Comme chaque année à chaque début de saison je vous conseille de faire les quelques révisions qui s'imposent pour vous
prémunir contre une hypothétique panne moteur.
Nous sommes tous négligents, sans exception , et si j'ai donné ce titre à mon propos c'est parce qu'on néglige tous les signes
annonciateurs de la panne. Hors de toutes les phases critiques du vol ils sont remisés , oubliés comme par enchantement
ou par superstition mis sur le compte de la bonne étoile et du facteur chance.
Nous ne voulons pas encombrer un esprit déjà bien stressé par des considérations subalternes qui viendraient ternir l'éclat
de notre passion, rongeant notre RTT, notre temps récupérateur, notre cher loisir...
Consacrant la loi de l'emmerdement maximum c'est toujours au décollage, en dernier virage, en vol rasant, qu'a lieu la
panne, donc l'accident...oui l'accident, car même si vous vous en êtes sorti indemne, l'honneur idem, par pudeur, si vous
êtes encore là pour le raconter, il s'agira d'un raté moteur! Exit tous les comptes rendus faisant état de votre culpabilité à vous affronter
aux dieux! Puis le tout, paraphé pour la postérité, porté à l'analyse du Bureau enquête accident!
Aucune autre alternative pour votre santé et celle de votre passager que de :
Vous volerez ainsi confiant à une hauteur respectable en prévoyant qu'au moins si votre moteur tombe en panne risque zero = 0
vous saurez adapter la vitesse qui va bien et vous poser serein dans un terrain dont vous aurez pu apprécier :
la dimension, l'accessibilité, l'état de surface et l'orientation par rapport au vent!
Vous n'échapperez cependant pas à la horde des curieux mais vous n'aurez pas l'air d'un rescapé quand vous leur
raconterez qu'un ULM ça vole sans moteur et que dans ce cas vous aviez tout prévu (sauf les préservatifs...)