LE DAHU
Je
remercie particulièrement Mr
P.Leroy ainsi que les
éditions Du Mont pour m'avoir
autorisée à utiliser les images de
leur excellent livre : "Le Dahu : légende
vivante des montagnes". Editions
du Mont : 3, rue du Buet e-mail
: editionsdumont@wanadoo.fr
Les images reproduites ici sont la propriété
exclusive de l'auteur et de l'éditeur.
74100
Annemasse

MORPHOLOGIE :
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Nous étudierons ici le Dahu queyrassin qui diffère légèrement de par sa taille et son pelage du Dahu pyrénéen ou vosgien. Etrangement, sa morphologie se rapprocherait davantage du "Hodag", variété américaine du Dahu. De récentes études génétiques (un spécimen aurait été découvert dans une des nombreuses coulées d'avalanches dues à l'enneigement exceptionnel de 1978), notre Dahu régional serait le résultat d'un croisement de 3 espèces : le chamois, le bouquetin et le saint-Bernard. D'où son aspect bien particulier : des pattes plus courtes d'un côté que de l'autre ce qui lui confère une aptitude exceptionnelle au milieu montagnard, bien que condamné à ne progresser que dans un sens. |
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Les scientifiques supposent qu'à l'origine, il n'existait que 2 races de Dahus :
Dans son livre "Le Dahu : légende vivante des montagnes", Mr P.Leroy décrit des espèces dérivées du lévogyre et du dextrogyre, non répertoriées dans le Queyras. Ces dernières variétés étant plus particulièrement vulnérables, leur absence dans notre parc naturel serait probablement due aux conditions extrêmes de survie afférentes à notre région. |
ORIGINE :
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Nous ne disposons d'aucun élément attestant de la présence du Dahu dès la Préhistoire dans le Queyras. La seule indication de son existence est la découverte d'une peinture rupestre dans une grotte du Midi de la France (cf le livre de P.Leroy) Une hypothèse semble retenir l'attention de tous les spécialistes : la propagation du Dahu depuis le Mercantour. Notons cependant qu'aucune trace écrite n'a jamais été signalée et qu'aucun Dahu n'a été reproduit sur les cadrans solaires pourtant fortement présents dans le Queyras. |
REPRODUCTION :
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De par sa morphologie, les luttes entre grands mâles pour conquérir les femelles sont exceptionnelles. Elles sont généralement le fait de la rencontre des 2 espèces (Lévogyre et dextrogyre). |

Suite à
l'accouplement, le mâle construit le nid. Tâche
exténuante car il lui faut parfois effectuer
plusieurs tours de montagne afin de récupérer
les matériaux nécessaires à son
élaboration. Le Dahuot
naît au bout de 160 jours de gestation, la
portée se constitue généralement d'1
à 2 petits.
ALIMENTATION :
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Le Dahu vit généralement en petits troupeaux entre 1800 et 2500 m d'altitude, domaine où il se nourrit au gré de son envie. Il peut avaler jusqu'à une douzaine de Kgs d'herbe par jour. Son régime est capricieux : lichens, framboisiers, rhododendrons, génévriers, fétuques montagnardes avec cependant une préférence marquée pour le génépi. |
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Au début de l'été, l'herbe tendre des foins attire notre Dahu, ce que les agriculteurs apprécient modérément. Autre méfait dont on l'accuse, celui de frapper violemment de ses cornes les jeunes mélèzes pour en faire suinter la sève qu'il lèche avec gourmandise. |
PREDATEURS:
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Son principal ennemi naturel est l'aigle royal qui enlève parfois un petit Dahuot.Depuis peu, il doit affronter le loup et le lynx réintroduits dans le Queyras. Une tendance à se regrouper avec les chevreuils serait à observer. En cas de danger, les Dahus se préviennent mutuellement par un sifflement d'alarme : "Pschett-tt" produit par une brusque expiration de l'air au travers des naseaux. Le troupeau s'enfuit alors au galop. Encore faut-il que le prédateur attaque par l'arrière car de face le Dahu terrorisé se retourne ! Ses pattes les plus courtes se retrouvant dans le vide, la chute est alors inévitable ce qui facilite grandement la capture du Dahu. |
CHASSE AU DAHU :
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Quelques chasseurs, ayant pu observer une attaque de loups sur les Dahus, se sont inspirés par la suite de cette technique pour capturer l'animal légendaire. Il suffit donc de se munir d'un sac, de repérer la dite bestiole et de se placer le plus près possible de celle-ci. A ce moment siffler très fort afin de le surpren- dre. Celui-ci se retourne et du fait de l'asymétrie de ses pattes, culbute dans le vide pour atterrir directement dans le sac du chasseur posté en contre-bas. |

L'HOMME ET LE DAHU :
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Outre les difficultés rencontrées avec les agriculteurs (voir l'alimentation), le Dahu de par sa morphologie particulière a toujours fasciné l'imagination populaire.
Cependant le Dahu est un animal très sociable pour peu qu'il se sente en sécurité. Certains villages désireux de préserver cette espèce légendaire n'ont pas hésité à instaurer une surélévation du bord de la chaussée permettant ainsi au Dahu de trotter tranquillement dans les rues endormies. Ce système sera repris dans nos villes modernes et sera baptisé "trottoir". - Le Dahu aime aussi à se mêler aux troupeaux de moutons alors qu'il se tient toujours à distance des vaches et craint beaucoup les chiens ! - Un des grands périls actuel de la race est l'hybridation avec les chèvres qui donne un descendant fécond. Plusieurs cas auraient été signalés du côté de Montbardon. Assistons-nous à la naissance d'une nouvelle espèce de Dahu ? (Merci à toute personne susceptible de fournir une photo ou un croquis de ce spécimen nouveau) |