Novembre 2009

18 Novembre - Jeanne d'Arc elle a frit, elle a tout compris *

Le prochain qui me dit que la privatisation des entreprises publiques c'est génial, qu'une entreprise privée peut accomplir un service public et qu'externaliser ses centres d'appels c'est bien je lui fais bouffer le botin page par page.

Je vous avais raconté que cet été mes amis de GDF me reclamaient 2660 euros pour un appart' où je n'habitais plus depuis deux ans. Et bien ils ont recommencé. Certes la facture a baissé, m'enfin... et mes coups de fils n'ont aucun effet. Tous mes gentils interlocuteurs m'assurent que ca va s'arranger mais en fait non. Et en plus, pour mon nouvel appart' mes super-copains-de-gdf font des estimations de consommation qui, étrangement, sont surévaluées. Ils sont très forts parce qu'à partir d'une estimation fausse ils concluent qu'il faut augmenter les futurs prélèvements... vu que je consomme plus.

Je vais aller chercher un bidon d'essence pour leur expliquer le fond de ma pensée...

* Lu sur Bash.fr

18 Novembre - The legend of Zelda *

- Alors tu vois, mon perso, Icks, il a survécu aux ordes gobelinoides, traversé les marécages putrides et les tours sombres. Ensuite il a pu échapper au dragon rouge cracheur de feu. Ce niveau là, je l'ai tenté deux fois. Il a franchi les forêts aux araignées géantes, risqué sa peau dans la grotte aux trolls. Après Icks a failli se faire dévorer la liche des niveaux inférieurs et passé le désert de la soif. Du coup Icks est propulsé au sixième niveau ! et dans sa nouvelle aventure il...

- Ouais, ouais, il a sauvé Zelda ?

- Euh ben non mais c'est pas trop le but du jeu.

- Il a gagné des pouvoirs magiques ? un trésor ?

- Euh, ben... un peu, il va gagner quelques euros de plus.

- Sérieux, il est naze ton jeu. Je préfère "The Legend of Traders 2, la crise ne passera pas par nous".

- Nan, mais, sixième niveau quoi ! Plus que cinq et je peux tenter les niveaux cachés du jeu ^^

* Voui c'est un post totalement "private"

11 Novembre - En France on a pas de pétrole, mais on a des idées ! - Raymond Devos

Des nouveautés étonnantes :

Dans le collège (biip) de la ville de (biiip) le principal a décidé que tous les mardis et jeudis aprem' les élèves auraient deux heures de permanence obligatoire. Alors il pourrait s'agir d'une réédition des heures d'études surveillées, vu que le "bon vieux temps" est à la mode, et que "c'était mieux avant". Bref, en fait le but avoué (!!) de l'opération c'est de faire rester les profs plus longtemps, vu qu'ils doivent assurer la dernière heure de l'aprem (et donc attendre deux heures). Voyez-vous, faire rester les enseignants longtemps, c'est, pour un principal, se faire bien voir des services du rectorat. Qu'importe la manière, et le but pédagogique, semble-t-il.

Dans ma région (mais peut être est-ce national ?*) les professeur d'école (instit') doivent désormais assurer les initiations à l'anglais seuls. Les enseignants qui n'avaient pas été formés pouvaient - avant - faire appel à des intervenants extérieurs, mais c'est fini. Une des conséquences de la crise je suppose. J'imagine bien les progrès fantastiques que vont faire ces petits avec des profs qui ne parlent pas plus anglais qu'eux.

Enfn, la réforme des IUFM étant bien avancée, nous avons appris que les stagiaires en Master 2 devront faire des stages en responsabilité ! Autrement dit, on va confier la responsabilité d'enseigner, de gérer des classes, à des étudiants qui n'ont pas encore passé le concours. Ce n'est pas une heure par ci et par là, mais 108 heures chacun (!!) pour un maximum de 18h hebdomadaires, c'est à dire 6 semaines à temps plein. Ces heures étant payées au tarif d'un enseignant vacataire. La référence n'est pas anodine, il est possible que ces étudiants servent à faire des remplacements au pied levé. Et combien de postes de titulaires économisés ?

Vite, vite, trouvez du pétrole, sauvez-nous ! ^_^


* Une bonne âme pourra peut être me le confirmer.

6 Novembre - Osez Joséphine *

Clément avait toujours été un canard exemplaire : ne dépassant jamais les limites de la marre, demandant toujours poliment, de son plus beau coin, un peu de pain aux passants, et pas plus bagarreur qu'un autre. Jamais une plume de travers, posant patiemment pour les photographies, faisant rire les enfants. Clément tentait même parfois de parler avec Ernest, le faisant un peu barré de l'enclos d'à côté ; Celui qui ne parlait plus que comme les chèvres. Nul bipède, nul palmipède n'aurait pu se plaindre de lui. Mais Clément était curieux, sacrément curieux. De sa petite marre douillete, il se demandait "mais qu'est-ce qu'il peut bien y avoir derrière la baraque à frite ?" ; "Pourquoi est-ce que tous ces humains peuvent s'y rendre et pas moi ?" ; "Pourquoi est-il fermement interdit aux canards de s'y rendre ?". Alors, un jour, Clément prit son courage a deux pattes et, profitant d'un assoupissement certain des gardiens du parc, il se glissa entre les buissons et les plantes grasses. Il sprinta pour éviter les paons (rien que des rapporteurs ceux-là) et fit une pause sur l'île aux oies. De là, il pu admirer le petit train. Puis, dandinant entre les promeneurs, il passa la buvette pour enfin atterrir de l'autre côté du parc. Clément compris instantanément son erreur, mais il était trop tard. C'est ainsi qu'il contempla celle dont il ne faut pas dire le nom, et qui est depuis restée dans ses cauchemards ...

* Spécial(e) dédicace aux promeneurs(ses) du Jardin Massey ^^

Photographie Algésiras (tous droits toussa)

2 Novembre - Contribution au débat sur l'identité nationale

On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille.
On choisit pas non plus les trottoirs de Manille,
De Paris ou d'Alger
Pour apprendre à marcher.

Etre né quelque part.
Etre né quelque part,
Pour celui qui est né, c'est toujours un hasard.

Y'a des oiseaux de basse-cour et des oiseaux de passage.
Ils savent où sont leurs nids, qu'ils rentrent de voyage
Ou qu'ils restent chez eux,
Ils savent où sont leurs oeufs.

Etre né quelque part.
Etre né quelque part,
C'est partir quand on veut, revenir quand on part.

Est-ce que les gens naissent égaux en droits
A l'endroit où ils naissent ?

On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille.
On choisit pas non plus les trottoirs de Manille,
De Paris ou d'Alger
Pour apprendre à marcher.

Je suis né quelque part.
Je suis né quelque part,
Laissez-moi ce repère, ou je perds la mémoire.

Est-ce que les gens naissent égaux en droits
A l'endroit où ils naissent...
Que les gens naissent pareils ou pas ?


- Maxime le Forestier -

2 Novembre - Qui c'est les plus forts ?

Parmi mes nombreux défauts, je cite le fait d'aimer le foot. Certains matches sont, par leur qualité ou leur charge émotionelle, à voir et à revoir : un Brésil Italie en match de préparation à la coupe du monde 98 ; une finale de 98 ; un PSG-Real gagné on ne sait comment par les parisiens ; Deux OM-Milan extraordinaires.

Mais il faut dire que trop souvent le spectacle n'est pas au rendez-vous. Pire, même en amateur (de très bas niveau), les joueurs et spectateurs sont des acharnés fanatiques prêts à se mettre sur la tronche. Les journaux relatent ainsi les très nombreux faits divers liés au foot : bagarres, coups de fusils, oreilles arachées, etc. Alors quand le match PSG-OM a été annulé, nombreux sont ceux qui ont estimé que la décision était trop tardive et qu'elle a directement provoqué les débordements graves qui ont suivi. En un sens, purement pratique, c'est juste. Néanmoins, je reste consterné qu'une annulation de match puisse provoquer des scènes d'émeutes.

Dimanche dernier, je me poste devant la TV pour assister au derby St. Etienne - Lyon, deux clubs rivaux entre lesquels je n'ai pas de préférence. Il se trouve qu'un ancien joueur de Sainté est passé dans l'équipe de Lyon cette année. Ce joueur, malgré son jeune age, avait marqué plus de 35 buts avec son ancienne équipe, preuve de sa qualité et de son engagement. Croyez-vous que le public le salua chaleureusement ? Bien au contraire il le siffla copieusement à chaque fois qu'il touchait la balle. Et peu de temps après son entrée il se faisait aussi insulter par une grande partie du public, en choeur. Pour un public autoproclammé "le meilleur de France" c'est désolant. Alors je l'avoue, quand ce joueur a marqué pour sa nouvelle équipe, lui donnant la victoire, j'ai sauté de joie. Bien fait !