation
des administrés aux choix des communes, pour en faire, précisément,
autre chose que des "administrés". |
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Calvados : le désert écologique,
vu de l'éolien |
Suisse Normande : un projet préparé en amont Le représentant de la communauté
de communes de la Suisse Normande (CCSN), M. Paul Chandelier (par ailleurs
conseiller général) a contribué à l'établissement
d'un schema éolien validant la partition du territoire de la communauté
en deux zones, dans le cadre de la commission
du schema départemental, et en amont : l'une décrétée
"emblématique" (c-a-d- censée être rentabilisée
par le tourisme) de la vallée de l'Orne à partir de Thury-Harcourt
et exlue de tout développement éolien, l'autre adaptée
sans contrainte à l'implantation éolienne - essentiellement
le Cinglais (sans oublier, non plus, le Nord-Ouest, avec la commune de
Hamars, qui voit elle aussi ses aspirations à l'éolien heureusement
confortées par le schema départemental).
La CCSN pense ainsi s'acquitter de la charge de devoir développer l'éolien, récupérer ses précieux dividendes, sans entamer son capital touristique, en rejetant les nuisances éoliennes selon un axe qui éviterait ce qui est présenté comme la poule au oeufs d'or touristique. Dans une démarche consumériste de l'environnement, elle fait le choix de la conservation des paysages de la vallée de l'Orne et du sacrifice de l'habitat, des zones d'intérêt écologique des communes du Cinglais, qu'elle abandonnerait définitivement à la dégradation environnementale qui est son lot depuis de nombreuses années. Conviées à un bal d'hypocrites, des communes, soulagées de ne pas être "touchées par la foudre" et soucieuses d'augmenter les rentrées fiscales de la communauté - ou bien bénéficiant d'un projet où les principales nuisances sont assumées par d'autres - sont appelées par la Présidence de la CCSN à soutenir les projets de leurs voisins (mars 2007). Si elle parvenait à ses fins, la CCSN contribuerait à la création de véritables "banlieues" défavorisées, les convaincant de leur peu de valeur, et de la nécessité pour les habitants concernés de mal vivre pour ne pas mourir : seule subsisterait la marque commerciale "Suisse Normande", dûment labelisée au sud de Thury-Harcourt, et ses bénéfices touristiques supposés (mais peu flatteurs, à l'examen). Exit le Cinglais et sa richesse écologique; pas assez rentable ! Exit le 'bien vivre' dont la Présidence de la Communauté de Communes de la Suisse Normande se fait l'apôtre : il n'y a pas de 'bien vivre' à quelques centaines de mètres d'un parc d'éoliennes de 150 mètres ! |
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A l'heure de l'expansion urbaine de l'agglomération de Caen, d'autres choix sont pourtant possibles : saisir l'opportunité de valoriser l'environnement naturel du Cinglais, en promouvant un habitat respectueux de celui-ci. Devrons-nous, en effet, nous contenter de regarder les panneaux vantant les réalisations immobilières de Thury-Harcourt et leur environnement préservé ("Le Domaine du Traspy" ...), ou le dispendieux et anachronique AquaMachin, pendant que le Cinglais ruinerait son avenir pour deux décennies ? Voulons-nous de cette "solidarité" de dupes ? Les quelques pourcent d'énergie éolienne - trop souvent prétexte à organiser une pompe à finances au profit des collectivités locales et une politique gouvernementale d'affichage écologique, ne valent pas ce prix là.
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Thury-Harcourt , ville de la Présidence de la communauté de communes, a bien compris le profit qu'elle peut tirer de l'expansion urbaine de l'agglomération de Caen et d'un environnement préservé : les communes du Cinglais devraient-elles, pendant ce temps, stériliser leur territoire en y installant des mega-projets éoliens ? |
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Angoville : Des paysages pas moins "suisses" que ceux commercialisés par la Communauté de Communes de la Suisse Normande (4 éoliennes) |
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Bien des informations données ici n'auraient pu l'être sans la
contribution de "Basse Normandie Environnement" et "Vent du Bocage"
, dont vous trouverez les coordonnées à la rubrique "contacts
et liens".

Forêt de Cinglais, en bordure de Fresney-Le-Vieux. Distance des
éoliennes : 1000 mètres.
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Bref historique |
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Bref Historique
Octobre 2003 Apparition du schema departemental éolien du Calvados : la Suisse Normande (au sud de Thury-Harcourt) est décrétée zone "emblématique" protégée. Les communes de l'Est de la communauté de la Suisse Normande sont déclarées favorables à l'éolien, par une commission 'ad hoc' départementale. Juillet 2004 Le conseil municipal de Cesny confie une étude au promoteur Recherche et Développements Eoliens (RDE), émanation de la société espagnole CEASA, sur la base de 10 éoliennes. Novembre 2004 La communauté de communes de la Suisse Normande organise une visite du site E.D.F. de Flamanville et des éoliennes de Sortosville, dans la même journée. courant 2005 La société RDE présente au groupe technique de conseil un projet sur Cesny-Bois-Halbout et Moulines courant 2006 La société RDE présente au groupe technique de conseil un projet sur Cesny-Bois-Halbout, Fresney-Le-Vieux, Moulines, Angoville Décembre 2006 Le conseil municipal de Cesny vote un Plan Local d'Urbanisme où toutes les terres de la commune, à 500 mètres et plus des habitations, sont déclarées "zone d'étude éolien". Janvier 2007 Le conseil municipal de Cesny vote la mise à disposition de la société RDE des principales voies communales, alors que le projet éolien ne lui est pas encore communiqué. Cette décision, sollicitée par la société RDE, a pour effet de priver le conseil municipal de tout moyen de blocage après la présentation du projet. Début 2007 Un "accord de principe" (non concrétisé par une décision de financement) est obtenu du Conseil Général et de la DDASS, pour sauver l'une des maisons de retraite de Cesny-Bois-Halbout, établissement communal de 74 pensionnaires, en péril et principal acteur économique de la commune. Mars 2007 Le projet est présenté à la population, par l'ADEME et le constructeur en mairie de Cesny : 4 éoliennes pour Cesny, 2 pour Fresney-le-vieux, 3 pour Moulines. La présidence de la Communauté de Communes de la Suisse Normande appelle les maires à soutenir le maire de Cesny-Bois-Halbout et son projet. Mars 2007 Un projet de 4 éoliennes est présenté à la population d'Angoville, en mairie de Martainville (dont le conseil municipal a désavoué le projet éolien soutenu par le maire). Mars 2007 Nouvelle mouture du schema départemental éolien du Calvados confirmant les principes de la première version : sauvegarder le tourisme, négliger l'environnement et les populations; concessions en Suisse Normande : on installerait des éoliennes dans les fonds de vallées. 20 Mars 2007 Dépôt du permis de construire des 4 éoliennes de Cesny-Bois-Halbout pour avis du Maire. Juin 2007 Cyrille Schott, préfet de la région Basse-Normandie et du Calvados, est nommé préfet de la région Languedoc-Roussillon et préfet de l'Hérault Août 2007 Le commissaire-enquêteur, pour l'enquête publique concernant 9 éoliennes, qui débutera le 15 octobre, est désigné par la préfecture. Il s'agit de M. Christian Tessier (Directeur de la Chambre Régionale d'Agriculture de Normandie, jusqu'en 2006). Le maire de Cesny déclare savoir déjà qu'il n'y aurait que 6 éoliennes, alors que l'enquête n'est pas même close. Septembre 2007 Quatre mois après que le maire de Cesny ait rendu son avis favorable au permis de construire sans aucun vote, le conseil municipal vote, à main levée, pour déclarer son attachement indéfectible au projet lors de la séance du 3/09. Octobre 2007 Un dossier de plusieurs centaines de pages est communiqué aux communes environnantes : elles ont une quinzaine de jours pour formuler un avis. Décembre 2007 Fin de l'enquête publique Mars 2008 Paul Chandelier - dont la profession de foi promet, en termes à peine voilés, l'attribution sélective au canton des subventions du Conseil Général - ré-élu conseiller général du Calvados au premier tour (Mme D'Ornano se représente).
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Le projet Cesny / Fresney / Moulines, présenté en réunion d'information du 8/03/2007 |
Compte-tenu des distances de raccordement importantes (vers Falaise), le promoteur déclare devoir installer un minimum de 6 engins, si bien qu'il a fallu appeler Moulines à la rescousse pour un projet de 9 éoliennes : l'éléphant devient de plus en plus difficilement intégrable au magasin de porcelaine.. Si l'on en juge par les contorsions auxquelles s'est livré ce projet depuis son démarrage, depuis le schema eolien, jusqu'à aboutir à la mouture présentée à la population en mars 2007, il fallait qu'il ait été décidé de longue date que la zone serait livrée aux promoteurs. |
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Pluie de médailles sur la Suisse Normande
Le jeudi 8 Mars 2007 s'est tenue la réunion de présentation du projet éolien de Cesny, Fresney-Le-Vieux, Moulines. Comme nous le fit remarquer le représentant du promoteur, "nous tenons habituellement nos réunions le jeudi, comme cela les habitants ne sont pas encore partis en week-end". Nous nous félicitons de ce que les nombreux habitants de Cesny, Fresney et Moulines qui partent régulièrement en week-end dès le vendredi aient pu être présents, et de ce que les parisiens - ces empêcheurs de tourner en rond - soient restés chez eux.
La convocation à cette réunion est parvenue aux habitants par courrier individuel de la Mairie, opportunément accompagnée, dans la même enveloppe, d'une invitation à la remise de médaille à M. Suriray (Maire de Cesny), par M. Paul Chandelier (Maire de Thury-Harcourt, Pdt de la Communauté de Communes de la Suisse Normande), ce dernier ayant lui-même reçu la sienne des mains de Mme D'Ornano (Pdte du Conseil Général du Calvados), quelques jours auparavant. La ficelle était donc un peu grosse, qui voulait promouvoir les qualités du Maire, en même temps que nous convier à l'exposé de l'une de ses réalisations.
Les habitants durent endurer un long pensum sans poser de questions - occupé aux deux tiers par un panagérique de l'éolien (une piqure de rappel, une première réunion ayant eu lieu deux ans auparavant) - avant que le débat ne soit ouvert, pour les survivants (ne rêvons pas, seuls les élus et promoteurs disposaient d'un micro - les autres durent hausser la voix pour se faire entendre).
Le maire de Moulines, dont les éoliennes du projet demeureraient fort éloignées du bourg de sa commune, sut, fort habilement et en bon commercial, nous vendre ce qu'il n'avait de toute évidence pas voulu pour lui-même : à savoir un projet où les éoliennes se trouveraient à 500 mètres des habitations, en évoquant la menace chinoise sur l'Uranium (M. Bruno Mouthino ignore-t-il que le l'Uranium n'intervient que pour 5% du coût de l'électricité, que les sources de minerai sont géographiquement très diversifiées (Afrique, Canada, Australie, Asie Centrale), de sorte que cette menace est sans fondement ?). Les habitants - une centaine - demeurèrent dans l'ensemble assez passifs.
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Chassé croisé dans le ciel de Cesny Le représentant de l'ADEME nous exposa les arguments habituels : Kyoto, engagements européens, retard de la France, "pétrole volant au-dessus de nos têtes", rigoureuses obligations des promoteurs, règles draconiennes imposées aux parcs... Le représentant de R.D.E./ CEASA remit une couche, sans grande conviction, puis déroula le cheminement intellectuel qui, inexorablement, conduit au projet final de 9 éoliennes. Sa collègue, la vaillante paysagiste, après quelques divagations dans les boucles de l'Orne (sans doute voulait-elle les valoriser, et nous conduire ensuite à l'évidence que nos minables paysages ne méritaient pas mieux que le sort qu'elle allait maintenant nous décrire) finit par atterrir dans la "clairière" délimitée par la forêt du Cinglais, la vallée du Cesny et la vallée de la Laize. Son collègue ayant énuméré les nombreuses contraintes s'appliquant au projet : habitations, faisceau hertzien de la gendarmerie, visibilité, chauve-souris, couloirs aviaires ... il ne lui restait plus qu'à préconiser l'alignement des engins, plutôt que leur soupoudrage. Ce qui fut fait, selon deux lignes Est-Ouest : l'une entre Cesny et Fresney, terminant sa course sur Moulines, l'autre de Fresney vers Barbery. |
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Nous apprimes que la Gendarmerie avait priorité sur les oiseaux, son faisceau hertzien orientant les deux lignes d'éoliennes, tandis que les lignes migratrices aviaires traverseraient ces lignes, comme la viande le hachoir. De la carte de synthèse des contraintes - une impressionante superposition de grandes zones colorées dont certaines n'étaient pas légendées - nous retinmes cependant que les chiroptères, mammifères singulièrement grégaires, ne volent guère qu'à quelques mètres de leurs nichoirs, laissant l'interessante possibilité de caler au mètre près des éoliennes de 130 mètres de haut. Nul doute qu'avec la proximité des habitations, ces aberrations constitueront un sujet de débat interessant lors de l'enquête publique. Avancées notables en matière de calcul acoustique - disparitions miraculeuses Nous entrevimes quelques élégantes courbes isophoniques, toutes en verdeur, la légende demeurant, elle, invisible aux profanes. Les simulations numériques ayant permis de les établir resteront pour nous un mystère total : stratifications thermiques, vitesse du vent, précisions des calculs furent passées à la trappe, sans que l'auditoire ne songe à s'en émouvoir (peut-être fut-il contenté par la précision essentielle apportée par le Maire de Fresney-le-Vieux, M. Docaigne, à savoir que" les vents dominants sont du Sud-Ouest ?). Nous scrutâmes désespéremment l'écran, à la recherche de distances aux éoliennes, mais en pure perte ! |
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C'est alors que nous eumes la véritable révélation : nous eumes beau écarquiller les yeux sur les photomontages, nous pencher par dessus nos voisins, le ciel restait imperturbablement bleu, et toute habitation absente. Pour tout dire, la Sainte Vierge eut été plus visible sur cet azur qu'une éolienne ! C'est donc sur d'invisibles engins que porta ensuite le débat.
Un peu de diffamation ne nuit pas
Nous apprimes du promoteur, pour lui avoir expressement demandé, que la plus proche habitation se trouvait à 750 mètres des éoliennes. Sans doute ne s'adressait-il qu'aux seuls habitants de Cesny, puisque nous pumes constater plus tard que la première habitation de Fresney se trouve en fait à 550 mètres du champ d'éoliennes Fresney-Moulines. Mais, après tout, qu'ont à faire les habitants de Cesny de ceux de Fresney ? (à ce moment là, nous crumes percevoir une vague protestation du Maire de Fresney, mais nous n'en sommes pas sûr).
Monsieur D., représentant de l'ADEME , visiblement fatigué
de devoir convertir des foules atones ou rebelles, diffama publiquement l'auteur
du rapport de l'Académie de Médecine (1) (pour avoir recommandé
l'éloignement à 1500 mètres) en déclarant que "ses
conclusions étaient dictées par le fait que ce sont [les académiciens]
des parisiens, qui ne voient pas d'un bon oeil les éoliennes menacer
leurs maisons de campagne". Son épuisement devait être considérable,
puisqu'il déclara quelques instants plus tard que le même rapport
niait avec raison l'impact des infrasons : sans doute cette partie fut-elle
écrite par ceux des académiciens dépourvus de résidence
secondaire ? Pour faire bonne mesure de mauvais procédés diffamatoires,
M. D. se permit aussi des attaques personnelles, comme celle visant "les
égoïstes dont [un intervenant fait] manifestement partie".
Lors de sa prestation nocturne, il alla jusqu'à suggérer à
l'auditoire des pénuries de courant si l'éolien n'était
pas développé ("vous aimez bien que la lumière s'allume
quand vous pressez le bouton"), et à citer - sortie de son contexte
- cette étude de marché de l'Aude pointant la valorisation de
l'immobilier par l'éolien (cette étude inclut des villes de plusieurs
dizaines de millers d'habitants, comparés à nos modestes villages
de quelques d'âmes, dans un rayon de quelques centaines de mètres
du projet, ce qui rend sa pertinence nulle dans notre cas).
(1) Claude-Henri Chouard : Membre de l'Académie nationale de Médecine Directeur du Laboratoire de Recherches ORL de l'Université Pierre et Marie Curie. Ancien Chef du Service ORL de l'Hôpital Saint-Antoine Professeur Emérite des Universités.
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95 €, au mieux, par habitant et par an : le prix de la santé, du cadre de vie, et de l'environnement Une bonne partie du débat porta sur les nuisances sonores éoliennes : M. Suriray nous redit ce qu'il avait du lire dans les brochures de l'ADEME, à savoir qu'il faut visiter des champs d'éoliennes pour se rendre compte. Il fut dit aussi qu'on pouvait, après tout, dormir fenêtres fermées (un habitant). Il fut répondu que notre préférence allait aux conseils de l'Organisation Mondiale de la Santé, qui recommande d'apprécier à la fois l'intensité des nuisances et la durée d'exposition des populations (l'éolien assurant, sur ce dernier point, un service spécifique, de jour comme de nuit). Il fut dit aussi que la même O.M.S. répertorie les personnes âgées comme une population particulièrement sensible aux nuisances sonores (il existe trois maisons de retraite à Cesny-Bois-Halbout). Il fallut littéralement arracher à M. Suriray des indications sur les rentrées fiscales du projet (cette question, de l'avis de M. Suriray, n'étant pas pertinente, quant à l'intérêt du projet), et, après qu'une de ses conseillères eut affirmé que, malgré trois ans de préparation, on ne pouvait toujours pas connaître le montant de ces rentrées, on nous lâcha le chiffre de 60 000 € (15 000 € par éolienne). On se souvint alors que le versement s'opèrerait par la Communauté de Communes, qui percevrait, dans le cadre de la T.P.U., la somme en question. Tous les exemples montrent, cependant, que les revenus éoliens communaux n'atteignent pas ces chiffres : soit la municipalité en est ignorante, soit elle attend d'autres 'gratifications' de la Communauté de Communes ou du Département. |
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On l'aura compris, c'est
avec encore beaucoup d'autres questions en tête que l'assistance
se sépara : Mais de telles questions sont bien entendu inutiles, les faits allant, eux-mêmes, bientôt nous donner la réponse, si tant est qu'elle nous fut vraiment nécessaire. |
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Simulations acoustiques présentées à
la population, le 8/3/2007 (seul document présenté,
sans aucun exposé du mode d'établissement, ni des paramètres
utilisés). De quel délai disposeront habitants et associations pour étudier ces documents, élaborés par des professionnels choisis et rémunérés par le promoteur (et qui engageront l' avenir des communes pour plus de 15 ans), en apprécier la pertinence et la sincérité ? Réponse : un mois ! |
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Le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Cesny-Bois-Halbout : un document surréaliste |
La zone rouge est celle inscrite récemment au
PLU proposé par la municipalité. A notre connaissance, cette zone
n'a pas été présentée lors de l'exposé public
par le cabinet d'étude qui a rédigé le dossier de P.L.U.,
l'orateur ayant projeté un plan montrant une zone beaucoup plus réduite
lorsqu'il a mentionné le projet éolien. Pourquoi avoir réservé
potentiellement à ce projet toutes les terres à 500 mètres
des habitations, lorsque l'on sait qu'à cette distance et au-delà
de nombreux problèmes sont relatés, sinon pour dérouler
un tapis rouge au promoteur, sans aucun souci pour les habitants ?
Le cabinet chargé de l'élaboration du PLU
de Cesny n'a manifestement pas reçu mission de s'interroger sur l'intégration
d'un projet d'une dizaine d'éoliennes sur le territoire de la commune,
et autour de celle-ci. C'est donc un document tout à fait surréaliste,
où l'on disserte des paysages d'une vallée large de quelques centaines
de mètres, de la "proximité" de la forêt de Cinglais
et de son attrait, le tout sans passer par la case éolienne. En démocratie
locale comme ailleurs, le client est roi ...
Bien entendu, un tel principe de silence ne peut conduire
qu'à des résultats incohérents. C'est ainsi qu'on relève dans le PLU proposé
par Cesny : "Les paysages naturels de la vallée du Cesny représentent un
patrimoine important pour la commune. Leur préservation et leur valorisation
peut s'opérer dans le cadre d'un développement et de la promotion d'une petite
activité touristique bénéficiant de la proximité de la Forêt de Cinglais au
sein de la région Suisse-Normande"). Nous ajouterons : sans passer par la
case éolienne ? A côté de ces incohérences, que l'on peut qualifier d'internes
au projet d'urbanisme de Cesny, le PLU méconnaît l'intégration du projet aux
communes voisines. Il n'y parvient qu'au prix d'une constante cécité, où les
paysages se réduisent essentiellement à ceux de la vallée du Cesny et d'un non-dit
omniprésent: celui consistant à préserver une infime partie du territoire de
la commune, en échange de l'altération forte du patrimoine commun.

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Simulations photographiques du projet Cesny / Fresney / Moulines |
Les simulations photographiques : comment ça marche, et comment ça ne marche pas
Rendre compte de l'impact visuel des éoliennes n'est pas une chose aisée. Notre cerveau n'étant pas habitué à rencontrer de tels volumes, il doit opérer par comparaison avec d'autres objets pour donner à ce qu'il voit une certaine logique : en l'absence de cette échelle, on pourrait aussi bien lui présenter une maquette de 30 centimètres, l'effet serait le même ! Cette comparaison ne peut se faire, non plus, avec des objets disproportionnés (tel qu'une voiture) : ce serait comme vouloir mesurer un bâtiment à l'aide d'un double décimètre ! En réalité, les meilleures échelles sont données à grande distance par le paysage lui-même, aux distances moyennes et courtes par les bâtiments.
Malgré tout, la science de la simulation photographique éolienne reste délicate : ces objets peuvent apparaître gigantesques à grande distance, et beaucoup plus modestes à courte distance. Un exemple est donné par les éoliennes de Falaise, lorsqu'on les approche en voiture de Cesny. D'une manière générale, on constate que ce n'est pas 'au pied des éoliennes' que l'impression est la plus forte (il y a souvent des bâtiments ou de la végétation qui suffisent à cacher les engins), mais à une distance de 3 ou 4 kilomètres.
Les astuces pour minimiser l'impact visuel des photomontages sont connues : utilisation d'une focale inférieure à 50 mm, diluation latérale par l'usage de panoramiques, alignement artificiel des pales des engins pour diminuer l'impression de "cacophonie visuelle" d'un parc en fonctionnement, points de vue intégrant des routes, seules structures capables de rivaliser visuellement avec les installations ...
Il est essentiel de noter, par ailleurs, que la focale 50 mm réputée similaire à celle de la vision humaine, ne retranscrit absolument pas l'effet de focalisation qu'opère notre cerveau. Pour vous en convaincre, placez-vous à une distance de 2 à 4 km d'une éolienne, avec en premier plan un bâtiment (l'expérience peut-être faite en allant sur les éoliennes de Falaise, par la D6, et le château de Villers) observez, prenez une photo à la focale 50 mm, puis comparez ...

L'église de Fresney-Le-Vieux

Des habitations de Fresney-Le-Vieux

Vue du plateau, entre la vallée du Cesny et la forêt de Cinglais

Sur le plateau. Au fond à droite, Cesny-Bois-Halbout. A gauche, Fresney-Le-Vieux

Vue d'un chemin de randonnée d'Espins

Vue de Placy

Survol de Cesny-Bois-Halbout par un banc d'éoliennes
Panorama complet : cliquez ici

L'extrémité, vers Barbery, de l'alignement de Fresney-Le-Vieux

Vue de l'extrémité du jardin de la maison de retraite de Cesny

Un champ, devant Fresney-Le-Vieux


Le village d'Espins

Vue des "quatre vents' (par la D23, distance aux éoliennes, 2 km)

Vue des hauteurs de Barbery

Angoville et ses 4 éoliennes (en attendant celles de Martainville,
à droite) (simulation réalisée selon un alignement - à
confirmer - des 4 éoliennes)

"Far east" à Angoville (simulation réalisée selon
un alignement - à confirmer - des 4 éoliennes)

Le plateau sur Angoville, entre le château de la Motte à droite,
et Angoville à gauche (simulation réalisée selon un alignement
- à confirmer - des 4 éoliennes)
| N. Hulot : "Evidemment que je suis pour les éoliennes mais pas tel qu'on le fait actuellement...Parce que l'on vient dire aux maires : ça va être pour vous une rente et c'est le seul motif de décision. Il faut faire des champs d'éoliennes dans des paysages industriels sur lequel ça apportera, peut-être, un supplément de caractère mais pas mîter le paysage et dès lors, encore une fois, parce que je suis d'accord que ça a un impact visuel et parfois sonore...." | ![]() D'après J.P. Deruelles |
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La société Recherches et Développements Eoliens (RDE) |
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Interview de E. Albiol à WindPower-Monthly, juin 2003. (numéro opportunément disparu du web, après que nous l'ayons cité, mais que nous tenons à votre disposition sur simple demande) : Au risque de le décevoir, qu'il ne s'attende pas à moins de discussions en France !
_________________________________ Renseignements à la date du 01/12/2006 : La société Recherches et Développement Eoliens est le promoteur du projet de Cesny-Bois-Halbout. C'est une SARL domiciliée à Paris. Fin 2005, cette société affichait un effectif de 4 personnes, et un résultat négatif de -300 000 €. Elle est dirigée par Enrique Albiol Pau, qui est aussi Président de la S.A.Compañía Eólica Aragonesa (CEASA), société aux actifs de 160 millions d'€, de bénéfice annuel de 6 M€, récemment estimée à la vente pour 300 millions d'€. En septembre 2002, il est élu Président de la section Eolien de l'Association des Producteurs d'Energie Renouvelable (APPA - Espagne). CEASA est membre de l'EUROFORES, une organisation regroupant une cinquantaine de députés du Parlement Européen et de parlements nationaux, en grande majorité britanniques et des pays de l'Est (mais ne comportant aucun parlementaire français, ou représentant la France au parlement européen), dont le but est clairement d'infléchir les législation européennes en faveur des activités des sociétés membres. CEASA a deux actionnaires principaux : Tarcan Bv, qui est une holding financière située à Amsterdam, et Energi E2, un acteur de l'énergie danois avec une filiale en Espagne. CEASA est au centre d'une bataille économique, où certains acteurs espagnols qui, après avoir fait fortune grâce au boom de l'immobilier espagnol (et provoqué les dégats écologiques que l'on sait), cherchent des terrains de repli pour leurs activités. La société Recherches et Développement Eoliens développe de nombreux projets en France. Elle est signataire, depuis 2004, d'une convention de partenariat avec Pontivy-Communauté et le lycée Jeanne d'Arc-St Ivy. Plus généralement, elle collabore à la mise en place d'un partenariat entre écoles primaires, collège et lycée et la Communauté de Communes de Pontivy, en ligne avec le credo affiché de E. Albiol de développer l'acceptation sociale de l'éolien, et les affaires qui vont avec. En 2004, la société RDE obtenait la construction des éoliennes de Gueltas-Noyal. Renseignements à la date du 19/09/2007 : E. Albiol cède sa place de dirigeant à M. Fernadez Auray Dionisio, par ailleurs dirigeant des sociétés suivantes : NEO PLOUVIEN |
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Délibérations du conseil municipal |
Conseil municipal du 13/07/2004 (le conseil confie à la société RDE l'étude)
Monsieur le maire a fait appel à un cabinet de conseil sur la recherche éolienne associé à la société RECHERCHES ET DEVELOPPEMENTS EOLIENS dont Madame G. est le porte-parole.
Celle-ci nous explique que pour implanter une ou plusieurs éoliennes il faut :
* Une zone de vent
* Une zone élevée (altitude)
* Pas d'habitation à moins de 500 mètres
La société RDE, après étude de la carte des vents, propose une zone potentielle d'implantation d'une centrale éolienne. Celle-ci se situerait dans la plaine en direction de Fresney-Le-Vieux.
Ce parc se composerait donc de 10 éoliennes de 1500 à 2000 kW chacune dont la production moyenne pourrait alimenter 22000 foyers.
Une éolienne est d'une hauteur allant de 70 à 90 mètres et d'un diamètre de 70 à 95 mètres. Celles-ci doivent avoir un intervalle de 300 mètres minimum. Il est précisé également que la parcelle utilisée pour l'implantation des éoliennes reste exploitable. En effet, tous les réseaux seront sous-terrain, seul la partie de parcelle ocupée par les éoliennes et le chemin d'accès obligatoire sera louée par l'entreprise. Cette location peut être de l'ordre de 3000 € par an et par éolienne divisé par le propriétaire et l'exploitant.
Après avoir entendu cet exposé, le conseil municipal autorise la compagnie RDE à faire toutes les consultations nécessaires au développement du projet afin d'obtenir les autorisations d'installer ces équipements sur les parcelles concernées.
Présents : MM et Mme Suriray R., Rousseau P., Letribot M. (adjoints),
Beaunieux ., Compere P., Vanderberghe O., Lefevre D., de Courseuilles C., James
J..
Absents : MM et Mme Perrin R. , Chauvet J., Vivet B., Letouzey I., Touchard
S., Binet P., Rousseau P.
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Commentaires : * Quelles sont ces "parcelles concernées" ? * Selon nos sources, le loyer pour une éolienne se situerait plutôt dans la fourchette 3000 - 6000 €. Pas un mot sur la taxe professionnelle. A coup sûr, celle-ci aura fait l'objet d'exposés nettement plus étayés que celui rapporté ici. Depuis, cependant, il a été décidé que la Taxe Professionnelle serait perçue par la Communauté de Communes. Le calcul des retombées pour Cesny sera donc un peu plus compliqué (mais rassurons-nous : une récente circulaire aux Préfets notifie l'obligation du reversement de taxe aux communes voisines, pour "compenser les nuisances environnementales").. |
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* Il faut redire que les 20 000 foyers alimentés le seront les jours de plein vent. Le reste du temps, c'est au fioul qu'ils s'alimenteront ! Quant à ceux qui penseraient que leur éoliennes vont leur délivrer prioritairement du courant, qu'ils sachent, au contraire, qu'elles leur vaudront d'être de plus en plus mal alimentés. En effet, un décret et un arrêté devraient être signés au début 2007, après avis de la CRE. Au stade actuel du projet, la qualité serait revue à la baisse pour s'adapter aux producteurs éoliens notamment. Ainsi, il ne serait plus possible d'assurer une qualité homogène sur tout le territoire qui serait découpé en trois zones : agglomérations de plus de 100 000 habitants, entre 10 000 et 100 000 habitants, milieu rural. C'est, bien sûr, en milieu rural où les raccordements d'éoliennes existent que la réglementation serait la plus permissive. Vous avez dit "dindons" ? |
Conseil municipal du 26/01/2006 (le conseil autorise la société RDE à utiliser 4 voies communales)
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Monsieur le Maire expose aux membres du conseil municipal que la société RECHERCHES ET DEVELOPEMENTS EOLIENS, devant implanter des éoliennes sur le territoire communal, sollicite l'autorisation d'utiliser les chemins ruraux de la commune afin de pouvoir accéder au chantier d'implantation. Il s'agit des chemins suivants : * Voie communale n° 5 de Cesny à Fresney-Le-Vieux Après en avoir délibéré à l'unanimité des présents, le conseil municipal : - Autorise la société RDE à utiliser les chemins
ruraux communaux énumérés ci-dessus pour accéder
au chantier d'implantation des éoliennes; |
![]() Remise des clés de Calais à Edouard III (B.N.F.) |
Présents : MM et Mmes Suriray R., Perrin R., Rousseau P.,
Beaunieux ., Compere P., Letouzey I., Vanderberghe O., Lefevre D., de Courseuilles
C., Binet P.
Absents : MM Letribot M., Chauvet J., Vivet B., James J.
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Commentaires : nous sommes en plein far-west ! Aucune proposition n'est encore connue, aucun 'chantier' n'est encore défini, mais, déjà, le conseil se hâte de dérouler le tapis rouge à une société qui 'doit' implanter des éoliennes (on aurait donc voté cette implantation ?). La société RDE nous déclarait décembre 2006, curieusement, ne pas avoir eu communication de cette décision qu'elle aurait pourtant sollicitée. |
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Délibérations du 22/04/2005 (Le maire en appelle au sénat pour contrer une loi votée par l'Assemblée Nationale)
Monsieur le Maire informe les membres du conseil municipal qu'un courrier a été envoyé auprès des trois sénateurs du Calvados sollicitant que le développement de l'énergie éolienne ne soit pas arrêté par la loi d'orientation sur l'énergie et demandent la suppression du plancher de 20 MW introduit par l'assemblée nationale et le transfert aux élus locaux de la définition des zones de développement éolien.
Commentaire : Rappelons que cette loi, votée par l'Assemblée Nationale élue par le peuple français, visait à limiter le mitage éolien, qui pourrait conduire à rencontrer une éolienne à chaque coin de Mairie. A Cesny-Bois-Halbout, on préfère voir son salut dans le Sénat, institution que des "grands électeurs" composent sans en rendre compte à personne.
On croit visiblement, en mairie, que les promoteurs sont prêts à installer, deci, delà, deux ou trois discrètes machines susceptibles d'arrondir les fins de mois communales. Quelle naïveté ! On ne fait qu'ouvrir la boite de Pandore, et les promoteurs n'ont plus qu'à user des appétits des communes limitrophes, de la dévalorisation ainsi initiée de l'environnement, pour installer des mega-projets.
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Tracts |
- Cesny-Bois-Halbout : le salut dans la fuite ?
- Les belles images des 3 marchands de sable
- Un projet qui n'a pas sa place dans le Cinglais. L'étude d'impact, une protection ? Et demain ?
- Quelques idées reçues en matière d'éolien industriel
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La Communauté de Communes de la Suisse Normande et l'éolien |

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Le schema départemental éolien du Calvados : Madame est servie ... La carte ci-contre retranscrit la première mouture du schema départemental éolien du Calvados, établi fin 2003, établie avec le concours de la commission consultative du schema départemental éolien du Calvados, à laquelle appartient le Président de la CCSN. Ce schema départemental, pour l'essentiel, fait peu de cas de l'écologie et des populations, et la part belle aux paysages touristiques commercialisés par le département. Peu de temps après cette élaboration, on verra la commune de Cesny Bois Halbout solliciter une étude de projet auprès de la société RDE. Comme la découpe était un peu grosse, le deuxième schema éolien (établi début 2007) prévoit la possibilité d'installer des éoliennes dans la zone rouge ... en fond de vallées. Les Z.D.E., en préparation, pourraient bien lui ressembler fortement, si des communes ne s'y opposent pas. Quant à la commune d'Hamars, notre brave maire étant parmi l'un des plus fervents supporters de l'éolien, il était normal qu'on lui réserve à lui aussi une petite tache verte. La présidence de la communauté de communes jure ses grands dieux n'être pour rien dans les projets éoliens, qui seraient de la seule initiative des communes. Pour avoir entendu le discours de M. Chandelier, reprenant comme un automate les arguments éventés du lobby éolien, nous n'avons, pour notre part, aucun doute sur les orientations de la Présidence de la Communauté de Communes : celles du profit éolien pour tous, les nuisances remisées chez les autres. Le reste est une tartufferie, où la CCSN hésite entre soutien franc aux projets chahutés et dénégation d'implication. Les faits, cependant, sont là : les initiatives éoliennes manquent-elles ? Vite, un petit circuit des élus est organisé chez quelque maire ami de l'éolien (précédé, au besoin, par un petit répulsif nucléaire). Un maire est-il contesté dans ses projets éoliens ? Aussitôt la présidence appelle les élus à soutenir le malheureux ! Un projet a-t-il du plomb dans l'aile ? Vite, une réunion est organisée pour sauver ce qui peut l'être de la nuisance éolienne. Se sent-on un peu faible ? Vite, une médaille estampillée d'Ornano ! Un maire et son projet éolien sentent-ils le besoin d'un réconfort ? Vite, un service de conseil, tout à fait objectif, est proposé au malheureux ! Décidemment, en matière d'éolien, la présidence n'y est pour rien, mais est partout.
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Et maintenant, communiquons ...
Illustration de la publication de la communauté de communes de la Suisse Normande de mai 2007, "Les énergies renouvelables". On remarquera la similitude avec l'image du dossier de presse du conseil général : il n'y a jamais d'habitations à proximité des éoliennes pour nos communicants, et on pourrait se croire dans la Beauce.
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Suivant une méthode éprouvée par les promoteurs de l'éolien (ADEME et ses plaquettes, promoteurs présentant leur projet à la population comme à Cesny ...), l'illustration de la CCSN, ci-contre, nous présente des éoliennes implantées dans quelque désert plat, où pas une habitation n'est visible à des kilomètres à la ronde. Rappelons que la règlementation et les recommandations pour le Calvados, derrière lesquelles s'abrite si volontiers la CCSN, permettent des implantations dès 500 mètres, voire moins, des habitations. En réalité, le projet de Cesny / Fresney / Moulines, ressemblerait plutôt à cela :
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M. Chandelier fait la circulation, au carrefour du vélo, du train et de la route
M. Paul Chandelier, que nous connaissons à présent pour militer pour l'envahissement du Cinglais par des éoliennes géantes, tandis que la Suisse Normande - version "vallée de l'Orne" - serait mise à l'abri des dommages éoliens, semble avoir été investi par ailleurs de la mission de faire avancer certaines des visées du département en matière de transport. Partie prenante, puisqu'aspirant - impatiemment et légitimement - à débarrasser Thury du flux de véhicules reliant Caen et Flers, il fut chargé, par le Département, de la mission de développer 700 km de voies vélo. Choix judicieux : l'une des épines dans le pied de cette 4 voies, appelée des voeux du maire de Thury-Harcourt, étant la présence de l'ancienne ligne ferrée Caen-Flers, que le Département s'échigne en vain à déclasser, de peur qu'elle ne fasse concurrence à la 4 voies Caen-Flers. Déclassement qui pourrait permettre la transformation en ... voie vélo. Deux bonnes raisons, donc, pour M. Chandelier, d'exprimer à son tour devant le Conseil Général un "voeu de déclasser la ligne Caen-Flers" (1er février 2007). Mais les vélos n'ont pas suffi à acheter la "paix écologique", les Verts Basse Normandie continuant de croire qu'une voie ferrée, à l'aube de la crise des carburants, vaut bien une 4 voies. S'il fallait une moralité à tout cela, ce serait sans doute qu'en confiant les dossiers à des personnalités dégagées des intérêts locaux, on perd sans doute en motivation, mais on gagne en objectivité et en sérénité. |
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Prudentes disparitions en Suisse Normande
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Communauté de Communes
: OPA sur la Suisse Normande ?
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"Partout, dans nos 34 communes
de la Suisse Normande, les prix des terrains constructibles flambent;
les projets et les réalisations de lotissement se multiplient;
les immeubles y compris les ruines, atteignent des prix inimaginables,
il y quelques années. De nouveaux commerces et entreprises
se créent ou veulent se créer. Beaucoup d'explications à ce phénomène
qui a mis un terme à la désertification dont nous étions
victimes. J'en retiendrais deux qui me paraissent essentielles : Nous recevons véritablement les fruits de nos
actions de communication et de promotion touristique de la Suisse
Normande; notre région est maintenant connue, appréciée
et reconnue comme une région superbe, attractive et où
il fait bon vivre. Les retombées économiques du tourisme
sont évidentes. Nos habitants et nos futurs habitants ont décidé que la vallée de l'Orne était l'axe de développement dans lequel la 2x2 voies, respectueuse de notre environnement, irriguerait nos secteurs d'activités et nos habitats. Au fond, nos habitants, avec le bon sens normand, savent
anticiper sur toutes les études technocratiques ..."
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Il n'y a pas à se réjouir, pour un homme politique responsable, de l'explosion des prix de l'immobilier, mais à déplorer qu'il devienne maintenant nécessaire de s'endetter sur des périodes atteignant quatre à cinq décennies, et que se loger devienne un luxe, bien au-delà de la Suisse Normande ( personne ne songerait à parler du bon sens britannique, à propos de l'hyperinflation de l'immobilier outre-manche ). Pour ce qui est de la 4 voies, s'il est légitime pour les habitants de Thury-Harcourt de vouloir se débarrasser de la traversée de la ville par les camions, il ne l'est pas moins pour les ruraux de rechigner à habiter au pied d'installations de 130 ou 150 mètres de haut, même pourvus en doubles vitrages par les promoteurs : il ne fait pas "bon vivre" dans de telles conditions. Quant au tracé "respectueux de l'environnement", il est malheureusement plus connu pour son respect de personnalités en cour, que pour celui de l'environnement et des habitations, dans le Calvados. M. Chandelier ayant aussi déclaré : "la Suisse Normande, c'est la vallée de l'Orne", faut-il alors comprendre que les bons profits normands commenceront à Thury-Harcourt, tandis que nous recueillerons les nuisances ? Que le "bien vivre", dont M. Chandelier se fait le promoteur, doit être réservé à celles des communes censées rentabiliser le tourisme de la Suisse Normande? Et bien, si nos communes ne font pas partie de la Suisse Normande, nous saurons rappeler les qualités du Cinglais! |
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Cesny-Bois-Halbout : pour une éco-citoyenneté critique

Carte environnementale de la région de Cesny-Bois-Halbout. Les communes d'Espins, de Cesny et de Fresney se partagent une zone au centre d'un cercle d'habitations d'environ 1 km de rayon. A plus grande échelle (3-4 kms) se trouvent 3 zones d'intérêt faunistique et floristique (ZNIEFF). La paysagiste de R.D.E. évoque avec raison une "clairière". Cette zone n'a rien à envier, sur le plan de l'intérêt faunistique, à la Suisse Normande 'labelisée touristique' - bien au contraire.
Des éoliennes pour des ânes
Le mardi 23 mai 2006, l'école de Cesny Bois Halbout accueillait une classe du RPI de Laizon pour une "rencontre sciences". Les enfants ont participé à des ateliers sur le thème du développement durable. On leur a diffusé deux videos. A la fin de cette journée un diplôme "d'éco-citoyen" leur a été remis.
| Parmi les thèmes abordés, il est fort probable
que l' éolien a eu sa place. On constate en effet que, là
où autorités et promoteurs veulent installer des champs d'éoliennes,
les enfants sont souvent acclimatés à l'aide d'ateliers pédagogiques.
On sait en effet que l'effet "prescripteur" des enfants sur les
parents est loin d'être négligeable (on l'utilise aussi lorsqu'on
veut vendre de très polluantes voitures). Dans la même veine,
ce sont des promenades à dos d'âne pour la découverte
des éoliennes qui sont proposées, dans le cadre des "escapades
nature" du Calvados (évidemment, les bambins rentrent charmés
par les ânes, trouvent les éoliennes très jolies, et
l'amalgame est fait entre cette charmante et courte visite, et la vie au
quotidien au voisinage des engins).
Il est certes très important d'éduquer les enfants à l'écologie. Cependant, éduquer ne veut pas dire endoctriner, mais développer le sens critique. C'est pourquoi, on aimerait que toutes les facettes de l'écologie citoyenne soient également abordées. Comment l'éco-citoyen fut empoisonné par l'éco-politique A-t-on, par exemple, jamais vu les pouvoirs publics alerter les enfants des écoles au sujet des pesticides et nitrates (qui leur vaudront pour certains leur futur cancer) déversés dans la nappe phréatique (celle de Cesny en regorge ...) ? Enseigne-t-on aux enfants que nos grosses voitures sont une source de rejet de dioxide de carbone des plus importantes, et qu'il conviendrait de favoriser les transports en commun ruraux, plutôt que les autoroutes ? Leur dit-on que se trouvent actuellement sur le marché des OGM dont la toxicité est prouvée ? Leur enseigne-t-on que les zones humides sont réglementées et doivent être protégées (Cesny inclut une telle zone, et il est manifeste que certains adultes feraient bien de s'éduquer à ce propos) ? |
Environnement du Cinglais : le Calvados serait bien avisé de préserver le peu d'espaces naturels et d'intérêt écologique qui lui restent, plutôt que d'y installer des hachoirs géants à oiseaux.. |
Que le département du Calvados, c'est trois fois moins de forêts que la moyenne nationale ? Que l'écologie, ce ne devrait pas être parquer la faune et la flore dans des réserves administrées par de complaisantes associations, mais le cadre de vie quotidien des ces enfants et de leurs parents ? Et, puisque chacun doit être jugé sur ses actes et non ses discours, que faisaient la plupart de nos élus ruraux, lorsque l'Europe mettait en place une agriculture mortifère, pour ses acteurs comme pour les consommateurs ?
Il est curieux de constater comme l'écologie est citoyenne, pour certains, dès lors qu'elle peut rapporter gros, et comme elle est oubliée, dès lors que sa mise en oeuvre pèse sur le commerce ou sur les finances publiques ! A l'heure du libre commerce avec des puissances mondiales écologiquement et socialement dévastatrices, certains auraient-ils vu là le moyen de répondre à la demande populaire sans réellement grever le budget France ?
Alors, oui à l'éco-citoyenneté, à TOUTE l'éco-citoyenneté !
La charte de l'environnement du Calvados et
la préservation du patrimoine naturel :
une politique de réserves
| La charte pour l’environnement élaborée
par le Conseil Général du Calvados comporte cinq axes (rappelons
que, comme toute les "chartes", elle n'est pas opposable et ne
contraint pas celui qui l'élabore). Le troisième axe, intitulé
" préserver
et valoriser le patrimoine naturel ", s’articule autour de
deux objectifs et trois projets.
Le document détaillant cet axe est d’une lecture particulièrement facile, puisqu’il comporte approximativement neuf pages et demie de photographies, de titre ou sommaire ... ou de vide, pour deux pages et demie de texte. La philosophie de ce texte est la suivante : la préservation et la valorisation du patrimoine naturel doivent être cantonnées à des zones réduites en nombre, dont la liste sera établie par le Conseil Général, qui en assurera la préemption et la gestion. Le document définit ainsi ce qu’il convient d’appeler une " politique de réserves", hors desquelles la "préservation" se limite à la portion congrue. Ces réserves seraient notablement moins nombreuses que les ZNIEFF (Zones d’intérêt écologique, flauristique et faunistique) recensées par la Direction Régionale de l’environnement, puisqu’au nombre, à terme, de 50. |
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La confusion entre zones sensibles du département et zones sélectionnées par le département est constante. Les zones sélectionnées sont définies comme ayant pour objectif de " préserver les espaces naturels de notre département " (page 52), alors qu’il s’agit véritablement de préserver des espaces sensibles sélectionnés par le Département. Cette volonté de maîtriser l’inventaire du patrimoine naturel apparaît clairement lorsque le Département se propose de recenser les " zones d’intérêt écologique et paysager " et ignore, de manière étonnante, le classement des ZNIEFF pré-existant. Rappelons que les ZNIEFF sont des zones dont le recensement a été initié par le Ministère de l'Environnement en 1982 et qu’il en existe de deux types : LES ZONES DE TYPE I, qui sont caractérisées par leur intérêt biologique remarquable ; LES ZONES DE TYPE II, qui sont de grands ensembles naturels riches et peu modifiés aux potentialités biologiques importantes. Ce qu’il advient des zones sensibles qui ne seraient pas retenues pour constituer des réserves – et en particulier des ZNIEFF - n’est pas dit. Lorsque l’on sait que le statut de ZNIEFF ne confère à ces zones aucune protection particulière, on peut craindre que leur sort ne soit celui dicté par d’autres intérêts : infrastructures routières, urbanisation, développement industriel ... Cette politique obtient aisément l’approbation de certaines associations environnementales en charge de la gestion des réserves en question : financées (par le biai de subventions ou de missions) et dotées de terrains d’action par le Conseil Général, elles ne s’opposent pas – voire favorisent – la dégradation de zones qu’elles jugent mineures. On retrouvera parfois ces associations dans les commissions particulières ayant à évaluer l’impact des infrastructures sur l’environnement. |
Décret du 2006-887 sur la transparence des subventions aux associations Ce décret, qui vise à la transparence des subventions octroyées aux associations, oblige les Conseils Généraux à mettre à la disposition du public la liste des subventions versées aux associations. Si le législateur a sans doute trouvé là un moyen de limiter les subventions de complaisance, la subordination des associations aux conseils généraux est souvent d'un autre ordre : rémunérations d'études, délégations techniques peuvent limiter, en pratique, l' indépendance des intervenants, ce qui pose problème lorsqu'il s'agit d'évaluer des projets, la confusion des intérêts n'étant alors pas exclue. |
L'intérêt d'une telle politique est évident : elle permet de lâcher la bride partout ailleurs aux projets de développement économique et promeut la seule "écologie marchande", c'est à dire directement monayable (en termes de rentabilité touristique, par exemple). A cet égard, la comparaison entre le développement de l'agglomération de Caen et de celle de Nantes, où est mise en oeuvre une véritable politique de la ville durable, est édifiant, la ville de Caen fût-elle dotée de "poumons verts".
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Contacts |
Fédération Développement Durable
Association Pour le Cinglais, La Motte, 14220 Cesny-Bois-Halbout 02 31 82 20 39 => Vous pouvez signaler ici toute inexactitude ou problème dans les renseignements mis en ligne.
L'association pour le Cinglais a pour Président M. Luc Fruchter, et son siège à la Motte, Cesny-Bois-Halbout. L'association pour le Cinglais a pour objet : la défense et la promotion de l'environnement du Cinglais, région délimitée par l'Orne à l'ouest, la Laize à l'Est, le Bois de Saint Clair au sud, et la forêt de Cinglais au nord, comprenant notamment : - La défense et la promotion des lieux de vie constitués des villages et hameaux présents sur ce territoire, - La défense et la promotion de la faune et de la flore des zones naturelles et des ZNIEFF présentes sur ce territoire, comprenant notamment la forêt de Cinglais et bois de l'obelisque, les vallées du Traspy et de ses affluents, les vallées de la Laize et de ses affluents, - La défense et la promotion du patrimoine historique de ce territoire.
Ce site est destiné à produire et à commenter toute l'information disponible sur les projets éoliens dans le Cinglais. Quelquesoit l'issue de ces projets, il demeurera ouvert à l'information la plus complète possible des populations, incluant les études d'impact soumises à l'administration, les constats faits sur d'éventuelles réalisations de ce projet.
Ce site comporte des informations générales sur la politique et la technologie éolienne en France, ainsi que des appréciations. Sauf mention expresse, ces informations et appréciations ne concernent aucune personne morale ou physique en particulier qui peut être citée par ailleurs sur le site.
Ce site peut comporter des appréciations critiques, quant aux choix ou méthodes d'élus. Ceci est le jeu normal de la démocratie, où les personnes publiques exposent leurs actes et déclarations à la critique.