Daniel KUNTH


Astrophysicien


Conférence sur "Les mots du ciel" à l'IAP
Nouveau : Podcasts à écouter sur Ciel et espace radio :
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Astrophysicien : "Un métier, une passion "
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"Dites Qu'avez-vous vu ?
Nous avons vu des astres... "
Le Voyage - Charles Baudelaire

Astronome à l'Institut d'Astrophysique de Paris, Daniel Kunth est également directeur de recherche au Centre National de Recherche Scientifique (CNRS). Spécialiste en astrophysique extragalactique et en cosmologie, il a le privilège d'utiliser de grands télescopes au sol notamment ceux du Chili, d'Hawaii et de France, en plus des observatoires spatiaux comme le satellite Hubble.

Pour ce passionné de science, la carrière du chercheur est indissociable de celle du vulgarisateur. En plus de ses nombreuses publications scientifiques, il s'est fait connaître et apprécier du grand public par ses conférences, ses ouvrages, ses chroniques et ses missions de vulgarisation scientifique. En 1992, à la demande du ministre Curien, responsable de la recherche et de la technologie, il rédige un rapport sur "La place du chercheur dans la vulgarisation scientifique" .

Depuis 1993, il a écrit, seul ou en collaboration, une dizaine d'ouvrages de vulgarisation scientifique, dont :

"Signalétique cosmique en milieu urbain" ,
"Les oreilles dans les étoiles" , un livre CD, prix du festival d'Astronomie (1996)
Quasars aux éditions Flammarions / Dominos (1998)

Il a conçu :

"Histoire d'Univers" , un spectacle multimédia pour le Planétarium de Vaulx en Velin ;
l'émission "La nuit des étoiles", diffuse sur France 2, depuis 1991
et, en 2002,
le film en relief "Helios" que diffuse la Cite des sciences et de l'industrie de la Villette.

Derniers ouvrages publiés :

Peut-on penser l'astrologie : science ou voyance? Aux éditions Le Pommier écrit avec E. Collot psychiatre (2001)

Les erreurs judicieuses de la science, article dans "La Maladresse" -
Editions Autrement 2003

Le grand univers et nous
aux éditions Bayard Centurion (2005) - Collection : Les petites conférences

L'Astrologie, D. Kunth et P. Zarka, Coll. Que Sais-je?, Editions. PUF (2005)

 

Interview Web de l'Humanité :


Vous participez à l'organisation de débats dans le cadre de la Fête de la science. Pourquoi ?

Daniel Kunth : C'est une volonté de diffuser la science. De plus en plus, la science structure notre environnement et apporte en même temps du positif et du négatif. Elle est au coeur du débat, de l'éthique sociale et politique. Ça me gène d'être chercheur et d'être tout seul à avancer en laissant les gens derrière. Le savoir n'est fait que pour être partagé.

On parle beaucoup de méfiance du public vis-à-vis de la science...

Daniel Kunth : C'est vrai. Il y a toujours une image déformée des scientifiques enfermés dans leur tour d'ivoire. Mais ceux-ci prennent conscience qu'ils doivent rendre compte. Par cette méfiance, le public dit : " Parce qu'on peut le faire, doit-on le faire ? " La réponse n'est pas évidente et ne revient pas aux seuls scientifiques. Il faut que le débat ait lieu.
Il y a aussi l'idée que la science est difficile. Il faut la rendre intelligible. Ça demande un effort particulier. Il faut trouver des moyens de discuter, d'autant plus que le niveau des connaissances scientifiques moyen est supérieur à celui d'il y a vingt ans. Les médias, les associations, les clubs ont un rôle. Dans la mesure où il y a des enjeux fondamentaux, le public doit comprendre. Malheureusement aussi, nos élus ont des connaissances scientifiques limitées.

Comment alors faire naître des vocations ?

Daniel Kunth : J'avoue que je ne sais pas. La science a peut-être cessé d'enchanter. Les gens ont dû sentir une certaine absence d'explications sur des sujets fondamentaux. Aujourd'hui, on croule sous les informations, mais on manque de mains pour les exploiter. En partie parce qu'on n'a pas de place à offrir aux jeunes chercheurs. Pourtant, la science offre toujours de belles aventures. Le problème est d'avoir une société qui donne des postes aux chercheurs qu'elle forme. Sachant que tout retard pris aujourd'hui aura des répercussions dans vingt ans. Mais c'est difficile de plaider le long terme face aux politiques.

Propos recueillis par V. D.

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