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alphabétique Bibliothèque virtuelle |
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Auteur Marc
Lévy Comment réagiriez-vous
en découvrant au fond du placard de votre salle de bains une rayonnante
jeune femme ? Le petit réveil posé sur la table de nuit en bois clair venait de sonner. Il était cinq heures trente, et la chambre était baignée d'une lumière dorée, que seules les aubes de San Francisco déversent. Toute la maisonnée dormait, la chienne Kali couchée sur le grand tapis, Lauren enfouie sous la couette au milieu de son grand lit. L'appartement de Lauren surprenait par la tendresse qui s'en dégageait. Au dernier étage d'une maison victorienne sur Green Street, il se composait d'un salon-cuisine à l'américaine, d'un dressing, d'une grande chambre et d'une vaste salle de bains avec fenêtre. Le sol était en parquet blond à lattes élargies, celle de la salle de bains étaient blanchies à la peinture et quadrillées de carreaux noirs peints au pochoir. Les murs blancs s'ornaient de dessins anciens chinés dans les galeries d'Union Street, le plafond était bordé d'une moulure boisée finement ciselée par les mains d'un menuisier talentueux du début du siècle, que Lauren avait rechampie d'une teinte caramel.Quelques tapis de coco gansés de jute beige délimitaient les coins du salon, de la salle à manger, et de la cheminée. Face à l'âtre, un gros canapé en cotonnade écrue invitait à une assise profonde. Les quelques meubles épars étaient dominés par de très jolies lampes rehaussées d'abat-jour plissés, acquises une à une au fil des trois dernières années. La nuit avait été très courte. Interne en médecine au San Francisco Memorial Hospital, Lauren avait dû prolonger sa garde bien au-delà des vingt-quatre heures habituelles, en raison de l'arrivage tardif des victimes d'un grand incendie. Les premières ambulances avaient jailli dans le sas des urgences dix minutes avant la relève et elle avait engagé sans attendre le dispatching des premiers blessés vers les différentes salles de préparations, sous les regards désespérés de ses équipiers. Avec une méthodologie de virtuose, elle auscultait en quelques minutes chaque patient, lui attribuait une étiquette de couleur matérialisant la gravité de la situation, rédigeait un diagnostic préliminaire, ordonnait les premiers examens et dirigeait les brancardiers vers la salle appropriée. Le tri des seize personnes débarquées entre minuit et minuit quinze fut terminé à minuit trente précise, et les chirurgiens, rappelés pour la circonstance, purent commencer leurs premières opérations de cette longue nuit dès une heure moins le quart." Premiers paragraphes du roman Marc
Lévy reçoit le deuxième prix Internet du livre Un total
de 5.293 internautes (3.527 au second tour et 1.766 au premier) ont voté
sur le site du prix (www.leprixinternet.com). Selon le jury, ce nombre
est quatre fois supérieur à celui de l'année dernière.
Vingt romans ont été sélectionnés par des
personnalités comme Patrick Poivre d'Arvor ou Jacques Duquesne.
Ce prix ne se veut pas tant une alternative aux prix littéraires
traditionnels qu'une occasion d'attirer à la lecture un public
nouveau, plus jeune, qui perçoit l'édition traditionnelle
comme ennuyeuse et difficile, avait indiqué l'an passé le
créateur du prix Antoine Audouard, ex-directeur général
de Robert Laffont. Le premier prix Internet du livre avait été
décerné à Amélie Nothomb pour Stupeur et tremblements
(Albin Michel). Cette opération, parrainée par le magazine
L'Express, le club France Loisirs, le libraire en ligne Bol.fr et l'émission
de TF1 "Vol de nuit", est réalisée en partenariat
avec le fournisseur d'accès Wanadoo et la société
Mobipocket On se l'arrache. Le premier roman de Marc Levy - Et si c'était vrai? - objet d'une lutte entre huit majors américaines remportée par Dreamworks (Steven Spielberg), s'est vu décerner le prix littéraire Michel d'Ornano dimanche, lors du 26éme festival du cinéma américain de Deauville. D'après Levy, la société de production Dreamworks, fondée par David Geffen, Jerry Katzenberg et Steven Spielberg, a mis l'automne dernier 12 millions de francs sur la table pour acheter son manuscrit en vue d'une adaptation cinématographique. Toujours selon l'auteur Français interrogé par l'AFP, le premier scénario adapté de son roman - l'histoire d'amour d'un jeune architecte et d'une jeune femme qui tombe dans un coma irréversible - devrait voir le jour début 2001. V.H Et si c'était vrai... n'est pas un grand roman au sens classique du terme, mais il retient l'attention et pique la curiosité. Il invite en outre à aller au-delà des idées reçues et à apprécier chaque seconde de vie qui passe : « Chaque matin, au réveil, nous sommes crédités de 86 400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir il n'y a pas de report à nouveau, ce qui n'a pas été vécu dans la journée est perdu, hier vient de passer. » Marc Levy
nous donne un premier roman fort bien écrit et bien mené,
qui se lit facilement. Au-delà de l'anecdote, il nous rappelle,
sans verser dans le genre mélo ou « leçon de vie »,
que ce qui est incontestable, c'est que la vie s'écoule, inexorablement,
et que les instants de vie passés ne reviennent jamais. Ce roman dont S. Spielberg doit tourner prochainement l'adaptation, se place un peu dans l'esprit (si je puis dire) de deux films : "Ghost" ou bien "Always". Est-il tellement invraisemblable de pouvoir entrer en communication avec des défunts ou plus exactement ici un comateux ? Nous savons encore si peu de chose sur "l'autre côté" que toute éventualité reste possible, tant que l'on ne nous en démontre pas le contraire. Dailleurs, quel mal y a-t-il à s'échapper un peu de la réalité, dès lors que l'on se retrouve empreint de tendresse et d'émotion ? Ce livre est également un hymne à l'amour et à la vie, peut-être un peu candide par certains côtés, mais du moins divertissant. J'espère
que vous éprouverez autant de plaisir que moi à le parcourir.
Il devient si rare de nos jours de s'offrir le luxe de rêver, n'est-ce
pas ? Lina Rossetti, association ONDES Facile à consommer Chef d'un cabinet d'architecture, français vivant aux Etats-Unis, Marc Lévy ne se destinait pas à l'écriture. De fait, il n'est pas devenu un écrivain reconnu mais un phénomène médiatique suscité par le rachat des droits de diffusion par Steven Spielberg après la foire du livre de Francfort. Tout le monde ou presque a eu l'occasion de lire dans la presse le récit de cette success-story exemplaire mais cette même presse ne s'est guère souciée de l'histoire elle-même, de la valeur du livre. Si Robert Laffont a choisi d'en faire son héros de l'année, la raison en est assez simple: quelle aubaine pour un éditeur de recevoir un manuscrit écrit dans une langue simple, voire simpliste et nage dans les bons sentiments! Soyons cependant honnêtes et reconnaissons un vrai mérite à Marc Lévy: l'idée de départ de son roman. Un beau jour Arthur, jeune architecte de San Francisco, sort de sa douche lorsqu'il entend du bruit dans son placard. Le bruit d'un claquement de doigts. Et en ouvrant la porte, il trouve devant lui une belle jeune femme, Lauren, qui s'étonne qu'il puisse la voir. Elle lui explique que nul ne l'a jamais pu étant donné son état: son corps est dans le coma depuis six mois et repose dans un hÙpital, alors que son esprit matérialisé se balade en toute liberté dans la ville... Avec une telle accroche, le lecteur moyen veut savoir la suite, et c'est bien légitime. Mais dès ce premières pages apparaît ce que l'on se doit de nommer l'indigence du style, ou plutÙt l'absence totale de style de Marc Lévy. Lui affirme n'avoir aucune prétention littéraire, et l'on peut le suivre sur ce point. L'histoire d'amour qui naît entre la jeune interne dans le coma et notre bon architecte s'embourbe dès lors dans le prévisible et le cliché. Quel dommage quand l'idée était excellente... Certes, on observe ça et là de braves tentatives d'humour qui parviennent même à faire sourire tant les quiproquos sont nombreux, suscités par cette femme que notre héros est seul à voir et à entendre. Et certes le lecteur ne peut-il pas s'empêcher de continuer sa lecture, voulant savoir la fin de l'histoire, dont on sait bien qu'elle est vraie, mais dont on ne peut que supposer qu'elle finira bien. D'autant que l'affaire tend à se compliquer lorsque la mère de Lauren est convaincue par les médecins de "débrancher" sa fille... Mais cette péripétie est encore prétexte à un chapitre d'une mièvrerie déprimante et qui met en scène la mère du héros, Arthur, et son attention post-mortem pour son fils: elle lui a laissé des instructions à n'ouvrir vingt ans après son décès, et ce brave Arthur suit son conseil! Que de thèmes rebattus et traités sans originalité aucune par notre néophyte! Il apparaît au final que Et si c'était vrai ne peut prétendre à un autre statut qu'à celui d'un honnête conte de fée facile à digérer et aussi vite oublié, parfait scénario pour un film de Spielberg. Non qu'il faille entendre ici une dénonciation, mais seulement une inquiétude: parier sur des histoires simplistes et sans "prétention" littéraire, n'est-ce pas de la part de Robert Laffont une attitude irresponsable? Facile à consommer, easy book comme il existe du esasy listening, Et si c'était vrai ne pouvait se conclure que par un happy end...non, rien, décidément, ne parvient à ôter au lecteur le sentiment d'une belle idée gâchée. Et d'espérer que le flambeau puisse être un jour repris avec brio par un écrivain d'une autre trempe. Un écrivain qui commencerait déjà par se dire écrivain. Eva
Domeneghini Petite remarque perso : Les avis sont partagés sur ce roman. Les très fans et les plus tièdes, voire froids. Sans doute faut-il prendre le livre pour ce qu'il est, une disctraction sans vouloir chercher trop loin. Idéal pour la plage ou un long voyage en train. On n'a pas besoin de trop réfléchir, juste se laisser porter par l'histoire. Alors, on s'abandonne... Mais bien entendu on se dit que cela aurait pu être plus fort, plus... Oui un petit arrière goût de déception peut-être parce que le sujet suscitait une trop grande attente ? ... Mais pourquoi le nier, un moment agréable, d'aucun diront "sans prétention" ou qualifieront la lecture de "facile et gentille". Mais le roman est fort bien écrit, fluide, on s'y glisse avec aisance, on a envie de le lire d'un trait. Je l'avoue, il m'a manqué "quelque chose" pour vraiment "aimer" ce livre. Mais je l'ai lu avec plaisir. |