Croissance

 

croissance


Le sport ne modifie pas

la taille adulte.


  1. -hormones


  1. -date de déclenchement de la puberté


  1. -courbe de poids, taille


  1. -anomalie = médecin



adolescence



 
 

L'adolescence est une période de mutation et de transition qui se traduit par des bouleversements du corps et du statut social. Ces bouleversements s'imposent au MOI de l'adolescent qui les subit passivement. C'est le changement bio-sociologique qui le saisit et le transforme. Il ressent son corps comme étranger à son MOI. Pour intégrer ce changement, il doit faire un important travail d'élaboration mentale.

Tout adolescent est confronté à une double tâche : - opérer sa séparation à sa famille, -acquérir une identité stable. Pour réussir des conflits sont nécessaires. Les troubles du comportement sont une des réponses privilégiées face à ses situations conflictuelles. Ces troubles s'expriment par l'intermédiaire du corps qui est un moyen privilégié de communication à cet âge de la vie. Les activités physiques à dominante corporelle sont très bien perçues par les adolescents (musculation ...). L'alimentation est souvent déséquilibrée qualitativement (plaisir des sens, convivialité, carnivorisme lipido-protidique ...). L'activité physique reste insuffisante. Tout cela conduit vers une obésité....préjudiciable à la qualité de vie et à la santé de l'adulte. Le sport est d'autant plus important à cet âge.


Le muscle. Un entraînement physique régulier pendant l'adolescence permet non seulement un gain en VO2max, mais aussi une amélioration de la valeur du seuil anaérobie (développement des capacités aérobie et anaérobies). Le rôle d'une activité régulière pendant cete période semble déterminante pour cette évolution. Chez le garçon, la période de la mi-puberté à la puberté est hautement favorable au développement de la force musculaire. Les facteurs hormonaux sont potentialisés : - l'augmentation du taux de testostérone devient importante vers 14 ans, elle s'accompagne d'une diminution de la protéine vectrice des stéroïdes sexuels (TeGB), - le taux d'hormone libre biologiquement active est à son maximum, - l'hormone de croissance est encore élevée (pic sanguin nocturne à 10 ng/ml), tandis que ce taux descendra à l'âge adulte (en dessous de 5 ng/ml). L'action anabolisante de ces deux hormones sur le muscle est indiscutable. Les facteurs psychologiques sont favorables : besoin de tirer le maximum de soi, maîtrise de l'angoisse par le biais d'un sport, besoin d'absolu et de valeurs stables ... or la motivation constitue un facteur important du développement de la force musculaire.


L'âge de 14 ans à 16 - 18 ans est l'âge idéal pour le développement de la force musculaire (Force / vitesse).


Mais attention, éviter le surmenage intensif... source de lésions de l'appareil locomoteur. L'intensité et le rythme de la pratique font appel au bon sens de l'entraîneur et des parents, et à la surveillance du médecin.

 

La croissance

 

La notion de normalité se réfère à une courbe de poids et de taille selon l'âge et le sexe (notion statistique), un pic de croissance à la puberté, un âge osseux (Rx de la main). La prévision de taille adulte reste difficile, tout dépend de l'âge au moment où la puberté se déclenche. Le déclenchement plus précoce de la puberté chez la fille explique la plus petite taille que chez le garçon (environ 13 cm). Les caractères sexuels apparaissent dans 95% des cas entre 8 et 13 ans (moyenne 11,5 ans) chez la fille, et entre 9 et 14 ans (moyenne 12,5 ans) chez le garçon. Aucune étude n'a permis de démontrer que l'activité sportive pouvait augmenter ou diminuer la taille.


Les facteurs hormonaux de la croissance. L'hormone de croissance (STH) possède une action physiologique sur l'ensemble des tissus, avec plus d'effet sur la taille que sur l'âge osseux. Elle exerce une très puissante action anabolisante protidique diffuse, un effet mobilisateur des lipides. Elle augmente le taux de réserve glycogénique hépatique et surtout musculaire, une action anti-insuline (effet diabétogéne). Les hormones thyroïdiennes (T3 et T4) exercent un effet permissif (nécessaire). Les androgènes augmentent la croissance et la maturation osseuse (action directe sur les somatomédines). Les oestrogènes ont un rôle majeur dans la maturation osseuse. L'exercice musculaire (suffisamment intense) agit comme un stimulant de la sécrétion de STH.


La puberté normale. Elle est l'expression physique de la maturation gonadique (dépendante de la maturation hypothalamo-hypophysaire), la finalité étant la capacité de reproduction. Elle se traduit par une série de manifestations. La puberté se déclenche en moyenne 6 mois avant l'ossification du sésamoïde du pouce. Trois hormones augmentent à la puberté : les stéroïdes sexuels, l'hormone de croissance (GH) et "insulin like growth factor I" (IGFI).


Garçon. La croissance testiculaire : un volume de 5 ml (un grand axe > 2,1 cm) témoigne d'un début de puberté (vers 11,5 ans à 12 ans). La mi-puberté (stade A2,G4,P4) est un excellent point de repère : pilosité axillaire naissante , augmentation du volume testiculaire et de la longueur du pénis, pilosité pubienne plus dense, bouclée, pigmentée. C'est à partir de ce moment que se développent particulièrement les muscles, et apparaissent la mue de la voix, la séborrhée, l'acné. La sécrétion de testostérone s'élève vers 12-14 ans. La durée de la puberté est en moyenne de 3 ans, avec une augmentation de taille de 28 cm. La taille adulte est atteinte en moyenne à 18 ans.


Fille. Le signe objectif du début de la puberté est la taille des ovaires (échographie), de 1 à 6 cm3 la puberté est en cours (vers 10,5 ans). Le premier signe est le bourgeon mammaire. La ménarche n'apparaît que deux ans plus tard, au stade M4 (vers 13-14 ans). Les premiers cycles sont irréguliers, et il faut en moyenne 5 ans pour avoir un bon corps jaune (les douleurs chez les jeunes filles correspondent souvent à un manque de progestérone). La durée de la puberté est en moyenne de 2 ans, avec une augmentation de taille de 25 cm. La taille adulte est atteinte en moyenne à 16 ans.


Conseils : suivre la courbe de croissance POIDS / TAILLE ... cela permet d'extrapoler la taille adulte (renseignements utiles pour certains sports), mais aussi de s'inquiéter d'écarts trop importants, et de consulter son médecin en cas de changement de couloir de croissance. Des examens complémentaires sont nécessaires.


Petite taille. Le plus souvent elle est constitutionnelle (génétique) ( > 60% des cas), aucun traitement n'est efficace. Dans certains cas (20%), l'enfant a une pathologie connue qui ralentit la vitesse de croissance. Une pathologie endocrinienne (5% des cas) est importante à reconnaître car elle conduit à un traitement spécifique (Spécialiste). D'autres étiologies existent, comme l'anorexie mentale chez la jeune fille, après le début de la puberté. Grande taille. Le plus souvent elle est constitutionnelle (> 90% des cas).


Puberté précoce (développement des caractères sexuels avant l'âge de 8 ans chez la fille et de 10 ans chez le garçon). Chez la fille elle est le plus souvent idiopathique, mais chez le garçon il faut suspecter une pathologie. Retard pubertaire (absence de développement des caractères sexuels au-delà de 13 ans chez la fille et de 14 ans chez le garçon). Chez le garçon il s'agit trés souvent d'un simple retard de la puberté (testostérone), mais chez la fille il faut rechercher une anomalie hypothalamo-hypophysaire ou gonadique.

La croissance

 

La croissance

 

La croissance

 

L’adolescence