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Violeta Parra : (1917 - 1967) Violeta Parra est née en 1917 à San Carlos, village du sud du Chili. Elle était fille d’une paysanne et d'un instituteur qui collectait les thèmes folkloriques de la région. Violeta Parra dut abandonner ses études pour aider ses parents aux champs, mais dès son plus jeune âge, elle fut attirée par la musique que sa mère lui avait fait découvrir en lui chantant des mélodies traditionnelles tout en cousant. A douze ans, elle compose ses premiers chants qu'elle accompagne à la guitare. Elle part s’installer à Santiago du Chili avant même d'atteindre ses vingt ans. Ses débuts sont difficiles : elle se produit dans des bars, dans des cirques, à la radio où elle chante des chansons populaires ou des boléros romantiques, avant de décider de se consacrer à la composition et à l’interprétation de musiques folkloriques. Dans la plupart de ses chansons, on remarque l'expression d’un monde intérieur riche en expériences de profond contenu humain, reflet d’une vie triste et malheureuse. En 1937, elle fait la connaissance de Luis Cereceda, cheminot qu'elle épouse et dont elle aura deux enfants, Isabel et Ángel, continuateur de son œuvre. Dans les années qui suivirent, elle parcourt plusieurs régions du Chili et recueille des chansons anciennes de ce pays. En 1948, elle se sépare de Cereceda et poursuit sa vie itinérante. Elle se remariera et aura deux filles : Carmen Luisa et Rosita Clara. Elle parcourt le pays en se produisant avec ses deux premiers enfants dans des cirques et des théâtres, et en recueillant la musique populaire de la campagne chilienne. En 1953, on commence à se rendre compte du véritable génie de Violeta Parra. Après un récital chez le poète Pablo Neruda, Radio Chili l’engage pour une série de programmes qui la propulse en première ligne de l'art folklorique national. Elle intensifie son travail de collecte folklorique dans tout le Chili. Avec un magnétophone et une guitare, elle parcourt les endroits les plus reculés pour sauvegarder la musique traditionnelle oubliée de son peuple, en faisant chanter des morceaux populaires par des chanteurs qui parfois ont presque cent ans. En 1954, elle obtient le prix Caupolicàn, décerné au folkloriste de l’année. Elle est invitée au Festival de la Jeunesse en Pologne, et elle parcourt l'Union Soviétique. Pendant deux ans, elle fixe sa résidence à Paris, où elle enregistre ses premiers disques, et où ses récitals sont retransmis à la radio et à la télévision. Elle retourne au Chili en 1956, où elle crée et dirige le Musée d’Art populaire de la ville de Concepción. En 1958, elle retourne à Santiago où elle se met à peindre et à faire de la tapisserie. En 1960, elle fait la connaissance du musicien suisse Gilbert Favre, spécialiste du folklore sud-américain, dont elle tombera amoureuse. En 1961, elle voyage à Buenos Aires, puis en Europe, avec ses deux premiers enfants. Elle s'installe de nouveau à Paris pendant trois ans. Elle expose ses œuvres et donne des récitals à l’UNESCO et au Théâtre des Nations. En 1964, elle expose au Louvre : c'était la première fois qu'un artiste sud-américain était accueilli par ce musée pour une exposition individuelle. En juin 1965, elle retourne au Chili et installe dans les faubourgs de Santiago un grand chapiteau, sorte de cirque, qu'elle appelle " le Chapiteau de la Reine " et dont elle veut faire un centre culturel consacré au folklore. En 1966, elle se rend en Bolivie, où elle chante avec Gilbert Favre. De retour au Chili, elle compose ses dernières chansons qu’elle enregistre avec ses enfants et le musicien uruguayen Alberto Zapicán. Le 5 avril 1967, elle se suicide dans son chapiteau, à l'âge de cinquante ans. Trois ans plus tard, son frère Nicanor fera publié son livre "Décimas" (Dizains). http://www.chez.com/poete/Postit106.htm
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