FANNY STEVENSON, Entre passion et liberté

Alexandra LAPIERRE

 

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Fiche :

Auteur Alexandra Lapierre
Editeur Robert Laffont - 1993 / Pocket - 1995
Nombre de pages 592 pages
Format 16 cm x 24 cm
ISBN 2221058046

Résumé :

"Elle était la seule femme au monde pour laquelle je puisse imaginer qu'un homme fût prêt à mourir" Ned Field

Lorsque, en 1876, Robert Louis Stevenson rencontre Mrs. Osborne, une Américaine de trente-cinq ans, séparé de son mari et mère de deux enfants, c'est le coup de foudre immédiat. Cette jeune femme joyeuse, sauvage, qui a derrière elle le passé rude et mouvementé d'une pionnière de l'Ouest, incarne aux yeux du jeune auteur Ecossais un nouvel idéal féminin.

Entre ces deux être passionnés, vagabonds épris de liberté et d’aventures, naît un amour extraordinaire, qui défiera les convetnions et les frontières, de l’Angleterre à la Californie, jusqu’aux lointaines îles Samoa.

Biographie à la fois fidèle et romancée, fruit d'un gigantesque enquête de quatre années, le "Fanny Stevenson" d'Alexandra Lapierre retrace la vie hors du commun d'une femme résolument moderne, douée d'une volonté de fer et qui fut muse et compagne d'un de nos plus grands écrivains. Elle est devenue une légende à elle seule.

« Avec Fanny, j’ai vécu cinq ans. Je l’ai suivie dans le monde entier, parcourant sur ses traces près de cent mille kilomètres. Pour être précise, j’ai visité tous les lieux qu’elle avait habités, sauf Davos, Bournemouth et certaines îles du Pacifique.

Beaucoup de lettres reproduites ici sont inédites. Elles n’ont pour la plupart jamais été traduites en français. J’espère de tout cœur n’avoir pas trahi la pensée es correspondants ni le style de Rober Louis Stevenson.
Le lecteur peut considérer que les faits de ce livre sont rigoureusement exacts. Il trouver, indiqués en annexe, les quelques paris que j’ai faits quand je maquais de certitudes, ainsi que l’explication de mes hypothèses et de mes choix. » Alexandra Lapierre

Extrait :

"RLS

Tout commence ici par ces trois initiales. Robert Louis Stevenson.

Ses oeuvres les plus célèbres, je ne les ai pas découvertes à l'adolescence. Le choc est survenu longtemps après, en dévorant presque par hasard les romans que, dans mes désirs les plus fous, j'aurais rêvé d'écrire, les aventures que j'aurais voulu vivre. Avide et fascinée, je m'enfonçais au cœur de l’œuvre, je comparais notes et variantes, j'épluchais les préfaces.

Réponses, recettes, clés, je cherchais, je trouvais vite et partout. D'une édition à l'autre en France, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au fil des époques, c'était invariablement la même image : Stevenson, un romancier pour enfants, un aventurier courageux, un homme exemplaire. L'immobilité de cette silhouette, sa cohérence m'invitaient à pousser plus loin. Outre la fidélité de l'écrivain à ses amis, toutes les introductions mentionnaient la présence d'une femme à ses côtés, une seule, la sienne. Mais là, divergences ! Selon le préfacier, la compagne du grand homme était muse et madone ; ou bien mégère et virago. Une aventurière, une petite-bourgeoise. Une illettrée, une initiatrice. Un bas-bleu, une dévergondée. Un démon, une martyre. La passion que chacun mettait à dénoncer l'influence de cette femme m'amusa. L'ultime dédicace de l'ouvrage qu'écrivait Stevenson l'année même de sa mort en 1894 m'intrigua :

Prends toute l’œuvre : elle est tienne.

Qui a fourbi l'épée, qui a soufflé sur les braises mourantes.

Qui a maintenu la cible. Immobile. Toujours plus haut.

Avare en compliments, prodigue en conseils, qui sinon toi ?

A la fin du parcours, si l'écriture vaut quelque chose,

Si le travail accompli, Si le feu sur cette page imparfaite,

C'est à toi, à toi seule, que la gloire est due.

A quoi diable pouvait ressembler la femme ainsi chantée par un tel écrivain ? De notre rencontre allaient découler cinq ans de ma vie. Je m'en tire à bon compte. Tous ceux qui connurent Fanny Vandegrift passèrent avec elle la fin de leur existence. Plus barbare, plus baroque que tout ce que j 'aurais pu imaginer, plus humaine et plus monstrueuse, cette Américaine incarne à elle toute seule un mythe et un monde. Si son intimité avec Robert Louis Stevenson lui donne droit de cité dans la légende, son histoire dépasse le cadre d'un mariage avec un homme célèbre. Elle a vécu avant lui. Elle a continué d'exister après. Témoin les souvenirs de son dernier compagnon, de l'homme qui lui fermera les yeux au matin de sa mort, du jeune amant qui passera le restant de ses jours dans son ombre." (pages 13-14)

Critique/Presse :

« Roman d’aventures, biographie fervente charriant violence et passion, ce livre fou est un morceau de bravoure ». Gilles Pudlowski - Le Point

Petite remarque perso : Je m'attendais à lire une biographie un peu ennuyeuse sur la compagne d'un grand écrivain, et j'ai dévoré ce livre comme on dévore un roman palpitant. Incroyable ! Biensûr tout n'est pas complètement vrai, mais rien n'est complètement faux ! Tout est en tout cas complètement vraissemblable. Quelques passages romancés parfois complètent la biographie, tout simplement, quand les informations viennent à manquer sur telle ou telle période, sur tel ou tel événement... Et quelle vie que celle de Fanny Stevenson ! Quelle énergie ! Quel amour aussi. J'ai adoré sans réserve !

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