INFOS du
Secrétariat d'Etat à l'outre-mer

Le PIB est de 19,7 milliards de francs en 1994, soit 47.720 F/hab. (contre 127.600 F/hab.
en métropole).
L'économie
de la Guadeloupe sappuie sur des infrastructures routières, portuaires et
aéroportuaires de qualité. Elle présente plusieurs points forts : l'agriculture
(sucre, rhum et banane), le tourisme, les services. Le réseau déquipements
scolaires et universitaires et le niveau de formation constituent incontestablement des
atouts.
Lactivité souffre néanmoins de certains handicaps, liés à son
histoire et à sa géographie, en particulier à l'étroitesse du marché local, à
linsularité, et à la dépendance vis-à-vis dun petit nombre de produits.
Le cyclone Hugo de septembre 1989 a provoqué des dégâts
considérables. Le plan de reconstruction mis au point par l'Etat et les collectivités
locales a permis un rattrapage économique dans des délais courts.
La pression démographique reste forte (le taux d'accroissement annuel
de la population est de 1,5%) et rend la situation de l'emploi préoccupante.
Les échanges extérieurs sont en déséquilibre, aussi bien avec la
métropole qu'avec l'étranger.
COMMERCE EXTERIEUR DE LA GUADELOUPE EN 1996
(en millions de francs)
|
Exportations |
Part
% |
Importations |
Part
% |
France |
530,7 |
56,1 |
6 842,9 |
64,7 |
Autres DFA |
74,6 |
7,9 |
346,4 |
3,2 |
Union européenne |
112,4 |
11,9 |
1 613,2 |
15,2 |
Petites et Grandes Antilles |
49,6 |
8,8 |
215,5 |
2,1 |
Autres |
202,9 |
21,4 |
2 218,4 |
21,0 |
TOTAL |
970 ,2 |
|
11 236,4 |
|
Source : INSEE
Si la Guadeloupe exporte sucre, banane et rhum en grandes quantités et
reçoit près de 675 000 touristes de séjour par an, elle doit importer des produits
alimentaires, industriels et énergétiques.
Les activités touristiques sont installées dans plusieurs centres
bien équipés, implantés sur des sites exceptionnels comme Gosier, Saint-François,
Fort-Royal et surtout les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy. Les visiteurs de
la Guadeloupe savent qu'ils pourront pratiquer tous les sports et autres activités de
loisirs, découvrir l'extraordinaire patrimoine de l'archipel riche en sites naturels et
en lieux culturels, depuis les musées jusqu'aux volcans, en passant par le site
archéologique des Roches gravées, dans le parc national de la Guadeloupe, sur
Basse-Terre.
Agriculture
L'agriculture guadeloupéenne emploie 7% de la population active.
La banane constitue le premier produit dexportation en volume et
demeure un des piliers de léconomie agricole du département avec une production de
100.000 tonnes inférieure au quota de 150 000 tonnes nettes ouvert à la Guadeloupe sur
le marché communautaire. La superficie consacrée à la culture de la banane est
évaluée à 5 750 hectares soit 11 % de la surface agricole utile totale de la
Guadeloupe.
La culture de la canne à sucre représente la deuxième activité
agricole. Le sucre est la seconde production locale. Deux usines (Gardel en Grande-Terre
et Grande-Anse à Marie-Galante) ont, en 1997, broyé 590.000 tonnes de canne pour
produire 58.000 tonnes de sucre. La production de rhum se partage entre le rhum agricole
(20 434 hectolitres d'alcool pur en 1997) obtenu par distillation du jus de canne
fermenté, le rhum industriel préparé à partir de mélasse (25 619 HAP) et le rhum
léger (11 774 HAP).
Les autres productions végétales restent encore marginales malgré
les tentatives de diversification. Les cultures maraîchères occupent près de 3 900
hectares. Les cultures fruitières présentent une production globalement insuffisante
pour satisfaire la demande. Le melon est la seule culture permettant une concurrence sur
les marchés extérieurs du fait de sa production hivernale.
Les cultures florales concernent essentiellement les fleurs coupées.
Pêche
La
production de la pêche locale est estimée à 10.000 tonnes par an.
La pêche, en Guadeloupe, est restée une activité artisanale,
faute de véritable ressource maritime dans la zone. Elle s'exerce à proximité des
côtes, sans véritables gisements biologiques de qualité. Les prises diminuent
régulièrement et ne satisfont que 60% à 70% des besoins locaux. En revanche,
l'aquaculture, qui s'est développée au cours de ces dernières années, offre des
perspectives intéressantes.
Industrie et artisanat
L'agro-alimentaire reste prédominant dans le secteur de l'industrie.
Le secteur industriel, constitué de petites et moyennes entreprises,
fournit à l'île 5 449 emplois salariés. L'agro-alimentaire domine l'activité avec
37,3% du total des emplois.
Les industries de biens de consommation représentent l'essentiel du
secteur restant, en particulier les industries liées au bâtiment (17% des salariés).
L' EDF demeure néanmoins le premier employeur industriel du département.
Les zones d'activité sont regroupées autour de Pointe-à-Pitre sur la
Zone Industrielle de Jarry-Houëlbourg qui s'étend sur un périmètre total de 300
hectares et accueille environ 900 établissements employant près de 10.000 salariés.
La zone industrielle de Baillif à Basse-Terre est le deuxième pôle
industriel de l'île.
Les limites du marché intérieur et la tradition régionale confèrent aux entreprises
artisanales un rôle déterminant dans l'économie de l'île. Ce secteur emploie 16% de la
population active, essentiellement pour le travail du bois, la production de textiles et
de vêtements et le BTP.
Tourisme
Principale activité économique du département depuis le milieu des années 1970, le
tourisme est pratiquement la seule ressource des îles de Saint-Martin et de
Saint-Barthélémy.
Cette
activité se développe rapidement : en 1998, quelque 693 000 touristes ont visité la
Guadeloupe (notamment pendant la saison sèche locale qui correspond à l'hiver en Europe
et en Amérique du Nord), auxquelles il faut ajouter les 457 000 touristes de croisière.
Des chiffres en constante progression, ce qui demande un gros effort d'investissement de
la part des opérateurs : la capacité d'hébergement local est de 10 500 chambres. Le
taux d'occupation des chambres pour l'année 1998, s'élève à 65,25 %. Notons enfin que
la Guadeloupe offre aux visiteurs un choix complet de presque 500 restaurants ainsi que
deux casinos (Gosier et Saint-François). En Guadeloupe, la clientèle de séjour se
diversifie et se répartit de plus en plus dans des hébergements variés de type meublé,
village de vacances ou gîtes ruraux plus que dans l'hôtellerie classique. De même se
multiplient les produits proposés qui ne sont plus seulement nautiques mais aussi
ludiques ou culturels assurant une meilleur diffusion de l'activité touristique sur
l'ensemble guadeloupéen.
| Fréquentation
touristique |
1997 |
1998 |
Variation 1998/97 |
Touristes de séjour |
660.000 |
692.280 |
+ 5 % |
Touristes de croisière |
543.873 |
456.853 |
- 16 % |
- Provenance des touristes de séjour en 1998 :
- Métropole : 83,3 %
- Europe (hors Métropole) : 10,8 %
- USA : 3,4 %
- Canada : 1,5 %
- Amérique du sud : 0,4 %
- Reste du monde : 0,6 %
Source : Délégation Régionale au Tourisme
Secteur tertiaire
Le secteur tertiaire représente 73% de l'emploi de ce département contre 65% il y a
15 ans. Cette augmentation a permis de maintenir le niveau de l'emploi grâce en
particulier au commerce (13% des emplois), aux transports et télécommunications (6%),
aux services marchands (22,6%) des emplois. L'ensemble des administrations et des services
non marchands assurent 29% des emplois.
Emploi et Insertion
La population active de la Guadeloupe comptait 178 600 personnes en
1997 (chiffre de lenquête-emploi de mars 1997). Le chômage connaît un taux près
de trois fois supérieur à la métropole. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à
l'ANPE au 31 décembre 1998 atteint 52 425 personnes (en augmentation de 5,3 % sur un an),
soit un indicateur de chômage de 29,5 %. Le taux de chômage des jeunes y est de 54,4 %.
La situation économique explique le niveau élevé du nombre
dallocataires du RMI : 48 854 personnes au 31 décembre 1998 pour 26 286 foyers
allocataires .Ces effectifs en augmentation de 8,3 % par rapport à 1997, représentent
11,7 % de la population (3,8 % en métropole).
En 1995, a été créée lAgence Départementale dInsertion (ADI),
transformée depuis la loi n°98-657 du 29 juillet 1998 dorientation relative à la
lutte contre les exclusions en établissement public local à caractère administratif.
Cette agence gère au bénéfice des Rmistes le montant de la part insertion du RMI
(crédits versés par les conseils généraux) ainsi que la somme résultant de la
minoration du montant du RMI, dite créance de proratisation.
En 1997, le budget définitif de lagence dinsertion de
Guadeloupe sélevait à 246 MF. Ces crédits sont destinés à la rémunération du
contrat dinsertion par lactivité (CIA), dispositif réservé aux Rmistes
ainsi quà la construction et lamélioration de logement pour les allocataires
( 3 800 logements devraient être financés en 1999).
La formation relève de la compétence du Conseil Régional. On peut
citer notamment l'Association régionale de Formation Professionnelle des Adultes (AFPA)
qui offre des possibilités de formations sur les métiers dans tous les secteurs
d'activité.
En outre, pour les jeunes, il existe un dispositif spécifique
intitulé la "formation individualisée mobilité", qui permet à un certain
nombre de jeunes de venir en métropole suivre une formation qualifiante.
Dans le cadre de la formation professionnelle, la formule originale du
Service Militaire Adapté (SMA) est appliquée en Guadeloupe depuis 1961. Elle permet à
des jeunes en situation déchec scolaire ou dexclusion sociale, qui
remplissent leurs obligations militaires, d'acquérir une qualification ou de se
perfectionner pour s'insérer plus facilement dans la vie active.
En complément des dispositifs pour l'emploi qui existent en métropole
et qui s'appliquent dans les départements d'outre-mer, la loi du 25 juillet 1994 contient
des dispositions spécifiques aux DOM.
Les dispositions principales sont notamment :
Les dispositions du Code du Travail en vigueur en métropole
s'appliquent en Guadeloupe.
En savoir plus :
dernière modification : 13/11/99 |