
7eme Dalaï Lama :
Jusqu’à la fin du 19e siècle, le mot « indépendance » n’existait pas dans le vocabulaire tibétain. Ce n’est qu’après l’invasion de Lhasa par le Royaume-Uni au début du 20e siècle que certains agresseurs au sein du gouvernement britannique en Inde ont commencé à clamer « l’indépendance du Tibet » et à fomenter des activités dans ce sens. La population tibétaine s’y est fermement opposée. Au moment où une guerre civile d’envergure s’est déclarée en Chine, le 13e Dalaï-Lama est demeuré fidèle à sa politique consistant à « ne pas trahir le gouvernement central au profit des étrangers ». Aucun pays du monde n’a reconnu la soi-disant « indépendance du Tibet ».
Pour atteindre le Tibet, il faut faire un long et pénible voyage. Mais il est encore plus difficile de pénétrer le caractère du peuple tibétain et ses croyances religieuses complexes. Le lamaïsme, ou bouddhisme tibétain, est plus qu'une religion. Il associe des éléments de lamythologie tibétaine et des règles bouddhiquesà d'anciens rites et coutumes. Cette combinaison engendre une foi et un mode de vie uniques en leur genre qui se manifestent de la naissance à la mort à travers, entre autres, les traitements médicaux, les rapports avec la nature et les rites de sépulture. L'influence du lamaïsme est visible dans la rue, où les gens ordinaires récitent leurs prières ou tournent les moulins à prières.
Le fils de Nam-ri Srong-btsan, Srong-btsanSgam-po, qui
régna de la mort de son père à 649, est une grande figure
de l'histoire nationale. Il étendit l'autorité tibétaine
jusqu'au Népal et au delà. C'est lui qui introduisit le bouddhisme
dans le pays en remplacement de la religion locale, le Bôn, qui croyait
en une royauté divine. Cette croyance survécut d'ailleurs dans
le bouddhisme tibétain. Le Tibet fut un grand État pendant deux
cents ans jusqu'à ce qu'il soit déchiré par des luttes
intestines. La noblesse, toujours adepte du Bôn mais opposée
à une forte monarchie, freina l'essor du bouddhisme. Le royaume tibétain
se morcela en petites principautés hostiles les unes aux autres.
Au XIle siècle, le bouddhisme se réveilla à partir du
Tibet occidental. Le clergé lamaïste fut doté de riches
propriétés et, à la fin du siècle, les pères
supérieurs des grandes lamaseries (monastères) occupaient un
rang égal à celui des princes.
Les dalaï-lamas
Les Gelug-pa ou" Bonnets jaunes" triomphèrent des nombreuses
autres sectes lamaïstes et donnèrent à leur chef spirituelle
titre mongol de dalaï ( " grand" )-lama. Avec le soutien des
Mongols, le cinquième dalaï-lama (1617-1682) défia la dynastie
royale tibétaine hostile au lamaïsme et se proclama roi en 1642.
Pour la première fois, une seule personne cumulait les pouvoirs politique et spirituel. C'est également au cinquième dalaï-lama que l'on doit l'érection du célèbre palais de Potala dans la capitale Lhassa. Depuis longtemps, les Tibétains étaient menacés par leurs voisins chinois. En 1644, les Mandchous fondèrent la dynastie des Qing (1644-1911), . L'empereur mandchou, en vue d'afficher son autorité sur le Tibet, consacra officiellement en 1653 le Dalaï-Lama et en 1713 le Panchen Lama, confirmant ainsi leur statut tant religieux que politique au Tibet. Finalement,en 1720, sous la dynastie des Qing: la Chine fit du Tibet un protectorat chinois.
En 1912 : Les Tibetains, avec l'aide
des Britaniques, chasse les chinois. En 1950: la Chine populaire occupe le
Tibet. En 1959: le Dalaï Lama part en exil. En 1965: le Tibet est doté
du statut de région autonome. La résistance tibetaine reste
vive ( Jacquerie de 1970, emeutes depuis 1987 )
Après neuf années d'exil, le treizième Dalaï-Lama
rentra en triomphateur et forma un gouvernement. Il lança de grandes
réformes visant à renouveler la société traditionnelle.
( dâtes référencées dans Mr Larousse )
