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Tous les textes de ce site sont ©2001-2002 MoMo
La reproduction des textes est interdite sans l'autorisation écrite de l'auteur.

Ce lay-out reprend une photo de Keren Ann, jeune artiste compositrice française ayant publié deux albums "La Biographie de Luka Philipsen" et "La Disparition".

Les paroles figurant dans ma photo de titre sont ©2002 Emi  



"La bêtise, ce serait de conclure."
in Bouvard et Pécuchet de G. Flaubert

 

 
Cadeau commun pour Algesiras

20/10/2002 - Ceci n'est pas un hiatus, ni une fermeture

Non, je ne céderai pas à la mode de l'automne qui consiste à partir en hiatus ou à fermer de manière plus ou moins définitive.

Par contre, je vais certainement poster un peu moins souvent.

Quand j'ai commencé ce site, j'avais plusieurs souhaits. L'un était de voir si j'étais capable de trouver, de manière régulière, des sujets sur lesquels écrire. Il s'est avéré que je suis parvenu, sans trop de problème, à en trouver. A tel point que, finalement, je me suis mis parfois à écrire des textes que je trouve sans grand relief. Si j'ai un reproche à m'adresser sur ce que j'ai fait ici, c'est bien celui-là : avoir parfois céder à la tentation de la quantité au détriment de la qualité. Et je me rends compte que la manière que j'ai eu, parfois, d'écrire juste pour écrire se révèle une démarche un peu stérile.

Il est temps pour moi de revenir à une démarche un peu plus classique : écrire pour véritablement dire quelque chose, motivé par un souhait profond.
Laisser de côté pour un temps l'aspect instantané de certains de mes textes pour revenir à des choses un peu plus pensées et réfléchies. 

19/10/2002 - L'attente

Il y a toujours une petite fierté dans le fait de faire ses études loin de chez soi, loin de sa région natale, loin de sa famille. Cette satisfaction d'arriver à s'assumer, si ce n'est financièrement, tout au moins dans les petites habitudes du quotidien.

Mais lorsqu'un évènement imprévu se passe de par chez vous, la satisfaction laisse place à la frustration.
Frustration de ne pouvoir être . De devoir passer par un intermédiaire pour être au courant des dernières nouvelles. D'être contraint à attendre que le téléphone sonne.

Bien sûr, rien ne serait fondamentalement différent si vous étiez là-bas. Vous seriez confronté à la même attente. Quand vous êtes loin, vous avez l'âpre sensation que ce qui se déroule, à des centaines de kilomètres, vous échappe. La véritable nature de l'instant présent, complètement insaisissable, se rappelle à vous avec force.

Et le téléphone qui ne sonne pas ...

17/10/2002 - Vie

Il est des jours où, curieusement, de petites choses anodines semblent, quand on les met bout à bout, former un tout cohérent. Une sorte de message paraît en émaner.

Cet après-midi, par hasard, je suis tombé sur C'est mon Choix ; le thème du jour "Le jour où ma vie a basculé ...". Je dois reconnaître que j'ai laissé la TV allumée une bonne dizaine de minutes, alors que, généralement, je ne regarde jamais cette émission plus de 20 secondes. Une fois la télévision éteinte, cette question résonnait en moi : est-ce que des jours particuliers ont joué un rôle capital dans ma vie. Et la réponse est oui. Je vois deux journées, dans ma vie, qui ont marqué des ruptures inexorables avec ce que j'étais avant. Puis finalement, j'en suis retourné à mes cours sans pousser plus loin la réflexion.

En fin d'après-midi, je suis allé faire un tour en ville. Peu de choses me réjouissent tant que de traîner parmi les gens, dans des librairies, passer chez le primeur, à la boulangerie. Des moments anodins qui, pourtant, me donnent le sourire aux lèvres. 
Et, en même temps que je marchais, je repensais à C'est mon Choix. Tout en goûtant au charme banal d'une ballade dans un centre-ville, je repensais à ces évènements qui ont à jamais changé ma manière de voir. Je repensais à ma philosophie de vie d'avant. A la manière dont, alors, j'abordais les évènements qui se présentaient à moi.

Cette manière de toujours sentir que le monde est contre soi. Ne pas se sentir en phase avec la majeure partie des gens que l'on côtoie. Ne pas se reconnaître dans l'évolution de cette société. Voilà des éléments qui, s'ils ne sont pas maîtrisés, laissent la porte ouverte à des milliers de sentiments négatifs. Se contenter de voir le monde à travers le prisme mesquin de ses petits malheurs, et fermer les yeux à la vie qui nous entoure, voici ce à quoi je ne peux plus me résoudre. Focaliser sa vie sur un seul et unique thème (les études, la quête de l'amour, etc.) représente un danger énorme. 

Cela paraît bête à dire, mais, quand les gens autour de moi vont plutôt bien, quand je vais plutôt bien, je me force à me dire intérieurement "Quelle chance de ne pas avoir de gros problème en ce moment. Il faut que je profite de cet état. Il faut que je profite d'être en bonne santé.". Pourquoi est-ce que j'utilise "il faut" ? Tout simplement parce que, dans nos sociétés occidentales, nous avons une méchante tendance à focaliser sur nos malheurs quand tout va bien. Nous sommes devenus des handicapés du bonheur. 
D'ailleurs, ils sont nombreux, les membres d'ONG qui, après des missions dans des pays particulièrement pauvres, racontent que, dans ces pays, les gens savent beaucoup mieux vivre qu'en Occident.

Et voici que la vie me rappelle justement sa fragilité, sa fugacité, son imprévisibilité.
En rentrant ce soir, j'ai appris qu'un de mes proches venait d'être hospitalisé pour cause d'anémie. Que de multiples examens allaient suivre pour en déterminer la cause. En espérant que cela ne soit pas trop grave. C'est dans un tel moment, quand les priorités de tout un chacun bascule face à l'imprévu, que je me dis encore plus violemment la chose suivante :
Quand tout va plutôt bien, on n'a vraiment pas le droit de se plaindre !  

Mercredi 16 Octobre 2002 - Amour naissant

A chaque fois, elle me paraît insaisissable. Plusieurs fois, le soir, j'ai essayé de la rattraper, histoire de faire un petit bout de chemin avec elle. Et de nombreuses fois, je l'ai perdue. Elle semble si éloignée de tout cela, des préoccupations quotidiennes de tout un chacun. Son aspect mystérieux ne fait que renforcer ce que je ressens pour elle.

Samedi soir, je suis allé au cinéma avec plusieurs de mes copains. Nous étions huit. Elle était là, quelle chance. Rien que sa présence était une source de joie. Certaines personnes ne font jamais attention à la manière dont un groupe de personnes peut se répartir dans une allée. Et, pourtant, c'est un moment terriblement stratégique qui se joue là. Je cherche toujours à être "bien placé", à être côte à côte avec les gens que j'apprécie vraiment.
Ce soir-là, j'aurais aimé qu'elle soit à côté de moi. Mais voilà, pris dans la queue du cinéma, Anne, Cédric et moi nous étions lancés dans une grande discussion, nous nous sommes logiquement retrouvés à la queue de notre petit groupe. Et finalement, nous nous sommes assis à côté une fois rentrés dans la salle. Bien sûr, j'aurais pu être beaucoup plus mal entouré. Mais j'aurais aussi pu l'avoir, elle, à côté de moi.
Après le cinéma ("La Mémoire dans la Peau", sympathique film d'action qui aurait néanmoins pu gagner en profondeur), nous sommes allés boire un verre dans un bar. Parler du film, de tout, de rien. Quel jeu se joue véritablement dans ces moments ? Les regards qui s'échangent, les rires sont parfois les signes annonciateurs de certains bouleversements. A priori, rien de plus banal que des groupes d'amis autour d'un verre, un samedi soir. Pourtant, à l'échelle de ces personnes, ces quelques moments peuvent avoir une importance capitale.

Elle était assise en diagonale par rapport à moi. Nous avons dit quelques mots, sans aucune importance. Elle semblait profiter de l'instant présent, rien de plus,  rien de moins. Les sujets avaient peu d'importance, pour moi. L'essentiel, c'était d'échanger quelque chose. De poser les premières briques d'une relation qui pourrait être autre chose qu'une relation de "camarade de classe" ? Personnellement, je l'espère, et je me prends à rêver qu'elle était habitée du même souhait. Mais j'en suis à supputer. Je ne suis sûr de rien. Ces moments, j'essaie de les revoir dans ma tête afin de mieux les analyser. Voir si des signes pourraient me montrer que je ne lui suis pas totalement indifférent. 

En moi, les émotions bouillonnent. J'ai ressorti les albums de Mylène Farmer. Nulle personne ne parvient à chanter avec autant de maîtrise qu'elle l'effervescence dans laquelle peut nous faire basculer le sentiment amoureux. 

15/10/2002 - Pourquoi continuer un Weblog ...

Voici une question qui se pose violemment quand on regarde un peu le remue-ménage qui a eu lieu dans la Blogsphere française depuis le mois d'août : Nacara s'en va, idem pour Gabu, IokanaaN part en hiatus (mais heureusement, il est revenu), etc. 
En ce qui me concerne, la réponse est claire : j'aime bien cette forme d'intéraction entre les gens. J'apprécie le fait de me sentir un petit grain de sable dans cet univers. Juste un grain de sable, de toutes manières, je ne demande pas plus. 
Je ne suis pas à la course aux statistiques. actuellement, je tourne à 20 visites par jour, mais c'est un cas exceptionnel. Et puis, j'ai énormément de gens qui viennent se perdre ici avec des mots-clefs ne correspondant pas du tout à ce qu'ils recherchent (toi, visiteur arrivé sur cette page en tapant "Erika île de la tentation maximal", je te salue ; environ 50 personnes sont déjà arrivées ici de la même manière que toi). Mais là n'est pas l'important. Je préfère avoir des lecteurs fidèles qui sont, par ailleurs, mes amis. 
J'en profiterai d'ailleurs pour leur rendre hommage. Vu qu'en plus, il y en a qui s'inquiètent pour moi quand je me lance dans certaines expériences comme celle de la semaine dernière. Promis, je vous referai pas un coup pareil ;-) [voilà qui devrait t'éclairer, Delf, sur les raisons qui m'ont poussé à arrêter ma petite expérience d'écriture ; je la reprendrai sans doute, mais désormais les gens sont prévenus].

Maintenant, je souhaiterai réagir à un point soulevé par Chandrani dans son post du lundi 14 octobre.
A propos des gens qui, dernièrement, ont stoppé leur Blog, et sur les raisons qui ont pu les motiver, Chandrani écrit "Si c'est parce que ça vous fait mal de parler de vous-mêmes... là c'est un problème sérieux qui aurait besoin d'un autre débat."
Je ne suis pas tout à fait de cet avis, au sens où je pense que le Net, ne serait-ce qu'un Weblog, n'est pas forcément le lieu le plus approprié pour parler de soi-même, de ses problèmes, de ses sentiments. Un écran ne renvoie une réponse. Par ailleurs, je l'ai déjà soulevé dans un de mes précédents posts, je pense qu'il y a une certaine partie du lectorat de Weblogs qui est plus motivé par un désir de voyeurisme que par un réel intérêt pour les écrits ou la personne à l'origine du Blog. 

Par ailleurs, je suis de ceux qui pensent que tout texte, même le plus anodin, dévoile un pan de la personne qui l'a écrit. Le choix des mots, la juxtaposition des phrases. Quand je me suis lancé dans mes posts du 07 et 08 octobre, je trahis en quelque sorte une partie de moi-même. Le "je" du narrateur a beau ne pas être "moi", il y a, dans tout récit, la projection d'expériences que nous avons vécues directement ou indirectement. Après, beaucoup de lecteurs cherchent à déterminer où se situe véritablement l'auteur, par exemple d'un roman, par rapport à la fiction qu'il écrit. Ce n'est jamais facile car le narrateur n'est pas nécessairement l'incarnation romanesque de l'auteur. Des éléments autobiographiques émaillent tout récit, mais ils ne sont pas forcément en première ligne.

11/10/2002 - Séance de dédicaces

J'avais la chance d'avoir une invitation pour une séance de dédicaces de Jean-Pierre Gibrat, et j'en reviens juste, très content d'avoir pu rencontrer un auteur dont j'apprécie beaucoup les oeuvres. C'était un très bon moment.

"Moment", le mot est lancé. Personnellement, quand je me rends à une séance de dédicaces, ce qui m'intéresse, ce n'est pas tant le petit dessin avec lequel je repartirai mais plutôt le court moment partagé avec une personne dont on apprécie les créations. Je ne fais pas partie de ces collectionneurs de dédicaces qui "épinglent à leurs tableaux de chasse" plusieurs dizaines de dessinateurs par an. Je préfère sélectionner les séances de dédicaces auxquelles je vais, ce qui leur donne encore plus de poids. Et je suis aussi plus attiré par les rencontres qui sont organisées dans les librairies plutôt que dans les grands salons de BD. En effet, dans les festivals, les auteurs sont généralement plus sollicités et disposent de moins de temps à consacrer aux visiteurs.

Quant au moment où l'auteur est face à moi, je lui dit simplement ce que j'apprécie dans ses oeuvres. Quand d'autres abordent des sujets techniques, les questions rituelles ("et le prochain album, il est pour quand ?" - j'imagine aisément la tête de l'auteur quand il a répondu 50 fois à la même question dans la journée), ou restent muets (par timidité ou émotion), je me contente de dire des mots sincères de compliments.

Et, surtout, j'apprécie le moment présent, seconde par seconde. 

10/10/2002 - De la pub

Jusqu'où ira Acclaim dans le domaine des campagnes de pub douteuses ? On peut se poser la question quand on lit cet article [via Kitsune].

Note et avertissement : je vais continuer ici le récit de fiction que j'ai commencé. Parce que cela m'amuse, et parce que je sais parfaitement la direction dans laquelle je veux le faire évoluer. 
Ce post sert d'avertissement : quand le post est en italique, avec une autre police de caractère, alors c'est le narrateur de mon histoire qui parle. Quand le post est présenté "classiquement" (verdana "normal"), c'est moi ;-)

09/10/2002 - De l'apparence des choses

Bon, bah, voilà, ça m'apprendra à vouloir faire de l'original. A la limite, j'aurais du faire cela ailleurs parce que, en elle-même, l'idée est bonne. Mais, devant le tollé que j'ai rencontré en "interne", j'arrête.

Donc tout ce que vous avez pu lire ces deux derniers jours n'était que le fruit de mon imagination débridée. Il y avait un certain nombre d'indices : la manière dont je concluais mon post du 06/10, le changement de typographie, etc.). Deux projets s'y étaient rencontrés :
1- depuis longtemps, je souhaite écrire des textes de fiction. J'ai différentes idées, mais l'une est beaucoup plus avancée que les autres. C'est celle que vous avez lu. Enfin, vous n'avez pu lire ici qu'un début.
2- je suis saoulé, mais vraiment saoulé par une certaine catégorie de lecteurs de Weblogs. Il est, à mon sens, affligeant de voir combien le trafic d'un Blog croît dès qu'il y est question de relations amoureuses (voire de récits d'expériences sexuelles). Les gens qui sont à l'origine d'accroissement du trafic ont alors un certain profil, bien peu reluisant au demeurant. Il n'y a qu'à voir, pour s'en convaincre, l'attitude à laquelle furent confrontés quelques Bloggeuses "cultes" (Nacara et Bingirl en premier chef). Il y a, dans l'ombre du magma lecteur de Blogs, des gens qui me semblent bien peu fréquentables. Ils viennent sur ce type de site motivés par les mêmes critères qui les poussent à aduler la Trash TV. 
Qu'on soit bien d'accord sur quelques points : je ne fais pas d'amalgame entre les gens qui lisent "classiquement" des Blogs et le genre de personnes que je décris plus haut, et qui, c'est un fait, s'intéressent aux Weblogs pour des motivations plus que douteuses. 
Personnellement, j'apprécie beaucoup la Weblog-sphere française parce qu'elle a un certain esprit, et je continue à tenir mon Notebook pour continuer à en faire partie.

Ce que j'aurais voulu voir, en fait, c'est clarifier les motivations qui habitent la majorité des lecteurs anonymes de Weblogs (celle qui a fait le succès de Nacara, Bingirl, puis Elle et Lui, etc.). Autrement dit : est-ce que les gens viennent pour lire ce que telle ou telle personne écrit, ou sont-ils seulement en quête d'un "journal intime" assez croustillant qui les tiendra en haleine chaque jour ?

Pour le reste, Mea Culpa. 

Mardi 08 Octobre 2002 - Yûme ?

Je les vois, ces couples. Ces gens qui se tiennent la main, qui s'embrassent fougueusement.
Et je me vois, là, seul au milieu de la foule.

J'ai appris qu'Anne-Laure essayait de séduire Victor. Que Claire était un temps sortie avec Alain, mais était finalement retournée dans les bras de son ex. Les évènements vont tellement vite. J'ai l'impression que le monde entier tourne autour des relations amoureuses. La TV, les livres, tous parlent de vie à deux.

J'aimerais sentir une présence, quelqu'un que je pourrais tenir par la main, avec qui partager. Elle est en face de moi, mais je n'arrive pas à m'approcher. Elle est comme sur un autre rivage, un rivage sur lequel j'aimerais débarquer. Mais je suis là, et je me sens enchaîné. Il doit pourtant bien exister un moyen.

Lundi 07 Octobre 2002 - Un récit

Je l'ai revue.

Et, comme à chaque fois, je l'ai trouvée plus belle encore. Avec ses cheveux noirs, raides qui lui tombent sur la nuque. Et ses yeux ... Des yeux tellement expressifs, tellement attirants qu'on souhaiterait s'y noyer.

Un simple "Bonjour, comment ça va ?", voici bien les seuls mots que je suis capable d'esquisser. J'aimerais m'approcher, entamer une conversation un peu plus soutenue. Pourtant, je n'y parviens pas. 
Je suis comme tous ces adolescents, héros de romans ou de séries TV, qu'une barrière invisible semble entraver. Je la vois discuter, sourire, rire. Je l'observe, doucement, sans me cacher. Je ne fais que l'observer.

A midi, je suis allé manger un bout au Mc Do, avec Anne et Cédric. Anne qui ne trouve rien de mieux à me dire que : "Tu n'envisages toujours pas de sortir avec quelqu'un ?". Sacrée Anne, elle a l'art de mettre le doigt là où ça fait mal. Comment pourrais-je avouer la vérité, qu'il y a effectivement une fille qui m'attire. Anne la connaît, cette fille, peut-être pourrait-elle m'aider ? Me donner un coup de pouce afin de pouvoir l'approcher ? Je ne sais pas. Pour le moment, je ne parviens pas encore à dire le bouillonnement intérieur qui m'habite. J'aimerais que cela change. Oh oui, je le souhaiterais.

Je pense que je vais écrire de manière régulière. Peut-être trouverais-je ici les réponses que je cherche ? Peut-être trouverais-je une lumière pour enfin sortir de cette obscurité ?

06/10/2002 - De l'écriture (Part 3)

Quand écrivez-vous ? Est-ce quand vous êtes triste ou, au contraire, joyeux ? Quand estimez-vous écrire le mieux ?

Voici d'autres questions qui me viennent à l'esprit en ce qui concerne l'écriture. Je traverse actuellement une de ces périodes où j'ai peu d'inspiration, et c'est cela qui motive ce post.
Dans mon rapport à l'écriture, je fonctionne généralement en deux temps. J'alterne des périodes où je n'ai guère envie de coucher mes idées sur le papier avec d'autres périodes où, au contraire, je ne m'arrête plus de taper sur le clavier.

Deux étapes indissociables :
- lorsque je n'écris pas (ou très peu), je me laisse aller dans le sens des choses, je ne cherche pas forcément à être critique sur ce que je vois. Je me contente de vivre, je me laisse inspirer par le monde.
- et il arrive un moment où il me faut digérer tout cela. Alors il devient impossible d'arrêter la plume de mon stylo ou mes doigts qui glissent sur le clavier.

J'écris de manière compulsive. D'un coup, cela me prend et je suis incapable de m'arrêter.

Et, d'ailleurs, il me vient quelques idées ...