La mauvaise ordonnance
du docteur Sarkozy-Diafoirus
Son malaise estival, fort heureusement sans conséquences sur sa personne,
et son hospitalisation n'auront hélas pas incité M. Sarkozy à
défendre comme il convient l'hôpital public, ses personnels et ses usagers.
Alors que la crise persiste et pèse sur les familles, M. Sarkozy ne
nous propose comme médication qu'une augmentation des prélèvements
obligatoires (impôts et cotisations), la hausse du forfait hospitalier,
il poursuit également sa casse du service public avec la privatisation
cachée de La Poste, projet auquel les agents et les usagers ont
répondu massivement par la négative lors de la votation citoyenne du 3
octobre 2009.
Manifestement M. Sarkozy n'entend pas les préoccupations quotidiennes
des Français. Il reste sourd face à nos problèmes de logement,
d'emploi, d'éducation. Incontestablement il a besoin d'un bon O.R.L car
lorsque que l'on évoque l'indispensable bouclier social à mettre en
place aujourd'hui, il ne sait dire que bouclier fiscal. Il s'acharne à creuser
les inégalités sociales alors que les difficultés s'aggravent et refuse de
supprimer les niches fiscales, privilège abusif accordé aux plus favorisés.
Pourtant, cette mesure juste socialement, renflouerait les finances
de l'Etat et témoignerait de sa volonté d'agir pour davantage de
justice sociale.
Elu du Département, échelon territorial proche de la population ce qui
permet de plus vite comprendre vos préoccupations et d'y remédier, je
suis engagé avec tous mes collègues de gauche du Conseil général à
poursuivre les politiques engagées pour améliorer votre vie quotidienne, je reste engagé pour valoriser notre bouclier social, véritable
acteur de la cohésion sociale. Le Département est à votre écoute et à
vos côtés pour agir face à la crise avec justice et justesse , aussi bien dans
les domaines de la petite-enfance, du logement que de l'éducation et du
social et ce malgré le récurrent transfert de dépenses sociales opéré par
l'Etat sans contrepartie aux collectivités locales.
Aujourd'hui la potion Sarkozy est rude. Elle n'est pas magique et reste
dure à ingurgiter par nombre de citoyens. D'autres orientations sont
possibles, le Département en fait chaque jour la preuve tout en ayant à coeur d'améliorer votre vie au quotidien.
Frédéric Molossi
votre conseiller général
Le dossier : P.R.U.S. LA NOUE
Non à un projet au rabais
Le 22 octobre dernier s’est tenu en mairie
un Comité de pilotage consacré au quartier
de La Noue. A l’initiative de cette réunion, la
ville, a souhaité confier à la SEM PACT, l’assistance à maîtrise d’ouvrage dans le cadre
du projet ANRU.
Ce projet initié voici quelques années maintenant
prévoyait une réécriture complète du
quartier prenant en compte l’ensemble des
problématiques du secteur. Les objectifs fixés
alors portaient sur différentes thématiques
comme le désenclavement de la cité, la résidentialisation,
la question toujours aussi
ténue des cheminements, la place et la
nature des équipements publics sans
oublier la lancinante question du devenir
de la galerie marchande.
Inutile de dire que ce projet ambitieux,
concerté avec les habitants mais également
avec les partenaires nécessitait un investissement
financier important, estimé à plus de
25 millions d’euros dont 4,6 demandés à
l’Etat.
C’est d’ailleurs là que le bas blesse puisque
dès l’été 2008, l’Etat justement, informait la
ville que l’enveloppe qu’il entendait consacrer à ce projet serait tout juste de 900 000
euros. Autant dire une goutte d’eau par rapport
aux ambitions affichées !
Dans le même temps, la Région Ile-de-
France confirmait en revanche sa participation
financière à hauteur d’1,3 millions
d’euros comme initialement prévu.
La balle, face à cette nouvelle situation était
désormais dans les mains de la municipalité.
Et c’est donc le 22 octobre 2009 que s’est
tenue une première rencontre regroupant
l’ensemble des partenaires.
Le quartier de la Noue : la barrière de l’Aful
Qu’avons-nous appris ce jour là ? Que la
municipalité s’était adjointe la SEM PACT
pour l’accompagner dans ce projet, que ce
dernier excluerait désormais la galerie marchande
de l’ensemble du projet au profit
d’un traitement particulier, que la SEM
devait procéder à “une analyse critique du
projet initial”, faire rapidement des propositions
sur le devenir de l’AFUL et retravailler la
problématique des équipements publics
autour des questions de leur visibilité, de la
mise en cohérence de leurs actions et d’un
travail commun avec la ville de Bagnolet.
Le tout dans un calendrier extrêmement
contraint, puisque les propositions sur l’AFUL
doivent être remise à la ville pour la fin de
cette année, alors que l’ensemble des autres
points doit être “bouclé” avant l’été 2010.
A ce stade quelques remarques : est-il raisonnable
de vouloir aller aussi vite notamment
sur le dossier de l’AFUL alors même
qu’il s’avère techniquement complexe au
vue des imbrications propres à cette structure
au regard des différents acteurs du
quartier ? Que faut-il entendre par “analyse
critique du projet initial” ? S’agit-il d’un
renoncement annoncé à un projet global et
ambitieux dont La Noue et ses habitants
ont besoin ou d’un point de départ pour
exiger de tous les partenaires à commencer par l’Etat qu’ils prennent en compte les
demandes et les besoins du quartier ? S’il
s’agit de cela, alors je serai aux côtés de la
ville et de ses élus pour obtenir l’implication
financière de tous.
Maison de quartier La Noue
J’ai profité de cette rencontre pour interroger
la ville et la SEM sur la place qu’elles entendaient
donner aux principaux acteurs du
quartier : ses habitants. Il m’a été répondu
qu’une présentation générale du dispositif
aurait lieu avant la fin de l’année 2009 et que
deux autres rencontres seraient prévues dans
le courant du premier semestre 2010. A suivre
donc dans un esprit tout à la fois
constructif car il en va de l’avenir de La
Noue et avec vigilance pour que difficultés
de financement ne riment pas avec renoncement. D’ailleurs renoncement n’est pas un mot à la
mode pour les résidents du parc de LOGIREP que j’ai accompagnés fin juin en compagnie
de Jean-Pierre Brard, député, des représentants
des amicales et de la CNL Montreuil au
siège de leur bailleurs après des mois pour
ne pas dire des années d’un dialogue de
sourd. Outre la reprise de contact, cette rencontre
a été placée sous le signe de la bonne
volonté, et s’est déjà traduite par la réalisation
en cours d’été et à la rentrée de travaux
d’entretien.
Cependant le compte n’y est toujours pas
notamment sur le dossier des charges qui
oppose les deux parties depuis bien longtemps.
Sur ce dossier là aussi la vigilance
s’impose pour que les engagements pris
soient tenus. Pour ma part, je demeure disponible
pour aider les résidents et les
accompagner dans les initiatives qu’ils
jugeront opportunes de retenir afin d’obtenir
gain de cause.
Des engagements forts du Conseil général
pour assurer la réussite éducative de nos enfants
Je partage avec le Président du Conseil général
Claude Bartolone la volonté d’agir vite et
d’agir juste dans nos collèges pour que toute
la communauté éducative exerce dans un
environnement serein et sécurisé. C’est la raison
pour laquelle cette année encore le
Département a initié un plan triennal des
grosses réparations, continue les travaux
d’embellissement, poursuit le développement
du collège numérique, l’aide à l’achat
d’un ordinateur pour les élèves de 6e en
partenariat avec la CAF, offre une calculatrice
aux élèves de 6e, soutient les familles
avec l’aide à la restauration scolaire, reconduit
les programmes éducatifs extrascolaires. Parallèlement le Département est à
l’écoute des familles avec les rencontres
régulières avec les parents d’élèves délégués
et il renforce le dialogue avec les élèves en
installant début décembre le Conseil des collègiens
qui permettra aux collégiens qui y
siègeront la possibilité de se plonger au coeur
des politiques départementales. En 2010 le Département participera aux
dépenses de fonctionnement de nos collèges, à hauteur de 157 005 euros pour le collège
Fabien, 116 453 euros pour le collège
Marais-de-Villiers, 127 433 pour le collège
Jean-Jaurès.
Campagne d’affichage du Conseil général
C’est plus de 50 millions d’euros qui sont destinés à la jeunesse, avec le soutien notamment aux projets collectifs des jeunes, projets tournés vers la citoyenneté : “Plus citoyen” est le nom de l’aide versée aux jeunes de 16 à 30 ans, étudiant ou résidant dans le Département. Il s’agit d’accompagner les initiatives sportives, culturelles en lien avec l’éducation, le développement durable, le sport, la démocratie participative. L’aide peut atteindre jusqu’à 2 500 euros et c’est un signal que le Département adresse à ses jeunes à une période où certains, y compris de jeunes diplômés, redoutent d’être confrontés au chômage.
Autre initiative de soutien, l’engagement du Département, avec la Région et la Fondation Agir pour l’Exclusion, dans des actions comme celles de l’association Solidarité et Jalons pour le Travail (S.J.T) avec le dispositif Permis Sport Emploi. Durant 6 mois, des jeunes de 16 à 25 ans suivent une formation, activités sportives, examen du permis de conduire, préparation militaire et stages en entreprise, leur permettant de s’insérer à long terme dans l’une des prestigieuses entreprises partenaires du dispositif.
Frédéric Molossi Votre Conseiller Génera
et Claude Bartolone Président du Conseil Général et député de la Seine-Saint-Denis
Points de vue
Changement des règles
d’urbanisme : rien ne sert
de courir… il faut concerter
pour arriver à point !
Le 25 juin, le conseil municipal a voté 9
délibérations relatives à la révision simplifiée
du Plan d’Occupation des Sols
pour 8 opérations et une autre délibération
modifiant le règlement du POS sur
l’ensemble de la ville. Les groupes de la
minorité demandent la suspension de
la publication de ces délibérations.
Pourquoi ? Parce que ces projets ont fait
l’objet d’une enquête publique qui a
donné lieu à un rapport volumineux du
commissaire enquêteur exprimant de
très sérieuses réserves sur les opérations
concernées. Ce rapport n’a été communiqué
ni aux conseillers municipaux ni à
la population.
Ainsi, les élus, de la minorité comme de
la majorité, ont délibéré sur la base d’une présentation que nous qualifions
d’insincère, faisant l’impasse sur de
nombreuses observations critiques du
commissaire enquêteur.
La maire et son adjoint à l’urbanisme
ont mis de côté les réactions, critiques et
inquiétudes des riverains de l’usine
Saint-Gobain émises la veille du conseil
municipal.
Pour toutes ces raisons, nous avons
demandé à Madame Voynet, un nouveau
débat au conseil municipal, ce
qui nous a été refusé par retour de
courrier et cela témoigne d’un mépris
inacceptable à l’égard des observations
du commissaire enquêteur et des
demandes légitimes des habitants du
bas Montreuil, notamment en ce qui
concerne la réalisation d’équipements
collectifs et l’adaptation des gabarits
(hauteur des bâtiments, retraits).
La posture politicienne de La Maire,
consistant à accuser tous ceux qui s’interrogent
ou émettent des critiques
sur ses projets de révision du POS, de
s’opposer à la construction de logement
social est tout simplement ahurissante
et démagogique. Madame
Voynet aurait-elle oublié que c’estgrâce à la politique menée par ses prédécesseurs
qu’elle doit la part de logement
social qui est celle d’aujourd’hui ? Cette posture ne fait pas honneur à celles
et ceux qui la porte. Surtout lorsque
la question qui pourrait, vraiment, faire
débat au sein du conseil municipal est
plutôt celle de savoir quels types de
logements sociaux (très social, social…),
quelle part dans les nouvelles opérations
et sur quelle partie de Montreuil ?
Nous appelons Madame Voynet à passer
du sprint imprudent à la mise en
place de véritables temps et d’espaces
de discussion avec la population et les élus. La précipitation est incompatible
avec l’écoute.
C’est publiquement, cette fois-ci, que
nous lui demandons d’inscrire à l’ordre
du jour d’un prochain conseil un nouvel
examen de ces projets et de prendre le
soin de rencontrer les habitants et en
particulier ceux qui sont directement
concernés.
Geneviève de Kerautem, Conseillère municipale de Montreuil,
Présidente du groupe socialiste
Alexie Lorca, Conseillère municipale
Frédéric Molossi, Conseiller général,
Conseiller municipal
LES BRÈVES
LOGEMENT
Un plan de 8 millions d’euros
supplémentaires pour le logement a
récemment été adopté par le
Département pour lutter contre
l’habitat indigne. Il vise également à la
construction de logements pour les
jeunes, 4 programmes sont engagés
pour réaliser 700 logements pour les
jeunes étudiants et salariés. Le plan
prévoit aussi de soutenir les agences
immobilières à vocation sociale qui
permettent de renforcer l’offre
de logements privés à loyers modérés.
Signature du protocole de lutte contre
l'habitat indigne le 12 octobre 2009,
un début de réponse aux 40 000
logements indignes du département, la
volonté du Conseil général d'agir pour
l'amélioration des logements dégradés parce qu'il est scandaleux
aujourd'hui de voir encore des "logements"
privés d'eau courante notamment.
Le plan comprend des moyens
humains et financiers
importants avec le souci de mettre fin à
des situations dangereuses et de reloger
les occupants de manière durable dans
des logements décents.
Le 15 octobre 2009, le Département
a voté l’élargissement de l’aide
versée actuellement aux propriétaires
occupants pour la réalisation
de travaux indispensables ou
obligatoires aux personnes âgées et
handicapées physiques pour des
travaux d’aménagement et
d’adaptation de leur logement.
Une Marianne d’Or pour le
Département : Le Conseil Général
s’est vu récompensé pour la mise
en place depuis un an de nombreux
dispositifs en direction des jeunes
tels que la signature de chartes
pour l’emploi avec la SNCF
et la RATP, la mise en place
du dispositif “permis, sport,
emploi”, le développement
du microcrédit, la convention “médias et diversité” signée avec
TF1 pour orienter, former,
parrainer et recruter des jeunes
du Département dans les métiers
de l’audiovisuel.
Plus que des paroles, des actes : Comment différencier la Gauche
de la Droite ? Alors que
le gouvernement renvoit
par charter des afghans,
le Département plus que jamais
soutient l’accueil des mineurs étrangers isolés dont il réclame
une prise en charge financière
partagée équitablement avec l’Etat
et la Région. Le contexte économique difficile ne fait pas
oublier aux élus du Département
leurs responsabilités. La protection de l’enfance
en danger en est une et
le Département soutient
la création de la première
plateforme d’accueil pour 40
mineurs ouverte par l’association
Enfants du Monde Droits
de l’Homme.