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A propos des vins rosés :
L'ÉLABORATION DES VINS ROSÉS :
- Contrairement à une idée répandue, un vin rosé n'est pas le mélange d'un vin rouge et d'un vin blanc.
Une telle pratique est interdite par la loi, sauf pour l'élaboration du champagne rosé.
Il est possible cependant de mélanger raisins rouges et raisins blancs.
- Les deux procédés de vinification en rosé :
* Par pressurage d'un raisin à peau rouge ou rose. La couleur est concentrée dans les pellicules, donc la teinte du jus qui s'écoule est très légère. Après vinification du jus comme pour un vin blanc, le vinificateur tire ce que l'on appelle un vin gris.
Les caractéristiques d'un rosé de pressurage sont très proches de celles d'un vin blanc.
* Par saignée, les raisins sont vinifiés comme pour élaborer un vin rouge, du moins au début. Lorsque le vinificateur estime que la couleur du jus à atteint l'intensité désirée, il “ saigne ” la cuve, c'est à dire sépare le jus des particules solides ( pellicules, pépins, etc. ). Le jus continue sa fermentation à l'instar d'un vin blanc.
La couleur finale est alors plus intense que pour le rosé de pressurage. Le rosé de saignée possède une certaine richesse tannique; il paraît plus vineux que le rosé de pressurage. Les rosés dit “ d'une nuit ” sont des vins obtenus par saignée.
LA DÉGUSTATION :
Le vin rosé sera dégusté à une température rafraîchie ( entre 10 et 13 °C ), car il faut flatter le vin et non casser ses arômes.
Un vin rosé bu glacé - ce qui est hélas, trop souvent le cas - perd tout son fruité, sa fragrance et son équilibre.
Il serait dommage de ne pouvoir apprécier ces vins à leur juste valeur.
LA ROBE :
Une intensité trop faible peut être un défaut dans une appellation ou bien une qualité dans une autre.
La gamme des teintes se décline avec plus ou moins de composante bleue, ou de composante marron : gris pâle, rose pâle, rose franc, pivoine, cerise, framboise, fraise, vieux rose, rose orangé, abricot, brique, roux, pelure d'oignon ...
LE NEZ :
Un vin rosé se doit d'être aromatique.
On trouvera la gamme des arômes : floral, fruité, végétal,épicé, fermentaire, boisé, balsamique, animal ...
Les arômes de sous-bois ou de viande indiquent que le vin n'est pas loin du terme de sa vie.
LA BOUCHE :
Un vin rosé doit être rafraîchissant. Son équilibre sera jugé selon son caractère vif et acide, sa composante moelleuse, son gras, sa force vineuse et la présence ou non de tanins.
La teneur en gaz carbonique ne doit pas être trop perceptible sous peine de faire basculer le vin dans la catégorie des frisants ( très appréciés des Italiens et des Suisses ).
LES RÉGIONS :
Au XIXe siècle le rosé régnait en maître incontesté sur nos vignobles sous le nom de clairet. Aujourd'hui chaque région continue à produire des vins rosés, mais souvent pour des impératifs économiques ( trésorerie rapide, mode, prix ).
Des rosés rares ou célèbres : le gris de Toul (au sud de Metz), le rosés des Riceys ( dans l'Aube, au sud de Bar-sur-Seine ), le Marsannay ( au sud de Dijon ) et la star des rosés : le Tavel ( près d'Orange ).
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