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 Photographies de la Grande guerre (1914-1918)

Caractéristiques techniques de l'exposition:
Exposition composée de textes et légendes imprimés sur des cartels en carton-plume et de trente photographies
au format A3 et huit photographies au format A4.




Qui pouvait imaginer, le 28 juin 1914, que l'assassinat à Sarajevo de l'archiduc François Ferdinand d'Autriche par un nationaliste serbe conduirait à l'embrasement de l'Europe ?
Né dans les Balkans, le conflit régional austro-serbe a rapidement dégénéré. Le 28 juillet, l'Autriche déclare la guerre à la Serbie. Le 1er. août, l'Allemagne déclare la guerre à la Russie, le 3 à la France. Le 4, l'Angleterre entre en guerre. L'Autriche, le 5, déclare la guerre à la Russie et, le 12, la France et l'Angleterre déclarent la guerre à l'Autriche. L'année suivante , l'Italie rejoint le camp des Anglais et des Français.
En 1917, les Etats-Unis s'engagent aux côtés des Alliés. "La Grande guerre" est devenue mondiale.



Les soldats :







L'uniforme du soldat français en 1914
DCA française. Mitrailleuse de Puteaux

Service de subsistance en campagne. 14 ème. escadron
du train, 1913. (Photo Autochrome ECPAD)

Tir contre les avions. Mitrailleuse de Puteaux, modèle 1905.
(Photo Autochrome ECPAD)


Le pantalon rouge garance trop voyant, est abandonné au pofit d'un uniforme en drap de laine bleu, bleu-horizon. Le paquetage du Poilu se complète du masque à gaz et du nouveau casque de l'armée française: le casque Adrien qui protège mieux que la casquette de 1914.







Le poilu et son paquetage
Spahis marocains


Le sac à dos du Poilu
(Photo ECPAD)


Hommes du 4ème Régiment de Spahis. 1916-1917
(Photo Autochrome  ECPAD)











M. Dia Bagou, Tirailleur Sénégalais en 1917

Poilu au lance grenades


M. Dia BAGOU, Tirailleur sénégalais de la classe 1912. 11 juin 1917. (Photo ECPAD)

Poilus au lance grenades. La Ville-au-Bois (Aisne) 1916. (Photo ECPAD)


 Le matériel :


Les gaz : 
Dès 1915, le chlore est massivement utilisé par l'Armée allemande pour éliminer les premières lignes des poilus dans les tranchées. A Ypres, le 22 avril 1915,
ce sont 15 000 soldats qui sont intoxiqués.
Tout au long du conflit, l'industrie chimique allemande perfectionne cette arme, abandonnant le chlore pour le phosgène puis l'ypérite. A l'heure des bilans, la guerre chimique aura fait plus de 1 million de blessés avec des poumons irrémédiablement atteints et tués près de 100 000 soldats. 




Inspection de contrôle des masques pendant un exercice
d'alerte aux gaz aux  Paroches. Janvier 1916

(Photo ECPAD)


Soldats avec des masques à gaz

Les Sous-marins: en 1917, l'Allemagne déclare la guerre à outrance aux Alliés et décide de lancer dans la bataille ses forces sous-marines pour tenter de briser le blocus qui l'empêche de s'approvisionner . Elle possède alors plus de 150 sous-marins. De janvier à avril 1917, cette armada coule 379 navires marchands britanniques. Seuls les convois marchands protégés par des bâtiments de guerre et la puissance de feu américaine sauveront les Alliés.







Intérieur d'un char,1917

Sous-marin français, Le Ventôse


Intérieur d'un char Schneider, 1917.
(Photo ECPAD)


Cherbourg, le sous-marin Ventôse en mer, 1916.
(Photo ECPAD)



Les Tanks: les chars d'assaut sortent des usines à la chaînes en 1918 et permettent aux Alliés de l'emporter. Le 8 août 1918, quelques centaines de tanks permettent aux troupes britanniques de s'emparer du saillant de Mont Didier.
Trente mille soldats allemands doivent se rendre.

Canon de 320, 1916
Bien d'autres inventions ont marqué la guerre de 14-18.
Il suffit d'évoquer les dirigeables Zeppelin, les premiers combats aériens en avion, les canon à très longue portée comme "la Grosse Bertha", les grenades ou encore le lance-flamme. Bref, le premier conflit mondial, qui avait commencé par l'assassinat très "rétro" de l'archiduc François Ferdinand, s'est achevé sur un effort de guerre sans précédent. L'industrie et toutes ses ressources technologiques se mirent à son service, transformant ce premier conflit moderne en sombre préface de la Deuxième Guerre mondiale.

Le train de pièce de canon de 320. Fignières (Somme), 1916.
(Photo ECPAD)



 La guerre des tranchées :

Pour conserver à tout prix les positions acquises, les troupes s'enterrent dans des tranchées creusées à même le sol. Les soldats connaissent désormais une vie très pénible, dans la boue gluante, sans hygiène, dans la crainte de la mort qui peut survenir à tout moment du fait des armes de jet (grenades et torpilles), de l'action de l'artillerie ou des gaz asphyxiants. La puissance de ce système de fortifications voue à l'échec toute tentative de percée.










Chasseurs dans les tranchées, 1915

Tranchée avec barbelés

Tranchée dans la Meuse


Chasseurs dans les tranchées. (Photo autochrome ECPAD)

Tranchée française près de
Loos en 1915. Les barbelés servent d'hypothétique protection contre l'artillerie ennemie. (Photo ECPAD)


Tranchée dans la Meuse.
(Photo ECPAD)










Infanterie Russe, 1916.

Boyaux dans les tranchées belges


Infanterie russe. Dans une tranchée en Galicie, les soldats attendent l'ordre d'assaut à la baïonnette.

Boyau dans les tranchées belges. (Photo ECPAD)


 Verdun :
La bataille de Verdun : elle est l'une des plus grandes hécatombes de l'histoire. On dénombre près de 300 000 morts à Verdun. La bataille de Verdun est restée le symbole par excellence de la Grande guerre. Verdun continue à parler même à ceux qui connaissent peu de choses sur cette guerre. Pourquoi en est-il ainsi ?







Soldats dans la tranchée, Verdun

Fantassins Allemands


Soldats dans la tranchée, Verdun
(Photo ECPAD)



Fantassins Allemands en position dans un trou d'obus. Verdun.




Verdun fut "un enfer" pour ceux qui y combattirent. Mais les autres champs de bataille, celui de la Somme pendant cette même année 1916, par exemple, furent également un "enfer". Si Verdun revêt un caractère exceptionnel, c'est d'avoir été la bataille française par excellence. Aucune bataille de l'histoire n'a eu à ce point ce caractère national. Elle a constitué le symbole de la volonté des soldats français de ne pas céder.

Verdun, comme d'ailleurs la plus grande partie de la guerre de 14, fut un formidable duel d'artillerie. Ce fut aussi un affrontement d'hommes qui combattaient jusqu'au bout, poitrine contre poitrine, même quand ils n'avaient plus de chefs pour les commander.







Chevaux du 5ème Hussard

Verdun


Chevaux du 5ème. Hussard tombés devant les tranchées allemandes.
(Photo ECPAD)


L'état des abords de la citadelle de Verdun
(Photo Autochrome ECPAD)









Verdun en ruine

Blessés à Verdun


Verdun, ruines de maisons
(Photo autochrome ECPAD)


Blessés revenant de la ligne de feu. Verdun, 1916.


La voie sacrée

La voie sacrée: Noria incessante de camions sur "la voie  sacrée", la route de Bar-le-Duc à Verdun, pour acheminer les immenses approvisionenements nécessaires, en particulier en artillerie et obus afin de répondre aux tirs allemands durant la bataille de Verdun.





Convoi de camions sur la Voie sacrée. 1916.
(Photo ECPAD)


 La mobilisation civile :

La pénurie de travailleurs impose le recours à une main-d'oeuvre féminine. A la campagne, les femmes prennent en charge les travaux agricoles. Il faut, avec l'aide des enfants et des vieillards, quelques fois avec des prisonniers de guerre ou des réservistes, rentrer les moissons, soigner le bétail, conduire les machines.







Femmes au travail à la campagne

En l'absence des hommes, les femmes doivent accomplir les tâches domestiques les plus pénibles.
(Photo autochrome ECPAD)

Femme automobiliste de l'Armée française




Femme automobiliste de l'armée française en uniforme officiel.
(Photo ECPAD)



Dans les usines, on compte 430 000 "munitionnettes". Toutes les tâches autrefois occupées par les hommes, le sont par des femmes. On assiste à l''apparition des premières femmes facteurs, porteuses, chauffeurs de taxis...


L'atelier de peinture des obus de 75 mm où des femmes travaillent.
Fort d'aubervilliers, 1917.
(Photo ECPAD)

Femmes dans un atelier d'armement

Infirmières de guerre

Un élan de solidarité envers "les gueules cassées" porte vers les hôpitaux des infirmières volontaires. Les associations caritatives mettent en place un système de correspondance avec le front. Ainsi, chaque soldat célibataire a-t-il toujours à l'arrière, une "marraine de guerre".




Salle des pansements de l'hôpital de Vitry-le-François.
29 mai 1916.
(Photo ECPAD)


La guerre donne à la femme une place nouvelle dans la société. Elles constituent à la fin de la Grande guerre jusqu'à 35% du personnel industriel en Allemagne et au Royaume-Uni. Le travail féminin qui ne touchait que le monde agricole et le prolétariat ouvrier gagne maintenant la bourgeoisie. Les bureaux, les professions libérales s'ouvrent aux femmes qui accèdent, parfois, à des postes de responsabilité: la condition féminine s'en trouve changée, le féminisme progresse. Dans bien des pays (Russie, Royaume-Uni, Allemagne, Etats-Unis), les femmes obtiennent le droit de vote, ce qui n'est pas le cas de la France. Signe de l'émancipation féminine, la mode se transforme dans l'Entre-deux-guerres: cheveux courts, vêtements plus souple caractérisent "la Garçonne", dont la liberté d'allure choque les tenants de la tradition.

 La vie quotidienne du soldat :







Un Poilu écrit une lettre dans une tranchée

Déjeuners de soldats à Verdun


Un Poilu écrit sa correspondance

Déjeuner de soldats à Verdun
(Photo ECPAD)


Entre les terribles assauts et les bombardements, la vie du Poilu se déroule dans l'espace confiné de la tranchée.
Le seul contact avec l'arrière se fait grâce aux journaux et au courrier. Ceux qui n'ont pas de famille à l'arrière entretiennent une correspondance avec une "marraine de guerre".
Dans les tranchées, il faut vivre dans des conditions précaires. Il faut lutter contre le froid, la boue, la faim et les rats. Le repos se fait souvent au milieu du boyau, à ciel ouvert. Dans ces conditions, les vêtements s'usent vite.
Le ravitaillement se fait grâce à une cuisine roulante, située en deuxième ligne.
L'artisanat de tranchée se développe. A partir de matériaux de fortune (munition, obus...), le soldat fabrique des bagues, des jouets, des instruments de musique...

 Les mutineries de 1917 :







Carte postale La Bataille de la Marne

Départ en permission


Carte postale: la Bataille de la Marne
(Photo ECPAD)

Le départ en permission. Les soldats attendent les véhicules qui les conduiront à la gare. A la suite des mutineries de 1917, l'état-major améliore la fréquence des permissions.


Les mutineries traduisent la souffrance des Poilus. Au printemps 1917, des unités refusent de monter en ligne. C'est un immense sursaut de révolte spontané qui a saisi les Poilus, exaspérés par les promesses non tenues : "C'est la dernière offensive!", leur avait-on dit avant le Chemin des Dames, exaspérés par les attaques inutiles, les erreurs de commandement, les permissions remises (certaines unités n'ont pas eu de repos depuis six mois). L'échec sanglant de l'offensive du général Nivelle, lancée au printemps 1917 sur l'Aisne (notamment au Chemin des Dames, petite route entre l'Aisne et l'Ailette) est le détonateur de cette explosion d'indiscipline collective: abandon de poste devant l'ennemi, refus d'obéissance, voie de faits sur des officiers... L'offensive de Nivelle est un échec total. L'entêtement de Nivelle à poursuivre "son" offensive, malgré le bilan dramatique des pertes, ne fait qu'aggraver le trouble d'une armée traumatisée, parvenue depuis plusieurs mois à un haut de gré de rupture morale et psychologique.

Les motifs de la révolte sont avant tout d'ordre militaire et disparaissent parfois aussi vite qu'ils sont apparus. D'une façon générale, les officiers les plus proches de la troupe ont tendance à fournir des rapports qui expliquent les mutineries, parfois à mots couverts, par la souffrance imposées aux soldats, tandis que les officiers d'état-major préfèrent imputer l'entière responsabilité des événements à des éléments politisés.

Clemenceau :

Dans les pays de l'Entente, les crises sont résolues par des hommes d'Etat énergiques qui, pour gagner la guerre, mettent de côté les libertés et les principes démocratiques. C'est le cas de Lloyd George au Royaume-Uni, Orlando en Italie, Clemenceau en France. La politique que mènent ces chefs de gouvernement est celle de la guerre à outrance jusqu'à la victoire.


Visite de Clemenceau sur le front de la Somme. Champ d'aviation de Cachy,
octobre 1916

(Photo ECPAD)


Clemenceau sur le front de la Somme

 L'entrée en guerre des Etats-Unis :


Dès le début de la guerre, le 3 août 1914, le président des Etats-Unis, Woodrow Wilson, annonce la volonté du peuple américain de rester neutre. Cependant, afin de forcer le blocus imposé par les Alliés, le gouvernement allemand décide le 4 février 1915, d'engager une guerre sous-marine à outrance, dans la zone de guerre autour des îles britanniques. Cette décision affecte la marine marchande américaine. Le 7 mai, le paquebot "Lusitania" est torpillé : 1198 personnes disparaissent dont 24 ressortissants américains. Malgré cet événement qui choque l'opinion publique, la neutralité des Etats-Unis est maintenue.
Un dernier incident montre à l'opinion publique américaine qu'une guerre avec l'Allemagne est inévitable. Un télégramme adressé par le gouvernement allemand à l'ambassadeur à Mexico est décrypté par les services secrets britanniques. Il proposait une alliance entre l'Allemagne et le Mexique contre les Etats-Unis. Le risque d'une guerre aux frontières crée l'unanimité des Américains et, le 2 avril 1917, le président Wilson déclare la guerre à l'Allemagne. La participation américaine à la guerre devient effective et, en juillet 1918, vingt divisions commandées par le général Pershing, sont prêtes à entrer en action sur le territoire français.





Soldats américains

Soldats américains qui ont participé à l'attaque en Champagne, juillet 1918.
(Photo ECPAD)


 Le 11 novembre 1918 :

Drapeaux des pays qui ont participé à la Première Guerre mondiale

En juillet 1918, la situation militaire se retourne. Le maréchal Foch, commandant en chef des armées alliés, stoppe l'offensive allemande en Champagne, puis répond aussitôt par une contre-offensive. Dominés numériquement et sur le plan du matériel, les Allemands n'échappent au désastre que par la retraite. A partir de cette date, l'Allemagne a perdu tout espoir de victoire. Militairement vaincue, privée d'alliés, l'Allemagne demande la paix début octobre. L'Empereur Guillaume II s'adresse au président Wilson en réclamant un accord sur la base des quatorze points. Mais le président des Etats-Unis exige qu'il constitue d'abord un gouvernement parlementaire. Le 9 novembre 1918, la révolution éclate à Berlin, des conseils ouvriers se forment, la République est proclamée et le gouvernement remet le pouvoir au socialiste Ebert. Le 11 novembre 1918, c'est le gouvernement de la nouvelle République allemande qui signe l'armistice à Rethondes, près de Compiègne.



 Le traité de Versailles :

La conférence de Versailles met fin à la guerre. Elle désigne les vainqueurs et les vaincus et redessine la carte de l'Europe sur les dépouilles des vieux empires. Mais elle laisse quelques problèmes mal résolus aux frontières de l'Allemagne et, surtout, elle ne s'était pa souciée des "conséquences économiques de la paix", sinon pour tenter d'enfoncer plus encore l'Allemagne, désignée "responsable" de la guerre.
'Une" du Petit journal sur le Traité de Versailles

 Le coût de la guerre :

Charnier de soldats dans la Somme


Les pertes humaines:


La guerre a coûté à l'Europe plus de 8 millions de morts et 6 millions d'invalides. La France est le pays qui a le plus souffert proportionnellement à sa population. A ces pertes, il faut ajouter la surmortalité de guerre due aux mauvaises conditions d'hygiène, aux privations et à l'épidémie de grippe espagnole de 1918. La guerre a également entraîné un déficit des naissances. Les hommes en âge de procréer étant au front.



Fosse commune de soldats français dans la Somme, juillet 1916.



Les pertes matérielles:

Les destructions sont considérables. Elles affectent les pays qui ont servi de champ de bataille durant le conflit. Tout est en ruine dans la France du nord et de l'est, Belgique, Italie du nord-est, Serbie, Roumanie, Russie d' Europe.



Eglise détruite devant l'église de Longpont (Aisne)
(Photo ECPAD)

Eglise détruite de Longpont (Aisne)

1er Mai à Paris

Les pertes financières:


La situation financière de l'Europe en 1918 est très grave. La richesse nationale des belligérants a été profondément entamée. Ces bouleversements financiers aboutissent à un renversement des positions d'avant-guerre. L'Europe, jadis banquier du monde, est maintenant obligée d'emprunter à l'extérieur, en particulier aux Etats-Unis, devenus première puissance économique mondiale.


1er Mai à Paris, place de l'Opéra.
(Photo ECPAD)

ECPAD
Crédits photographiques ECPAD
Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense.
Tous droits de reproduction et de diffusion réservées.
Pour plus de renseignements, consultez le site web à l'adresse suivante: www.ecpad.fr


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 Témoignages de "Poilus" :

Témoignage de Monsieur Lazarre Ponticelli, le dernier combattant de la grande Guerre en France
»Cliquez-ici pour lire son témoignage

Témoignage de Monsieur Léon Weil
»Cliquez-ici pour lire son témoignage
M. Lazarre Ponticelli
M. Léon Weil


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