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Bonjour
Régine,
Voici
quelques éléments qui j’espère vous seront
utiles :
- Je
suis née et j’ai grandi à Nantes, mais je vis
depuis déjà longtemps près de Marseille.
-
Nombreux voyages, notamment au Sénégal (d’où
« le toubab de Saint-Louis »…)
-
En 1991, j’ai obtenu, pour un ouvrage intitulé «
La Poudre aux yeux », le Prix du Roman du Transfac de Tignes.
( Festival de jeunes créateurs, différentes catégories
: photo, sculpture, peinture…etc). Ce prix était décerné
sur manuscrit. Cet événement était présidé
par Nathalie Baye et le jury composé de personnalités
comme Franck Margerin, Henri-Jean Servat…
-
1998 : Parution du « Toubab de Saint-Louis », chez Présence
Africaine. Il obtient le prix littéraire Européen
98 décerné par l’Adelf ( Association des Ecrivains
de langue française ).
Quelques
mots sur « Le Toubab » : Comme je l’ai dit plus
haut, ce roman est né d’une histoire d’amour
avec le Sénégal, et plus particulièrement d’un
coup de foudre pour Saint-Louis du Sénégal, ancienne
capitale et ville coloniale qui a gardé un charme fou. C’est
une ville gorgée d’histoire ( c’était
notamment une étape importante pour la Ligne de l’Aéropostale,
le point de départ vers l’Amérique du Sud, ou
Mermoz a séjourné à de nombreuses reprises.)
Mais
je m’égare… Le Toubab est aussi une déclaration
d’amitié au peuple sénégalais. Il raconte
l’histoire d’une journaliste française (plus
pigiste que journaliste, en fait), qui se retrouve propulsée
au Sénégal, à la recherche d’un écrivain
qui a quitté la France en pleine gloire. Sur les traces de
cet homme, elle va découvrir le pays, les gens , les coutumes,
l’esprit du Sénégal, et va tomber sous le charme
de ce pays. C’est en quelque sorte un voyage initiatique,
qui l’amènera à réaliser quelles sont
les valeurs essentielles de sa vie.
- Pour
« La Latitude des Chevaux », je pense que je n’ai
rien à ajouter, puisque vous l’avez lu. Si ce n’est
ce qui m’a amené à écrire sur ce sujet
: une grande tendresse pour cette génération et ce
milieu, et la constatation que cette génération, que
je trouve pleine de courage et d’humour, allait progressivement
disparaître sans que les suivantes la comprenne vraiment.
J’ai souhaité montrer que derrière le masque
de la vieillesse, il y a des « caractères »,
qui finalement ne changent pas tant que ça malgré
les années. J’étais assez troublée par
ces termes génériques qu’on emploie toujours
pour désigner nos anciens : « les vieux », «
le troisième âge », « les personnes âgées
», comme si toute personnalité était gommée
par l’âge…
Et
puis j’avais envie d’aborder le thème du temps
qui passe, de l’amitié, de la Perte, et du rire, si
essentiel...
Je
croyais n’avoir pas grand chose à dire et je m’aperçois
que j’ai été très bavarde. J’espère
que vous trouverez quelques éléments utiles, au milieu
de ce « vrac ».
Si
vous avez besoin d’autres renseignements, n’hésitez
pas.
Encore
bravo pour votre site…
Sylvie
Argondico.
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