Bandeau site
ACCUEIL
 EXPOSITIONS 39-45 DANS LES YVELINES LIEUX DE MEMOIRE
TEMOIGNAGES RESSOURCES

Contact


 Les lieux du souvenir des FTP-MOI du "groupe Manouchian" 1/3

Le 21 février 1944, vingt-deux résistants de six nationalités différentes étaient fusillés par un peloton d'exécution de la Wehrmacht au Mont Valérien, près de Paris. La vingt-troisième, une femme de trente-deux ans, devait être décapitée quelques semaines plus tard à Stuttgart. Alors connu sous le nom de "Groupe Manouchian", ces communistes juifs, hongrois, polonais ou italiens, appartenaient à l'organisation clandestine de la Résistance Francs-Tireurs et Partisans -Main d'oeuvre Immigrée (FTP-MOI), dirigée, entre autres, par le poète arménien Missak Manouchian.





Portraits des FTP-MOI


Des résistants FTP-MOI.





 La MOI :

La Main d’Oeuvre Immigrée (la MOI) est un groupe du parti communiste né dans les années vingt. La MOI a pour fonction d’assurer l’encadrement des militants communistes étrangers fraîchement débarqués en France et de favoriser leur intégration.

Dans le cadre de la MOI, des services d’entraide, des associations sportives et culturelles sont crées. Elles conservent leurs spécificités nationales ou linguistiques. Il y a, par exemple, des structures yiddish, italienne, roumaine, arménienne.

Ainsi, la MOI est un groupement qui revêt plusieurs aspects. Elle respecte la diversité culturelle de ses membres. Elle a pour but l’intégration de ces étrangers à la société française. Enfin, elle donne naissance à de fortes solidarités renforçant ainsi la cohésion du parti communiste.

Ces groupes nationaux et culturels de la MOI deviendront des pépinières de résistants.






La vie de la MOI


Journal clandestin de la Résistance:
"La vie de la MOI", n°1, juillet 1943. C'est l'une des facettes du travail réalisé par la Résistance : créer et diffuser un journal pour contrer la propagande officielle et entretenir "le moral des troupes".

» agrandir ce document





 Les FTP- MOI :

C’est-à-dire les Francs-Tireurs et Partisans de la Main d’Oeuvre Immigrée. Depuis le début de l’année 1942, cette organisation regroupe les militants communistes étrangers qui mènent la lutte armée contre l’occupant allemand et les collaborateurs français.

Il existe plusieurs groupes de FTP-MOI dans différentes villes :
A Grenoble , le « Bataillon Liberté »
A Lyon-Villeurbanne, « le Bataillon Carmagnole »
A Marseille, « la Compagnie Marat »
A Toulouse, « la 35ème Brigade »
A Paris, les FTP-MOI  du « groupe Manouchian »
(L’appellation de « groupe Manouchian » a été donnée a posteriori aux ftp-moi parisiens)






Exode des Espagnols


La Guerre civile de 1936-1939 a provoqué un exode massif de la population espagnole. Près d'un demi-million de personnes ont franchi la frontière pyrénéenne. Plusieurs centaines de milliers d'hommes et de femmes ont été ainsi parqués,
à partir de février 1939, dans les camps du sud de la France.






 Les étrangers dans la société française :

En 1939, il y a un peu plus de deux millions d’étrangers en France. Ils sont venus combler le déficit de main d’œuvre créé par la mort de plusieurs millions de jeunes lors de la Première Guerre mondiale. L’Etat et le patronat avaient mis en place des structures spécialisées pour attirer ces étrangers en France.

A cette immigration économique s’ajoute une émigration politique qui s’amplifie avec la montée des périls internationaux. Allemands, autrichiens, tchécoslovaques, italiens quittent ainsi leurs pays pour fuir le fascisme et la répression politique dont ils sont victimes.
Après la chute de Barcelone et la victoire des troupes franquistes, un demi-million d’espagnols franchisent la frontière pyrénéenne. Ils sont accueillis dans des camps d’hébergement du sud où les conditions de vie sont précaires (Gurs, Vernet, Argelès, Barcarès, Saint Cyprien, Amélie-les-Bains)

Lorsqu’en septembre 1939, la France déclare la guerre à l’Allemagne nazie, un grand nombre d’étrangers veulent s’engager au service de l’Armée française (Emeric Glasz  et Joseph Epstein des ftp-moi). D’autres, victimes d’une politique de répression (républicains espagnols ou brigadistes), sont internés dans des camps ( Celestino Alfonso et Szlomo Grzywacz chez les ftp-moi). Nombreux sont ceux qui rejoignent les rangs de la France Libre, les maquis, ou bien s’évadent des camps du sud pour rejoindre, dans les grandes villes, la Résistance (Joseph Boczor).

 Les étrangers dans la Résistance, l’exemple des FTP-MOI parisiens :

La Résistance française est le fait d’une minorité. On estime le nombre de résistants actifs durant  toute la période de l’Occupation à 300 000 individus. Dans ce cadre, l’engagement des étrangers dans la Résistance est  forte. La proportion des étrangers par rapport aux nationaux est importante. Qu’est-ce qui caractérisent les FTP – MOI parisiens ?

Ce sont des jeunes combattants :

A l’exception des responsables chargés d’encadrer le groupe (Joseph Epstein, Missak Manouchian, Joseph Bockzor),
la plupart des FTP-MOI parisiens sont jeunes. La moyenne d’âge est de 25 ans.


Des combattants originaires d’Europe centrale :


Parmi les 23 résistants du procès, la majorité d’entre eux sont originaires d’Europe centrale (12). Ce sont des Polonais (8), des Hongrois (2), des Roumains (2). On trouve aussi dans ce groupe des Italiens (5), un Espagnol, des Arméniens (2) et des Français (3).

Des militants ou sympathisants communistes :

Ce sont tous des militants ou sympathisants communistes. Certains d’entre eux avaient fui, avec leurs familles, les régimes politiques autoritaires européens de l’entre deux-guerres : L’Italie fasciste, les dictatures d’Europe centrale, l’Espagne confisquée par les franquistes…

Des résistants juifs : 

Les résistants de confession juive sont majoritaires dans ce groupe. L’historiographie traditionnelle a transmis l’idée que ce groupe était dominé par des Arméniens – la figure charismatique de son chef, le poète-ouvrier Missak Manouchian et l’utilisation de l’appellation « groupe Manouchian » pour les désigner y a contribué – En réalité, il n’en n’est rien. Parmi les 23 , il y a deux arméniens : Missak Manouchian et Mardi Lavitian.  Ceux qui représentent le mieux ce groupe sont des jeunes résistants ashkénazes polonais.

Des résistants du monde ouvrier :

Les résistants FTP-MOI « du groupe des 23 » appartiennent majoritairement à la classe ouvrière. Ils travaillent principalement dans les métiers de la confection, dans ceux du bâtiment ou dans l’industrie mécanique. Des exceptions à cette règle : Joseph Bockzor a une formation d’ingénieur chimiste et Missak Manouchian, ouvrier à l’origine, est devenu poète et journaliste.









Joseph Epstein

Missak Manouchian

Joseph Bokzor


Joseph Epstein,  chef des FTP de la région parisienne.

Missak Manouchian

Joseph Bokzor
Photo prise par l'occupant  pendant l'incarcération de M.J. Bokzor à la prison de Fresnes.









 L’organisation des FTP- MOI parisiens :

Les FTP-MOI parisiens comptent une centaine de membres répartis dans quatre détachements rigoureusement cloisonnées. Comme pour la MOI, les combattants des FTP-MOI sont organisés par groupe de langues ou de nationalités.
 
Le premier détachement est essentiellement composé de Juifs roumains.
Le second détachement de Juifs polonais.
Le troisième d’Italiens.

Le quatrième détachement, le seul qui ne soit pas constitué selon des bases linguistiques ou nationales, compte dans ses rangs des roumains, des hongrois, des tchèques.

Ce détachement est spécialisé dans le sabotage et le déraillement des trains.

A la suite du coup de filet de la police contre le 2ème détachement des FTP-MOI en juin 1943, une équipe spéciale est créée. Elle regroupe des combattants d’élite.

A cela s’ajoute des services auxiliaires qui assurent une aide précieuse dans la conception et le bon déroulement des « coups » : services de renseignements, des explosifs, des transports, des faux-papiers, des soins médicaux.


 Les motivations : 

Le patriotisme, la germanophobie héritée de la Grande guerre et la lutte des classes dans le monde ouvrier sont les principales raisons avancées par les résistants français pour justifier leurs engagements dans le combat clandestin. Chez les résistants étrangers, les motivations semblent être différentes.

Les résistants étrangers étaient plus que les Français animés par la volonté de mener un combat proprement idéologique. Les FTP-MOI sont avant tout des militants communistes. Leur première famille c’est celle de l’Internationale ouvrière. Ils avaient été, dans leurs pays respectif, l’objet de persécutions ou contraints à la clandestinité à cause de leurs opinions politiques. Une fois en France, rare pays démocratique en 1939, ils voulaient se battre pour défendre leurs idées. Mener une lutte armée contre l’occupant nazi, obtenir l’adhésion de la population à leur cause et créer un contexte favorable à une insurrection le moment de la Libération venue, tel est le programme défini, à partir de l’été 1941, par Moscou et le PCF clandestin. Les FTP-MOI parisiens, avec leurs maigres moyens, s’y emploient ardemment.

D’autres FTP-MOI, ceux qui étaient de confession juive, étaient attaqués dans leurs chairs par les nazis.  Ils avaient vu parents et amis raflés ( Marcel Rajman, Léon Goldberg). Ils se savaient menacer d’extermination. C’est avec l’énergie du désespoir qu’ils se battent contre les nazis.
D’autres motifs ont contribué à leur engagement et forgé leur détermination.

Des motifs patriotiques : en résistant en France contre les nazis, les FTP-MOI affaiblissent ceux qui ont asservi leur pays d’origine. Ils participent ainsi à la lutte pour l’indépendance de leur patrie (Polonais, Républicains espagnols).

Enfin, les FTP-MOI étaient des hommes et des femmes qui avaient une haute conscience politique. Ils devaient puiser une énergie supplémentaire en reprenant à leur compte l’héritage révolutionnaire de la France. Les FTP-MOI de Marseille se nomme « la Compagnie Marat »  et ceux de Lyon , « le groupe Carmagnole ».

A la question pourquoi se battirent-ils ? Il n’y a donc pas de réponses simples et précises mais toute une série d’explications où les motifs idéologiques, identitaires, humanistes et personnelles s’entremêlent.

 Vivre dans la Résistance :

Les FTP-MOI parisiens ont une existence extrêmement dangereuse. Ils doivent :

-Changer d’identité : Leurs noms ne doivent pas être découverts par les services de police. Leurs familles ainsi que leurs proches risqueraient alors d’être arrêtés et torturés pour qu’ils se rendent. La MOI fournit un nom et des fausses pièces d’identité. Ils adoptent un pseudonyme pour éviter de répondre s’il sont interpellés par leurs prénoms dans la rue.

-Avoir de la chance : Il fallait passer à travers les contrôles d’identité incessants et les rafles fréquentes.

-Garder un nombre limité de contacts : Il fallait éviter en cas d’arrestation, que tout le groupe auquel ils appartiennent soit éliminé. Le résistant doit cesser de voir sa famille et ses amis.

-Se déplacer sans cesse : Chaque soir ou presque, les résistants de la MOI devaient dormir dans des lieux différents (« les planques ») pour ne pas être dénoncés ou repérés.

-Se taire : Il ne fallait révéler ses activités à personne, même pas à ses proches.

-Les soucis de la vie quotidienne : Les résistants, en plus des dangers qu’ils en courent, doivent affronter, comme l’ensemble de la population, les difficultés de la vie quotidienne (pénuries, rationnements, sous-nutrition,  problèmes de transport…) Isolés de leurs proches et de leurs ressources habituelles, la couverture des besoins élémentaires se pose de façon aiguë.







Contrôle d'identité

Patrouille allemande en action


Contrôle d'identité.

Patrouille allemande en action.







 La guérilla urbaine :

La forme de combat employée par les FTP-MOI est celle de la guérilla urbaine.

Quelques militants de choc doivent, par petits groupes, mener des actions armées violentes contre les troupes d’occupation et leurs sbires collaborateurs. Un climat de terreur s’instaure alors. Ces actions doivent déclencher une forte répression accompagnée de limitations de droits et libertés dans la société. Cette réaction vigoureuse des autorités doit révéler le vrai visage de l’occupant et de Vichy. L’apathie de la population est brisée, l’image du bon soldat allemand est terni, le mythe d’un maréchal Pétain protecteur est rompu. Ainsi, « les masses populaires » soutiennent l’action des FTP. Le soulèvement de la population contre l’occupant est la mise en place d’un nouveau régime politique est envisageable dans un avenir proche. Ceci est le discours théorique. Voyons dans la réalité comment cette nouvelle forme de combat de la Résistance se met en place.

Jusqu’ici, les principales activités des réseaux de Résistance consistaient à collecter des renseignements militaires et à saboter des infrastructures utilisées par l’armée d’occupation. Une nouvelle forme d’action apparaît à partir de l’été 1941, il s’agit de la lutte armée. Ici et maintenant, Il faut tuer l’ennemi.

La lutte armée de la résistance se développe sous l’impulsion du parti communiste français. Avec la rupture du pacte de non-agression germano-soviétique par l’invasion Allemande de l’URSS (22 juin 1941), le PCF opère un virage à 180°. Désormais, les communistes ne dénoncent plus la guerre impérialiste. Ils sont aux avants-postes pour mener une nouvelle forme de combat : la lutte armée contre les nazis et leurs suppôts.

Très vite, les premiers combattants passent à l’action. Après une manifestation de rue pacifiste mais anti-allemande de la Jeunesse Communiste à la Porte Saint-Denis, le 13 août 1941, deux jeunes, Henri Gautherot et Samuel Tyszelman sont arrêtés avec l’aide de la police française puis fusillés par les nazis (le 19 août 1941).

Dès le 21 août 1941, leur camarade et ami Pierre Georges, plus connu sous le pseudonyme de Colonel Fabien, inaugure la lutte armée en abattant, en plein jour, sur le quai de la station de métro Barbès-Rochechouart, un officier allemand, l’aspirant de la Kriegsmarine Moser.







Métro Barbès-Rochechouart

Métro Barbès-Rochechouart


Station de métro Barbès Rochechouart,
ligne 4, lieu de l'attentat.
(coll.Onac 78)

Plaque en hommage à l'action du Colonel Fabien à la station Barbès.
(coll. ONAC 78)








(…) « A ce moment, un jeune officier, casquette et costume bleu-marine, descend sur le quai. Fabien me confie : « C’est celui-là qui va payer ! » La rame entre en gare et le wagon de première classe s’immobilise devant nous. L’officier monte aussitôt et Fabien lui tire deux balles du 6.35 (…) Fabien se précipite vers l’escalier de sortie (…) Je retrouve Fabien m’attendant tranquillement dans le grand hall situé sur le terre-plein de la station (…) Il passe la porte du terre-plein de la station et je le suis (…). Enfin, il s’arrête au pied du square de la Villette; je le rejoins; il m’a distancé d’une trentaine de mètres. « Titi est vengé ! «  s’écrie-t-il simplement. »
(il s’agit de Samuel Tyszelman, fusillé le 19 août 1941).

Extrait du livre « Le chant d’amour d’un terroriste à la retraite » de Gilbert Brustlein,
résistant et complice de Fabien dont il assure la protection pour cet attentat.









Condamnations à mort et exécutions de Samuel Tyszelman et Henri Gautherot

Pierre Georges alias le colonel Fabien
Le colonel Fabien en 1944


Participer à une manifestation vous amène au peloton d'exécution : Samuel Tyszelman et Henri Gautherot ont participé à une manifestation patriotique et anti-occupant des Jeunesses communistes. Arrêté par les forces d'occupation avec la complicité de la police française, ils sont condamnés à mort par un tribunal militaire allemand et exécutés le 19 août 1941.
(Coll photo L'Humanité)

»agrandir ce document

Pierre Georges alias le colonel Fabien avec sa fille en planque provisoire à Rochefort-sur-Mer. Photo prise au jardin de la Marine en 1942.

Campagne de libération de l'est de  la France. Le colonel Fabien (à droite sur cette photo) prend, en septembre 1944, la tête d'un régiment d''infanterie composé de FTP parisiens.









Le « Oui - mais » de De Gaulle :

L’action directe, ce nouveau type d’action, provoque un vif débat au sein de la Résistance.
D’un côté, Les gaullistes qui sont partisans d’une position « attentiste » et, de l’autre côté, les communistes, adeptes de l’action immédiate. Les gaullistes considèrent qu’il est tout à fait justifié de tuer des officiers allemands mais que le moment est mal choisi car le rapport de force n’est pas en faveur des résistants. (…) « Il est trop facile à l’ennemi de riposter par le massacre de combattants momentanément désarmés. Au contraire, dès que nous serons en mesure de passer à l’attaque, les ordres voulus seront donnés ».

(Extrait d’une allocution du général De Gaulle à la BBC, le 23 octobre 1941).
 Une consigne de De Gaulle qui restera ignorée des communistes.

Le coup de force du Colonel Fabien :

Chez les communistes aussi il y avaient un débat sur l’efficacité de la lutte armée et de l’action directe. Certains étaient contre les attentats individuels et cela, traditionnellement depuis les attentats anarchistes de la fin du XIXème siècle. Pour eux, seule l’action de masse devait être entreprise. L’argument avancé le plus souvent était celui de l’internationalisme : le soldat allemand que l’on veut abattre est peut-être un ouvrier et qui plus est, un ouvrier communiste… Par conséquent, les attentats individuels ne faisaient pas partie de la culture du monde ouvrier et les militants n’étaient pas formés pour accomplir de telles actions. Si Fabien, ancien brigadiste et membre des troupes de choc du PCF clandestin, l’OS (l’organisation spéciale) a agit ainsi, c’est pour donner l’exemple et inciter ses camarades hésitants à l’imiter.

Les représailles allemandes

Les représailles allemandes :

L’attentat de Barbès ainsi que ceux perpétrés à Nantes et à Bordeaux contre des officiers allemands lancent le cycle infernal des représailles allemandes. Le 21 octobre 1941, 51 résistants communistes et gaullistes internés sont fusillés au camp de Souge, près de Bordeaux. Le lendemain, 22 octobre 1941, 27 militants communistes sont fusillés à Châteaubriant.
Les représailles allemandes. Le 20 octobre 1941, le commandant des troupes allemandes de Nantes, Karl Notz est abattu par des résistants communistes. Le 22 octobre 1941, quarante otages sont exécutés par les nazis dont seize à Nantes et vingt-sept à Châteaubriant.

»agrandir ce document
Une guerre psychologique :

Les combattants FTP se sont engagés dans un bras de fer psychologique avec l’occupant. En représailles des attentats meurtriers perpétrés contre leurs hommes, les nazis éliminent des résistants détenus et menacent également de fusiller des civils pris au hasard. En agissant ainsi, ils espèrent que la population se désolidarise de la Résistance. Mais, au lieu de terroriser, ces procédés barbares provoquent la colère de la population contre l’occupant.

Si la Résistance, pauvre en moyens et en hommes, ne peut gagner les combats armés, elle a remporté la guerre psychologique. Un sentiment d’insécurité règne au sein des troupes d’occupation et l’opinion publique reste favorable à la Résistance.

Lire la suite»


 RETOUR LIEUX DE MEMOIRE

ACCUEIL
 EXPOSITIONS 39-45 DANS LES YVELINES LIEUX DE MEMOIRE
TEMOIGNAGES RESSOURCES

» Contact 
» Qui sommes nous ?
» Où sommes nous ?
» Audience du site


Enregistrement, reproduction et copie interdits à des fins autres que privées
Site optimisé pour être visualisé en 800 x 600 pixels sur un navigateur récent
© Mémoire 78 - SL- 2005-2008