UN PEU D’HISTOIRE...
Peu de documents permettent de situer de façon précise les origines de Lachapelle. Mentionnée dès 1183, elle fit partie de la châtellenie de Baccarat.
On lit dans l'histoire de Metz en 1300, « Ancel sire de Ribaupierre, reconnu qu'il était devenu homme lige de l'évêché de Metz, moyennant 500 livres de petits tournois à lui accorder par l'évêque Gérard et comme cette somme ne lui avait point été donnée comptant, il retint en gage jusqu'au paiement…..
La Chapelle. »
(Les communes de la Meurthe par H. Lepage 1862 ). |
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En 1702, Lachapelle fait partie de l'évêché de Metz, du diocèse de Toul, doyenné de Deneuvre. La cure qui dépendait de la paroisse de Deneuvre était desservie par un vicaire résident dont le Grand Prévot payait la pension.
Lachapelle a été érigée en succursale en 1802 avec les hameaux de Thiaville et de Fagnoux en dépendances.
A noter que jusqu'en 1789, Lachapelle s'orthographiait en deux mots.
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LA COMMUNE
La superficie de la commune est de 1 017 hectares.
L'altitude moyenne est de 289 mètres.
Lachapelle est alimentée en eau entre 1829 et 1832 par 8 fontaines ( il en reste 5 actuellement ). L'eau, provenant des sources, était à l'époque véhiculée dans des tuyaux en bois. En 1865, le Conseil Municipal décide d'en remplacer certains par des tuyaux en gré. En 1928, les fontaines sont couvertes.
En 1937, il est réalisé le réseau d'eau potable. La commune eut à sa charge la réalisation des réservoirs et la pose des canalisations dans le village, elle n'aurait pu à elle seule financer l'ensemble du projet (captage des sources dans le massif de la Chipotte, pose de kilomètres de canalisations pour arriver aux réservoirs). Pour cette raison, le 1er mars 1936 le Conseil Municipal avait donné un avis favorable à l'adhésion de la commune à un syndicat ayant pour vocation l'alimentation en eau de plusieurs villages. Le syndicat fut constitué le 7 juin 1936 avec Baccarat, il fonctionne encore de nos jours.
Les caniveaux datent de 1908, l'éclairage public de 1914, le réseau d'égouts de 1971.
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LA VIE ECONOMIQUE
De 1900 à 1940
Agriculture : On compte 6 agriculteurs en 1900, l'instituteur était également apiculteur.
Entreprise : Elle connut une belle prospérité quand M. GEISIER établit dans l'ancien moulin une papeterie à équipement perfectionné qui employât plus de 100 ouvriers. Cette papeterie ferma ses portes en 1939.
Artisanat et commerce : 2 aubergistes - 1 cordonnier - 4 couturières
- 1 mécanicien - 1 bureau de tabac - 1 épicerie.
De 1945 à 2002
Agriculture : un agriculteur en 1968. Il n'y a plus d'agriculteur depuis 1986.
Entreprise : vers 1970, à l'emplacement de la papeterie, une entreprise de construction de matériel forain s'implanta, en 1976 la société générale de bonneterie et en juin 1994, Probalor, société de réparation et de fabrication de palettes en bois.
Artisanat et commerce : 2 débits de boisson ; le bureau de tabac et l'épicerie sont fermés depuis 1960.
En 2002 : on dénombre 1 atelier de mécanique générale de précision, 1 garage,
1 service d'ambulance, 2 entreprises liées à l'activité du bois, 1 entreprise de réfection de palettes et 1 entreprise de gestion et maintenance de centrales électriques. |
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| L’EVOLUTION DE LA POPULATION |
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1806 : 255 |
1851 : 314 |
1891 : 256 |
1911 : 234 |
1926 : 183 |
1946 : 157 |
1962 : 123 |
1975 : 148 |
1988 : 206 |
1999 : 237 |
2002 : 224 |
2007 : 247 |
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LES CONFLITS
1914 – 1918 : 12 militaires tués
1939 – 1945 : 1 militaire et 1 civil tués
En 1945, la commune fut déclarée sinistrée à 35 %
Photo : Inauguration du monument aux morts le 6 octobre 1929 |
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L'USINE
La Papeterie
Installé à Raon l’Etape, Monsieur Louis GEISLER construisit la papeterie des Chatelles qui ne devait pas tarder à devenir prospère.
Il s’avéra bientôt dans l’impossibilité de faire face à tous les débouchés. C’est alors que Monsieur Louis GEISLER décida d’implanter en 1883 une papeterie à Lachapelle. Cette implantation procura du travail à une grande partie de la population de la commune.
En 1936, l’usine employait 86 personnes. Arrêtée en 1939 par manque de main d’œuvre, elle ne fut malheureusement pas remise en activité après la guerre. |
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Fabrication de paniers de machines à laver
En 1953, la Société Lucane s’implante pour fabriquer des paniers de machines à laver industrielles.
Dêpot de voitures
Dans les années soixante l’usine a servi de dépôt pour les voitures Renault, les fameuses 4 CV et Dauphine.
Fabrication de manèges
Les locaux furent achetés en 1969 par Monsieur BOUCHOT. Il y installa ses ateliers de construction de métiers forains (manèges, bals montés). |
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Société Générale de Bonneterie
En 1974, la Société Générale de Bonneterie s’installe pour fabriquer des collants. 20 000 collants sont tissés par mois sur une quarantaine de métiers à tisser. La société emploie 40 personnes, les collants étaient commercialisés sous la marque CEDO. La Société Générale de Bonneterie a cessé son activité en janvier 1992.
Photo: les métiers à tisser
Probalor
L’entreprise s'implante en 1994. Cette entreprise de réfection de palettes emploie 13 personnes. Elle est dirigée par Monsiseur et Madame SCHUTZ. La réfection des palettes représente 95% de l’activité de l’entreprise, il existe environ 200 sortes de palettes. Le reste des déchets sert à faire des copeaux pour les panneaux de particules.
La société Probalor a cessé son activité en décembre 2006. |
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L’EGLISE Saint Pierre aux Liens
Elle fut construite vers 1654. Au fil des ans, elle s’est dégradée, comme le montrent les compte-rendu du Secrétaire ambulant. |
1807
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L'église est dans un tel état de ruine que lorsqu'il pleut, il est impossible d'assister aux offices. |
1821 |
L'église est en très mauvais état, pas de mobilier. |
1841
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Réparation de la toiture, remplacement de la couverture existante par des tuiles plates. |
1850 |
Réparation de la toiture de la sacristie |
1856 |
Remplacement de la couverture du clocher |
1864 |
Réparation de la toiture |
1879 |
Réparation de la porte d'entrée |
1888 |
Réparation de la toiture |
1894 |
Réparation du clocher |
1911 |
Réfection des vitraux |
1949
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Réfection des vitraux. Les travaux sont confiés à Monsieur Georges CROSS, vitraux d'art de Lorraine à Nancy. |
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Réfection du clocher. Les travaux ont été confiés à l'entreprise Hachair de Bertrichamps. Bénédiction du coq par l'Abbé Mouginet, Curé doyen de Baccarat, le 1er octobre 1989. Le coq est hissé au sommer du clocher par Christophe FRENOT, enfant du village, employé à l'entreprise Hachair. |
2001
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Réparation de la toiture de la sacristie, remplacement de la porte d'entrée, travaux réalisés par Monsieur BOULANGER, menuisier à Gélacourt. |
2002 |
Remplacement du chauffage et réfection de la peinture intérieure. |
2004 |
Pose d'un paratonnerre. |
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LES CLOCHES
« Les cloches ont leurs voix qui vous diront mieux que personne s’il faut vous réjouir ou s’il vous faut pleurer »
Le 30 avril 1781, bénédiction de la grosse cloche par Nicolas CAMPIN, prêtre et vicaire résident à Lachapelle. Elle pèse mille trente livres et s’appelle Marie-Marguerite. Elle a pour parrain Jean-François Harnepon, conseiller du Roi et pour marraine Marie-Marguerite PETIT, son épouse.
L’an 1825, baptême des deux petites cloches par l’abbé DELAGOUTTE curé de Bertrichamps, administrateur de la paroisse de Lachapelle sous l’administration de Monsieur LITAISE. Elles ont pour parrains, Messieurs Jean-Nicolas PIERRON et Joseph MATHIEU et pour marraines, Mesdames Elisabeth ALISON et Anne THOMAS.
Joseph MATHIEU est maire de Thiaville et Elisabeth ALISON habite Thiaville.
Jean-Nicolas PIERRON et Anne THOMAS résident à Lachapelle. Le 12 février 1882, la grosse cloche est refondue. En 1960, la sonnerie des cloches est commandée électriquement.
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L’ECOLE A LACHAPELLE
Elle fut ouverte vers 1793‑1794, époque de la Convention qui créa l'école primaire. L'école n'était pas gratuite, une rétribution mensuelle était demandée aux parents, elle était de 30 centimes pour chaque élève écrivain et de 35 centimes pour chaque élève non écrivain.
En 1841, 70 élèves fréquentaient l'école, en 1858 ils étaient 60, une quinzaine d'élèves venaient de Thiaville et de Fagnoux.
En 1965, premières rumeurs de fermeture de l'école, l'effectif était tombé à 17 élèves.
En 1972, fermeture définitive de l'école qui n'accueillait plus que 12 élèves.
A compter de cette date, les enfants de Lachapelle sont scolarisés en maternelle et en primaire à Thiaville. |
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