LEUCOSE FÉLINE
FIV et FeLV
Deux maladies infectieuses fréquentes et redoutables
La leucose féline et le syndrome d’immunodéficience
féline sont deux maladies contagieuses provoquées par des virus
différents, le virus leucémogène félin (ou FeLV)
et le virus de l’immunodéficience féline (ou FIV), appartenant
tous deux à la même famille des rétrovirus.
Ces deux maladies affectent exclusivement les chats. Aucun cas de transmission
à l’homme ou au chien n’a été décrit.
FIV comme FeLV restent encore, à l’heure actuelle, sans traitement
et sont mortels à 100 % - le FeLV étant une des premières
causes de mortalité chez le chat.
DES INFECTIONS QUI RESTENT “CACHÉES” PENDANT PLUSIEURS
ANNÉES.
Au moment même de la contamination, votre chat peut présenter quelques
symptômes discrets et passagers : baisse de forme, fièvre, extinction
de voix (due à la multiplication du virus du FeLV dans les ganglions
pharyngiens).
Passé cet épisode, qui peut rester inaperçu, s’écoule
une phase qualifiée d’asymptomatique, pendant laquelle votre chat
est porteur du virus mais ne présente aucun trouble.
Cette phase silencieuse peut durer de quelques mois à quelques années
pour le FeLV (mais rarement au-delà de 4 années), et se prolonger
pendant plusieurs années pour le FIV (jusqu’à parfois 10
ans). Durant cette période, et sur les conseils de votre vétérinaire,
il est important de poursuivre les vaccinations habituelles contre le coryza
et le typhus.
UNE ÉVOLUTION INEXORABLE
Une fois les symptômes du FeLV ou du FIV déclarés, la dégradation
de l’état général peut être très rapide,
avec des anémies, le développement de tumeurs ou de leucémies.
En phase terminale, coryza, gingivite et gastroentérite viennent aggraver
la pathologie du chat immunodéprimé.
Il n’existe pas, aujourd’hui, de traitement spécifique
contre l’infection par le virus leucémogène félin
(FeLV) ou par le virus de l’immunodéficience féline (FIV).
C’est la raison pour laquelle la prévention reste la meilleure
des protections.
DES MODES DE TRANSMISSION BIEN IDENTIFIES
Le virus leucémogène félin (FeLV) se transmet par les sécrétions
: la salive (lors de léchage mutuel), les expectorations, mais aussi
les matières fécales ou l’urine (lors de l’utilisation
de bacs à litière communs), et le lait lors de l’allaitement
des chatons. La transmission au cours de la gestation elle-même est fréquente
entre la mère contaminée et sa portée. Les puces pourraient
également être un facteur de transmission de la maladie.
Le FIV, en revanche, ne se transmet que lors de morsure profonde, entraînant
un contact directe entre les sangs des deux chats, ou entre le sang et la salive,
à l’occasion d’une bagarre. La transmission du virus FIV
de la mère à ses petits est également fréquente.
DES FACTEURS DE RISQUES CONNUS
Les risques auxquels est soumis votre animal varient en fonction de son sexe,
de son mode de vie et de son âge.
Les chats entiers, mâles, ayant accès à l’extérieur,
sont les plus exposés puisque leur vagabondage les conduit à faire
des rencontres et à se bagarrer, dès leur puberté, puis
lors de la saison des amours.
C’est donc dès son plus jeune âge que vous devez tester et
protéger votre chat.
DES TECHNIQUES DE DÉPISTAGE EFFICACES
Le dépistage du FeLV et du FIV, s’effectue grâce à
une prise de sang. Pour le confort de votre chat, il a été mis
au point des tests simples et pratiques, réalisables par votre vétérinaire
au cours de sa consultation. Quelques gouttes de sang suffisent à pratiquer
le test de dépistage de l’un et l’autre des virus.
Rapides, ces test permettent à votre vétérinaire de vous
rassurer et de pouvoir vacciner votre chat, ou d’établir en quelques
minutes un diagnostic fiable de l’infection.
LA VACCINATION, LA MEILLEURE PROTECTION
Depuis la fin des années 80, des vaccins efficaces et sûrs ont
été mis au point contre la FeLV. Avant de procéder à
la vaccination, il est recommandé de réaliser un test de dépistage
préalable
Actuellement, il n’existe pas de vaccin contre le FIV.
La stérilisation, dès la puberté
(vers l’âge de 7 mois), reste la meilleure des protections puisqu’elle
limite les comportements à risque, vagabondage, bagarres et morsures,
à l’origine de la contamination.