Le knock-blot de
M. Ripley
Winter Reise
Marescot (1580) – Chabot (1703)
Table complète des articles théoriques → |
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TABLE
des articles divers
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Le problème, c’est le sionisme « Les
Israéliens et les Sionistes sont nés d’un mensonge, ils vivent dans un
mensonge, ils croient qu’ils peuvent s’en tirer avec des mensonges et de la
tromperie, et cette triste vérité doit être dite. » Gilad Atzmon Un certificat de première qualité
fourni par Ben Gourion Un autre certificat par Jabotinsky Pourquoi Nazareth ne fut pas
dératisée
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Le peuple palestinien aussi a le droit
de choisir son immigration
La
barbe de Platon émousse
régulièrement le fil du rasoir d’Occam (Quine)
Gros, gras, gris, rose, vert cochon gras
En Afrique, là où
le blanc a chié, le nègre est toujours à terre
Hayek et
Friedman : imbéciles criminels
Le
mépris des principes est la cause des malheurs publics (Ch. Darlot)
Les pétainisateurs
pétainsés (Badiou)
Une
science très particulière (Combemasle)
BHL comme symbole d’un
temps historique (de defensa)
Le capitalisme
est un despotisme économique (Immarigeon)
L’illusion
économique (Emmanuel Todd)
Toynbee : L’Occhident et l’Islam
Toynbee :
La complète responsabilité des peuples anglo-saxons (de defensa)
Toynbee :
1989, l’enivrement de la victoire
Serge Champeau : Quelques réflexions sur Tocqueville
De
defensa : L’empire de l’information
Fourquet :
l’économie n’existe pas
Descombes,
la querelle de l’humanisme
Descombes,
un itinéraire philosophique
Ian Hacking :
l’argent est une institution, l’économie n’est pas une institution
Le canard
du doute, aux lèvres de vermouth
Le
nihilisme jubilatoire du major Megadeaths
Propos d’un
avorton virtualiste
Qu’en peu de mots ces choses-là sont dites
Pourquoi
l’islam et pas les autres ?
Murawiec,
penseur de réservoir
Dieu est le seul nom de l’humanité
Ce n’est pas
du racisme, c’est de l’arithmétique
The Chickens Come Home to Roost
Les temps heureux du
référendum-dum
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Suite du Knock Blot, page 3 → |
Suite du Knock Blot, page 4 → |
Suite du Knock Blot, page 5 → |
Suite du Knock Blot, page 6 → |
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Seul le concept a le pouvoir de constituer des collections
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Une propriété de la langue, néfaste pour la
fiabilité de l’action de penser, est sa propension à créer des noms propres
auxquels nul objet ne correspond. (…) Ainsi, une grande part du travail du
philosophe consiste — ou devrait du moins consister — en un combat avec la
langue.
Frege. Écrits posthumes
[Clomment emplêcher
l’afflichage de la plub]

Très bien, ce livre, très clair, sans
équivoques et, ce qui ne gâte rien, l’ironie n’est jamais absente (il y a
toujours la flèche du Parthe). Surtout très instructif. Je ne comprends pas
les reproches que lui adresse Alain Gresh. Voilà un excellent synoptique.
Effectivement les détails collationnés sont connus, mais le fait de les voir
rassemblés donne un tableau saisissant et menaçant. Autrement dit, l’habile
tailleur Blanrue coupe prestement un costard bien ajusté au mini président
simplifié modificatif. C’est du grand art quand on sait combien cet homme est
difficile à habiller. Chacun l’aura remarqué : quoiqu’il porte, cela a
l’air d’un sac. Grâce à ce florilège, on peut aussi constater la stupéfiante
bêtise des sionistes français.
Classement parmi les ventes
Amazon.fr : 562 (20-09-2009) ; 593 (25-09-2009 –
16:19) ; 479 (05-10-2009 - 11:53) ; 981 (06-10-2009 –
16:14) ; 717 (08-10-2009 – 10:17) ; 748 (11-10-2009 –
15:15) ; 642 (21-10-2009 – 23:05) ; 521 (22-10-2009 -
21:18) ; 394 (23-10-2009 – 14:22) 508 (24-10-2009 – 15:16). C’est
amusant, le classement varie selon l’heure française. La nuit il descend à
5.000 et le jour il remonte à 500. C’est beau Internet, financé sur fonds
publics (vive Arpanet, vive le DARPA). Le mini président simplifié
modificatif est là uniquement pour
liquider le secteur public car, à cause de l’existence de ce secteur, il
y a beaucoup de « gros pognon » qui échappe à ceux qui ont mis
Shark Özy là (et au Shark Özy lui-même qui a déclaré qu’il espérait faire
bien vite du « gros pognon » après sa présidence. Lui-même a donc
dit qu’il n’avait « fait président de la République » que pour
faire le plus vite possible du gros pognon. Il a parfaitement raison :
on n’est jamais si bien servi que par soi-même). « Les néo-conservateurs et leurs alliés ont perdu le soutien de l’électorat aux États-Unis, en Italie, en Espagne et en Angleterre — il ne leur reste qu’un seul espoir important : la France, avec l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. (…) » Pour eux, c’est l’espoir d’en finir une fois pour toutes avec l’hydre à deux têtes constituée par ce qui reste de modèle social français et de la politique indépendante de la France. (…) » Sa victoire représenterait une inféodation de la France à l’étranger comme il n’y en a jamais eu dans le passé, sauf suite à des défaites militaires. » (Jean Bricmont, cité p. 66) |

Un formidable livre antisémhyte en vente sur
Amazon
Je refuserai d’échanger
mon baril de Finkelstein contre un million de barils de Finkielkraut

Recette de hareng (2,92 $ le kilo
au cours du jour) pour ceux qui n’aiment
pas le hareng
par Guy Martin
● N’écoutant que son courage, le petit président a fui en Arabie afin de ne pas être confronté à la France de terrain, à savoir les trente-six mille maires réunis en congrès. Qu’aurait-il bien pu leur dire ce baratineur des beaux quartiers. Il préfère évidemment faire blabla sous les lambris devant sept cents fayots choisis.
● L’apartheid israélien au Moyen-Orient par Kristoffer Larsson. Encore un magnifique article antisémite. Al-Tahrir, juillet 2006. Cf. Blankfort critique Chomsky. Étonnant ! DOC 2009-11-17-1
● Lecture
de Jorion Je suis à la page 177 (je lis lentement).
Tout le monde connaît le dicton : « Ceux qui parlent ne savent pas et
ceux savent ne parlent pas ». C’est très bien que, pour une fois, un sweet
insider parle. http://www.truthsetsusfree.com/ModernMoneyMechanics.pdf
● Wall Street doit
payer par
Dean Baker 12 novembre 2009 (Contre Info)
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13 novembre 2009 Rapport Goldstone : Il est presque
aussi grave de dissimuler des crimes de guerre que de commettre des crimes de
guerre, Par Dennis Kucinich Début novembre, alors
qu’une majorité de parlementaires américains s’apprêtaient à voter une
résolution rejetant les conclusions du rapport Goldstone accusant de crimes
de guerre le Hamas et Israël, le député de la gauche Démocrate Dennis
Kucinich, candidat à la présidence en 2008, s’est élevé, seul ou presque
contre ses collègues, pour dénoncer ce texte. « Il est presque aussi
grave de dissimuler des crimes de guerre que de commettre des crimes de guerre,
en prétendant que ces crimes de guerre n’ont jamais été commis et n’ont pas
existé », avait-il alors averti l’assemblée. Cette déclaration lui a
valu d’être interdit de parole le 9 novembre lors d’une réunion des donateurs
du parti Démocrate en Floride. La résolution combattue par Kucinich a été
adoptée par 344 voix contre 36. --- Kucinich est une personnalité atypique et
par certains aspects provocante et donc marginale. Ce positionnement,
lorsqu’il s’oppose à la doxa washingtonienne concernant le Proche-Orient,
l’expose évidemment à l’accusation d’antisémitisme, que d’aucuns voudront
sans doute qualifier de dissimulé, latent, ou inconscient. Pourtant, lorsque
l’on écoute cet homme, on ne peut être que saisi par la force de ses
arguments. Lorsqu’il s’exclame « comment pouvons-nous protéger le peuple
d’Israël de ses menaces existentielles, si nous n’avons aucun souci de la
protection des Palestiniens, de leur sécurité physique, de leur droit à la
terre, leur droit à habiter, leur droit à l’eau, leur droit à la subsistance,
leur droit à la liberté de mouvement, » il énonce une évidence, dont les
conclusions logiques ont apparemment échappé aux parlementaires américains.
L’influence qu’ont su acquérir les lobbies sioniste et évangéliste sur la vie
politique aux USA manifeste ainsi ses effets, selon nous. Pour une bonne
part, les élus américains, quelles que soient leurs convictions profondes,
hésitent à s’opposer à Israël, tant est forte la pression qui pourrait
s’exercer sur eux. Affirmons-le haut et fort, il n’y a là nulle insinuation
sur une éventuelle et détestable hypothèse de pouvoir occulte. Juste le
constat amer d’une réalité institutionnelle et sociale dont les conséquences
dépassent - et de loin - le simple cadre de la nation américaine. De la même
façon, sur un tout autre plan, nous sommes persuadés que la proportionnelle
en vigueur en Israël, par l’effet de levier qu’elle procure aux minorités
extrémistes, est l’un des déterminants majeurs de l’échec des tentatives de
paix. Dans les deux cas, notre destin commun dépend de l’accomplissement, du
progrès, de sociétés autres. Qu’en conclure ? Après tant d’années où le
règne de la concurrence comptable et marchande a prétendu servir d’unique
boussole, il est temps, semble-t-il, d’en revenir aux humanités, ce très
nécessaire art du dialogue avec l’étrange et indispensable autrui, et à
l’humanisme, qui en dessine l’incertain chemin. Contre Info. Dennis Kucinich,
Intervention à la chambre des représentants, 3 novembre 2009 Aujourd’hui, nous passons de l’opération
« Plomb Durci » à l’opération « Doute Insinué » [1]. Il est presque
aussi grave de dissimuler des crimes de guerre que de commettre des crimes de
guerre, en prétendant que ces crimes de guerre n’ont jamais été commis et
n’ont pas existé. Parce que derrière chacun de ces mensonges
se trouve le déni de l’humanité, l’abaissement de la dignité humaine, l’anéantissement
de l’esprit humain, le triomphe de la pensée orwellienne, cette prison
éternelle qui est au cœur des ténèbres du totalitarisme. La résolution dont nous sommes saisis
aujourd’hui, qui rejette toutes les conclusions du rapport Goldstone pour déterminer
la responsabilité de toutes les parties dans la perpétuation de crimes de
guerre, y compris le Hamas et Israël, pourrait tout aussi bien s’appeler la
résolution « La Nuit c’est le Jour, le Mal c’est le Bien ». Car si ce vote du Congrès condamne un
rapport qu’il n’a pas lu, concernant des événements qu’il a totalement
ignoré, décrivant des violations du droit qu’il ne connaît pas, ce sera une
honte pour cette grande institution. Comment pouvons-nous espérer une quelconque
paix au Proche-Orient si nous approuvons tacitement des violations du droit
international et des droits de l’homme, si nous détournons le regard, ou si
nous fermons les yeux sur la douleur des gens dans chaque camp en vidant de
son sens une enquête légitime ? Comment pouvons-nous protéger le peuple
d’Israël de ses menaces existentielles, si nous n’avons aucun souci de la
protection des Palestiniens, de leur sécurité physique, de leur droit à la
terre, leur droit à habiter, leur droit à l’eau, leur droit à la subsistance,
leur droit à la liberté de mouvement, leur droit à la sécurité de l’emploi, à
l’éducation et aux soins de santé ? Nous n’aurons la paix que lorsque le sort
des Palestiniens et des Israéliens sera examiné par cette Assemblée et que
sera pris en considération de façon égalitaire la reconnaissance de ce
principe affirmant que tous les habitants de cette planète ont le droit de
survivre et de prospérer. Il est de notre responsabilité, de notre devoir, de
chercher à ce qu’aucun individu, aucun groupe, aucun peuple, ne se voie
refuser ce droit humain élémentaire. Sur le web : Video de l’intervention de M. Kucinich à la
chambre des représentants. [1] « from Operation Cast Lead to Operation Cast Doubt » - ndt Référence : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2887 |
●
Kravtchenko
inconnu : J’ai choisi la justice par Slavoj Zizek
● Ils ne se sentent plus pisser : Le devoir de réserve que devrait obserber le prix Goncourt Edmond relate dans son journal : « Rimbaud, dans un bistroquet, disait à qui voulait l’entendre que N* l’avait tellement enculé cette nuit, qu’il ne pouvait plus retenir ses matières » (cité de mémoire). C’est plutôt le mini-président qui devrait se préoccuper de l’image de la France et de la République, lui qui s’assied dessus depuis deux ans. En fait, les propos de la Négresse goncourt sont des understatements pour parler français. C’est très bien ce qu’elle a dit, sauf qu’elle est incapable d’assumer selon Europe 1 (audio) (écrit) : « Marie N’Diaye revient sur des propos “excessifs”. Marie N’Diaye, la lauréate du Goncourt 2009, vit à Berlin depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Elle avait dénoncé cet été, en des termes très critiques, une “atmosphère de flicage”. Elle n’a parlé mercredi sur Europe 1 que d’une “atmosphère morose”. Et réfuté l’idée d’un exil politique alors que la polémique monte depuis quelques jours”. »
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Vous sentez-vous
bien dans la France de Sarkozy ? Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous (avec son compagnon, l’écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants – ndlr) ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d’être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob [et pourquoi donc ?]. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : “La droite, c’est la mort.” Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n’a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n’a plus. |
Je cite les Inrockuptibles. C’est très bien. Est-il possible que la Négresse goncourt ait renié ces mots ? J’en doute. Non, elle les maintient. D’ailleurs, si on lit les propos journalistiques d’Europe 1 que je cite plus haut (et encore mieux si l’on écoute la retransmission : 07:20…), on voit (on entend) bien que c’est prétendre à un exil politique qu’elle juge excessif, c’est cette manière de présenter les choses, qui n’est pas la sienne et qui est avancée par El Kabach, qu’elle juge excessive et qu’elle désapprouve. C’est vite fait avec les journalistes. Ainsi Libéramerde titre : « Marie N’Diaye juge “très excessifs” ses propos sur “la France de Sarkozy” ». Finalement, si on lit très soigneusement la déclaration d’Europe 1, on remarque qu’il n’est pas dit « ses propos » mais « des propos » (effectivement, il s’agit de propos rapportés par El Kabach – il ne sont pas d’EK – et que MN’D réprouve). Ensuite, « revenir » sur des propos n’est pas, nécessairement, les condamner. Le vice est dans la négation : « Elle n’a parlé mercredi sur Europe 1 que d’une “atmosphère morose” », autrement dit elle s’est calmée. C’est parfaitement vicieux et mensonger. C’est dire sans dire. À part ça, « atmosphère morose » est une expression totalement inappropriée pour désigner la France de Sarkozy. Il s’agit en fait d’une atmosphère sinistre, c’est à dire de mauvais augure, de très mauvais augure. Quant à la « vulgarité », c’est un tsunami, la tinette déborde. Le luthiste ♫ Nabil Khalidi lui aussi a quitté la France en 2007 pour la même raison. D’ailleurs il est désormais impossible de s’exiler politiquement en Europe à cause du mandat d’arrêt européen. Il ne reste plus que la Suisse. Sinon il faut aller en Russie, en Iran, au Venezuela, à Cuba, au Liban, des nations indépendantes, maîtresses de leur politique étrangère.
Raoult a dit : une « personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions. » D’abord, un écrivain ne défend pas les couleurs littéraires de la France mais celles de la littérature, qui est universelle. Ensuite, c’est le mini président et ses fayots qui doivent un respect certain à nos institutions. Au lieu de quoi, ils s’asseyent dessus et ils pètent. En France (et en Europe) ils est désormais impossible de voter non, exactement comme en Hamérique (Cf. Dennis Kucinich). (D’ailleurs, il me semble que les Français ont saisi une autre occasion de voter non en refusant de se faire vacciner contre la grippe cochonne.) Raoult, dans la galerie des monstres, est une illustration « grotesque » des propos de l’écrivaine. Il les justifie à lui tout seul, Pantalon qui confond le Goncourt et la Légion d’honneur.
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La question
écrite « Monsieur Eric Raoult attire l’attention de M. le ministre de la Culture et de la Communication sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt. En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française. A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l’image de notre pays. Les prises de position de Marie N’Diaye, prix Goncourt 2009, qui explique dans une interview parue dans la presse, qu’elle trouve « cette France [de Sarkozy] monstrueuse », et d’ajouter « Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux », sont inacceptables. Ces propos d’une rare violence, sont peu respectueux voire insultants, à l’égard de ministres de la République et plus encore du chef de l’État. Il me semble que le droit d’expression, ne peut pas devenir un droit à l’insulte ou au règlement de compte personnel. Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu’elle représente. C’est pourquoi, il me paraît utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d’une plus grande exemplarité et responsabilité. Il lui demande donc de lui indiquer sa position sur ce dossier, et ce qu’il compte entreprendre en la matière ? » |
La France a toujours la droite la plus bête du monde et la gauche la plus salope (OMC, FMI, etc.)
● Conventionnel = coercitif = obligatoire Tous le font parce que tous savent que tous savent que tous le font et ne font que ça pour les raisons susdites (Ils refusent de faire ce qui n’est pas ça.) Lisez de toute urgence L’argent, mode d’emploi (un titre qui me rappelle quelque chose) de Paul Jorion.

● Courrier adressé à un député
Européen par Werner Herrmann, 16 août 2009
● Mon opinion sur l’Iran actuel par Pierre Dortiguier, 7
novembre 2009
● Jovanovic
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LE PR
ANTAL FEKETE ASSASSINE LE FMI QU’IL TRAITE DE VOLEURS ISRAEL DEVIENT UN PIRATE DE DESTRUCTION MASSIVE... QUAND LA CHINE "VA PETER TOUS LES PLOMBS" 1) La permission accordée aux
entreprises détenues par l’Etat de ne pas honorer (sélectivement) certains
contrats de dérivés OTC au moyen de stop-pertes auto-administrées en renoncement
à leur parole. 2) Hong Kong exige le retour de son
or en barres détenu à Londres dans des comptes en custode pour faire de son
propre aéroport un large coffre-fort (le modèle suisse de Zurich). 3) Les métaux rares de Mongolie ne
sont plus exportés vers l’Occident, une attaque contre les véhicules
hybrides, certains domaines de l’électronique et les armes militaires
(missiles). Les implications sont énormes. Les
contrats abrogés d’OTC pour le pétrole brut, les contrats sur les métaux,
mûrs pour la corruption et entièrement non-régulés n’auraient pas pu blesser
Goldmann Sachs et JP Morgan plus profondément. La demande d’Hong-Kong pour
récupérer son or est une menace purement symbolique, ajoutant à la pression
qui a déjà été initiée Allemagne, en Suisse et dans les Emirats Arabes qui
ont demandé le retour de leur or détenus dans des entrepots US et GB, ces
centres de stockage corrompus où l’or était prêté illégalement (leasing) de
façon routinière. Cette tendance met une pression considérable sur le COMEX qui
pourrait se retrouver profondément atteint d’une pénurie de métal sous-jacent
aux contrats tandis que sa corruption est mise à jour et ses positions
courtes sans répliques collatérales possibles. Ni le gouvernement US, ni les
militaires US n’ont accumulé suffisamment de métaux rares, un manque clair.
(...) Les actions des Chinois sont à la limite de l’extrême, mais elles font
partie d’une grande mosaïque de changement, si ce n’est d’une rebellion en
plein milieu du changment de paradigme. LES CHINOIS SONT FORTEMENT MECONTENTS" Ca serait drôle que les Chinois débarquent à San Francisco...
Bref, il y a du riz dans les tuyaux et les vendeurs de lingots du Comex sont
en train de compter leurs barres... Lire ici le papier en grand sur 24hgold. Priver les militaires
américains de métaux rares, c’est les priver de leurs jouets électroniques...
Voir les archives d’octobre
et septembre. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com
2008-2009 LE FMI CONTRE LA HAUSSE DU RMI EN UKRAINE ! |
●● Le tas de sable retrouvé En lisant quelques pages de Miéville : « Une Manière d’aborder l’ontologie » (Sémiotique n° 2, avril 1992) je trouve ce passage cité de Cantor, « Mitteilungen zur Lehre vom Transfiniten », 1887 : „Jede Menge wohlunterschiedener Dinge kann als ein einheintliches Ding für sich angesehen werden, in welchem jene Dinge Bestandteile oder constitutive Elemente sind“ que je traduis tant bien que mal par : « Chaque ensemble de choses bien distinctement séparées peut être considéré comme une chose homogène en soi, dans laquelle ces choses distinctes sont des ingrédients ou des éléments constitutifs. » Donc, je n’ai pas rêvé, c’est dans cet esprit, sinon dans ce texte, que Cantor aura écrit qu’un ensemble était « une sorte de tas ».
Un tas est constitué des ses parties ; un ensemble n’est pas constitué de ses éléments qui ne sont pas ses parties (en vérité un ensemble est constitué de rien du tout puisque ses parties sont aussi des ensembles). Si tel était le cas, les chiens seraient des parties de l’ensemble des chiens et seraient donc des parties de l’ensemble des non chiens puisque l’ensemble des chiens n’étant pas un chien, il serait aussi, dans cette optique, une partie de l’ensemble des non chiens. Et les chiens seraient donc des constituants de l’ensemble des non chiens. Or, heureusement, l’ensemble des chiens est seulement un élément de l’ensemble des non chiens et non pas une partie de cet ensemble et les chiens sont seulement des éléments de l’ensemble des chiens ; ce qui a pour conséquence que l’ensemble des chiens peut être un élément de l’ensemble des non chiens sans que les chiens soient, pour autant, des éléments de l’ensemble des non chiens.
Je suppose que dans la théorie de Lesniewski il n’y a pas de place pour les non X. Un tas de sable n’est pas un tas de cailloux ; mais il n’existe pas pour autant de tas de non-cailloux où alors, ce tas ressemblerait à un tas d’ordures où l’on trouve de tout, même, parfois, des diamants. Je pensais que c’est ce que voulait dire Occam en soutenant que la chimère n’est pas un homme mais n’est pas pour autant un non-homme. Or il dit seulement, comme Lesniewski d’ailleurs, que la chimère ne peut pas être un non-homme puisqu’elle n’est rien.
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« Lesniewski ou une manière d’aborder l’ontologie » Denis Miéville (Sémiotiques,
n° 2, avril 1992) (…) La méréologie ou la théorie des classes
collectives Lesniewski
n’est pas logicien de formation. II le devient un peu par accident. Afin de saisir
et d’apprécier davantage la nature de ses théories, et l’esprit qui participe
à leur élaboration, il est de quelque intérêt de connaître l’événement qui le
projette littéralement dans l’univers de la logique. En 1911, Lesniewski lit Le principe de contradiction chez Aristote
: une étude critique que Lukasiewicz vient de publier. Lesniewski y découvre
la logique symbolique ainsi que l’antinomie russellienne issue de la théorie
des classes que Frege utilisait alors dans sa théorie des fondements de l’arithmétique.
Le problème posé par l’antinomie de Russell l’accapare totalement. Il tient à
en découvrir la cause, et refuse les solutions, telle la théorie des types,
qui ne font que l’éviter. Il réalise alors que les problèmes proviennent de
la notion de classe qui n’est pas encore clairement établie. Lesniewski est
un travailleur acharné et un lecteur très critique ; il lit beaucoup, et
notamment, Cantor, Frege, Russell, Schröder... Ces lectures le déconcertent,
et l’agacent quelque peu. Que sont cette classe vide et cette classe qui
n’est pas subordonnée à elle-même ? « Il s’agit tout simplement de
quelques objets “inventés” par les logiciens pour le tourment de nombreuses
générations », écrira-t-il [Lesniewski, Sur les fondements es mathématiques – en polonais – 1927,
p. 200]. Cette réaction à l’égard du formalisme est encore exacerbée à
la lecture des Principia Mathematica.
En y cherchant la définition de « classe », il met en évidence,
entre autres choses, les trois caractéristiques suivantes : – Les symboles
de classes sont utilisées comme des commodités linguistiques. Rien n’est dit
de ce que peut être une classe, sinon qu’elle est la même chose qu’une
extension et qu’elle n’est pas un objet authentique. – Le refus de
la part de Russell d’accepter la classe comme un objet ; cette impossibilité
se soutient du fait qu’un objet ne peut pas être à la fois un et plusieurs. – Une
imprécision gênante dans la formulation de la définition de
« classe » qui ne peut que troubler un lecteur en quête
d’informations précises. En effet, le fait que « the symbols for
classes... are incomplete symbols » et que « an extension (which is
the came as a class) is an incomplete symbol » [Whitehead, Russell, Principia Mathamtica, 1910,
p. 75] ne contribue pas à donner une définition claire de cette notion. Insatisfait,
Lesniewski va progressivement construire la définition de ce qu’il perçoit
comme étant une classe. Il
aborde cet objet comme une réalité, un amas, un agrégat, un agglomérat, un
tas constitué d’éléments disjoints ou non, objet fondamentalement
différent de l’invention théorique des mathématiciens. Une telle manière
d’aborder la notion de classe ne semble pourtant guère s’écarter de celle du
créateur de la théorie des ensembles, Georg Cantor « Jede
Menge wohlunterschiedener Dinge kann als ein einheintliches Ding für sich
angesehen werden, in welchem jene Dinge Bestandteile oder constitutive
Elemente sind » [Cantor, 1887, p. 83, « Mitteilungen zur Lehre vom Transfiniten », Zeitschrift
für Philosophie und philosophische
Kritik, 91, p. 81-125.]. Considérant
ainsi que ce sont les éléments qui créent la classe, le problème de la classe
vide se pose alors. Elle n’existe pas, dira Lesniewski : « Le problème de la classe vide n’a pas retenu mon attention, car lorsque j’ai été confronté à cette conception de la classe vide, je l’ai considérée comme une conception mythologique » [Lesniewski, 1927, p. 186]. Poursuivant ses
recherches, Lesniewski va soigneusement étudier de quelle manière le terme de
« classe » est utilisé dans le langage de tous les jours. Il
parvient ainsi à concevoir une définition de la classe qui « est en
agrément avec l’usage courant de l’expression “classe” dans le langage
ordinaire, dans le langage ordinaire, ajoute-t-il ironiquement, de ceux qui
n’ont jamais été averti de la théorie des classes ou des ensembles »
[Lesniewski, 1927, p. 190]. Il s’agit de l’aperception collective de la
notion de classe dont il en publie une première synthèse en 1916. Cette
présentation, la théorie des classes collectives (ou méréologie), est
entièrement exposée en polonais. Elle n’est donc pas formalisée. La raison en
est due à cette profonde méfiance que Lesniewski ressent alors à l’égard du
formalisme. L’exposition qui suit est la traduction française de la base
axiomatique de la première version de cette théorie. « – Axiome I Si P est une partie de Q, alors Q n’est pas une partie de P. – Axiome II Si P est une partie de Q, et Q est une partie de R, alors P est une partie de R. Définition 1 P est un ingrédient de Q si et seulement si P est le même objet que Q ou une partie de Q. Définition 2 P est la classe des a si et seulement si a) P est un objet ; b) chaque a est un ingrédient de P, c) pour tout Q, si Q est un ingrédient de P, alors un ingrédient de Q est un ingrédient de a. – Axiome III Si P est la classe des a, et Q est la classe des a, alors P est Q. – Axiome IV Si un objet est a, alors un objet est la classe des a. » [Lesniewski, 1989, p. 79-80].
En utilisant
notamment la relation de parties au tout – être élément de – qui est
transitive, réflexive et symétrique, Lesniewski expose alors les
caractéristiques essentielles de ce qu’il est possible de qualifier
d’organisations collectives. Dans cette théorie, il démontre notamment que – la classe
vide n’existe pas, – toute classe
est élément d’elle-même, – la classe des
a est le même objet que la classe de la classe des a, et réciproquement. La distinction
entre la classe distributive et la classe collective est donc profonde. Pour
mieux saisir cette différence, penchons-nous sur un exemple emprunté à Grize
[Grize, Logique moderne, 1973,
p. 86]. Considérons le concept « Planète ». La classe
distributive des planètes est constituée d’un nombre fini d’éléments : {Mercure,
Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton} Cette classe
ainsi constituée est unidimensionnelle dans la mesure où les éléments qui la
composent sont de la même nature. Ils ne sont que ce que détermine exactement
la propriété caractéristique, le concept qui l’engendre. Chaque élément possède la même
nature conceptuelle. Les anneaux de Saturne, les taches de Mars, la vallée du
Rhône et mille autres choses n’appartiennent pas à cette classe. Cette classe
est particulière parce que la propriété caractéristique qui l’engendre est
unique à la paraphrase près. Nous aurions pu remplacer « planète »
par « astre sans lumière propre, tournant autour du Soleil et éclairé
par lui », ou par tout autre definiens équivalent. Quelle que
soit la description choisie, nous restons au même niveau de particularité. La
classe méréologique n’épouse pas les propriétés de la classe distributive. Au
caractère unidimensionnel et particulier de la classe distributive, la classe
collective oppose un caractère pluridimensionnel et non particulier. Aux
qualités différentes des éléments correspond une grande richesse de relations
qui les rend solidaires. Ainsi, la classe collective des planètes est tout
aussi bien constituée des neuf planètes citées précédemment, mais également
des anneaux de Saturne, des taches de Mars, de la vallée du Rhône, de Paris,
de Jérusalem en conjonction avec la Palestine, d’autres agrégats et
agglomérats, d’une multitude d’ingrédients encore, pour autant qu’ils
obéissent aux conditions imposées par la définition même de la perspective
collective. Ainsi cette richesse a ses limites, et, s’il est possible de
considérer des ingrédients de diverses natures, il n’est pas possible d’y
mettre n’importe quoi. De plus, la base axiomatique qui fonde l’existence
d’une classe collective permet de générer une classe de diverses manières. La
classe collective des planètes, ou celle des atomes des planètes donnent
accès aux mêmes ingrédients. L’approche collective offre ainsi la possibilité
d’accéder aux ingrédients d’une classe de plusieurs manières différentes. Ajoutons
encore, pour clore cette présentation, que si le concept de classe collective
est l’aboutissement d’une longue réflexion sur la cardinalité des ensembles
de nombres, la classe collective n’a pas du tout été conçue sur les bases de
cette problématique, mais bien davantage en accord avec la perception de la
classe telle qu’exprimée par la pensée en discours. Ceci explique en partie
sa nature plus « objective », moins artificielle que la classe
distributive. Cela correspond aussi à cette profonde confiance que Lesniewski
possède dans sa manière de penser le « réel » « Je me
suis soucié davantage de l’harmonie entre mes théorèmes, dotés d’une forme
aussi exacte que possible, et du “bon sens” des représentants de l’esprit
laïque se vouant à l’étude de la réalité “non créée” par eux, que de l’accord
entre ce que j’affirmais et les “intuitions” des théoriciens professionnels
des ensembles, “intuitions” sorties du centrifugeur des esprits mathématiques
équipés four la “création libre”, démoralisés par les “spéculations
constructives détachées du réel” » [Lesniewski, Sur les fondements de la mathématique, traduction partielle en
français, 1989, P. 78]. Epilogue Les théories
développées par Lesniewski méritent déjà attention en raison même de leur
conception, de leur potentialité représentative, de leur statut de système en
devenir, et de par cette possibilité qui nous est offerte de les enrichir
constamment d’idées nouvelles par le biais d’une directive de définition, et
cela sans ambiguïté ni confusion. Ces mêmes théories sont également dignes
d’intérêt de par leurs possibles applications en philosophie, et plus
particulièrement dans le champ d’études associé à l’ontologie philosophique.
Comme Küng l’a mis en évidence [Küng, Ontology
and the Logisitic Analysis of Language 1967], la logique de Lesniewski
est probablement la plus satisfaisante qui soit pour aborder les problèmes
d’un point de vue nominaliste. Dans cette perspective elle apparaît comme une
base solide pour édifier différentes ontologies formelles. Issues de la
théorie générale des objets de Brentano et Twardowski, le réisme de
Kotarbinski fait partie de celles-ci. Ce rapport de complicité entre le
nominalisme et ces logiques a été particulièrement bien mis en évidence par
Simons [Simons, 1982, 1983] et Lejewski [Lejewski, 1974, 1976] « The
point is that the nominalist, by denying the existence of Platonic entities
(e.g., classes) is allegedly forced to accept the fact that they subsist in
some form. Now Lejewski argues that a nominalist who avails himself of
Lesniewski’s logic is not in the least forced to do so, because he can use
the multi-categorial language without inconstancy » [Wolenski, 1989,
p. 161]. L’intérêt que suscitent les théories de Lesniewski, leurs originalités manifestes qui se doublent d’une force opératoire peu commune méritaient qu’elles soient, sinon présentées, en tous les cas représentées dans ce numéro de la revue Sémiotiques consacrée à l’Ontologie. |
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Tout comme le gouvernement d’Israël, l’opinion publique israélienne manifeste sans relâche son aspiration à la paix et son soutien à une solution à deux États dans les sondages. Mais ce que les sondages ne se montrent pas, c’est que ce soutien dépend du fait qu’Israël définisse les termes de cette paix, ses dimensions territoriales, et les contraintes imposées à la souveraineté d’un État palestinien. (...) La réaction d’Israël aux efforts de paix n’est rien moins que pathologique. Elle est la conséquence d’une incapacité à s’adapter au retour dans l’histoire du peuple juif, doté d’un État qui lui soit propre, après 2000 ans d’impuissance et de victimisation. (...) Cette pathologie a été aidée et encouragée par des organisations juives américaines dont les programmes sont conformes aux opinions politiques et idéologiques de la droite israélienne. Ces organisations ne reflètent pas les vues de la plupart des Juifs américains qui ont voté massivement, à près de 80 %, pour M. Obama lors de l’élection présidentielle |
Je ne suis donc pas le seul à penser que le sionisme rend fou. Voilà un homme particulièrement qualifié pour traiter de la question, me semble-t-il : ancien dirigeant du Congrès Juif Américain. Quelqu’un osera-t-il l’accuser d’antisémitisme ou de haine de soi ; ou bien, comme pour le juge Goldstone, de « juif obséqieux » ? Les outrances des sionistes ne connaissent plus de borne. Dans leur folie, ils se mordent la queue.
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Les votes concernant Israël à l’Assemblée
générale des Nations Unies sont tout à fait indicatif. Année après année,
Israël se retrouve dans un petit groupe qui comprend les États-Unis, les Îles
Marshall et la Micronésie. Le reste du monde est de l’autre côté, bien que
certains alliés européens des États-unis s’abstiennent souvent de voter par
peur de mesures de rétorsion. |
● Ça m’énerve : tous ces conspiros qui vont répétant que les moteurs des Boeing font 2.7 mètres de diamètre. C’est faux. Le moteur proprement dit est enveloppé d’un carénage qui permet que le flux d’air chaud sorte enveloppé d’un flux d’air froid ce qui augme le rendement et diminue le bruit. Ces carénages sont pleins de vide. C’est de la tôle d’alliage d’aluminium ou de titane, c’est tout, avec un grand ventilateur (une hélice avec de nombreuses pales) devant (fan). Si le moteur proprement dit, avec un compresseur axial, fait 1,5 mètre, c’est bien le diable. « De tels moteurs tirent l’essentiel de leur poussée du flux froid (80 %) [étonnant ! peut-être n’est-ce qu’au décolage ?], le flux chaud ne représentant qu’une faible part de la poussée (20 %), et se rapprochent de turbines couplées à des hélices carénées (turbopropulseurs). » [Wikipédia] Et c’est comme ça pour une foule de détails allégués par les conspirationnistes. Ensuite, les aubes des compresseurs et des turbines ne présentent pas de résistance au choc et ont peu d’inertie. Le diamètre « dur » du moteur est de 50-70 centimètres.

Deux flux, trois étages de compression
et de turbines
Cliquez ici pour la démonstration
« Tout
en produisant ses 41 tonnes de poussée, le moteur Trent aspire plus de
1 tonne d’air (soit 860m3 à 20°C au niveau de la mer) par seconde à environ 560 km/h.
Il y a 92 aubes sur la turbine haute pression
dans un moteur Trent 800. Chacune de ces aubes produit environ 800 HP ♦ (donc 73.000 HP, soit
74.000 chevaux vapeur de chez nous, en tout).
Le carburant brûle dans la chambre de combustion du
moteur Trent, à des températures atteignant 2.000°C. Ceci est bien au-dessus
des 1.300°C auxquels certains composants métalliques utilisés commenceraient à
fondre, donc un système très sophistiqué de refroidissement est nécessaire. Le
taux de transfert de chaleur réalisé par le système de refroidissement de l’air
dans chacune des aubes de turbine haute pression est équivalent à une chaudière
de chauffage central domestique ou à une unité de climatisation. »
* * *
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Shabtaï Teveth a consacré, de pair avec sa
propre biographie de Ben Gourion, une étude sur l’évolution de l’opinion de
ce dernier sur la question arabe dans les années du Mandat. Sur près de deux
cents pages, il présente Ben Gourion s’efforçant héroïquement et loyalement
de trouver des solutions qui permettent de réconcilier les intérêts arabes et
juifs en Palestine. Dans l’épilogue de son livre unanimement apprécié, Teveth
ravale cependant brusquement les positions de Ben Gourion à de l’opportunisme
à l’état pur : « Une comparaison minutieuse des prises de position
publiques et privées de Ben Gourion conduit inexorablement à la conclusion
que ses vingt années de dénégation du conflit correspondaient davantage à une
tactique calculée, empreinte de pragmatisme, qu’à une conviction profonde.
L’idée que les juifs et les Arabes pourraient concilier leurs différences
(...) était une tactique dilatoire. Dès le renforcement du Yichouv, Ben
Gourion l’a abandonnée. Cette croyance dans une solution de compromis (...)
constituait également une tactique élaborée pour obtenir le soutien permanent
des Britanniques au sionisme. » Pourtant, Teveth semble benoîtement
ignorer que cette reconnaissance réduit à néant l’intérêt de son livre, sauf
en tant que démonstration du cynisme de la diplomatie sioniste : les
prises de positions publiques de Ben Gourion qu’il examine si minutieusement
n’avaient jamais été, du propre aveu de Teveth, comprises avec le sérieux
nécessaire [Cf. Lettre au général de Gaulle].
[Finkelstine, p. 183] |
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En 1978, trois mathématiciens, Rivest, Shamir et Adelman, ont mis au point une méthode de cryptage à clé publique, procédé aujourd’hui largement utilisé pour assurer la sécurité des données sur Internet. La méthode RSA (dont le nom est un acronyme formé des initiales de ses inventeurs) permet à chacun de coder un message à partir d’une clé publique mais n’autorise pas le décodage qui est conditionné à la connaissance d’une clé privée. La sécurité de ce système de cryptage repose sur le fait qu’il est très facile de calculer, à l’aide d’un ordinateur ou d’une calculatrice symbolique, de très grands nombres premiers mais que la factorisation d’un très grand nombre prend un temps considérable sur les machines actuelles pour peu que les nombres premiers qui le composent soient suffisamment grands. Mathématiquement, cette méthode repose sur un théorème d’Euler [merde ! Euler est dans le coup aussi. Euler était-il Juif ?].Soit p et q deux nombres premiers (des entiers naturels). Alors : a^[k(p-1)(q-1)+1] = a (mod pq) |
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Protocole [!] RSA pour envoyer un message crypté [J-P Delahaye] (a) Création des clefs. Destinataire construit un quadruplet de nombres (p, q, e, d) tel que : p et q sont deux nombres premiers ; on pose n ═ pq ; e est un entier premier avec le produit (p − 1) (q − 1) ♦ ; d est un entier positif tel que ed − 1 soit un multiple de (p − 1) (q − 1), c’est-à-dire tel que ed ═ 1 mod (p − 1) (q − 1).
On sait alors d’après
l’énoncé du théorème du RSA [de Fermat-Euler] que,
si A est un entier
quelconque, alors : Aed ═ A (mod n), et c’est cette
identité qui va tout faire fonctionner. ♦
(…) (b) Destinataire rend
publics n et e qui
constituent la clef publique. Il la publie dans un annuaire ou la
communique à Émetteur qui la lui demande. Il ne communique surtout pas p, q ou d. Les nombres p et q
peuvent être oubliés, car ils ne serviront plus à personne. Le nombre d constitue la clef secrète de Destinataire. (c) Émetteur, qui veut transmettre une information secrète à Destinataire, transforme son information en un nombre
entier A, inférieur à n (ou en plusieurs si nécessaire), en utilisant des conventions connues
de tous (provenant, par exemple, des codes numériques des caractères
typographiques, ou en prenant a ═ 01,
b ═ 02, etc.). (d) Émetteur calcule grâce à la
méthode d’exponentiation
rapide B ═ Ae (mod n), envoie B à Destinataire par un canal qui n’a pas besoin d’être
protégé (par exemple, le courrier électronique). (e) Destinataire, pour décoder B, calcule Bd (mod n), ce qui lui redonne A, car d’après le théorème du RSA on a Bd ═ Aed ═ A (mod n). |
|
* « Rien ne ressemble plus
à un système cryptographique solide qu’un système crypto-graphique
faible, et aujourd’ui personne ne dispose vraiment des moyens de garantir
sérieusement aucun des systèmes largement utilisés. » J-P Delahaye,
professeur à Lille. |
|
COURS
MAGISTRAL DE GÉOPOLiTIQUE (A NE RATER SOUS AUCUN PRETEXTE) |
Exterminez toutes
les brutes Noam Chomski →
|
Des points de vue similaires sont exprimés par des
personnalités laïques étasuniennes. Quand Israël a envahi le Liban en 2006,
le professeur Alan Dershowitz de l’Ecole de Droit de Harvard [l’inévitable Dershowitz qui
envisageait, avec Posner, de légaliser la torture : « Je pense à une torture
non mortelle, comme une aiguille stérilisée sous les ongles »], a
expliqué dans le journal libéral en ligne Huffington Post, que tous les
Libanais sont des cibles légitimes de la violence israélienne. Les citoyens
du Liban “payent le prix“ de leur soutien au « terrorisme » — c’est-à-dire
leur soutien à la résistance à l’invasion israélienne. En conséquence, les
civils libanais ne sont pas plus protégés des attaques que les Autrichiens
qui soutenaient les nazis. La fatwa du rabbin séfarade s’applique à eux. Dans
une vidéo sur le site Internet du Jérusalem Post, Dershowitz continua à
ridiculiser les propos sur le rapport excessif entre les morts Palestiniens
et Israéliens : il doit être porté à 1.000 pour un, dit-il, ou même 1.000
pour zéro, signifiant que les brutes devaient être complètement exterminées.
Bien sûr, il se réfère à des « terroristes », une vaste catégorie qui inclut
les victimes du pouvoir israélien, car « Israël n’a jamais pour cible des
civils », déclara-t-il avec insistance. Il s’ensuit que les Palestiniens, les
Libanais, les Tunisiens, ou quiconque se trouve sur le chemin de
l’impitoyable armée du Saint État est un terroriste, ou une victime
accidentelle de leurs justes crimes |
|
En plus de son sujet de prédilection qu’est la remise en cause de l’existence d’une terre palestinienne [elle soutient que les Arabes de Palestine seraient de récents immigrants], le champ de compétence de Peters en matière de recherche s’est étendu jusqu’à inclure « le Jihad islamique mondial », « le terrorisme », et « la persécution religieuse par les Musulmans ». Les fondamentalistes chrétiens qui se rallient à la revendication de l’expulsion prennent appui sur la thèse de Peters pour soutenir par exemple comme Pat Robertson, le fondateur de la Coalition chrétienne, le prétend, que « les Palestiniens sont en vérité des Arabes qui sont seulement venus là (en Palestine, NdT) il y a quelques décennies. Leur droit à cette terre, en tant que tel, ne remonte vraiment pas très loin. » Un documentaire fondé sur From Time Immemorial [le livre bidonné de Peters] est actuellement en cours de préparation (depuis 2002, il semble avoir été abandonné, NdT). Comble de l’ironie, il a pour titre « Le mythe ». Que le sionisme fasse des grotesques prétentions de Peters son fonds de commerce constitue, soit dit en passant, un aveu déguisé de ce que, si la Palestine avait été peuplée (ce qu’elle était sans conteste), l’entreprise sioniste aurait été moralement indéfendable. (Finkelstine, p. 328) |
J’aime ce genre de réfutation, le menteur pris à son mensonge. Insister avec tant de mensonge et de mauvaise foi sur l’importance que présenterait la récente immigration des Arabes de Palestine implique d’admettres que la date d’établissement des habitants du pays est ce qui fait loi pour la légitimité de leur occupation des lieux. Donc, pour le cas où il serait avéré que les Arabes palestiniens sont établis depuis longtemps (ce qui est établi) implique que les récents immigrés juifs n’ont aucun droit sur cette terre, eux immigrés de fraîche date. CQFD. L’imbécile Peters tire une balle dans le pieds des sionistes. On ne peut à la fois invoquer la Bible et le temps présent. Ou bien les droits des Juifs sur la Palestine reposent sur la Bible (c’est écrit dans la Bible), ou bien ils reposent sur la légitimité du plus ancien occupant présent. Dans ce dernier cas, les Juifs n’on aucun droit sur la Palestine. Dans le premier non plus, évidemment. Les Juifs sionistes de Palestine n’ont aucun droit sur la Palestine, sinon le droit de conquête qu’ils sont, contrairement aux nazis, incapables d’assumer. Ils n’admettront jamais qu’ils sont les offenseurs et non les défenseurs. Il prétendront toujours qu’ils ne font que se défendre. Ces agresseurs honteux invoqueront toujours la légitime défense. Quand j’allais en colonie de vacance au château de Vayre-le-Grand ou au château de Dinard, nous chantions : ♫♫♫ Ah ! y fallait pas, y fallait pas qu’y ailleu ; ah ! y fallait pas y fallait pas y aller (bis). C’est exactement le cas des juifs sionistes. S’ils ne sont pas contents de la manière qu’ils sont reçus dans le pays, ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. C’est bien eux qui ont eu cette idée stupide d’investir la Palestine pour y établir un État juif — quels que soient leurs motifs, principalement les persécutions dont ils furent victimes —, projet stupide parce qu’il impliquait évidemment d’en expulser tous les habitants. Les Arabes qui ont bombardé New York avaient eux aussi de sérieux motifs, je suis le premier à le reconnaître. Mais le bombardement de New York n’en demeure pas moins un crime. Comme les nazis, ces Arabes ont assumé leur crime, il ont pris la peine de disparaître. C’est ce que sont incapables de faire les Juifs sionistes.
|
Un accord volontaire entre nous et les Arabes de Palestine est inconcevable, que ce soit maintenant ou dans un avenir prévisible (…) précisément parce qu’ils ne constituent pas une populace, mais une nation vivante. (Jabotinsky, Le
Mur de fer, 1923, |
Voilà une fulgurante réponse, cinquante ans à l’avance, à la déclaration de Golda Mémère : « Ils n’existent pas ». Ainsi le fasciste Jabotinsky est-il moins pire que l’atroce mémère Golda. Il rend hommage à l’ennemi qu’il combat. Et aujourd’hui, il est construit… le mur de fer. Qui donc avait raison ? Comme je l’ai dit plus bas, le mur de béton est un hommage rendu à la défense palestinienne et au peuple palestinien.
Voici la fin du premier chapitre :
|
De même que les dissidents sionistes désapprouvaient le endziel et
les rationalisations idéologiques du mouvement sioniste dominant, ils
réprouvaient son modus operandi stratégique. Un texte du Brit Chalom
d’août 1931 affirmait que dans sa quête pour une majorité juive et un État
juif, le mouvement sioniste s’était associé avec (pour paraphraser Gorny)
« les forces réactionnaires et impérialistes contre l’Orient renaissant»
(p. 194.). Répercutant ce même thème dans un numéro ultérieur du journal
de l’association, le brillant Gershom Scholem du Brit Chalom suggérait que le
mouvement sioniste regretterait un jour l’alliance qu’il avait passée avec le
colonialisme britannique contre les peuples opprimés du monde arabe
« soit il sera emporté par les eaux de l’impérialisme, soit il se consumera
au feu de la révolution de l’Orient qui s’éveille ». L’unique
alternative était de remanier le projet sioniste de telle manière que le
mouvement sioniste puisse s’identifier avec les « forces de la
révolution». « Si (...) le feu de la révolution nous dévore»,
avertissait-il, « il vaut que nous soyons du bon côté des
barricades » (p. 195-196). Le mouvement
sioniste n’a pas tenu compte des reproches de ses dissidents, avec les
conséquences qui sont aujourd’hui trop péniblement familières. À l’heure
actuelle, la portée de l’entreprise sioniste a effectivement été réduite à
son modus operandi. Israël
n’a pas résolu la Question juive : ce serait plutôt la
fascination de l’État qui se décrit lui-même comme un « État juif »
pour l’impérialisme occidental et ses satrapes locaux qui l’a aggravée. Israël n’est pas devenu le
guide spirituel pour le monde juif: de fait, on peut dire qu’il est
culturellement moins fécond que les communautés juives dans ce que l’on
appelle le Galout. Israël n’a pas recomposé le peuple juif en une
« nation active » : s’il a fait quelque chose, c’est plutôt
transformer les juifs israéliens en une classe parasite — des pieds noirs
s’engraissant du travail arabe à bon marché et
d’énormes subventions étrangères. Les moyens sont
devenus la fin. Quelle
est la raison d’être du sionisme dans le monde contemporain si ce n’est
d’être un avant-poste des « forces réactionnaires et impérialistes
contre l’Orient renaissant » ? |
La conclusion est simple : le sionisme est
contre-révolutionnaire.
HISTOIRE JUIVE - RELIGION JUIVE, Le
poids de trois millénaires, Israël Shahak →
« Ou
encore, comme Ben Gourion se plaisait à dire à ses interlocuteurs occidentaux,
“Israël n’a pas expulsé un seul Arabe”. » Quel farceur, ce Ben
Gourion !
Le Nettoyage
ethnique de la Palestine – Préface (Ilan Pappé) ) →
Dernières touches
au plan D (Ilan Pappé) →
Entretien avec
Benny Morris, Haaretz, 2004 →
Je vais commenter ce texte extraordinaire mais je ne veux pas vous priver une seconde de plus de sa communication et je le mets immédiatement en ligne. Le sionisme ne rend pas seulement fou, il rend stupide (Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre). L’argument central de Morris est que l’État juif de Palestine n’aurait jamais vu le jour sans cette avalanche de barbarie accomplie par les Juifs sionistes. Mais, je vous le demande, où était-il écrit qu’il était nécessaire d’établir un État juif, sinon dans la Bible ? Le monde se serait bien passé de l’établissement d’un État juif et il se porterait mieux aujourd’hui sans État juif — et en tout premier lieu les Juifs eux-mêmes de quelque pays qu’ils soient —. En 1948 il était déjà trop tard pour épargner la moindre vie juive grâce à l’existence d’un État juif. Too late ! Too late ! comme dans le film de Malraux sur la guerre d’Espagne. Tous les arguments sionistes ne sont qu’une enfilade (enculade) de sophismes, mais comme je suis moi-même un sophiste, familier des sophistes, on ne peut pas me la faire. Ce n’est pas aux vieux singes que l’on peut apprendre à faire des grimaces !
Je suis d’accord sur un point avec Morris : il y a quelques jours, j’écrivais ci-dessous que la seule faute de Ben Gourion, homme d’État et commandant en chef des armées exceptionnel, était peut-être de ne pas avoir expulsé ou exterminé tous les Palestiniens. Ne pas le faire était évidemment faire de la Palestine un bâton merdeux dont les Palestiniens seraient la merde. Aujourd’hui, les Juifs doivent se démerder de ce bâton merdeux. Ben Gourion ne leur a pas laissé un héritage de tout repos.
J’ai d’ailleurs une hypothèse sur la raison de cette faute qui ne pouvait échapper à Ben Gourion : c’est le martyr des Juifs perpétré par les nazis qui empêcha ce criminel exceptionnel d’accomplir un crime parfait. Étant donné qu’il se réclamait de ce martyr pour justifier son action, il ne pouvait pas lui-même recourir à une « solution finale », ce qui fait qu’aujourd’hui, les choses continuent puisque seulement la moitié des Palestiniens fut expulsée.
L’histoire du monde est le jugement du monde. L’histoire du monde nous montre que l’idée sioniste d’un État juif (pas même Étonnamment et cyniquement, Morris se réclame du génocide des Indiens d’Hamérique pour justifier celui des Palestiniens : sans le génocide des Indiens dit-il, la grande république d’Amérique n’aurait pas eu lieu. 1) Qu’en sait-il ? 2) D’ou tient-il que c’était une chose souhaitable que l’Hamérique puritaine eut lieu ? Pour moi, l’Hamérique est une grosse merde. Le monde aurait très bien pu se passer de cette grosse merde dont il paye aujourd’hui le prix. Cependant, avec Hegel, j’admets que les choses avancent par le mauvais côté : le mauvais côté est la géodésique de l’histoire, la ligne de plus grande pente de l’histoire, le principe de moindre action de l’histoire. Cela ne justifie pas de faire l’éloge de ce mauvais côté ; le négatif, le mal, demeure le mal, quoi qu’il advienne. Hegel s’insurge contre cela : non, le mal n’est pas un moment du bien, le faux n’est pas un moment du vrai. Les Jésuites ont-ils massacré des Indiens en Amérique du sud ? Les notables espagnols ont-il refusé d’épouser des Indiennes (j’ignore si des Espagnolettes ont épousé des Indiens) ? Il n’y a pas de WASP en Amérique du sud. En Amérique du sud il y a un chef d’État qui est une femme et un autre qui est un Indien. Les Hamériquains n’en sont encore qu’à un demi Nègre ligoté par le lobbysme militaro-industriel et financier.
Je l’ai déjà dit, les nazis assumaient leurs crimes, contrairement aux Juifs sionistes.
De toute façon je préfère un cynique comme Morris (ou Ben Gourion) qui ose regarder la vérité en face plutôt que toute la cohorte de pleurnichards qui voudraient bénéficier d’un crime sans devoir reconnaître qu’ils sont les bénéficiaires de ce même crime. Bénéficiaires est beaucoup dire ! Le citoyen Morris est peut-être un sioniste convaincu, mais l’historien Morris demeure un pur historien ce qui donne une grande valeur à son témoignage. Il est totalement impossible de le soupçonner de partialité. Je l’ai dit un peu plus bas, la disparition du néfaste État juif ne peut être que le fait d’un Juif comme la disparition de l’État afrikaner fut le fait d’un Blanc. Il faudrait une sorte de général De Gaulle juif pour mettre fin à ce cauchemar. Ben Gourion vivant aujourd’hui en aurait peut-être été capable en constatant l’étendue du désastre auquel conduisit sa politique de demie « solution finale ».
un simple État des juifs comme le souhaitait Herzl sans préjuger de la nature de cet État) était une très mauvaise idée qui tourna rapidement en entreprise criminelle séculaire.
Le Prix Paul Jorion, 2003 →
Grâce à un lien dans les commentaires, je découvre le texte de Paul Jorion de 2003 qui développe les articles qui l’ont précédé. J’ajoute une couleur à ma palette pour signaler les liens sur un texte extérieur que j’estime important. Le jaune urine de chameau demeure consacré aux textes extérieurs que j’ai reproduits sur mon site.
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Encore un magnifique article antisémite de Gilad Atzmon. « Les Israéliens ne sont pas contents. » DOC 2009-10-16
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Les Israéliens et les Sionistes sont nés d’un mensonge, ils vivent dans un mensonge, ils croient qu’ils peuvent s’en tirer avec des mensonges et de la tromperie, et cette triste vérité doit être dite. D’autant plus que les leaders mondiaux le savent. Comme nous le savons, pas un seul leader mondial n’a protesté à l’ONU contre les entourloupes de Netanyahu. Plus dérangeant est le fait que pas un seul historien ou intellectuel, n’a essayé de montrer au Premier Ministre Israélien, que plus que tout, le protocole de Wannsee [brandi par Netannyahou devant l’assemblée de l’ONU] décrit en réalité sa propre politique. Très peu de leaders mondiaux ont la trempe pour s’opposer à l’opération de mystification sioniste. Récemment nous avons eu l’exemple du courageux Iranien Mahmoud Ahmadinejad, du Vénézuélien Hugo Chavez et du Premier Ministre Turc, Tayyip Erdogan. Rares sont ceux qui prennent en considération l’ampleur des atrocités colossales commises par l’État Juif. Mais, c’est tout de même mieux que rien. La bonne nouvelle est que l’humanisme et l’humanité ne sont pas exactement en possession des politiciens ou des soi-disant « leaders mondiaux ». C’est en fait notre propriété, les membres de la race humaine, les personnes de là-bas (les Palestiniens) qui s’avèrent justement être témoin du mal naissant. La vraie humanité et l’humanisme s’obtiennent par la bonté et l’aspiration à éthique et la véracité des faits. Dans la plupart des cas, ce sont en fait les artistes et les anonymes qui transforment l’humanisme en message vivifiant. Nos interventionnistes d’élus, pour des raisons inconnues, insistent pour tous nous traîner de plus en plus dans les guerres sionistes au nom de l’holocauste, de la démocratie et de la liberté. Assez tragiquement, nos leaders occidentaux sont encore mis sous silence ou « du moins captifs » des mensonges sionistes. Mais ceci ne sera plus un souci majeur. La trahison des idéologies occidentales (parti de droite, gauche et du centre), des politiciens et des institutions est un fait établi. Succomber aux mensonges sionistes est apparemment juste un symptôme parmi un trop grand nombre d’autres. Non seulement la vérité vaincra, mais elle gagne déjà en réalité. L’identification du mensonge sioniste est de plus en plus de notoriété publique. Comme le nuage brumeux de la brutalité sioniste s’épaissit, nous développons tous une aspiration croissante aux quelques faisceaux de vérité et de grâce. Nous commençons à saisir qu’ils font leurs guerres sur des mensonges. Ils peuvent encore gagner quelques batailles à la Pyrrhus, mais ils perdront la guerre. |
● « L’anti-antisémitisme »
avec Norman Finkelstein Palestine Monitor, 15 Octobre 2009. Encore un splendide article
antisémite.
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Finkelstein considère que Goldstone représente un filigrane de qualité pour ceux qui critiquent la politique israélienne, particulièrement aux Etats-Unis. « On connaît trop de choses maintenant sur l’agenda d’Israël et partout dans le monde les gens estiment qu’il est impossible de concilier les principes libéraux avec un sionisme patent. Les massacres israéliens ont couvert toutes les unes de la presse. Ils sont devenus incontournables dans la vie publique. Même les journalistes juifs dans le New York Times ont du mal à soutenir Israël. Le système d’apartheid est en train de devenir impossible à défendre. » Finkelstein a le sentiment que le rapport a aidé à faire évoluer les sympathies dans les médias, particulièrement dans le sillage de Goldstone. « Il n’y a eu aucun éditorial d’importance pour défendre Israël contre le rapport, principalement parce qu’Internet a mis fin au monopole du New York Times et du Washington Post. Pendant le massacre de Gaza, chez les blogueurs, et spécialement chez les jeunes blogueurs juifs, une immense majorité s’est prononcée contre ce qu’Israël avait fait. L’influence de ces deux médias n’agit plus que pour eux. » (…) Que de telles hautes personnalités recourent à ces propos diffamatoires désespérés montre bien la difficulté croissante de leur position. Jouer les victimes n’a jamais été plus difficile pour les majorettes d’Israël, maintenant que les crimes de Gaza sont étalés aux yeux de tous. Les voies dissidentes ne peuvent plus être aussi facilement écartées comme racistes ou démentes, alors que partout dans le monde se manifeste plus d’opposition, au mépris de la chasse aux sorcières antisémites. « Je pense que nous arrivons au terme de l’ère des calomnies, » affirme Finkelstein, « la puissance de ces attaques s’est considérablement atténuée alors que des personnalités éminentes commencent à remettre en question la politique d’Israël. Cela ne marche plus, ce n’est plus crédible et une fois que ce sera fini, il n’y aura plus rien à cacher de ce que fait Israël. » |
● Sévère backwardisation de l’or
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30 SEPTEMBRE 2009: LE JOUR OU UNE
BOMBE EN OR 666 CARATS A EXPLOSE LE JOUR OU LA BOMBE EN OR 666 CARATS
A EXPLOSE A LA FIGURE DE LA CIA correctif - Le dollar, ratifié par la Confédération en 1785,
est convertible en or par n’importe quel citoyen qui va à la banque centrale Voilà, vous avez tout compris, la cavalerie qui
dure depuis 1971 est finie. Seule une guerre, qui va emporter le brut à des
sommets, permettra aux USA de sauver son système une fois de plus, en semant
la peur. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com
2008-2009 L’OR A ETE VENDU 20 FOIS SUR LE
PAPIER LES RESERVES THEORIQUES D’OR USA:
$298.36 milliards |
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Il était l’un des grands témoins
connus d’un monde disparu : le Yiddishland presque totalement anéanti par les
Nazis. Il était aussi un des derniers survivants d’un parti de masse, le
Bund, dont les positions politiques sont plus que jamais d’actualité. Marek Edelman a été en 1943 le commandant en second de
l’insurrection du ghetto de Varsovie. Au moment de l’assaut final, il a pu
fuir par les égouts et continuer la lutte dans la résistance polonaise.
Combattant héroïque face au nazisme, il a gardé la même intransigeance après
guerre. Il est resté en Pologne. Il était et s’affirmait polonais. Opposant
résolu au sionisme, il a régulièrement dénoncé la politique israélienne. Et
il a courageusement combattu le stalinisme. Sa mort nous rappelle quelques vérités historiques. En Europe de l’Est où vivaient des millions de Juifs,
le sionisme a été minoritaire jusqu’à la guerre face aux différents courants
socialistes dont le Bund. Le Bund était un parti ouvrier révolutionnaire qui
liait l’émancipation des Juifs face à la ségrégation raciale, antijuive, à
celle du prolétariat. Le Bund était laïque et prônait la liberté et l’égalité
des droits pour les Juifs là où ils vivaient, sans territoire spécifique. Les
Bundistes étaient farouchement antisionistes : refuser la lutte et partir
coloniser un autre pays était pour eux une trahison et une utopie messianique
dangereuse. Le souvenir de Marek Edelman nous rappelle que la
résistance juive au nazisme a été essentiellement bundiste ou communiste. Et pourtant, absurdité de
l’histoire, en Israël, l’instrumentalisation du souvenir de l’antisémitisme
européen et du génocide nazi est devenue le principal moyen pour faire
accepter par l’opinion les crimes de guerre à Gaza ou la destruction de la
Palestine. Edelman n’a jamais reçu aucune décoration ou aucune marque
d’honneur de la part d’Israël. Il était banni de facto. Après
la guerre, il y a eu un consensus mondial pour faire partir en masse les
survivants du génocide en Israël et pour faire en sorte que le crime européen
soit payé par les Palestiniens. Marek Edelman a été un des rares à
refuser. Il y a eu la résurgence de l’antisémitisme en Pologne, marquée par
le massacre de Kielce (1946) et l’épuration organisée en 1968 par le
général Moczar. Marek Edelman est resté en Pologne et a continué de se battre
pour la liberté et la démocratie. Enfin
Marek Edelman n’a jamais cessé de dénoncer la politique des gouvernements
israéliens. Il a été solidaire des Palestiniens. Lui qui a lutté contre la
destruction de son pays les considérait comme des « partisans » face à
l’occupation. Pour toutes ces raisons, sa disparition est une perte
immense, au-delà de l’Union Juive Française pour la Paix, pour les
internationalistes du monde entier. L’UJFP salue sa mémoire et continuera à promouvoir son
combat internationaliste contre l’oppression et pour l’émancipation des
peuples. Bureau national de l’UJFP le 5 octobre 2009 |
HISTOIRE JUIVE -
RELIGION JUIVE, Le poids de trois millénaires, Israël Shahak →
Je vais de surprise en surprise. Non pas grande était mon ignorance, mais totale. Contrairement à ce que prétend notre mini président sous-marinier simplifié et modificateur, l’antisémitisme n’est pas inexplicable. Tout le monde n’est pas un ignorant, comme lui ou comme moi. J’ai découvert ce livre grâce à Abd el Kader el Djazaïri)
● Shahak
attaque Martin Buber et d’autres
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Mon dernier exemple, d’ordre général, est, si possible, encore plus odieux que les autres. Il concerne l’attitude du mouvement hassidique envers les non-juifs. Le hassidisme — avatar (et grave avilissement !) de la mystique juive — est toujours un mouvement vivant, avec des centaines de milliers d’adeptes vouant un attachement fanatique à leur « saints rabbins », dont certains ont acquis une influence politique énorme en Israël, au sein des directions de la plupart des partis, et encore davantage dans les hautes sphères de l’armée. Si malgré ces difficultés pratiques, Habbad peut jouir du soutien public de tant de personnalités de la haute politique, c’est en bonne partie grâce aux spécialistes du mouvement hassidique et de sa branche Habbad qui, presque tous, en donnent une présentation foncièrement déloyale et trompeuse. C’est le cas notamment de tous ceux qui ont écrit, ou qui écrivent sur la question en anglais. Ces auteurs gomment entièrement les infamies les plus évidentes des vieux textes hassidiques, ainsi que leurs conséquences politiques actuelles — toutes choses qui, au contraire, sautent aux yeux même du lecteur le plus inattentif de la presse israélienne en hébreu, où le rabbin de Loubavitch et autres chefs hassidiques ne cessent de publier les déclarations les plus violentes et les exhortations les plus sanguinaires contre tous les arabes. Dans ce domaine, Martin Buber fut un grand artisan du mensonge, et un bon exemple de sa puissance. Dans ses nombreux ouvrages à la gloire du mouvement hassidique (y compris de Habbad), on ne trouvera rien sur la doctrine réelles du hassidisme à l’égard des non-juifs. Le crime de tromperie est d’autant plus grave que ces panégyriques ont connu leurs premières parutions en Allemagne à l’époque de la montée du nationalisme et de l’arrivée des nazis au pouvoir. Or, en dépit de son opposition ostentatoire au nazisme, Buber a fait l’apologie d’un mouvement qui, au sujet des non-juifs, avait et même professait une doctrine non dissemblable de celle des nazis au sujet des juifs. L’on dira que les juifs hassidiques d’il y a soixante-dix ou cinquante ans étaient les victimes, et qu’un « pieux mensonge » en faveur d’une victime est excusable. Mais les conséquences de la tromperie sont incalculables. Les œuvres de Buber, traduites en hébreu, sont devenues un grand classique de l’enseignement hébraïque en Israël et ont fortement consolidé les positions des chefs hassidiques assoiffés de sang ; bref, elles ont été un facteur très important de la montée du chauvinisme israélien et de la haine à l’égard de tous les non-juifs. De nombreux êtres humains sont morts effectivement de leurs blessures parce que des infirmiers militaires israéliens, le crâne bourré de propagande hassidique, ont refusé de les soigner — comportement inhumain dans lequel une lourde part de responsabilité incombe à feu le philosophe Martin Buber. Je dois signaler ici que dans son apologie béate du hassidisme, Buber dépasse de loin les autres penseurs juifs [favorables à cette secte], notamment ceux qui ont écrit ou écrivent en hébreu (ou, autrefois, en yiddish) ou même dans des langues européennes (mais uniquement à l’intention d’un public juif). Sur des questions ne relevant que des rapports inter juifs, les hassidim furent en butte jadis à des critiques nombreuses et justifiées, pour leur misogynie (bien plus poussée que le mépris des femmes partagé par toute l’orthodoxie juive), leur amour de l’alcool, le culte fanatique qu’ils vouent à leurs « saints rabbins » héréditaires [tsadikim], les nombreuses superstitions qui leur sont particulières, et tant d’autres coutumes et traits négatifs. Mais l’image romantique, pleine de sensiblerie et mensongère donnée par Buber l’a emporté, surtout aux États-Unis et en Israël, parce qu’elle était au diapason avec l’admiration totalitaire pour la moindre manifestation de l’« authentiquement juif » et qu’une certaine « gauche » juive a subi le charme du philosophe au point de tomber elle aussi dans le panneau. Buber ne fut certes pas le seul de sa tendance, bien qu’à mon avis, il ait été de loin le pire de tous, par le mal qu’il a répandu et l’influence qu’il a laissée derrière lui. Citons, entre autres (car la liste serait longue), Yehezkiel Kaufman, grosse autorité en sociologie et en études bibliques, qui préconisait le génocide sur le modèle du Livre de Josué ; et le philosophe idéaliste Hugo Shmuel Bergman, qui dès 1914-1915, prônait l’expulsion de tous les Palestiniens en Irak. Tous ces penseurs étaient évidemment des « colombes », mais leurs formulations ont pu se prêter aux pires interprétations anti-arabes ; tous avaient un penchant pour ce mysticisme religieux qui tend à propager le mensonge et l’imposture ; c’étaient des personnes très aimables, elles avaient beau recommander l’expulsion, le racisme et le génocide, elles n’auraient pas fait de mal à une mouche — les conséquences de leurs mensonges n’en ont été que pires. C’est contre l’apologie de l’inhumanité, prêchée non seulement par les rabbins mais par des personnes qui passent pour les plus grands penseurs du judaïsme (en tout cas, ce sont les plus influents) que nous devons lutter. Contre ces épigones modernes des faux prophètes et des prêtres de mauvaise foi, il nous faut répéter — à la face d’une opinion publique quasi-unanime en Israël et de la majorité des juifs de pays comme les États-Unis — l’avertissement de Lucrèce contre toute capitulation de la pensée devant les déclamations des chefs religieux : Tantum religio potuit suadere malorum — « Tant la religion a pu inspirer de maux ». La religion n’est pas toujours l’opium du peuple (comme dit Marx), mais certes, il arrive souvent qu’on la réduise à un tel usage en faussant sa vraie nature et en la défigurant : les penseurs et autres intellectuels qui accomplissent cette tâche acquièrent effectivement les caractéristiques de trafiquants d’opium. Mais de cette analyse découle une autre conclusion plus générale au sujet des moyens les plus efficaces et les plus horribles inventés pour contraindre à faire le mal, à tricher et à tromper, et, tout en gardant soi-même les mains propres, corrompre des peuples entiers et les entraîner à l’oppression et au meurtre. (Car il ne peut plus faire aucun doute que les actes d’oppression les plus horrifiants commis en Cisjordanie sont inspirés par le fanatisme religieux juif.) La plupart des gens semblent supposer que le pire des totalitarismes recourt à la coercition physique, et ils renverront à l’imagerie de 1984 d’Orwell comme modèle d’un tel régime. Cette idée reçue me semble des plus fausses ; à mon avis, l’intuition d’Isaac Asimov dans son œuvre de science-fiction, où la pire des oppressions est toujours intériorisée, exprime de façon bien plus véridique les côtés dangereux de la nature humaine. Contrairement aux intellectuels rampants de Staline, les rabbins — et a fortiori les penseurs attaqués ici, et toute la basse-cour également silencieuse (quand il faut l’être) des écrivains, journalistes, hommes publics etc. qui mentent et trompent encore plus qu’eux — n’ont pas à redouter la mort ou le camp de concentration, mais uniquement une pression sociale ; ils mentent par patriotisme, parce qu’ils pensent que c’est un devoir de mentir dans ce qu’ils estiment être l’intérêt des juifs. Ce sont des menteurs patriotiques, et c’est ce même patriotisme qui leur ferme la bouche devant la discrimination et l’oppression que subissent les Palestiniens. Dans cette affaire, nous nous heurtons à une autre loyauté de groupe, qui, elle, a une origine extérieure au groupe et est parfois encore plus malfaisante. De très nombreux non-juifs (parmi lesquels des chrétiens — prêtres et laïcs pratiquants — et des marxistes de toutes nuances) considèrent, fort curieusement, que pour « expier » les persécutions des juifs, il convient, entre autres, de ne pas s’élever contre leurs forfaits et, bien plus, de participer aux pieux mensonges à leur sujet. L’accusation grossière d’« antisémitisme » (ou dans le cas des juifs, de « haine de soi »), à laquelle a droit quiconque dénonce la discrimination imposée aux Palestiniens, ou signale, dans la religion ou le passé des juifs, des faits contraires à la « version officielle », frappe avec d’autant plus de force et d’hostilité qu’elle est lancée par les « amis des juifs ». C’est l’existence et la vaste influence de ce groupe dans tous les pays occidentaux, surtout aux États-Unis (et dans les autres pays anglophones) qui a permis aux rabbins et aux spécialistes du judaïsme de propager leurs mensonges non seulement sans être contestés mais en bénéficiant d’une aide considérable. En fait, parmi ceux qui font aujourd’hui profession
d’« antistalinisme », beaucoup se sont simplement trouvé une
autre idole à adorer, et dans l’ensemble, ils soutiennent le racisme et le
fanatisme juifs avec encore plus d’ardeur et de mauvaise foi qu’on n’en
pouvait trouver jadis chez les staliniens les plus absolus. Bien que cette
façon d’appuyer aveuglément, à la stalinienne, toute manifestation du mal, du
moment qu’elle est « juive », se soit fortement développée depuis
1945 et la découverte de la vérité sur l’extermination des juifs européens,
ce serait une erreur d’y voir un phénomène contemporain. Un ami de jeunesse
de Marx, Moses Hess, bien connu et respecté comme l’un des premiers
socialistes d’Allemagne, a fait preuve, par la suite, d’un racisme juif
extrême, et ses idées sur la « pure race juive », parues
en 1858, n’ont rien à envier aux élucubrations sur la « pure race
aryenne ». Or les socialistes allemands, qui luttaient contre le racisme
germanique, ont gardé le silence sur leur propre composante de racisme juif. |
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COMMENT LES ETATS-UNIS VONT DETRUIRE
LE MONDE - M1 correspond aux
billets, pièces et dépôts à vue (515 000 000 000 de billets et de pièces en
2005 dans la zone euro.) Maintenant, voici ce qu’a écrit Ambrose Evans-Pritchard dans son article de
vendredi dernier dans le Telegraph: "Ben Bernanke, bien sûr, a cessé de prêter attention au M3, et cela
depuis très longtemps. Il a été largement responsable de l’abolition de cette
stat à la Fed (on peut facilement la reconstruire). Ceci a été une autre de
ses graves erreurs. Il aurait observé le M3 qu’il aurait compris que la bulle
était devenue incontrôlable à partir de 2005 et 2006, et il aurait compris
que le système bancaire commencerait à s’effondrer en 2007 et à se
désintégrer en 2008. Toutes les infos étaient là, elles crevaient les
yeux. Il a eu du culot de dire cet été à Jackson Hole que personne n’a vu la
crise arriver. (...) Je crains que cela n’emporte Ben Bernanke, et le reste
du monde avec, dans une autre crise". Voilà, vous êtes avertis pour la "énimème
fois". Le système est mort, Ben Bernanke manipule le monde entier et il
est aidé en cela par les médias qui vous disent que la crise est finie et que
nous sommes sur la voie du rétablissement... Il n’y a aucun rétablissement
possible avec: 1) 55.000 milliards de faux dollars toxiques dans
les vrais bilans des banques, LEUR SYSTEME EST MORT, quel que soit le côté
duquel on l’observe. En ce moment, les banquiers gagnent simplement du temps,
parce qu’ils savent que leurs heures sont comptées. Mais ils vont se faire
massacrer à la machette par des gens déséspérés à qui on a expliqué que c’est
eux qui ont tout raté parce qu’ils n’ont pas de travail et qu’il ne peuvent
pas rembourser leur prêt à la consommation ou immobilier. ERREUR. Il n’y a
qu’un seul responsable de la crise aujourd’hui, le système américain qui fait
de la cavalerie depuis Nixon (lire le rappport édifiant de la CIA en dessous,
et prendre une calculette). Tous les autres, les banquiers et les financiers,
n’ont fait que suivre les directives américaines, uniquement orientées pour
préserver le dollar... Victimes: les gens. Regardez ce que font les banques: elles vous
pompent tout ce qu’elles peuvent. Dans les années 1970, elles ne vous
prélevaient rien, trop contentes que vous ayiez ouvert un compte...
Multipliez ces 2 ou 4 euros par des millions de comptes, ensuite multipliez
ça par 12, puis par autant de frais divers et variés, et regardez. Vous serez
surpris. BANQUIERS, VOUS ALLEZ FINIR AVEC VOS TETES SUR DES PIQUES QUAND LE
SYSTEME VA EXPLOSER. Pourquoi croyez-vous que tous les Etats sont en train de
mettre en place des legislations de dictature militaire sous couvert de
grippe? PARCE QUE TOUS LES
ÉTATS SAVENT QUE LE SYSTEME VA EXPLOSER A UN MOMENT DONNÉ [à moins que ce soient seulement de
gros connards, ce dont je doute], et pour cela il faut que la
législation militaire soit prête, sous une couverture
"démocratique". NOUS SOMMES EN DANGER, LA DEMOCRA LES AMERICAINS NE PEUVENT PLUS
ENTERRER LEURS MORTS LA RUSSIE VEND DE L’URANIUM A LA
FRANCE LA RUSSIE VA EMPRUNTER 4 MILLIARDS A
LA BANQUE MONDIALE JE VENDS MES REINS POUR REFAIRE MA
CUISINE |
● LES MERDEUX DE
DIEU par Sami Jamil Jadallah. Ç’est un
plaisir de lire tous ces beaux textes antisémites. DOC 2009-10-26
● Le
crime de l’Iran est son indépendance John
Pilger, New Statesman,October 1, 2009 (Alter Info)
● Charte
du réseau international juif anti-sioniste (Alter Info)
|
Il faut mettre fin au sionisme sous toutes ses formes C’est la priorité des priorités, en raison des
conséquences du sionisme sur les Palestiniens et les peuples de l’ensemble de
la région; en raison aussi du fait que le sionisme porte préjudice à la
mémoire de la persécution et du génocide des Juifs d’Europe en l’exploitant
pour justifier et perpétuer le racisme européen et le colonialisme. Le
sionisme est, par ailleurs, responsable du déplacement massif des Juifs
mizrahi (originaires d’Afrique et d’Asie), et du détournement de leurs
Histoires, langages, traditions et cultures. L’histoire des Juifs mizrahi
remonte à plus de 2000 ans et le
sionisme, en s’implantant, en a dévié le cours au profit d’une ségrégation
parmi les Juifs imposée par l’État d’Israël. |
● Étonnant :
quelques traductions de textes du comte Orlov
|
Dmitry Orlov est
né à Leningrad et a immigré aux États-Unis à l’âge de douze ans. Il a été
témoin de l’effondrement soviétique lors de plusieurs visites prolongées sur
sa terre natale russe entre la fin des années 1980 et le milieu des années
1990. Il est aussi un théoricien majeur du pic pétrolier et estime que l’Union soviétique était mieux préparée à l’effondrement
économique que le sont les Etats-Unis. |
● Des juifs
affrontent le sionisme Daniel
Lange/Levitsky, Monthly Review (UJFP). Étonnant, il existe des queers
juifs et un mouvement palestinien lesbien. Ils ne se contentent plus de
critiquer telle ou telle action infâme de l’État juif mais ils critiquent le
sionisme lui-même dans son principe (quel est ce principe ? C’est le
retour des Juifs à Sion, comme le nom du sionisme l’indique, ce qui implique
que l’antisionisme est la critique et la condamnation du retour des juifs à
Sion). Plus simplement dit, ils ont compris que les pro-paix ne sont bons a
rien (et sont même parfois des faux-culs) et que seuls valent les pro-justice.
Bravo ! (et je le comprends moi-même en lisant cet article — merci !
—. C’est étonnant, je n’y avais jamais pensé quoique j’aie lu Gandhi sur la
question) Ce n’est pas de paix que les Palestiniens (y compris le mouvement
lesbien palestinien) ont besoin, mais de Justice. Comme disait déjà
Aristote : pas de paix sans justice. L’injustice implique la guerre —
surtout avec les Arabes qui ne rechignent pas au combat et qui se font sauter
pour un oui ou un non. L’islamisation des combattants leur a donné l’arme de la
foi et le goût du sacrifice. Benny Morris admet que les combattants arabes qui
sont prêt à faire don de leur vie ont atteint une combativité supérieure à
celle des soldats juifs, la combativité de ces derniers étant d’ailleurs en
baisse puisqu’ils en sont arrivés à la guerre zéro mort (la guerre OK) et au bombardement
stratégique des populations, ceci étant dû à leur américanisation galopante.
Les Palestiniens, eux, combattent à pied, comme les Romains et les Grecs
L’islamisation des combattants est donc une réponse à la supériorité technique
de l’oppresseur. Cela vérifie ce que disait
Durkheim : la religion est faite pour inspirer des actes —. Or la
justice est incompatible avec le sionisme qui est nécessairement un mouvement
spoliateur. Si les Palestiniens ont toujours dit non aux plans foireux qui leur
ont été proposé, c’est parce qu’ils veulent la justice et non la paix
judéo-américaine. Ils ont suffisamment prouvé qu’ils étaient capables de
supporter la guerre indéfiniment. La seule façon qui permettrait à l’État juif
d’en finir avec eux, c’est de les exterminer tous mais cela, il n’ose pas
encore le faire. L’indécrottable Peres (voir ci-dessous) veut de l’air pur et
un ciel dégagé pour les enfants palestiniens. Mais ce n’est pas cela que
veulent les Palestiniens enfants ou non. Ce qu’ils veulent, c’est la justice.
Les
Juifs sionistes, de Palestine et d’ailleurs, reprochent chaque jour aux
Palestiniens de ne pas vouloir la paix, ce qui est évident. Les Palestiniens ne
veulent pas la paix, ils veulent la justice. Vive le Hamas ! Vive le
Hezbollah ! Vive l’Iran et la Syrie.
● Ils
tirent et ils pleurnichent Je cite l’autorité suprême du sionisme, Ben
Gourion : « Quand nous disons que les Arabes sont les
agresseurs et que nous nous défendons, ce n’est qu’à moitié vrai. En termes de
sécurité et de vie quotidienne, certes, nous nous défendons. [...] Mais cette
lutte ne représente qu’un aspect du conflit, qui est en substance d’ordre
politique. Et en termes politiques, nous sommes les agresseurs, et eux se
défendent ». C’est une erreur de prétendre que
les Juifs sionistes de Palestine sont comme les Nazis. Ils n’en sont pas
capables. Les Nazis ne pleurnichaient pas, eux ; ils assumaient leurs
crimes. Ils ne prétendaient pas avoir l’armée la plus morale du monde
quoiqu’ils eussent la plus puissante. Les Allemands savaient encore combattre à
pied, comme les Romains. Ils ignoraient le « bombardement stratégique ».
● Le
virtualisme revisité (de defensa) Finalement, le virtualisme
n’est autre, aujourd’hui, que ce que fut l’idéologie du temps de Marx, quand la
bourgeoisie se prétendait la classe universelle, ce qu’elle est devenue,
puisque c’est la seule qui lutte aujourd’hui (Warren Buffet). Mais le
virtualisme n’est cependant pas la même chose que l’idéologie qui se contentait
d’agir dans la pensée. Le virtualisme agit dans le monde, le virtualisme est
l’idéologie devenue monde et non pas comme le disait Debord de son
« spectacle » l’idéologie matérialisée ce qui ne veut rien dire car
le monde est tout ce qu’on voudra sauf matériel. Il y a monde où il y a esprit
(communication, savoir partagé et la conséquence du savoir partagé : la
coercition. Tous suivent la règle parce que tous savent que tous suivent la
règle) ; de même qu’il n’y a existence que là où il y a apparition.
Agissant dans le monde, le virtualisme devient monde, le pire des mondes
possibles.
● Ils sont très forts ces
mollah, au jeu de la barbichette Iran-Resist, 02.10.2009.
● Le
rapport Goldstone met mal à l’aise et
sur la défensive l’État juif (Alter
Info)
● La
résilience du Hamas est essentielle pour l’unité nationale par Khaled Amayreh
● Bêtisier de Sarkozy Ça fait toujours plaisir que ces effrontées et insultantes
sottises soient relevées.
● Bernanke :
il faut que le chômage baisse, il faut augmenter les salaires En voilà une vraie bonne nouvelle ! Y a pas de
mystère, ce sont les salariés qui achètent toute cette merde de camelote
produite. S’ils payent avec des crédits, il arrive ce qui est arrivé. S’ils
payent avec leurs salaires, tout va bien… sauf pour les actionnaires qui
devront à nouveau se contenter d’un 5 % de retour sur fonds propre ce qui
n’est pas si mal. Mais ils sont tellement cons, salauds et cupides qu’ils
préfèreront crever plutôt que d’accepter un chose pareille. Et c’est tant
mieux ! Vive la crise ! (Cf. Actionnaire qui rit,
salarié qui pleure)
La définition de l’État juif par Israël SHAHAK →
Je vais de surprise en surprise au fur et à mesure que mes recherches avancent : il n’y a pas un seul Israélien dans l’État juif de Palestine ! J’ai le nez creux : pour diverses raisons (dont la principale était que les Arabes citoyens de cet État n’avaient pas la nationalité israélienne) j’avais décidé de nommer désormais l’État prétendument israélien « État juif de Palestine » et les citoyens juifs de cet État « Juifs de Palestine » et pour les sionistes résidant en Palestine : « Juifs sionistes de Palestine ». Cela correspond exactement à l’état des lieux puisque personne n’a la nationalité israélienne dans cet État, mais seulement la nationalité juive, arabe, druze etc ! Alors, pourquoi cet État prétend-t-il se nommer Israël s’il n’y a pas d’Israéliens en Palestine ? Gödel aurait été horrifié par ces contradictions. Quel est donc le vrai nom de cet État ? C’est la Judée, tout simplement. Les Juifs de Palestine sont les citoyens de première classe de l’État juif de Palestine et ils sont de nationalité judéenne. On n’arrête pas le progrès. Il y a à peine deux ans, je croyais encore que l’État d’Israël était une démocrachie comme les autres, ni pire, ni meilleure, avec seulement quelques problèmes avec les Arabes ! Or l’État juif de Palestine est comme l’État chrétien du roi de Prusse du temps de Hegel et de Marx avec cette différence, à l’avantage de l’État du roi de Prusse, qu’il y avait bien des Prussiens en Prusse (et des Juifs aussi. Le père de Marx avait dû se convertir au christianisme pour devenir fonctionnaire prussien — ah ! c’était quelque chose que d’être fonctionnaire en Prusse), alors qu’il n’y a pas d’Israéliens en Israël et, si j’en crois Shahak, ni même de Juifs israéliens. Je comprends enfin pourquoi il n’y a pas non plus d’Arabes israéliens en Israël et, en quelque sorte, c’est mieux ainsi, c’est plus égalitaire.
Si je comprends bien Shahak, il y a bien des citoyens israéliens (juifs, arabes, druzes) mais il n’y a pas d’Israéliens ! Il n’y a même pas de Juifs israéliens ! Les citoyens israéliens sont de nationalité juive, arabe, druze… Un tel État est non viable, il est gros d’explosions. C’est une monstruosité comme je l’avais déjà dit il y a quelque temps ; mais je comprends mieux pourquoi après la lecture de Shahak.
● Un
autre certificat de Ben Gourion
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Certains croient par erreur que c’est la tragédie du peuple juif au cours de la Seconde Guerre mondiale le massacre des six millions de Juifs européens qui amena le monde civilisé (y compris la Russie, car à la réunion de l’Assemblée des Nations Unies en mai 1947 au cours de laquelle cette question fut discutée, c’était le Russe Gromyko qui, le premier, exigea la création d’un État juif en Palestine) à demander l’établissement d’un État juif. Il n’est pas de plus grande erreur que celle-ci. L’extermination des six millions de Juifs fut la plus grande et la plus terrible des catastrophes qui s’abattit sur l’État dont les débuts remontent à 1870 : « Mikveh Israël », la première école agricole juive, fut fondée par les Juifs français de l’Alliance israélite universelle sous la présidence de Crémieux, ministre de la Justice du gouvernement provisoire après l’échec de Napoléon III. [Lettre au général De Gaulle] |
Comment Ben Gourion peut-il affirmer que ce n’est pas le massacre des Juifs qui incite le « monde civilisé » à favoriser l’Établissement d’un État juif ? La demande de Gromiko intervient en 1947, après le massacre. Cela dit, il donne un certificat que, non, le massacre des Juifs par les Nazis n’est pas à l’origine de la création d’un État juif puisque lui-même estime que la faveur du « monde civilisé » n’a pas pour origine ce massacre, qu’elle est donc antérieure à ce massacre. D’autre part, il affirme clairement que l’origine de l’État a lieu en 1870, avec les premiers colons. C’est pourquoi Gilad Atzmon a parfaitement raison de dire aux Juifs sionistes : « Laissez la Shoah tranquille ! ». Ce n’est qu’un scandale de plus que tant de crimes perpétrés contre les Palestiniens du fait des sionistes soient justifiés a posteriori par l’invocation du martyre des Juifs. Et c’est un autre scandale que Ben Gourion en ait fait un objet de propagande pendant l’accomplissement même des crimes, réservant pour ses intimes ses paroles les plus cyniques.
T. Livni
confirme l’opinion de Ben Gourion. Voici donc un double certificat.
(Mounadil al Djazaïri)
Manifestement, Ben Gourion a tout son esprit et un parfait cynisme (du moins une grande lucidité). Je suspecte les dirigeants actuels de n’avoir ni l’un, ni l’autre : selon le mot de M. de defensa, ils sont soumis au virtualisme, ils croient sincèrement à leurs vociférations. Vulgairement dit : ils ne se sentent plus pisser, ce qui signifie que toute notion d’humanité les a quittés ainsi que le relève Gilad Atzmon ci-dessous. Aujourd’hui, que ce soit au quotidien, ou militairement ou politiquement, les Juifs de Palestine sont les agresseurs plus qu’ils ne l’ont jamais été et ça empire chaque jour. Ils sont perdus de virtualisme et peut-être perdus tout court.
Pappé confirme que, si pour le public, dont le général De Gaulle, Ben Gourion était un larmoyant de première force, avec « les siens » ou dans son journal, il ne mâchait jamais ses mots.
La parabole du bon grain et de
l’ivraie (Jovanovic)
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29
SEPTEMBRE 2009: FETE DES ARCHANGES du 29 au
30 septembre 2009 : Voici un an, jour pour jour, Wall Street s’était
effondré de -777,7 points, donnant le signal du début de l’Apocalypse
financière. L’an passé, la nouvelle année juive était tombée aussi sur la
fête des Archanges. L’année avait doublement mal commencée. Une série
insensée d’événements plus incroyables les uns que les autres s’est déroulée
depuis, et vous les avez tous vus sur ce site: des centaines de millions de
gens ont perdu leur emploi, des millions de gens mis à la rue, 40 millions
d’Américains mangent maintenant avec des tickets de rationnement et tout cela
parce qu’une pseudo-élite de crétins cupides s’est accaparé le contrôle de
votre argent. Songez que la Japan Air Lines, la MGM, Hertz, AMD, etc.
risquent de couler d’ici quelques semaines ou mois s’ils ne sont pas
« aidés ». Pourtant, un an après,
les requins de Wall Street trichent plus que jamais: ils ont modifié leurs
règles comptables pour rendre leurs pertes moins importantes, ils ont
maquillé tous leurs bilans, ils ont déversé, et continuent à le faire, des
millions de milliards de billets Monopoly sur toutes les places financières
de la planète, ils vous endettent encore plus, ils achètent leur propres
actions en cercle pour faire croire que leur système tient toujours debout,
ils mentent chaque jour en nous disant que la crise est finie, et ils
continuent à se verser des millions de dollars en « bonus » avec
votre argent pendant que vous, vous voyez votre M1 fondre comme neige au
soleil. En vérité, je vous
l’écris, et retenez-le bien car nous sommes le 29 septembre, leur
système va exploser en mille millions de morceaux, car ce qu’ils ont fait
colle à la parabole du bon grain et de l’ivraie: Avant, il n’y avait que des bons crédits. Et les moissonneurs, ne
l’oubliez pas, ce sont justement les Anges. C’est pour cela qu’un Ange jette
sa faucille... Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, avec le 777, la
chute du Vatican et de Wall Street selon saint Jean, on comprend tout de
suite pourquoi Jean a utilisé le 666 et pas le 333 ou le 12.
Et nul besoin de connaître le grec ou la numérologie de la belle-mère de
Néron. Mes amitiés à votre Ange gardien, et bonne fête à tous les Gabriel(le),
Michel(le), Uriel(le) et Raphaël(le). Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com
2008-2009 CACHEZ CE
DOLLAR QUE JE NE SAURAIS VOIR LA LOI DE 1973 SIGNEE PAR POMPIDOU
ET GISCARD Concernant cet article de loi qui oblige l’état à
emprunter aux banques privés avec intérêts au lieu des banques centrales et
sans intérêts comme c’était le cas auparavant, ce qui a considérablement fait
gonfler les dettes (on n’est plus à ça près me diriez-vous), je vous propose
une explication détaillé d’un économiste sur cette vidéo, cela pourrait vous intéresser. La vidéo ne
dure pas longtemps, mais permet de se rendre compte de l’aberration de cette
loi vampiresque.. Sur un forum, un lecteur averti apporte une
précision : Le plus savoureux, c’est qu’au service de la dette
de l’Etat, il est écrit que ceux qui souscrivent à ces obligations sont
dispensés d’impôt pour ces sommes prêtées! Entre 1980 et 2006, la France a
payé 1200 milliards d’euro d’intérêt, une somme identique à l’accroissement
de la dette dans cette période. Donc, toute la rhétorique de la dette n’est
qu’un leurre culpabilisant. Sans cette loi signée par Pompidou et Giscard en
1973, et prolongée par la suite par Maastricht, il n’y aurait tout simplement
pas de dette". Et à ce propos, voici le site de Giscard [DOC
2009-10-01], si vous voulez lui poser
des questions sur cette loi, ou Lady Diana et son emprunt... Revue de Presse
par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009 |
● La
pathologie du mal Chouette !
encore un article antisémite de Gilad Atzmon. Magnifique ! C’est
certainement le meilleur article antisémite que j’aie lu de ma vie. Des
articles antisémites de cette sorte, je voudrais en lire chaque jour, je
voudrais en écrire chaque jour.
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Premier ministre Netanyahu, je vais être simple et clair. Non seulement vous êtes étranger à cette terre, mais vous êtes étranger à toute compréhension possible de la notion d’humanité. De fait, le Mur de Séparation, qui demeurera après la disparition inéluctable de votre « démocratie réservée aux seuls juifs » laissera aux générations futures un monument historique stupéfiant de l’identité nationale juive exempte de toute morale, de tout universalisme et de toute fraternité humaine. Le crime contre l’humanité perpétré par l’État juif au nom du peuple juif n’est pas quelque chose qu’il sera possible d’effacer des manuels d’histoire avant longtemps. Bien au contraire : ce mur restera, tel un nouveau chapitre mythologique de cette interminable saga de narcissisme compulsif suprématiste pathologique. « Nous devons avoir la sécurité », dit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en concluant son discours. Je suis ici pour le détromper : Israël ne connaîtra jamais la sécurité. Israël est né d’un péché, et son existence dépasse toute notion de morale ou d’existence humaine. L’État juif a outrepassé la « zone de non-retour ». Il est condamné à disparaître. Tout ce que nous pouvons espérer, c’est que lorsque cela se produira, le processus d’assimilation et d’intégration des juifs dans la commune humanité sera relancé. En fin de compte, le nationalisme juif, tant de gauche et de droite que du centre, n’a servi qu’à maintenir les juifs à l’écart de tous les autres. |
● Mais à qui donc
appartient la Palestine par Henry
Cattan. « Les prétentions historiques des sionistes sont une niaiserie
d’un point de vue juridique. » C’est bien ce que je pensais. Kasars ou pas
Kazar, Bible ou pas Bible, ces prétentions sont des niaiseries et les décisions
qui en découlent, des caprices.
● Prout prout tra-la-la par Paul Jorion (article non antisémite mais anti-américain)
Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ? Les gentils Hamériquains qui ont
été trop tendres avec la méchante Chine qui les inondait de camelote et
refusait d’ouvrir son marché intérieur (quel marché intérieur ? Désormais,
c’est fait, il est ouvert le marché intérieur, pour l’industrie chinoise et… à
crédit). C’est étonnant un protestant qui fait son mea culpa.
● Un
magnifique texte antisémite de Nabe
● Résumé du rapport de
la mission d’enquête mandatée par l’ONU, dit Rapport Goldstone rédaction
et traduction: Mireille Fanon-Mendès France
● Texte
analytique à propos du rapport Goldstone par Mireille Fanon-Mendès France, 26 septembre 2009.
● « La
Turquie soutient et soutiendra toujours le peuple palestinien » (Erdogan à New York) (à
Davos)
● Encore un article
antisémite par William Pfaff, AntiWar, 26 septembre 2009.
Ben Gourion : « Notre mandat, c’est la bible. »
● La démocrachie, surtout sur la Palestine Je n’entends pas par là que la seule démocrachie juive de Palestine (la seule démocrachie juive de l’univers) chie seule sur la Palestine, mais bien toutes les démocrachies occhidentales à l’exception notable de la Suède (à la mémoire du comte Bernadotte, je suppose). Si j’ai oublié une démocrachie occhidentale qui se retienne de chier sur la Palestine, qu’elle m’écrive (en m’envoyant ses preuves de retenue. L’Islande ne compte pas, elle n’est qu’un point perdu dans l’Océan. Économisez un timbre-poste, vous en avez bien besoin) et je lui présenterai aussitôt mes excuses.
La démocrachie occhidentale aimerait bien chier aussi sur l’Iran. Mais là, bernique, pour l’instant. Elle a essayé aussi de chier sur la sympathique et vigoureuse dictature russe, mais là encore, bernique : le sympathique et énergique colonel Poutine l’a renvoyée à sa place, à savoir : les chiottes.
Cela fait presque trois ans que la France est devenue
« un petit pays de merde ». Un
pays est grand ou petit selon sa politique extérieure.
● La
Suède refuse de recevoir le ministre israélien des affaires étrangères
● Encore un article antisémite par Richard FALK, 26 Septembre 2009.
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Troisièmement, peu importe ce qui se passera dans le système des Nations unies et au Conseil des droits de l’homme à Genève, le poids du rapport [Goldstone] sera ressenti par l’opinion publique mondiale. Depuis la guerre de Gaza, la solidité du soutien juif à Israël a commencé à s’émietter, et cela risque maintenant de s’aggraver. Plus globalement, un mouvement de boycott et de désinvestissement très robuste prend de l’ampleur depuis la guerre de Gaza, et le rapport Goldstone ne fera que renforcer de telles initiatives. Le monde se rend de mieux en mieux compte que la seule chance pour les Palestiniens d’accéder à une forme quelconque de paix juste dépend de l’issue des symboles de légitimité, de ce que j’ai appelé la guerre pour la légitimité. Les Palestiniens gagnent de plus en plus cette deuxième guerre non militaire. C’est une telle guerre, menée sur un champ de bataille politique mondial, qui a finalement et inopinément miné le régime d’apartheid en Afrique du Sud, et elle menace bien davantage le sentiment de sécurité israélien que la résistance armée palestinienne. |
● Jovanovic :
RAS, comme d’hab, c’est à dire… toujours pire
● Un article
antisémite de al Jazira
● Un article
antisémite de Gideon Levy
● Un autre
article antisémite de Gideon Levy On ne peut nier que nous
assistons à une recrudescence des articles antisémites.
● Magnifique
discours antisémite du président Armani Nedjad à l’ONU (1)
● Magnifique
discours antisémite du président Armani Nedjad à l’ONU (2)
● Le temps
qu’il fait, le 25 septembre 2009
● Le
lapin Duracell de la finance
Texte complet →
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Loin de vouloir la
« destruction d’Israël », les dirigeants du Hamas réaffirment
régulièrement qu’ils recherchent un accord de paix et de reconnaissance
mutuelle avec Israël sur la base des frontières de 1967. Tout comme
Ismail Haniyeh, qui a défendu cette position dans une lettre adressée mardi
au secrétaire général de l’ONU, Khaled Mechaal, le dirigeant du Hamas exilé à
Damas, considère qu’un « règlement pacifique réaliste du conflit devrait
commencer par un accord de cessez-le feu entre les deux parties, basé sur un
retrait complet d’Israël de tous les territoires occupés en 1967. » Ce
sont, dit-il, « l’intransigeance israélienne et l’absence de volonté
d’agir de la part de la communauté internationale qui entravent ce
règlement. » Dans un entretien accordé à Ken Livingstone, il s’exprime
sur les perspectives de paix, le blocus de Gaza, la désunion palestinienne.[Contre info] (…) KM : Gaza est aujourd’hui en état de siège. Les passages sont fermés la plupart du temps, et depuis des mois les victimes de la guerre israélienne contre Gaza se sont vues refuser l’accès aux matériaux de construction pour rebâtir leurs maisons détruites. Les écoles, les hôpitaux et les maisons dans de nombreuses parties de la bande de Gaza doivent être reconstruites. Des dizaines de milliers de personnes restent sans abri. A l’approche de l’hiver, les conditions de ces victimes ne feront que s’aggraver avec le froid et la pluie. Un million et demi de personnes sont prises en otage dans l’une des prisons les plus grande de l’histoire de l’humanité. Ils sont incapables de se déplacer librement hors de la bande, que ce soit pour un traitement médical, l’éducation ou tout autre besoin. Ce à quoi nous assistons à Gaza c’est à un désastre et un crime contre l’humanité perpétrés par les Israéliens. La communauté mondiale, par son silence et son indifférence, agit en complice de ce crime. (…) KM : Les Israéliens prétendent que le siège est justifié par des raisons de sécurité. L’objectif réel est de faire pression sur le Hamas en punissant toute la population. Les sanctions ont été mises en place peu après la victoire du Hamas aux élections palestiniennes en janvier 2006. Bien que la sécurité soit l’une de leurs préoccupations, ce n’est pas la principale motivation. L’objectif principal est de provoquer un coup d’État contre le résultat des élections démocratiques qui ont porté le Hamas au pouvoir. Les Israéliens et leurs alliés cherchent à provoquer l’échec du Hamas en persécutant le peuple. C’est là une entreprise affreuse et immorale. Aujourd’hui, le siège continue malgré le fait que nous ayons observé un cessez le feu durant les six derniers mois. L’an dernier, une trêve avait été observée de juin à décembre 2008. Pourtant, le siège n’a jamais été levé, et les sanctions sont restées en place. L’objectif principal du siège est d’affaiblir le Hamas. Les Israéliens espèrent retourner la population contre le Hamas en augmentant les souffrances de tous les habitants de la bande de Gaza. (…) KM : Sur un total de 12 000 prisonniers palestiniens détenus en Israël, environ 4 000 sont membres du Hamas. Il s’agit notamment des dizaines de ministres et parlementaires (les membres du Conseil Législatif Palestinien). Une dizaine ont été récemment libérés, mais environ 40 membres du CLP restent en détention. Certains ont été condamnés à des peines, mais beaucoup sont détenus au titre de ce que les Israéliens appellent la détention administrative. Le seul crime dont ces gens sont accusés, c’est leur appartenance au groupe parlementaire du Hamas. L’exercice du droit démocratique est considéré comme un crime par Israël. Tous ces Palestiniens sont traduits en justice devant un système israélien qui n’a rien à voir avec la justice. Le système judiciaire israélien est un instrument de l’occupation. En Israël, il existe deux systèmes judiciaires : l’un s’applique aux Israéliens et l’autre s’applique aux Palestiniens. Il s’agit d’un régime d’apartheid. (…) KM : Ce conflit est le résultat de l’agression et l’occupation. Notre lutte contre les Israéliens n’est pas menée parce qu’ils sont juifs, mais parce qu’ils ont envahi notre patrie et nous ont dépossédés. Nous n’acceptons pas que les juifs aient le droit [ils ne l’ont pas, ils l’ont pris] de prendre nos terres et de nous expulser parce qu’ils ont auparavant été persécutés en Europe. Les injustices subies par les Juifs en Europe ont été horribles et criminelles, mais elles n’ont pas été perpétrées par les Palestiniens ou les Arabes ou les musulmans. Alors, pourquoi devrions-nous être punis pour les péchés d’autrui, ou devrions nous payer pour leurs crimes ? (…) KM : Notre peuple a été victime d’un projet colonial nommé Israël. Pendant des années, nous avons subi diverses formes de répression. La moitié de notre peuple a été dépossédée [ de sa terre ] et se voit refuser le droit de retourner dans ses foyers, et l’autre moitié vit sous un régime d’occupation qui viole ses droits humains fondamentaux. Le Hamas lutte pour la fin de l’occupation et pour la restauration des droits de notre peuple, y compris le droit à retourner chez soi. (…) KM : Le Hamas est un mouvement de libération nationale. Nous ne voyons pas de contradiction entre notre identité islamique et notre mission politique. Lorsque nous nous engageons contre les occupants par la résistance et luttons pour les droits de notre peuple, nous sommes fiers de notre identité religieuse qui vient de l’Islam. Contrairement à l’expérience des Européens avec le christianisme, l’islam ne prévoit pas et ne demande pas de reconnaître une autorité ecclésiastique. Il prévoit simplement un ensemble de grandes orientations dont les interprétations détaillées sont soumises aux fins de l’homme (ijtihad) et en émanent. (…) KL : Voulez-vous la destruction d’Israël ? KM : Ce qui se déroule en réalité, c’est la destruction du peuple palestinien par Israël. C’est lui qui occupe notre terre et nous exile, qui nous tue, nous emprisonne et persécute notre peuple. Nous sommes les victimes, Israël est l’oppresseur, et non vice versa. (…) KM : Notre peuple a recours à la lutte armée parce que rien d’autre ne fonctionne. La conduite d’Israël et la complicité de la communauté internationale, que ce soit par le silence ou l’indifférence ou la confusion actuelle, justifie la résistance armée. Nous aimerions voir ce conflit résolu pacifiquement. Si l’occupation prenait fin et que notre peuple puisse exercer son droit à l’auto-détermination dans sa patrie, il n’y aurait alors aucun besoin de recourir à la force. La réalité, c’est que près de 20 années de négociations pacifiques entre les Palestiniens et les Israéliens n’ont restauré aucun de nos droits. Au contraire, nous avons subi plus de souffrances et plus de pertes en raison des concessions unilatérales faites par la partie palestinienne dans la négociation. (…) KM : Notre priorité en tant que mouvement de libération nationale est de mettre fin à l’occupation israélienne de notre patrie. Une fois que notre peuple sera libre sur sa terre et jouira du droit à l’auto-détermination, lui seul aura dernier mot sur le système de gouvernance sous lequel il souhaite vivre. Notre ferme conviction, c’est que l’islam ne peut être imposé au peuple. Nous ferons campagne, dans un processus pleinement démocratique, pour un programme islamique. Si c’est l’option retenue par le peuple, ce sera alors son choix. Nous croyons que l’islam est le meilleur guide et le meilleur garant des droits des musulmans et des non-musulmans. (…) KL : le refus du Hamas de reconnaître Israël est fréquemment cité comme étant un obstacle insurmontable pour les négociations et un règlement de paix. KM : Cette question est uniquement utilisée comme un prétexte. Israël ne reconnaît pas les droits du peuple palestinien, mais cela n’est pas considéré comme un obstacle à la reconnaissance internationale d’Israël ou à sa participation aux négociations. La réalité, c’est qu’Israël est celui qui occupe la terre et détient le pouvoir. Plutôt que de demander aux Palestiniens, qui sont les victimes, c’est Israël, qui est l’oppresseur, qui devrait être invité à reconnaître les droits des Palestiniens. [oui, en effet, pourquoi le Hamas devrrait-il reconnaître l’État juif alors que celui-ci ne reconnaît pas les droits de Palestiniens et, en la personne de Golda Mémère, ne reconnaît même pas la simple existence des Palestiniens] Dans le passé, Yasser Arafat a reconnu Israël, mais n’a pas obtenu grand chose. Aujourd’hui, Mahmoud Abbas reconnaît Israël, mais nous attendons toujours les dividendes promis par le processus de paix. Israël ne fait des concessions que sous la pression. En l’absence de toute pression tangible sur Israël par les Arabes ou par la communauté internationale, aucun règlement ne pourra réussir. (…) KM : Nous, au Hamas, pensons qu’un règlement pacifique réaliste du conflit devrait commencer par un accord de cessez-le feu entre les deux parties, basé sur un retrait complet d’Israël de tous les territoires occupés en 1967. Ce sont l’intransigeance israélienne et l’absence de volonté d’agir de la part de la communauté internationale qui entravent ce règlement. Nous pensons que c’est seulement lorsque notre peuple sera libre et de retour sur sa terre qu’il sera en mesure de déterminer la résolution du conflit. Il convient de rappeler ici que nous ne résistons pas
aux Israéliens parce qu’ils sont juifs [ils résistent aux israéliens parce que ceux-ci sont sionistes et
non pas parce qu’ils sont juifs]. Au plan des principes, nous n’avons pas de problèmes
avec les juifs ou les chrétiens, mais nous avons un problème avec ceux qui
nous attaquent et nous oppriment. Durant de nombreux siècles,
chrétiens, juifs et musulmans coexistaient pacifiquement dans cette partie du
monde. Notre société n’a jamais connu le genre de racisme et de génocide
contre « l’autre » que l’Europe a connu jusqu’à récemment. Ces choses ont commencé en
Europe. Le colonialisme a été imposé à cette région par l’Europe. Et Israël
est le produit de l’oppression des Juifs en Europe, pas de l’existence de
quoique ce soit de semblable en terre musulmane. |
● Le juge Goldstone, « Juif obséquieux » C’est quand même un comble qu’une telle apostrophe fuse de l’État juif de Palestine. Le juge/juif Goldstone (stein) (feld) est un citoyen blanc d’un ancien État ségrégationniste. Il se porte à merveille il me semble. L’ancien État ségrégationniste a purement et simplement été détruit, à l’initiative d’un Afrikaner il me semble, et cependant les Afrikaners n’ont pas été détruits. Le juge/juif Goldstone, Afrikaner, en est la preuve et cet homme est parfaitement à sa place pour juger le comportement inique de l’État juif de Palestine puisqu’il est la preuve vivante que l’État juif de Palestine pourrait être détruit sans que soient détruits les Juifs de Palestine, sionistes ou non, voire antisionistes et même anti-juifs (je précise parce que antisémite est de trop grande extension puisqu’il inclut tous les fils de Sem). J’écris cela parce que je lis un entretien avec Kaled Mechaal, entretien où intervient l’inévitable question « Voulez-vous la destruction d’Israël ? » ce à quoi Mechaal répond, évidemment : « Ce qui se déroule en réalité, c’est la destruction du peuple palestinien par Israël. C’est lui qui occupe notre terre et nous exile, qui nous tue, nous emprisonne et persécute notre peuple. Nous sommes les victimes, Israël est l’oppresseur, et non vice versa. » Notez le vague de la question qui présente cet État comme s’il était un État politique pur, un État laïque et non ethnique comme la France par exemple (pour combien de temps encore ?). Or Israël n’est pas un État politique pur (ce que je croyais il y a à peine deux ans) mais un État juif. J’entends toujours dire de cet État (je l’ai dit et écrit moi-même il y a vingt ou trente ans) était la seule démocrachie du Moyen-Orient. Or ce n’est pas vrai : Israël est la seule démocrachie juive du monde et même de l’Univers je suppose, tant est absurde ce concept qui, hélas, fut réalisé. C’est une démocrachie pour les seuls Juifs, ce qui est le comble de l’absurdité, absurdité dont on peut voir les brillants résultats aujourd’hui.
Juifs de Palestine, sionistes
ou non, antisionistes voire anti-juifs, présentez vos excuses aux Arabes. Ça ne
coûte rien, vous êtes puissamment armés et riches. Vous ne risquez rien d’autre
que d’être heureusement surpris par la réponse des Arabes. On ne résiste pas à
la générosité. C’est une loi universelle de l’humanité. Dites leur que vos
immenses souffrances ont obscurci votre jugement et que vous leur en demandez
pardon. Notez bien que la résolution du problème en Afrique du Sud est venue de
l’initiative d’un blanc (de Klerk). La
réconciliation en Palestine ne peut venir que d’un Juif (cela avait commencé
avec Rabin qui l’a payé de sa vie). Même le puissant président des États-Unis
ne peut-rien contre votre volonté.
● La
légitimité d’Ahmadinejad, l’holocauste et la propagande occidentale par Mounadil al Djazaïri
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Quand Ahmadinejad demande où s’est produit cet holocauste s’il a eu lieu, ce n’est pas pour en nier l’existence mais pour que l’auditeur réponde de lui-même à la question : pas en Iran, pas en Palestine, pas au Liban mais en Europe. Et que si c’est l’holocauste qui justifie le droit du peuple élu à obtenir réparation de la part d’un peuple qui n’est pour rien dans ce qui s’est passé en Europe pendant la deuxième guerre mondiale ♦, alors il convient de laisser les historiens faire leur boulot sans à-priori (ce qui est normalement de règle dans la démarche scientifique). Ahmadinejad parle de ce sujet d’autant plus tranquillement que ce sont les Européens antisémites qui ont procédé à la persécution des Juifs et non les Iraniens et que, selon lui et en accord avec toutes les sources historiques, « L’occupation de la Palestine n’a rien à voir avec l’histoire de l’holocauste. » [effectivement puisque l’invasion et la résistance à l’invasion ont commencé en 1920 (Hagana et Abdelazziz al Qassam)] et le prétendre, est comme le dit M. Ahmadinejad, « une affirmation infondée et sans fondement ».
Au reste, l’holocauste (Oh, j’oubliais le H majuscule !) a-t-il existé ? L’évidence historique atteste qu’il n’y a rien eu de tel qu’un sacrifice religieux pendant la deuxième guerre mondiale et que les nazis n’ont pas agi selon des motivations religieuses [ils n’ont pas gazé et tout brûlé en l’honneur des dieux]. Ceux qui emploient le terme holocauste pour désigner les persécutions nazies nous emmènent délibérément non sur le terrain historique mais sur celui de la religion et du mythe (bien vu président Ahmadinejad) [bien vu Mounadil al Djazaïri]. En matière religieuse, il est question plus de croire que de savoir. La question légitime à propos de l’holocauste n’est
donc pas combien de morts, ni de savoir si une tentative d’extermination
complète a bien eu lieu, mais plutôt de savoir pourquoi on nous emmène sur le
terrain religieux. Les aborigènes d’Australie ont bien été exterminés, mais
parle-t-on d’holocauste dans ce cas ? Les Indiens d’Amérique du Nord ont
aussi été exterminés, mais quand a-t-on parlé d’holocauste à leur sujet ?
Et qui essaye d’interdire qu’on tente d’évaluer le nombre de morts parmi
eux ? Les Indiens des Antilles, où sont-ils ? [ce qui nous rappelle la fameuse
tirade « Quand vous nous piquez, ne saignons-nous pas etc ».] |
Donc la réparation doit avoir lieu en Europe et non pas chez les Arabes qui n’y sont pour rien. La réparation doit être le fait de l’Europe et non le fait des Arabes. Tout ce que cette grosse salope est capable de faire, c’est d’accabler les Arabes et de dissimuler ou nier les crimes de l’État juif de Palestine. Grosse salope.
Je reconnais là les propos d’un ingénieur. Il ne faut
pas leur en conter. J’ai lu, je ne sais plus où, que l’invasion de la Palestine
par les Juifs ashkénazes était une question d’Européens. Exactement, c’est donc
une question, encore une fois, la dernière espérons-nous, de colonialisme,
spécialité européenne s’il en fut. Les Grecs établissaient des colonies, mais
ils n’étaient pas colonialistes pour autant. Quant aux Romains, ils étaient
conquérants puis accordaient, après César, généreusement le droit de cité à
toute l’Europe de cette époque et… même aux Juifs. Saint Paul : « Ne
me touchez pas, je suis citoyen romain ». Et l’empereur (Néron !) le
relaxe. Je voulais faire un article là-dessus mais Mounadir l’a fait à ma
place, c’est toujours ça de moins à faire. Gaza, le plus grand camp de concentration du monde et peut
être de l’histoire. La Cisjordanie, le pire bantoustan qui ait jamais eu lieu.
♫♫ Je
ne connaissais Anthony Braxton que de nom Quel beau nom d’ailleurs. Braxton évoque les saxophones à
cause de l’anglais brass, les cuivres. D’où : brass tone.
Quand j’entendais prononcer Braxton (très souvent d’ailleurs) je voyais
toujours un saxophone jaune. ♫ We all live in a yellow saxophone, yellow
saxophone, yellow saxophone. Je sais que Nabe
n’aime pas les scarabées.
● Encore
un alcoolique distingué par Monsieur
le duc de Trèfle
● Mise en page suisse Je parlais ci-dessous de mise en page suisse ; voilà donc un site en mise en page carrée à la suisse. Austère, claire, tout fonctionne, il y a une sortie en PDF, une sortie en HTML brut pour l’impression. Pas de bitoniaux partout, de colonnes, de trucs qui clignotent, de commande que l’on cherche et que l’on ne trouve pas, de kaléidoscope de couleurs, ni de gris sur gris, ni de pages qui débordent à droite ou à gauche. Un site au service du texte, non éblouissant, reposant pour les yeux. C’est parfait. Ça fait plaisir de lire du Nabe dans ces conditions.
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TOUTE
L’HISTOIRE D’ISRAËL SUR UNE SEULE PAGE Ça commence comme un roman de Kafka. Un matin, sans que vous ayez jamais rien fait, on tape à votre porte. C’est un type qui affirme avoir habité dans votre appartement à l’époque où l’immeuble n’était même pas construit. Il vous explique que le propriétaire le lui avait promis et que la mairie lui a donné l’autorisation d’y « retourner ». Vous lui dites qu’il n’en est pas question, mais il s’est déjà installé dans la chambre d’amis. Le lendemain vous appelez votre voisin de palier pour qu’il vous aide à l’expulser, mais votre « hôte », qui s’est servi dans le Frigidaire et a mis les pieds sous la table, se défend. Bientôt, ses cousins, neveux, oncles et tantes arrivent à leur tour et occupent toutes les chambres. Votre femme et vos enfants sont obligés de quitter l’appartement et de se réfugier plus loin dans le quartier. Mal à l’aise à cause de tous les voisins qui vous soutiennent (même si l’un d’eux en a profité pour vous piquer votre garage) votre hôte, grâce à la concierge qui lui est tout acquise, s’empare de tout le reste de l’immeuble, de la cave au grenier, afin de se sentir davantage en sécurité. Comme vous vous fâchez, votre hôte, qui est plus fort que vous, vous enferme dans les WC, sans vous donner à manger et sans jamais vous laisser sortir. Il vous hurle à travers la porte que le Syndic est d’accord. Au bout d’un moment, vous êtes tellement en colère que vous mettez le feu aux toilettes. Les pompiers viennent éteindre l’incendie qui a ravagé une partie de l’appartement et où des membres de la famille de votre hôte ont péri aussi. Quand les pompiers sortent sur une civière votre corps carbonisé, votre hôte crache dessus en vous traitant de « terroriste ». 27 mai 2004, in J’enfonce le clou |
« C’est un salaud qui est
entré dans la littérature avec un livre infâme »
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« Toute personne qui se révolte contre Israël est mon
ami. » « La
question est de savoir si on accepte ou non qu’un pays soit colonisé d’une
façon ou d’une autre. Beaucoup ont l’air de très bien s’accomoder qu’il y ait
des colons un peu partout, moi pas. Et je ne suis pas le seul. Pour Houria
Bouteldja, maître Vergès, Tariq Ramadan, Rony Brauman, qui eux non plus n’ont
pas fait partie de la “liste antisioniste”, Israël est l’incarnation la plus ignoble, la plus
définitive du colonialisme. » « Je peux
aller très loin dans l’engagement, mais seul. Et avec mes instruments, ma
plume et mon pinceau. Après le carnage, et non “la guerre” comme disent les
journalistes de chez Calvi, de Gaza, ma façon de “militer” contre les salauds
qui ont fait ça a été de peindre quatre-vingt-dix-huit gouaches, aquarelles
et dessins pour mon exposition
à l’Office du tourisme du Liban, en mars, où j’ai dit à coups de brosse
ce que m’avait inspiré cette ignominie israélienne. Si ça ne suffit pas aux
“antisionistes”, qu’ils aillent se faire foutre ! » |
« Les salauds qui ont fait ça ».
● Donner plus à ceux qui ont plus par Olivier Bonnet.
|
« Donner
plus à ceux qui ont plus : tel semble être l’étonnant crédo suivi depuis
2002 par la politique fiscale en France, au détriment notamment des classes
moyennes. » Qu’on aille maintenant nous dire qu’il ne faut pas être
intolérant et que toutes les opinions sont respectables ! Non, cette
droite-là, et avec elle tous ceux qui la soutiennent, n’est pas respectable.
Comment peut-on défendre une politique aussi ouvertement injuste ? Le
pire reste évidemment qu’à force de mensonges et à cause d’une force de
frappe médiatique en forme de rouleau compresseur, la réalité n’éclate pas de
façon plus éclatante et que des ouvriers, des prolétaires, des défavorisés
votent pour les promoteurs de ce véritable racket des riches. Il est plus que
temps que le peuple se réveille. |
● Humour juif par Uri Avnery
● http://www.iran-resist.org/article5603.html
(Iran-Resist)
DOC 2009-09-22
● C’est drôle, ça. C’est exactement ce que Ben Laden
m’a dit personnellement en Afghanistan — quatre ans avant le 11 septembre par Robert
Fisk, 21 septembre 2009.
● En France
« plus de 1,5 millions d’emplois sont aujourd’hui sous LBO » par Jean-Luc Mélenchon, 21 septembre 2009.
● Le
grand alchimiste Nicolas Flamel nous explique comment transformer l’or en
papier (Jovanovic)
● Un
message d’amour dans ce monde impitoyable (Président Chavez)
● Passionnant !
Un virus est une sorte de véhicule d’alunissage (LEM) Il
contient un petit drapeau américain qu’il est chargé d’introduire dans la
cellule sur laquelle il acellulit. Là, le drapeau américain permet de fabriquer
plein de répliques du LEM, répliques qui contiennent chacune un petit drapeau
américain. La cellule éclate et tous les petits LEM partent pour alunir
ailleurs et propager le drapeau américain. Étonnant, nan ! (Dr Jean-Pierre
Petit)
● La police municipale n’aurait plus le droit au
Tazer ©, mais toujours au 357. Le 357 responsabilise. Un
moindre coup de 357 vous envoie ad patres le moindre quidam. Or les
Policiers ne sont pas des bœufs. On leur a dit (qui ça ?) vous pouvez y
aller, le Tazer ne tue pas. On ne pourra jamais leur dire le 357 magnum ne
tue pas. Le Tazer est une sordide déresponsabilisation de la police pour des
questions de gros pognon, comme dirait notre mini président simplifié
modificatif (US go home !). Vive Smith und Wesson, le
responsabilisateur. (Quand vous avez un 357 magnum en main, vous
réfléchissez au moins deux fois avant d’en faire usage. Sept fois, c’est encore
mieux. Vous le faites d’autant plus volontiers que vous avez l’avantage et que
vous pouvez manifester votre générosité, cette générosité qui meut tout être
humain y compris les flics (surtout les flics devrais-je dire). Ainsi les flics
sur lesquels Ménigon Nathalie tirait au pistolet semi-automatique
9 millimètres Luger se sont contentés de la ceinturer. Honneur aux dames,
Honneur de la police, Vive la France !)
● Une
fabrique russe de Kalachnikov fait faillite (Jovanovic). Où va-t-on ?
● Si le G20
voulait... 18 septembre 2009, par Frédéric Lordon. Lordon
connaît bien la pompe à phynance TINA qui pompe le purin du bas vers le haut.
Rien de mieux qu’un effondrement bancaire, c’est à dire d’une évaporation
totale des dépôts. Cela donne Hitler ou Roosvelt II. C’est pile ou face.
Seul un Roosevelt III pourrait mettre fin à la plaisanterie financière
(Hitler II aussi)… mais seulement après un effondrement. L’effondrement
est nécessaire, le progrès l’implique.
● Il n’y a pas que Mme Parisot
qui fasse pipi aux culottes ! C’est pourquoi je m’étais
réjoui que ce soit le garçon et non la fille qui gagne l’élection
présidentielle parce que, avec la fille, on se serait bidonné pendant quatre
ans tandis qu’avec le garçon on ne rit pas du tout et l’on se dirige donc tout
doucement vers les affaires sérieuses à plus ou moins brève échéance, pour le
meilleur ou pour le pire. (À part ça, elle est charmante cette page violette.)
● J’accuse
le CRIF d’avoir colonisé la France .. et de l’avoir dévoyée ! par Eva Braun,
18 Septembre 2009.
● Après le rapport de l’ONU sur Gaza : Les criminels de guerre israéliens au tribunal ! Michel Warschawski, vendredi 18 Septembre 2009.
● L’Europe est une
grosse salope (Horizon et débats)
Remarquez la mise en page. Ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Je n’ai
pas vécu cinq ans en Suisse pour rien. Mais heureusement, j’ai perdu l’accent
vaudois.
La campagne de dératisation de la
Galilée entreprise il y a soixante ans par l’État juif de Palestine ne parvient
toujours pas à éradiquer le fléau. « David Ben Gourion était scandalisé par la présence
d’autant d’Arabes en Galilée quand il a visité la région en 1953,
quelques jours avant de se retirer pendant un an et demi de son mandat de
Premier ministre. Il a nommé le directeur général du Ministère de la Défense,
Shimon Peres, pour “judaïser la Galilée”… » Cela fait soixante ans que les
envahisseurs de la Palestine se défendent contre les rats. Il faut donc
reconnaître le droit de l’État juif de Palestine à se défendre. Mais quelle
drôle d’idée que celle d’envahir, pour y habiter, un pays infesté de rats.
Motti Dotan, un membre du Parti travailliste a déclaré récemment : « J’aimerais
imaginer une Galilée sans Arabes : pas de vols, pas de crimes… nous
aurions une vie normale. » Pour sa part, le directeur de l’AMPA (une
usine qui fabrique de la mort-aux-rats) a déclaré : « Nous n’avons
pas honte de dire que nos plans [de dératisation] ont un élément sioniste »
J’ai compris enfin ce qu’est un sioniste : un sioniste est un dératiseur.
Pappé dit : « L’état d’esprit raciste en Israël exonère le
gouvernement de toutes les inhibitions qui ont limitées ses actions dans le
passé. » Que serait-ce si elles n’avaient pas été limitées ? DOC
2009-09-16
|
Contrairement à
ce qu’affirme Benny Morris dans la première édition de son livre sur la
création du problème des réfugiés, mais tout à fait en harmonie avec
l’inflexion qu’il donne à son analyse dans la seconde édition, la marche à
suivre explicite du nettoyage ethnique de la Palestine, le plan Daleth, n’a
pas été créée dans le vide. Elle a émergé en tant que mécanisme ultime en
réaction à l’évolution progressive des événements sur le terrain : une
politique plus ou moins pragmatique s’est cristallisée avec le temps. Mais cette réaction a toujours
été inexorablement ancrée dans l’idéologie sioniste et son objectif, l’État
purement juif. Le
but était donc clair dès le départ — la désarabisation de la Palestine —,
mais les moyens de le concrétiser le plus efficacement ont évolué,
parallèlement aux progrès réels de l’occupation militaire des territoires
palestiniens qui devaient devenir le nouvel État juif d’Israël. [Le Nettoyage ethnique de la palestine,
p 79] |
Voilà, le but était clair dès le départ. Notons encore cette anecdote plaisante, page 254 du livre de Pappé : « Son souvenir [de Habib Jarada] le plus précis est celui du maire de la ville [Beersheba] suppliant le commandant des forces d’occupation de ne pas déporter la population. “Nous avons besoin de terres, pas d’esclaves”, répondit sèchement l’officier. » Les Juifs sionistes sont des gens charmants.
|
RECONSTITUTION D’UN NETTOYAGE ETHNIQUE En adoptant la
définition du nettoyage ethnique citée plus haut, nous nous épargnons le
besoin d’un examen approfondi des origines du sionisme, cause idéologique du
nettoyage ethnique. Non que le sujet ne soit pas important, mais il a déjà
été brillamment traité par plusieurs spécialistes palestiniens et israéliens
comme Walid Khalidi, Nur Masalha, Gershon Shafir et Baruch Kimmerling, entre
autre. Même si je souhaite concentrer l’attention sur la situation qui a
immédiatement précédé les opérations, il est intéressant, pour l’information
des lecteurs, de récapituler les grands arguments de ces chercheurs. Un bon livre
par lequel commencer est celui de Nur Masalha, Expulsion of the Palestinians. Il montre clairement combien le concept de
transfert était et reste profondément ancré dans la pensée politique
sioniste. Du fondateur du mouvement, Theodor Herzl, aux principaux dirigeants
de l’entreprise sioniste en Palestine, le nettoyage du pays a toujours été
une option valide. Comme l’a écrit en 1917 l’un des penseurs les plus
libéraux du sionisme, Leo Motzkin : « Nous pensons que la colonisation de
la Palestine doit aller dans deux directions ; installation des Juifs en
Eretz Israël et réinstallation des Arabes d’Eretz Israël en dehors du pays.
Le transfert de tant d’Arabes peut paraître, à première vue, économiquement
inacceptable [économiquement ;
mais humainement acceptable !]. Mais c’est faisable. Réinstaller un village palestinien
sur d’autres terres n’est pas si coûteux [bêtise ou cynisme ? Les deux, sans doute]. » Le fait que les
expulseurs étaient des nouveaux venus dans le pays et participaient à un
projet de colonisation apparente le cas de la Palestine à l’histoire colonialiste
du nettoyage ethnique en Amérique du Nord et du Sud, en Afrique et en
Australie, où les colons blancs commettaient couramment ce type de crimes.
Cette curieuse facette du cas historique particulier d’Israël a fait
récemment l’objet de plusieurs excellentes études. Gershon Shafir et Baruch
Kimmerling nous ont éclairés sur le lien entre sionisme et colonialisme, un
rapprochement qui peut d’abord évoquer pour nous l’exploitation plutôt que
l’expulsion, mais, une fois l’idée d’une économie exclusivement juive devenue
un élément central de la vision, il n’y avait plus de place pour les ouvriers
et paysans arabes. Walid Khalidi et Samih Farsoun ont lié plus
étroitement prééminence de l’idéologie du transfert et fin du Mandat, et ils demandent pourquoi l’ONU a
confié le sort de tant de Palestiniens à un mouvement qui avait ouvertement
inclus le transfert dans son idéologie. Je chercherai
moins à exposer les penchants idéologiques des acteurs du nettoyage que la
planification systématique qui leur a permis de transformer une région mixte
en un espace ethniquement pur. Tel est l’objectif de mes chapitres
introductifs. Je reviendrai sur la dimension idéologique à la fin du livre,
et elle m’apparaîtra comme la seule explication adéquate dont nous disposons
pour rendre compte du nettoyage ethnique des Palestiniens, qui a commencé
en 1948 mais qui se
poursuit, par divers moyens, jusqu’à nos jours. Une seconde
tâche, plus désagréable, sera de reconstituer les méthodes dont a usé Israël
pour exécuter son vaste plan d’expulsion et de destruction, et d’examiner de
quelle façon et dans quelle mesure elles étaient caractéristiques
d’opérations de nettoyage ethnique. J’ai la forte impression, je l’ai dit,
que, si nous n’avions jamais entendu parler des événements en ex-Yougoslavie
et ne connaissions que le cas de la Palestine, nous serions bien excusables
de penser que les définitions des États-Unis et de l’ONU ont été inspirées
par la Nakba presque jusqu’au dernier détail. Avant de nous
immerger dans l’histoire du nettoyage ethnique en Palestine et d’essayer de
réfléchir aux conséquences qu’il a eues jusqu’à notre époque, arrêtons-nous
un instant sur les chiffres. Le nombre absolu de Palestiniens déracinés,
750 000 ou 800 000, paraîtra
peut-être « modeste » au regard du transfert de millions de
personnes en Europe après la Seconde Guerre mondiale, ou des spoliations qui
se produisent en Afrique au début du XXIe siècle. Mais il faut parfois
raisonner en chiffres relatifs, penser en pourcentages, si l’on veut
comprendre l’ampleur d’une tragédie qui a englouti la population de tout un
pays. La moitié de la population indigène qui vivait en Palestine a été
chassée, la moitié de ses villes et villages ont été détruits, et seuls un
tout petit nombre d’expulsés ont réussi à revenir. Au-delà des chiffres, le plus stupéfiant dans le cas de la Palestine est l’abîme entre réalité et représentation. Il est bien difficile de comprendre, et d’ailleurs d’expliquer, pourquoi un crime perpétré à l’époque moderne, et dans une conjoncture historique qui garantissait la présence de journalistes étrangers et d’observateurs de l’ONU, a pu être si totalement ignoré. On ne peut nier, pourtant, que le nettoyage ethnique de 1948 a été presque entièrement extirpé de la mémoire collective mondiale et effacé de la conscience du monde. [En ce qui me concerne, je l’ai ignoré jusqu’en juillet 2006, je le confesse. Je me suis documenté sur la question à cause de la brillante défensive de l’État juif de Palestine contre le Liban et j’ai pu constater ainsi que l’affaire durait depuis 1920 ; puis en 2008 parut le livre de Pappé chez Fayard, peu de temps avant la brillante défensive de l’État juif contre Gaza.] Imaginez que, dans un temps pas si reculé, dans un pays que vous connaissez, la moitié de la population ait été expulsée de force en un an, et la moitié des villages et des petites villes rasés, ne laissant que décombres et pierres. Puis imaginez que l’opération n’entre jamais dans les livres d’histoire et que tous les efforts diplomatiques visant à résoudre le conflit qui a éclaté dans ce pays négligent totalement, voire ignorent, cet événement catastrophique. Personnellement, j’ai scruté en vain l’histoire du monde tel que nous le connaissons, celui de l’après-Seconde Guerre mondiale : je n’ai pas trouvé un seul cas de cette nature, un seul destin de ce type. Il y en a eu à des époques antérieures, comme le nettoyage ethnique des non-Hongrois à la fin du XIXe siècle, le génocide des Arméniens et l’holocauste perpétré par l’occupation nazie contre les gens du voyage (les Roms, ou Sinti) dans les années 1940. J’espère qu’à l’avenir la Palestine ne figurera plus sur la liste. [Le
Nettoyage ethnique de la Palestine, Illan Pappé, pages 26-29] |
Quand quelqu’un vous pose la question stupide : « Pourquoi vous intéressez-vous à la Palestine et non pas au Darfour ou etc… » répondez-lui d’abord par une question : « Pourquoi pas ? C’est interdit ? » Ce n’est pas interdit mais d’aucuns voudraient que ce le soit et il n’est pas difficile de savoir lesquels et pourquoi. Il est une meilleure réponse qui explique pourquoi ces d’aucuns voudraient que ce soit interdit. Cette meilleure réponse est : « Parce qu’il s’agit d’un nettoyage ethnique qui dure depuis soixante ans et qui est peut être le plus long nettoyage ethnique de l’histoire. » En effet, les Hamerloques avaient réglé leur compte aux Indiens d’Amérique du Nord en trente-cinq ans, entre 1830 et 1865 — certes, cela fait cent cinquante ans ou plus que la Russie essaie d’annexer la Tchétchènie (le jeune Tolstoï en personne y participa), mais au moins n’y a-t-il pas génocide mais seulement massacres —. Tandis qu’en ce qui concerne les Juifs sionistes qui ont envahi la Palestine, cela fait cent vingt ans qu’ils envahissent et soixante ans qu’ils nettoient, soixante ans qu’ils dératisent, soixante ans qu’ils se défendent (ils nettoient à reculons pour faire croire qu’ils se défendent, ce que Illan Pappé nomme la technique de « la vertu outragée », les outrageurs crient à l’outrage. Molière nommait cela Tartuffe) et ils n’ont pas du tout l’intention de s’arrêter bien au contraire. Seule l’annexion de la Cisjordanie et celle de Jérusalem les intéresse avec en prime la dératisation totale de la Palestine ; du reste ils n’ont cure. Effectivement, ainsi que le note Pappé (« On ne peut nier, pourtant, que le nettoyage ethnique de 1948 a été presque entièrement extirpé de la mémoire collective mondiale et effacé de la conscience du monde »), si ce nettoyage ethnique peut durer depuis soixante ans, c’est parce qu’il a lieu en secret et c’est pourquoi d’aucuns aimeraient qu’il soit interdit d’en parler. Le nettoyage ethnique de la Palestine n’est pas de l’histoire ancienne, quelque chose qui serait advenu il y a soixante ans. Le nettoyage ethnique de la Palestine dure depuis soixante ans. Il a lieu tous les jours parmi les clameurs et jérémiades de la vertu outragée. Dernièrement, nous avons eu encore de grands jets de vertu outragée avec l’affaire des trafics d’organes. Mais, que voulez-vous, on ne prête qu’aux riches. « Ils tirent, puis ils pleurent » ! Qu’ils se fassent cuire un œuf, plutôt.
Dernièrement MM. Erdogan et Armani Dedjad ont ramené ce nettoyage sur le tapis. C’est un progrès. M. Erdogan a dit son fait au dératiseur spécialement choisi par Ben Gourion pour nettoyer la Galilée en 1953. Il n’en menait pas large le travailliste Shimon Peres. On les connaît les travaillistes. Et même « le machin », l’ONU, s’en mêle. Il est bien temps. Mais enfin, mieux vaut tard que jamais. Dernièrement, on pouvait lire [AFP DOC 2009-09-28] « Dans un communiqué, le président Shimon Peres a estimé que ce rapport [Goldstone] “se moque de l’Histoire” [ce n’est pas la vergogne qui l’étouffera, celui-là]. “Les auteurs ne distinguent pas les agresseurs et ceux qui se défendent [c’est exact (et Mireille Fanon-Mendès France le déplore) mais les « agresseurs » — les agresseurs selon Peres, évidemment — ont fait treize morts, les « défenseurs » 1 400 dont mille civils ! Voilà de hardis défenseurs]. C’est le Hamas qui a engagé cette guerre en commettant des crimes horribles [en 1937, 1938, 1939 sans doute, avec des bombes dans les marchés et les autobus arabes, en aidant les Anglais à réprimer la révolte des Palestiniens qui voulaient ériger leur État comme le mandat des Anglais les obligeaient (les Anglais) à y contribuer (cf. Henry Cattan, p. 6), en dressant patiemment des dossiers de village (Pappé, p. 39 et suivantes) en vue du prochain nettoyage desdits villages, puisqu’on parle d’histoire]. Ce rapport confère une légitimité au terrorisme et ne tient pas compte du devoir [fatalitas !] d’Israël de se défendre”, a affirmé M. Peres. [toujours la même rengaine, les mêmes jérémiades, depuis 1948, depuis 1920. Cela fait quatre-vingt dix ans qu’ils se défendent et personne ne reconnaît leur qualité de défenseurs. C’est à désespérer, je le comprends. Qui se moque de l’Histoire avec un grand H, qui se moque du monde] (…) En revanche, la majorité des médias israéliens s’élèvent contre “l’hypocrisie” [Tartuffe attaque les hypocrites] de ce rapport “nauséeux”. “Il s’agit d’antisémitisme classique sous couvert de respect des droits de l’homme [de la justice, tout simplement comme on le sait depuis Aristote] : on nomme une commission hostile et l’on trouve un juif obséquieux [stéréotype ! stéréotype !] (M. Goldstone) pour la présider et danser au rythme imposé par le maître, un gentil (nom donné par les juifs aux païens)”, fulmine un éditorialiste du quotidien Israel Hayom (droite) ». [en fait il s’agit de nettoyage ethnique « classique ». C’est une insulte au monde et à l’intelligence de proférer des arguments aussi débiles. C’est vraiment prendre les gens pour des crétins] AFP).


Voilà donc pourquoi, Monsieur, il y avait encore des rats en 1953 dans la ville de Nazareth ; ce qui déplaisait fort à Ben Gourion. Il y en a toujours aujourd’hui. C’est la preuve que Simon Pérès, le dératiseur nommé spécialement en 1953 par Ben Gourion, est un incapable, ce que tout le monde sait. Moralité : pour dératiser heureux, dératisons cachés.
Cet hypocrite de Ben Gourion écrit au général De Gaulle : « A l’endroit même où s’élève aujourd’hui la plus grande ville d’Israël Tel-Aviv il y avait, à l’époque de mon arrivée, des dunes de sable, sans arbre, sans gazon, sans aucun être vivant, bien qu’il y ait à proximité un petit fleuve… bla bla bla [le saint ermite en profite pour glisser qu’il habite dans le désert du Néguev qui est irrigué avec l’eau de ce petit fleuve, ah ! le bon apôtre] » — c’est à peu de choses près la description des environs des Sables-d’Olonne ; pas de gazon, c’est bien la preuve qu’il s’agit d’un désert —. Mais n’y avait-il pas, « à proximité », une ville arabe de soixante-dix mille habitants qui fut complètement dératisée par la suite ? (Cf. plus bas) Quel culot ! Quel conte à dormir debout ! BG est exactement comme Golda Mémère : pour eux les Palestiniens et leurs villes n’existent tout simplement pas. Ni les autobus, ni les marchés où il était pourtant si commode de placer des bombes qui tuaient des Arabes qui n’existaient pas.

Quel
désert !
Comparez la version que donne Ben Gourion au général De
Gaulle des faits qui ont eu lieu entre décembre 1947 et juin 1949 avec ce
qu’en dit Illan Pappé. Je me demande quel devait être l’état d’esprit du
général en lisant ce conte de fée. Ben Gourion pensait-il donc qu’il pouvait
abuser le général alors que celui-ci était un peu porté sur les
« services ». Pensait-il donc que le général avait parlé à la légère
dans son fameux discours télévisé ? Pensait-il que le général pouvait prononcer un discours aussi sévère sans
être parfaitement renseigné sur les faits ? Dans ses Mémoires, De
Gaulle affirme que Ben Gourion lui avait dit en 1960 qu’il repousserait les
frontières de l’État juif de Palestine aussi loin que possible dès qu’il en
aurait l’occasion. Pour ma part, je gobai ces fariboles jusqu’en juillet 2006. J’eus alors la
même révélation que ce sous-officier des forces
d’attaque sionistes. Puis je lus Illan
Pappé où je découvris que l’État juif de Palestine était déjà criminel
en 1948 et qu’il commença cette carrière dès décembre 1947, avant même de
naître. A born-to-kill state. « Ce n’est pas par la force [ça, c’est du culot], ni même uniquement avec de
l’argent, et certainement
pas par des conquêtes, mais c’est par notre création pionnière que nous
avons transformé une terre pauvre et aride en un sol fertile, créé des
agglomérations, villes et villages, sur des surfaces désertiques et abandonnées. » (Ben Gourion
au Général). Terres arides et abandonnées sur lesquelles les sionistes
dépeuplèrent et détruisirent 530 villages manu militari (Pappé,
p. 244). (Cf. Ben Gourion
et le massacre de Deir Yassin, par Iqbal Jassat. Pourquoi et comment
les Palestiniens ont dû fuir leur pays, ce qui n’a rien à voir avec le conte de
fée cité. Deir Yassin est seulement un massacre parmi des dizaines d’autres.
Table des matières de Nettoyage
ethnique de la Palestine)

|
Voici et revoici
David Ben Gourion ! D’emblée, j’ai pour ce lutteur et ce champion
courageux beaucoup de sympathique considération. Sa personne symbolise
Israël, qu’il gouverne après avoir dirigé sa fondation et son combat. Bien
que la France n’ait pas, dans la forme, participé à la création de cet État
né d’une décision conjointe des Britanniques, des Américains et des
Soviétiques, elle l’a chaudement approuvée. La grandeur d’une entreprise, qui
consiste à replacer un peuple juif disposant de lui-même sur une terre
marquée par sa fabuleuse histoire et qu’il possédait il y a dix-neuf siècles,
ne peut manquer de me séduire. Humainement, je tiens pour satisfaisant qu’il
retrouve un foyer national et je vois là une sorte de compensation à tant de
souffrances endurées au long des âges et portées au pire lors des massacres
perpétrés par l’Allemagne d’Hitler. Mais, si l’existence d’Israël me paraît
très justifiée, j’estime que beaucoup de prudence s’impose à lui à l’égard
des Arabes. Ceux-ci sont ses voisins, et le sont pour toujours. C’est à leur
détriment et sur leurs terres qu’il vient de s’installer souverainement. Par
là, il les a blessés dans tout ce que leur religion et leur fierté ont de
plus sensible. C’est pourquoi, quand Ben Gourion me parle de son projet d’implanter quatre ou cinq
millions de Juifs en Israël qui, tel qu’il est, ne pourrait les contenir et
que ses propos me révèlent son intention d’étendre les frontières dès que
s’offrirait l’occasion, je l’invite à ne pas le faire. « La
France », lui dis-je, « vous aidera demain, comme elle vous a aidé
hier, à vous maintenir quoi qu’il arrive. Mais elle n’est pas disposée à vous
fournir les moyens de conquérir de nouveaux territoires. Vous avez réussi un
tour de force. Maintenant, n’exagérez pas ! Faites taire l’orgueil qui,
suivant Eschyle, “est le fils du bonheur et dévore son père”. Plutôt que
d’écouter des ambitions qui jetteraient l’Orient dans d’affreuses secousses
et vous feraient perdre peu à peu les sympathies internationales, consacrez-vous
à poursuivre l’étonnante mise en valeur d’une contrée naguère désertique et à nouer avec
vos voisins des rapports qui, de longtemps, ne seront que d’utilité ».
Tandis que je donne ces conseils à Ben Gourion, je mets un terme à d’abusives pratiques de collaboration
établies sur le plan militaire, depuis l’expédition de Suez entre Tel-Aviv et
Paris et qui introduisent en permanence des Israéliens à tous les échelons
des états-majors et des services français. Ainsi cesse, en particulier, le concours prêté par nous à un début,
près de Bersheba, d’une usine de transformation d’uranium en plutonium d’où,
un beau jour, pourraient sortir des bombes atomiques. (Charles De Gaulle Mémoires d’espoir, Volumes
Plon, p. 207) |
531 villages dépeuplés dont
418 détruits, 44 massacres
Toutes les villes, sauf Nazareth, dératisées

Liste alphabétique des villages détruits avec index sur Nettoyage ethnique de la Palestine de Pappé
Liste par numéro des villages détruits avec index sur Nettoyage ethnique de la Palestine de Pappé
Liste par
district des villages détruits
Cette carte et ces listes vous permettront de suivre facilement en lisant Pappé. Ses citations de lieux vont du coq à l’âne, du nord au sud sans prévenir et l’on s’y perd.
Conséquences des accords d’Oslo. (Agir contre la guerre) Pire qu’un Bantoustan.
Carte de la mauvaise foi (ou Carte du Vice). Le mur et ce que les sionistes nomment « le désengagement ». « Entrait à reculons dans la caserne pour faire croire qu’il en sortait. » Les sionistes ont aussi utilisé cette tactique avant 1948.
Grande
carte des villages détruits
Liste
des massacres. Cliquez sur l’image
Une carte
encore plus grande avec tous les villages arabes existants après
(132 + 407 Cisjordanie) ou détruits pendant et avant (673 + 132) 1948 ainsi que
les établissements juifs (320) avant 1948.
Carte de Palestine avant la Nakba (de nombreux noms de villages sont déjà effacés de la carte — 203 et 204, de 215 à 226, +239 — sans aucune intervention de M. Armani Nedjad). Les villes et villages cités sont soulignés en bleu. En vert, les villages qui ont résisté avec succès grâce aux volontaires irakiens et à leurs officiers (cinq assauts repoussés, no pasaran, Pappé p. 254). Cela prouve que si Golda Mémère n’avait pas négocié un accord secret avec la Jordanie, le nettoyage ethnique n’aurait pas pu avoir lieu. La région aurait un autre aspect aujourd’hui. Le roi Abdallâh est un grand coupable. Tous les villages cités ne sont pas soulignés parce que tous les villages évacués n’ont pas été détruits et que je ne possède pas d’index pour faire le rapprochement. D’autre part, l’index de Pappé comporte beaucoup de lacunes que je m’efforce de combler en relisant tout le livre.

Le plan Daleth. Dans cette traduction, je ne trouve pas le passage cité en exergue par Pappé. Consultez la version en anglais traduite par Walid Khalidi.
|
LA MÉTHODOLOGIE DU
NETTOYAGE Il est utile
à présent de récapituler la chronologie des événements cruciaux intervenus
entre février 1947 et mai 1948. Je vais donc procéder à un survol initial de
la période que je souhaite examiner en détail dans ce chapitre. Au départ, en
février 1947, le cabinet britannique décide de se retirer de la Palestine du
Mandat et de laisser à l’ONU le soin de trancher la question de son avenir.
L’ONU met neuf mois à délibérer du problème, puis adopte l’idée d’une
partition du pays. Cette solution est acceptée par les dirigeants sionistes,
qui s’étaient faits les champions d’une partition, mais rejetée par le monde
arabe et par la direction palestinienne, qui avaient suggéré de maintenir la
Palestine en tant qu’État unitaire et entendaient aboutir à une solution par
un processus de négociation bien plus prolongé. La résolution de partition
est votée le 29 novembre 1947, et le nettoyage ethnique de la Palestine commence au début
de décembre par une série d’attaques juives contre des villages et des
quartiers palestiniens, en représailles à la suite du saccage d’autobus et de
commerces lors des manifestations palestiniennes contre la résolution de
l’ONU au cours des quelques jours ayant suivi son adoption. Bien que sporadiques, ces
premiers assauts juifs sont assez durs pour provoquer un exode important
(près de 75 000 personnes). Le
9 janvier 1948, des unités de la première armée de volontaires panarabe
entrent en Palestine et livrent contre les forces juives de petites batailles
pour des routes et des implantations isolées. L’emportant facilement dans ces
escarmouches, la
direction juive réoriente officiellement sa tactique, passant des actions de
représailles aux opérations de nettoyage. Il s’ensuit des expulsions
forcées à la mi-février 1948 : les troupes juives réussissent à vider en un
seul jour cinq villages palestiniens. Le 10 mars 1948, le plan Daleth
est adopté. Les premières cibles sont les centres urbains de Palestine : à la
fin d’avril, ils ont tous été occupés. Environ 250 000 Palestiniens sont déracinés lors
de cette phase, qui s’accompagne de plusieurs massacres, le plus
notoire étant celui de Deir Yassin. Informée de ces événements, la Ligue
arabe décide, le dernier jour du mois d’avril, d’intervenir militairement,
mais pas avant que le Mandat britannique ait pris fin. Les
Britanniques partent le 15 mai 1948 et l’Agence juive déclare
immédiatement l’instauration en Palestine d’un État juif, reconnu officiellement
par les deux superpuissances de l’époque, les États-Unis et l’URSS. Le même
jour, des forces régulières arabes entrent en Palestine. Dès février 1948, l’administration américaine
conclut que la résolution de partition de l’ONU, loin d’être un plan de paix,
alimente la poursuite de l’effusion de sang et des hostilités. Elle propose
donc par deux fois un autre plan pour arrêter l’escalade du conflit : un trusteeship’ de cinq ans
en février 1948 et un cessez-le-feu de trois mois le 12 mai de la même
année. La direction sioniste rejette d’emblée ces deux propositions de paix. Tout au long
de la période, la stratégie sioniste officielle est l’effet de deux
dynamiques. La première est faite de réactions pratiques à deux phénomènes
stupéfiants qui apparaissent sur le terrain : la fragmentation, voire la
désintégration complète des systèmes politique et militaire palestiniens ; la
montée du désarroi et de la confusion dans le monde arabe face aux
initiatives agressives de la partie juive et à l’aval international donné
simultanément au projet sioniste et au futur État juif. La seconde
dynamique qui stimule la pensée stratégique des dirigeants sionistes est la volonté d’exploiter à fond
l’occasion historique unique, qu’ils voient se présenter devant eux, de
réaliser leur rêve d’un État exclusivement juif. Comme nous l’avons vu
dans les chapitres précédents, cette vision d’un État-nation purement juif se trouve au cœur de
l’idéologie sioniste dès l’apparition du mouvement, à la fin du me siècle. Au milieu des années
1930, une poignée de dirigeants sionistes ont fait clairement le lien entre
la fin du régime britannique et la possibilité de désarabiser la Palestine,
c’est-à-dire d’avoir une Palestine sans Arabes. À la fin de novembre 1947, la
plupart des membres du premier cercle de la direction ont aussi,
manifestement, compris ce lien, et, sous la conduite de Ben Gourion, ils
consacrent toute leur attention à cette question comment profiter au mieux de
l’occasion évidente que cette connexion leur a offerte ? Avant 1947,
d’autres problèmes s’étaient révélés plus urgents : la première tâche avait
été de construire une enclave politique, économique et culturelle sioniste
dans le pays, et d’assurer une immigration juive vers la région. Les idées
quant à la meilleure façon de traiter le problème de la population
palestinienne locale, on l’a vu, étaient restées vagues. Mais l’imminence de
la fin du Mandat britannique, le rejet arabe de la résolution de partition et
la conscience très claire qu’avait Ben Gourion de la proportion de la
Palestine qu’il lui fallait pour assurer la viabilité de l’État juif ont aidé
à convertir des idéologies anciennes et des scénarios nébuleux en un plan directeur bien précis. Avant mars
1948, les opérations menées par la direction sioniste pour concrétiser sa
vision pouvaient encore être présentées comme des représailles à des actes
d’hostilité palestiniens ou arabes. Après mars, ce n’est plus le cas : la direction sioniste a alors
déclaré ouvertement, deux mois avant la fin du Mandat, qu’elle allait
chercher à conquérir le pays et à en expulser la population indigène par la
force : c’est le plan Daleth. (Pappé, p.68 et suivantes) |
|
(…) L’ALA dans
le Marj Ibn Amir À l’ouest de
Sirin [145 Voilà encore un exemple de la difficulté de suivre les
description de Pappé : Sirin étant situé près du lac de Tibériade, tout
ce qui est à l’ouest de ce lac est à l’ouest de Sirin car ce lac est la
frontière est de la Palestine], dans le
Marj Ibn Amir (la vallée Izraël), Fawzi al-Qawuqji faisait ce qu’il pouvait
pour limiter la conquête juive, et il lança quelques attaques avortées contre
le principal kibboutz de la région, Mishmar Ha-Emek. Au cours de l’un des
bombardements de ce kibboutz avec l’unique canon dont il disposait, une frappe
directe tua trois enfants. Cette horrible tragédie est le seul acte
d’hostilité que mentionnent les livres d’histoire officiels israéliens pour
cette région. Les villages voisins n’ont
guère contribué aux efforts de l’ALA pour ramener à la Ligue arabe de bonnes
nouvelles du front. Beaucoup, en fait, avaient signé des pactes de
non-agression avec les kibboutzim voisins. Mais, quand l’attaque de l’ALA
contre Mishmar Ha-Emek déclencha la fureur vengeresse des kibboutzniks, ces
villages ne furent plus à l’abri des agressions, en plein essor dans la
vallée. Les kibboutzniks incitèrent les soldats à poursuivre le nettoyage
ethnique qu’ils avaient entamé à l’est de cette région. Dans cette partie de
la Galilée, beaucoup de kibboutzim appartenaient au parti sioniste-socialiste
Hachomer Hatzaïr, dont certains membres tentaient d’adopter une position plus humaine.
En juillet, des membres en vue du Mapam — formation politique située à la
gauche du parti dominant d’Israël, le Mapai — étaient allés se plaindre à Ben
Gourion de l’expansion des opérations de nettoyage, qui à leur avis n’était
« pas nécessaire ». Ben Gourion rappela vite à ces kibboutzniks
objecteurs de conscience qu’ils avaient eux-mêmes été fort satisfaits du
lancement de la première phase dans la région au mois d’avril. De fait, être un juif
sioniste en 1948 signifiait nécessairement soutenir pleinement la
désarabisation de la Palestine [et
encore aujourd’hui. Même les Juifs sionistes français qui soutiennent
inconditionnellement l’État juif de Palestine (ce qui est d’ailleurs la
définition des Juifs sionistes partout dans le monde, qui pensent le matin en
se levant à ce qu’il pourraient faire pour la gloire de l’État juif de
Palestine) et donc inconditionnellement la dératisation (rampante,
aujourd’hui) et donc inconditionnellement les crimes de l’État juif de
Palestine, passés, présents et à venir]. L’attaque
d’al-Qawuqji contre le kibboutz Mishmar Ha-Emek, le 4 avril, était une riposte aux expulsions
massives que les forces juives avaient commencé à mettre en œuvre vers le
15 mars. Les premiers villages à partir, ce jour-là, avaient été
Ghubaiya al-Tahta [172] et Ghubaiya al-Fauqa [175], dont chacun comptait plus d’un millier
d’habitants. Puis, dans la même journée, ce fut le tour du village plus petit
de Khirbat al-Ras. Là aussi, l’occupation eut les caractéristiques désormais
familières du nettoyage ethnique : expulsion de la population et
destruction des maisons. Après
l’attaque de Mishmar Ha-Emek, de plus gros villages furent visés : Abou
Shusha [163], Kafrin [178],
Abou Zureiq [161], Mansi [176] et Naghnaghiya [171]
(prononcer Narnariya). Les routes à l’est de Djénine furent vite couvertes de
milliers de Palestiniens que les soldats juifs avaient expulsés, non loin du
bastion des kibboutzim du sionisme socialiste. Le petit village de Wadi Ara [205], 250 habitants, fut le dernier à être
rayé de la carte en avri1. Dans cette
région aussi, l’Irgoun apporta sa contribution à la destruction en cours des
campagnes palestiniennes. Elle acheva, alors que les soldats du Mandat
britannique étaient encore là [l’arme
au pied, ce qui n’empêcha pas Ben Gourion de pleurnicher : ces vilains
anglais n’ont pas défendu les Juifs lors des grèves et émeutes qui ont suivi
la résolution de l’ONU], l’assaut vengeur contre les villages restants
du Marj Ibn Amir : Sabbarin [179],
Sindiyana [183], Barieka [000], Khubbeiza [181]
et Umm al-Shouf [182]. Certains habitants de
ces villages s’enfuirent sous le feu des mortiers lourds des assaillants,
tandis que d’autres, qui agitaient des drapeaux blancs pour indiquer qu’ils
capitulaient, furent aussitôt exilés. A Sabbarin, les bandits de l’Irgoun,
furieux de s’être heurtés à une certaine résistance armée, décidèrent à titre
de punition d’enfermer pendant quelques jours les femmes, les vieux et les
enfants entre des fils barbelés — très proches des cages dans lesquelles les
Palestiniens sont aujourd’hui gardés pendant des heures aux checkpoints de Cisjordanie quand ils
ne présentent pas le bon laissez-passer. Sept jeunes Palestiniens trouvés en possession d’armes
furent exécutés sur place par les soldats juifs, qui expulsèrent
ensuite les autres villageois vers Umm al-Fahm, localité qui n’était pas
encore entre leurs mains.
Chaque phase
ou opération dans les diverses situations géographiques créait de nouveaux
modèles de comportement qui étaient ensuite adoptés par les autres forces
militaires. Quelques jours après l’occupation du village de Kafrin et l’expulsion
de ses habitants, l’armée exerça ses talents sur le village désormais vide et
l’effaça totalement de
la surface de la terre. Ce type de manœuvres a été reproduit de multiples fois, longtemps
après la fin de la guerre de 1948, jusque tard dans les années 1950. L’opération
dans l’arrière-pays de Safed devait déjà moins à la rage qu’à une
planification efficace, et elle avait reçu un nom de code lourd de
sens : « Balai » (matateh). Elle commença par le nettoyage des villages
le long de la route Tibériade-Safed. Le premier à disparaître fut Ghuweir [Ghuweir
n’est autre que Ghuweyr Abu Shusha à sept kilomètres au nord de Tibériade, (à
ne pas confondre avec Abu Shusha-163 ni Abu Shusha-299)]. Après la chute de Tibériade, le mukhtar avait
immédiatement compris ce qui attendait son village, puisqu’il était le plus
proche de la ville. Il demanda à Adib Chichakli, le commandant des
volontaires de l’ALA, de lui venir en aide, et il lui suggéra de distribuer
des armes aux villageois, mais Chichakli refusa. La nouvelle démoralisa les
habitants de Ghuweir, et les femmes et les enfants commencèrent à fuir vers
Rama, sur la route d’Acre, de l’autre côté des montagnes de Galilée. Le
mukhtar recruta cinquante paysans qui, armés de leurs hartooush (vieux fusils de chasse de
la Première Guerre mondiale), attendirent l’attaque juive. Le 22 avril,
les juifs, comme ils en avaient pris l’habitude, envoyèrent d’abord une
délégation pour proposer une évacuation collective des hommes sans combat.
Cette fois-ci, cependant, la délégation sortait de l’ordinaire : elle se
composait de gens qui avaient eu autrefois des liens d’amitié avec le
village, et les Palestiniens présents lors de cette rencontre se
souviendraient plus tard du ton désolé sur lequel ces délégués leur avaient
expliqué que tous les villages situés sur la route Tibériade-Safed étaient
voués à l’expulsion. Le mukhtar ne leur révéla pas que Ghuweir était presque
désert et leur dit que les habitants « défendraient leurs
maisons ». Après la
rapide occupation du village, une procédure nouvelle apparut. Un soldat juif
monta sur le toit d’une maison et demanda si, parmi les hommes faits
prisonniers, il y avait des druzes. « S’il y en a », hurla-t-il,
« ils peuvent rester. Les autres doivent partir au Liban. » Mais
même cette dernière option n’était pas ouverte à tous, car les forces
d’occupation décidèrent d’effectuer une sélection avant
d’« autoriser » les villageois à partir pour le Liban. Cette
opération servirait de modèle aux expulsions suivantes, et elle est restée
profondément gravée dans la mémoire collective qu’ont gardée les Palestiniens
des années de la Nakba : elle les hante jusqu’à nos jours. Les hommes
jeunes, de dix à trente ans, ont été séparés des autres et envoyés dans des
camps de prisonniers. Quarante hommes de Ghuweir ont ainsi été éloignés de
leurs familles pendant dix-huit mois, pour languir dans des enclos. Le village de
Ghuweir recevait souvent la visite d’observateurs de l’ONU, venus vérifier
sur le terrain la façon dont la résolution de partition était mise en œuvre.
Ils ont assisté aux expulsions. Les représentants des médias occidentaux,
dont un journaliste du New York Times, envoyaient encore des articles sur des villages individuels, même si,
à cette date, l’intérêt de l’opinion publique pour leur destin
faiblissait ; de toute manière, les lecteurs occidentaux n’ont jamais eu
accès à un panorama complet des événements. De plus, à ce qu’il
semble, aucun
correspondant de presse étranger n’osait critiquer ouvertement les actes
de la nation juive trois ans seulement après l’Holocauste. C’est dans et
autour d’Haïfa que l’opération de nettoyage ethnique a pris son élan, le
rythme terrible qui annonçait les destructions à venir. Quinze villages —
certains petits, avec moins de 300 habitants, d’autres très gros, qui en comptaient dans les 5 000 —
ont été vidés de leur population très rapidement, les uns après les autres.
Abou Shusha [163], Abou Zureiq [161], Arab al-Fuqara [216], Arab al-Nufay’at [219], Arab Zahrat al-Dumayri [215], Balad al-Cheikh [?], Damoun [106], Khirbat al-Kasayir [115], Khirbat al-Manshiya [223], Rihaniya [162], Khirbat al-Sarkas [217], Khirbat Sa’sa [122], Wa’rat al-Sarris [114] et Yajour [125] ont été effacés de la carte de Palestine [M. Armani Nedjad n’y était
vraiment pour rien], dans un sous district riche en soldats britanniques, en
émissaires de l’ONU et en journalistes étrangers.
L’expulsion et la fuite n’ont pas suffi à sauver
les villageois. Beaucoup ont été abattus par les kibboutzniks marxistes de
Hachomer Hatzaïr,
qui pillaient rapidement et efficacement leurs maisons avant de les faire
sauter. Nous disposons de documents qui gardent trace des condamnations
verbales d’hommes politiques sionistes de l’époque préoccupés d’éthique — ils
ont fourni aux « nouveaux historiens » d’Israël des informations
sur les atrocités que ceux-ci n’avaient pas trouvées dans les autres sources
archivées.
Aujourd’hui,
les plaintes de ces soldats et responsables juifs « sensibles »
apparaissent plutôt comme des efforts pour libérer leur conscience. Ils
relèvent d’un ethos israélien dont la meilleure définition est « Tire et pleure » —
titre d’un recueil, supposé moral, de textes écrits par des soldats
israéliens qui avaient participé à une opération de nettoyage ethnique de
faible envergure pendant la guerre de juin 1967 et qui y exprimaient leurs
remords. Ces soldats et officiers soucieux d’éthique avaient ensuite été
invités par le populaire écrivain israélien Amos Oz et ses amis à accomplir
un « rite d’exonération » dans la Maison rouge avant sa démolition.
Pour en revenir à 1948, des remontrances du même ordre ont pu apaiser la
conscience tourmentée de soldats juifs engagés dans des atrocités et crimes de
guerre contre une population civile largement sans défense. Pleurer très fort tout en tuant et en expulsant
des innocents était une tactique pour faire face aux conséquences morales du
plan D.
L’autre consistait à déshumaniser les Palestiniens. L’Agence juive avait promis à l’ONU qu’ils
deviendraient des citoyens à part entière de l’État d’Israël. En fait, ils
ont été expulsés, incarcérés ou tués « Notre armée avance, prend
les villages arabes, et leurs habitants fuient comme des souris »,
écrivit Yossef Weitz. L’éventail
des activités militaires était encore très large en avril. Contrairement à ce
qui allait se passer quelques mois plus tard, lorsque le nettoyage aurait
lieu par vastes zones, certains villages, en avril, n’étaient pas du tout
inquiétés. D’autres ont subi
un pire destin que l’expulsion : ils ont été le cadre de massacres.
Les ordres militaires reflétaient cette diversité, puisqu’ils distinguaient
entre deux types d’action à entreprendre contre les villages
palestiniens : le nettoyage (le-tarer) et le harcèlement (le-hatrid). Le harcèlement n’était
jamais spécifié. Il était fait de tirs d’obus aléatoires sur les villes, les
bourgs et les villages, et de tirs au jugé sur les véhicules civils. Le
14 avril, Bein Gourion écrivit à Sharett : « De jour en jour,
nous étendons notre occupation. Nous occupons de nouveaux villages, et ce
n’est qu’un début. » Dans certains villages proches des centres
urbains, les soldats juifs ont procédé à des massacres afin d’accélérer la
fuite des habitants des villes et des bourgs voisins. C’est ce qui s’est passé
à Nasr al-Din [119], près de Tibériade à Ein.
Zeitoun [82], près de Safed, et à Tirat Haïfa [124], près d’Haïfa. Dans ces trois villages, des
groupes d’hommes qui étaient dans le vocabulaire de la Hagana, « des
mâles de dix à cinquante ans » ont été exécutés pour terroriser la
population de la localité et celle des villes voisines. Sur ces trois
massacres, si celui de Nasr al-Din n’a pas encore été totalement reconstitué
par les historiens, les deux autres sont bien documentés. Le plus connu est
celui d’Ein Zeitoun. [ Pappé, pages 148 et
suivantes] |
Ein Zeitoun, un massacre parmi des dizaines d’autres (31 selon Pappé), 2 mai 1948 (les « armées » arabes n’ont encore pas bougé d’un pouce) :
|
Ein Zeitoun [123] Ein Zeitoun est le mieux connu de ces massacres parce que son histoire a servi de base au seul roman épique dont nous disposions à ce jour sur la catastrophe palestinienne, Bab al-Chams, d’Élias Khoury. Les événements qui se sont produits dans ce village ont aussi été évoqués dans un bref roman israélien semi-fictionnel sur cette période, Entre les nœuds, de Netiva yen-Yehudas. Bab al-Chams a été porté à l’écran, dans le cadre d’une coproduction franco-égyptienne. Les scènes du film ressemblent de très près aux descriptions que nous trouvons dans Entre les nœuds, pour lesquelles Netiva BenYehuda s’est beaucoup appuyée sur les rapports des archives militaires et les souvenirs oraux. Par ailleurs, le film rend fidèlement la beauté du village : il était situé dans des gorges profondes qui coupent en deux les hautes montagnes de Galilée sur la route Meiroun-Safed, et était embelli par l’eau pure d’un cours d’eau qu’entouraient des bassins d’eau chaude. La situation stratégique du village, à deux kilomètres à l’ouest de Safed, en faisait une cible idéale. Il était aussi convoité par les colons juifs locaux, qui avaient commencé à acheter des terres dans le voisinage et avaient eu avec les villageois des relations difficiles vers la fin du Mandat. L’opération Balai a donné l’occasion à l’unité d’élite de la Haganah, le Palmah, non seulement de nettoyer le village conformément au plan Daleth, le 2 mai 1948, mais aussi de régler de « vieux comptes », en l’occurrence de se venger de l’hostilité avec laquelle les villageois palestiniens avaient perçu et reçu les colons. L’opération fut confiée à Moshe Kalman, qui avait déjà supervisé avec succès les attaques sauvages contre Khisas, Sa’sa et Husseiniya dans le même district. Ses troupes rencontrèrent très peu de résistance, car les volontaires syriens en position dans le village s’enfuirent précipitamment quand le pilonnage commença au petit matin : il s’agissait d’un bombardement massif, au mortier, suivi d’un jet systématique de grenades à main. Les forces de Kalman entrèrent dans le village vers midi. Les femmes, les enfants, les vieux et quelques jeunes qui n’avaient pas fui avec les volontaires syriens sortirent de leurs abris en agitant un drapeau blanc. Ils furent immédiatement rassemblés au centre du village. Le film reconstitue alors la scène de recherche et arrestation — en l’occurrence, recherche et exécution — telle que la jouaient habituellement les unités spéciales du renseignement de la Haganah. Elles faisaient d’abord venir un informateur encagoulé qui examinait les hommes alignés sur la place du village. Ceux dont les noms figuraient sur une liste établie d’avance, que les officiers du renseignement avaient apportée, étaient identifiés. Ils étaient alors emmenés plus loin et abattus. Quand d’autres se rebellaient ou protestaient, on les tuait aussi. Au cours d’un incident que le film rend à la perfection, un des villageois, Yusuf Ahmad Hajjar, dit à ses gardiens que lui et les autres se sont rendus, et donc « s’attendent à être traités humainement ». Le commandant du Palmah le gifle puis, à titre de sanction, lui ordonne de choisir au hasard trente-sept jeunes de moins de vingt ans. Tandis que les autres villageois sont enfermés de force dans l’entrepôt de la mosquée du village, les adolescents sont abattus, les mains liées derrière le dos. Dans son livre, Hans Lebrecht donne un autre aperçu sur ces atrocités : « À la fin de mai 1948, j’ai reçu ordre de l’unité militaire où je servais de construire une station de pompage temporaire afin de détourner le cours d’eau du village “abandonné” d’Ein Zeitoun pour alimenter en eau le bataillon. Le village avait été totalement détruit, et, parmi les décombres, il y avait de nombreux cadavres ; nous avons trouvé notamment beaucoup de cadavres de femmes, d’enfants et de bébés près de la mosquée locale. J’ai persuadé l’armée de brûler les corps. » Ces descriptions impressionnantes se trouvent aussi dans les rapports militaires de la Haganah, mais il est difficile de dire combien de villageois d’Ein Zeitoun ont été effectivement exécutés. Les documents militaires rapportent que, globalement, exécutions comprises, 70 personnes ont été abattues ; d’autres sources donnent un chiffre bien plus élevé. Netiva Ben-Yehuda faisait partie du Palmah, et elle se trouvait dans le village quand l’exécution a eu lieu, mais elle a préféré raconter l’histoire de façon romancée. Son récit contient, néanmoins, un tableau horriblement précis de la façon dont les hommes du village ont été abattus, les mains liées, et parle de plusieurs centaines d’exécutés. « Mais Yehonathan continuait à hurler, et soudain il tourna le dos à Meirke et s’en alla, furieux, sans cesser un instant de proférer ses griefs “Il a perdu la tête ! Des centaines de personnes sont couchées là, ligotées ! Va les tuer ! Va détruire des centaines de personnes ! Seul un fou tue des gens attachés comme ça, et seul un fou gaspille toutes ses munitions sur eux !” [...] Je ne sais pas qui ils avaient à l’esprit, qui va venir les inspecter, mais je comprends que ça devient urgent. Vite, nous devons défaire les nœuds aux poignets et aux chevilles de ces prisonniers de guerre, et alors j’ai compris qu’ils étaient tous morts, “problème résolu”. » Selon ce récit, le massacre — et nous le savons pour beaucoup d’autres tueries — n’a pas eu lieu uniquement pour « punir » une « impertinence », mais aussi parce que la Haganah n’avait pas encore de camps de prisonniers de guerre où enfermer les villageois capturés en nombre. Néanmoins, même après l’ouverture de ces camps, des massacres eurent lieu lorsque de très nombreux villageois étaient faits prisonniers, comme à Tantoura et à Dawaimeh après le 15 mai 1948. Les histoires orales, qui ont fourni à Élias Khoury la matière de Bab al-Chams, renforcent aussi l’impression que les documents d’archives ne disent pas tout ils sont laconiques sur les méthodes employées et trompeurs sur le nombre de tués en cette journée fatidique de mai 1948. Comme on l’a dit, chaque village créait un précédent qui s’intégrait à un modèle, lequel facilitait ensuite la systématisation des expulsions. À Ein Zeitoun, les habitants ont été conduits à la limite de leur village et les soldats juifs se sont mis à tirer au-dessus de leurs têtes en leur ordonnant de fuir. Les procédures habituelles ont également été suivies : les habitants ont été dépouillés de tous leurs biens avant d’être bannis de leur patrie. Le Palmah s’est emparé plus tard du village voisin, Biriya, et, comme à Ein Zeitoun, il a donné l’ordre de brûler toutes les maisons pour démoraliser les Arabes de Safed. I1 n’est resté que deux villages dans la région. La Haganah était à présent confrontée à une tâche plus complexe : trouver un moyen pour homogénéiser de la même façon, ou plutôt « judaïser », la région du Marj Ibn Amir et les vastes plaines qui s’étendaient entre la vallée et le Jourdain, jusqu’à la ville occupée de Baysan à l’est et, au nord, jusqu’à Nazareth, qui à cette date était encore libre. L’achèvement du travail à l’est… (Illan Pappé, pag 153 et suivantes) |
Où l’on voit poindre les groupes de pression américains et où l’on peut constater la perfidie d’Albion et la trahison de L’ONU :
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Donc, avant la fin du Mandat, ni les volontaires arabes venus de l’extérieur de la Palestine ni les paramilitaires de l’intérieur ne firent courir à la communauté juive le moindre risque sérieux de perdre la bataille ou d’être contrainte à la capitulation. Loin de là. Tout ce que ces forces étrangères et locales essayaient de faire, sans en avoir les moyens, c’était protéger la population palestinienne de l’agression juive. L’opinion publique en Israël, et surtout aux États-Unis, a réussi à perpétuer le mythe de la destruction potentielle ou du « second Holocauste » qui attendait le futur État juif. Exploitant cette mythologie, Israël a pu ensuite assurer un soutien massif des communautés juives du monde entier à l’État, tout en diabolisant les Arabes en général et les Palestiniens en particulier aux yeux du grand public américain. La réalité sur le terrain était presque diamétralement opposée c’était les Palestiniens qui étaient voués à l’expulsion massive. Pendant le mois présenté dans l’historiographie israélienne comme le plus « dur », les Palestiniens, en fait, avaient seulement pour objectif d’échapper à ce destin, et non de détruire la communauté juive. Quand cet épisode a pris fin, la voie a été totalement libre pour les soldats nettoyeurs d’Israël.
VERS LA « VRAIE GUERRE En apparence, du point de vue palestinien, la situation parut s’améliorer vers la deuxième quinzaine d’avril 1948. Abdallah informa ses interlocuteurs juifs que la Ligue arabe avait décidé d’envoyer les armées régulières en Palestine. Avec ce qui s’était passé dans ce pays en mars-avril, les dirigeants du monde arabe n’avaient pas le choix. Ils commençaient donc à préparer sérieusement une intervention militaire. C’est alors qu’une nouvelle inattendue arriva de Washington : le département d’État faisait pression pour que les États-Unis changent d’approche. Leurs représentants sur le terrain étaient désormais tout à fait conscients des expulsions qui avaient lieu, et ils avaient suggéré à leurs supérieurs de mettre fin à l’application du plan de partition et d’essayer de travailler à une autre solution. Dès le 12 mars 1948, le département d’État avait élaboré une nouvelle proposition à l’ONU : elle recommandait un mandat international de cinq ans sur la Palestine, période pendant laquelle les deux camps négocieraient une solution à l’amiable. C’était, a-t-on dit, la proposition la plus raisonnable que les États-Unis aient faite dans l’histoire de la Palestine elle n’a jamais eu, hélas, d’équivalent depuis. L’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Warren Austin, déclara : « La position des États-Unis est que la partition de la Palestine n’est plus une option viable. » [C’est donc les groupes de pression américains qui ont scellé le sort des Palestiniens] Les États membres de l’ONU, réunis à Flushing Meadow, à New York, où les Nations unies avaient leur siège avant de s’installer dans leur gratte-ciel actuel à Manhattan, ont aimé l’idée. Il était tout à fait juste de conclure que la partition n’avait pas réussi à apporter la paix en Palestine, et qu’en réalité elle stimulait la violence et faisait couler le sang. Mais, si la logique était un aspect des choses à prendre en considération, le souhait de ne pas s’aliéner un puissant lobby intérieur en était un autre, en l’occurrence plus crucial. Sans l’efficacité des pressions du lobby sioniste sur le président Harry Truman, le cours de l’histoire de la Palestine aurait pu être fort différent. L’affaire, en réalité, a appris quelque chose d’important aux composantes sionistes de la communauté juive américaine : qu’elles pouvaient avoir un impact sur la politique américaine en Palestine (et plus tard dans tout le Moyen-Orient). Dans un effort de longue haleine qui s’est poursuivi durant les années 1950 et au début des années 1960, le lobby sioniste a réussi à marginaliser les experts du monde arabe au sein du département d’État et à laisser la politique moyen-orientale des États-Unis aux mains du Congrès et de la Maison-Blanche, où les sionistes étaient fort influents. Mais la victoire au Congrès n’a pas été facile. Les « arabisants » du département d’État, qui lisaient plus attentivement les articles du New York Times que les hommes du président, ont désespérément tenté de convaincre Truman, sinon de remplacer la partition par un mandat, du moins de s’accorder plus de temps pour la repenser. Ils l’ont persuadé de proposer aux deux camps un armistice de trois mois. Le 12 mai — un mercredi après-midi —, la réunion ordinaire du Matkal et du Conseil consultatif fut reportée en raison d’unie réunion capitale d’une nouvelle institution, le « Bureau du peuple », qui deviendrait trois jours plus tard le gouvernement de l’État d’Israël. Ben Gourion a affirmé que la quasi-totalité des présents soutenaient sa décision de rejeter la proposition américaine. Les historiens ont dit plus tard qu’il avait eu du mal à faire adopter sa résolution, qui impliquait non seulement de refuser le plan américain mais aussi de proclamer un État trois jours plus tard. Ce n’était pas une réunion si importante que cela, après tout, puisque le Conseil consultatif avançait déjà dans ses opérations de nettoyage ethnique, que Ben Gourion n’aurait jamais laissé interrompre par d’autres membres de l’élite politique sioniste qui n’étaient pas dans le secret de la stratégie et du plan. Puis la Maison-Blanche a reconnu le nouvel État, et le département d’État s’est à nouveau retrouvé au second plan de la politique américaine en Palestine. Le dernier jour d’avril, le monde arabe avait nommé à la tête de son effort militaire en Palestine l’homme dont la plupart de ses dirigeants n’ignoraient pas qu’il avait un accord secret avec les juifs. On ne saurait s’étonner que l’Égypte, le plus grand État arabe, ait attendu l’échec de la dernière initiative américaine pour décider de se joindre à une campagne militaire que son gouvernement savait vouée au fiasco. Cette décision, votée au sénat égyptien le 12 mai, laissait à l’armée égyptienne moins de trois jours pour préparer l’« invasion », et son comportement sur le champ de bataille montra bien qu’un délai aussi bref était intenable. Les autres armées, nous le verrons plus loin, ne faisaient pas mieux. En ces jours d’avril et de mai, la Grande-Bretagne restait l’ultime espoir, mais nulle part dans son empire Albion ne s’était montrée aussi perfide. La
responsabilité britannique Les Britanniques étaient-ils informés du plan Daleth ? On suppose que oui, mais il n’est pas facile de le prouver. Ce qui est tout à fait frappant, c’est qu’après l’adoption du plan Daleth ils ont annoncé qu’ils n’assumaient plus la responsabilité du maintien de l’ordre dans les zones où leurs troupes étaient encore cantonnées, et se sont limités à protéger leurs soldats. Cela signifiait que Haïfa et Jaffa, et toute la région littorale qui les séparait, constituaient désormais un seul et même espace ouvert, où les dirigeants sionistes pouvaient mettre en oeuvre le plan Daleth sans aucune crainte d’être contrecarrés par l’armée britannique ou même d’avoir affaire à elle. Et il y avait bien pis : l’abandon des villes et des campagnes par les Britanniques était synonyme d’effondrement total de l’ordre public dans l’ensemble de la Palestine. Les journaux de la période, le quotidien Filastin par exemple, se faisaient l’écho de l’angoisse de la population face à la montée d’une certaine criminalité — le vol et le cambriolage en ville, le pillage autour des villages. Le retrait des policiers britanniques des petites et grandes villes signifiait aussi, par exemple, que beaucoup de Palestiniens ne pouvaient plus aller toucher leur salaire dans les municipalités : la plupart des services publics avaient leur siège dans les quartiers juifs, où ils risquaient de se faire agresser. Il n’est pas étonnant qu’on puisse encore aujourd’hui entendre des Palestiniens dire : « La responsabilité principale dans notre catastrophe incombe au Mandat britannique. » Cette phrase est de Jamal Khaddura, réfugié de Suhmata, près d’Acre. Il a porté avec lui toute sa vie ce sentiment de trahison, et il l’a reformulé devant une commission d’enquête parlementaire conjointe des deux Chambres britanniques sur le Moyen-Orient consacrée aux réfugiés palestiniens et créée en 2001. D’autres réfugiés qui ont témoigné devant cette commission ont fait écho à l’amertume, aux accusations et aux reproches de Khaddura. Effectivement, les Britanniques ont évité toute intervention sérieuse dès octobre 1947, et ils sont restés passifs face aux tentatives des forces juives pour prendre le contrôle des avant-postes. Ils n’ont pas essayé non plus d’arrêter l’infiltration à petite échelle des volontaires arabes. En décembre, ils avaient encore 75 000 hommes en Palestine, mais leur seule mission était de sécuriser l’évacuation des soldats, des officiers et des fonctionnaires du Mandat. Les Britanniques ont parfois contribué d’une autre façon, plus directe, au nettoyage ethnique, en fournissant aux dirigeants juifs des actes de propriété et d’autres documents cruciaux qu’ils avaient photocopiés avant de les détruire — procédé tout à fait courant dans leurs processus de décolonisation. Cet inventaire a ajouté aux dossiers de village les ultimes détails dont les sionistes avaient besoin pour le dépeuplement massif. La force militaire, utilisée brutalement, est de première nécessité pour expulser et occuper, mais la bureaucratie n’est pas moins importante pour réaliser efficacement une énorme opération de nettoyage qui implique non seulement de spolier la population, mais aussi de récupérer le butin. La trahison
de l’ONU Selon les termes de la résolution de partition, l’ONU devait être présente sur le terrain pour superviser la mise en ouvre de son plan de paix : la transformation de l’ensemble de la Palestine en pays indépendant, avec deux États distincts qui devaient constituer une unité économique. La résolution du 29 novembre 1947 contenait des impératifs très clairs. Les Nations unies s’y engageaient notamment à prévenir toute tentative de l’une quelconque des parties pour confisquer des terres appartenant aux citoyens de l’autre État ou à l’autre groupe national, qu’il s’agisse de terres cultivées ou non cultivées, c’est-à-dire laissées en jachère pendant environ un an. On peut au moins mettre au crédit des émissaires locaux de l’ONU qu’ils ont senti que la situation se dégradait et fait pression pour une réévaluation de la politique de partition. Mais, dans les débuts du nettoyage ethnique, ils n’ont pris aucune autre mesure que de l’observer et de rédiger des rapports. L’ONU n’avait qu’un accès limité à la Palestine, puisque les autorités britanniques lui avaient interdit d’avoir sur place une organisation, ignorant ainsi la partie de la résolution de partition qui imposait la présence sur le terrain d’un comité des Nations unies. La Grande-Bretagne a laissé le nettoyage se dérouler sous les yeux de ses soldats et de ses fonctionnaires pendant la période du Mandat, qui s’est terminée le 14 mai 1948 à minuit, et elle a entravé les efforts de l’ONU pour intervenir d’une façon qui aurait pu sauver bon nombre de Palestiniens. Après le 15 mai, les Nations unies n’ont aucune excuse pour avoir abandonné le peuple dont elles avaient partagé le territoire, et dont elles avaient livré la vie et le bien-être aux Juifs qui, depuis la fin du XIXe siècle, souhaitaient le déraciner et prendre sa place dans ce pays qu’ils considéraient comme le leur. (Illan Pappé, pag 167 et suivantes.Le livre en
comporte 350) |
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LE
MASSACRE DE TANTOURA [174] Tantoura était l’un des villages les plus importants de la côte, et, pour les envahisseurs, « un os en travers de la gorge », comme le dit le livre de guerre officiel de la brigade Alexandroni. Son heure a sonné le 22 mai. C’était un très ancien village palestinien de la côte méditerranéenne. Un gros village, pour l’époque : environ 1 500 habitants, qui vivaient de l’agriculture, de la pêche et d’emplois subalternes dans la ville voisine d’Haïfa. Le 15 mai 1948, un petit groupe de notables de Tantoura, dont le mukhtar du village, ont rencontré des officiers du renseignement juif, qui leur ont proposé des conditions de capitulation. Se doutant que la capitulation aboutirait à l’expulsion des villageois, les notables ont rejeté cette offre. Une semaine plus tard, le 22 mai 1948, le village a été attaqué de nuit. L’officier juif qui commandait l’opération voulait d’abord envoyer un camion à haut-parleur pour appeler la population à capituler, mais ce projet n’a pas été réalisé. L’offensive a été menée des quatre côtés à la fois. Ce n’était pas l’usage. En général, la brigade attaquait les villages de trois côtés, créant ainsi tactiquement sur le quatrième une « porte ouverte » par laquelle elle pouvait chasser les habitants. Par manque de coordination, les soldats juifs ont cette fois encerclé totalement le village, et se sont donc retrouvés avec un très grand nombre de villageois entre leurs mains. Sous la menace des armes, les habitants faits prisonniers à Tantoura ont été conduits sur la plage. Les soldats ont alors séparé les hommes des femmes et des enfants, expulsant ces derniers vers le village voisin de Fureidis où certains hommes les rejoindraient un an et demi plus tard. Les centaines d’hommes rassemblés sur la plage ont reçu l’ordre de s’asseoir et d’attendre l’arrivée d’un officier du renseignement israélien, Shimshon Mashvitz, qui vivait dans une implantation voisine, Givat Ada : le village se trouvait dans son « district ». Mashvitz est arrivé avec un collaborateur local, cagoulé, comme à Ein Zeitoun. Il a choisi des hommes individuellement — rappelons que, pour l’armée israélienne, les « hommes » étaient tous les individus de sexe masculin de dix à cinquante ans — et les a conduits par petits groupes vers un autre endroit où ils ont été exécutés. Ces hommes figuraient sur une liste établie d’avance. Elle provenait du dossier de village de Tantoura et comprenait tous ceux qui avaient participé à la révolte de 1936 ou à des agressions contre des véhicules juifs, qui avaient eu des contacts avec le mufti, ainsi que d’autres personnes qui avaient « commis » l’un des « crimes » valant automatiquement condamnation. Ils n’ont pas été les seuls à être exécutés. Avant ce processus de sélection et de meurtre sur la plage, l’unité d’occupation avait semé la mort dans les maisons et dans les rues. Joel Skolnik, sapeur dans le bataillon, blessé dans cette attaque, avait entendu après son hospitalisation d’autres soldats dire que cette bataille avait été « l’une des plus honteuses que l’armée israélienne avait livrées ». Selon lui, des snipers avaient tiré de l’intérieur du village quand les soldats juifs étaient entrés, ce qui avait rendu ces derniers fous furieux, juste après la prise du village et avant les scènes de la plage. Quand l’attaque a eu lieu, les villageois avaient déjà signifié qu’ils capitulaient en agitant un drapeau blanc. Skolnik apprit que deux soldats en particulier avaient accompli ce carnage, et qu’ils auraient continué si certains habitants d’une implantation juive voisine, Zikhron Yaacov, n’étaient pas venus les arrêter. C’est le chef de l’implantation de Zikhron Yaacov, Yaacov Epstein, qui a réussi à mettre un terme à cette orgie de meurtres à Tantoura, mais « il est arrivé trop tard », dit amèrement un survivant. La plupart des meurtres ont été commis de sang-froid sur la plage. Certaines victimes ont d’abord été interrogées au sujet d’une « énorme cache » d’armes que l’on croyait dissimulée quelque part dans le village. Comme elles n’ont rien pu en dire - cette cache n’existait pas -, elles ont été abattues sur place. Aujourd’hui, bon nombre des sui-vivants de ces horribles événements se trouvent dans le camp de réfugiés de Yarmouk, en Syrie. Ils ont été traumatisés d’avoir assisté à ces exécutions et ont eu beaucoup de mal à vivre ensuite. Voici comment un officier juif a décrit les exécutions à Tantoura : Les prisonniers étaient conduits par groupes à 200 mètres et ils étaient abattus. Des soldats venaient voir le commandant en chef et disaient « Mon cousin a été tué à la guerre. » Le commandant entendait cela et ordonnait à ses hommes de prendre un groupe de cinq à sept personnes et de les exécuter. Un autre soldat venait et disait que son frère avait été tué dans une bataille. Pour un frère, les représailles étaient plus fortes. Le commandant ordonnait à ses hommes de prendre un groupe plus important, et ils étaient abattus. Et ainsi de suite. Autrement dit, ce qui s’est passé à Tantoura a été l’exécution systématique d’hommes jeunes et physiquement aptes par des soldats et des officiers du renseignement. Un témoin oculaire, Abou Machayekh, séjournait à Tantoura chez un ami : il était originaire de Qisariya, village que les soldats juifs avaient déjà détruit et évacué au mois de février. Il a vu de ses yeux l’exécution de 85 jeunes gens de Tantoura, qui ont été emmenés par groupes de dix et exécutés dans le cimetière et dans la mosquée voisine. A son avis, le nombre d’exécutés a même été supérieur, et il l’a estimé à peut-être 110. Il a vu Shimshon Mashvitz superviser toute l’opération : « Il avait une “Sten” [une mitraillette] et il les tuait. » Plus loin, Abou Machayekh précise : « Ils étaient contre le mur, face au mur. Il est venu parderrière et leur a tiré dans la tête, à tous. » Il signale aussi la satisfaction manifeste des soldats juifs assistant aux exécutions. Fawzi Muhammad Tanj — Abou Khalid — a aussi été témoin des exécutions. Selon le récit qu’il en fait, les hommes du village ont été séparés des femmes puis ont été emmenés par groupes de sept à dix et exécutés. Il a été témoin du meurtre de 90 personnes. Mahmoud Abou Salih de Tantoura a aussi rapporté l’assassinat de 90 personnes. Il avait dix-sept ans à l’époque, et son souvenir le plus vif est le meurtre d’un père devant ses enfants. Abou Salih est resté en contact avec l’un des fils, qui a perdu la raison en voyant son père se faire exécuter et ne s’en est jamais remis. Abou Salih a assisté à l’exécution de sept membres masculins de sa propre famille. Mustafa Abou Masri, dit Abou Jamil, avait treize ans à l’époque, mais, pendant la sélection, on a probablement cru par erreur qu’il était plus jeune et on l’a donc classé dans le groupe des femmes et des enfants, ce qui l’a sauvé. Une douzaine de membres de sa famille âgés de dix à trente ans ont eu moins de chance, et il a été témoin de leur exécution. La suite d’événements qu’il raconte est terrible à lire. Son père s’est adressé à un officier juif que la famille connaissait et en qui elle avait confiance, et il a envoyé sa famille avec cet officier ; lui-même a été abattu plus tard. Abou Jamil se souvient que 125 personnes ont été tuées dans les exécutions sommaires. Il a vu Shimshon Mashvitz circuler avec un fouet parmi les hommes rassemblés sur la plage et les cingler « juste pour le plaisir ». Anis Ali Jarban a raconté sur Mashvitz d’horribles histoires du même ordre. Il venait du village voisin de Jisr al-Zarqa et s’était réfugié avec sa famille à Tantoura, pensant que ce gros village serait plus sûr. Quand les exactions et les exécutions dans le village ont pris fin, deux Palestiniens ont reçu ordre de creuser des fosses communes sous la surveillance de Mordechai Sokoler, de Zikhron Yaacov, le propriétaire des tracteurs qu’on avait apportés pour effectuer ce sinistre travail. En 1999, ce dernier a dit se souvenir d’avoir enterré là 230 cadavres ; le nombre exact était clair dans son esprit : « Je les ai déposés un par un dans la fosse. » Plusieurs autres Palestiniens ayant travaillé à creuser les fosses communes ont parlé du moment horrible où ils ont compris qu’on allait les tuer aussi. Ils n’ont eu la vie sauve que parce que Yaacov Epstein, qui était déjà intervenu pour mettre fin au déchaînement de violence dans le village, est arrivé et a stoppé les meurtres sur la plage. Abou Fihmi, l’un des habitants les plus vieux et les plus respectés du village, a été l’un de ceux qui ont été chargés d’effectuer une première identification des corps, puis d’aider à les porter jusqu’aux fosses. Shimshon Mashvitz lui a ordonné de faire la liste des cadavres, et il en a compté 95. Jamila Ihsan Shura Khalil a vu la suite : on a chargé les cadavres sur des charrettes que les villageois ont poussées jusqu’au lieu d’inhumation. La plupart des interviews de survivants ont été réalisées en 1999 par un étudiant chercheur israélien, Teddy Katz, qui était « tombé » sur le massacre en préparant son mémoire de maîtrise à l’université d’Haïfa. Quand l’affaire est devenue publique, l’université a disqualifié rétroactivement le travail de Teddy Katz et les vétérans de la brigade Alexandroni l’ont assigné en justice pour diffamation [cette affaire a causé beaucoup d’ennuis à cet étudiant et à son professeur, Illan Pappé. La citation ci-dessus d’Élie Shimoni, officier de la brigade Alexandroni, règle la question]. Le plus haut placé des interviewés de Katz était Shlomo Ambar, devenu plus tard général dans l’armée israélienne. Celui-ci a refusé de lui donner des détails sur ce qu’il avait vu. « Je veux oublier ce qui s’est passé là bas », a-t-il affirmé. Comme Katz insistait, voici tout ce qu’il a bien voulu lui dire : Je le lie au fait que j’étais allé combattre les Allemands [il avait servi dans la Brigade juive pendant la Seconde Guerre mondiale]. Les Allemands, c’était le pire ennemi que le peuple juif ait jamais eu, mais quand nous nous battions, nous le faisions suivant les lois de la guerre dictées par la communauté internationale. Les Allemands ne tuaient pas les prisonniers de guerre, ils tuaient les prisonniers de guerre slaves, mais pas britanniques, même [s’ils étaient] juifs. Ambar a reconnu qu’il cachait des choses : « Je n’ai pas parlé à l’époque, pourquoi le ferais-je maintenant ? » On peut le comprendre, étant donné les images qui lui sont venues à l’esprit quand Katz lui a demandé ce qu’avaient fait ses camarades à Tantoura. L’affaire de Tantoura, en fait, avait été révélée dès
1950, mais elle n’avait pas alors attiré autant d’attention que le massacre
de Deir Yassin. Elle est évoquée dans les Mémoires d’un notable d’Haïfa,
Muhammad Nimr al-Khatib. Quelques jours après la bataille, il a consigné le
témoignage d’un Palestinien qui lui avait parlé des exécutions sommaires de
dizaines d’habitants sur la plage. Voici le passage in extenso : Dans la nuit du 22 au 23 mai, les Juifs ont attaqué de trois côtés et débarqué de bateaux stationnés sur la côte. Nous avons résisté dans les rues et dans les maisons, et le matin on voyait des cadavres partout. Je n’oublierai jamais ce jour de toute ma vie. Les juifs ont réuni les femmes et les enfants à un endroit où ils ont jeté tous les corps, pour qu’ils voient leurs maris, leurs pères, leurs frères morts, et pour les terrifier, mais ils sont restés calmes. Ils ont rassemblé les hommes à un autre endroit, les ont pris par groupe et les ont abattus. Quand les femmes ont entendu les tirs, elles ont demandé à leur garde juif ce que c’était. Il a répondu : « Nous nous vengeons pour nos morts. » Un officier a choisi quarante hommes et les a emmenés sur la place du village. Ils les ont rangés par quatre. Ils en abattaient un et ordonnaient aux trois autres de jeter son corps dans une grande fosse. Puis ils tuaient le second et les deux autres portaient son corps jusqu’à la fosse, etc. Quand elle eut fini de nettoyer la côte, la brigade Alexandroni reçut ordre de faire mouvement vers la haute Galilée : Il vous est demandé d’occuper Qadas, Meiroun, Nabi Yusha’ et Malikiya ; Qadas doit être détruit ; les deux autres doivent être remis à la brigade Golani et son commandant décidera ce qu’il faut en faire. Meiroun doit être occupé et remis à la Golani. La distance géographique entre ces diverses localités est assez considérable, ce qui révèle, encore une fois, le rythme soutenu que les troupes étaient censées maintenir dans leur parcours de destruction. (Illan Pappé, page 180 et suivantes). |
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9. L’occupation
et son odieux visage
Israël avait
fondamentalement terminé le nettoyage ethnique de la Palestine, mais les
épreuves des Palestiniens n’ont pas pris fin pour autant. Environ 8 000
d’entre eux ont passé toute l’année 1949 dans les camps de prisonniers,
d’autres ont subi des agressions physiques dans les villes, et beaucoup ont
été harcelés de bien des façons sous l’administration militaire qu’Israël
leur appliquait désormais. Leurs maisons ont continué à être pillées, leurs
champs confisqués, leurs lieux saints profanés. Et Israël a violé des droits
fondamentaux comme leur liberté de circulation, d’expression et d’égalité
devant la loi. EMPRISONNEMENT INHUMAIN C’est devenu
un spectacle courant dans la Palestine rurale au lendemain des opérations de
nettoyage : de grands enclos où les villageois de sexe masculin — des
enfants de dix ans aux hommes de cinquante ans — étaient détenus après avoir
été distingués par les Israéliens du reste de la population lors des opérations
désormais routinières de « recherche et arrestation ». Ils étaient
ensuite transférés dans des camps de prisonniers centraux. Les actions
israéliennes de « recherche et arrestation » étaient assez
systématiques elles avaient lieu partout dans les campagnes et portaient
généralement des noms de code génériques similaires, comme « opération
Peigne » ou même « Distillation » (zigouq). La première
de ces opérations a eu lieu à Haïfa, quelques semaines après l’occupation de
la ville. Les unités du renseignement israélien cherchaient des
« retournés » — des
réfugiés qui, après l’arrêt des combats et le retour apparent au calme et à
la normalité dans les villes de Palestine, tentaient, par une réaction bien
compréhensible, de rentrer chez eux. Mais d’autres aussi étaient visés :
ceux qui appartenaient à la catégorie des « Arabes suspects ». En
fait, ordre a été donné de trouver le plus possible d’» Arabes
suspects », sans qu’on se soit vraiment soucié de définir la nature de
cette suspicion’. Appliquant
une procédure aujourd’hui familière à la plupart des Palestiniens de
Cisjordanie et de la bande de Gaza, les troupes israéliennes commençaient par
boucler la localité — ville ou village. Puis les unités du renseignement
entamaient une fouille maison par maison, en faisant sortir ceux qu’elles
soupçonnaient de se trouver « illégalement » en ces lieux et tout
autre « Arabe suspect ». Souvent, il s’agissait de gens qui étaient
dans leur propre maison. Tous ceux qui avaient été distingués dans ces raids
étaient ensuite transférés vers un quartier général spécial. À Haïfa, ce
quartier général devint vite la terreur des Palestiniens de la ville. Il
était situé dans le quartier Hadar, celui qui surplombe le port, assez haut
sur la montagne. La maison est encore là aujourd’hui, au 11 rue
Daniel : sa façade grise ne laisse rien paraître des scènes terribles
qui ont eu lieu à l’intérieur en 1948. Tous ceux qui étaient choisis et
conduits en ces lieux pour interrogatoire étaient, au regard de la loi
internationale, des citoyens de l’État d’Israël. Le pire crime était de ne
pas être en possession d’une des cartes d’identité récemment émises :
cela pouvait valoir au contrevenant jusqu’à un an et demi de prison, avec
transfert immédiat dans un enclos où il rejoindrait d’autres Arabes « non
autorisés » et « suspects » découverts sur les territoires
désormais occupés par les Juifs. De temps à autre, même le Haut Commandement
exprimait des réserves sur la brutalité dont faisaient preuve les hommes du
renseignement à l’égard des Palestiniens internés au centre d’interrogatoire
d’Haïfa. Les campagnes
étaient soumises au même traitement. Souvent, les opérations qui y étaient
menées rappelaient aux villageois l’attaque initiale qui les avait visés et
qui ne datait que de quelques mois, voire de quelques semaines. C’est alors
que les Israéliens ont introduit une nouvelle pratique, qui tient aussi une
place reconnue parmi les méthodes israéliennes actuelles dans les Territoires
occupés : les barrages routiers, où ils menaient des contrôles d’identité
surprises pour prendre ceux qui n’avaient pas la nouvelle carte d’identité.
Mais l’octroi de cette carte, qui assurait une liberté de circulation limitée
dans la région où l’on était domicilié, est lui-même devenu un moyen
d’intimidation : elle n’était délivrée qu’après examen approfondi et
approbation des services secrets israéliens. La plupart
des zones étaient de toute manière interdites, même si l’on avait le document
d’identité requis. Il fallait pour s’y rendre un autre permis spécial. Une
autorisation spécifique, par exemple, était nécessaire aux personnes qui
vivaient en Galilée pour circuler sur leurs routes les plus ordinaires et
naturelles, celles qu’elles empruntaient pour aller travailler ou aller voir
leurs parents et amis, comme la route Haïfa-Nazareth. C’est là que les permis
étaient les plus difficiles à obtenir. Des milliers
de Palestiniens ont langui tout au long de l’année 1949 dans les camps de
prisonniers où ils avaient été transférés après leur passage dans les enclos
temporaires. Il y en avait cinq, dont le plus important était celui de Jalil
(près de l’actuelle Herzliya), et le second celui d’Atlit, au sud d’Haïfa.
Selon le journal de Ben Gourion, il y avait 9 000 prisonniers. À l’origine,
le système carcéral était assez chaotique. « Notre problème »,
déplorait un officier vers la fin du mois de juin 1948, « est la
concentration de gros effectifs de prisonniers de guerre arabes et de détenus
civils. Il nous faut les transférer dans des lieux plus sûrs. » En octobre
1948, sous le contrôle direct de Yigaël Yadin, un réseau de camps de
prisonniers avait été institutionnalisé, et le désarroi était terminé. Dès février
1948, nous trouvons dans des directives de la Haganah sur le traitement des
prisonniers de guerre : « Relâcher un détenu ou l’éliminer
nécessite l’approbation de l’officier du renseignement’. » Autrement
dit, il y avait déjà un processus de sélection qui fonctionnait, et des
exécutions sommaires. Les officiers du renseignement israélien qui les
orchestraient suivaient les détenus en permanence dès l’instant où ils
arrivaient dans ces camps. C’est pourquoi, même après le transfert des
prisonniers palestiniens dans des lieux « plus sûrs », comme disait
l’armée, ils ne se sont sûrement pas sentis en sécurité dans ce milieu carcéral.
D’abord, on avait décidé d’employer essentiellement d’anciens membres de
l’Irgoun et du groupe Stern comme gardiens des camps s. Mais ils n’étaient pas les
seuls à tourmenter les détenus. Un ancien officier supérieur de la Haganah,
Yisca Shadmi, a été jugé coupable
du meurtre de deux prisonniers palestiniens. C’est un nom familier dans
l’histoire des Palestiniens en Israël : en octobre 1956, Shadmi fut l’un
des auteurs principaux du massacre de Kfar Kassem, qui fit 49 morts
palestiniens. Il échappa au châtiment pour sa participation à cette tuerie,
et devint haut fonctionnaire dans l’administration qui gérait les relations
de l’État avec sa minorité palestinienne. Il fut finalement acquitté
en 1958. Son cas
révèle deux caractéristiques, toujours d’actualité, du traitement qu’Israël
réserve à ses citoyens palestiniens. La première : les individus accusés
de crimes contre des Arabes continueront probablement à exercer des fonctions
leur permettant d’intervenir dans la vie des Palestiniens. La seconde :
ils ne seront jamais traduits en justice. La plus récente illustration
de ces vérités est le cas des
policiers qui ont assassiné treize citoyens palestiniens sans arme en octobre
2000, et dix-sept autres depuis. Un officier
préoccupé d’éthique et ayant visité un de ces camps-prisons a écrit :
« Ces derniers temps, il y a eu quelques cas très graves dans
le traitement des prisonniers. Le comportement barbare et cruel qu’ils
révèlent mine la discipline de l’armée. » Sa sollicitude pour l’armée plutôt que pour les
victimes apparaît aujourd’hui comme un trait familier dans l’histoire de
l’« autocritique » militaire en Israël. Il y avait
pis encore : les camps de travail. L’idée d’utiliser des prisonniers
palestiniens pour du travail forcé est venue du Haut Commandement et a été
avalisée par les politiques. Trois camps de travail spéciaux ont été
construits à cette fin, un à Sarafand, un autre à Tel-Litwinski (aujourd’hui
l’hôpital Tel-Hachomer) et le dernier à Umm Khalid (près de Netanya). Les
autorités se servaient des détenus pour toutes sortes de tâches pouvant
contribuer à fortifier l’économie israélienne et la puissance de l’armée. Un survivant
de Tantoura, une fois relâché après détention dans un de ces camps, a relaté
les épreuves qu’il avait vécues dans un entretien avec un ancien notable
d’Haïfa qui, en 1950, a publié un livre sur cette période. Muhammad Nimr
al-Khatib a retranscrit le témoignage suivant Les survivants du massacre
de Tantoura ont été emprisonnés dans un enclos à proximité ; trois jours
sans manger, puis poussés dans des camions, avec ordre de s’asseoir dans un
espace impossible, mais sous menace d’être abattus. Ils n’ont pas tiré mais les ont matraqués sur
la tête, et le sang jaillissait partout. Finalement conduits à Umm Khalid
(Netanya). Le témoin décrit ensuite la routine du travail forcé dans le camp, dans des carrières à porter de lourdes pierres, avec une pomme de terre le matin et un demi-poisson séché à midi. Se plaindre aurait été absurde car toute désobéissance était punie de terribles flagellations. Au bout de quinze jours, 150 hommes ont été transférés dans un second camp à Jalil, où ils ont été soumis au même traitement « Nous devions retirer les gravats de maisons arabes détruites. » Mais voici qu’un jour « un officier qui parlait bien l’anglais nous a dit que “dorénavant” nous serions traités conformément à la Convention de Genève. Et, effectivement, les conditions se sont améliorées ». Cinq mois
plus tard, ce témoin, selon ce qu’il a dit à al-Khatib, a été renvoyé à Umm
Khalid, et les scènes
dont il se souvient auraient pu venir tout droit d’une autre époque et d’un
autre lieu. Quand les gardiens ont découvert que vingt personnes
s’étaient évadées, « nous, les gens de Tantoura, on nous a mis dans une
cage, on a versé de l’essence sur nos vêtements et on nous a enlevé nos
couvertures ». Après l’une
de leurs premières visites, le 11 novembre 1948, les représentants de la
Croix-Rouge ont noté sèchement dans leur rapport que les prisonniers de
guerre étaient exploités dans le cadre de l’effort général pour
« renforcer l’économie israélienne ». Cette prudence de langage
n’était pas fortuite. Étant
donné son comportement déplorable pendant l’Holocauste, où elle n’avait pas
rendu public ce qui se passait dans les camps de concentration nazis, sur
lesquels elle était bien informée, la Croix-Rouge était mesurée dans ses
reproches et critiques contre l’État juif. Mais ses documents
apportent au moins quelque lumière sur l’expérience qu’ont vécue les détenus
palestiniens, dont certains sont restés incarcérés dans ces camps jusqu’en
1955. Comme on l’a
dit, il y avait un contraste très net entre le comportement des Israéliens à
l’égard des civils palestiniens détenus et le traitement réservé aux
Israéliens faits prisonniers par la Légion arabe. Ben Gourion a été furieux
quand la presse israélienne a fait savoir que les prisonniers de g-Lierre
israéliens étaient fort bien traités par les Jordaniens. Le 18 juin
1948, il note dans son journal : « C’est vrai, mais cela pourrait
encourager des lieux isolés à se rendre. » (Illan Pappé, page 259 et suivantes) |
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Le partage du butin (…) Mais Ben
Gourion perdait patience. Il avait compris que des sujets sensibles comme la
création de faits accomplis pour conjurer la menace de sanctions
internationales — par exemple la destruction des maisons pour que nul ne
puisse obliger Israël à autoriser leurs propriétaires palestiniens à y
revenir — n’était pas un travail fait pour un organisme lourd tel que le
Comité des affaires arabes. Il décida donc de nommer Danin et Weitz à un
comité de deux membres qui allait prendre désormais toutes les décisions
finales sur les biens et les terres des Palestiniens — des décisions dont les
principales seraient la destruction et la confiscation. Pendant une période aussi brève qu’exceptionnelle, l’administration américaine manifesta un intérêt pour le sujet. Les responsables du département d’État, dans un geste atypique, prirent le contrôle de la politique sur les questions de réfugiés, tandis que la Maison-Blanche semblait se tenir à distance. Il en résulta inévitablement une insatisfaction croissante à l’égard de la position israélienne officielle. Les experts américains ne voyaient d’autre solution légale que le retour des réfugiés et ils étaient irrités au plus haut point par le refus d’Israël ne serait-ce que de discuter de cette éventualité. En mai 1949, le département d’État adressa au gouvernement israélien un message fort, disant que les États-Unis considéraient le rapatriement des réfugiés comme un préalable à la paix. Quand Israël répondit par une fin de non-recevoir, l’administration américaine le menaça de sanctions et suspendit un prêt qu’elle lui avait promis. Les Israéliens proposèrent alors d’accepter le retour de 75 000 réfugiés et d’autoriser le regroupement familial pour 25 000 autres. Washington jugeant ces chiffres insuffisants, le gouvernement suggéra d’intégrer à l’État d’Israël la bande de Gaza, avec ses 90 000 habitants indigènes et ses 200 000 réfugiés. Les deux offres paraissaient mesquines, mais à cette date, au printemps 1949, un mouvement de personnel au département d’État provoqua dans la politique palestinienne des États-Unis un changement de cap, et la question des réfugiés se trouva marginalisée, voire totalement évacuée. Pendant cette
courte période de pression américaine (avril-mai 1949), la réaction
fondamentale de Ben Gourion fut d’intensifier l’installation d’immigrants
juifs sur les terres confisquées et dans les maisons évacuées. Lorsque
Sharett et Kaplan, craignant une condamnation internationale de ces
initiatives, firent des objections, Ben Gourion constitua, une fois de plus,
un comité restreint activiste qui, très vite, incita des centaines de
milliers d’immigrants juifs d’Europe et du monde arabe à occuper les maisons
que les Palestiniens avaient laissées dans les petites et grandes villes et à
construire des implantations sur les ruines des villages évacués. La spoliation
des biens palestiniens était censée se dérouler selon un programme
systématique national. Cependant, à la fin de septembre, Ben Gourion
abandonna l’idée d’une appropriation ordonnée dans les grandes villes comme
Jaffa, Jérusalem et Haïfa. De même, il se révélait impossible de coordonner
l’assaut d’agriculteurs et d’administrations avides sur les villages
dépossédés et leurs terres. Distribuer les terres était la mission du Fonds
national juif. Après la guerre de 1948, d’autres institutions ont reçu
autorité pour le faire, la principale étant l’Administrateur, présenté plus
bas. Le FNJ a découvert qu’il allait devoir disputer à des concurrents le
poste de premier répartiteur des prises de guerre. Il a fini par l’emporter,
mais il lui a fallu du temps. Au total, Israël avait pris plus de
3,5 millions de dounoums de terres en Palestine rurale. Cette estimation
de 1948 comprenait toutes les maisons et tous les champs des villages
détruits. L’émergence d’une politique centrale claire sur la façon d’utiliser
au mieux ces biens fonciers a pris un certain temps. Ben Gourion a différé la
mainmise totale d’institutions juives publiques ou privées sur ces terres
tant que l’ONU
a continué à
discuter du devenir des réfugiés, d’abord à Lausanne en 1949, puis au sein
d’une série de vains comités créés pour traiter la question. Il savait
qu’après la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU du
11 décembre 1948, qui exigeait le rapatriement inconditionnel de tous
les réfugiés palestiniens ou leur indemnisation, une appropriation
israélienne officielle et sanctionnée par la loi poserait problème. Afin de
désamorcer l’indignation internationale face à cette dépossession collective,
le gouvernement israélien nomma un « Administrateur » des biens
nouvellement acquis, en attendant une décision définitive sur leur devenir.
Dans une démarche typique du comportement sioniste antérieur, cette solution
« pragmatique » tiendrait lieu de politique jusqu’au moment où une
décision « stratégique » interviendrait pour la changer (en
redéfinissant le statut des biens spoliés). La fonction d’Administrateur a
donc été créée par le gouvernement israélien afin de parer à toute possible
retombée de la résolution 194 de l’ONU. En plaçant tous les biens personnels et
collectifs des Palestiniens expulsés sous sa garde, l’État pouvait — et il
l’a fait — les vendre ensuite à des collectifs publics et privés et à des
particuliers juifs sous le faux prétexte qu’aucun ayant droit ne s’était
manifesté. De plus, dès l’instant où les terres confisquées aux propriétaires
palestiniens étaient placées sous la garde de l’État, elles devenaient des
terres d’État, lesquelles, de par la loi, appartenaient au peuple juif, ce
qui signifiait qu’aucune d’elles ne pouvait être vendue à des Arabes. Le sens de ce
tour de passe-passe juridique était clair : tant qu’aucune décision
« stratégique » définitive sur le partage des terres n’était intervenue,
an pouvait prendre à leur sujet des mesures « tactiques »
provisoires, par exemple en remettre une partie aux FDI, ou à de nouveaux
immigrants, ou (à des taux de faveur) aux mouvements des kibboutzim. Le FNJ a
dû faire face à une concurrence féroce de la part de tous ces
« clients » dans la ruée sur le butin. Il s’en est d’abord bien
tiré il achetait presque chaque village détruit avec toutes ses maisons et
ses terres. En décembre 1948, l’Administrateur avait vendu directement au FNJ, à prix bradés, un
million de dounoums sur les 3,5 millions dont il avait la garde ;
250 000 dounoums supplémentaires ont été transférés au Fonds en 1949. Puis le
manque de capitaux a mis un frein à l’appétit apparemment insatiable du FNJ,
et les trois mouvements de kibboutzim, celui des moshavim et des promoteurs
immobiliers ont été heureux de se partager ce qu’il n’avait pas acheté. Il
apparut que le plus avide de ces mouvements était celui des kibboutzim de
gauche, Hachomer Hatzaïr, qui était lié au Mapam, situé à la gauche du parti
dominant, le Mapai. Les membres de Hachomer Hatzaïr ne se contentaient pas
des terres dont les habitants avaient déjà été expulsés, ils voulaient aussi
celles dont les propriétaires palestiniens avaient
survécu au grand assaut. Ils souhaitaient donc, à présent, que ces gens qui
s’accrochaient encore à leurs terres soient expulsés aussi, même si le
nettoyage ethnique officiel avait pris fin. Tous ces rivaux devaient faire
une place aux exigences de l’armée israélienne, qui voulait que de vastes
zones lui soient réservées pour ses terrains de manœuvre et ses camps. Malgré
tout, en 1950, la moitié des terres rurales spoliées étaient toujours
aux mains du FNJ. Dans la
première semaine de janvier 1949, les colons juifs se sont installés dans les
villages de Kuweikat, Ras al-Naqura, Birwa, Safsaf, Sa’sa et Lajoun. Sur les
terres d’autres villages, comme Maloul et Jalama, dans le Nord, les FDI ont
construit des bases militaires. A bien des égards, les nouvelles
implantations ressemblaient beaucoup aux bases de l’armée : c’étaient de
nouveaux bastions fortifiés, là où autrefois les villageois menaient une vie
agricole et pastorale. La géographie
humaine de l’ensemble de la Palestine a été transformée de force. Le
caractère arabe des villes a été effacé par la destruction de zones étendues,
comme
le vaste parc de Jaffa [où il y avait peut-être du gazon et
certainement des arbres, quel désert n’est-ce pas ?]
et des centres communautaires à Jérusalem. Ce qui motivait cette
transformation, c’était le désir d’effacer l’histoire et la culture d’une
nation et de la remplacer par une version fabriquée de l’histoire d’une
autre, dont toute trace de la population indigène était élidée. Haïfa est un
bel exemple. Dès le 1er mai
1948 (Haïfa avait été prise le 23 avril), des dirigeants sionistes ont
écrit à David Ben Gourion qu’ils tenaient là une « occasion
historique » de métamorphoser Haïfa, de lui ôter son arabité. Il
suffisait, expliquaient-ils, « de détruire 227 maisons ». Ben
Gourion s’est rendu dans la ville pour inspecter lui-même les destructions
proposées et il a ordonné de détruire aussi le marché couvert, l’un des plus
beaux de ce type. Des décisions semblables ont été prises à Tibériade, où
près de cinq cents maisons ont été démolies, et, avec un chiffre du même
ordre, à Jaffa et à Jérusalem-Ouest. Dans ce dernier cas, Ben Gourion a fait
preuve à l’égard des mosquées d’une sensibilité inhabituelle, mais c’est
l’exception qui confirme la règle : globalement, le pillage officiel
d’Israël n’a pas épargné les sanctuaires qui se trouvaient sur les
territoires fraîchement acquis, et surtout pas les mosquées. (Illan Pappé, page 276 et suivantes) |
|
Les sources
palestiniennes, en associant les informations des archives militaires
israéliennes et celles de l’histoire orale, donnent une liste de trente et un massacres confirmés —
qui commence par Tirat Haïfa le 11 décembre 1947 et se termine par Khirbat
Ilin, dans la région d’Hébron, le 19 janvier 1949 —, et peut-être y en
a-t-il eu au moins six autres. Nous n’avons toujours pas d’archives
mémorielles de la Nakba permettant d’écrire les noms de tous ceux qui sont
morts dans les massacres — un acte de commémoration douloureux qui, à l’heure
où ce livre va sous presse, est en train de s’accomplir progressivement. À un quart
d’heure de voiture de l’université de Tel-Aviv se trouve le village de Kfar
Ka sem, où, le 29 octobre 1956, les soldats israéliens ont massacré
quarante-neuf villageois qui rentraient des champs. Et il y a eu Qibiya dans
les années 1950, Samoa dans les années 1960, les villages de Galilée en 1976,
Sabra et Chatila en 1982, Kfar Qana en 1999, le Wadi Ara
en 2000 et le camp de réfugiés de Djénine en 2002. Plus les
nombreux meurtres dont garde trace B’Tselem, la principale organisation de
défense des droits de l’homme en Israël. Il n’y a jamais eu de fin à
l’assassinat de Palestiniens par Israël. (Illan Pappé, page 330) |
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Le Conseil consultatif se réunit à nouveau le mercredi 7 avril 1948. Il décida de détruire, avec expulsion totale des habitants, tous les villages qui se trouvaient sur les routes Tel-Aviv-Haïfa, Djénine-Haïfa et Jérusalem-Jaffa. En définitive, à l’exception d’une minuscule poignée de villages, aucun ne fut épargné.. Ainsi, tandis que l’Irgoun effaçait de la carte le
village de Cheikh Muwannis [243], la Haganah
occupa en l’espace d’une semaine six villages de la même zone : d’abord
Khirbat Azzun, le 2 avril, puis Khirbat Lid [164],
Arab al-Fuqara [216], Arab al-Nufay’at [219] et Damira, qui avaient tous été nettoyés
le 10, et enfin Cherqis, le 15. À la fin du mois, trois autres
villages proches de Jaffa-Tel-Aviv — Khirbat al-Manshiya,[223] Biyar’Adas [239]
et le gros village de Miska [233] — avaient
été pris et détruits. Tout cela a eu lieu avant qu’un seul soldat des armées régulières arabes ne soit entré en Palestine, et le rythme est ensuite devenu difficile à suivre, tant à l’époque que plus tard pour les historiens. Du 30 mars au 15 mai, 200 villages ont été occupés et leurs habitants expulsés. C’est un fait, à dire et à répéter, car il anéantit le mythe israélien selon lequel les « Arabes » se seraient enfuis quand l’« invasion arabe » a commencé [voilà, je le dis et je le répéterai]. Près de la moitié des villages arabes avaient déjà été attaqués quand les gouvernements arabes ont finalement décidé — à contrecœur, nous le savons — d’envoyer leurs troupes. Quatre-vingt-dix autres [90] villages seraient rayés de la carte entre le 15 mai et le 11 juin 1948, date à laquelle la première de deux trêves entra enfin en vigueur. (Illan Pappé, page 145) |
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[Dalhamiya (143)] a été vidé de
ses habitants pour que le kibboutz puisse s’étendre sur ses terres. Le sort de Rama Zeita [218], près de la ville de Hadera, a été pire encore
[voilà un exemple de la
difficulté à suivre Pappé dans son exposé : Dalhamiya est située près du
lac de Tibériade et Rama Zeyta est située au bord la mare nostrum.
Pappé parle de son pays et il s’adresse, je suppose, d’abord à ses
concitoyens. Ils connaissent très bien tous ces lieux, ce qui n’est pas le
cas des non-palestiniens]. Ce village a été déplacé une première fois,
en avril 1949, plus près de la Cisjordanie, puis une seconde fois,
en 1953 [voir la carte ci-dessus],
quand une nouvelle implantation juive, créée par la jeune génération des
anciens kibboutzim, a décidé de se rapprocher du nouveau site de Zeita. A
leur arrivée, les jeunes kibboutzniks ne se sont pas contentés de s’emparer
des terres : ils
ont aussi réclamé à l’État le transfert des maisons du village palestinien
hors de leur vue [La
seule vue d’un bougnoule importune ces jeunes messieurs à peine racistes et
c’est toujours comme ça aujourd’hui. Je lis ou je vois cela souvent sur
Internet : colons qui tirent sur les villageois, insultes, coups,
oliviers brûlés ou déracinés, maisons détruites etc. La cueillette des olives
est devenue un sport à haut risque pour les villageois.]. La brutalité des exigences des kibboutzim correspondait bien à la transformation globale du langage des expulseurs. Pour l’opération Hiram, les ordres disaient : « Prisonniers : des véhicules seront prêts pour transporter les réfugiés (plitim) à des points précis des frontières libanaise et syrienne. Des camps de prisonniers de guerre seront construits à Safed et à Haïfa, et un camp de transit à Acre ; tous les habitants musulmans doivent être conduits à l’extérieur. » Sous l’œil vigilant des observateurs de l’ONU qui patrouillaient dans le ciel de Galilée, l’ultime étape du nettoyage ethnique, commencée en octobre 1948, s’est poursuivie jusqu’à l’été 1949. Du ciel ou du sol, il était impossible de ne pas voir les hordes d’hommes, de femmes et d’enfants qui avançaient tous les jours vers le nord. Femmes et enfants déguenillés étaient manifestement majoritaires dans ces convois humains. Les hommes jeunes n’étaient plus là arrêtés ou disparus. À cette date, les observateurs aériens de l’ONU et les témoins oculaires juifs sur le terrain devaient avoir été désensibilisés à la souffrance de ceux qui passaient devant eux. Comment expliquer autrement l’acceptation silencieuse de la déportation massive qui se déroulait sous leurs yeux ? Les observateurs de l’ONU ont tiré quelques conclusions en octobre, écrivant au secrétaire général — qui n’a pas publié leur rapport — que la politique israélienne consistait « à déraciner les Arabes de leurs villages natals en Palestine par la force ou la menace ». Les États membres arabes ont tenté de porter le rapport sur la Palestine à l’attention du Conseil de sécurité, mais en vain. Pendant près de trente ans, les Nations unies allaient accepter sans critique le brouillage rhétorique d’Abba Eban, ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, qui parlait des réfugiés comme d’un « problème humain » dont personne ne pouvait être tenu pour responsable [c’est l’opération du Saint Esprit] et sur lequel nul n’avait à rendre de comptes. Les observateurs de l’ONU avaient aussi été choqués par l’ampleur du pillage en cours, lequel, en octobre 1948, avait touché tous les villages et toutes les villes de Palestine. Après avoir voté à une majorité aussi écrasante une résolution de partition près d’un an plus tôt, l’ONU aurait pu adopter une autre résolution condamnant le nettoyage ethnique, mais elle ne l’a jamais fait. Et cette attitude allait empirer. (Illan Pappé, page 248) |
Cela n’a vraiment rien à voir avec les fariboles que Ben
Gourion conte au Général. Où
est la « lourde responsabilité du Hamas » dans cette affaire qui dure
depuis soixante ans ? Fallait-il que les sionistes fussent assez
imbus d’eux-mêmes (fiers et dominateur dirait le Général) pour croire qu’après
cela les Palestiniens leur foutraient la Paix. L’erreur majeure des féroces
juifs sionistes est de ne pas avoir expulsé la totalité des Palestiniens
pendant qu’ils y étaient — il faut battre le fer pendant qu’il est chaud, foi
de forgeron — cela à cause de leur mauvaise conscience, sans doute. Les Nazis
avaient au moins l’honnêteté d’assumer leurs crimes. Les féroces juifs
sionistes payent aujourd’hui le prix de leur mauvaise conscience. Ils furent
féroces en vain. Déjà, en 1938, Gandhi, pacifiste non violent, disait « Mais si l’on se réfère aux lois généralement
admises du bien et du mal, rien ne peut être dit contre la résistance des
Arabes à une injustice massive. » De plus en plus massive puisqu’elle
s’accompagne aujourd’hui d’une calomnie mondialement organisée aux dépens des
Palestiniens et que l’on peut entendre une chose comme « la lourde
responsabilité du Hamas » dans la bouche de notre mini président très
simplifié modificateur (pour ne pas dire plus).
Or l’affaire
palestinienne est simplissime : ce n’est pas les Palestiniens qui
ont envahi la Palestine mais les Juifs sionistes. Alors qu’ils n’étaient que des colons parmi
la population autochtone, ils se sont imposés grâce à un nettoyage ethnique en
règle qui dure encore. Les seuls agresseurs en Palestine sont les Juifs et non
les Palestiniens. Les Palestiniens ne font que se défendre. Non contents de
nier le peuple palestinien, les sionistes nient aussi cette négation. Ils sont
deux fois négationnistes, ils nient avoir nié un peuple. Depuis soixante ans,
ils dénient leur crime, ce qui est un nouveau crime. Puisse le vent tourner et
que justice soit rendue aux Palestiniens.
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Le retour aux
sources du conflit et l’intelligibilité historique de l’événement
conditionnent la réconciliation entre les peuples israéliens et palestiniens,
mais, pour le citoyen israélien qu’est Ilan Pappé, il s’y ajoute la nécessité morale de se
confronter au crime et, plus encore peut-être, au déni du crime. Car
les politiques de nettoyage ethnique menées par l’Etat d’Israël n’ont pas
seulement arraché un peuple à sa terre, elles l’ont arraché à la mémoire publique et longtemps
voué à l’oubli du monde. Or, c’est l’usage du paradigme de la guerre
dans le récit national qui a, selon lui, permis la persistance du déni,
faisant obstacle à une véritable révision historiographique comme à une
authentique réconciliation politique. Tel est le sens du projet Ilan
Pappé : restituer l’histoire du nettoyage ethnique de la Palestine,
assimilé à un crime contre l’humanité qu’Israël a voulu nier. (Cf. Crime et Déni. Nadine
Picaudou) DOC 2009-09-14 |
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Le mythe fondateur du sionisme commence par une négation radicale du peuple palestinien en tant que réalité physique, culturelle et politique : « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Plus qu’une expression destinée à vendre le projet sioniste à la communauté internationale, ce slogan-programme annonce déjà le sort que réserve le mouvement sioniste aux Palestiniens. Le 11 octobre 1961, devant la Knesset, Ben Gourion déclare : « Les Arabes ont quitté les régions assignées à l’État juif… immédiatement après le vote de la résolution de l’ONU [le plan de partage de 1947] [misérable mensonge] Et nous possédons des documents explicites témoignant qu’ils sont partis de Palestine en suivant les instructions des leaders arabes, mufti en tête, qui affirmaient qu’à la fin du mandat [le 15 mai 1948], les armées arabes d’invasion détruiraient l’État juif et jetteraient les Juifs à la mer, morts ou vifs » Cet argument a récemment été repris par Arnaud Klarsfeld dans un article au Monde en y ajoutant le petit détail qui fait les grands mensonges, à savoir que les dites « instructions » ont été données sur les ondes de la radio. Ce mensonge d’État [de Ben Gourion] intervient en réponse à un article retentissant de Erskine Childers, publié dans le Spectator du 21 mai 1961, sous le titre « L’autre Exodus », où l’auteur fait états de ses recherches dans les archives radios de la BBC au British Museum de Londres et qui infirment catégoriquement l’existence de tels appels. Childers, ainsi que Walid Khalidi qui mena un travail parallèle et plus approfondi sur le sujet, concluent tous deux que les raisons de cet exode massif de toute une nation sont à chercher ailleurs. Ben Gourion avait toutes les raisons politiques et personnelles pour étouffer cette affaire puisqu’il était à la tête de l’Agence Juive qui a élaboré et suivi l’exécution du « Plan D. » Il s’agit d’un plan de guerre (discuté dès les
années 30 et constamment mis à jour) destiné à prendre le contrôle des
institutions mandataires dès leur évacuation par les Britanniques, et de la
destruction des centres névralgiques de l’économie palestinienne, de leurs
récoltes, commerces, moyens de communications etc. afin de rendre impossible
toute vie économique et sociale chez les Palestiniens. Ce plan recommande le
« nettoyage » des villages palestiniens qui se trouvent aux abords
des routes stratégiques afin de sécuriser les lignes de communications autour
des centres urbains juifs et le ravitaillement des colonies juives isolées
dans la partie arabe du plan de partage de l’ONU. « L’essence du plan
[D] était de nettoyer le territoire futur de l’État juif de toutes les
forces hostiles ou potentiellement hostiles », dira l’historien
israélien Benny Morris. Sachant
que le plan D désignait les villages arabes comme des « bases
ennemie » [les
farceurs ! Le plan était codé et Pappé montre que cela s’est passé
exactement comme ça. Entre
400 et 500 « bases ennemies » ont été rasées et leurs 750 000
« défenseurs », chassés, éxéccutés sommairement ou massacrés],
leur sort est fixé. Dans ses Mémoires, Itzhak Rabin rapporte cet ordre que lui donna Ben Gourion en personne concernant le sort des habitants de Lydda et Ramleh, deux villages palestiniens pris en juillet 1948 ; « Expulsez-les. » Ainsi, plus de 400 villages palestiniens ont été totalement rasés pour rendre impossible leur retour et effacer de la mémoire du monde toute trace de ce crime de masse. 750 000 Palestiniens, estimation basse et néanmoins officielle de l’ONU, ont été chassés de leurs terres. Le butin de guerre est énorme : plus de 8000 habitations, 78% des terres de la Palestine mandataire (les juifs n’en possédaient que 7,6% en 1947), plus de 5000 comptes en banque, des têtes de bétails et autres biens abandonnés, le tout confisqué et officialisé par une loi de 1950 sur « les biens des absents. » (Le
sionisme en questions, LCR DOC
2009-09-14-2) |
L’État
juif de Palestine est un État colonial, criminel et ségréga-sioniste qui
s’enfonce dans le déni de ses crimes. Ainsi, le déni de son crime perpétue son
crime. Quelle est la différence entre un État colonial et un État
colonialiste ? Un État colonial est composé de colons ; tandis qu’un
État colonialiste n’est pas composée de colons mais administre de l’extérieur des
territoires conquis et peuplés éventuellement par des colons. Simples colons
(représentant 8 % de la propriété foncière et 30 % de la population)
dans un territoire peuplé d’Arabes depuis plus d’un millénaire, les Juifs
sionistes ont érigé leur État en revendiquant la totalité du territoire. De quel droit s’il vous
plaît ? Les juifs sionistes ont décidé, un jour, que la Palestine
leur revenait de droit sous prétexte que leurs ancêtres y auraient demeuré il y
a deux mille ans (mais là n’est pas la question puisque cela ne changerait rien
aux crimes commis aujourd’hui), ce qui n’est de toute façon pas prouvé. Ben
Gourion déclara aux Anglais : « Notre mandat à nous, c’est la
Bible. » Voilà un argument imparable, de droit divin : c’est écrit
dans la Bible ! C’est donc au nom de la Bible que l’autocrate Ben Gourion
a ordonné ces crimes abominables. Une telle décision est un pur caprice. Les Juifs sionistes ont
décidé que la Palestine leur revenait de plein droit parce qu’ils en avaient
décidé ainsi, seuls contre
tous au défi des nations. Point final. Après moi le déluge.
Maintenant, prendrez-vous en considération les
jérémiades de Ben Gourion mais surtout celles de ses innombrables émules
actuelles ? Maintenant, pourrez-vous dire que vous ne saviez pas ?
Les Juifs de Palestine récoltent aujourd’hui ce qu’ils ont semé depuis 1948.
Mais à qui donc
appartient la Palestine par Henry Cattan →
|
Le partage de la
Palestine du point de vue juridique par Henry Cattan →
|
Ce qui me plaît dans cette affaire, c’est que ça fait braire les sionistes. J’aime entendre braire les sionistes comme j’entendais braire, autrefois, les téléologues. Comme elles souffrent ces pauvres bêtes, peut-être accusées à tort. Elles découvrent les charmes de la calomnie, mais du mauvais côté, cette fois, eux, les champions du chantage à l’antisémitisme. Voilà, ils sont servis ! Illan Pappé nous dit, dans son article antisémite Israël ou la vertu outragée :
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Israël se présente à son
propre peuple comme la victime vertueuse qui se défend contre un terrible
fléau. Le monde universitaire est rameuté pour expliquer combien est
démoniaque et monstrueux le combat des Palestiniens dirigé par le Hamas. Ce
sont les mêmes universitaires qui avaient diabolisé feu Yasser Arafat,
dirigeant palestinien à une époque plus ancienne, et qui avaient décrété
l’illégitimité du mouvement du Fatah au cours de la seconde intifada. |
Saintes nitouches ! Hagana signifie défense, paraît-il. La Hagana fut crée en 1920 ou 1921. Cela fait donc quatre-vingt dix ans que ce peuple vertueux se défend. Il a envahi la Palestine à reculons pour faire croire qu’il l’évacuait ; mais il est toujours là. Cette affaire est simplissime : ce n’est pas les Palestiniens qui ont envahi et occupé la Palestine, mais les Juifs sionistes. Les Palestiniens n’ont aucune responsabilité dans l’invasion et l’occupation de leur pays. En Palestine les victimes sont les Palestiniens et non les Juifs. Comme le disait si bien Gandhi dans son article antisémite de 1938 :
|
Ils [les Juifs] ne peuvent s’installer en Palestine qu’avec la bienveillance des Arabes. Ils devraient s’efforcer de se gagner le cœur des Arabes. … Telles que les choses se déroulent actuellement, ils sont co-responsables avec les Britanniques de la spoliation d’un peuple qui ne leur a jamais porté un quelconque tort… Il serait injuste et inhumain d’imposer (une domination par) les Juifs aux Arabes. Ce qui se passe en Palestine, de nos jours, ne saurait être justifié au nom d’un quelconque code moral de conduite… [NB : déjà en 1938 ! que dirait Gandhi aujourd’hui] Ce serait à n’en pas douter un crime contre l’humanité de contraindre ces Arabes si justement fiers à ce que la Palestine soit restituée aux Juifs en tant que leur foyer national, que ce soit partiellement, ou en totalité. |
Gideon Levy pour sa part nous dit dans son article antisémite :
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Ce reportage suédois bizarre a conduit à une réponse israélienne non moins bizarre. Le mauvais journalisme irresponsable a croisé le chemin de la mauvaise diplomatie irresponsable. Au lieu de se contenter de réfuter le contenu de ce reportage, Lieberman, égal à lui-même, a agi comme une petite brute. Dans sa réponse enflammée – de sa mention irrévérencieuse de l’Holocauste pour caractériser toute critique d’Israël comme étant antisémite, à son exigence grotesque que le Ministère suédois des Affaires Étrangères condamne cet article – Lieberman a causé de très gros dégâts diplomatiques à Israël. Il a même scandaleusement attaqué la Norvège pour sa célébration du 150ème anniversaire de la naissance de son plus grand auteur [Bravo, autant de points pour les Palestiniens]. Cependant, les dommages provoqués par cet article à la lutte contre l’occupation ne peuvent pas être ignorés. L’occupation israélienne est suffisamment répugnante
sans rajouter d’histoires à dormir debout nordiques. Les méfaits de
l’occupation sont suffisamment abominables pour ne pas y ajouter exagérations
et inventions. Nous, un petit groupe de journalistes israéliens
essayant de décrire l’occupation, avons toujours su que nous ne devons jamais
publier de reportage non fondé. Une erreur, et c’est l’ensemble de cette entreprise journalistique
qui tomberait entre les mains de la propagande officielle, laquelle
réfute automatiquement tout soupçon et n’attend qu’une seule erreur de
notre part. Regardez ce que le bureau du porte-parole des FDI a fait à
l’organisation « Rompre le Silence », juste parce qu’elle a été créée en tant
que société à responsabilité limitée à but- non lucratif et non en tant
qu’association à but non lucratif, comme si cela avait un rapport avec la
qualité des témoignages qu’elle présente. |
Jamais content, Gédéon : un succès diplomatique pour les Palestiniens, ce n’est pas rien. Et surtout, le monde entier rit des rodomontades de la petite brute. Je suis bien persuadé que Gédéon ne doive pas faire d’erreur en Palestine, mais un Suédois peut en faire en Suède. La Suède est loin de la Palestine. La Suède est un État souverain. Le Suède a répondu comme il fallait, avec les salutations du comte Folke Bernadotte, à la petite brute qui prétendait écraser le problème, à l’américaine. Ce qui serait vraiment très bien, c’est que Ehoud Barak mette à exécution sa menace d’intenter un procès. D’ailleurs, il y a une contradiction dans ces lignes : si la propagande officielle réfute automatiquement tout soupçon, pourquoi ne l’a-t-elle pas fait une fois de plus. Bizarre, en effet. Bostrom a touché un point sensible. Si je comprends bien, Bostrom a fait commettre une erreur à Liberman et consort. Bravo !
Cela dit, je vous recommande chaudement, non pas la Gestapo comme le fit Freud avant de partir en exil, mais l’article antisémite de Neve Gordon dans le Los Angeles Times qui a particulièrement déplu aux vertueux sionistes qui ont, comme chacun sait, l’armée la plus morale du monde.
● Le
boycott est légitime lorsqu’il est réclamé par l’opprimé (Dissident Voice)
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Et, de fait, les deux apartheids [afrikaner et sioniste], bien qu’ils revêtent de nombreuses similitudes, sont également différents. Gary Zaztman indique une différence essentielle : « Malgré ses maux graves et indubitables et les nombreux crimes contre l’humanité commis en son nom, dont des massacres, l’apartheid des blancs racistes d’Afrique du Sud n’était pas fondé sur la perpétration d’un génocide. Le sionisme, de son côté, mettait en œuvre la dissolution de l’intégrité sociale, culturelle, politique et économique du peuple palestinien, c’est-à-dire son génocide, dès le début, au moins à partir de l’injonction qu’on trouve dans les écrits de Theodor Herzl que le “transfert” dans un autre endroit de la “population indigente” de Palestine soit organisé “discrètement et avec circonspection”. » |
Effectivement, un génocide n’est pas nécessairement la suppression des individus mais celle du genos (la gens des Latins, la race au sens de « la cinquième race des princes d’Yvetot » ou « cette bâtisse était assez grande pour abriter une race », Maupassant). C’est bien ce qu’ont entrepris les sionistes : c’est le peuple palestinien qu’ils voudraient anéantir sans supprimer les individus, enfin… pas tous. Pour Golda Mémère, il ne pouvait pas y avoir de génocide puisqu’il n’y avait pas de genos prétendait-elle. Or la résistance des Palestiniens prouve l’existence de ce peuple face à l’envahisseur, face à l’occupant, face au persécuteur.
|
L’État
d’Israël perd progressivement de sa signification pour ce qui concerne les
problèmes existentiels du peuple juif et du judaïsme. Il cesse en fait d’être
l’État du peuple juif pour devenir l’appareil de l’oppression juive sur un
autre peuple. Aucun des problèmes actuels du peuple juif ne peut être traité
dans le cadre de l’État d’Israël. (...) L’État d’Israël est devenu un
appareil de violence ! Qui a fait naître cette situation en proclamant
qu’il n’y a pas de peuple palestinien ? Golda Méir, l’ashkénaze des ashkénazes. (...) De toute façon nous savons ce
que signifie le slogan il n’existe pas de peuple
palestinien : un génocide !
Non dans le sens d’une élimination physique, mais dans celui de l’élimination
de l’entité nationale ou politique. (Yeshayahou Leibowitz, 1987, cité par Blanrue, p. 192) |
Je suis très flatté d’avoir à ce sujet la même opinion que Y. Leibowitz, notamment sur le rôle de Golda Mémère.
|
La
définition des crimes contre l’humanité donnée par le Code pénal reprend
celle donnée par la résolution des Nations unies du 13 février 1946 qui,
elle-même, prend acte de la définition de ces crimes telle qu’elle figure
dans la charte du tribunal militaire international de Nuremberg du
8 avril 1945, qui déclare de tels crimes imprescriptibles, et dans
l’accord de Londres du 8 août de la même année. Le Code pénal définit en
premier lieu sous ce titre le crime de génocide. (…) Selon
l’article 211-1 du code, « constitue un génocide le fait, en exécution d’un plan
concerté [plan Daleth]
tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou
religieux, ou d’un groupe déterminé à partir de tout autre critère
arbitraire, de commettre ou de faire commettre à l’encontre des membres de ce
groupe l’un des actes suivants : atteinte volontaire à la vie, atteinte grave à
l’intégrité physique ou psychique, soumission à des conditions d’existence de
nature à entraîner la destruction totale ou partielle du groupe,
mesures visant à entraver les naissances, transfert forcé d’enfants ». (…) À côté du génocide, d’autres crimes sont également définis comme des crimes contre l’humanité, et sont déclarés imprescriptibles. Ce sont « la déportation, la réduction en esclavage ou la pratique massive et systématique d’exécutions sommaires, d’enlèvements de personnes suivis de leur disparition, de la torture ou d’actes inhumains, inspirés par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux, et organisés en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile » (article 212-1 du Code pénal). |
Déportation : « Dans l’ancienne Rome, espèce de bannissement, qui différait de l’exil et qui commençait par l’interdiction de l’eau et du feu, ce qui obligeait le condamné de s’éloigner du lieu dans les limites duquel cette sentence avait toute sa force ; elle était pour toute la vie ; autre différence d’avec l’exil et la relégation qui pouvaient ne durer qu’un temps. » C’est exactement cela en Palestine. On comprend mieux le problème du retour des réfugiés. Dans l’esprit des sionistes, il s’agit donc bien de déportation.
Il y a bien génocide en Palestine. Il s’agit bien de la destruction totale ou partielle d’un groupe, ce qui ne présuppose pas la destruction physique des individus, quoique sur ce plan les sionistes ne se privent guère. C’est bien de la destruction du groupe qu’il s’agit et c’est exactement ce que font les sionistes en Palestine en rendant la vie de groupe impossible pour les Palestiniens. Sachez qu’un groupe n’est pas un ensemble. Je comprends l’insistance de Golda Mémère à prétendre que les Palestiniens ne constituent pas un peuple. S’il n’y a pas de peuple, s’il n’y a pas de groupe, il n’y a donc pas de génocide. Si les Palestiniens ne sont que des individus, on peut donc les maltraiter autant qu’on veut, on ne détruit, totalement ou partiellement, aucun groupe. Les sionistes sont encore plus forts que les Jésuites en casuistique.
« Génocide » n’est pas synonyme d’« extermination ». L’extermination n’est que l’un des moyens du génocide. C’est le cas de la Shoah, de l’extermination des Indiens d’Amérique du Nord, du massacre des Tutsi, du massacre des Arméniens. Non la Shoah n’est pas la seule tentative d’extermination connue, hélas ! Ce qui en fait la spécificité, c’est qu’elle fut industrialisée et bureaucratisée (d’où le grand nombre des victimes), signe des temps modernes. Il n’y a pas extermination en Palestine, il y a seulement des massacres (des dizaines selon Pappé et qui ne cessent de gagner en ampleur et en étendue), à tel point que le mur de séparation construit par les sionistes est un monument élevé à la gloire de la résistance palestinienne ; c’est la preuve qu’elle n’a pas laissé un instant de répit à l’envahisseur. En ce sens, oui, les sionistes sont modérés. Après un magistral déplacement de population en 1948, ils se contentent de recourir à un bizutage carabiné et permanent avec un taux de perte autorisé, autrement dit à l’humiliation afin de dégoûter l’autochtone et qu’il se résigne à partir, sans grand succès, semble-t-il. Au fur et à mesure de l’augmentation de la fureur sioniste, les seuls Palestiniens qui partent le font vers le cimetière.
Le plan original de tout cela, bien avant le plan Daleth, fut écrit par Herzl. Pour lui, le sionisme devait être un mouvement laïc d’un nationalisme sans terre, ce qui implique donc colonial. Le mot est écrit dans son livre L’État des Juifs (et non pas, mal traduit, l’État juif). À ces nationalistes là, il faut d’abord conquérir une terre. De même dans ce livre est évoqué le nécessaire déplacement de la population autochtone. Herzl comptait sur le sultan pour effectuer le boulot ! Herzl voulait que tout se fît sous contrôle international. Au moins lui était respectueux du droit international. Sur ce il mourut. Peut-être que sous sa direction, les choses auraient pris une autre allure.
« C’est l’histoire simple mais horrible du nettoyage ethnique de la Palestine, un crime contre l’humanité qu’Israël a voulu nier et faire oublier au monde. » (Pappé) Pappé estime que sauver ce crime de l’oubli est nécessaire afin de permettre la réconciliation et la paix. En effet, je suppose que jamais les Arabes n’accepteront de se réconcilier avec des menteurs, c’est à dire avec des gens qui se moquent d’eux et du monde ; tandis qu’avec des assassins, peut-être. Comme dit le proverbe, faute avouée, à moitié pardonnée. Les Indiens d’Amérique du Nord disaient déjà que l’homme blanc a la langue fourchue. Aujourd’hui on dit inculpabilité.
L’État juif de Palestine, qui se dit l’État de tous les Juifs, est doublement négationniste : il nie les Palestiniens depuis soixante ans ; il nie le crime qui consiste à nier les Palestiniens. Le sionisme est un mouvement négationniste dès l’origine : s’agissant d’un nationalisme sans terre, il présuppose la conquête d’une terre et l’expulsion de ses habitants autochtones.
Pour ceux qui chipotent sur le cas de savoir si oui ou non le sionisme existe encore de nos jours alors que l’État juif est bien établi en Palestine selon les vœux du mouvement sioniste, je répondrai oui, puisque le mouvement sioniste comporte dès sa naissance la nécessité de l’élimination d’un peuple autochtone. Or que voyons-nous aujourd’hui : cette négation d’un peuple se porte à merveille et continue de plus belle. Donc oui le sionisme existe toujours, il existera jusqu’à la mort du dernier palestinien.
● Nouveau
complot antisémite ! (La Paille et
la Poutre)
● L’article
suédois sur la récolte d’organes est du mauvais journalisme nuisible par
Gideon Levy, Haaretz, 27 août 2009. (Questions
critiques) On ne prête qu’aux riches.
● «
Ils pillent les organes de nos fils » par
Donald Bostrom, Aftonbladet Kultur, le 17 août 2009 (Questions critiques)
● Les détrousseurs
de cadavres d’Israël par Kawther
SALAM
● Tsahal
: le pourvoyeur d’organes d’Israël par
Gilad Atzmon, Palestine Think Tank, le 19 août 2009 (Questions
critiques) On ne prête qu’aux riches :
|
Il reste encore à démontrer si les accusations de l’article suédois sont authentiques ou non. Toutefois, un fait a déjà été établi : après tant d’années de penchants occidentaux à danser sur les lamentations incessantes du violon de la sérénade mélancolique juive de victime, les médias occidentaux sont en train de changer de registre et ils sont prêts à voir en face les crimes institutionnels juifs. Plutôt que de parler de la montée de l’antisémitisme, nous ferions mieux de discuter de la montée des crimes institutionnalisés des Juifs. |
● LES TRAFICS D’ORGANES SUR LES
VICTIMES DE TSAHAL Pr Chems
Eddine CHITOUR École Polytechnique,
Alger
● Le
courtier en reins et les rabbins qui blanchissaient l’argent sale, par Saul Landau, CounterPunch, le 7 août 2009 (Questions
critiques)
● Butchers: The hidden truth about
Israel’s kidney theft ring (Joseph Cannon) 27 juillet 2009
● La
vérité cachée sur le réseau israélien de trafic d’organes (Traduction
du précédent par Mounadil al Djazaïri)
● Quand
(T)eichmann justifie le commerce d’organes humains [et des godemichés] — (Mounadil al Djazaïri)
● The Return of the Body Snatchers by Israel Shamir
● Preuves
de trafic d’organes dans l’entité sioniste (Abu Kabir) — (Mounadil al Djazaïri)
● Abu Kabir Operating Organ Warehouse « State Attorney General Elyakim
Rubinstein ordered police to launch an investigation against Prof. Yehuda Hiss,
the nation’s senior pathologist and director of the Abu Kabir Forensic
Institute. »
● Infamous Chief Pathologist to Once Again Evade
Punishment by
Ezra HaLevi
● Culling Palestinians for
Organ-Harvesting — (Ethnic Ashkenazim Against Zionist
Israel)
● Israel admitted at least one case of
Organ harvesting, Ramadan and more
● Religious
fundamentalism in Israel
● La Roumanie
enquête sur un trafic d’ovules, des médecins israéliens visés (Info Palestine)
● Israel Wages Game Theory Warfare —
(Ethnic Ashkenazim Against Zionist
Israel)
Zionist ideologists were either explicitly or
implicitly developing (proto-)game theoretic strategies of behavior
manipulation from the earliest days of the movement. Jabotinsky and Achimeir
were plotting ethnonational financial war while they were developing the
ideology of the Iron Wall. Herzl himself was very
careful to craft Zionist conferences to produce desired psychological reactions
both in Jews and non-Jews and also to keep them profitable as they were
essentially a business investment in which he put a lot of money. (See
discussion in Zionist Culture and West European Jewry Before the First World
War by Michael Berkowitz.) Aumann‘s game theoretical approach to
economics has a lot of overlap with Andrei Schleifer’s behavioral economic
thinking. Relevant articles previously posted on this blog include:
● Not [Only] the
Occupation Corrupts: A Critique of the Israeli Left
● Greg Mankiw’s
Blog: Marty leaves AIG
● Forbes:
Zionist Ethnonational Financial Warfare
● Jewish
Financial Aggression, Worldwide Economic Nakba
● Chop Shop
Economics and Stealth Zionism
● Jewish Peril
1933 Versus 2009
● Blaming Jews
for Financial Meltdown
● US Government: More Zionist
Subversion
● Economics of
Intangibles, Conspiracies, Corruption
● Rewriting
Summers’ Record of Failure
● Fighting
Hegemonic Blocking on Campus — Ousting Summers at Harvard
● Sarkozy confie
la responsabilité du développement de la Palestine... à Israël ! (UJFP)
● Vive le colonel Poutine
par Aymeric Chauprade (Académie de Géopolitique de Paris)
● Rationaliser la
dépossession des Palestiniens par Israël
par Jeffrey Blankfort
● Israël
et les États-Unis dirigent de concert une subite guerre de propagande contre la
Suède par Wayne Madsen, 10 septembre 2009
● Carte de la Palestine (8 MégaOctets) Villages détruits cités par Pappé
soulignés en bleu (Rapprochemet partiel)
● Partage
du butin de guerre : Saisies, confiscations et ventes des biens palestiniens
par Israël par Salman Abu Sitta (ISM)
● Une forêt sans arbre n’est pas une forêt, un troupeau sans mouton n’est pas un
troupeau, de même qu’un troupeau d’un seul mouton ; mais un ensemble sans
élément est un ensemble, de même qu’un ensemble d’un seul élément. Une
question très difficile est : à partir de quel nombre de moutons un
troupeau est-il un troupeau ?
● Du
8 au 10 septembre 2009 Formidables
bonnes nouvelles chez Jovanovic.
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WALL STREET PARIE
SUR LA MORT DES GENS 1 PARIEZ SUR LA MORT D’UN INCONNU
ET GAGNEZ DE L’ARGENT ...eh bien, d’autres financiers ont copié cette idée, au
point que selon le New York
Times de cette semaine, ça va être le "nouveau subprime"
sur lequel "il faut être": se revendre des millions
d’assurance-vies, sachant que plus les gens meurent tôt, et plus les
"investisseurs" vont gagner d’argent! VOUS AVEZ COMPRIS ? WALL STREET VEUT GAGNER UN MAXIMUM D’ARGENT AVEC LA
GRIPPE !!! Plus il y aura de morts, et plus ils vont s’en mettre plein
les poches. C’est beau une pandémie... Alice Cooper a vraiment été
prophétique avec sa chanson "I love the dead before they are cold"
dans l’album, incroyablement intitulé "Billion Dollar Babies" (voir
le billet dans la page archives). Revue de Presse par
Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009 LA BNP ET LA MORT DE SES CLIENTS 2 La grippe, c’est une affaire qui tourne... J’en ai pris
deux, histoire de ne pas mourir idiot! Bonne nouvelle: pour cette assurance
décès, la BNP ne vous demande pas de visite médicale. Juste une autopsie,
histoire de ne pas faire un chèque trop rapidement. Et si la BNP ou le Crédit
Lyonnais faisaient un produit "spécial suicide ?". Je suis sûr que
chez France Télécom, ça aurait un grand succès (voir, hélas, plus bas)...
Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009 PARIER SUR LA MORT: "ENTERREMENT
IN THE CITY" |
● Après la
Suède, la Norvège (Illan Pappé)
● Pas
une tête ne dépasse Vive la Belgique
libre. ♫ Pantalon ci, Pantalon là…
● Le
chaînon manquant du vol d’organe en Israël Le médecin légiste oublié par
Aftonbladet. Counterpunch, Jonathan Cook, 4 septembre 2009. Traduction copyleft
de Pétrus Lombard.
● Histoire
vétérinaire par Jean Fosseprez
● Paganini :
Chinoiserie n° 24 (Li Jie)
Ah ! le péril jeune, le péril jaune. Elle fait des pizzicati sur la
guitare !
● Pour
en finir avec « l’antisémitisme » (Jean Bricmont) Cité par
Blanrue page 80.
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Les Occidentaux doivent apprendre à vivre dans un monde qu’ils ne dominent plus. L’agitation contre l’Islam, ainsi que l’épouvantail de l’antisémitisme, ont une seule et même fonction : empêcher de prendre conscience du fait qu’au Moyen-Orient, on a d’abord fait payer les Palestiniens pour les crimes commis en Europe contre les juifs, et qu’ensuite, on a montré du doigt tous ceux qui, pour une raison ou une autre, défendaient les victimes de cette immense injustice. À la « psychose du juif persécuté », pour reprendre l’expression de Gisèle Halimi dans sa lettre à Philippe Val, répond le fantasme de la « seule démocratie au Moyen-Orient » [démocrachie, certes, mais démocrachie pour les seuls Juifs, ce qui est monstrueux] menacée par ses voisins. En France, les juifs ne sont pas persécutés, ce sont les « antisémites », réels ou supposés, qui le sont. Israël n’est pas menacé, mais menaçant [principale cause d’instabilité au Moyen-Orient, principale cause dans le monde des recrudescences de l’antisémitisme. Les pics de tuerie de Palestiniens sont parfaitement corrélés avec les pics d’actes antisémites dans le monde. Le premier flic de France doit savoir ça mieux que personne]. La lutte pour la liberté d’expression n’est pas seulement la défense d’une conquête ancienne, mais aussi une lutte pour faire sortir la pensée du carcan où l’ont enfermée des décennies de propagande pro-israélienne. [Là est le combat mené par Dieudonné sans la moindre trace de communautarisme. Dieudonné est beaucoup plus radical que Desproge : non seulement il prétend qu’on peut rire de tout avec n’importe qui, mais surtout avec les sionistes et… avec Faurisson. L’antisémitisme est une pathologie, le sionisme en est une autre. Vive le Dr Dieudonné. Il faut un traitement de choc.] Il est urgent, dans l’intérêt de la paix, de libérer
les esprits de la peur de l’accusation d’antisémitisme, de dé-sioniser la
vision que nous avons du Moyen-Orient et d’oublier Charlie Hebdo. |
● Ça m’énerve Je lis sans cesse « ils sont arrivés après qu’il a fini de manger ». Passé antérieur, non de Dieu, passé dans le passé, il finit de manger d’abord, ils arrivent ensuite : « Ils sont arrivés après qu’il eut mangé » sans flexe sur le u. Aujourd’hui, dans la pauvre France, les ministres d’un gouvernement dégénéré sous influence étrangère (« droite cassoulet : une petite saucisse avec plein de fayots autour ») ne savent plus ce qu’est un passé antérieur ou un futur antérieur.
● Pourquoi
pas des sanctions contre Israël ? Par
Paul Craig Roberts, CounterPunch, 2 septembre 2009
● Blitz
sionistes sur les États-Unis par
Mounadil al Djazaïri. Effectivement, le conflit n’est pas entre les Juifs et
les Arabes ; mais entre les Juifs sionistes et les Arabes. Les Juifs
sionistes sont des modérés, comme chacun sait. Quel culot !
● Ours
polaire canadzien Sacrés français qui
descendent dans la rue. Tabernacle ! Vive le Québec libre !
● Ce
dont nous, les Palestiniens, avons besoin ! Par Mustafa Barghouthi
● Les
financements introuvables de la relance par
François Leclerc
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Les gouvernements occidentaux ont cru pouvoir sortir de la crise en pensant qu’il suffisait de soutenir le système financier et que, un désendettement progressif aidant, tout rentrerait finalement dans l’ordre et repartirait comme avant. L’adoption de mesures de régulation « anti-systémiques » permettant d’éviter le renouvellement de la chute libre que nous avons connu. Mais ils se sont doublement trompés. 1/ Le système financier n’est absolument pas assaini et souffre en plus, désormais, des effets de la crise économique. 2/ Cette dernière est profonde, oscille entre déflation et récession, ne présente des signes de sortie de cette dernière que grâce à l’effet de financements publics difficiles à renouveler, et qui ne sont en tout cas pas permanents. C’est à nouveau l’impasse. C’est bien pour cela, d’ailleurs, que la tentation de l’inflation resurgit actuellement, comme un remède miracle qui n’en serait pas un, et que les débats vont se polariser autour de lui. Et si l’on voulait, pour parachever cet édifice branlant, rajouter encore une pierre, il suffirait de constater comment la concentration bancaire déjà acquise rend parfaitement illusoire toutes les mesures de régulation anti-systémiques annoncées, avant même qu’elles ne soient décidées et mises en pratique : un nombre plus petit de plus grosses banques constitue désormais le club très fermé des « too big to fail ». C’est un fait accompli devant lequel les gouvernements n’ont plus qu’à s’incliner. Aujourd’hui, et demain quand il faudra à nouveau les sauver. |
● Les
solutions de la chiffe-molle à la tête de la FED par Mike Whitney, CounterPunch, le 30 août
2009.
● Encore plein de bonnes nouvelles
chez Jovanovic
|
LA FED VEUT INTERDIRE L’ACCES (!!!)
AUX BANQUES SAUVEES EN 2008. L’AVERTISSEMENT DE HOWARD DAVIDOWITZ & DAVIDOWITZ |
● Quand
le patronat s’enrhume, les salariés toussent (Le Monolecte) Arbeit macht Frei
● Jorion
met les points sur les i
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Une banque réalise une opération spéculative, disons à la hausse du prix du pétrole. Elle gagne un milliard. Le trader qui l’a menée a droit à 10 % du total, soit 100 millions. Si vous lisez les journaux, vous aurez déjà compris que mon illustration n’est pas purement imaginaire ! Moralisons la finance : plafonnons le bonus des traders. Andrew Hall de Citigroup, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’aura plus droit qu’a un million de dollars. Examinons l’avant et l’après. Avant : 100 millions pour le trader, 900 millions pour la banque, coût pour la communauté en prix du carburant, 1 milliard. Après : 1 million pour le trader, 999 millions pour la banque, coût pour la communauté, 1 milliard. Question : a-t-on vraiment moralisé la finance ? Vous m’avez compris : ce n’est pas en réduisant le bonus des traders que la finance sera moralisée. La morale – ou plutôt l’absence de morale – n’est pas dans le taux de la commission, elle est dans l’opération qui permet que la communauté soit plumée. Seulement de cela, on ne parle pas. Pourquoi ? Parce que la seule communauté que connaissent les banques centrales, c’est la communauté des investisseurs. Les autres, c’est l’ennemi : les autres réclament des augmentations de salaires qui pénalisent les seuls qu’il s’agit de défendre. Quand les autres crient trop fort, les banques centrales font monter le taux d’intérêt qui ferme les usines, et au bout d’un moment, ils ont compris et eux aussi la ferment. On dit : « la finance est amorale » et on entend comme au feu d’artifice des « Ah ! » et des « Oh ! » Ce n’est pas qu’elle est immorale comme chacun croit l’observer mais qu’elle est a-morale. Avec ça, tout a semble-t-il été dit, et tout le monde rentre chez soi content. Mais accepterions-nous qu’on nous dise à propos du politique, s’il apparaissait immoral, que ce n’est rien, qu’il est simplement a-moral ? Non ! Alors pourquoi tolérons-nous ce discours à propos de la finance ? Parce qu’on nous dit : « C’est la liberté qui est en jeu ! » On nous dit : il faut choisir entre liberté et égalité, il faut choisir entre concurrence et solidarité. Et c’est là que nous nous laissons berner parce que nous répondons : « Ah ! ben oui, c’est vrai ça ! » Non ce n’est pas vrai, parce que ce à quoi ils pensent quand ils vous disent « liberté », c’est individualisme à tout crin, « Après moi le déluge ! », l’agressivité sans contrainte [enculisme dirais-je], et quand ils vous disent « concurrence », ils pensent à la loi du plus fort (eux en l’occurrence), « Malheur aux vaincus ! » et, une fois de plus, l’agressivité sans contrainte [enculisme, encore]. Et cela, voyez-vous, ce n’est pas un choix, il ne s’agit pas de valeurs à instaurer : c’est l’animalité au cœur de l’homme, telle que la nature l’a créé. Ce n’est pas un choix : c’est le donné sur lequel notre espèce a bâti. Le seul choix possible, c’est de faire un pas en-dehors de l’animalité, en domestiquant nos instincts. Et la nature ici n’est pas une excuse, parce que si elle nous a dit dans un premier temps : « C’est votre agressivité qui vous permettra de survivre », elle nous dit aujourd’hui dans un second temps : « Sur une planète dont vous découvrirez un jour les limites… ». Nous sommes sortis de l’animalité brute pour ce qui touche au politique en exigeant que la politique soit morale. Nous n’y sommes pas arrivés parce que nous avons accepté au cœur de nos sociétés une finance amorale qui dévoie le politique en permanence en le soumettant au pouvoir de l’argent [le mini président simplifié modificatif est là pour ça]. Il s’agit maintenant de domestiquer la finance à son tour en la soumettant elle aussi à la règle morale. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que pour cela, on ne pourra pas se contenter de réglementer la manière dont elle fait les choses : il faudra aller voir aussi quelles sont précisément les choses qu’elle fait, et dire à propos de certaines – comme nous l’avons fait partout ailleurs dans nos sociétés : « Ceci n’est pas bien ! », le condamner et le faire disparaître. L’extraterritorialité morale de la finance n’a que trop duré ! Un « article
presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition
que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un
« journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits
d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le
fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici. |
Le mini président simplifié
modificatif n’est donc pas sorti de l’animalité ! C’est le roi des
animaux. Il fait des moulinets avec ses petits bras. C’est le roi de la poudre
aux yeux. Mais pendant ce temps, il détruit, il démantèle. Il est là pour ça.
La seule classe qui compte pour lui, c’est la classe des actionnaires et il
fera tout son possible pour servir ses intérêts contre les ceuzes qui demandent
des augmentations de salaire. D’ailleurs, il s’est trahi au salon de
l’Agriculture en répondant à l’un d’eux : « Casse-toi, pauvre
con ! »
● La
récession est finie… Peut-être ! par
Shamus Cook, CounterPunch, le 29 août 2009.
● La longue marche de
trahison nationale des marionnettes US
- Claude Beaulieu - Comité Valmy
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Pendant la guerre patriotique et antinazie de notre peuple, les dirigeants US se sont ingérés en permanence, dans la politique de la France résistante. Ils ont souhaité écarter De Gaulle, empêcher l’alliance des gaullistes et des communistes, notamment à travers le CNR dont ils ne voulaient pas. — Ils ont d’ailleurs pu obtenir que le CNR et son programme ne survivent pas à la Libération. En effet, même si des réformes importantes inspirées de ce programme furent appliquées, le CNR, l’élan politique, l’esprit de Résistance et le chemin qu’ils traçaient, furent écartés. — L’hostilité stratégique américaine envers Jean Moulin et sa mission unificatrice était telle, que l’on peut envisager l’hypothèse qu’ils aient joué un rôle décisif, dans la trahison qui a conduit à la mort de celui-ci. Ce qui est certain, c’est que les dirigeants étasuniens ont organisé en France pendant les années de guerre, une cinquième colonne de politiciens à leur service : les futurs fédéralistes euro-atlantistes. Ceux-ci, depuis la Libération et en dehors des parenthèses gaullistes, depuis plus de 60 ans, ont accaparé l’essentiel du pouvoir politique dans notre pays. Aujourd’hui encore, cette réalité perdure. Comment en est-on arrivé là ? À Sarkozy et à son culte de la personnalité omniprésent, à un pouvoir personnel en apparence tout puissant mais en réalité, à un Président de la République disposant certes contre la France et son peuple d’une immense capacité de nuire [c’est un Américain à Paris], tout en étant vassalisé et sous contrôle, enserré dans le carcan euro-atlantiste. Contribuer au décryptage de l’engrenage politique qui,
depuis la Résistance, a conduit à l’actuelle situation d’échec du peuple
laborieux, des forces réellement progressistes et anti-impérialistes,
attachées à la souveraineté populaire et nationale, à la République et à la
démocratie, impose quelques rappels historiques, nécessairement limités. |
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ANGELA
MERKEL VA PRETER DIRECTEMENT AUX PME SANS PASSER PAR LES BANQUES ! L’ALERTE ROUGE D’AMBROSE EVANS PRITCHARD |
● Économie
mondiale : Dans quel sens allons-nous ? Jean-François Goulon le 19 août 2009. (Questions
critiques)
● Français
et Hamériquains, une bande de trous-de-cul par Richard Naughty, alias le “Gourou Mogambo”, Asia
Time Online, publié le 22 août 2009. Voilà qui est parler. (Questions
critiques)
● Européisme
et démocratie : ce que dit l’arrêt du 30 juin 2009 (Observatoire européen)
Bravo les Boches, vous êtes moins cons que les Français. Il
y a trop de domestiques en France, jusqu’au sommet de l’État. DOC
2009-08-26
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●● Ricardo.
Principes…, chapitre 20 « Des
Propriétés distinctives de la valeur et des richesses » Note de
Ricardo.
Et non pas beaucoup de produits du travail. On ne saurait mieux dire. Magnifiquement dit, n’est-ce pas ? Je ne sais si Marx cite cette formulation. |
● Chomsky
Avant c’était
une lutte des deux côtés. Maintenant, il n’y a plus que les riches contre des
gens désorganisés.
● Galillée a prouvé que l’enfer de Dante ne
tiendrait pas et qu’il s’effondrerait comme Roissy II (source : TSF)
● Définition de l’Europe : enculisme non
faussé (sans vaseline étatique) Je vous
l’avais bien dit, l’Europe est une grosse salope. Les horticulteurs du pays de
Garcia Lorca (el pais de las huertas, hortillons) ont épuisé la troisième nappe
phréatique et songent à dessaler l’eau de mer. Quant aux horticulteurs du pays
d’Oc, les esclaves prostitués qu’ils emploient, c’est l’esclavage antique
amélioré : comme l’esclave antique, l’esclave prostitué habite une infecte
cabane au fond du jardin, mais il s’agit d’un Algéco surchauffé. Le loyer
d’icelui est déduit de son salaire (le prix de sa passe). Ensuite le maître
moderne, enculé lui-même par l’enculisme non faussé de Bruxelles, n’a pas le
souci d’épargner ses esclaves puisqu’il n’en est pas propriétaire mais qu’il
les loue. Crèvent-t-il ? Il en loue un autre. À qui en loue-t-il ?
Aux esclaves prostitués eux-mêmes. L’esclave prostitué moderne est libre comme
l’air puisqu’il est un petit entrepreneur qui loue son trou-du-cul, son petit
capital. Les femelles louent leur con, ça rapporte beaucoup plus. Déjà à
Athènes, on pouvait louer des esclaves (Finley). Des propriétaires louaient
leurs esclaves. C’était une idée de génie mais il lui fallut deux mille ans
pour s’épanouir. C’est le temps historique. (source : TSF)
● Rafale de bonnes nouvelles « Sachez
que c’est la consternation à Wall Street : l’homme qui valait
56 milliards de dollars a un micro-pénis, révélation reprise dans toute la
presse, c’est vous dire qu’il n’y a aucune reprise à l’horizon pour qu’une
information aussi minimale prenne autant de place. » Revue de presse anglo-saxonne (Pierre Jovanovic).
●● Valeur, richesse, puissance
|
La valeur d’un objet
quelconque est son échangeabilité (Quine dit que le suffixe
« -ité » est un opérateur. L’échangeabilité n’est pas ; mais
elle opère) [Erreur !
l’échangeabilité est ce que les bourseurs nomment liquidité]. A une valeur un objet qui peut s’échanger [parfaitement exact, mais il n’empêche que la valeur
n’est pas pour autant l’échangeabilité. Elle demeure, quoi qu’il arrive,
l’énonciation de la possibilité d’un échange].
Chez un objet quelconque, cette échangeabilité est une possibilité et
seulement une possibilité. L’échangeabilité de l’or est, elle, absolue,
universelle et permanente. L’échangeabilité de l’or n’est pas possibilité,
mais puissance. Cantillon (Essai
sur la nature du commerce en général, 1775, pages
118-119) dit que l’or seul peut être
« le corps de réserve de l’État » en ce qu’il « peut
toujours acheter tout cela [blé, drap,
linge] des ennemis même de l’État » [Irangate : les USA et Israël acceptent l’or de
l’Iran] (Fourquet, R&P,
p. 162) Autant mettre mes notes là plutôt que de les perdre ou de les
oublier. L’ennui, c’est que cela m’oblige à me lever de ma chaise longue.
Notez que l’or est puissance dans les deux sens : pouvoir et puissance
par opposition à actualité. Au premier sens, même l’ennemi accepte notre or,
au second, l’or est n’importe quoi en puissance.
Hegel dit (Logique, livre 2, première ligne) que la manifestation confère l’existence à l’essence. Les choses qui se manifestent ont ainsi l’être et l’existence. Il est pourtant un genre d’êtres, si l’on peut dire (c’est le coup du concept F qui n’est pas un objet), qui n’ont que la manifestation, qui n’ont pas l’être, mais seulement l’existence. L’échangeabilité est de ce genre. D’aucuns appellent cela « convention », mais c’est pure sottise car personne n’a jamais convenu de rien. Par contre c’est parfaite coercition. J’appellerai plutôt cela : institution. Tous acceptent l’or parce que tous savent que tous acceptent l’or. Et personne ne peut rien contre ça. Point final. Effectivement, il s’agit bien de puissance, dans les deux sens. Ce fut peut-être une convention entre les commerçants au long cours, il y deux mille ou trois mille ans ; mais aujourd’hui, ce n’est plus une convention, c’est une fatalité. C’est précisément ce dans quoi nous vivons, un savoir partagé. |
● Une
barre d’Ovomuraltine fourrée de diamants
● YOUPI ! Plein, plein, plein
de bonnes nouvelles ! Revue de
presse anglo-saxonne (Pierre Jovanovic). Je suis aux anges ! Plus de
deux-cents pages A4 de dépêches le plus souvent burlesques. On rit
beaucoup. Ces Anglais sont impayables, dans tous les sens du mot.
|
1000 milliards de dollars (…) UNE BANQUE AMERICAINE SE FAIT UN PROCES A Elle-même ! (…) DANGER : LA BOMBE DU CHOMAGE QUI FAIT TIC-TAC
(AMBROSE EVANS-PRITCHARD)
DANGER : NOUS AVONS UN AN DE
RETARD SUR LES US (suite AMBROSE EVANS-PRITCHARD)
(…) DANGER : COLONIAL BANK, 15
MILLIARDS DE PERTES
LA FDIC EST EN BANQUEROUTE : TOUS AUX ABRIS 1 |
● Une
jeune fille hamériquaine condamnée pour sodomie. Comment
une femme peut-elle être accusée de sodomie sans l’aide d’un godemiché. Ces trous
du cul de protestants hamériquains sont fous. Il faut les exterminer.
● Le
Reichstag brûlerait-il à nouveau ? (nom
de code H1N1) Tout le monde en camp de concentration en octobre ?
● Excellente
farce Elle est bien bonne. Sales cons
de pauvres vous l’avez bien dans le cul. Tout ça c’est votre faute, bande de
connards. Vous êtes tous des working girls (traduction
approximative : des enculistes)
comme la connasse du conte elle-même : une enculiste parle à des
enculistes.
● Nous
rendons les choses compliquées alors qu’elles sont simples en réalité par Mike Whitney
● Des
nouvelles du Dr Petit et de ses armes de rêve La bombe à fusion pure ! Plus besoin d’uranium enrichi
ou de plutonium pour l’amorce. La bombe à hydrogène du pauvre. Enfin ! Ça
va barder. Et c’est les Russes qui auraient réussi ça. Enfin une bombe
nucléaire écologique qui respecte l’environnement : pas de gaz à effet de
serre, pas de poussières, pas de neutrons, pas de déchets radioactifs. C’est
merveilleux. C’est le Tazer de la bombe nucléaire. On va pouvoir s’en
servir pour un oui ou pour un non. Surtout pour un non.
● Mariages collectifs à Gaza ;
les psychopathes de Sion en pleine crise
de delirium tremens pris en flagrant délit de fantasme pédo-incestueux (La
Paille et la Poutre)
8
___________________________________________________
Valeur
et richesse
(…) /137/
Théories endogène et exogène de la richesse. — La réponse à la
question de l’origine de la richesse dépend des points de vue déjà exposés
(cf. p. 125-128). 1) Point
de vue intérieur : la richesse provient des sujets, de leur activité, de leur travail,
et d’eux seuls. Le commerce extérieur n’entre en ligne de compte que pour
solde, comme dans la comptabilité nationale. On se place en pensée à
l’intérieur d’une société abstraite ayant en elle-même ses propres
lois ; le monde extérieur est un décor, ou une coulisse. C’est le point
de vue endogène de la richesse ; il sous-tend la notion de production
nationale ou intérieure, énoncée par Boisguilbert et systématisée par les
physiocrates et Smith. Mais l’idée que la source de la richesse réside dans
la nation ou dans le peuple est un lieu commun des premiers
économistes ; cette richesse des sujets nourrit celle du prince. La
distinction richesse du roi/richesse des sujets est un préalable à toute
théorie de la richesse. 2) Point
de vue extérieur : on se place au poste d’observation mondial. Sur la scène mondiale, la
richesse des nations se confond avec leur puissance, et se répartit le long
des lignes de forces du monde. Elle est donc purement relative et dépend de
la place des nations dans l’ordre mondial. Chacune est riche à proportion de
la part qu’elle prend à la richesse mondiale commune. Cette part résulte des
échanges commerciaux et financiers et se présente comme le solde de la
balance du commerce extérieur (au sens large de la balance des paiements).
D’où l’idée mercantiliste que la richesse égale la réserve d’or et d’argent
de l’État. Cette théorie exogène donne le premier rôle à la circulation
mondiale. (…) /138/ Théorie
substantielle et théorie nominale de la valeur. — A partir de là, les choses
se gâtent. De la
valeur = mesure de la richesse ♦, les économistes en sont venus à prendre la valeur pour la richesse elle-même ♦♦, à abandonner la notion de richesse et, a fortiori, celle de puissance dont
elle n’était que la traduction dans le discours économique. Ce glissement
sera achevé par Ricardo et par Marx, qui démarre Le Capital par un exposé de la substance de la valeur, qui séduit l’intellect, mais qui met en scène des
personnages conceptuels imaginaires, à l’existence desquels Marx croit dur
comme fer [c’est bien
vrai].
À l’opposé de cette théorie
substantielle de la valeur, une théorie nominale : la valeur est le nom donné à la mesure commune de ces
réalités physiques ♦ qu’on appelle biens,
services, marchandises, denrées, commodities, conveniences, ou collectivement richesse. La valeur des choses est leur mesure du point de
vue de la richesse, comme la longueur, la surface, le volume est leur mesure
du point de vue de l’espace, la durée, leur mesure du point de vue du temps,
ou la pesanteur, leur mesure du point de vue de la gravitation ♦♦. Mesure de l’espace, mesure du temps et mesure de la
force sont les trois mesures de base de l’esprit [ ! au sens de Cantillon ? ]. Les
autres sont construites à partir d’elles, car les phénomènes du monde sont
des combinaisons de force, d’espace et de temps [ ! cela ressemble au monde selon Searle]. La richesse est le nom économique donné à la
puissance ; nous pouvons donc présumer qu’elle a une relation avec le
concept de force ♦♦♦.
L’opposition entre théories
substantielle et nominale de la valeur rejoint le débat philosophique
médiéval entre réalistes et nominalistes. Pour éviter toute ambiguïté,
j’annonce ma couleur : nominaliste. Je le suis devenu :
« valeur est le nom de la puissance sociale » (cf. p. 125) est
encore substantialiste. C’est pourquoi je /139/ conserve le vieux mot
de richesse
pour
désigner la réalité physique dont la valeur est la mesure. La valeur est la représentation,
quantitative de la richesse/puissance ; c’est un rapport ♦. Les
rapports entre valeurs donnent des informations d’ordre quantitatif, des
proportions, des ordres de grandeur : c’est essentiel. Combien de fois,
en lisant les historiens, ai-je pesté contre tel ou tel qui donnait un
chiffre sans point de comparaison : autant ne rien dire ; le chiffre seul ne signifie
rien. Pas la moindre information. L’information, c’est la relation à
un autre chiffre.
Mais le rapport de valeur [ la valeur n’est un rapport
mais l’idée d’un rapport ; et ce rapport n’est pas un quotient mais
un échange ] ne
donne jamais aucune information de causalité. C’est la limite absolue de la pensée
économique. Pour établir des relations de causalité, nous devons sortir du
monde homogène et uniforme de la valeur et « voir » le monde de la
richesse dont elle n’était qu’une mesure. Mais la richesse elle-même n’étant
qu’une réduction économique de la puissance, nous devrons « voir »
les rapports de force, les réseaux, les circuits de captage, etc.,
bref : être généalogiste, et non comptable. La
richesse implique conceptuellement la valeur. — Pourquoi les
mercantilistes et Petty considéraient-ils que la richesse n’était qu’une
partie de la richesse mondiale totale ? Parce que, dans le mot même de
richesse, comme dans celui de puissance, est déjà inclus un rapport
quantitatif entre ce dont on parle et l’ensemble de la richesse/puissance du
monde. Quand on dit de quelqu’un qu’il est riche, c’est toujours par rapport
à une échelle, fût-elle implicite, ou même oubliée. Une personne riche dans
la France d’après guerre nous paraît pauvre aujourd’hui, etc. Dans la
désignation « riche » et « pauvre », on sous-entend une
quantité totale de richesse inégalement répartie. C’est parce que cette
quantité est limitée ou rare qu’il y a égalité, ou inégalité. Si la quantité
était infinie, le concept égal/inégal n’aurait pas de sens. Dans
l’atrnosphère abondante, « non mesurée », de la campagne, l’air
qu’on respire n’est pas réparti à chaque individu : chacun y puise à
volonté. Il n’y a répartition, donc
égalité/inégalité, que s’il y a rareté. La grandeur de la richesse est donc
incluse dans le concept même de richesse ; même chose pour la puissance.
Il n’y a grandeur qu’à partir du moment où la pensée peut énoncer :
« égal à », « plus grand que », « plus petit
que ». Une grandeur
déterminée suppose une grandeur totale à laquelle elle est implicitement
rapportée ♦. Quand je dis :
« j’ai respiré une grande quantité d’air », j’entends:/140/
par rapport à mon maximum de capacité respiratoire, et non par rapport à la
quantité totale de l’atmosphère, ce qui n’aurait aucun sens : le rapport
serait infiniment petit. Quand j’écrivais que « le pourcentage est le
mode privilégié de représentation de la quantité » [1980, p. 371],
en vérité, je me trompais : il n’y en a pas d’autre. La quantité est, en
soi, relation à un ensemble. Donc, le sens du mot richesse s’épuise dans son
rapport à un ensemble, bien que nous ne sachions pas encore en quoi elle
consiste physiquement. Dans le concept même de
richesse réside le concept de valeur défini
comme pure mesure de la richesse. Il n’y a pas d’un côté des choses qu’on appelle
« richesses », et de l’autre une valeur-mesure de ces choses. Non.
Il y a des tas de choses qui ne sont « richesses » que si,
implicitement, on les compare à un ensemble de choses analogues. De ce point de vue, il n’y a
pas de différence entre richesse et valeur ; c’est pourquoi les
économistes se sont si facilement laissés avoir par la conception
substantielle.
Mais la valeur en soi n’existe pas plus que la grandeur
en soi. « Grandeur » n’a de sens que quand on précise :
« grandeur de tel objet », c’est-à-dire son rapport à
un autre objet, ou à l’ensemble des objets du même genre ♦. Il en est de même pour la valeur « valeur » tout court
n’a pas de sens, à moins de préciser : « valeur de telle marchandise » ♦♦, par quoi on mesure le rapport de cette
marchandise à l’ensemble des marchandises considérées sous l’angle de leur
valeur. Il en est de même de la puissance. Dire d’un pays qu’il est une
« grande puissance » ne signifie rien d’autre que : il
« peut » beaucoup par rapport à la moyenne, c’est-à-dire à
l’ensemble de la puissance répartie entre les différents pays. En vérité,
« puissance » est un concept vide ; il ne signifie rien
d’autre qu’un pur rapport quantitatif à un ensemble. Dans le langage
politique le plus chargé affectivement, le mot ultime, c’est
« grandeur », un mot vide : la grandeur de la France fut le
but ultime du général de Gaulle et des patriotes en général. Sous-entendu
grandeur par rapport à la grandeur du monde, ou à la moyenne des grandeurs
nationales. Même chose quand on dit que la France doit tenir son rang dans le
monde. Quel rang ? Le quatrième ou le dixième dans l’échelle des
grandeurs mondiales.
Valeur ne contient rien de plus que le mot grandeur ♦ : une
relation, une proportion. Il n’a de sens que dans un contexte
sémantique où il est question de biens, services, marchandises, etc. A cette
réserve près, il est aussi vide que lui, et il ne peut s’employer, dans le
langage, qu’à sa place.
/141/ Une expression
irrationnelle : la « mesure de la valeur ». — Si « valeur » est le nom donné à la mesure de la
richesse,
parler de « mesure de la valeur » paraît plutôt bizarre. Étant elle-même une
mesure, la valeur n’a pas de mesure, pas plus que la longueur n’a de longueur, ou la
pesanteur de pesanteur. On peut mesurer la longueur d’un champ ou la valeur
d’une marchandise, mais pas la longueur ou la valeur tout court. La
« mesure de la valeur » est donc une expression irrationnelle.
Quand on parle de « mesure de la valeur », sans s’en rendre compte
on substantialise la valeur, on la confond avec la réalité dont elle est la mesure, à savoir la
richesse. Cette
confusion n’est pas contingente : elle est constitutive de l’économie
politique depuis Adam Smith. C’est d’ailleurs un expert en confusion :
ayant déclaré que « le travail est la mesure réelle de la valeur »,
il parle dans la phrase suivante de « valeur du travail »,
autrement dit : la mesure de la mesure réelle de la mesure... de
quoi ? De la richesse, sans doute ! [WN, I, 5.] En revanche,
ce qui n’est pas irrationnel, c’est la détermination de l’unité de mesure, de
l’étalon, du langage de cette unité. Le poids s’exprime en grammes, l’espace
en mètres, etc. L’unité est généralement conventionnelle. Quelle est l’unité
de la valeur ? Ce problème fut un vrai casse-tête pour les anciens,
comme en témoigne les écrits de Petty, de Turgot et de Smith. La
comptabilité nationale ne se pose pas ces problèmes métaphysiques sur la
nature de la valeur et son étalon. Elle appelle prix ce que nous venons
d’appeler valeur et se borne à compter ou comptabiliser
( = enregistrer sous forme de comptes) les prix tels qu’ils
s’inscrivent sur les documents sociaux, mercuriales, factures, comptabilités
d’entreprises ou d’administrations, indices de prix, etc. Elle dispose d’une
unité de compte propre à chaque monnaie, le franc, le dollar, etc. Autrefois,
on mesurait en livres, une unité de compte elle-même mesurée par une unité de
poids — car une nouvelle unité de mesure prend appui sur un autre système de
mesure déjà existant. Ainsi le joule ou le kilogrammètre est la combinaison
d’une unité de poids et d’une unité de longueur, etc. A l’âge
classique, les économistes s’interrogent sur l’efficacité de la monnaie comme
unité de compte. Ils constatent que cette monnaie a la forme d’une
marchandise métallique et qu’elle est donc elle-même soumise à des
fluctuations. D’où la recherche par Petty ou Smith d’un étalon immuable
qu’ils croient trouver l’un dans la terre et le travail, l’autre dans le
travail. Mais comme pour /142/ Smith la « valeur du
travail » se trouve elle-même dans les biens de subsistance, il est
ramené à une autre unité et sa pensée se dilue, faute d’ancrage. L’habileté
du travail est difficilement mesurable ; on pose que le travail qualifié
est un multiple du travail supposé simple. Cette réduction étant faite, une
unité de mesure s’impose : le temps de travail, objectivement divisible,
calculable et négociable entre travailleurs et patrons. La mesure de la
richesse par le temps de travail fait partie de la vie quotidienne : on
parle de millions d’heures de travail perdues par grève, ou gagnées par une
invention technique. Ici la mesure rejoint la réalité qu’elle mesure : la quantité de travail globale dont dispose une nation, et qu’elle dépense au cours d’une année de compte, mesure toute la richesse qu’elle crée au cours de cette année. C’est une ancienne intuition économique ; Petty fut le premier à vouloir faire du travail un instrument de mesure pour évaluer la richesse/puissance dans le cadre d’une comparaison européenne — c’était le but même de l’arithmétique politique. Mais ici se pose le problème aigu — le plus difficile de toute l’économie politique — de l’articulation entre le travail et l’utilité la quantité de travail dépensé suffit-elle à mesurer la valeur d’une marchandise ? L’utilité de cette marchandise ne convient-elle pas ? Ce problème fut posé et, je crois, résolu par Turgot dans sa théorie de la « valeur estimative » (cf. p. 237). Valeur
virtuelle, valeur actuelle. — Voici une autre idée qui trouvera son plein sens
quand nous aborderons la découverte de Turgot ; mais je souhaite que le
lecteur l’ait en tête d’ici là. La valeur, étant mesure de la richesse
physique, mesure une certaine quantité d’objets existant dans l’espace à un
moment du temps. S’agissant d’une marchandise, son évaluation se fait au
moment de la vente, donc après qu’elle a été produite. Elle a été produite selon un calcul de
probabilité : combien vaudra-t-elle au moment de la vente ? Elle
porte en elle un certain coût, somme des valeurs des ingrédients — une
certaine quantité de travail (vivant ou figé en biens de production)
augmentée d’un profit moyen en vigueur au moment de sa fabrication. Une
marchandise a donc deux valeurs la valeur calculée au moment de sa
production, et la valeur fixée effectivement au moment de la vente. J’appelle valeur virtuelle celle qui est calculée au
moment de la production, qu’on considère parfois (langage substantialiste)
« incorporée » ou, comme dira Ricardo, « réalisée » ou
« fixée » /143/ dans la marchandise ; et valeur actuelle celle qui est déterminée
au moment de la vente, et qui est égale à son prix. (Je mets de côté pour
l’instant la différence entre prix de marché et prix naturel, que nous
examinerons p. 130.) Contrairement aux apparences, la valeur prétendument
« réalisée » dans la marchandise est irréelle ; c’est une
valeur escomptée,
c’est-à-dire
comptée à l’avance comme probable, c’est l’objet même du calcul
économique ; c’est pourquoi je l’appelle « potentielle » ou
« virtuelle ». Seule la valeur actuelle est réelle, et elle n’a
d’autre réalité que son prix. Je justifierai ces affirmations par la suite. Faisons une
comparaison avec... la puissance, justement. Quand on parle de
« puissance », on se représente un pur potentiel :
« telle nation est puissante », c’est une grande puissance en ceci
qu’on l’estime capable de vaincre les autres en cas de guerre déclarée. C’est
tout le problème : la « puissance » d’une nation mesure ce
qu’elle pourrait
accomplir
en cas d’affrontement, mais ce qu’elle accomplit en fait, réellement, est une
tout autre affaire [oui on le voit en effet depuis trente ans !] :
la puissance révèle ce qu’elle peut (c’est-à-dire ce qu’elle vaut) en tant
que puissance actuelle, en acte, ici et maintenant, dans l’action elle-même, et pas ailleurs, pas
demain. La guerre est le moment de vérité des évaluations de puissance. Telle
nation que l’on croyait puissante s’effondre sur le champ de bataille, comme
la France en 1940. Autre
exemple. On a coutume de chiffrer la puissance relative des pièces
d’échecs ; c’est une indication facilitant les calculs, notamment au
moment où l’on accepte un échange de pièces. Mais ce que la pièce vaut
réellement c’est la position qu’elle occupe ici et maintenant sur l’échiquier. Une tour
clouée derrière une rangée de pions ne vaut rien ; elle ne vaut que
potentiellement ; si on ne libère pas son champ d’action, elle n’aura
jamais l’occasion de déployer sa puissance. Inversement, un pion, qui en
théorie ne vaut pas grand-chose, peut valoir, dans une conjoncture précise,
beaucoup plus que la reine elle-même. La
valeur-travail de la marchandise n’a pas plus d’existence que la puissance
d’une nation avant la bataille ou celle d’une pièce d’échecs avant
l’engagement. La seule valeur existante, c’est la valeur actuelle ; ce
n’est pas une chose, mais une pure relation. La vente est à la valeur ce que l’engagement est à la
puissance [exact].
Voici une énigme philosophique : pourquoi, pour désigner la puissance,
cette réalité si mystérieuse de la vie, utilise-t-on le substantif dérivé du
verbe « pouvoir » en langue romane (latin potentiu), en anglais (may, might) ou en allemand (mögen, die Macht) ? [ Richesse et puissance. Une
généalogie de la valeur (XVIe XVIIIe siècles). La
Découverte 1989-2002 ] |
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Le rapport dans lequel s’échangent
les produits du travail… est l’échange lui-même ! La valeur n’est que l’idée de ce rapport Selon Lebesgue, une grandeur est un nombre. Contrairement au prix, la valeur n’est pas un nombre mais l’idée d’un rapport. Or ce rapport n’est pas un nombre non plus. Ce rapport est un échange. La valeur est l’idée d’un échange, c’est à dire, selon Frege, le sens de la relation modale à deux places : « Il est possible d’échanger x de machin contre y de truc », x et y étant des grandeurs (c’est à dire des nombres), mais x n’étant une grandeur que pour les corps de la famille de machin et y n’étant une grandeur que pour les corps de la famille de truc. Cette expression dont la valeur est le sens se note généralement sur l’étiquette : « y francs / 1 litre » ou « y francs / 1 kilo » ce qui n’a pas peu contribué à la confusion entre valeur et proportion, entre valeur et rapport de deux nombres (il a fallu deux mille ans pour comprendre que le rapport de deux grandeurs est un nombre. De la théorie des proportions à la théorie des nombres réels, par Éliane Cousquer). Dans l’échange marchand, la famille de truc est toujours l’argent ou l’or ou ce qui en tient lieu. La valeur est donc le sens de l’expression complète : « Il est possible d’échanger x de machin contre y d’or », le prix, le nombre y, n’étant qu’une partie de l’expression tandis que la valeur est le sens de l’expression complète. Michel « prends l’oseille et tire toi » dirait : la valeur est publication de la possibilité d’un échange. L’or a le privilège d’être le pouvoir dans l’achat : c’est lui qui décide si la proposition d’échange sera effectuée, si l’échange aura lieu au prix proposé (sauf pendant les guerres où le vendeur a le pouvoir de vente dans le marché noir. Alors, l’argent supplie qu’on veuille bien l’accepter). Grâce à Lebesgue, je montre que le nombre prix est défini pour toutes les marchandises mais qu’il n’est pas une grandeur pour toutes les marchandises, il l’est seulement pour une seule : l’argent. Le nombre prix n’est une grandeur que pour l’argent, il ne l’est pas pour le boudin, même s’il est défini pour le boudin. Il est défini pour le boudin par une étiquette tandis qu’il est défini pour l’argent par une mesure. Lebesgue : « Ainsi, un nombre est ou non une grandeur suivant le corps auquel on l’attache ; il n’y a pas identité nécessaire entre la famille des corps pour lesquels il est défini et la famille de ceux pour qui il est une grandeur. » Par exemple, le nombre longueur du diamètre du boudin n’est pas une grandeur pour le boudin, mais est une grandeur pour la peau des boudins de la famille des boudins d’un mètre. Si le diamètre double, l’aire de la peau double. Étonnant, nan ? Je crois bien qu’avant de vous perdre dans des raisonnements échevelés sur la valeur et la mesure des grandeurs vous feriez bien de lire le petit livre de Lebesgue, petit livre destiné aux professeurs de lycée et qui ne comporte donc aucune difficulté. Tout le monde peut lire Bolzano, tout le monde peut lire Frege, tout le monde peut lire Lebesgue, du moins, en ce qui concerne Lebesgue, ce petit livre. Il est dommage que ni Turgot, ni Marx n’aient pu lire ce petit livre, ce qui leur aurait évité bien des erreurs. C’est d’ailleurs ce que je me suis dit en arrivant à la page 136 du livre de Fourquet, au chapitre « Valeur et richesse », Nature et mesure de la richesse. Je me suis dit : « Encore ! Il est temps de lire le professeur Lebesgue » car je suis à peu près aussi nul en maths que Turgot ou Marx l’étaient pour leur époque. Autrement dit : dans l’échange marchand, le seul rapport est l’échange lui-même [il n’y a pas d’ambiguïté en anglais qui dispose des quatre mots : relation, report, return, et ratio], il n’y a pas de rapport au sens de quotient (du latin quotiens : combien de fois), au sens de mesure. Les objets échangés sont mesurés, le boudin en mètres ou en kilogrammes, l’argent en onces ou en dollars (comme le canon après qu’il a tiré un coup qui met, pour se refroidir… un certains temps, ils sont nécessairement… d’une certaine quantité quand bien même auraient-t-ils été tirés au sort) ; mais l’échange marchand n’est pas une mesure, un rapport au sens de quotient, et l’expression « l’argent sert à mesurer la valeur » est dénuée de sens. C’est une pure sottise. Donc la valeur n’est pas une grandeur, une mesure, elle ne mesure rien, elle ne peut être elle-même mesurée. La valeur n’a pas de mesure. L’expression « mesure de la valeur » n’a pas de sens. Contrairement à ce que dit Turgot : « Le prix est toujours l’énonciation de la valeur », c’est exactement l’inverse qui a lieu : la valeur est toujours l’énonciation d’un prix, autrement dit, la proposition d’un échange. Fourquet se trompe sur ce point (page 239, Richesse et Puissance). La valeur est énonciation, la valeur est publication. La vente, ou l’achat, qui ne peuvent avoir lieu l’un sans l’autre, sont réalisation de la valeur, c’est à dire réalisation d’un échange jusqu’alors seulement existant en pensée. Meuh !
Voir : Marx lit Aristote et La lettre volée |
● Francis
Jeanson est mort Pr Chems Eddine CHITOUR École Polytechnique d’Alger.
● Paul
Jorion a mangé du lion Puisse-t-il
avoir raison.
♫ ♫ ♫ Sharközy, revisited Musique
nègre. Quelle belle prosodie française. C’est où, ça, le Burkina Fasso ?
Ça y en a être ici. Moi y en avoir grrrand atlas afrrriquin.

« Le seul État au monde qui ne puisse décider qui est le bienvenu. » Mais non Mister shark Özy. Et l’État juif de Palestine où même les Palestiniens ne sont pas les bienvenus sur leurs propres terres ? Ça fait au moins deux État ! Allez, allez, un peu de sérieux, M. Je Dis N’importe Quoi, bla bla bla. Farceur ! Les Palestiniens aussi ont le droit de choisir leur immigration, quoique Golda Mémère n’ait jamais vu un seul Palestinien de sa vie. Pas vrai ? Mister shark Özy, l’État juif de Palestine a une hénaurme responsabilité dans la création du Hezbollah et du Hamas puisqu’il a, seul, la totale responsabilité de l’envahissement de la Palestine et de son occupation qui eurent lieu « dans les conditions que l’on connaît ». C’est déjà de l’histoire ancienne. C’est le Hezbollah qui a mis à la porte du Liban sud l’armée juive après dix-huit ans d’occupation et c’est encore un régiment d’infanterie retranchée du Hezbollah (et grâce à la grande expérience des sapeurs iraniens, expérience acquise pendant la guerre de huit ans qu’ils ont subi) qui à stoppé l’attaque d’une (ou deux) division (s) blindée (s) juive (s). Lisez ce que Gandhi répondait préventivement en 1938 au petit Nicolas de Neuilly qui n’était pas encore né et ♫ ♫ ♫ dont le père était encore en Hongrie : « …on ne peut rien reprocher à la résistance arabe face à une adversité écrasante ». Histoire ancienne, en effet.
« La Palestine appartient aux Arabes de la même façon que l’Angleterre appartient aux Anglais ou la France aux Français. Ce serait mauvais et inhumain que d’imposer les Juifs aux Arabes. Ce qui se passe aujourd’hui [1938] en Palestine ne peut se justifier par aucun code moral de conduite [que dirait Gandhi aujourd’hui ?]. (…) Certes, ce serait un crime contre l’humanité que d’humilier les fiers Arabes à tel point que la Palestine soit rétablie en partie ou en totalité comme le pays des Juifs. » [Voir le fac simile / Traduction partielle par Marcel Charbonnier]
Or ce crime a eu lieu « dans les conditions que l’on connaît » (shark Özy à propos de la création de l’État juif de Palestine) et il dure toujours. Aujourd’hui, les crimes contre l’humanité agrémentés de crimes de guerre sont imprescriptibles. L’affaire palestinienne est ultra simple : ce n’est pas les Palestiniens qui ont envahi la Palestine mais les Juifs sous prétexte que les Palestiniens n’existaient pas (pur négationnisme avant la lettre).
● Zorroï,
revisited « Non, mais arrêtez… Vous déchirez
mon T-shirt eueueueu [sublime]) / Reggae-rap. Des fanatiques du dictionnaire.
● Surprise, surprise ! En
relisant Une Maison pour M. Biswas je constate que ce pauvre
M. Biswas, malade, prend de l’Ovomuraltine, poudre de malt et de chocolat
destinée à préparer des boissons chocolatées fortifiantes et dont l’inventeur
est le grand-père de Pierre-Balthazar de Muralt (di Muralto), Suisse
vaudois, fondateur et administrateur délégué des Éditions Rencontre, 2.200
employés, qui ont permis à tant de Français de lire Balzac. La gloire des
Muralto a fait le tour du globe en passant par Tobago… petite île. Soudain, je me dis que Louise Servicen, la traductrice, est
vaudoise et que c’est une private joke passée inaperçue. Je ne touve
rien pour l’instant sur le net. Je vais acheter une édition anglaise. Elle
traduit également de l’allemand et de l’italien ! Oh ! oh !
c’est une Suissesse. Tous les Suisses sont trilingue, sinon quadrilingues (ceux
qui parlent le romanche). L’inspecteur Vitos prend les choses en main. Je gage
que jamais les Tobagoïens n’ont entendu parler de l’Ovomuraltine.
Résultat
de l’enquête : ce produit suisse est vendu depuis cent ans dans cent pays.
La Suisse n’a pas de pétrole, mais elle a du lait.
♫ ♫ ♫ Ce
oudiste bagdadi immite le santour iranien (Cf.
Kakavand Mohammad Reza ; et même le kanoun dans Qissat Hubb
Sharqiyya et le koto dans Salat Babiliyya
et le sitar indien et la guitare espagnole dans Nasamat Adhba) Cela dit,
si je ne me trompe, les noms des maquamat viennent tous du farsi, de même que
le sorbet. ♫ ♫ ♫
Nasamat
Adhba ♫ ♫ ♫
Salat
Babiliyya ♫ ♫ ♫
Ughniya
Iraqiyya. Voici désormais un oudiste iranien ♫ ♫ ♫ Dashta.
Et maintenant, setar, joué sans plectre mais avec sillets, commo la guitarra,
par Ostad
Alizadeh. Ostad signifie « maître » il me semble, comme
« Ustad » en Inde. Comme cela vous apprécierez mieux les prouesses de
Naseer Shamma. Parfois son oud sonne comme un kanoun, un tar ou un setar et
même un koto. C’est un homme orchestre manifestement inspiré par l’Iran. Tar :
Dariush
Talai
● Hegel résumé en deux phrases Au cours de ma vie, je me suis amusé à résumer Hegel en une
et deux phrases. J’ai peut-être trouvé cent ou cent-cinquante formulations mais
ne je n’en ai noté aucune, ce qui fait que je les ai toutes oubliées.
Aujourd’hui, il m’en vient une : Hegel a dit : « Le tout est le
vrai. » Mais Hegel a dit aussi : « L’individu est la forme
absolue. » Pas de tout sans individus. Pas d’individus sans tout.
Notez,
s’il vous plait. Je ne suis ni philosophe, ni mathématicien, ni logicien, etc.,
je suis grammairien. « Les mots travaillent » comme disaient les
autres. Je me bats pour la grammaire des mots. À quoi bon vivre sinon, à quoi
bon faire de l’air avec des moulinets des bras si l’on ne comprend même pas ce
que l’on dit. Plutôt crever tout de suite, si vils innocents. Ainsi, en France,
aujourd’hui, « les vieux vieillissent plus vieux ». Le charabia est à
l’Élysée, le charabia est à la tête de l’État français.
● Le
sionisme rend fou Jupiter rend fou ceux qu’il veut perdre. Non
de Dieu, c’est l’Étranger. Le sionisme est une folie.
♫ ♫ ♫ Sihr al-Sharq Taiseer Elias is a very fine oudist from the Israeli-Arab village of Shfaram. C’est donc un Arabe israélien, mais pas un Israélien arabe, car les Palestiniens n’ont pas le droit d’acquérir la nationalité israélienne dans un État juif. Sympa ! Voici la dernière trouvaille sophistique du gouvernement sioniste de la Palestine occupée : si l’État palestinien devenait un État souverain, cela signifierait que les Juifs ne pourraient plus y vivre et donc que ce serait un État Judenrein (littéralement : pur de Juifs), c’est à dire interdit aux Juifs. Ils ne manquent pas de culot (ou bien est-ce de l’humour juif : ils veulent bien partir mais à condition de rester, ou : « sortait de la caserne à reculons pour faire croire qu’il y rentrait ». NON, pas du tout, ce serait comme dans tous les États souverains. Si un Juif israélien voulait s’établir en Palestine souveraine, il faudrait qu’il demande un permis de séjour de... disons trois ans, renouvelable, exactement comme j’ai dû le faire en Suisse lorsque je me suis exilé. Après un établissement de dix ans, il pourrait même demander la nationalité palestinienne ou un permis d’établissement permanent, exactement comme j’aurais pu demander la nationalité suisse ou un permis permanent si j’y avais résidé cinq ans de plus. C’est trop demander ? Certes, les Juifs israéliens ne pourraient plus s’y comporter comme en pays conquis comme ils le font odieusement depuis soixante ans.
● Sarkozy a été
aussi condamné ce 26 juillet (UJFP)
● Deux
extraits du livre de Paul Éric Blanrue
● Finkie lance une ligne de
produits
● Rupture
du frein Embrassez l’islam, faites
vous circoncire, bandes de nazes. Crevez, cochons, salopes.
● Prends
l’oseille et tire-toi ? (Paul
Jorion) Si seulement c’était vrai ! Bon vent et bon débarras. Si seulement
ils pouvaient débarrasser le plancher, ces fumiers, personne ne les
regretterait.
● Le
maillon hésitant (de defensa)
● Yamli moteur de recherche en arabe ♫ ♫ ♫ Tapez « Oum
Kalthoum » en lettres latines.
● Émergence
de nouveauté rafraîchissante (de defensa)
● YOU TUBE, Lordon, Orléan
Conférence
● Les
fourches claudines (de defensa)
● Les ouvriers chinois ne séquestrent pas, ils
assassinent.
● La
grande machine à bulle Un article
humoristique de Matt Taibbi : la désopilante histoire de Goldman und Sachs
(Sachs n’était autre que le frère de l’illustre inventeur du saxophone dont les
jazzmen ont si bien su tirer parti). Traduit par Jean Lasson. (version
anglaise)
● Fin de
récré (de defensa)
|
Les USA, depuis
la fin de la Guerre froide, ont repris à leur compte, et dans l’autre sens,
cette politique d’expansion bureaucratique et militariste de l’URSS telle
qu’elle s’était installée en Europe de l’Est. L’URSS avait au moins l’excuse
d’avoir conquis cette partie de l’Europe avec l’Armée Rouge, dans les
conditions qu’on sait, dont paraît-il “le monde libre” dans son ensemble ne
se plaignit pas lorsque la chose se fit. Les USA n’ont même pas cela, n’ayant
jamais rien risqué d’eux-mêmes, avec cette absence de courage si
caractéristique, dans la “conquête” obscène de l’Europe de l’Est et dans la destruction atroce de la
Russie par l’argent et la cupidité de Wall Street et de l’idéologie
hyper-capitaliste, dans les années 1990. Tout cela est une
illustration de l’exemplaire lâcheté de la civilisation occidentale, de sa
substance absolument nihiliste et mortifère. |
● L’injustice
de l’occupation ne coûte rien aux Israéliens
● Iran-Clinton : Dialogue sous le
parapluie !
|
La volonté de
dialogue affichée par l’administration Obama tient à une réalité simple. Les États-Unis
doivent nécessairement parvenir à transformer les mollahs en alliés régionaux
pour prendre pied en Asie Centrale et aussi pacifier l’Afghanistan, l’Irak et
le Liban. De ce fait, Washington a toujours proposé des deals aux
mollahs. On en parle aujourd’hui sous Obama, mais cela était aussi vrai sous
Bush. Ce qui a changé est la méthode américaine pour parvenir au dialogue
malgré le refus des mollahs de toute suspension de leurs activités
nucléaires, de toute autorisation de visite par des inspecteurs de l’AIEA des
sites jugés suspects et aussi malgré leurs provocations anxiogènes. |
Si cela est vrai, ils sont bien ces mollah. J’espère qu’ils refuseront encore et encore. J’espère que ces furieux mollah ne seront jamais apaisés. Ils ont des couilles ces mollah. Pourquoi n’en aurait-ils pas ? Ces mollah ne sont rien d’autre que le parapluie du monde contre la merde américaniste : US, stay at home !
● ENTRETIEN
AVEC EMMANUEL TODD : Protectionnisme et démocratie
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Lorsque l’on est confronté à des situations d’incompétence, des politiques, des économistes, on arrive finalement à cette phrase de Keynes qui rappelait qu’en fin de compte, ce ne sont pas des hommes qui sont au pouvoir, mais des idées, et des idées dépassées. Ce qui est aujourd’hui au pouvoir, ce n’est pas Sarkozy, ni Angela Merkel, ce n’était pas Bush et ce n’est pas Obama, sur le plan économique. Ce qui est au pouvoir, c’est l’idéologie libre-échangiste. (…) Ce qu’il faut absolument établir, c’est arrêter de laisser ces économistes ignares, qui ont fait faillite et qui devraient démissionner de tous leurs postes de responsabilité. J’ai demandé l’autre jour à France Inter la dissolution du Conseil d’Analyse Économique, qui ne sert plus à rien. Ils se sont déshonorés intellectuellement. Ils ont passé une vie d’enseignement et de recherche à ne raconter que des bêtises et à ne pas travailler ! Ces gens devraient s’excuser. Les dernières forces qu’ils jettent aujourd’hui dans la bataille sont consacrées à entretenir la confusion entre protectionnisme national et protectionnisme européen. C’est-à-dire d’utiliser sans arrêt ce bouc-émissaire du protectionnisme national, (dont personne n’a parlé et que personne ne préconise, ni moi, ni Hakim El Karoui, ni Jean-Luc Gréau), et d’essayer d’empêcher le débat sur le protectionnisme européen, en faisant croire que le débat porte sur le protectionnisme national. C’est leur stratégie. (...) L’un des gros arguments utilisés contre le
protectionnisme est de dire que les protectionnistes sont xénophobes. C’est
tout le contraire. Si on analyse les choses en termes idéologiques, quelle a
été la grande production idéologique du monde libre-échangiste : c’est
l’occidentalisme, l’islamophobie… En vérité, ce monde atomisé,
individualiste, a secrété une angoisse d’agression terrible, et c’est ce
monde occidental si pacifique qui lance des guerres et des invasions en Irak
et ailleurs… |
Les Africains sont en partie européens — nollens vollens — parce qu’ils furent colonisés par des Européens. Aussi parlent-ils, à part leur langue maternelle, l’anglais, le lusitanien, le français, le belge… Aucuns ne parlent donc l’italien, ni le boche, ni le néerlandais, ni l’hébreu ?
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