L'ORIGINE
:
LES VICISSITUDES DÛES
A LA GUERRE DE CENT ANS (de mi XIVe à mi XVe siècle) :
Les
descendants de ce premier seigneur, presque tous nommés
Guillaume,
comme lui, ajoutèrent de nouvelles fortifications à la tour
primitive. Pendant la guerre de Cent ans ce château roman,
fut vivement disputé entre les Français et les Anglais qui
semblent s'y être maintenus le plus longtemps. En 1387 Louis de
Sancerre, Maréchal de France, les en chassa et ordonna sa démolition
qui ne fut cependant pas exécutée. Les Anglais reprirent
le château et en furent à nouveau chassés en 1416 par
le Sire de Barbazan, capitaine de Charles VII qui, cettte fois-ci,
le fit démolir.
LES POSSESSEURS SUCCESSIFS
:
Reconstruit peu après, en ce XVe siècle, par Jean
de La Rochandry en style gothique, le château passa
par mariage aux Saint-Gelais en 1445, puis aux Tison d'Argence
et, vers 1580, aux Forgues de Lavedan qui le firent modifier et
agrandir entre 1613 et 1616 ce qui lui donna alors une allure
renaissance.
Le château fut vendu en 1681 à Etienne Chérade,
comte
de Montbron.
Au
XVIIIe siècle, en 1766, comme il menace ruine, la Dame de Rouffiac
le fait découvrir et fait abattre une partie des murs.
L'IMPORTANCE DE LA BARONNIE
DE LA ROCHANDRY :
Les évêques d'Angoulême étaient suzerains
du fief de La Rochandry et, en qualité de vassaux,
les seigneurs de cette baronnie devait, le jour de l'intronisation de chaque
évêque, accompagner celui-ci depuis le monastère de
Saint-Ausone jusqu'à la cathédrale en portant le pied avant-droit
de son siège (1). Ils devaient en outre héberger l'evêque
avec sa suite, chaque année, pendant les mois d'août et de
septembre. Mais les Barons de La Rochandry avaient eux-même sous
leur dépendance de nombreux fiefs dont ils étaient donc
les suzerains : La Foy,
Boisbelet,
Les
Rousselières, Le.Ménadeau,
Forge,
attribués à des chevaliers valeureux aux XIe et XIIe siècles
et servant de postes avancés à La Rochandry, puis la Bussière,
Les
Gagniers, les Hunauds et le Portail achetés par de
nouveaux riches. Les seigneurs de La Rochandry possédaient
aussi
le droit de basse, moyenne et haute justice (cette dernière
permettant de prononcer la peine capitale). Alcide Gauguié a écrit
en 1868 qu'au lieu-dit Les Justices, sur les hauteurs de Mouthiers, existaient
encore des traces de fourches patibulaires (gibets).
LE CHATEAU DEPUIS LE XIXe
SIECLE :
Au début du XIXe, en 1814, le château est racheté
par Lacourade qui utilise ses pierres pour la construction de la
papeterie
de
La Rochandry. Cependant, en 1845 on distinguait encore les différentes
époques de la contruction de l'édifice comme le montre une
lithographie publiée à l'époque par Paul Sazerac
de Forge: au centre des ruines se remarquent les pignons aigus du logis
du XVe siècle, une fenêtre à meneaux, deux tourelles
à encorbellement et, sur la gauche, des fenêtres à
fronton et un parapet crénelé. Au pied du château apparaissent
deux tours rondes, restes de la forteresse médiévale.
En 1850 le banquier Servant, d'Angoulême, achète ce qui reste du château de La Rochandry, le fait recontruire en 1852 tel qu'il est de nos jours et se ruine dans cette opération.
La forme en arc du château permet de voir les côtés
en même temps que la façade, ce qui le fait apparaître
plus grand (extrait du plan cadastral).
Vues du château actuel
(1) Chacun des quatre
pieds du siège de l'évêque d'Angoulême était
porté par les seigneurs de La Rochandry , La Rochefoucauld,
Montbron
et Montmoreau, correspondant aux quatre places fortes (deux Roches
et deux Monts) qui étaient les avant-postes d'Angoulême.
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