FORUM NALPA LYONAgoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et Phobie et Sociale et nalpa LyonWWW Spin Home ] Sophrologie nalpa ] PHOBIES ] Thérapie Comportementale et Cognitive de la phobie ] TAG ou trouble anxieux généralisé ] THADA ] phobie et notion d'accompagnement ] trouble de la personnalité ] theatre art-therapie ] Carnet de bord des adhérents ] nalpa ]

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Agoraphobie et Phobie sociale et Association Nalpa Lyon Rhône, Je dédie ce site à un homme exceptionnel : Matthieu Ricard  ainsi qu'a Madeleine et Yves Dienal pour leur apport des pathologies mentales.

Agoraphobie et Phobie Sociale : Reprises des activités de l'Association NALPA Lyon Rhône début septembre. Agoraphobie et Phobie Sociale : Association NALPA Lyon Rhône saison 2005/2006 

 

NALPA Lyon Rhône : Unique à Lyon en Région Rhône-Alpes et en France.

Association NALPA Lyon Rhône : Site d'Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie sociale, de Phobies, Phobie scolaire, de Sophrologie, de Psychothérapie, de Thérapies de couple, de Gestion du Stress,  de Gestion des émotions, de Dépressions, d'anxiété sociale, de désadaptation sociale, de troubles anxieux, Phobie scolaire, Phobie Sociale, Agoraphobie et de Santé Mentale, timidité, trac.

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NALPA Lyon Rhône : Nul n'est à l'abri de l'anxiété !

Association NALPA Lyon Rhône : Vous souffrez de troubles anxieux, de phobie, de phobie scolaire, de phobie sociale, d'agoraphobie, de trac, de timidité... .Vous n'êtes plus seul NALPA est là ! Et vous accompagne dans votre cheminement, vers votre but : Vaincre les troubles anxieux, vaincre l'angoisse, vaincre l'anxiété, vaincre le stress, vaincre la phobie, vaincre la phobie sociale, vaincre l'agoraphobie, vaincre la dépression, vaincre le trac, vaincre la timidité excessive, la timidité.

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NALPA : Non A La Phobie Aujourd'hui Lyon Rhône. 

Nous préconisons
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NALPA : Non A La Phobie Aujourd'hui Lyon Rhône. 

Nos atouts :

NALPA : La rigueur, L’innovation, Les compétences et l’éthique garantie.

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 La maîtrise de toutes les techniques des apporoches les plus traditionnelles au plus avant-gardistes.

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Pierre DASSIGNY : Président, Sophrologue, Psychothérapeute, spécialiste de l'agoraphobie, de la phobie sociale, de la phobie scolaire, des phobies, des phobies simple, des phobie complexe, des troubles anxieux, de la gestion du stress, de la timidité excessive.

Tel : 04 72 61 84 52 / 06 88 48 50 72 Lyon

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Derrière les douleurs profondes des barreaux de votre mental se situe la plus belle chose qui soit : l'Amour

Afin que la thérapie retrouve toute sa poésie...

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Sophrologie, TCC Intégrative, EMDR, Hypnose Ericksonienne, respiration holotropique, PNL, Psychothérapie de groupe, Psychothérapie analytique :

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 La maîtrise de toutes les techniques de Sophrologie, de  Psychothérapie : Des plus traditionnelles au plus avant-gardistes.

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Les ressources mises à votre disposition sur ce site ne peuvent remplacer les services d'un professionnel n'y de se substituer aux consultations.

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Association Nalpa Lyon Rhône : Non A La Phobie Aujourd'hui. 

NALPA : Mot sanscrit  (langue ancêtre des langues indo-européennes) KIEP en vietnamien vi e ou génération passée...

Association Nalpa Lyon Rhône : Non A La Phobie Aujourd'hui. Association d'intérêt général, Loi 1901 à but non lucratif.  Une association crédible, aucune demande de subvention, donc indépendante des pressions, financière, politiques, amicales, du microcosme libérale d'un lobbying pseudo associatif schizo-phrénique  ... Faire vivre des projets alternatifs non modélisés et Vivre de peu est aujourd’hui le prix à payer pour l’indépendance...
 

Siège Social : 11, rue Saint amour 69003 Lyon.

tèl : 04 72 61 84 52 - 06 88 48 50 72

Réunions hebdomadaires 
 Plans d'accès
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Le mardi de 18h00 à 21h00

13, rue Antoine Fonlupt
69008 Lyon.

 
Le samedi de 10h00 à 13h00

11, rue Saint-Amour
69003 Lyon.

Association Nalpa Lyon Rhône

Activités proposées :

Sophrologie individuelle.

Sophrologie de groupe.

Psychothérapie individuelle.

Activités proposées le mardi soir :

Thérapie de groupe :

Groupe de parole

Groupe d'entraide, de soutien, et d'affirmation de soi.

Sophrologie.

Jeu de rôle.

Renforcement et revalorisation.

Imitation (modeling).

 Art-thérapie : atelier d’expression orale, théâtre d’improvisation ou sur un sujet choisi.

Atelier psycho-corporelles.

Séances de discussion sur un thème donné.

Accompagnement individualisé extérieur.

Accompagnement individualisé à domicile.

Travaux pratiques, mises en situation en milieu protégé et ouvert.

Et accueil des proches, des familles.

La participation active (dans la rigueur) et l’écoute étant un des points forts de l’association,

Ces activités pourront être adaptés selon les besoins et aspirations des personnes.

Stages pour les étudiants en licence, maîtrise, dess de psychologie.

Ces activités complémentaires ou trandisciplinaires (Se dit d'un modèle ou d'une activité qui dépasse les usages d'une seule discipline)  possèdent un champ de validité plus large, recouvrant plusieurs disciplines, rentre dans l'approche holisitique de la personne et de ces trois niveaux d'intervention additionnelle : la médication, la thérapie individuelle et la thérapie de groupe. Les thérapies de groupe sont extrêmement utiles, elles sont le moteur vers le bien-être et permettent aux personnes de ne plus se sentir seules face à leurs difficultés et d'être écoutées, regardées, rassurées, sans être jugé. De nombreuses personnes apprennent d’autrui, bénéficient du soutien offert par les membres du groupe. Les personnes se libèrent peu à peu de leurs peurs, de leurs émotions, pensées négatives, elles découvrent de nouvelles façons d'envisager leurs situations et retrouvent, espoir, désir, énergie, l'impossible passe dans le contexte du possible, puis dans celui de la certitude de la guérison.  Les activités pourront être adaptées selon les besoins et aspirations des personnes. Il n'y a pas d'approche meilleure que les autres.
Il conviendra cependant de choisir l'approche la plus en adéquation en fonction de la situation rencontrée.
Ceci reflète le but visé par NALPA, qui est d'analyser, de comprendre et de mettre en oeuvre, des outils, des modes d'intervention adéquats afin de répondre, à votre demande.

Association Nalpa Lyon Rhône

Activités proposées le samedi matin :

Thérapie de groupe :

Groupe d’approche psycho spirituelle, philosophie non-dualiste,   psychologie transpersonnelle, qui intègre la spiritualité ainsi que les grands courants de pensées de la psychologie contemporaine tel que la psychanalyse, la sophrologie, le rebirth, la respiration holotropique, l’hypnose éricksonienne, l'approche cognitivo-comportementale- intégrative.

Cet atelier sera l'occasion d'explorer des thèmes centraux de la connaissance de soi tels que :

Qui suis-je ? Qui est ce moi ? Qu’est-ce que le moi ? Y a-t-il seulement un moi ?

Recherche de son identité profonde : le « deviens qui tu est ».

L’éveil.

La structure de la psyché.

Les sous-personnalitès.

 Le Soi témoin. (spiritualité et psychothérapie).

Découvrir son mythe personnel. Le mythe du héro.

Le monomythe.

Penser l’impensable et rendre possible l’impossible.

Mission, vocation (une question de vocabulaire) et estime de soi.

Le refus de la mission.

L’appel.

Le refus de l’appel.

Le lâcher prise et ses étapes.

Faire ses deuils et renoncements nécessaires.

Guérir ses blessures pour découvrir sa mission.

Période de marge et d’ombre. (Période psychologique de flottement, de confusion).

Intégrer son ombre.

Recherche d’identité.

La mission en action : le chemin des épreuves, des obstacles, des pièges, des tentations.

Sacrifier nos sécurités, amis, statut social (« sacrifier » en latin « faire du sacré »)

La peur du regard des autres, du jugement de son entourage, peur de l’abandon.

Persévérance, garder la foi, son objectif bien en vue (ex de relaxation, visualisation).

Savoir demander de l’aide ou quand l’aide vient d’elle même (synchronicité).

Dépassement de son drame personnel, état de béatitude, de bien être extrême.

Le retour.

Le refus du retour.

De l’estime de soi au Soi.

Le processus d’individuation.

Libre devant la vie.

L’intelligence émotionnelle.

L’intelligence intuitive.

La peur mère et ses 4 sous phobies. (La peur de souffrir, (physiquement et/ou psychiquement), est la "peur mère" de quatre sous- phobies fondamentales et donc mère de toutes les phobies humaines).

L’expérience du Soi libère de toute souffrance en élimant son fondement.

Association Nalpa Lyon Rhône

Réunion hebdomadaire :

Le mardi de 18h00 à 21h00

13, rue Antoine Fonlupt 69008 Lyon.

Le samedi matin de 10h00 à 13h00

11, rue Saint-Amour 69003 Lyon.

 
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Les différents types de handicaps                          handicaps physiques                      et anxiété
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TEMOIGNAGES
Temoignages
 

 La phobie sociale, une maladie de la modernité ?

Si la phobie est un phénomène universel, son expression est  fortement modulée par l'environnement culturel et social.      Un bon exemple de ces influences est donné par la phobie sociale. On peut en effet se demander comment un trouble aussi répandu et invalidant a pu rester à l'écart des préoccupations médicales pendant si longtemps, alors qu'il existait déjà du temps d'Hippocrate, qui en avait fait la description. La réponse tient sans doute - en partie - à des facteurs sociologiques. Notre société moderne_est marquée par la fréquence des changements tout au long d'une existence, comme les changements de domicile et donc de voisins, de travail et donc de collègues, etc. Tous ces changements posent beaucoup de problèmes au phobique social, qui était plus à l'aise autrefois dans une société où l'on gardait en général les mêmes voisins et les mêmes collègues toute sa vie. De plus, notre culture procède à des jugements sociaux rapides et superficiels. Lors d'un entretien d'embauche, le candidat sera davantage jugé sur ses compétences relationnelles que sur ses compétences réelles. Or un phobique social a besoin de beaucoup de temps pour se sentir à l'aise avec un interlocuteur. On observe un nombre très élevé de personnes au chômage ou occupant des emplois sous-qualifiés par rapport à leur niveau de formation chez les phobiques sociaux. Il est donc probable que si notre société ne crée pas la phobie sociale, si elle n'est pas la cause de ce type de troubles, du moins les révèle-t-elle ou les amplifie-t-elle.

"Connais-toi toi même" était écrit sur le portail du monde antique, sur celui des adhérents de NALPA, passant du monde de la souffrance à celui du bien-être il sera écrit "soi toi même"

NALPA propose un regard nouveau sur la diversité et la complémentarité des différentes approches thérapeutiques, vraie sources de richesse et, non l'enferment des différentes écoles de psychothérapies dans le dogmatisme, de l'autosuffisance, de l'exclusivité, et dans la croyance qu'elles détiendraient la vérité, se rapprochant hâtivement de l'approche scientifique tout en s'éloignant de leurs vocations humaine.     Afin, de profiter des différentes façons d'appréhender l'expérience humaine, il  serait souhaitable de réunir les pièces du puzzle, dans le but de mettre en oeuvre un espace de rencontre qui intégrerait l'unité et la diversité, l'objectif étant d'améliorer l'accompagnement des personnes en souffrance.

Le nombre des psychothérapies est aujourd'hui tellement important que les les personnes se sentent perdues face à un choix et se retrouvent comme face aux rayons d'un supermarché, avec une multitude de produits qui sous diverses appellations contiennent les mêmes ingrédients.

De plus la plupart des écoles de pensée, se présentent comme auto-engendrées, comme nées d'un précurseur génial, alors qu'elles oublient les bases sur lesquelles elles reposent et négligent les travaux de leurs prédécesseurs.

Pour exemple les thérapies cognitives et comportementales  sont présentées comme sous la houlette d' A.T. Beck. Alors qu'il faut rappeller C'est au coeur du laboratoire du célèbre physiologiste russe Ivan Pavlov (1849-1936) que se font les premières expériences concernants ce qui deviendra d'abord le béhaviorisme et plus tard la thérapie comportementale. Quelques années plus tard John Watson (1878-1958) psychologue Américain, reprend les expériences de Pavlov pour élaborer une psychologie scientifique.D'autres chercheurs comme Mary Cover Jones, et surtout Joseph Wolpe viendront approfondir et affiner les travaux de Watson en inventant des méthodes de soins, et en appliquant de plus en plus leurs expériences sur des cas de névroses cliniques.Cependant c'est Frédéric Burrhus Skinner (1904-1990) qui deviendra probablement l'une des figures les plus importantes du comportementalisme. Skinner modifie l'approche de Pavlov en introduisant la notion de renforcement positif. Malheureusement, malgré la personnalité de Skinner, le comportementalisme a conservé sa vision "antimentaliste" comme si le comportement était entièrement modelé par les contingences extérieures. C'est donc grâce aux travaux d'autres chercheurs que s'est développée l'étude des processus de la pensée, ainsi que celle du traitement de l'information : en d'autres termes le cognitivisme. A l'heure actuelle cognitivistes et comportementalistes travaillent ensemble et c'est pourquoi l'on parle fréquemment de cognitivo-comportementalisme. Les principes qui donnent naissance au cognitivisme commencent leur apparition dès 1966 avec les travaux de Cautela.Albert Ellis, le fondateur de la thérapie rationnelle-émotive, prend quant à lui clairement position : il développe une approche basée sur la restructuration cognitive.Obtenant d'intéressant résultats, A.T. Beck et Meichenbaum emprunterons la même voie un peu plus tard. Ils restructureront et en approfondiront les théories d'Ellis.... Il est donc clair que A.T. Beck n'a rien inventé mais développé.

NALPA, vers une thérapie sociale

 Psychiatrie : Quand La conversation N'est pas Bon marché !

Il faudrait en finir avec la confusion ancestrale que la psychiatrie est la seule à prendre en charge, les personnes souffrant de troubles anxieux, en même temps du soin et de la totalité de la prise en charge sociale des personnes qui s’adressent à elle.

Dans la perspective évolutive actuelle des soins en santé mentale elle est bien incapable de continuer à assumer cette double responsabilité. Il faut qu’elle se recentre sur sa mission de soins et insiste sur le partage collégial des missions car elle est trop souvent repliée sur ses chapelles théoriques et ses « vérités », qui ne seraient pas partageables.  

« Leadership sous 0° » 

Leçons d’endurance d’Ernest Shackleton en Antarctique  

 

Source : The Wharton Leadership Digest (*) 

 

C'est une histoire légendaire: le 5 décembre 1914, Ernest Shackleton fit hisser les voiles de son navire qui avait 27 hommes à son bord, et quitta l’île Georgie Sud (au sud-est des Iles Falkland). Par la force des choses, cette expédition s’avérera être la première traversée complète de l’ Antarctique. A quelques 60 miles du continent, des congères de glace piégèrent rapidement Endurance. 

 

Quelques 282 jours plus tard la coque se brisa, et le navire coula. Totalement isolé, l’équipage fut contraint de survivre sur la banquise, de la viande de phoque pour seule nourriture. Très souvent, l’équipage crût périr. Toutefois, grâce à sa persévérance, son ingéniosité, et son extraordinaire leadership, Shackleton les sauva tous.

         

En partant du récit de cette expédition frappée par le destin, Dennis Perkins, consultant en entreprises, a extrait dix grandes leçons de leadership. Il démontre que les mêmes principes se retrouvent parfois dans des expéditions en montagne, dans des unités de combat, et dans les entreprises qui font face à des périodes d’incertitude aiguë ou à un défi "menaçant"

 

Garder la vision du but ultime, mais focaliser l’énergie sur des objectifs intermédiaires.

 

Utiliser des actions symboliques pour faire parvenir des messages ineffaçables.

 

Engendrer l’optimisme.

 

Soutenir la force de résister.

 

Unir l’équipe.

 

Minimiser les  différences.

 

 Désamorcer le conflit.

 

Célébrer.

 

Ne rien risquer inutilement, miser le tout lorsque indispensable.

 

Ne jamais, jamais, jamais abandonner. Le capitaine s’exclama : « My name is Shackleton ». Le 30 août il sauva l’équipage qui était

resté sur l’île de l’Eléphant.

Six-cent trente quatre jours s’étaient écoulés depuis le début de cette expédition.

 

Ouvrage de référence:

"Leading at the Edge: 

Leadership Lessons from the Extraordinary Saga of Shackleton's Antarctic Expedition". Auteurs: Dennis N.T. Perkins, avec Margaret P. Holtman,  Paul R. Kessler, et Catherine McCarty. Editeur: American Management Association, 2000.

 

Dramathérapie nalpa lyon 

-La Spontanéité/ L Improvisation

Ouvrir son imaginaire, développer sa fantaisie/ Rendre visible l'invisible/ Retrouver la simplicité, le plaisir, le sens ludique, le goût du risque/ Les enchaînements, l'écriture gestuelle.

-Les explorations/ Les transformations-

La Dramathérapie

Les sensations, les perceptions, les ambiances, les sens, les sons.../ Les éléments, les matières, les objets.../ L'imaginaire animal, végétal/ L imprévisible, la faille, l instant du dérapage, les détournements d objets/ Variation autour d un thème.

-Le choeur/ Les personnages/ L interprétation

La notion d'ensemble, de composition collective/ Création de personnages à partir de spécificités corporelles, (isolation, différents niveaux de tension du corps...)/ Les choix d interprétation Le travail sur l expression orale Les objectifs sont d'utiliser avec efficacité ses moyens d expression (gestuelle, voix, langage), et de gérer son émotivité pour mieux maîtriser le trac et les situations difficiles. Une transmission efficace du message oral est recherchée par un entraînement et des exercices spécifiques sur

-les attitudes corporelles et gestuelles -la respiration et la relaxation -la voix -le langage Une meilleure gestion des relations entre les personnes est enrichie par un travail approfondi sur l écoute et l improvisation (disponibilité, présence à l autre, prise de décision rapide...)

 

 

Vers une une nouvelle vision des troubles anxieux.

De la prison des troubles anxieux à la délivrance.

 

Les adeptes des Thérapie comportementale et cognitive vont crier au scandale... .Bien q'une nuit une voix m'a dit "une voix qui parle dans la nuit ça n'existe pas".

Si vous lisez ces quelques lignes aujourd’hui ici, a cet endroit, ce jour, à cette heure, ce n’est pas un hasard, c'est même un hasard nécessaire... .

Croyiez vous au hasard, au destin, à la destiné, au coïncidences significatives, chargées de sens, à la synchronicité, à un je ne sais quoi qui survient d’aventure, à votre vocation, votre mission, à un appel qui vient du plus profond de votre être et auquel vous n’avez jamais vraiment prêter attention… .

Les troubles anxieux, les phobies sont un symptôme et juste un symptôme d'un problème existentielle sous-jacent.

Ce symptôme n'est pas la pour rien et s'il cherchait simplement à nous indiquer que nous nous sommes perdu en route et de l'immense fossé qui nous sépare de ce que nous "pensons être" et de la réalité de notre "être" authentique, véritable, de notre Soi. L'existence devenu une menace permanente comme coupé de sa source de jouvence. Un peu comme si le moi se prenait pour ce qu'il n'est pas. D'ailleurs il se prend pour ce qu'il n'est pas.

Théorie de la projection

 La projection est un phénomène à la fois psychologique et spirituel. Conscient de l’étendue que pourrait prendre une étude approfondie de cette question, je m’en limiterais ici à en exposer la conception jungienne. Marie-Louise von Franz, une célèbre disciple de Carl Jung, la définit à la suite de son maître « comme une transfert inconscient, c'est-à-dire non perçu et involontaire, d’éléments psychiques subjectifs refoulés sur un objet extérieur ». Autrement dit, la projection consiste à voir, à entendre et à sentir, par réverbération sur l’extérieur, des émotions, des qualités, des traits que l’on a refoulés en soi. Il se produit donc un déplacement du matériau psychique «du dedans » de soi « vers le dehors » de soi.

La psychanalyse voit dans la projection une défense primaire du conscient contre les débordements possibles de l’inconscient. Elle soutient que tout ce qui est inacceptable au conscient se retrouvera tôt ou tard en dehors de soi-même, sur des objets, des animaux ou des personnes. Von Franz précise que le « projecteur »- l’auteur de la projection- reste presque toujours inconscient et de son acte de projeter sur autrui et de ses projections. La seule chose dont il ait conscience, c’est d’être sous l’emprise d’un sentiment intriguant dont l’objet peut être soit fascinant, soit repoussant. Il éprouve de l’attraction si les qualités ou les traits de caractère projetés sont considérés comme désirables pour lui ; de la répulsion si ces qualités ou traits projetés sont troublants ou menaçants pour lui. En conséquence, il sera porté soit à idéaliser la personne dans le premier cas, soit à la mépriser dans le second. Dans les deux cas, l’appréciation du « projecteur » sera faussée, car elle sera disproportionnée par rapport au réel. Enfin, il croira avoir affaire à une réalité extérieure à lui-même alors qu’il la vit dans son propre inconscient.

Reprendre possession de ses projections                                   

La prise de conscience de ses projections sur autrui est la voie royale pour accéder à la réalité fuyante de son ombre. Négliger de reconnaître ses projections bloque le développement intérieur et l’épanouissement social. On est prisonnier en effet des éléments de son ombre que l’on projette sur autrui et, en conséquence, on se prive de la connaissance de ses propres ressources. Qui n’a pas maîtrisé l’art de récupérer ses projections s’enferme sur lui-même. Les aspects de l’ombre attribués aux autres se retournent contre soi ; ils suscitent alors des états d’angoisse et de dépression et deviennent la source de nombreux ennuis et conflits dans les relations humaines. Bref, chaque projection non récupérée devient une sorte d’automutilation, d’agression dirigée contre soi-même avec sa propre énergie psychique.

Cependant, on peut apprendre à reconnaître et à neutraliser l’influence néfaste des projections de l’ombre. Si on apprend à les réintégrer dans la zone conscience de son être, elles procureront une connaissance inestimable de son côté obscur et, du même coup, favoriseront une nouvelle harmonie entre l’ombre et le côté conscient.

A ma connaissance, il n’existe aucun test psychologique plus précis et efficace que l’examen de nos projections pour connaître les qualités et les traits de caractère qui manquent à notre développement. En effet, si nous sommes portés à mépriser et à détester, chez autrui, certaines qualités ou traits de caractère, c’est que nous avons un besoin urgent de les développer en nous-même.

Par exemple si je déteste une personne douce, tranquille et effacée, c’est sans doute qu’il me manque de telles qualités pour contrebalancer ma personnalité trop agressive, ma vie agitée et mon désir de paraître. Il me faudra sans doute d’abord surmonter ma répugnance à devenir doux, tranquille et modeste, c'est-à-dire à ressembler à une personne qui m’est antipathique. Mais une fois le premier mouvement de répulsion maîtrisé, tout ce que je pourrais apprendre de cette personne m’aidera à acquérir une plus grande maturité.

Ce processus de réintégration de l’ombre évoque un principe de l’homéopathie selon lequel on se soigne avec une petite dose du poison qui fut à l’origine du mal.

Deux grands thèmes constituent cette approche. En premier lieu, l’analyse du phénomène de la projection de l’ombre ; puis, en second lieu, la découverte des étapes par lesquelles nous devons passer pour récupérer les éléments de notre ombre que nous avons ainsi projetés.

 

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 La maîtrise de toutes les techniques des apporoches les plus traditionnelles au plus avant-gardistes.

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Pierre DASSIGNY : Président, Sophrologue, Psychothérapeute, spécialiste de l'agoraphobie, de la phobie sociale, de la phobie scolaire, des phobies, des phobies simple, des phobie complexe, des troubles anxieux, de la gestion du stress, de la timidité excessive. Pierredassigny@aol.com

Tel : 04 72 61 84 52 / 06 88 48 50 72 Lyon

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Derrière les douleurs profondes des barreaux de votre mental se situe la plus belle chose qui soit : l'Amour

Afin que la thérapie retrouve toute sa poésie...

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Sophrologie, TCC Intégrative, EMDR, Hypnose Ericksonienne, respiration holotropique, PNL, Psychothérapie de groupe, Psychothérapie analytique :

Association Nalpa Lyon Rhône, La rigueur, L’innovation, Les compétences et l’éthique garantie.

 La maîtrise de toutes les techniques de Sophrologie, de  Psychothérapie : Des plus traditionnelles au plus avant-gardistes.

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Les ressources mises à votre disposition sur ce site ne peuvent remplacer les services d'un professionnel n'y de se substituer aux consultations.

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Association Nalpa Lyon Rhône : Non A La Phobie Aujourd'hui. 

NALPA : Mot sanscrit  (langue ancêtre des langues indo-européennes) KIEP en vietnamien vi e ou génération passée...

Association Nalpa Lyon Rhône : Non A La Phobie Aujourd'hui. Association d'intérêt général, Loi 1901 à but non lucratif.  Une association crédible, aucune demande de subvention, donc indépendante des pressions, financière, politiques, amicales, du microcosme libérale d'un lobbying pseudo associatif schizo-phrénique  ... Faire vivre des projets alternatifs non modélisés et Vivre de peu est aujourd’hui le prix à payer pour l’indépendance...
 

Siège Social : 11, rue Saint amour 69003 Lyon.

tèl : 04 72 61 84 52 - 06 88 48 50 72

Réunions hebdomadaires 
 Plans d'accès
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Le mardi de 18h00 à 21h00

13, rue Antoine Fonlupt
69008 Lyon.

 
Le samedi de 10h00 à 13h00

11, rue Saint-Amour
69003 Lyon.

Association Nalpa Lyon Rhône

Activités proposées :

Sophrologie individuelle.

Sophrologie de groupe.

Psychothérapie individuelle.

Activités proposées le mardi soir :

Thérapie de groupe :

Groupe de parole

Groupe d'entraide, de soutien, et d'affirmation de soi.

Sophrologie.

Jeu de rôle.

Renforcement et revalorisation.

Imitation (modeling).

 Art-thérapie : atelier d’expression orale, théâtre d’improvisation ou sur un sujet choisi.

Atelier psycho-corporelles.

Séances de discussion sur un thème donné.

Accompagnement individualisé extérieur.

Accompagnement individualisé à domicile.

Travaux pratiques, mises en situation en milieu protégé et ouvert.

Et accueil des proches, des familles.

La participation active (dans la rigueur) et l’écoute étant un des points forts de l’association,

Ces activités pourront être adaptés selon les besoins et aspirations des personnes.

Stages pour les étudiants en licence, maîtrise, dess de psychologie.

Ces activités complémentaires ou trandisciplinaires (Se dit d'un modèle ou d'une activité qui dépasse les usages d'une seule discipline)  possèdent un champ de validité plus large, recouvrant plusieurs disciplines, rentre dans l'approche holisitique de la personne et de ces trois niveaux d'intervention additionnelle : la médication, la thérapie individuelle et la thérapie de groupe. Les thérapies de groupe sont extrêmement utiles, elles sont le moteur vers le bien-être et permettent aux personnes de ne plus se sentir seules face à leurs difficultés et d'être écoutées, regardées, rassurées, sans être jugé. De nombreuses personnes apprennent d’autrui, bénéficient du soutien offert par les membres du groupe. Les personnes se libèrent peu à peu de leurs peurs, de leurs émotions, pensées négatives, elles découvrent de nouvelles façons d'envisager leurs situations et retrouvent, espoir, désir, énergie, l'impossible passe dans le contexte du possible, puis dans celui de la certitude de la guérison.  Les activités pourront être adaptées selon les besoins et aspirations des personnes. Il n'y a pas d'approche meilleure que les autres.
Il conviendra cependant de choisir l'approche la plus en adéquation en fonction de la situation rencontrée.
Ceci reflète le but visé par NALPA, qui est d'analyser, de comprendre et de mettre en oeuvre, des outils, des modes d'intervention adéquats afin de répondre, à votre demande.

Association Nalpa Lyon Rhône

Activités proposées le samedi matin :

Thérapie de groupe :

Groupe d’approche psycho spirituelle, philosophie non-dualiste,   psychologie transpersonnelle, qui intègre la spiritualité ainsi que les grands courants de pensées de la psychologie contemporaine tel que la psychanalyse, la sophrologie, le rebirth, la respiration holotropique, l’hypnose éricksonienne, l'approche cognitivo-comportementale- intégrative.

Cet atelier sera l'occasion d'explorer des thèmes centraux de la connaissance de soi tels que :

Qui suis-je ? Qui est ce moi ? Qu’est-ce que le moi ? Y a-t-il seulement un moi ?

Recherche de son identité profonde : le « deviens qui tu est ».

L’éveil.

La structure de la psyché.

Les sous-personnalitès.

 Le Soi témoin. (spiritualité et psychothérapie).

Découvrir son mythe personnel. Le mythe du héro.

Le monomythe.

Penser l’impensable et rendre possible l’impossible.

Mission, vocation (une question de vocabulaire) et estime de soi.

Le refus de la mission.

L’appel.

Le refus de l’appel.

Le lâcher prise et ses étapes.

Faire ses deuils et renoncements nécessaires.

Guérir ses blessures pour découvrir sa mission.

Période de marge et d’ombre. (Période psychologique de flottement, de confusion).

Intégrer son ombre.

Recherche d’identité.

La mission en action : le chemin des épreuves, des obstacles, des pièges, des tentations.

Sacrifier nos sécurités, amis, statut social (« sacrifier » en latin « faire du sacré »)

La peur du regard des autres, du jugement de son entourage, peur de l’abandon.

Persévérance, garder la foi, son objectif bien en vue (ex de relaxation, visualisation).

Savoir demander de l’aide ou quand l’aide vient d’elle même (synchronicité).

Dépassement de son drame personnel, état de béatitude, de bien être extrême.

Le retour.

Le refus du retour.

De l’estime de soi au Soi.

Le processus d’individuation.

Libre devant la vie.

L’intelligence émotionnelle.

L’intelligence intuitive.

La peur mère et ses 4 sous phobies. (La peur de souffrir, (physiquement et/ou psychiquement), est la "peur mère" de quatre sous- phobies fondamentales et donc mère de toutes les phobies humaines).

L’expérience du Soi libère de toute souffrance en élimant son fondement.

Association Nalpa Lyon Rhône

Réunion hebdomadaire :

Le mardi de 18h00 à 21h00

13, rue Antoine Fonlupt 69008 Lyon.

Le samedi matin de 10h00 à 13h00

11, rue Saint-Amour 69003 Lyon.

 


TROUBLES ANXIEUX

Vers une une nouvelle vision des troubles anxieux.

De la prison des troubles anxieux à la délivrance.

 

Les adeptes des Thérapie comportementale et cognitive vont crier au scandale... .Bien q'une nuit une voix m'a dit "une voix qui parle dans la nuit ça n'existe pas".

Si vous lisez ces quelques lignes aujourd’hui ici, a cet endroit, ce jour, à cette heure, ce n’est pas un hasard, c'est même un hasard nécessaire... .

Croyiez vous au hasard, au destin, à la destiné, au coïncidences significatives, chargées de sens, à la synchronicité, à un je ne sais quoi qui survient d’aventure, à votre vocation, votre mission, à un appel qui vient du plus profond de votre être et auquel vous n’avez jamais vraiment prêter attention… .

La phobie est un symptôme et juste un symptôme d'un problème existentielle sous-jacent.

Ce symptôme n'est pas la pour rien et s'il cherchait simplement à nous indiquer que nous nous sommes perdu en route et de l'immense fossé qui nous sépare de ce que nous "pensons être" et de la réalité de notre "être" authentique, véritable, de notre Soi. L'existence devenu une menace permanente comme coupé de sa source de jouvence. Un peu comme si le moi se prenait pour ce qu'il  n'est pas.

 

Troubles anxieux 

Phobie      

Phobique ?      

Phobie simple

Phobie complexe

Phobie sociale

Phobie scolaire

Agoraphobie

Phobie du sens approche jungienne

Situation phobogène

Phobies atypiques   

Phobies d'impulsion     

Nosophobie  

 Dysmorphophobie

Peur

Trac

Timidité  pathologique

Stress

Stress post-traumatique

Trouble obsessionnel-compulsif            

Trouble de panique

Trouble d'anxiété généralisé

THADA

Anxiété normale

Anxiété généralisé

L’anxiété chez les étudiants

THÉRAPIES

Systéméta3

Critique de l'apologie des thérapies comportementales et cognitives

PSYCHOPATHOLOGIES

Définitions

Classification     

Dépression

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

Les différents types de handicaps             

handicaps physiques et anxiété

Solitude et anxiété

Chômage et anxiété

Personnes âgées et anxiété

APPROCHE DES TROUBLES ANXIEUX

En ce qui concerne la fréquence, des troubles anxieux, quel que soit leur mode d'expression, sont parmi les perturbations d’ordre psychologique celles qui affectent le plus la population. Aussi, l’association NALPA ne s'oppose pas à une vision biologique, héréditaire de ces troubles mais l'intègre plutôt dans une approche globale en incluant le contexte sociohistorique du développement de l'individu, trait d'union entre les troubles de "l'âme" et ceux du corps. Toutefois, en dépit de cette incidence et parfois même de la gravité de la pathologie, ces troubles ne sont pas pris au sérieux.

A présent, et ce qui représente un avantage plus qu’appréciable, ces personnes peuvent être aidées par des thérapies de groupe efficaces, même si encore trop méconnues.

Toute nouvelle approche part généralement d’un constat de carence particulièrement évident dans le cas des troubles anxieux et des phobies. Les troubles anxieux, sont une maladie, où l'anxiété envahit tous les aspects du psychisme de la personne, maladie encore assez mal connue des psychiatres et des psychologues.

Les connaissances et technologies médicales actuelles ne permettent pas de faire face clairement aux troubles phobiques et anxieux, et de formuler un diagnostic précis et donc de prescrire un traitement efficace aux personnes qui en souffrent et par conséquent le verdict final souvent entendu est presque toujours : mal être imaginaire...

D’un point de vue strictement médical, il n’y a pas de différences entre l’angoisse et l’anxiété. La terminologie médicale ne retient que la dernière expression : l’anxiété, éprouvée à un moment donné par nous tous est provoquée en grande partie par les problèmes propres à la vie quotidienne. Toutefois, la manière dont une personne fait face à l’anxiété dépend de son caractère et de son tempérament, c’est-à-dire de sa structure psychologique façonnée par des facteurs d’ordre familial et environnemental.

Aussi, l’anxiété nuit fortement à l’épanouissement de l’individu dans sa vie sociale, affective, scolaire et/ou professionnelle et ceci de façon d’autant plus insidieuse que les souffrances qu’elle provoque ne sont pas évidentes. Comme exemple, dans le cas des personnes salariées les manifestations sont parfois assimilées à de l’incompétence professionnelle. Les personnes souffrant d’anxiété seront considérées comme " asociales " car elles se replient sur elles-mêmes, ont de moins en moins de contacts avec les autres et peu ou pas d’amis…d’où un formidable gâchis et pour beaucoup l’échec de toute leur existence.

 

phobique ?

Dans les classifications psychiatriques internationales (DSM IV et CIM 10), la phobie est appréhendée au moyen de quatre critères : la confrontation à un objet ou situation phobogène déclenche, dans un premier temps, une anxiété ou un malaise constant, voire une peur incontrôlable . Une telle confrontation conduit ensuite l'individu à mettre en oeuvre des stratégies d'évitement ou des conduites de réassurance, comme le fait de se faire accompagner dans ses activités quotidiennes. L'angoisse et parfois la honte générées par l'anticipation anxieuse des situations et les évitements que le phobique s'impose finissent par occasionner une souffrance importante et constituent parfois un véritable handicap social. Si ces critères de diagnostic des phobies sont globalement acceptés par les différents courants psychiatriques, la notion de handicap pose problème. En effet, la définition de ce dernier fait intervenir une part importante de subjectivité, tant de la part du patient que de son thérapeute. Un même trouble sera vécu différemment selon les époques, les cultures ou l'histoire de vie de l'individu concerné. Dans le cas de la phobie sociale, où situer la frontière entre celle-ci et la timidité ? La différence entre ces deux formes d'anxiété sociale est-elle « dimensionnelle » (fondée sur un critère d'intensité) ou « catégorielle » (deux manifestations structurellement différentes de par leurs soubassements biologiques, génétiques et psychologiques) ? L'état actuel des recherches ne permet pas de trancher.

Phobie simple
La phobie simple, ou phobie spécifique, se manifeste par la peur irraisonnée d'une chose ou d'une situation précise. Les plus communes sont la peur d'un animal (chien, souris, araignée, serpent), la peur des hauteurs, la peur du sang, la peur de l'avion, la peur des microbes, la peur de l'eau, la peur des tunnels et la peur des ascenseurs. La phobie simple apparaît soudainement, la plupart du temps à l'adolescence ou au début de l'âge adulte. Elle touche légèrement plus les femmes que les hommes.

De la kainatétophobie (la peur de la nouveauté) à la phobophobie (la peur d'avoir peur) en passant par la sidérodromophobie (la peur des voyages en train), l'Association psychiatrique américaine recense 6 456 phobies distinctes, classées en fonction de l'objet phobogène, l'élément qui engendre ces peurs très intenses
 

Symptômes et signes
Lorsqu'une personne souffre de phobie spécifique et qu'elle est confrontée avec l'objet de sa peur, elle éprouve un sentiment d'anxiété intense qui va parfois jusqu'à la panique. La plupart du temps, il est facile d'éviter les situations qui peuvent provoquer une crise de phobie.

Traitements et prévention
Lorsque c'est possible, les thérapies de désensibilisation sont très efficaces. Elles consistent à mettre graduellement une personne en contact avec l'objet ou la situation qui provoque la peur jusqu'à ce qu'elle réussisse à la contrôler. Les techniques de respiration et de relaxation sont aussi très efficaces dans ce type de phobie.

Phobie complexe

Phobie sociale
La peur d'être humilié en public est la principale manifestation de la phobie sociale. La personne qui en souffre a souvent l'impression que tous les yeux sont fixés sur elle. Elle craint de ne pas être à la hauteur et pense souvent qu'elle est incompétente. Elle a toujours l'impression d'être maladroite alors que les autres ne le sont pas. La gêne qu'entraîne la phobie empêche certains de fréquenter les restaurants, d'utiliser les toilettes publiques, et elle limite leurs relations sociales à leur entourage immédiat. D'autres sont même incapables de signer un chèque à la banque devant le caissier tant leur main tremble. La phobie sociale peut se manifester dès l'enfance et elle touche plus souvent les hommes que les femmes.

Symptômes et signes
Les crises de panique surviennent toujours lors de situations où la personne a peur d'être jugée ou de mal paraître. Le fait de parler en public, par exemple, provoquera des rougissements, des tremblements et une sensation de défaillance incontrôlables.

Traitements et prévention
La phobie sociale a des effets importants sur la vie professionnelle et sociale d'un individu. Pour traiter ce type de phobie, les thérapies et les techniques de relaxation sont souvent combinées à l'usage d'antidépresseurs. Certains médicaments, les bêta-bloqueurs, peuvent même être administrés juste avant une performance pour réduire l'anxiété.

Phobie scolaire

La phobie scolaire est un trouble de comportement de l'enfance et de l'adolescence. Les caractéristiques principales sont l'évitement scolaire et la peur irrationnelle liés à un stimulus scolaire ou la peur d'être séparé des parents. Mais nous questionner sur les limites et l'utilité d'un tel diagnostic. Selon les DSM-III et IV, le refus de fréquentation scolaire peut être diagnostiqué, soit comme un trouble d'angoisse de séparation  ou soit comme une phobie simple spécifique. Le terme "phobie scolaire" est requestionné, puisque selon la définition du terme "phobie", la peur doit être liée à un objet spécifique. Or, l'école est un ensemble de stimuli. Savoir qu'un enfant a une phobie scolaire donne peu d'informations sur l'objet de sa peur. Dans les cas où le refus scolaire est la difficulté première, il s'agit de discriminer ceux qui évitent un stimulus provoquant en eux un état émotif négatif de ceux qui désirent éviter une situation sociale.

-  Pour les enfants qui cherchent à éviter un stimulus provoquant en eux un état émotif, les auteurs suggèrent une thérapie basée sur la désensibilisation systématique et immédiate (dans les cas aigus) ou une exposition graduelle à la situation scolaire. Pour plusieurs de ces enfants, le sentiment d'inconfort n'est pas relié à un stimulus particulier. Des techniques de relaxation peuvent être enseignées et, dans les cas extrêmes, une médication anxiolytique ou antidépressive peut être prescrite.

Dans les cas d'aversion sociale, des jeux de rôles sont proposés pour développer les habiletés sociales et une thérapie cognitive pour travailler les distorsions de la pensée (ex. : peur d'être ridicule, d'être rejeté, de décevoir parents et enseignants).

Pour les enfants dont le refus scolaire est un moyen d'obtenir de l'attention, l'intervention est faite auprès des parents, sous forme d'entraînement à certaines habiletés, renforcement des comportements scolaires appropriés, mise en place de règles claires, retrait de l'attention pour les comportements inacceptables.

Dans les cas d'enfants qui refusent d'aller à l'école parce qu'ils obtiennent des renforcements positifs tangibles, une thérapie familiale et la mise en place de contrats. L'intervention doit viser à réduire le conflit familial, à augmenter les incitations à la fréquentation scolaire et à diminuer les renforcements positifs du refus scolaire.

Il est possible de rencontrer des cas mixtes, il faut alors en tenir compte dans le plan de traitement proposé.

Phobie scolaire et échec scolaire.

Pas envie d’aller à l’école, cela peut être inquiétant, si cela se prolonge. L'enfant, l'adolescent souffrant de phobie scolaire est extrêmement timide( Timidité excessive, peur maladive d’affronter la foule, impossibilité de parler en public…. Il évite toute les situations dans lesquelles il doit affronter les autres, cette peur risque de lui faire rater ses études. Il est plus sujet au risque de se trouver en échec scolaire. Ceux qui souffrent de cette phobie  redoublent plus souvent que les autres  une classe ou arrêté leurs études plus tôt. Cela s’explique notamment par la peur de prendre la parole devant un groupe. Cette phobie devient ainsi très handicapante, limitant la participation de l’élève. Dans les cas extrême, le simple fait d’être dans une salle de classe, entouré de personnes, peut entraîner une anxiété qui interfère avec l’écoute et l’apprentissage. Il est normal d’avoir le trac avant de prendre la parole ou d’être intimidé face à des inconnus. Cela se transforme en véritable problème lorsque cette peur devient chronique, lorsqu’elle reste insurmontable. Il ne faut pas hésiter à consulter en cas trac ou de timidité réellement excessive.

Agoraphobie

Le sujet a peur des grandes places publiques ou de la foule. L'agoraphobie se traduit par la peur d'être bloqué dans une situation ou un endroit sans possibilité de s'en sortir. La personne peut en venir à refuser de quitter le milieu sécurisant du domicile, sauf si elle est accompagnée par quelqu'un en qui elle a confiance.

Quelques caractéristiques des personnes agoraphobes:

  • beaucoup d'imagination
  • enfants rêveurs
  • tendance à sous-estimer leur valeur et leurs capacités
  • se fixent des objectifs impossibles à atteindre
  • sont meurtries par leurs échecs
  • craignent d'être critiquées ou rejetées
  • extrêmement consciencieuses
  • perfectionnistes
  • très sensibles à l'opinion des autres
  • passent la majeure partie de leur temps à satisfaire les autres, à éviter les conflits, à rechercher l'approbation
  • ont terriblement peur d'être gênées, de se sentir ridicules, de faire quelque chose qui donnera à penser qu'elles ne sont pas normales

Voici les critères du DSM IV qui décrivent l'agoraphobie.

  • A. Anxiété liée au fait de se retrouver dans des endroits ou des situations d'où il pourrait être difficile (ou gênant) de s'échapper ou dans lesquelles on pourrait ne pas trouver de secours en cas d'attaque de panique (voir la question fréquente: "Qu'est-ce qu'une attaque de panique ?") ... ou bien en cas de symptômes à type de panique. Les peurs agoraphobiques regroupent un ensemble de situations caractéristiques incluant le fait de se retrouver seul en dehors de son domicile; d'être dans une foule ou dans une file d'attente; sur un pont ou dans un autobus, un train ou une voiture. N.B. Envisager le diagnostic de phobie spécifique si l'évitement est limité à une ou seulement quelques situations spécifiques, ou celui de phobie sociale si l'évitement est limité aux situations sociales.

     
  • B. Les situations sont soit évitées (p. ex., restriction des voyages ) soit subies avec une souffrance intense ou bien avec la crainte d'avoir une Attaque de panique ou des symptômes à type de panique ou bien nécessitent la présence d'un accompagnement.

     
  • C. L'anxiété ou l'évitement phobique n'est pas mieux expliqué par un autre trouble mental, tel une Phobie sociale (par ex. évitement limité aux situations sociales par peur d'être embarrassé), une Phobie spécifique (p. ex., évitement limité à une situation unique comme les ascenseurs), un Trouble obsessionnel-compulsif (p. ex., évitement de la saleté chez quelqu'un ayant une obsession de la contamination), un État de stress post-traumatique (p. ex., évitement des stimulus associés à un facteur de stress sévère) ou un Trouble anxiété de séparation (évitement lié au départ du domicile ou à la séparation d'avec les membres de la famille).
     

 Mentionnons que l'évitement de situations peut altérer les capacités des sujets à voyager, à travailler ou à assumer leurs responsabilités.

Référence:
American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p

Phobie du sens approche jungienne

"Dans la linguistique structurale moderne, les mots n'ont pas de sens intime, car aucun d'entre eux n'échappe au destin que lui assigne l'analyse: être réduit à une unité quasi mathématique... Faut-il s'étonner qu'il y ait une crise de confiance, puisque nous n'osons plus nous abandonner aux mots en tant que porteurs de sens! Le langage est frappé d'une véritable phobie du sens."

James Hillman, James Hillman est un psychanalyste jungien   

Deux psychanalystes, un Suisse: Carl Gustav JUNG et un Américain: James HILLMAN ont tenté de s'éloigner des libres associations autistiques sur le divan pour expérimenter l'insurmontable difficulté de mettre son âme dans des mots.
Les thérapies modernes se basent sur le postulat que l'action guérit mieux que les mots et misent sur des techniques qui se substituent à la parole plutôt que de la compléter. Cela a pour effet de réprimer la plus humaine de nos facultés: l'aptitude à raconter les histoires de nos âmes.
Ces thérapies peuvent guérir en nous l'enfant qui n'a pas appris à parler ou l'animal qui en est incapable. Mais seuls les efforts soutenus pour accéder à la parole inspirée peuvent guérir notre langage du verbiage et le ramener à sa fonction primordiale:
La communication de l'âme.
Dans la linguistique structurale moderne, les mots n'ont pas de sens intime, car aucun d'eux n'échappe au destin que lui assigne l'analyse: être réduit à une unité quasi-mathématique. L'idée qu'on peut constituer tout langage à partir d'un nombre déterminé d'éléments irréductibles est une technique de dissection de l'esprit analytique appliquée au logos lui-même:
un suicide du mot.
Il n'y a donc pas de quoi s'étonner que règne une crise de confiance à l'égard du mot puisque nous n'osons plus nous abandonner aux mots en tant que porteurs de sens! Nous vivons dans un monde de slogans, de jargons et de communiqués de presse rappelant le novlangue de 1984.
Au fur et à mesure que l'art et les disciplines universitaires descendent dans la spirale de l'obsession du langage et de la communication, le langage est frappé d'une véritable phobie du sens. Même la psychothérapie qui, à l'origine, était une cure verbale - la redécouverte de la tradition orale du récit de sa propre vie - troque le langage pour le toucher, le cri et le geste. Nous n'osons plus être éloquents.
Pour être intenses, il nous faut être brusques ou primitifs: ainsi le veut une psychothérapie qui nous confine à une nouvelle barbarie.
Notre phobie du sens nous a fait oublier que les mots aussi s'enflamment et deviennent chair quand nous parlons.
Les mots disposent d'une puissance qui exercent un pouvoir invisible sur nous. Ils ont leurs propres effets protecteurs, blasphématoires, créateurs, destructeurs. Par là ils suscitent dans nos âmes une résonance universelle, transcendant les définitions et les contextes convenus.
Ni les techniques de communication, ni le silence spirituel contemporain, ni les gestes et les signes physiques ne peuvent équivaloir à l'ensemble de ces caractéristiques.
Plus nous refusons de parler à cause de la phobie du sens, qui réduit l'âme à l'isolement dans le secret, privé et personnel, moins ce que nous disons conduit à la confiance en ce que nous sommes.
Moins nous faisons confiance au langage en thérapie, ou moins nous faisons confiance aux vertus thérapeutiques du langage, plus nous risquons de nous dissoudre dans le fantasme du sous-humain et plus se rapproche le moment où le "barbare intérieur" envahit cette communication tombée en ruines à laquelle on reconnaît la culture qui a refusé de faire de l'éloquence le miroir de son âme.

Situation phobogène

Le terme " situation phobogène " est un terme qui désigne la situation dans laquelle on se trouve lorsqu'on est dans un endroit ou en présence d'un objet, d'un animal ou d'un insecte, qui génère un sentiment de terreur et d'effroi accompagné de sensations physiques pénibles. La simple évocation d'une situation phobogène déclenche habituellement une anxiété anticipatoire.

 

Phobies atypiques   

Les phobies d'impulsion

C'est la crainte de réaliser de façon irrésistible un acte qui soit absurde, immorale ou agressif en présence d'objet ou de situation pouvant être utilisées de façon agressive envers soi ou les autres. Ces troubles n'existent qu'en présence de l'objet. L'acte redouté n'est en principe jamais commis (compulsion: acte redouté qui est accompli). Il arrive parfois qu'elles s'étendent et surviennent en dehors de l'objet ou de la situation et qu'elles deviennent permanente: on parlera d'obsession impulsive. On a souvent des troubles dépressifs associés.

Nosophobie.

C'est la phobie des maladies. C'est fréquent et banal à la base. Ca s'intègre dans le cadre du sujet anxieux, dans le cadre de la névrose obsessionnelle. Il y a une crainte de contamination par les microbes ce qui va entraîner un rituel (lavage des mains). Dans les syndromes dépressifs mélancoliques, dans l'hypocondrie névrotique ou délirante.

Nysmorphophobie.

Ce sont des idées fixes et obsédantes qui portent sur l'aspect du corps. Le sujet a une certitude de difformité généralisée ou plus souvent localisée (principalement le nez, le visage, les seins (chez les femmes)). Elles sont prévalantes à l'adolescence où on ne la considère pas toujours comme pathologique. Quand elle entraîne des troubles dépressogènes, on la considère comme pathologique. Chez l'adulte il y a souvent une dépression associée.

 Peur

La peur : c'est une réaction normale, universelle, qui existe chez tous les êtres vivants face à une menace ou un danger réel. Il s'agit donc d'une émotion primaire instinctive qui se déclenche en réponse à un danger ou à une menace réelle. La peur sert à se protéger et à augmenter ses chances de survie dans toutes les espèces. La réaction de peur existe face à un danger, soit par la fuite, soit par l'immobilisation, soit par le combat.

Parfois la menace peut être le produit de l'imagination d'une personne.

Il existe trois aspects de la peur : la peur physique, le cœur s'accélère.., la peur psychologique, on se concentre sur un danger supposé…, la peur comportementale, elle fait réagir en fonction de ses intérêts…. .


 Trac

Avoir le trac n’est pas une maladie. Au contraire, rien de plus normal que de ressentir cette peur intense, mais passagère, avant une épreuve importante. L’essentiel est de parvenir à le contrôler, pour qu’il aide à donner le meilleur de soi-même.

Timidité pathologique

La timidité pathologique : Elle exprime la tendance aux comportements de crainte dans des situations sociales et explique certains comportements d'inhibition ou des attitudes timorées

Stress

 

"Le stress est une réponse non spécifique que donne le corps à toute demande qui lui est faite" Hans Selye.

Il est possible de définir le concept de stress comme l'ensemble des stimuli que nous recevons en permanence. Ces stimuli peuvent être agréables (plaisir) stress positif ou désagréables (contrainte) stress négatif. Tant que notre organisme a la capacité de s'adapter, nous ne ressentons pas les effets nocifs du stress. D'où le concept nommé le Syndrome Général d'Adaptation : STRESS, nommé en 1956 par le Canadien, Hans Selye.

 

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Stress Post-Traumatique

Qu'est-ce que le Trouble de Stress Post-Traumatique?

Critères diagnostiques du TSPT:

Le TSPT découle selon le DSM-IV (American Psychiatric Association, 1994) de l'exposition à un événement traumatique qui provoque chez l'individu de la peur, de la détresse ou de l'horreur.  Ce trouble se manifeste par une réexpérience persistante de l'événement traumatique, des comportements d'évitement des stimuli associés au traumatisme, un émoussement de la réactivité générale et un état d'hyperactivité neurovégétative.

A) La personne a été exposée à un événement traumatique au cours duquel les deux critères suivants étaient présents:

1. la personne a été exposée, témoin ou confrontée à un ou des événements qui ont impliqués la mort ou menace de mort, ou de blessures graves ou une menace à son intégrité physique ou à celle d'autrui;

2. la réaction de la personne impliquait une peur intense, de la détresse ou de l'horreur.

B) L'événement traumatique est revécu de façon persistante, d'une ou plusieurs des façons suivantes:

1. souvenirs répétitifs et envahissants de l'événement incluant des images, pensées, perceptions;

2. rêves répétitifs et pénibles de l'événement;

3. impression ou agissement soudain comme si l'événement traumatique se reproduisait;

4. intense détresse psychologique lors de l'exposition à des stimuli internes ou externes ressemblant à un aspect du traumatisme ou symbolisant celui-ci;

5. réactivité physiologique lors de l'exposition à des stimuli internes ou externes ressemblant à un aspect du traumatisme ou le symbolisant.

C) Évitement persistant des stimuli associés au traumatisme et émoussement de la réactivité générale (non présent avant le trauma) qui s'expriment par trois ou plus des symptômes suivants:

1. efforts pour éviter les pensées, sentiments ou conversations associés au traumatisme;

2. efforts pour éviter les activités, endroits ou gens qui éveillent des souvenirs du traumatisme;

3. incapacité de se rappeler d'un aspect important du traumatisme;

4. réduction nette de l'intérêt ou de la participation pour des activités de valeur significative;

5. sentiment de détachement ou de devenir étranger par rapport aux autres;

6. restriction des affects (ex.: Incapacité de ressentir des sentiments amoureux);

7. sentiment que l'avenir est 'bouché', que sa vie ne pourra plus se dérouler normalement.

D) La personne présente deux ou plusieurs symptômes persistants traduisant une hyperactivité neurovégétative (ne préexistant pas au traumatisme):

1. difficultés à s'endormir ou sommeil interrompu;

2. irritabilité ou accès de colère;

3. difficultés de concentration;

4. hypervigilance;

5. réaction de sursaut exagérée.

E) Les symptômes B, C et D sont présents durant au moins 1 mois.

F) Le problème entraîne une détresse cliniquement significative ou un dysfonctionnement au niveau social, professionnel ou dans un autre domaine de fonctionnement important.

Trouble obsessionnel-compulsif


Les personnes obsessionnelles-compulsives sont sans cesse envahies par des idées ou des pensées qui causent un grand sentiment d'anxiété. Les sujets d'obsession les plus communs sont la peur d'être contaminé par des germes, le doute, l'ordre, la perfection et la peur d'avoir des comportements violents. Une personne peut être obsessive, compulsive, ou obsessive-compulsive. À la longue, les obsessions et les compulsions peuvent devenir tellement envahissantes que la personne qui en souffre n'a plus de temps à consacrer à autre chose. Le trouble apparaît généralement pendant l'adolescence jusqu'à la mi-trentaine et touche autant les hommes que les femmes.

Symptômes et signes
Pour calmer leur angoisse, elles adoptent des comportements répétitifs comme se laver les mains chaque fois qu'elles ont touché quelque chose, vérifier sans cesse la moindre de leurs actions, ranger inlassablement les objets de façon symétrique ou garder le moindre bout de papier de peur de jeter quelque chose d'important. C'est ce qu'on appelle les compulsions. 

 

Trouble d'anxiété généralisée ou  TAG

Si vous souffrez d'un trouble d'anxiété généralisée ou du TAG, vous éprouvez une inquiétude chronique, excessive et irrépressible, vous avez les nerfs à fleur de peau, vous vous fatiguez vite, vous vous sentez d'humeur irritable, vous ressentez de la tension musculaire et vous ne dormez pas bien.

Le TAG est un des troubles d'anxiété le plus commun. Les études montrent qu'au moins une personne sur vingt souffre du TAG à un moment donné de sa vie. Le trouble peut être bénin ou il peut être à l'origine de chômage et de problèmes familiaux et sociaux graves. Le TAG peut engendrer aussi la peur de rencontrer des gens (phobie sociale), des crises de panique graves (trouble panique) ainsi que la dépression. Les personnes souffrant du TAG qui ne se font pas soigner sont beaucoup plus susceptibles d'être atteintes de problèmes médicaux comme la cardiopathie, le diabète et le cancer.

THADA

Le THADA est caractérisé au cours du développement par des niveaux inopportuns d'inattention, d'impulsivité et/ou d'hyperactivité. Souvent les personnes atteintes du THADA éprouvent de la difficulté à suivre des instructions et à s'organiser, elle interrompent les autres, elles agissent sans réfléchir, elles parlent excessivement ou elles ne se peuvent pas rester tranquilles ou s'agitent. Certaines personnes éprouvent des problèmes sur le plan des trois types de symptômes, tandis que d'autres sont surtout aux prises avec un problème d'inattention ou d'impulsivité ou d'hyperactivité.

Le THADA commence habituellement à se manifester au cours de l'enfance et chez certaines personnes, des symptômes du THADA continuent de se manifester à l'âge adulte. Le THADA atteint de 3 à 5 % des enfants à l'école élémentaire et le trouble se manifeste plus souvent chez l'homme que la femme.

En plus des problèmes liés à l'inattention, l'impulsivité et l'hyperarctivité, les personnes souffrant du THADA éprouvent souvent des problèmes scolaires ou de travail et des difficultés dans leurs interactions sociales. Le THADA s'accompagne aussi souvent de problèmes comme les comportements perturbateurs (y compris les troubles de conduite), les difficultés d'apprentissage scolaire, la dépression ou l'anxiété.

Anxiété normale

L'anxiété est une émotion de réponse au danger connu et actuel. Elle est même nécessaire pour stimuler et motiver un individu à faire le nécessaire dans certaines situations.
Ex : Anxieux face à un examen - vous étudiez davantage.

Anxiété généralisée

Le trouble d'anxiété généralisée est défini comme étant l'anxiété et l'inquiétude excessives concernant plusieurs situations ou événements.  Ce trouble se caractérise par la présence constante d'inquiétudes difficilement contrôlables.  Lors d'une situation donné, le sujet entretient psychologiquement plusieurs scénarios négatifs et devient hypervigilant et très vulnérable aux stresseurs environnementaux.  Au niveau diagnostic, l'anxiété généralisée est caractérisée par au moins 6 mois d'inquiétude persistante et excessive et plusieurs symptômes physiques.

l’anxiété chez les étudiants

Réunion d’information du 22.11.2000 18 h00 université de la DOUA Lyon 2 (amphi 2)

BUT : Thème de la conférence : l’anxiété chez les étudiants.

Intervenant : Pierre DASSIGNY (sophrologue et psychothérapeute).

Public concerné par la conférence : les étudiants présentant des états d’anxiété, s’accompagnant le plus souvent de troubles anxieux dont : le trac occasionnel, la timidité, le stress, la peur, l’anxiété sociale, l’anxiété généralisée, la phobie simple, la phobie sociale, l’agoraphobie, l’agoraphobie accompagnée de crise de panique, les troubles obsessionnels et compulsifs, les troubles anxieux post-traumatiques provoqué par un événement stressant, la dépression.

Stratégie prévue : groupe d’entraide de soutien et d’affirmation de soi.

Le but de cette réunion d’information se veut de répondre à l'attente de nombreux étudiants sur la région de Lyon et comme beaucoup de demandes existaient, j’ai décidé de consacrer mon temps et mon énergie à cette tâche qui consiste à tendre la main aux étudiants en détresse présentant des troubles anxieux et en leur prouvant que l'on peut s’en sortir.

Afin de prouver l'intérêt d’un groupe de soutien. J’ai rencontré de nombreuses personnes sur la région de Lyon. Et j’ai également reçu de nombreux appels et autant de lettres.

Enfin, il m’a semblé plus que nécessaire qu’une reconnaissance existe pour tous les étudiants qui souffrent d’anxiété et de phobies. La force d'une telle démarche est de réunir un grand nombre d'entre vous qui souffrent trop souvent en silence : que ce groupe d’entraide de soutien et d’affirmation de soi, soit votre voix et qu'elle puisse vous la donner à votre tour sans peur ni honte.

Soutenir, aider, écouter, conseiller, accompagner, partager sont des valeurs essentielles à toute vie sociale.

J’espère donc donner ce sens à ma démarche.

L’objectif ainsi que la démarche générale de cette réunion d’information est de permettre aux personnes présentant, des troubles anxieux et pouvant s’accompagner de troubles phobiques.

Est d’accéder à la mise en œuvre d’un groupe d’entraide, soutien et d’affirmation de soi, afin de bénéficier d’un espace de discussion et d'échange entre étudiants vivant des problèmes similaires.

Les participants y entreprennent une démarche où ils trouvent un soutien psychologique, un lieu d'expression, un entourage réconfortant, conseils, information. et l'assurance d’une écoute de qualité. Ce groupe d’entraide et de soutien et d’affirmation de soi donne aussi à chacun l'occasion d’échanger des idées, des expériences, de lier des contacts, des amitiés, Le groupe est une dynamique, un point de départ pour briser et rompre l'isolement dans lequel vous pouvez vous retrouver lorsque vous souffrez d’anxiété. Nombreux sont les étudiants anxieux et phobiques qui se retrouvent en incapacité de poursuivre leurs études par manque d'adaptation à de nouvelles situations.

Un des autres objectifs primordial est de sensibiliser votre environnement familial aux répercussions que les troubles anxieux génèrent dans votre vie quotidienne. En effet, votre entourage peut jouer un rôle déterminant en vous accompagnant dans votre parcours.

Les troubles liés à l’anxiété.

La meilleure façon d’introduire les troubles anxieux est en premier lieux d’aborder le terme d’anxiété. Les idées sont rarement claires sur les différences entre angoisse et anxiété. En réalité il s’agit d’un même phénomène dont l’expression revêt des formes psychiques et physiques qui interagissent. La distinction entre anxiété et angoisse n’a donc pas lieu d’être retenue d’un point de vue médical, puisque c’est le terme anxiété qui a été choisi par les médecins.

L’anxiété, que nous éprouvons tous, est provoquée en grande partie par les problèmes de la vie quotidienne. La manière dont une personne fait face à l’anxiété dépend de son caractère et de son tempérament, c’est à dire de sa structure psychologique, façonnée par des facteurs à la fois génétiques et environnementaux. Face à l’imprévu, à l’inattendu, aux désagréments et même au malheur qui risquent de tomber sur chacun de nous à tout instant, certains restent impassibles. D’autres se désespèrent, alors que d’autre encore pleurent en silence et somatisent leur anxiété par toute une série de symptômes : tremblements, frissons, bouffées de chaleur, sudation, crampes à l’estomac, migraines, diarrhées, constipation, palpitations, tachycardie, spasmes musculaires et insomnies.

Outre qu’ils indiquent, un manque de confiance en soi et une faible estime de soi, pourtant l’une des dimensions les plus importantes de la personnalité. Les multiples signaux de stress révèlent un caractère fragile, qu’il faut fortifier puisque ces traits de caractère constituent le principal carburant de l’anxiété.

Il peut nous arriver, à tous, de nous sentir anxieux dans des circonstances précises. Mais si ce type de sensation a tendance à se répéter, jusqu’à se transformer en état stable, on risque alors d’avoir à affronter un problème plus grave, par exemple, une anxiété anticipatoire, une anxiété sociale, une anxiété chronique, une phobie, une dépression et le suicide.

Les conséquences de l’anxiété nuisent donc fortement à l'épanouissement d'une vie sociale, affective, scolaire et professionnelle. Les individus se replient sur eux, ont de moins en moins de contacts avec les autres, peu ou pas d'amis... d'où un gâchis relationnel formidable et, pour beaucoup, un ratage de leur existence.

Chez les sujets anxieux il est fréquent, que puisse s’installer une conduite addictive, sous forme de prise soit d’alcool, de drogues, soit de médicaments, afin de faire face à l’angoisse. Dans les deux cas, c’est l’effet tranquillisant de l’alcool ou du médicaments qui est recherché. Le sujet retrouve ainsi pendants temps une certaine assurance. Mais au prix de complications en chaîne : un risque de dépendance à l’alcool aux drogues, ou aux anxiolytiques et un danger d’accoutumance qui peut le pousser à augmenter les doses pour maintenir le même bénéfice. Il arrive ainsi d’hospitaliser pour sevrage d’alcool, de drogues ou de tranquillisants des sujets anxieux .

Quelques exemples liés à l’anxiété.

Le trac occasionnel est une sensation d’anxiété intense mais passagère, limité à une situation et un moment donné. Anxiété anticipatoire, ce type de gène peut déboucher sur de nombreuses complications : celles qui ont trait à la vie sentimentales sont assez évidentes, mais l’incapacité d’adopter une attitude suffisamment dynamique auprès d’amis et de connaissances est également de nature à contrarier une bonne insertion sociale.

La timidité caractérise les personnes craintives, pleines d’appréhension, manquant d’assurance, de hardiesse, discrète dans les relations sociales avec une peur de tout ce qui est nouveau, imprévisible, ou soudain.

Une phobie est une crainte angoissante spécifique :

déclenchée par un objet ou par une situation n’ayant pas en eux-mêmes un caractère dangereux.

Disparaissant en dehors de l’objet ou de la situation, ce qui entraîne des conduites d’évitements caractéristiques

Au-delà du contrôle volontaire bien que la personne soit consciente du caractère de sa crainte.

Les phobies simples (ou phobies spécifiques) représentent les peurs, plus ou moins fondées, d’objets ou de situations. Ainsi, sous l’effet d’un stimulus, d’un déclencheur spécifique, la personne va présenter des réactions anxieuses, identiques à celles rencontrées au cours des attaques de panique. Il s’agit certainement de la pathologie anxieuse la plus fréquente puisqu’elle touche 10% de la population occidentale. Le plus souvent les personnes phobiques ne demandent de l’aide que lorsque leurs phobies ont entraîné des troubles dépressifs ou lorsqu’elles sont devenues très gênantes. Il est également fréquent que les phobies ne soient pas limitées à un seul objet. Les personnes phobiques présentent souvent des réactions de panique face à plusieurs situations bien délimitées. Si bien qu’elles organisent leur vie autour de l’évitement de ces situations.

La phobie Sociale se manifeste essentiellement par une peur irrationnelle et persistante de se retrouver dans une situation où l’on serait exposé au jugement d’autrui et où l’on craint de se comporter d’une manière embarrassante ou humiliante. La phobie sociale se manifeste de la manière suivante : peur de parler face à une assemblée, peur de répondre à des questions en public, peur d’utiliser les toilettes publiques, peur de devoir manger en public, peur de devoir écrire ou de lire en public.

Pour autre exemple l’agoraphobie est une des phobies les plus handicapantes.

Phobie liée à l’espace, l’agoraphobie (peur des espaces découverts et des lieux publics) s’associe à la peur de sortir (angoisse de la rue) et fréquemment aussi à la peur des espaces clos (claustrophobie) ou à d’autres phobies spécifiques. Lorsqu’elle est exposée à la situation phobogène (rue, magasins, foule) la personne éprouve un malaise intense, une sensation de vertige et d’oppression, la peur de perdre son contrôle, de s’évanouir. Sa panique anxieuse cède en quelques minutes lorsqu’elle à quitté le lieu angoissant.

La crainte phobie peut-être conjurée par :

Des conduites d’évitements ; certaines personnes renoncent à sortir ou à fréquenter les lieux phobogènes (rue passante, métro)

Des aménagements consistant à utiliser toujours le même trajet où des " abri " possibles ont été soigneusement repérés, à ne plus sortir que dans un territoire familier (son pâté de maison, son quartier), à ne se déplacer qu’en voiture

Des stratagèmes rassurants : se faire accompagner par un proche, tenir un chien en laisse, s’appuyer sur une canne. Certains phobiques recourent à l’alcool avant d’affronter la situation d’angoisse.

L’agoraphobe a souvent une personnalité timide, passive dépendante d’un milieu hyperprotecteur. Parfois prévalent des traits exactement opposés : personnalité dynamique, combattive (comportement de défi), hyperoccupée (fuite en avant).

On note fréquemment des signes névrotiques dans l’enfance, une tendance à l’introversion, des troubles sexuels à type d’inhibition préexistant aux symptômes phobiques

Groupe d’entraide et de soutien et d’affirmation de soi.

Les différentes écoles de psychothérapie ont des critères différents pour établir l’efficacité d’un groupe d’entraide et de soutien :

Pour un psychanalyste freudien, le traitement est efficace s’il amène son patient à surmonter son complexe d’œdipe, un analyste jungien percevra l’efficacité de sa thérapie d’après l’accès au processus d’individuation, alors que pour un comportementaliste, le succès thérapeutique sera représenté par " l’extinction des symptômes comportementaux ", pour un thérapeute familial le succès réside dans la réorganisation du système familial, pour un psychothérapeute cognitiviste, l’efficacité est représentée par la résolution du problème présenté par le patient et par la réalisation des objectifs établis au début du traitement thérapeutique et pour le sophrologue le succès thérapeutique sera de permettre à la personne de neutraliser la gêne que la phobie entraîne.

Mais à l’heure actuelle il existe un accord, un consensus, pour définir ce type d’intervention le (groupe d’entraide et de soutien) comme efficace lorsqu’il se compose des éléments suivants.

L’efficacité d’un groupe d’entraide et de soutien se compose des éléments suivants :

L’amélioration du symptôme.

L’augmentation de la capacité de travail.

Une meilleure adaptation sexuelle.

Une progression dans les relations interpersonnelles.

Une meilleure capacité à se confronter au difficultés psychologiques courantes.

Une amélioration de la capacité à réagir au stress de la vie de tous les jours.

A partir de ce groupe d’entraide de soutien et d’affirmation de soi, le thérapeute se préoccupe de la manière appropriée de surmonter un problème spécifique vécu par les personnes dans un espace-temps et un contexte défini de leur vie.

En principe, la fréquence, des séances est hebdomadaire et leur durée est de 2h000. Chaque groupe d’entraide et de soutien débute par un tour de table. Les étudiants expriment, s'ils le désirent et quand ils le désirent, pourquoi et comment ils ont intégrés le groupe.

Discussions ,débat autour d’un thème, échange d’idées, d’expériences, mise en pratique de stratégies thérapeutique, discussions post thérapeutique.

Stratégies thérapeutique.

Questionnaires d’évaluation.

Relaxation, sophrologie :

Le sujet anxieux est généralement très tendu, vigilant attentif, inspecter son environnement afin de face potentiellement à la source de son angoisse. Il paraît donc légitime de proposer dans un premier temps une méthode qui permet déjà de diminuer globalement le niveau de tension anxieuse. Sur le plan théorique, il existe une relation entre la relaxation musculaire et l’obtention de réactions émotionnelles opposées à l’anxiété.

Auto-observation : On demande aux personnes de noter sur des fiches les comportements d’évitement, les pensées anxiogènes, les situations qui déclenchent des réactions d’anxiétés. Cette technique amène souvent une modification positive de la fréquence du comportement anxieux, surtout au niveau d’une diminution des comportements d’évitement.

Jeux de rôles : des jeux de rôles sont proposés aux personnes afin d’observer ses propres ses propres signes comportementaux, ses manifestations physiques d’anxiété. Les symptômes comportementaux sont essentiellement des conduites d’évitement ou de fuite ou, au contraire un combat disproportionné. L’anxiété se manifeste se manifeste par une limitation des activités, des comportements de vérification, des demandes de réassurance ou par de l’agressivité.

Travail sur l’estime de soi et de ces trois composantes :

L’amour de soi : se respecter quoi qu’il adviennent, écouter ses besoins et ses aspirations.

Une vision positive de soi : croire en ces capacités, se projeter dans l’avenir.

La confiance en soi : agir sans crainte excessive de l’échec et du jugement d’autrui

 

THERAPIES

Systéméta3

L'approche systémique se distingue des autres approches par sa façon de comprendre les relations humaines. En effet, la personne n'est pas le seul élément analysé dans la démarche. Le thrapeute accorde aussi une importance aux différents systèmes dont elle fait partie (familial, professionnel, social, etc.). Cette personne est influencée à la fois par ses intentions, celles des autres, et celles des possibilités du milieu et/ou du système. L'idée principale est que l'histoire de la famille agit sur l'individu. Cet individu transporte avec lui des valeurs, des émotions et des comportements véhiculés par la famille et ceci depuis plusieurs générations. En fait, si une partie du système ne fonctionne pas bien ou éprouve des difficultés, cela risque d'affecter tout le système.

Quand deux personnes s'unissent, ce sont leurs histoires personnelles qui s'unissent afin d'écrire une nouvelle histoire qui tient compte des deux premières. Quand une séparation a lieu, elle met en route des mécanismes qui, eux aussi, proviennent de l'histoire antérieure. Quand s'ajoute de nouveaux membres, par des naissances ou des unions, l'équilibre est modifié et les personnes doivent se réajuster. Il en est ainsi lors des séparations, décès, divorces et départ naturels de la maison. Même au travail, l'arrivée d'un nouveau membre modifiera les relations existantes et, souvent, ce dernier devra faire des efforts pour se faire une place.

Exemples :

Un enfant à qui les parents n'ont pas donné assez d'affection dans sa jeunesse, pourrait avoir une tendance à ne pas se sentir attirant. Il pourrait aussi avoir l'impression de devoir faire quelque chose pour mériter cette affection, tout en étant certain qu'il ne pourra jamais en faire assez pour l'obtenir.

Une dame, cadre supérieur dans une entreprise, très efficace dans son milieu, se dit stressée au travail, au point de " se téléporter " ailleurs durant les réunions. Elle se sent constamment sollicitée par ses collègues, tant masculins que féminins, pour régler les problèmes. Quand son patron la critique, elle a l'impression de ne pas être considérée et se sent constamment obligé de donner une performance qui, à la longue, l'use. Elle a toujours le sentiment de ne pas en faire assez et elle s'épuise. En entreprenant une thérapie il a été possible de mettre en évidence le fait que, son père étant absent, la figure dominante à la maison était sa mère. Celle-ci était constamment insatisfaite de tout ce qu'elle entreprenait et de tout ce que son père entreprenait. En réalité, elle a fini par couper les ponts avec sa famille. En thérapie cette femme a pu découvrir, à partir de ses souvenirs, jusqu'à quel point elle contribuait de la même façon que son père au bien-être de ses employés. Lentement, elle a été capable de trouver une façon de co-exister avec son patron, sans avoir l'impression que la situation dégénérerait en affrontement dans lequel elle serait inévitablement inférieure. Actuellement, elle fait son travail avec plaisir. Elle se sent compétente, accepte de l'être et elle fait de son mieux. Sa relation avec son patron n'est pas beaucoup meilleure, mais elle se sent moins vulnérable à sa critique et cela a pour effet de réduire de beaucoup son stress.

PSYCHOPATHOLOGIES

Définition

Lorsque l'intensité du vécu émotionnel négatif dépasse les capacités de résilience de la personne, surviendrait un état de "rupture", qui marquerait l'entrée dans un état de type "psychopathologique".
La psychopathologie serait caractérisé par une altération de la relation du sujet au monde, et se traduirait, selon les cas, par une réaction émotionnelle paroxystique, une attitude comportementale générale inadaptée et involontaire, ou des comportements volontairement inadaptés.

L'état de rupture pourrait être provoqué par une seule expérience traumatique ou par la répétition successive de nombreuses expériences (généralement) négatives.

La rupture pourrait être brutale (dynamique aiguë) ou insensiblement progressive (dynamique chronique, par répétition des situations traumatiques : dynamique cyclique négative).

La rupture pourrait provenir de la sommation de plusieurs facteurs :
 

- Une ou plusieurs agressions.
 

- Des carences variables des besoins psychiques.
 

- Un ou plusieurs facteurs accidentels divers (deuil, chômage, …).
 

- Une circonstance (même si isolément elle peut sembler insignifiante) modifiant la signification cognitive, en plus négatif, d'un ou de plusieurs facteurs précédants.

Remarques

Une expérience fortement positive pourrait être également un facteur traumatique, par contraste avec le vécu quotidien.

Il existerait des périodes sensibles (à déterminer et à caractériser) durant l'enfance (et éventuellement durant la vieillesse).

Il semblerait que le plus souvent les processus cognitifs ne soient pas directement responsables d'une souffrance psychique ou d'une psychopathologie, mais ils auraient un rôle modulateur dans l'intensité de l'émotion perçue par le sujet.

Le facteur émotionnel (affectif) semblerait central. Le facteur cognitif semblerait plutôt modulateur.

L'état de "souffrance psychique" correspondrait à l'envahissement du champ de la conscience du sujet par une émotion négative dont la pénibilité provoque une altération partielle de la relation au monde. La psychopathologie correspondrait l'envahissement du champ de la conscience par une émotion négative dont l'intensité serait telle que le sujet n'est plus capable de faire face aux sollicitations du monde extérieur, social ou écologique.

La souffrance psychique, voire la psychopathologie, aurait comme origine :

- Une agression.
 

- Une carence des besoins psychiques.
 

- Des pathologies ou des traumatismes des structures limbiques ou néocorticales.
 

- Un effet des processus cognitifs, qui pourraient être responsables de la souffrance psychique, soit directement, soit indirectement en ayant un rôle modulateur dans l'intensité de l'émotion perçue par le sujet.

L'état psychique quotidien serait caractérisé par la coexistence de plusieurs dynamiques émotionnelles, positives, neutres ou négatives, qui se cumuleraient ou se neutraliseraient, et qui pourraient, au cours du temps, provoquer la souffrance psychique ou la psychopathologie.

Cette étiologie des altérations psychiques semblerait être majeure et concernerait l'ensemble de la population, quotidiennement, avec des degrés variables de souffrance et d'invalidité, et elle constitueraient la majorité des cas des problèmes affectifs et relationnels, et la majorité des cas de consultations psychiatriques.

Il existerait trois grandes classes de problèmes psychiques susceptibles d'évoluer vers des états de type "psychopathologique" :

- Les états de "souffrances psychiques" (dyspathies), produit par un vécu trop intense ou chronique d'une ou de plusieurs émotions, en général négatives.
("dysévolution fonctionnelle" des processus "émotionnels" de traitement de l'information.)

- Les états de "tendance incoercible", inducteurs de comportements involontaires inappropriés (dyspraxies), et résultant d'un conditionnement dysadéquat en référence à la réalité psychobiologique du monde.

- Les états de "distorsion cognitive", inducteurs de comportements volontaires inappropriés (dyspraxies), et résultant d'un apprentissage dysadéquat en référence à la réalité psychobiologique du monde.
("dysévolution fonctionnelle" des processus "cognitifs" de traitement de l'information.)

Ces états psychiques pourraient être provoqués par des accidents, des maladies cérébrales ou des anomalies du développement. Une des causes qui semblerait être majeure serait l'évolution des processus cérébraux, par le jeux normal de la plasticité cérébrale, en dehors des valeurs compatibles avec le maintien de l'intégrité de l'organisme.

Classification des psychopathologies


 Toute classification des troubles mentaux est arbitraire, donc discutable, car il n'existe pas de critère-étalon (yardstick ou golden standard, comme disent les anglophones) de la santé mentale. Les classifications des troubles mentaux n'en sont que plus nécessaires. En effet, la définition de ce qui est normal et pathologique ne peut pas être laissée aux individus, au parent, au directeur d'école, à l'enseignant, ou même à l'éducateur, au psychologue, ou au psychiatre. Les classifications doivent être complétées par des instruments, car elles laissent toujours une certaine place à l'interprétation et demeurent dans une certaine mesure des exercices théoriques lorsqu'elles ne sont pas opérationalisées (Cantwell, 1988).

 Le DSM-IV (Association américaine de psychiatrie, 1994) est une classification qui représente le résultat actuel des efforts poursuivis depuis une trentaine d'années aux États-Unis pour définir de plus en plus précisément les troubles mentaux. Le Dominique et le Dominique Interactif sont des instruments destinés aux enfants du primaire, qui opérationnalisent les classifications DSM-III-R (Association américaine de psychiatrie, 1989, original 1987) et DSM-IV.

 

Historique du DSM-IV

 Les phénomènes psychologiques, les sensations, les émotions, les sentiments, sont très réels, mais en même temps très abstraits. Aussi, comme les choses matérielles sont plus immédiatement accessibles que les abstractions, l'étude des nombreux aspects physiques de la santé s'est développée beaucoup plus rapidement que l'étude de la santé mentale.

 Les troubles mentaux observés pendant la seconde guerre mondiale chez les soldats soumis aux stress de la vie militaire et des combats avaient conduit beaucoup d'auteurs à considérer les troubles mentaux comme la conséquence du stress. Dans la vie civile, le stress a été mis en relation avec la pauvreté. Si les troubles mentaux ne représentaient que différentes formes d'une même maladie causée par le même facteur étiologique, la classification des troubles perdait beaucoup de son intérêt. Tous les troubles mentaux étaient donc étudiés globalement à l'aide d'instruments censés mesurer la détresse psychologique provoquée par le stress. Les échelles de détresse psychologique évaluaient surtout les troubles anxieux, ce qui a longtemps fait croire que la psychopathologie était plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Par ailleurs, à cette époque, en santé mentale les classifications étaient peu précises.  Elles permettaient une marge d'interprétation importante, ce qui limitait leur intérêt (Valla & Bergeron, 1994).

 Dans les années 60, le développement de la pharmacologie a ramené les classifications au premier plan. En effet, certains médicaments amélioraient spécifiquement tel ou tel regroupement de symptômes. Aussi, pendant les années 70 plusieurs tentatives de classification des troubles mentaux ont successivement vu le jour aux États-Unis, pour aboutir en 1979 à la parution du DSM-III ((Association américaine de psychiatrie, 1983, original 1979) et presqu'aussitôt à celle du DIS (Robins et coll., 1981), l'instrument qui opérationnalisait cette classification auprès de la population adulte. Pour réduire la part de l'interprétation, les définitions diagnostiques proposées par le DSM-III visaient à être aussi précises que possible (Robins, 1990).

 Les années 80 ont vu les premiers succès remportés par cette approche avec l'ECA (1984), une étude américaine sur 17 000 sujets qui, entre autres résultats, a rétabli l'égalité des sexes face aux troubles mentaux en démontrant la fréquence des problèmes d'alcool et des comportements antisociaux chez les hommes. L'approche adoptée par le DSM-III a été poursuivie dans la version révisée, le DSM-III-R, paru en 1987 et dans le DSM-IV, paru en 1994.  Parallèlement, l'OMS (1993) a publié la dixième version de sa classification internationale des maladies (CIM-10) qui reprend beaucoup des éléments du DSM-IV. Ces classifications récentes se veulent de plus en plus complètes et précises.
 

Pertinence des classifications en santé mentale

 La  pertinence des classifications en santé mentale a fait, et fait encore parfois, l'objet de controverses. C'est surtout pendant les années 60 et 70 que des cliniciens d'obédience psychodynamique ont défendu une position antinosographique attaquant le caractère «réducteur» des classifications. Celles-ci ne tiennent pas compte du caractère unique de chaque individu, ni du fait qu'aucune situation n'est pareille à aucune autre. À partir de ces critiques, les classifications modernes sont devenues multi-axiales pour prendre en compte les différents aspects de la psychopathologie.

 L'étiquetage des enfants a été plus particulièrement mis en cause. En réalité, ce ne sont pas les enfants qui sont étiquetés, mais la psychopathologie. Il est toutefois difficile d'empêcher un glissement vers l'utilisation des diagnostics comme des étiquettes attachées aux personnes. Cependant, faut-il empêcher les professionnels d'identifier les troubles mentaux? La solution semble être dans la confidentialité des informations et le professionnalisme des intervenants.

 En effet, des diagnostics précis sont nécessaires à l'avancement des connaissances. Aussitôt qu'il est question d'interprétation, la porte est ouverte à des opinions différentes. Un même enfant évalué par deux professionnels différents est susceptible d'obtenir deux diagnostics différents (Matarazzo, 1983), même si, lorsque les professionnels en discutent, ils sont assez d'accord sur la symptomatologie. En effet, l'un peut donner plus d'importance à des éléments que l'autre considérera comme secondaires. D'autre part, deux enfants dont la psychopathologie est différente obtiendront fréquemment le même diagnostic. Les pommes, les poires et les oranges sont mélangées dans les paniers, même s'il est écrit «pommes» sur un panier et «oranges» ou «poires» sur les autres. La mise en relation statistique des fruits de chaque panier avec les arbres sur lesquels ils ont poussé sera incapable de mettre en relation un arbre avec le contenu d'un panier. De la même façon, la mise en relation statistique de diagnostics basés sur l'interprétation avec des facteurs de risque ne peut apporter aucune information utile.

 Les professionnels de la santé mentale en milieu scolaire ont deux fonctions. L'une est plutôt orientée vers l'ensemble des jeunes de l'école : statistiques, dépistage, signalements, mise en place de programmes. Pour cela, l'évaluation aussi objective (par opposition à subjective) que possible de la psychopathologie des jeunes permet de comparer les psychopathologies entre elles et d'établir les priorités. Elle permet également de vérifier l'évolution de la psychopathologie, même si le professionnel ou le jeune change d'école, ou de comparer les écoles entre elles quant à la psychopathologie. En fait, des données précises sont nécessaires pour établir quelque comparaison ou quelque statistique que ce soit.
L'autre fonction des professionnels de la santé mentale en milieu scolaire est clinique. Elle est orientée vers la prise en charge individuelle, la thérapie, l'aide qui peut être apportée à tel ou tel enfant ou adolescent. Les forces et faiblesses propres au patient et au milieu, qui donnent à chaque individu et à chaque situation leur caractère unique, deviennent très importantes au cours des prises en charge individuelles et le diagnostic standardisé perd de son caractère indispensable.

 Finalement, pour classer et comparer les psychopathologies, les professionnels de la santé mentale en milieu scolaire ont besoin des classifications et des instruments qui leur fournissent des données précises et ils ont aussi besoin de leur sens clinique lorsqu'ils travaillent en individuel.
 

Les problèmes particuliers posés par l'identification des troubles mentaux chez les jeunes

 Du point de vue des classifications, plusieurs facteurs contribuent à rendre l'étude de la psychopathologie des jeunes, enfants et adolescents plus difficile que celle de l'adulte. Tout d'abord, les enfants et les adolescents sont des êtres en développement : la signification, normale ou pathologique, d'un comportement varie en fonction de l'âge : l'énurésie normale chez le jeune enfant ne l'est plus à six ans. En conséquence, la psychopathologie des jeunes est plus mouvante dans le temps que celle des adultes (Achenbach, 1990).

 De plus, les jeunes sont très dépendants de leur environnement : leur famille, l'école, le groupe de pairs. Les comportements de l'enfant changent selon l'environnement. Beaucoup d'enfants hyperactifs en milieu scolaire ne le sont plus à la maison. À propos de l'un de ces enfants, les enseignants et les parents décriront des comportements différents. C'est pourquoi, l'étude de la psychopathologie des jeunes demande plusieurs informateurs. Les plus importants sont les parents, le jeune lui-même et le professeur. Ces informateurs sont le plus souvent en désaccord. Le recouvrement entre les psychopathologies identifiées par les parents et celles identifiées par leurs enfants est de l'ordre de 20%. Le rôle de l'environnement psychosocial doit également être pris largement en considération.

 Finalement, il n'y a pas vraiment de règles pour établir une synthèse de ces différentes informations. Pour toutes ces raisons, la classification des troubles mentaux des jeunes est plus complexe et souvent moins satisfaisante que pour les adultes.
 

Les trois grands types de classification de la santé mentale des jeunes

 Trois grands systèmes ont été proposés pour évaluer la santé mentale des jeunes. La tradition médicale catégorielle, la tradition psychologique dimensionnelle et la théorie psychanalytique ont chacune donné naissance à des classifications des troubles mentaux.

 L'approche médicale définit des catégories qualitatives, la santé vs la maladie, par la présence ou l'absence de certains symptômes. Ces symptômes sont choisis par des groupes d'experts réunis en comités. Théoriquement, les choix des experts doivent être validés par des études épidémiologiques et cliniques sur le terrain. Actuellement, les Field Trials du DSM-IV sont en cours. Pour certains diagnostics, ils ont déjà été publiés. Les classifications contemporaines sont multi-axiales. Elles étudient la psychopathologie, mais également l'état physique (certaines maladies s'accompagnent de troubles mentaux) et les facteurs environnementaux. Les classifications connues sous le nom de DSM mises au point par l'American Psychiatric Association appartiennent à ce groupe.

 La théorie psychanalytique définit les maladies mentales en termes de conflits inconscients générateurs d'une angoisse qui, à son tour, déclenche des mécanismes de défense. Dans les classifications psychanalytiques, l'organisation des diagnostics repose sur des hypothèses quant à l'archaïsme de la psychopathologie. La classification d'Anna Freud (1965) décrit la psychopathologie chez les jeunes en fonction des étapes du développement définies par la théorie analytique. Plus récemment, la «classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent» (1990) décrit deux axes consacrés l'un aux «organisations psychologiques» et l'autre aux aspects physiques et environnementaux.

 L'approche psychologique est dimensionnelle. Elle est basée sur une continuité des sentiments et des comportements allant du plus normal au très pathologique. Les enfants perturbés ne sont pas identifiés par la présence ou l'absence de tels ou tels symptômes, mais par leur situation à l'extrémité d'un continuum défini par les scores d'une échelle sur laquelle tous les enfants se répartissent. L'informatique a permis de raffiner les analyses statistiques associées à l'approche dimensionnelle. Aujourd'hui, c'est le CBCL (Child Behavior CheckList) (Achenbach & Edelbrock, 1983) qui représente cette approche. Les analyses factorielles ont permis à Achenbach & Edelbrock (1978) de décrire quatre grands syndromes (les troubles de la conduite, l'anxiété-retrait, l'immaturité et la délinquance de groupe avec comportements agressifs) ainsi que 14 syndromes plus «étroits». À priori cette approche est la plus satisfaisante car elle est basée sur des données empiriques et non sur l'opinion d'experts ou sur une théorie. Toutefois, l'analyse factorielle ne regroupe que les items soumis au traitement statistique. La façon dont ils sont choisis conditionne les résultats, comme dans les classifications catégorielles.
 

Description du DSM-IV

 L'approche adoptée par le DSM-IV vise à éliminer l'interprétation dans l'établissement du diagnostic. Pour y parvenir, des critères diagnostiques précis ont été définis. Quatre types de critères sont décrits: les caractéristiques descriptives du symptôme visé, sa fréquence ou sa durée, l'âge auquel il est apparu et des critères d'exclusion basés sur la présence d'autres diagnostics. Un nombre minimum de symptômes est nécessaire pour qu'un diagnostic soit porté. Pour certains diagnostics (e.g. la dépression) la présence de certains symptômes est obligatoire. Le DSM-IV comporte cinq axes. Ils étudient respectivement les troubles mentaux, les troubles de la personnalité et le retard mental, la santé physique, les stress psychosociaux et l'environnement, le fonctionnement global i.e. l'adaptation.  Une section est consacrée aux troubles habituellement diagnostiqués pour la première fois pendant la petite enfance, l'enfance ou l'adolescence. Les troubles qui peuvent débuter à tout âge (y compris chez les jeunes) sont décrits dans la section générale.

 Le nombre minimum de symptômes par diagnostic et la fréquence et la durée des symptômes sont des données quantitatives. Dans une certaine mesure, elles intègrent au DSM-IV la notion dimensionnelle de déviation par rapport à une norme.

 À la différence de la classification dimensionnelle d'Achenbach ou des organisations psychologiques des classifications psychanalytiques, le DSM-IV individualise des entités diagnostiques qui sont fréquemment associées, comme par exemple les troubles anxieux et dépressifs. À cela correspond la notion de concomitance.

Dépression

Bien que les causes de la dépression n'aient pas été élucidées, la plupart des experts croient que sa cause médicale est un déséquilibre chimique dans le cerveau. La dépression peut aussi être héréditaire; le risque de développer la dépression est donc plus grand quand un proche parent a souffert de dépression. Certains événements marquants, comme un décès dans la famille, la perte de son travail ou la retraite, la naissance d'un enfant ou la ménopause peuvent aussi rendre les personnes plus vulnérables à la dépression. Un certain nombre de maladies, comme l'arthrite ou des maladies du cœur ou de la glande thyroïde, peuvent provoquer des symptômes de dépression. C'est pourquoi il est important de consulter son médecin quand on se sent déprimé. Seul un médecin peut déterminer la cause de la dépression et individualiser le traitement en conséquence. Les symptômes de la dépression s'accompagnent presque toujours de symptômes d'anxiété. Il est donc souvent important de choisir un médicament qui traite les deux genres de symptômes. Malheureusement, certains médicaments contre la dépression aggravent l'anxiété. Si votre traitement vous rend anxieux, parlez-en à votre médecin, qui pourra trouver une façon de soulager les deux types de symptômes. Le traitement peut réduire la douleur et la souffrance occasionnées par la dépression. Plus on se fait traiter tôt, plus on se rétablit vite. Quelle que soit la maladie, plus on attend pour consulter un médecin, plus le traitement risque d'être difficile ou long. Il arrive qu'un traitement antidépresseur commence à soulager les symptômes au bout de deux semaines, mais il ne faut pas se décourager si cela prend plus de temps. Il existe de nombreux traitements contre la dépression. Si le premier traitement échoue, le médecin peut généralement en trouver un autre qui soit efficace. N'arrêtez jamais de prendre un médicament avant d'en avoir parlé à votre médecin. Quand on arrête de prendre un antibiotique trop tôt, on risque d'avoir une rechute et de se sentir pire que la première fois. C'est un peu la même chose avec la dépression. Une fois que le médicament commence à faire effet, il est essentiel de continuer à le prendre pour que les symptômes ne reviennent pas. Quand la prescription sera terminée, vous et votre médecin pourrez déterminer si vous devriez poursuivre ou arrêter le traitement. Dans ce dernier cas, votre médecin devra vous expliquer la meilleure façon de mettre fin à votre traitement. L'arrêt trop brusque d'un traitement antidépresseur peut provoquer des symptômes désagréables, qu'on peut éviter.
 

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

Les différents types de handicap

LE HANDICAP DE MOBILITE

La notion de handicap comporte une dimension sociale, psychologique en plus de la limitation purement physique. Le handicap de mobilité est déterminé à 3 niveaux : la personne est confinée à sa maison et à son jardin, la personne doit rester toute la journée dans le fauteuil ou elle est alitée. La première catégorie est définie comme ayant un handicap moyen, les deux derniers sont regroupées dans le groupe des graves handicaps de mobilité. la prévalence des incapacités a été établi sur la base de 7 fonctions des activités de la vie quotidienne : transfert au/hors du lit ou dans/hors du fauteuil, habillement/déshabillage, se laver les mains et la figure, pouvoir manger sans aide, pouvoir aller aux toilettes et la continence urinaire avec en plus 3 autres fonctions : mobilité, audition et vision. Pour les fonctions des activités de la vie quotidienne, il est demandé à la personne interrogée si elle peut exécuter la fonction sans difficultés, avec quelques difficultés ou seulement avec l’aide d’un tiers. L’audition est vérifiée sur base du fait que l’on peut oui ou non suivre une émission télévisée au volume normal. Pouvoir reconnaître un ami à une distance de 4 mètres ou 1 mètre est une donnée utilisée pour l’évaluation de la vision. Les personnes sont considérées comme moyennement limitées à partir de l’instant où elles ne peuvent exécuter une des fonctions des activités de la vie quotidienne qu’avec quelques difficultés, lorsqu’elles ne peuvent suivre une émission télévisée en qu’augmentant considérablement le volume, lorsqu’elles ne reconnaissent personne à une distance de quatre mètres ou si elles ne peuvent marcher que 200 mètres. Il s’agit de limitations graves lorsqu’une des fonctions des activités de la vie quotidienne peut être exécutée sans l’aide d’un tiers. Le handicap de mobilité peut entraîner : états de l'humeur, anxiété et "mal-être" psychique, troubles psychiatriques, mauvais fonctionnement social et hypochondrie.

 Sources Guide pratique du handicap - AGEFIPH


LE HANDICAP PHYSIQUE

Sous cet intitulé sont regroupées des déficiences plus ou moins graves, d'origines très diverses, innées ou acquises, stabilisées ou évolutives. On distingue les handicaps physiques :

· Congénitaux, néonataux et périnataux (myopathie, malformation, Infirme Moteur Cérébral, spina-bifida, encéphalopathie…)

· Acquis à la suite de maladies (encephalopathies, hémiplégie, poliomyélite, sclérose en plaques, tuberculoses, rhumatismes…)

· Acquis à la suite d'accidents (hémiplégie, paraplégie, tétraplégie, fractures, amputations, traumatismes crâniens…)

LE HANDICAP SENSORIEL

Le handicap visuel
Inexistence ou perte à des degrés variables de l'acuité visuelle.
Les causes sont multiples :
Chez l'enfant : affections oculaires héréditaires, ou non héréditaires
Chez l'adulte : décollement de rétine, atrophies optiques, diabète…

Le handicap auditif
Inexistence ou perte, à des degrés variables, de l'acuité auditive dès la naissance ou au cours de la vie.

LE HANDICAP INTELLECTUEL

L'étiologie des déficiences mentales est soit génétique (aberrations chromosomiques, ex : la trisomie 21), biologique (agressions prénatales, périnatales ou postnatales), psychologique (carences affectives, hospitalisme…) ou écologique (milieu socioculturel, mauvaises conditions de vie…).

Le handicap intellectuel se caractérise par une déficience intellectuelle (déterminée par le quotien intellectuel QI) et une altération du comportement adaptatif (désadaptation sociale).

LE HANDICAP PSYCHIQUE

Certaines déficiences psychiques suite à des " maladies mentales " peuvent provoquer un handicap psychique. Le handicap psychique regroupe les conséquences durables, en termes de dépendance, des maladies mentales. C'est à dire qu'il s'agit du retentissement personnel et social des troubles psychiques sur les capacités d'autonomie et d'adaptation de certaines personnes. Ex : la schizophrénie.

De nombreuses confusions existent entre Handicap Intellectuel et Handicap Psychique. Ces deux termes sont souvent confondus dans la notion de Handicap Mental. Pourtant, les conséquences, l'évolution, l'insertion socio-professionnelle sont très différentes.

LES MALADIES INVALIDANTES

Épilepsie
Les épilepsies peuvent entraîner des situations de handicap très variées. Elles peuvent être associées à d'autres déficences isolées. Elle peuvent constituer une déficience grave si les crises sont fréquentes, ou pharmaco-résistantes. Cependant, avec un suivi et des précautions, certaines épilepsies sont tout à fait compatibles avec une insertion socio-professionnelle.

Insuffisances respiratoires
Asthmes sévères, bronchites chroniques, emphysème,… : elles se manifestent par des dyspnées (difficultés à respirer), des gênes respiratoires avec limitation de l'activité…

Allergies cutanées
(eczémas liés à des facteurs professionnels)

Troubles endocriniens, métaboliques
exemple : diabète

Maladies cardio-vasculaires

Déficiences rénales

 

Formation des bénévoles de l’association NALPA

C’est avec un grand plaisir, que je vous accueilles au sein de la salle polyvalente de Cormontreuil, pour ces 2 jours de formation.

Planning des 2 journées formation :

9H00-12H00 13H00-17H00

14H00-18h00 (à définir pour personnes désirant déjeuner chez elles)

Cette formation, s'adresse à toutes personnes, désirant devenir bénévoles au sein de l’association NALPA.

Aucune connaissance préalable des troubles anxieux n'est nécessaire pour participer à cette action de formation

Le but de cette formation est :

Vous présenter les troubles anxieux

Vous sensibiliser aux troubles anxieux

Vous informer, c’est à dire vous transmettre les connaissances, les savoir de bases sur les troubles anxieux.

Vous expliquer, vous transmettre les informations, sur les procédés, les méthodes, les techniques, afin qu’à l’issue de la formation vous sachiez vous mêmes présenter, reproduire, les procédés, les méthodes, les techniques.

Vous familiariser avec l’approche de NALPA des troubles anxieux, ainsi que son fonctionnement

Cette formation alternera entre théorie, études de cas, mise en situation réelle et pratique, aussi il sera demandé une implication totale des personnes.

Je tiens à préciser que l’association NALPA n’a pas de couleur politique, ni religieuse, n’est pas une méthode de développement personnel et n’a rien à vendre, mais propose une prestation de qualité pour les personnes souffrant de troubles anxieux. Toutes personnes bénévole ne respectant pas le règlement intérieur de NALPA sera immédiatement radiées.

Nous allons commencer cette formation par une initiation à la respiration abdominale puis par un exercice de tension détente, qui favoriseront votre niveau d’attention et de vigilance au cours de cette formation.

Approche de NALPA des troubles anxieux.

NALPA : ouvre maintenant ses portes aux personnes souffrant de tous troubles phobiques, anxieux, de désadaptation sociale. NALPA met l'accent sur sa spécificité en excluant, en s'opposant au paradigme(du greque paradeigma: exemple, du verbe montrer. Terme utilisé en linguistique et en philosophie. Remis en scène par l'épistémologue Th. Kuhn autour de 1960. Déf. générale: Ensemble des traits caractérisant un mode d'interaction avec le monde. Peut se définir à différents niveaux: Perception: Façon de percevoir, d'appréhender le monde) réducteur de "communauté phobique". Et se positionne, ainsi clairement : NALPA intervient auprès d'individus qui éprouvent des difficultés, des souffrances, sans réduire ses personnes comme une maladie (une communauté de malade), mais en les accueillant comme des citoyens souffrant de problèmes propre à la nature humaine.

En outre, les troubles anxieux, quel que soit leur mode d'expression, sont les troubles psychologiques les plus fréquemment rencontrés dans la population, comme la maladie de la modernité, Il n'existe pas encore de médicament antitroubles anxieux. Le traitement prescrit le plus souvent est un tranquillisant. Son intérêt est évident mais incomplet dans la mesure où le tranquillisant ne calme que momentanément l'angoisse mais ne soigne pas véritablement les troubles anxieux. Cette approche est intéressante, car elle attire notre attention sur un problème de santé mentale invalidant "l'invisible handicap", qui ne semble pas être assez souvent diagnostiqué et lorsqu’il l’est, peut être mal traité.

Aussi, NALPA propose une approche holistique (du grec holos: entier, attitude épistémologique qui consiste à considérer qu'un système complexe est une entité qui possède des caractéristiques émergentes liées à sa totalité, propriétés qui ne sont pas réductibles à, et déductibles de celles de ses éléments. "Le tout est plus que la somme des parties") de la personne, approche médicamenteuse, thérapie individuel, thérapie de groupe, voir (Nouvelle technique d'approche des troubles anxieux systéméta3 ©) et ne s'oppose pas à une vision, biologique, héréditaire de ces troubles, comme certains l'affirme, mais, l'intègre plutôt dans une approche globale en incluant le contexte sociohistorique du développement de l'individu, trait d'union entre les troubles de "l'âme" et ceux du corps. Les troubles anxieux, souvent sous-estimés dans leurs fréquences et également dans leurs sévérités; il est maintenant possibles de les soigner, peu importe les causes, il existe des traitements. Si les craintes des personnes anxieuses sont parfois perçut de l'extérieur comme imaginaires, leurs souffrances interne ne les sont jamais...dure réalité.

Comment les personnes souffrant de troubles anxieux voient-ils, pensent-ils, l'existence ?

Le regard, la pensée de ces personnes repose sur un double déséquilibre dans leur vision et leur pensée du monde. Ils perçoivent pensent l'environnement comme étant plein de dangers potentiels. Dans leur vision, leur pensée d'eux-mêmes et de leurs proches, ils se perçoivent, ils se pensent vulnérables et fragiles, un peu comme la partie noire, obscur, trouble, inquiétante de l'humanité, celle qu'on évite.

Les troubles anxieux, sont une maladie, où l'anxiété envahit tous les aspects du psychisme de la personne, maladie encore assez mal connue des psychiatres et des psychologues.

La technologie médicale actuelle ne permet pas de faire face clairement aux troubles phobiques et anxieux, en l'absence de preuve, un verdict souvent entendu : mal être imaginaire... Souffrance, peur, isolement, manque d'estime de soi, un mal être imaginaire....Non !

Aussi, le but de NALPA, est de s'adapter aux personnes et non l'inverse.

(Toutes les activités proposées par nalpa sont encadrées par des professionnels, et des bénévoles ayant suivi une formation spécifique)

Ces activités complémentaires ou trandisciplinaires (Se dit d'un modèle ou d'une activité qui dépasse les usages d'une seule discipline) et possède un champ de validité plus large, recouvrant plusieurs disciplines, rentre dans l'approche holisitique de la personne et de ces trois niveaux d'intervention additionnelle : la médication, la thérapie individuelle et la thérapie de groupe. Les thérapies de groupe sont extrêmement utiles, elles sont le moteur vers le bien-être et permettent aux personnes de ne plus se sentir seules face à leurs difficultés et d'être écoutées, regardées, rassurées, sans être jugé.

De nombreuses personnes apprennent d’autrui, bénéficient du soutien offert par les membres du groupe. Les personnes se libèrent peu à peu de leurs peurs, de leurs émotions, pensées négatives, elles découvrent de nouvelles façons d'envisager leurs situations et retrouvent, espoir, désir, énergie, l'impossible passe dans le contexte du possible, puis dans celui de la certitude de la guérison. Les activités pourront être adaptées selon les besoins et aspirations des personnes. Il n'y a pas d'approche meilleure que les autres.

Il conviendra cependant de choisir l'approche la plus en adéquation en fonction de la situation rencontrée. Ceci reflète le but visé par NALPA, qui est d'analyser, de comprendre et de mettre en œuvre, des outils, des modes d'intervention adéquats afin de répondre, à votre demande.

Fonctionnent de l’association Nalpa.

L’aptitude de travailler ensemble est loin d’être une évidence. Nalpa préconise, une forte collaboration entre ses bénévoles, l’échange, la communication, la collaboration. Cette collaboration ne se laissant par réduire à une simple cohabitation, mais à une culture commune et ceci dans un but de cohérence entre les bénévoles et afin de pouvoir gérer rapidement les incompréhensions et les divisions qui pourraient surgir et en les réintégrant dans l’espace, l’esprit, la vision, l’approche des troubles anxieux de Nalpa. Aussi, il est important de prendre du plaisir à travailler ensemble, à penser ensemble, à fonctionner ensemble, ce qui limite les malentendus ou présupposés sur le travail de chaques bénévoles et permet l’émergence d’un sentiment d’appartenance constructif.

Les rôles et fonctions de chacun étant bien précisés et déterminés, cela étant toutes initiatives, idées, contacts personnels, concernant l’association, devront remonter directement à la hiérarchie de Nalpa pour approbation avant d’être mises en œuvre. De plus pour que les adhérents de Nalpa puissent faire émerger et faire entendre leur souffrance, il faut que ceux-ci rencontrent une écoute et un accueil favorables des bénévoles ayant intégré la culture commune de Nalpa et que la personne puisse ressentir la complémentarité d’actions, d’une présence commune génératrice de permanence et de continuité de ses membres pour ressentir l’effet positif d’un projet d’accompagnement cohérent.

Approche stratégique à l’usage des bénévoles de Nalpa.

" il n’y a pas de vent favorable pour qui ne sait pas où il va " Sénèque

Cette formation vous permettra de :

Développer une pensée systémique L’approche systémique est une approche : pour mieux voir, pour mieux comprendre et pour mieux agir. (cf. J. De Rosnay, l’école de Palo Alto), permettant de mieux appréhender les turbulences dans lesquelles se déroule l’intervention auprès des personnes souffrant de troubles anxieux ; d être relié à votre quotidien dans lesquelles se déroule votre intervention ; d’être relié à votre environnement, de le comprendre dans son ensemble afin de mieux préciser les tâches, les missions, les droits et devoirs qui incombent à chacun des bénévoles.

" Je bouge le petit doit et je fais frémir une étoile "

  • Développer une vision partagée qui permet de vous positionner sur la signification et la direction que chacun des bénévoles donne à son action ;
  • Améliorer le travail d’équipe et faire synergie avec vos collègues bénévoles, coordinateurs locaux (Reims et autre villes), et surtout le président de l’association…, grâce à une meilleure compréhension mutuelle (par ex : implication de chacun dans l’élaboration d’un projet d’équipe) ;
  • Développer votre maîtrise et votre expression avec la conscience de votre influence auprès des adhérents et des autres bénévoles ;
  • Clarifier et / ou modifier vos attitudes et vos modèles mentaux afin d’optimiser l’efficacité des stratégies mises en place pour atteindre les meilleurs résultats possible.

 

Une méthode, un outil de travail

  • Plus précisément, cette formation vous aidera à :
  • 1. Croire à votre potentiel créatif , inventif .
  • 2. Vous débarrasser, si nécessaire, de la voix intérieure du blâme et de l’autocritique systématique.
  • 3 Fixer un objectif positif et précis en captant et en utilisant toutes vos ressources ; savoir provoquer le plus petit changement pour le plus grand bénéfice.
  • 4 Pratiquer, développer une observation, une écoute précises.
  • 5. Elaborer des stratégies d’intervention de qualité.
  • 6. Poser des questions pertinentes pour résoudre les problèmes des troubles anxieux.
  • 7. Entrer en relation avec vos interlocuteurs, savoir les apprivoiser pour mieux les guider : nouer les meilleurs relations avec vos collègues bénévoles, les adhérents et leurs familles ; connaître et appliquer les règles d’une négociation constructive ; se décentrer de la technique pure pour mieux se recentrer sur l’humain et la relation ; favoriser le respect de soi et des autres.
  • 8. Comprendre la façon de voir de chacun (exemple : ce qui est important pour tel bénévoles ou adhérents l’est il aussi pour moi ? de la même manière ?).
  • 9. Vérifier les résultats et la qualité des changements obtenus.
  • 10. S’assurer que ces changements puissent tenir dans le futur .
  • Et ainsi :
  • posséder une souplesse comportementale, mieux vous adapter aux transformations perpétuelles ;
  • être plus cohérent et détecter les incohérences chez les autres : mettre en accord ses

pensées, ses dires et ses actes.(ex : dire " oui " avec les mots et " non " avec le corps)  ; faire la différence entre assister et accompagner.

Autrement dit :

  • ferme sur le fond et souple sur la forme ;
  • une main de fer dans un gant de velours ;
  • fort comme un chêne et souple comme un jonc.

Accompagner.

Avec ces pluri-compétences, vous saurez mieux harmoniser les tâches liées a votre mission et vous positionner avec précision .

Dans votre fonction de bénévoles ; vous serez en mesure de mieux accompagner les adhérents à chacune des étapes de leur vie, pour faciliter les passages d’une étape à l’autre.

Le non-accomplissement de ces tâches compromet l’évolution de la personne et la solution de ses problèmes. Le bénévole peut aider les adhérents à s’approprier les éléments de leur histoire et ainsi favoriser leur évolution.

La vie moderne nous incite à comprendre les temps de transitions, telle l’adolescence, le chômage, la formation, la retraite… pour les mettre à profil.

Ainsi, la vision globale et dynamique de l’individu – et de ses relations à l’environnement économique, social et culturel- devient un outil de transformation intérieure et personnelle au sein des équipes de bénévoles ; l’intervention auprès des personnes souffrant de troubles anxieux peut ainsi s’adapter aux contraintes d’aujourd’hui et de demain.

Au service de la vision globale, la connaissance et les pratiques de communication vous conduiront à de meilleurs choix, de meilleures décisions dans le domaine de l’accompagnement, mais aussi personnel, familial, relationnel et économique.

Enfin, nos projets pour le futur comprennent, la publication d'un journal, d’un cd-rom et l'ouverture de nouvelles antennes.

Exercice : la technique de la chaise vide. Elle vise l’intégration entre des conflits comme les valeurs, les actions, les pensées les sentiments. Un chaise positive, une chaise négative. Un temps pour bien rentrer dans l’émotion. La tristesse, aujourd’hui je suis triste, mais pourquoi est tu triste(en changeant de chaisse). C’est une discussion face à soi même, comme une discussion entre des personnes ayant des avis contraires. Discusions entre l’aspect positif et négatif, d’un sentiment, pensée émotion, dune action, d’un comportement.

Approche des troubles anxieux

Les troubles anxieux désignent un groupe d’affections mentales caractérisées essentiellement par une anxiété, une peur, une crainte, un comportement d’évitement et des rituels compulsifs excessifs.

Les troubles anxieux, quel que soit leur mode d'expression, sont les troubles psychologiques les plus répandus dans la population française, 10 % des hommes et 23 % des femmes. Ces affections s’accompagnent souvent d’autres troubles psychiatriques, (p. ex. la dépression). Les troubles anxieux ont des répercussions énormes sur les individus atteints (et les membres de leur famille) ainsi que sur l’ensemble de la société : perte de revenu, limitation fonctionnelle, diminution de la qualité de vie, utilisation fréquente des réseaux de soins de santé et de santé mentale et baisse de la productivité.

Il existe divers traitements efficaces contre ce type d’affections, mais si l’on se fie aux récentes données empiriques, les professionnels de la santé et de la santé mentale ne seraient pas très au fait des traitements appropriés en la matière

Longtemps sous-estimés dans leurs fréquences et parfois dans leurs sévérités, il est maintenant possible de d’accompagner ces personnes vers la guérison. La technologie médicale actuelle ne permet pas de faire face clairement aux troubles phobiques et anxieux, en l'absence de preuve palpable, un diagnostic souvent entendu : mal être imaginaire sans tenir compte des aspects non médicaux de la maladie... Souffrance, peur, isolement, manque d'estime de soi, un mal être imaginaire....Non !

 

Les idées sont rarement claires sur les différents termes relatifs aux troubles anxieux et, peuvent porter à confusion. Il convient donc pour commencer de recenser, de définir ces termes.

La phobie ou phobie spécifique ou simple: une phobie est une peur d'un genre particulier, disproportionnée par rapport à la réalité, ne pouvant être ni expliquée, ni raisonnée, allant au-delà du contrôle volontaire et conduisant à l'évitement de la situation redoutée. La caractéristique de la phobie, c'est qu'elle peut s'appliquer à tout et n'importe quoi : des orages aux nuages en passant par les sauterelles.

Il existe trois catégories de phobies : la phobie spécifique ou phobie simple, la phobie sociale, et l'agoraphobie. Bien qu'une quatrième existe et rarement explicitée : la phobie collective.

La peur : c'est une réaction normale, universelle, qui existe chez tous les êtres vivants face à une menace ou un danger réel. Il s'agit donc d'une émotion primaire instinctive qui se déclenche en réponse à un danger ou à une menace réelle. La peur sert à se protéger et à augmenter ses chances de survie dans toutes les espèces. La réaction de peur existe face à un danger, soit par la fuite, soit par l'immobilisation, soit par le combat.

Parfois la menace peut être le produit de l'imagination d'une personne.

Il existe trois aspects de la peur : la peur physique, le cœur s'accélère.., la peur psychologique, on se concentre sur un danger supposé…, la peur comportementale, elle fait réagir en fonction de ses intérêts…. .

Les peurs superficielles et les tabous : ce sont des croyances collectives de danger partagées par les membres d'une même culture, comme par exemple le refus de passer sous une échelle, l'aversion pour le chiffre 13….

La terreur : traduit du latin terror, c'est une peur extrême qui bouleverse et paralyse. On dit alors qu'on est "glacé", "muet de peur.

La panique : c'est une poussée soudaine de terreur.

L'angoisse : traduit du latin, ou le mot signifie "étroitesse", "lieu resserré". Malaise psychique et physique, né du sentiment de l'imminence d'un danger, caractérisé par une crainte diffuse pouvant aller de l'inquiétude à la panique et par des sensations pénibles, comme des douleurs abdominales, ou problèmes d'élocution et /ou respiratoire (sensation de boules dans la gorge).

L'anxiété : traduit du grec, ou le mot signifie "étrangler", "oppresser", elle exprime une émotion, un sentiment déplaisant associée à la sensation, à l'attente, plus ou moins consciente, d'un danger imminent, d'un problème à venir, d'événements désagréables. La personne pense à l'avance (voir concept d'anxiété anticipatoire) aux éventuelles difficultés qui pourraient survenir. Elle peut de ce fait, se sentir tendue avant même que les problèmes ne soient survenus ou avant même d'avoir repéré précisément ce qu'elle redoute. Trop peu d'anxiété va parfois mettre la personne en danger; à l'inverse trop d'anxiété va, inhiber et épuiser la personne.

L'anxiété ou état d'angoisse, peut être considéré plutôt par ses symptômes psychiques que physiques.

L'anxiété phobique se produit seulement en présence d'une situation ou d'un objet bien déterminés.

Les aversions : Ce sont des réactions émotionnelles proches de la peur. Sans qu'il s'agisse d'une peur réelle, il y a pour certains une répugnance à toucher, entendre ou goûter des choses qui pour la plupart d'entre nous, suscitent plutôt de l'indifférence ou simplement un léger dégoût. . Les personnes qui ont de fortes aversions au toucher peuvent être incapable de palper de la laine, du velours, certains fruits. Les aversions sont d'avantage des tracasseries que de vrais handicaps, mais elles peuvent influer sur des choix de vie.

L'hypocondrie : C'est la peur d'avoir contracté une maladie effrayante, cancer ou sida par exemple, seulement après en avoir entendu parler dans des reportages, revues, livres, journaux. La personne hypochondriaque demandera des avis médicaux pour se rassurer en permanence sans jamais cesser de se poser des questions sur son état de santé.

Les obsessions, les pensées ou les idées obsessionnelles : ce sont des pensées intrusives indésirables et insistantes qui s'impose au sujet contre sa volonté. Comme exemple, une mère sera tourmentée en permanence à l'idée de céder à l'impulsion d'étrangler son bébé pendant son sommeil.

Les rituels compulsifs : Certaines personnes se sentent forcées d'accomplir des actions ou des gestes répétitifs, généralement à l'encontre de leur propre jugement. Ainsi un homme se lavera les mains des centaines de fois par jour parce qu'il se sent sale, bien qu'il sache que sa sensation et son action sont irrationnelles. Les pensées magiques ou idées obsessionnelles sont souvent associées aux rituels. ( troubles obsessionnelles compulsifs, T.O.C.).

 

Le stress : syndrome général d'adaptation, est une réponse, une réaction non spécifique (non spécifique, correspondant à la réaction du corps indépendamment de l'effet propre de l'agent actif) que reçoit la personne soumise à des stimulations externes appelées stresseurs ou agents stresseurs, c'est une réponse que donne le corps à toute demande qui lui est faite.

Les préoccupations : Ce sont des idées répétitives contres on ne ressent pas le besoin de résister. Par exemple un adolescent s’inquiétera d'être rejeté par les autres en y pensant sans cesse.

La timidité pathologique : Elle exprime la tendance aux comportements de crainte dans des situations sociales et explique certains comportements d'inhibition ou des attitudes timorées.

La plupart des gens qui souffrent de troubles anxieux présentent un autre problème psychiatrique.

Ou Comorbidité (Il arrive souvent qu'un individu soit atteint de plusieurs troubles mentaux à la fois, comme il peut l'être de plusieurs affections physiques dont la présence simultanée est aussi bien trop fréquente pour être une simple coïncidence. Ce phénomène devient plus fréquent avec l'âge, quand un certain nombre de troubles physiques et mentaux coexistent. Une comorbidité physique peut non seulement accompagner des troubles mentaux comme la dépression, mais aussi influer sur la survenue et la persistance de cette dépression

En fait, 70 % des sujets atteints principalement d’un trouble anxieux répondaient aussi aux critères applicables à un autre trouble qui, dans bien des cas, était un autre trouble anxieux. La phobie simple et la phobie sociale étaient les autres affections les plus couramment diagnostiquées. Le tiers des sujets qui souffrent essentiellement d’un trouble anxieux répondent aux critères relatifs à un autre trouble dépressif (par exemple une dépression majeure ou un trouble dysthymique, (humeur dépressive présente pratiquement toute la journée

). La fréquence des autres troubles diagnostiqués variait selon le trouble anxieux.,69 % dans le cas du trouble panique avec et sans agoraphobie (TPA et TP, respectivement), à 58 % dans le cas de la phobie sociale, à 81 % dans le cas de l’angoisse généralisée (AG), à 53 % dans le cas de phobies spécifiques et à 83 % dans le cas du trouble obsessionnel-compulsif (TOC).

Plusieurs études ont montré que l’abus d’alcool et d’autres substances va de pair avec les troubles anxieux, surtout chez les sujets qui souffrent de phobie sociale et de trouble panique avec agoraphobie. Les troubles anxieux, surtout la phobie sociale et l’angoisse généralisée, sont aussi souvent associés à des troubles de la personnalité. Par exemple ont a pu constaté que la phobie sociale précédait les troubles de l’humeur dans 81,7 % des cas et précédait d’autres troubles anxieux dans 62,7 % des cas, chez des sujets qui présentaient une phobie sociale assortie d’un autre trouble.

Exercice : Art-thérapie par le théâtre, exercice d’improvisation.

On se rassemble en groupe pour jouer une situation réelle de conflit dans la vie courante. Le groupe prépare sa scène pendant quelques minutes : le lieu, les rôles, la distribution dans l'espace. La scène sera rejouée une première fois dans son entier. Ensuite autant de fois qu'il sera nécessaire. L’observateur l'arrête chaque fois qu'il à une alternative différente à proposer.

Les trouble anxieux les plus répandus sont au nombre de 6

Phobie spécifique

Phobie sociale

Agoraphobie sans Trouble (ou attaque) de panique et l’agoraphobie avec Trouble (ou attaque) de panique.
Trouble obsessionnel-compulsif (TOC)
Anxiété généralisée (AG), le trouble d'anxiété généralisé (TAG)
État de stress post-traumatique (ESPT)

Au nombre des autres troubles, on pourrait citer

La phobie au quotidien.

De manière générale, on constate souvent les réactions suivantes chez les sujets phobiques :

  • le sujet a conscience de la disproportion de sa peur,
  • il peut expliquer que, d'un point de vue rationnel, l'objet source de sa peur n'est pas si terrifiant,
  • sa peur est irrépressible ; la seule évocation du nom de l'objet phobogène peut suffire à déclencher un mal être physique et psychologique,
  • le sujet tente d'expliquer ses difficultés à son entourage,
  • les proches adoptent des discours ou des conduites de réassurances peu concluants ; ils peuvent perdre patience et en venir à l'ironie ou aux moqueries,
  • le sujet phobique s'isole, évite de parler de ses peurs et, pour chaque déplacement pour chaque rencontre, il anticipe le parcours ou les lieux qu'il aura à fréquenter afin d'estimer son risque de rencontre avec l'objet ou la situation source de peur,
  • les situations évitées par la personne phobique sont de plus en plus nombreuses,
  • cet enfermement sur soi et cette limitation de la vie personnelle et sociale entraînent le plus fréquemment des complications affectives, professionnelles, familiales,
  • envers les autres, la personne phobique utilise toutes sortes de stratagèmes pour dissimuler la source de ses peurs, tout en vivant une véritable détresse intérieure.

 

Origine des phobies ( ou peurs excessives)

On retrouve parfois, (suivant les courants de pensées, écoles) dans le passé des personnes phobiques, des événements traumatisants. Bien que la phobie peut survenir sans qu'il y ai eu de traumatisme apparent, ou non reconnu au niveau de l'inconscient..

Education et contexte familial.

Certaines phobies peuvent avoir été transmises au travers des propres peurs excessives des parents. En effet, dans la constitution d'une phobie, le contexte familial peut jouer un rôle plus qu'important. Les parents, peuvent induire des appréhensions, des peurs excessives à leur enfant, en le martelant de consignes de prudence et de recommandations angoissantes. Même pour des parents attentifs à ne pas laisser filtrer leurs propres peurs, les enfants sont d'assez fins observateurs pour repérer qu'un de leurs parents est très tendu face à certaines situations. Les peurs des parents sont donc souvent impliquées dans le développement des phobies de l'enfant. Des parents phobiques transmettent souvent leurs peurs à leurs enfants, relais de l'information anxiogène. Pour exemple, si les parents ont tous deux une phobie sociale, c'est à dire une forme de peur des autres, l'enfant apprendra lui aussi cet évitement d'autrui. Du fait d'avoir vu ses parents vivre repliés sur eux mêmes, n'invitant personne ou presque, ne sortant pratiquement pas dans les lieux publics…l'enfant ainsi levé dans ce confinement social n'aura pas l'occasion d'apprendre les attitudes ni les stratégies de communication pour échanger avec les autres ses idées, ses émotions et ses sentiments.

Comment peut apparaître une phobie.

  1. Un événement neutre, arrivée du métro dans la station par exemple, il se produit simultanément un événement déclenchant une réaction physique et psychologique, syndrome grippal, fièvre, sensation de malaise, un conflit psychologique se construit.
  2. La seule apparition de l'événement neutre, l'arrivée du métro dans la station, suffira à déclencher la sensation de malaise, alors que le syndrome grippal a disparu, et acquiert ainsi le pouvoir de déclencher la réaction psychique et émotionnelle forte.
  3. Secondairement, mais dans un délai bref de quelques semaines, les situations analogues à l'événement neutre telles que métro, train, autobus, autocars, vont déclencher aussi une pareille expérience émotionnelle pénible de peur intense.
  4. Le sujet développe alors des comportements d'évitement de toutes ces situations qui provoquent la réaction émotionnelle, sans pour autant que cette réaction soit comprise par le sujet.
  5. La constitution du conflit psychologique de départ serait favorisée par l'existence de règles mentales anciennes de danger, qui se seraient construites dans l'enfance au cours des interactions avec l'entourage et l'environnement familial.
  6. Les règles mentales de danger donneront un autre relief à la réalité vécue qui sera perçue comme une menace.
  7. Toutes les informations provenant du corps du sujet ou de l'environnement externe seront envisagées sous l'angle du drame. Le déclenchement de ces raisonnements est automatique et indépendant de la volonté de la personne.

 

Quand la phobie se généralise.

Il est fondamental devant toute plainte phobique de repérer les situations sources et les fréquences avec lesquelles se déclenche une réponse phobique de la personne. Il est important pour la personne aidante d'effectuer une analyse précise de ces processus de généralisation.

La mise en évidence des processus de conditionnement qui génère l'apparition soudaine d'un comportement phobique explique le déclenchement brutal et à n'importe quel âge de ce type de symptôme. Ce conditionnement se traduit par le fait qu'à chaque apparition du stimulus source, le sujet émet une réponse d'évitement de la situation ou de l'objet phobogène. La permanence de cette relation va entraîner une répétition de l'évitement qui deviendra une habitude et de ce fait une source d'inadaptation sociale et personnelle nécessitant la mise en route d'un traitement.

Ainsi, les attitudes, le comportement verbal et émotionnel, le système de pensée ont été diversement façonnés et à divers degrés par des interactions antérieures de l'organisme avec son environnement. Les habitudes gênantes ou inadaptées mise en place sont difficiles à vaincre seul et non rien à voir avec un manque de volonté en terme de guérison.

Attitude contraphobique.

Chez certains phobiques, il arrive d'observer des conduites qui, loin de chercher à éviter l'objet ou les situations phobogènes, l'affrontent volontairement, consciemment, dans une attitude de défi. En adoptant ce comportement, contraphobique, soudain et surprenant pour l'entourage, le sujet cherche à nier sa peur ou bien à atténuer son angoisse. Il se prend pour un matamore, prêt à en découdre. Il ne s'agit donc pas d'une tentative planifiée de contrôle de la peur mais d'un acte desepéré pour en finir avec le sentiment de soumission à la peur. Ces conduites s'avèrent inefficace et dangereuses ; elles ont un caractère éphémère et laissent un goût amer. Une attitude contraphobique, compulsive, provoque une perte de confiance en soi et une intensification de l'anxiété phobique. Elle est à différencier des attitudes contrôlées de maîtrise de la peur. Les phobiques sociaux cherchent fréquemment à s'exposer aux situations redoutées, afin d'acquérir les compétences sociales qui leur manquent. Or, chacun sait que faire un exposé, par exemple, ne s'improvise pas et nécessite une bonne préparation, en anticipant les éventuelles questions...

Evitement absolu.

Quand une personne commence à ressentir progressivement ou d'emblée une réticence à aborder une situation ou un objet, comme emprunter un transport en commun pour se rendre sur son lieu de travail elle va tenter de mettre au point des, petits trucs, qui lui permettront tant bien que mal d'utiliser quand même ce moyen de locomotion. Les subterfuges sont variables : prendre sur soi un objet porte-bonheur ou un fétiche, se réciter des prières pendant le parcours, absorber un tranquillisant, des plantes médicinales jusqu'aux barbituriques, pour diminuer l'angoisse, avaler une boisson forte pour se donner du courage, faire un détour pour ne pas risquer de tomber sur l'objet en question, se rendre à son travail par un autre moyen de transport, voir à pied quitte à perdre un temps considérable.

Exercice : imiter les animaux, sa gestuelle, ses cris, utiliser tout l’espace disponible : la girafe, l’hippopotame, le loup, le kangourou, le coq, l’éléphant, le lapin, l’ours, le singe, l’aigle, le grillon, le porc, la vache, le lion, le mouton, le coucou.

Etude de cas 1.

Le cas d'un petit garçon qui s'est brûlé en posant la main sur le poêle à charbon. Ce poêle apparaît à l'enfant énorme, noir et chaud. Il retire alors vivement sa main. Il a mal, il pleure, il a peur. Sa mère le soigne et le réconforte. Elle remarque par la suite qu'il fait attention à se tenir loin du poêle et qu'il semble en avoir peur. L'enfant a donc constitué une habitude béné- fique, celle de redouter et d'éviter un objet réellement dangereux.

Cependant, dans certain cas, l'expérience peut entraîner des conséquences moins favorables. L'enfant pourrait dès lors concevoir également une peur de la grande commode noire qui est placée dans la dans la chambre de sa mère, uniquement à cause de sa ressemblance physique avec le poêle, selon le phénomène de généralisation. La peur de la commode deviendrait une conduite inadaptée dans la mesure où toucher la commode n'est pas dangereux en soi. Cette peur pourrait avoir des conséquences indésirables ; c'est ainsi que l'enfant se sentirait obligé de faire un détour si la commode était sur son passage et qu'il se refuserait l'accès à tout ce qu'elle peut contenir d'attirant pour lui, des bonbons par exemple.

Analyse

Il peut ainsi y avoir généralisation du stimulus (événement de l'environnement susceptible d'activer certains récepteurs sensoriel d'un individu et d'avoir un effet sur son comportement). Par exemple, la personne phobique des piqûres ne pourra pas voir des bras nus à cause du pli du coude ou l'acrophobe (phobique des hauteurs) ne supportera pas de voir un de ses proches se pencher au-dessus du vide.

Nos propres peurs ont été acquises de la même façon au cours d'expériences désagréables dans notre histoire personnelle. Ces émotions gênantes se sont conditionnées par rapport à certains aspects de la situation qui nous a marqué à ce moment-là. Ultérieurement, des expériences semblables conduiront naturellement à l'apparition de ces mêmes sensations désagréables. Et c'est justement parce que ces réactions sont provoquées par certain stimuli déclencheurs particuliers, qu'il est possible de les éliminer par désapprentisage. Il faut donc briser ces liens en agissant directement sur les réactions conditionnées et inutiles pour le sujet.

A force d'être irrationnelles et bizarres, ces peurs inadaptées font croire à de nombreux sujets qu'ils deviennent fous. Leur impression est souvent confirmée par la réaction de leurs proches. Pour un observateur extérieur, en effet, le sujet phobique est à coté de la réalité. C'est comme si un système complexe d'idées fausses s'était infiltré dans la pensée du sujet, lui faisant tenir des propos illogiques. La personne se tient alors un discours sur lui même, ses capacités, ses relations aux autres, le monde en général. Il exprime ces interprétations sans retenue, le plus souvent sous la forme de scénarios catastrophiques. Ces verbalisations dramatiques maintiennent l'évitement de la situation phobogène en entretenant les symptômes phobiques.

La phobie ou phobie spécifique ou simple

En général, les réactions de peur à des stimuli précis ( éléments de l’environnement provoquant un effet sur le comportement d’une personne) objets, situations, ses réactions sont considérées comme phobiques si elle sont excessives, persistantes, contraignantes pour le sujet qui cherche à éviter l’objet/s, la/les situations anxiogène et perturbante pour le développement normal de la personne.

Il faut aussi que le sujet reconnaisse le caractère irrationnel de sa peur excessive, qu’i puisse la critiquer tout en subissant l’emprise répétitive de l’anxiété lors de la confrontation avec l’objet/s, la/les situations photogènes.

Sont ainsi dites spécifique ou simples les phobies des animaux, phobies des endroits clos (claustrophobie), les phobies des lieux élevés (l‘acrophobie) qu’il s’agisse d’un tabouret ou de la tour Eiffel, et bien d’autres.

Le trouble phobique s’auto-entretient. L’évitement des situations phobogènese est le facteur principal de persistance des peurs. En esquivant la situation, le phobique n’apprend pas à gérer sa peur et obtient un soulagement immédiat aux prix d’une dépendance de plus en plus grande face à l’objet/s, la/les situations anxiogène.

Exemple

Je ne fréquente pas certains endroits spécifiquement associés à des peurs

Je me fais accompagner d’une personne en qui j’ai toute confiance

J’ai l’impression de me sentir plus en confiance quand je prends des médicaments, de l’alcool ou d’autres excitants.

Je contrôle tout dans les moindre détails avant de sortir de chez moi

Etude de cas 2

Aline raconte à ses amis qu’il lui est impossible d’approcher une poule. Terrifiée, elle est obligée de faire demi-tour. Elle explique aussi que, tout bien considéré, ce qu’elle redoute par-dessus tout, c est le contact des plumes.

Il suffit à Aline d’un brin de réflexion pour savoir qu’il n’y a aucun danger à toucher une plume, voire plusieurs plumes de poulet. Elle n’imagine pas une seconde que ce soit une menace pour elle ; Pourtant, elle ne peut s ‘empêcher d’avoir peur, c’est irraisonné, elle n’arrive pas se contrôler quand elle aperçoit une poule et elle doit faire une large détour pour l’éviter Aline constate de fait l’irréalité de sa peur et voit bien que les autres autour d’elle, famille et amis, n’ont pas cette réaction à la vue d’une poule.

D’ailleurs, Aline ne se confie pas et cache sa phobie autant qu’elle le peut, plutôt que de déclencher l’étonnement, voire le rire : " cela paraît tellement stupide. " En effet, plus les objets ou les situations sources de phobies sont ordinaires et familiers, moins l’entourage comprend l’attitude du phobique, sa peur incontrôlable.

Au lieu du lui témoigner indulgence et réconfort, les autres s’évertuent à persuader le phobique de l’irrationalité de la situation. C’est ainsi qu’on répétait à Aline régulièrement : " Allons, ne soit pas stupide, il ne peut rien t’arriver " ; " Toi qui est si perspicace habituellement "…

Aline, honteuse de sa phobie, voudrait, bien la dissimuler. Elle cherche à anticiper et à prévoir les situations où elle pourrait se trouver nez à nez avec une poule ou un quelconque volatile poulailler. Justement, elle est invité chez un cousin qui vient d’aménager sa nouvelle ferme. Elle se dit que, si cette première tentative échoue, elle pourra toujours prétexter de violents mots de tête pour rester à l’intérieur de la maison, au calme.

 

Phobie sociale

On peut comparer l’agoraphobe à un enfant qui a peur d’être abandonné par ses parents dans un lieu étrange et étranger et le phobique simple à un enfant qui rencontre dans une jungle un animal dangereux. Le phobique sociale lui, ressemble plus à un enfant qui aurait peur d’être placé sous le regard critique d’adultes sans bienveillance

La peur d'être humilié en public est la principale manifestation de la phobie sociale. La personne qui en souffre a souvent l'impression que tous les yeux sont fixés sur elle. Elle craint de ne pas être à la hauteur et pense souvent qu'elle est incompétente. Elle a toujours l'impression d'être maladroite alors que les autres ne le sont pas. La gêne qu'entraîne la phobie empêche certains de fréquenter les restaurants, d'utiliser les toilettes publiques, et elle limite leurs relations sociales à leur entourage immédiat. D'autres sont même incapables de signer un chèque à la banque devant le caissier tant leur main tremble. La phobie sociale peut se manifester dès l'enfance et elle touche plus souvent les hommes que les femmes.

Symptômes et signes

Les crises de panique surviennent toujours lors de situations où la personne a peur d'être jugée ou de mal paraître. Le fait de parler en public, par exemple, provoquera des rougissements, des tremblements et une sensation de défaillance incontrôlables.

Traitements et prévention

La phobie sociale a des effets importants sur la vie professionnelle et sociale d'un individu. Pour traiter ce type de phobie, les thérapies et les techniques de relaxation sont souvent combinées à l'usage d'antidépresseurs. Certains médicaments, les bêta-bloqueurs, peuvent même être administrés juste avant une performance pour réduire l'anxiété.

Etude de cas 3.

Le regard des autres.

Marie, âgée de 24 ans, doit arrêter son travail de démonstratrice dans un grand magasin, car elle appréhende le regard des clients et de ses supérieurs hiérarchiques : elle présente une peur de rougir et des tremblements des mains très importants.

La première fois qu’elle fit une démarche auprès d’un psychiatre, elle avait 16 ans et souffrait de la peur de faire du mal à quelqu’un avec des objets tranchants.

A cette époque de sa vie, elle résidait dans un pays d’Amérique latine très agité où la violence était quotidienne.

Du fait de la situation de son père qui devait se déplacer assez souvent dans des pays étrangers, elle dut travailler le plus souvent seule et notamment suivre une scolarité par télé-enseignemant, ce qui ne l’empêcha pas de réussir brillamment son bac.

Dès qu’elle commença à travailler comme démonstratrice dans un magasin, elle perçu progressivement des sensations de malaises, se mettant à trembler et appréhendant de nombreuses situations telles que prendre ses repas avec d’autres collègues, trembler en faisant une démonstration, rougir devant un client .

Marie se sentit incapable d’assurer son travail, déprima et, à la suite de plusieurs arrêts de travail, décida d’entreprendre une psychothérapie analytique qu’elle interrompit 6 mois après, à la suite d’une première tentative de suicide.

Hospitalisée alors pendant un an en clinique psychiatrique, les tentatives de suicide se multiplièrent et son état fut amélioré par une série d’électrochocs qui atténuère la dépression. Mais la patiente gardait des appréhensions à sortir, à affronter la foule et surtout une incapacité totale à faire un acte dès qu’elle se sentait observée.

Marie définit son problème comme une peur de trembler ou de rougir devant des gens lorsqu’elle se sent observée.

Marie fut donc hospitalisée de nouveau pendant dix mois, avec chimiothérapie à dominance antidépressive et neuroleptique et suivi plusieurs entretiens de soutient.

Une certaine amélioration se dessinait mais la malade n’avait toujours pas pu reprendre son activité professionnelle et gardait des appréhensions dans des situations de contact prolongé comme rencontrer des gens, parler au téléphone, prendre un repas avec des amis.

Marie définit son problème comme une peur de trembler ou de rougir devant des gens lorsqu’elle se sent observée.

La peur augmente s’il s’agit d’adultes, de sexe masculin, et diminue s’il s’agit de femmes.

Mais la peur dépend aussi de la situation dans laquelle elle est observée : profession, magasins, restaurants, loisirs, groupes de scoutisme.

Enfin, les sentiments de dominance, de soumission ou d’égalité influent surla peur qu’elle a des autres : la famille et les amis sont moins angoissants que les collègues de travail et les supérieurs hiérarchiques.

Sa vie privée est appauvrie. Marie appréhende les contacts masculins et redoute d’être présentée à des amis, d’aller au restaurant, tout en étant regardée et observée.

Aussi vit-elle seule, limitant les contacts privilégiès à ses seuls parents et surtout à sa mère qui joue souvent un rôle "contraphobique " en l’accompagnant dans les magasins,.

Marie sait que sa mère pourra éventuellement agir ou parler à sa place si elle a peur de trembler ou de rougir.

Aucun antécédent psychiatrique n’est signalé dans sa famille. Marie est l’aînée de trois enfants ; ses deux frères ne présentent pas de problèmes particulier

LA PHOBIE DE L’ECOLE EST-ELLE UNE PHOBIE SOCIALE ?

De l’angoisse de séparation à la phobie scolaire

 

Le refus anxieux de l’école peut être associée à une angoisse de séparation. Il s’agit alors en général d’enfants âgés de moins de 12 ans chez qui on retrouve souvent des évènements déclenchant (maladies, décès, changements d’école, déménagements). L’angoisse de séparation est une " anxiété excessive lorsque le sujet est séparé des personnes auxquelles il est principalement attaché, sa mère en particulier ". Cette anxiété a un caractère intense, durable, restreignant les activités de l’enfant ou interférant sur son bien être émotionnel, et elle peut aussi exister sans refus scolaire. Dans la plupart des cas, il s’agit d’abord d’une réaction phobique à un aspect de l’environnement scolaire, en présence ou en l’absence d’un parent . L’anxiété de séparation favorise des relations sociales superficielles et non investies positivement. Par exemple, les enfants redoutent de se faire inviter chez des amis et d’être obligés de quitter leur " chez soi ". Le désir et le plaisir relationnels existent à l’état latent, mais l’anxiété de séparation les dépasse. L’évitement des relations sociales s’installe et rend difficile l’accès à l’autonomie.

 

UNE PHOBIE DE MAL FAIRE

C’est alors une peur excessive de se faire agresser par ses camarades, par exemple. Pour les comportementalistes, il s’agit ainsi de mettre en évidence les stimuli auxiogènes du type : paniquer pour un devoir, peur d’avoir une mauvaise note, appréhension e certaines matières scolaires. Dans la perspective des théories de l’apprentissage, Ross considére que la phobie scolaire est un trouble émotionnel – excès d’anxiété – acquis à la suite d’évènements " traumatisants " pour l’enfant dans l situation scolaire. L’anxiété perturbe son comportement qui prend la forme d’évitement fin d’atténuer la peur. Il s’agirait ‘une anxiété de performance (peur de mal faire) qui appartient, d’un point de vue diagnostique, à la phobie sociale.

UNE PHOBIE SOCIALE GENERALISEE

Il s’agit dans ce cas d’une peur irrationnelle de situations où le sujet pourrait être observé attentivement par autrui, mais aussi de la peur de se conduire de façon humiliante en public, plus précisément une crainte excessive de la critique des enseignants et des camarades. Nous avons souvent constaté chez ces enfants, indépendamment de leur âge un manque de compétences sociales. Malgré la fréquence de l’anxiété sociale (timidité pathologique) chez ces enfants, les informations recueillies auprès des enseignants et des familles montrent que le groupe de pairs les accepte bien et que la timidité n’est pas une source de rejet.

La " chronicité " de la phobie scolaire dépend du degré de dépendance et du manque d’autonomie de l’enfant. La phobie scolaire concerne des enfants qui, de façon irrationnelle , refusent d’aller à l’école e résistent avec des réactions d’anxiété très vive ou de panique quand on essaye de les y " forcer ". Cependant, tout refus scolaire, même tenace, ne constitue pas une phobie.

La phobie scolaire est mal nommée

 

Le terme " phobie scolaire " peut prêter à confusion. Les parents l’utilisent pour décrire l’aversion de l’enfant face aux devoirs ; les enseignants stigmatisent ainsi le comportement de certains enfants qui viennent à l’école par force. C’est le clinicien anglais Broadwin qui l’a inventé en 1932 , en distinguant au sein d’un groupe d’enfants faisant des fugues de leur établissement scolaire un sous-groupe présentant un tableau atypique et bien précis. L’expression " phobie scolaire " est confirmée par homologue, Johnson, pionnière également en la matière, en 1941. D’autres auteurs préfèrent parler de refus scolaire ", car l’expression est plus librede présupposes psychopathologiques ; la peur panique d’aller à l’école peut, en effet, recouvrir des raisons très différentes. Johnson, elle –même, en 1957, reviendra sur sa position initiale en déclarant :

" La phobie scolaire st mal nommée, il s’agit plutôt d’une angoisse de séparation. " La classification américaine, par exemple, ne considère ps la phobie diagnostique à part entière, mais la cite simplement en tant que complication du trouble d’angoisse de séparation. On peut aussi rencontrer ce refus anxieux de l’école chez des adolescents présentant une timidité pathologique. En définitive, le terme " phobie scolaire " doit être réservé exclusivement aux enfants qui présentent une peur panique d’aller à l’école et qui, à l’inverse, ,’éprouvent pas de difficultés majeures pendant les vacances scolaires.

 

RECONNAITRE UNE PHOBIE SCOLAIRE

 

La phobie scolaire ne concerne pas les réactions anxieuses observées à l’entrée e maternelle, très fréquentes, rapidement résolutives en quelques semaines, ne dépassant pas un trimestre dans la plupart des cas. Ces réactions anxieuses correspondent en général à l’apparition d’autres phobies – peur de l’obscurité ou d’aller au fond de l’appartement , par exemple. On retrouve parfois dans les antécédents des phobiques scolaires une angoisse intense et durable à cette période, qui n’a donc pas disparu au bout de quelques semaines après la rentrée des classes, mais qui a persisté, se manifestant par des cycles d’absentéisme et de résignation.

La phobie scolaire est différente des refus de l’école au cours de décompensations schizophréniques s’inscrivant dans le cadre du retrait social et de l’apragmatisme de cette maladie. Cette peur d’aller à l’école est lors une peur parmi d’autres. L’anxiété n’est pas intense et les enfants expliquent et rationalisent leur peur : ils se sentent démotivés. Ils ne trouvent aucun intérêt à ce qu’ils font et souhaitent une vie " différente ". Leur résistance face à l’école buissonnière, de fugues et de divers actes antisociaux comme des vols, du vandalisme, voire des agressions.

Dans la phobie scolaire, il s’agit donc bien d’angoisse de séparation, de performance ou d’anxiété sociale généralisée. L’ensemble des symptômes se produit, soit lors de la confrontation à l situation anxiogène, en l’occurrence le départ pour l’école, soit lors de l’anticipation de cette confrontation. Evoquer avec l’enfant l’éventualité d’aller, pour quelques instants à l’école, suffit parfois à déclencher une véritable panique, mais certaines phobies ne se manifestent pas par des signes anticipatoires.

L’enfant présente un certain nombre de symptômes aisément reconnaissables : détresse émotionnelle intense avec somatisation (nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhées, céphalées), troubles neurovégétatifs (nausées, sueurs, tachycardie) se manifestant parfois par une véritable attaque de panique (pleurs, sueurs, tremblements, tachycardie, palpitations), avec des réactions motrices (crises d’agitation, violences physiques contre les adultes tentant de convaincre ou de contraindre l’enfant, raptus anxieux sur le chemin de l’école avec tentative de fuite). Ces réactions physiques et émotives s’accompagnent de peurs exprimées, dont il est difficile d’apprécier la part de rationalisaton secondaire (peur d’un maître vécu comme agressif ou moqueur ; peur des camarades ; peur de rougir ; peur de se déshabiller en public pour les cours d’éducation physique ; peur d’être interrogé). En général, les explications du jeune ne suffisent pas à justifier son refus. Il réalise lui-même, par exemple, que, malgré les encouragements d’un maître par ailleurs vécu comme agressif, il continue à ressentir une forte angoisse à l’idée d’aller à l’école.

Il est toujours très important d’observer l’organisation comportementale du jeune face à la phobie. Le jeune patient met en place toute une série de stratégies d’évitement visant à le protéger de la situation anxiogène, telle que l’errance avec retour au domicile à l’heure prévue, comme s’il était allé à l’école (le sujet n’éprouve aucun plaisir dans cette situation , mais au contraire, de la tristesse, de l’angoisse et de la culpabilité). En dehors de la situation stressante, pendant les périodes de vacances par exemple, beaucoup d’enfants promettent qu’ils retourneront à l’école et s’y préparent effectivement, mais le jour de la rentrée, " tout recommence ". Des comportements assez dramatiques peuvent être observés chez ces enfants afin d’éviter la situation scolaire.

Nous avons ainsi suivi pendant son hospitalisation et quelques mois après sa sortie de l’hôpital un jeune garçon de 11 ans qui n’avait pas hésité à casser une bouteille et à marcher pieds nus sur des morceaux de verre pour être dans l’incapacité de se déplacer.

ANDRE ET L’AFFIRMATION DE SOI

André est arrivé blessé à l’hôpital. Ila été hospitalisé dans le service de pédopsychiatrie. Après quelques jours, il nous a expliqué qu’il était l’objet de moqueries de la part des camarades car son nom de famille avait une consonance proche d’une insulte. Il avait tenté de ne pas s’énerver, mais il avait du mal à se contenir et il lui arrivait de se mettre à pleurer devant ses camarades. Il se sentait seul et n’osait pas aller vers les autres par crainte des moqueries. Plusieurs enfants de sa classe l’avaient invité à jouer avec eux, mais il avait refusé car il ne voulait pas servir de " bouche-trou ". Nous avons proposé à André et à sa famille une thérapie comportementale en hospitalisation avec un contrat de sortie de l’hôpital qui comprenait la reprise partielle des cours dans son école à mi-temps pendant une semaine. Puis il devait reprendre ses cours à temps complet. Les différentes étapes de cette approches ont été expliquées et mises en place progressivement.

  1. individuel avec un professeur et un travail collectif. Le professeur avait pour consigne de l’appeler par son prénom et son nom. Il devait aussi appeler les autres enfants par leur nom complet.
  2. Apprendre à développer une réponse aux éventuelles moqueries . Cet apprentissage a été l’objet de plusieurs séances d’affirmation de soi avec le thérapeute comportementaliste. Le jeu de rôle a été la technique thérapeutique pivot : le thrapeute se moquait de Jacques et celui-ci était censé tester plusieurs réponses jusqu’au moment où il avait trouvé " sa bonne réponse " . Celle-ci était :  " J’entends pas, parle plus fort, ne fais pas ta fillette ", il voulait la répéter inlassablement comme un disque rayé afin d’épuiser ou de fatiguer le moqueur. "

3 Nous avons pris contact avec l’école et nous avons demandé un rendez-vous avec le

principal afin qu’André explique son projet de reprise progressive. Nous l’avons accompagné lors du rendez-vous. Les réticences du principal ont été minimes. Un calendrier de reprise a été décidé. Le premier jour de retour à l’école , André était très inquiet : il ,’était pas sûr de pouvoir répondre aux moqueries comme il avait appris à le faire avec la thérapeute. La prise de décision a été renforcée par l’équipe hospitalière : " Je ne veux pas me laisser faire, j’en ai marre ", disait André. Le père l’a accompagné pour la demi-journée de cours. Pendant une semaine, André est allé à l’école et nous l’avons vu régulièrement afin de continuer les séances d’affirmation de soi. Il avait pu répondre par le " disque rayé " mais il était déconcerté par l’énervement qu’il pouvait provoquer chez les autres avec sa nouvelle assurance et son détachement émotionnel face aux moqueries. L’étape suivante a été le suivi après la sortie de l’hospitalisation . L’affirmation de soi l’avait rendu un peu " insupportable " aux yeux des parents. Le désinvestissement scolaire étant très intense et la situation professionnelle du père , qui était sans emploi, nous ont incités à lui proposer une psychothérapie d’inspiration analytique afin de mieux préserver le développement de son processus d’individuation et l’accès à l’autonomie. Celle-ci a été assurée par l’un de nos confères analyste . Parallèlement à cette psychothérapie, nous avons continué à le voir pendant un an tous les quinze jours. Le but était la consolidation à le voir pendant un an tous les quinze jours . Le but était la consolidation de l’affirmation de soi et le renforcement positif des habitudes de travail scolaire.

Ces comportements dramatiques ne sont pas forcément des facteurs prédictifs de mauvais pronostic, mais les conséquences de ce refus scolaire sont toujours graves. Du fait des multiples plaintes somatiques, les enfants risquent d’être soumis à des examens complémentaires inutiles, retardant le diagnostic. Ils s’installent dans un absentéisme et un échec scolaire durables, abandonnant tout effort intellectuel . Certains refusent même l’éventualité d’un travail à domicile. Peu à peu , ils s’isolent de leurs camarades vis-à-vis desquels ils éprouvent de la gêne, cessent de pratiquer des activités où ils s’investissaient auparavant et réduisent , ainsi, leur champ d’expériences. Des dépressions compliquent souvent le refus scolaire anxieux, qu’il s’agisse d’épisodes dépressifs majeurs ou de tableaux dépressifs incomplets avec conservation de la capacité à éprouver du plaisir et de l’estime de soi.

LE REFUS SCOLAIRE ANXIEUX

Le refus scolaire anxieux n’est pas une entité homogène, d’explication univoque, mais un ensemble de formes cliniques impliquant des différences de mécanismes psychopathologiques, de pronostics et de thérapeutiques. La plupart du temps, pour un même sujet, plusieurs mécanismes coexistent. Actuellement , la plupart des auteurs font la distinction entre le refus anxieux et le refus scolaire dû à l’angoisse de la séparation.

La prévalence des refus scolaires anxieux est mal connue : elle varie entre 0,3 et 1,7 % pour les enfants d’âge scolaire selon les études. Dans une enquête portant sur la population totale des 2193 enfants, âgés de 10-11 ans, de l’île de Wigtht en Angleterre, en 1970, on trouve moins de 3% de refus scolaire chez les sujets ayant des troubles psychiatriques. Mais l’incidence actuelle du trouble semble en augmentation probablement en rapport vec l’investissement croissant des familles dans la scolarité et la compétition de plus en plus forte à laquelle les écoliers sont confrontés.

L’âge de début des troubles, pour la majorité des auteurs , se situé entre 11 et 13 ans, correspondant à l’entrée dans le secondaire ; mais il existe deux autres pics de fréquence : entre 5 et 7 ans à l’entrée dans le primaire (probablement dû a une angoisse de séparation) et au-dessus de 15 ans.

Les données divergent concernant le sexe, avec tantôt une prédominance des garçons et des filles. En réalité, les filles seraient plus représentées dans les tranches d’âges inférieures, alors que les garçons seraient plus nombreux à l’adolescence.

Le niveau intellectuel des sujets souffrant de refus scolaire anxieux est, en général, normal ou supérieur, et la réussite scolaire très investie, faisant vivre comme une blessure narcissique tout résultat moyen. Mais on observe aussi cette symptomatologie chez les sujets présentant des difficultés d’apprentissage, une efficience limite ou des retards mentaux, avec les mêmes mécarismes psychopathologiques.

LE ROLE DE L’ENTOURAGE

L’entourage, tant familial que scolaire, s’épuise en essais de réassurance, persuasion et même punitions. Mais, le plus souvent, on est confronté à une tolérance extrême de la famille qui sait, cède et entérine. C’est ainsi que les parents organisent différents aménagements , qu’il s’agisse de soutien scolaire à domicile ou d’un enseignement par correspondance , et cherchent à faire cautionner l’absentéisme par des certificats médicaux. Dans une étude portant sur cinquante enfants souffrant de refus scolaire, on a pu relever quatre types d’interactions familiales dont les deux premières sont de loin les plus fréquentes (77 % des cas) :

  • enfants autoritaires et exigeants avec leurs parents mais timides, anxieux et inhibés à l’extérieur ;
  • enfants passifs et soumis dans toutes les relations ;
  • enfants tyranniques dans toutes les relations ;
  • enfants en général ouverts et amicaux, mis très exigeants avec leurs parents

LES ASPECTS THERAPEUTIQUES

Les objectifs du traitement sont triples : aider au retour à l’école, réduire le handicap, prévenir les complications. La plupart des auteurs conseillent une approche multidimensionnelle : les psychothérapies et important dans la prise en charge :

  • le suivi en ambulatoire est réservé aux refus scolaires de début récent et d’emblée limités dans le temps (1 ), avec, en cas d’échec, une hospitalisation ;
  • l’hospitalisation, réalisée après un temps de préparation, s’impose en cas d’échec des traitements ambulatoires, lorsque les refus scolaires sont anciens ou compliqués, ou lorsque l’anxiété parentale est massive. De durée relativement prolongée (3 à 6 mois), elle a une visée de " réapprentissage " des habitudes scolaires ;
  • l’indication psychothérapeutique et / ou chimiothérapique est discutée.

 

LES THEARAPIES COGNITIVO-COMPORTEMENTALES

Elles sont fondées sur des stratégies cognitivo-comportementales qui vont déterminer tout d’abord les stimuli anxiogènes responsables du maintien des manifestations axieuses. Ces stimuli sont classés en deux types : internes, provoqués par le sujet (pensées, images, idées irrationnelles, croyance) et externes, provoqués par l’extérieur (séparation, interactions sociales).

Suivant les types de stimuli, le thérapeute visera le déconditionnement de l’anxiété et / ou l’apprentissage de réponses incompatibles avec l’anxiété, le but immédiat étant le retour rapide à l’école.

Quatre techniques sont généralement employée : la désensibilisation systématique, l’exposition graduelle aux stimuli anxiogènes, la restructuration cognitive et l’auto-contrôle.

LA DESENSIBILISATION SYSTEMATIQUE

Le but de cette stratégie est de démolir graduellement l’habitude de répondre par de l’anxiété. Le jeune patient est mis dans un été physiologique antagoniste de l’anxiété (relaxation) : puis il est confronté pendant quelques secondes à un stimulus générateur de cette anxiété. Pour que le stimulus perde progressivement son pouvoir anxiogène, cette confrontation doit être répétée plusieurs fois, jusqu’à la disparition des réactions anxieuses. On peut alors présenter des stimuli de plus en plus anxiogènes. Les explications données aux patients sur cette technique sont en général les suivantes :

" Les réactions de peur, d’anxiété que tu éprouves actuellement à l’idée de retourner à l’école , nous pouvons les travailler ici en te faisant imaginer que tu retournes en classe. Nous pensons que tu as appris à savoir peur à l’école, comme nous pouvons apprendre à voir peur de voyager en voiture après avoir été témoin d’un accident. De la même façon, comme nous apprenons à avoir peur de certaines choses ou de certaines situations, nous pouvons apprendre à les approcher progressivement et à répondre avec moins de tension et d’anxiété. Il existe une méthode qui provoque la disparition de la peur : la désensibilisation systématique. Nous allons t’apprendre à te relaxer, à devenir plus calme ; ensuite, nous allons faire ensemble une liste de toutes les situations liées à l’école qui peuvent te rendre anxieux. Après , nous te ferons imaginer ces situations jusqu’au moment où tu pourras imaginer que tu retournes à l’école sans que cela te fasse peur. "

On peut distinguer trois phases dans ce type de traitement : entraînement à la relaxation ; établissement de la liste des situations anxiogènes et confrontation en imagination avec les situations qui déclenchent le refus anxieux de l’école.

L’EXPOSITION GRADUELLE AUX STIMULI ANXIOGENES

C’est la technique la plus utilisée dans le traitement des refus anxieux de l’école. C’est le clinicien Patterson qui a décrit en 1965 les différentes étapes thérapeutiques d’un refus anxieux avec angoisse de séparation chez un garçon de 7 ans.

DIX SEANCQES D’EXPOSITION GRADUELLE

Il a commencé par renforcer positivement chaque déplacement de l’enfant qui impliquait un éloignement par rapport à sa mère (aller chercher un jouet posé quelques centimètres plus loin, s’asseoir à quelques mètres de sa mère, jouer avec un éducateur sans solliciter sa mère pendant une durée déterminée). Ensuite, il a encouragé l’enfant à exploser la clinique (aller à la bibliothèque avec un éducateur, aller jouer dans une pièce pendant que sa mère restait dans le bureau du thérapeute). Puis, la même méthode d’éloignement progressif de la mère a été employée dans l’école de l’enfant. Un total de dix séances a permis le retour à l’école sans angoisse exprimée.

LA RESTRUCTURATION COGNITIVE ET L’AUTO-Contrôle

Ce sont deux techniques cognitives où le thérapeute va viser le développement des pensées rationnelles en cherchant à reformuler les pensées irrationnelles exprimées par l’enfant. Le contenu concerne les craintes et peurs exprimées par le jeune patient. Ces techniques sont toujours employées en combinaison avec l’exposition graduelle.

Au total, les thérapies comportementales visent le retour rapide à l’école sans négliger pour autant les symptômes associés.Etant donné la complexité du syndrome, un abord multidisciplinaire est souvent préconisé.

LA PSYCHOTHERAPIE D’INSPIRATION ANALYTIQUE

Il n’existe pas à notre connaissance beaucoup de littérature sur les modalités de prise en charge des psychothérapies analytiques des enfants présentant un refus anxieux de l’école . L’une des raisons est probablement la structure psychopathologique variable qui sous-tend

Ce syndrome et qui rend difficile

Agoraphobie sans Trouble (ou attaque) de panique et l’agoraphobie avec Trouble (ou attaque) de panique

 

Etude de cas 4

Les alarmes d’une agoraphobe.

Prenons pour exemple une femme, agoraphobe, pour expliquer concrètement ce modèle. Elle apprend, en téléphonant d’une cabine publique, que son ami l’abandonne sans ménagement. Elle présente alors une première crise d’angoisse dans la rue. Elle s’enfuit en courant et arrive chez elle hors d’haleine. Cette crise, qui dure environ trente minutes, s’accompagne d’une expérience épouvantable : elle a l’impression que le monde devient étrange autour d’elle, l’accélération cardiaque et respiratoire liée à l’anxiété entraîne également des sensations de picotement sur tout le corps. Elle interprète ces phénomènes comme un début de délire : elle pense qu’elle devient folle. Elle ne retiendra dans l’environnement que ce qui justifie son schéma de danger ; hors de son domicile, elle risque de faire une nouvelle attaque de panique et d ‘être observée par d’autres personnes, qui vont la juger folle et la conduire d’urgence dans un hôpital psychiatrique. Elle subira un monologue intérieur du type : " Je vais devenir folle ". De ce fait obéira à une règle stricte : ne jamais rester seule et ne jamais sans avoir la possibilité d’être secourue. Une fois dehors, même accompagnée par sa mère, elle scrutera son corps pour y sentir la moindre palpitation annonciatrice de la crise de folie tant redoutée. A force de scruter son corps , " la peur de la peur " va déclencher réellement une crise d’angoisse. Elle obligera sa mère à la ramener à la maison. Sa prophétie se réalise, il lui faut donc toujours obéir à cette règle impérative : rester chez elle, sinon un danger terrible la menace.

Si tout de suite sa mère l’avait rassurée, aidée à sortir chaque jour et surtout encouragée à sortir seule, elle aurait affronté progressivement les situations angoissantes et s’en serait libérée. Elle aurait pu alors se trouver un nouveau compagnon. Mais la patiente, qui présentait une personnalité dépendante antérieurement à la crise , s ‘enferme chez elle, près du téléphone, pour appeler le SAMU en cas de trop forte montée d’angoisse. Elle développe ainsi une agoraphobie grave, suivie de dépression qui résulte d’un sentiment d’impuissance totale vis-à-vis de ses troubles. Elle s’accuse maintenant d’être une charge pour les autres, en particulier sa mère. C’est dans cette extrémité, qu’après trois années d’évolution, elle fait appel à un thérapeute.

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L’agoraphobie est un trouble complexe qui réunit un ensemble de symptômes très hétérogènes. La peur commune à tous les agoraphobes est la peur générale du vide quelles que soient les circonstances. L’agoraphobie est un ensemble de peurs phobique dont le nombre et la nature peuvent varier d’un individu à l’autre. Toutes ces phobies associées chez un même individu ont un point commun : la peur du vide. A cette peur du vide est associée chez tous les agoraphobes une peur d’avoir peur appelée phobophobia. Il s’agit d’une anticipation anxieuse par la personne de la survenue d’une crise d’angoisse aiguë. En effet, de 80 à 98 % des sujets agoraphobes ont déjà eu l’expérience de crises d’anxiété aiguë.

Les circonstances les plus redoutées par l’agoraphobe

Aller au cinéma

Aller au théâtre

Rentrer dans une église

Traverser un pont

Etre dans une barque

Etre dans un immeuble, à un étage élevé.

Conduire une voiture

Etre dans un magasin, un centre commercial

Etre dans la foule

Quitter son domicile ou s’en sen séloigner

Aller au restaurant

Prendre les transport en commun

Agoraphobie avec ou sans attaque de panique.

L’agoraphobie existe comme une entité autonome. Il est donc essentiel de distinguer parmi les agoraphobies les formes isolées de celles qui sont associées à des attaques de paniques.

L’agoraphobie isolé

Elle débute tôt, vers 25 ans. En revanche, son déclenchement est bien plus tardif que celui des phobies spécifiques ou des phobies sociales qui débutent au cours de l’adolescence, voir plus tôt.

Elle concerne majoritairement les femmes (deux femmes pour un homme), sans qu’aucune réelle explication ait ou être alléguée.

Elle procède de mécanismes d’acquisition complexes. Le conditionnement n’agirait pas seul et des facteurs familiaux voir génétiques, sont évoqués.

Elle s’accompagne souvent de complications du type toxicomanie- alcoolisme ou autre.

L’agoraphobie avec attaque de panique

Le début des troubles est plus tardif : entre 36 et 45 ans..

Les hommes et les femmes sont quasiment autant concernés.

Le processus d’acquisition de l’agoraphobie fait appel à des conditionnements internes et externes successifs, dans une réaction en cascade, d’où son appellation de " forme anxieuse endogène (dont le contenu provient de l’intérieur) ".

L’évolution du trouble est fluctuante, alternant des périodes de forte intensité, et des période de rémission. Il existe des formes chroniques.

Qu’est-ce qu’une attaque de panique ?

Il s’agit d’accès d’angoisse qui se manifestent par de multiples symptômes pour le sujet, tous très impressionnants. Quatre grands types de symptômes s’associent.

1 manifestations subjectives : un ensemble de sensation du type : sensation de malaise intense, d’anéantissement, de catastrophe imminente. Il existe un lin très fort entre manifestations subjectives et manifestations corporelles. Les manifestations subjectives seraient des interprétations anxieuses, des prédictions formulées à partir des symptômes corporels.

2 Manifestations physiques : sont multiples allant de la tachycardie (accélération du rythme cardiaque), à la gène respiratoire avec essoufflement, à la sensation de boule dans la gorge. Toutes ces manifestations peuvent donner lieu à des consultations médicales en urgences. Les examens complémentaires alors pratiqués excluent l’origine organique des troubles. La peur panique d’un accident cardiaque est la cause la plus fréquente de demande d’aide et s’effectue lors des premières crises.

3 Symptômes psychosensoriels : ils ne sont pas constants, mais donnent l’impression d’étrangeté aux manifestation : sensation de jamais vu, modification de perception de l’intensité lumineuse, modifications des perceptions auditives, sentiment de dépersonnalisation flottement, difficulté à sentir les limites de son corps), perception d’étrangeté des objets autour de soi, sensation modifications des façades d’immeuble, perception que les murs des bâtiments se rapprochent et se renferment sur soi.

4 Modifications des comportements : elles sont rares, car l’attaque de panique peut passer inaperçue de l’entourage du sujet, cependant le patient peut ressentir le besoin impérieux de quitter la situation source d’angoisse. Même le patient qui présente une crise d’anxiété aiguë au volant garde un contrôle de sa conduite automobile et s’il décide d’arrêter sa voiture, il le fait de manière adaptée. Les phobies du comportements constatés sont d’avantage liés à des conduites d’auto-intoxication médicamenteuse.

Etude de cas 5

Mathilde a peur de mourir dans la rue. Elle a quarante – huit ans. Ii y a trois ans , sa vie a basculé. Un jour de Juillet, au buffet de la gare, sur le point de partir en vacances, elle a ressenti soudain " une terreur absolue ". "Je vais tomber et mourir " a-t-elle aussitôt pensé. Elle a cru ensuite qu’elle était victime de la rupture d’un anévrisme et qu’une hémorragie cérébrale était en train de l’emporter. Son pouls battait à 140. L’intervention d’urgence et a science d’un cardiologue ne l’ont pas rassurée, bien que la crise se soit résolue tout de suite après la prise d’un tranquillisant mineur, bien avant que celui-ci ait pu avoir un quelconque effet pharmacologique. Elle consulte ensuite un neurologue, car elle ressent des brûlures au sommet du crâne. Les attaques de panique se répètent, une fois par semaine, malgré un traitement tranquillisant important et de petites doses d’antidépresseurs. Elle ne peut plus voyager, elle qui franchissait allègrement les frontières. Elle ne peut conduire seule plus de cinquante kilomètres, ni faire des trajets en bus, en train ou en car, ou se rendre dans les grands magasins, de peur de faire une crise en public. Malgré une bonne culture scientifique, elle demeure persuadée qu’elle a une maladie neurologique ou un problème cardiaque grave. Elle s’est fait prescrire bêtabloquants par un cardiologue pour prévenir un éventuel infarctus du myocarde. Parfois elle a peur de devenir folle, car il lui est déjà arrivé dans les grandes surfaces d’avoir l’impression que les choses devenaient irréelles autour d ‘elle .

Petit à petit, elle reprend courage, elle recommence à conduire, sort , arrête ses tranquillisants et ses antidépresseurs.

Mais le tableau change encore une fois. Des sentiments dépressifs s’expriment avec véhémence. Elle pleure beaucoup, va dans les églises, écoute de la musique triste. " Si je fais des crises d’angoisse, c’est que personne ne peut m’empêcher de mourir. "

Elle raconte alors en détail la mort de sa mère, décédée en Juillet un an exactement avant le début des crises de panique. Sa mère, asthmatique, est morte dans la rue, à deux pas d’un hôpital. Mathilde a été prévenue en urgence, à la fin de la nuit, par un coup de téléphone. Elle a vu le cadavre de sa mère, mais n’a pas pu lui fermer les yeux, car son regard lui a fait peur. "j’aurais dû le faire ", dit Mathilde . "Voyez-vous, on n’est pas respecté dans la mort, on n’est pas traité comme un être humain, on vous met dans un sac e nplastique, et c’est fini. Je ne puis supporter cette image, et je ne veux pas mourir en public et donner aux autres un tel spectacle. "

Voici les critères du DSM IV Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. qui décrivent l'agoraphobie.

A. Anxiété liée au fait de se retrouver dans des endroits ou des situations d'où il pourrait être difficile (ou gênant) de s'échapper ou dans lesquelles on pourrait ne pas trouver de secours en cas d'attaque de panique (voir la question fréquente: "Qu'est-ce qu'une attaque de panique ?") ... ou bien en cas de symptômes à type de panique. Les peurs agoraphobiques regroupent un ensemble de situations caractéristiques incluant le fait de se retrouver seul en dehors de son domicile; d'être dans une foule ou dans une file d'attente; sur un pont ou dans un autobus, un train ou une voiture. N.B. Envisager le diagnostic de phobie spécifique si l'évitement est limité à une ou seulement quelques situations spécifiques, ou celui de phobie sociale si l'évitement est limité aux situations sociales.

 

B. Les situations sont soit évitées (p. ex., restriction des voyages ) soit subies avec une souffrance intense ou bien avec la crainte d'avoir une Attaque de panique ou des symptômes à type de panique ou bien nécessitent la présence d'un accompagnement.

 

C. L'anxiété ou l'évitement phobique n'est pas mieux expliqué par un autre trouble mental, tel une Phobie sociale (par ex. évitement limité aux situations sociales par peur d'être embarrassé), une Phobie spécifique (p. ex., évitement limité à une situation unique comme les ascenseurs), un Trouble obsessionnel-compulsif (p. ex., évitement de la saleté chez quelqu'un ayant une obsession de la contamination), un État de stress post-traumatique (p. ex., évitement des stimulus associés à un facteur de stress sévère) ou un Trouble anxiété de séparation (évitement lié au départ du domicile ou à la séparation d'avec les membres de la famille).

Il faut Mentionner que l'évitement de situations peut altérer les capacités des sujets à voyager, à travailler ou à assumer leurs responsabilités.

Exercice : le jeu de rôles, ou pouvoir changer de comportement. Je vais vous demander de présenter le cadre de la situation problématique dans laquelle vous aimeriez pouvoir changer de comportement. je vous invite à décrire en détail le lieu où le comportement-cible qui pourrait être mis en acte. Je vais vous demandez maintenant de choisir des accessoires ou des pièces de mobilier dans la salle où se déroule le jeu de rôles, pour créer une ambiance aussi proche que possible de celle de la situation réelle. De présenter les protagonistes importants de la scène et de les décrire brièvement. Dans un travail en groupe, les rôles seront attribués à d‘autres membre du groupe.

Je vous demande de résumer le scénario du comportement-cible comme il fut décrit lors de l’étape de préparation psychologique.

Le jeu de rôles proprement dit commence alors.

Le thérapeute encourage le patient de manière active lors de cette première tentative, en lui rappelant (comme un souffleur au théâtre) de mettre en œuvre chacun des traits du comportement souhaité. Si le patient ressent une difficulté, le thérapeute peut alors se proposer comme modèle et lui demander d’observer une autre façon de faire. Après la présentation de ce modèle, le thérapeute peut demander au patient de réessayer, mais à sa manière à lui (au patient).

Le partage et la retro-action (feedback)

Le thérapeute partage ses observations avec celles du patient sur la réalisation de ce dernier. Ce feedback devrait être spécifique, simple, basé sur des éléments observés, et compréhensible par le patient. Il devrait surtout renforcer les aspects positifs ou réussis.

La répétition

Le patient va effectuer de nouveaux jeux de rôles, dans lesquels il va recommencer toute la séquence comportementale, jusqu’à ce que le thérapeute sente que son patient maîtrise bien chacun des aspects du comportement relevés au départ comme souhaitables.

le suivi

Lors de la prochaine séance, on demande au patient de faire état des résultats de sa mise en pratique de l’apprentissage dans la situation réelle. Si nécessaire, un complément de pratique

peut être proposé lors de cette séance.

 

Trouble obsessionnel-compulsif (TOC)

Pour parler des tocs les critères les plus utilisés actuellement sont ceux du DSM IV Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.

Je vais les présenter de manière simplifiée. Ils permettent de définir un seuil où l’on passe de la normalité à la maladie – autrement dit, des obsessions normales au TOC. Ce seuil n’est que l’expression provisoire d’un consensus d’experts internationaux. Il faut aussi tenir compte de nombreuses nuances qui permettent d’apprécier le contexte social et familial de chaque individu.

Identification d’un trouble

La personne présente soit des obsessions, soit des compulsions

Les obsessions sont définies par quatre critères :

1. Pensées, impulsions ou images répétitives et persistantes qui sont comme intrusives et inadéquates, et qui causent une anxiété ou une détresse marquée.

2. Les pensées, les impulsions ou les images ne sont pas simplement des soucis excessifs à propos de problèmes de la vie réelle.

3. La personne tente d’ignorer ou de refouler ces pensées ou ces impulsions, ou encore de les neutraliser par une autre pensée ou une autre action.

4. La personne reconnaît que les pensées obsédantes, les impulsions ou les images sont le produit de son propre esprit (elles ne sont pas imposées de l’extérieur).

les compulsions sont définies par deux critères :

1. Des comportements répétitifs (lavages de mains, mises en ordre, vérifications) ou des actes mentaux que la personne se sent obligée d’accomplir en réponse à une obsession, ou selon des règles qui doivent être appliquées rigidement.

2. Le comportement ou l’acte mental vise à prévenir ou à réduire, la détresse, ou encore à empêcher un événement ou à éviter une situation redoutée. Cependant, ces comportements ou ces actes mentaux ne sont pas reliés de façon réaliste à ce qu’ils ont pour dessein de neutraliser ou d’empêcher, ou encore sont clairement excessifs.

À certains points de l’évolution de la maladie, le patient reconnaît que les obsessions ou les compulsions sont excessives ou déraisonnables.

Note: cela ne s’applique pas aux enfants.

Les obsessions ou les compulsions causent une détresse marquée et/ou sont dévoreuses de temps.

Elles prennent plus d’une heure par jour, ou interfèrent de façon importante avec la vie de tous les jours, le travail, les activités sociales habituelles, les relations avec autrui.

 

Etude de cas 6

1 Vous partez de chez vous pour quatre ou cinq jours. Une fois la porte bouclée, vous êtes tenaillé par une obsession angoissante : vous avez laissé votre radio en marche et celle-ci pourrait produire une étincelle qui produirait une terrible explosion car vous avez peut-etre laissé votre gaz ouvert. Cette obsession angoissante vous tenaille et vous ronge … même au cœur de la nuit.

2 Vous partez de chez vous pour une semaine et l’idée qu’un objet, posé sur vos fenetres, tombe sur la tete d’un passant ou meme dans le landau d’un bébé poussé par sa mère, vous angoisse au maximum. ,

3 Vous partez en vacances avec des amis. L’un d’entre eux est artisan . Il pose des portes de garage. Il manipule couramment les boulons et les rondelles. Au retour de ces vacances, votre ami A charge tous les bagages dont votre sac sur le plateau de pique-nique. Pendant toute la durée du voyage, vous vous demandez s’il n’y avait pas des boulons qui seraient tombés de la poche de votre sac qui ne ferme plus et qui auraient abimé quelque chose sur les chantiers qui étaient sur ou au bord de la route. Pendant le voyage et après, vous vous dites  :  " Si après le voyage, je dois vérifier tous les chantiers qu’on a croisés, il y a de quoi devenir fou " et cela vous angoisse.

4 Trois semaines avant de partir en vacances, vous êtes angoissé à l’idée que vous allez devoir fermer le gaz avant de quitter votre domicile. Cette idée vous obsède. Une fois parti et que le gaz a été fermé par votre femme, en

vacances, cette idée vous angoisse et vous obsède toujours.

5 Quand vous quittez votre domicile vous et es toujours angoissé à l’idée que vous avez peut-être laissé le gaz ouvert, ce qui risquerait de provoquer une explosion et de tuer les locataires de votre immeuble. Vous êtes toujours obsédé par l’idée d’avoir laissé involontairement des lampes éclairées qui pourraient provoquer un incendie causant la mort de plusieurs personnes ou par l’idée qu’une fuite d’eau se déclenche. L’idée que, peut-être , les fenêtres sont restées et qu’elles pourraient claquer et se casser suite à un orage et que des morceaux de verre pourraient tomber par malchance dans la poussette d’un bébé poussé par sa mère dans la rue, vous angoisse.

6 Rentrant de la maternité avec votre poussin et votre femme, vous posez le nouveau-né, couché dans un couffin, sur le gazon vert de votre villa, en prenant soin de l’écarter de quelques mètres de l’aplomb du toit car avec ces vieilles maisons, cela peut toujours tomber et cela serait une tuile !

7 Vous êtes à votre table dans votre chambre . Vous jetez un coup d’œil par la fenêtre d’où vous avez une vue plongeante sur le garage. Tenez, vous avez un coup au cœur, votre père arrive en voiture. Une peur s’installe en vous . Vous sentez le moment où il va entrer dans la maison. Vous avez peur.

Le matin, au petit déjeuner, quand vous arrivez dans la cuisine , vous ne savez jamais si vous devez l’embrasser ou pas. Vous êtes dans l’embarras, dans l’incertitude dès le matin et vous avez peur.

8 Arrivé à l’école, vous avez une sainte frousse d’être interrogé par le professeur, de lire à haute voix et de passer au tableau. Vous avez peur. Votre père vous fait peur mais en plus, il se moque de vous, n’est jamais au courant de vos activités, ne signe jamais vos carnets de note, ne s’intéresse pas, ou ne le montre pas, à ce que vous lui dites et il vous dit des propos blessants qui vous marquent au fer rouge.

9 Après plusieurs années d’instabilité dans votre travail, votre lieu de vie, tout ce stress accumulé ronge implacablement votre santé toute entière. Vous avez des périodes d’insomnie de plus en plus fréquentes : vos nerfs lâchent, et petit à petit, comme l’oiseau fait son nid, vous craquez abominablement. C’est pour vous le début de la fin. D’incertitudes en incertitudes car vous vous séparez de votre femme, vous êtes la proie d’angoisses toutes plus noires les unes que les autres. De cette incertitude quasi viscérale et permanente naît chez vous l’obsession d’un drame imminent : effondrement de maisons, tremblement de terre, explosion de gaz, explosion d’une bombe atomique, microbes ravageurs. Vos yeux fatigués par l’accumulation de nuits blanches voient rouge ! Vous attrapez un effet zoom qui vous empoisonne la vie e la rend semblable à celle d’une légume humain ! Une infinie détresse morale et une immense fatigue vous assaillent. Comment allez-vous sortir de cet état peu enviable ?

10 Votre femme est enceinte. C’est votre unique jour de congé hebdomadaire. A midi, pour le repas, vous ouvrez . boîte de conserve et, sur un bord de la boîte ouverte, vous avez vu un point brillant. Pendant tout l’après-midi, ce point brillant vous obsède , car vous avez mangé la nourriture de la boîte, et fait naître en vous cette interrogation angoissante : A cause de ce point brillant, notre bébé va-t-il être normal ?

11 Bénévolement, vous portez des plateaux-repas aux personnes âgées, a leu domicile. Sur chaque plateau, il y a une petite bouteille de vin. Quand vous donnez le plateau à la personne âgée, plus ou moins agréable, plus ou moins âgée ou plus ou moins malade, cela allant de la " jeune âgée " en mauvaise santé, radoteuse et désagréable à l ‘ "  âgée-âgée ", avec le vélo de sa jeunesse dans le séjour, agréable, gaie et intéressante en passant par la mère aux chats gueularde et baignant jusqu’aux dents dans l’odeur de ses protégés ; elle vous rend une petite bouteille vide . Cette vue vous angoisse à l’idée que quelqu’un va avaler un petit bout de verre, transperçant de part en part toutes ses entrailles. Quelle horreur, c’est l’angoisse !

12 Toujours en tournée chez vos chères personnes âgées. Vous êtes affolé car vous avez posé par terre un plateau repas vide et l’idée que le plateau ait pu toucher un effroyable microbe dévastateur, qui va rendre malade quelqu’un et ceci par votre faute, vous effraie !

13 Vous allez chez le coiffeur. Là-bas, vous allez aux toilettes où votre anorak touche la planche du trône : terreur ! Plusieurs jours après, cette idée vous obsède toujours et encore, et ce qui s’est passé a entraîné d’autres catastrophes. Votre anorak est mêlé à celui de vos amis avec qui vous allez au cinéma une fois par semaine. Votre anorak a touché l’écharpe de l’une de vos amies. L’abominable microbe est peut-être dans l’écharpe… et imaginez que votre amie soit enceinte ! Vous êtes terrifiée et obsédé par tout ce scénario dramatique causé par vous !

14 Vous rencontrez par hasard l’un de vos anciens copains de classe et vous allez boire un pot avec lui et sa jeune fille. Pendant que vous discutez avec intérêt avec votre copain, la petite Laure de deux ans joue gentiment avec les verres, la paille de sa grenadine… Au bout d’un quart d’heure, Laure. s’occupe très bien toute seule, fait malheureusement la carafe par terre : merde ! pensez-vous cet incident vous angoisse car vous avez un gros problème de vue à cause duquel vous souffrez de nombreuses phobies. Votre copain vous demande si la carafe est cassée car vous vous baissez pour la ramasser. Vous êtes très embarrassé et très anxieux de cet incident. Y a-t-il des morceaux de verre cassés dans la carafe ou ailleurs et qu’une femme enceinte en avale ? Que va-t-il arriver ? De quel drame êtes-vous peut-être à l’origine ? Et tout ceci vous angoisse immanquablement !

15 Quatre années après votre bac durant lesquelles vous avez vécu des montagnes de stress dues à votre orientation professionnelle (l’angoisse question : qu’est –ce que je dois faire ?, vous passez dans une rue près des facultés de médecine et pharmacie où certains de vos copains sont. Une angoisse extrême vous prend les tripes car ces bâtiments représentent pour vous tout un trajet universitaire que vous auriez dû ou pu faire. Vous n’osez plus regardez ces bâtiments. Un sentiment de peur et de honte vous prend en entier , corps et âme . Vous êtes aussi abominablement blessé. Et le prénom et le nom de l’un de vos rares amis d’enfance qui " marche bien en médecine " vous hante et vous obsède à longueur de journée. Vous êtes bouleversé, traumatisé . Cette obsession vous bloque et vous perturbe gravement dans votre vie présente. Que la vie n’est pas tendre ! Vous avez vécu votre jeunesse cahin-caha, le cinquième enfant d’une famille de six, très négligé par votre père. N’étant pas non plus le chouchou de votre mère, vous avez grandi jusqu’à 18 ans un peu comme une herbe sauvage au bord du chemin (en Afrique, les enfants s’élèvent tout seuls), un peu comme si vous n’aviez eu que votre mère, sans en être pour autant le préféré. Et à 19 ans, vous rencontrez par les hasards de la vie, une jeune fille. De fil en aiguille, vous vous mariez avec elle, cinq ans plus tard. Un an après, car tout fonctionnait bien ! … Vous avez un magnifique poussin. Mais la mouise (le malheur) ne vous lâche pas ! Un an après cette joyeuse naissance, vous vous séparez de votre femme et ne voyez votre cher bambin que très peu.

16 Ce soir-là , vous vous retrouvez chez votre femme avec votre enfant chéri et d’autres amis pour le repas. Vous êtes terriblement anxieux de par votre situation : très gravement malade, vous êtes dans une situation précaire avec un horizon énigmatique. Enfin les blagues arrivent tout de même à vous faire rire. Et puis vous commencer le repas .On vous fait passer la salade. En vous servant , vos yeux extrêmement fatigués voient un gros point lumineux dans la salade ; horreur ! qu’en est – il ? Que faire ? Devez-vous le dire aux autres ? Est-ce que ce point lumineux contient un produit diabolique qui va causer je ne sais quel drame ? Est-ce que ce point lumineux est du poison que vous avez mis vous-même dans la salade ? Ces idées vus obsèdent durant tout le repas : c’est abominable ! Elles ne vous lâchent pas !

 


Anxiété généralisée (AG)

Le cœur de l'anxiété généralisé est l'appréhension anxieuse, la peur constante du lendemain, même si cette avenir est assuré. Elle correspond à cet état observable, parfois sur nous-même ou sur les autres, de tension permanente. Il s'agit de la crainte ou de soucis injustifiés ou excessifs concernant plusieurs situations ou événements, associés à un ou plusieurs signes ( tremblements, palpitations, essoufflement, etc.). En somme une réaction émotionnelle excessive.

Le trouble d'anxiété généralisé (TAG)

Si vous souffrez d'un trouble d'anxiété généralisée ou du TAG, vous éprouvez une inquiétude chronique, excessive et irrépressible, vous avez les nerfs à fleur de peau, vous vous fatiguez vite, vous vous sentez d'humeur irritable, vous ressentez de la tension musculaire et vous ne dormez pas bien.

Le TAG est un des troubles d'anxiété le plus commun. Les études montrent qu'au moins une personne sur vingt souffre du TAG à un moment donné de sa vie. Le trouble peut être bénin ou il peut être à l'origine de chômage et de problèmes familiaux et sociaux graves. Le TAG peut engendrer aussi la peur de rencontrer des gens (phobie sociale), des crises de panique graves (trouble panique) ainsi que la dépression. Les personnes souffrant du TAG qui ne se font pas soigner sont beaucoup plus susceptibles d'être atteintes de problèmes médicaux comme la cardiopathie, le diabète et le cancer.

Quelles sont les approches éprouvées en psychologie pour le traitement du TAG?

Il existe un certain nombre de thérapies éprouvées en psychologie pour le traitement du TAG. Ces thérapies aident à maîtriser les inquiétudes, à réduire l'anxiété et à améliorer la qualité de vie. La réévaluation cognitive qui aide à corriger les schèmes de pensées qui causent et accroissent l'inquiétude, la formation en résolution de problèmes qui aide à apprendre de nouvelles façons de résoudre les problèmes quotidiens, l'exposition qui aide à confronter les inquiétudes et à les maîtriser plutôt qu'à les éviter et se laisser envahir par la peur et la relaxation progressive qui diminue les symptômes physiques de l'anxiété comme la respiration rapide et les muscles endoloris sont autant de thérapies qui ont porté leur fruit.

Etude de cas 7.

Depuis 5 ans Alexia, âgée de trente-huit ans, souffre de douleurs diverses, ainsi que de tension psychique et physique. Des vertiges et des maux de tête lui ont fait croire qu’elle avait une tumeur au cerveau. Quelqu’un est mort dans son immeuble d’un cancer du rectum, et elle s’est crue atteinte de ce mal. Boule dans la gorge, brûlures, impression qu’une araignée lui dévore le corps, accélération cardiaque, tout est prétexte à inquiétude pour sa santé. De nombreux bilans médicaux négatifs ne l'on’ pas rassurée totalement. Un traitement par tranquillisants n’a pas apporté de grands résultats. Outre cette préoccupation permanente, elle présente de nombreux thèmes d’anxiété dont le pire est d’être incapable de subvenir aux besoins de sa mère dont elle a la charge. Bien qu’elle et son mari aient une excellente situation, elle a toujours le souci lancinant qu’elle pourrait être ruinée, et " ne pas y arriver ". Malgré une bonne réussite professionnelle, elle reste timide , réservée et facilement démontée par la critique. Depuis quelques années, elle ressent par moments des sentiments dépressifs, mais l’entretien et les tests psychologiques ne révèlent qu’un niveau modéré de dépression.

Après trois séances de relaxation qui l’apaisent un peu, elle finit par entrer dans le vif du sujet : " Ma vie est pareille au feuilleton télévisé Santa Barbara, je le regarde souvent et je m’y retrouve . " L’histoire commence dans les années 50 dans une petite ville de la Loire où, en ce temps-là les entreprises textiles prospéraient. Son père était le fils de son propriétaire d’une usine qui dominait la ville et la région . Il avait rencontré sa mère, issue d’un milieu beaucoup plus modeste et l’avait épousée contre l’avis de certains membres du clan familial, en particulier son frère et sa sœur. Le " patriarche ", fondateur de la dynastie, homme de réussite mais non de préjugés, avait fait bon accueil à ce nouveau visage.

Alors survint l’accident : son père meurt alors qu’elle a 5ans. Le patriarche décéda peu après et sa mère dut affronter le clan et les problèmes d’héritage inextricables. Elle dut payer les dettes les dettes de son mari, sans toucher au patrimoine, pour maintenir l’entreprise, orgueil de la famille. De plus, elle dut travailler sous les ordres de sa belle-sœur dans l’usine familiale, qui déclinait progressivement. Alexia rapporte un souvenir particulièrement douloureux : un jour sa mère et sa tante se sont disputées au sujet du travail, et sa mère et elle ont été mises à la porte de l’usine. Elle ont dû vivre seules et dans la pauvreté jusqu’à ce que les choses s’arrangent avec le clan. Ils ne se sont jamais expliqué en famille sur cet épisode.

Depuis, ni un mariage réussi, ni la sécurité matérielle et professionnelle n’ont atténué sa peur de la ruine. Alexia se sent obligée d’être le sauveteur de sa mère " qui n’a qu’elle au monde ". Pourtant sa mère a retrouvé une situation. La famille autrefois régnante est en plein déclin. Alexia est en position de prendre sa revanche en dictant ses conditions sur la liquidation de l’usine. Mais elle ressent toujours dans les réunions familiales, un sentiment fait d’anxiété, de culpabilité et de tristesse. Elle n’arrive pas à prendre les décisions que dictent les circonstances : " C’est comme si je n’arrivais pas à me séparer de cette époque de ma vie. Alexia a toujours peur que sa famille lui annonce une catastrophe financière et ne supporte pas l’hypocrisie qui a fait place à la morgue d’autrefois, ni les reproches qu’on lui fait d’avoir vendu la maison de vacances où tout le monde, autrefois, se réunissait autour du patriarche.

Critères diagnostiques décrits dans le DSM-IV , Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.

A. Anxiété et soucis excessifs (attente avec appréhension) survenant la plupart du temps durant au moins 6 mois concernant un certains nombre d'événements ou d'activités (tel le travail ou les performances scolaires).

B. La personne éprouve de la difficulté à contrôler cette préoccupation.

C. L'anxiété et les soucis sont associés à trois (ou plus) des six symptômes suivants (dont au moins certains symptômes présents la plupart du temps durant les six derniers mois). N.B. Un seul item est requis chez l'enfant.

1.agitation ou sensation d'être survolté ou à bout.
2.fatigabilité
3.difficulté de concentration ou de mémoire
4.irritabilité
5.tension musculaire
6.perturbation du sommeil (difficultés d'endormissement ou sommeil interrompu ou sommeil agité et non satisfaisant).

D. L'objet de l'anxiété et des soucis n'est pas limité aux manifestations d'un trouble de l'axe 1, p. ex., l'anxiété ou la préoccupation n'est pas celle d'avoir une attaque de panique (comme dans le trouble panique), d'être gêné en public (comme dans la phobie sociale), d'être contaminé (comme dans le trouble obsessionnel-compulsif), d'être loin de son domicile ou de ses proches (comme dans le trouble anxiété de séparation), de prendre du poids (comme dans l'anorexie mentale), d'avoir de multiples plaintes somatiques (comme dans le trouble somatisation) ou d'avoir une maladie grave (comme dans l'hypocondrie), et l'anxiété et les préoccupations ne surviennent pas exclusivement au cours d'un état de stress post-traumatique.

E. L'anxiété, les soucis ou les symptômes physiques entraînent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants.

F. La perturbation n'est pas due aux effets physiologiques directs d'une substance (p. ex., une substance donnant lieu à abus, un médicament) ou d'une affection médicale générale (p. ex., hyperthyroïdie) et ne survient pas exclusivement au cours d'un trouble de l'humeur, d'un trouble psychotique ou d'un trouble envahissant du développement.

État de stress post-traumatique (ESPT)

C'est sûrement la pathologie que le sens commun parvient le plus facilement à expliquer ; un événement de vie exceptionnellement stressant déclenche un état d'anxiété permanent, comme l'état des passagers après l'écrasement de leur avion ou les états de choc à la suite des bombardements.

L'état de stress post-traumatique représente le seul état anxieux qui se définit par sa cause.

Cet état possède trois caractéristiques :

1. Sa victime reste obnubilée par le souvenir de son accident dans tous ses quotidiens. Elle y repense sans cesse.

2. Elle tente d'échapper à ces pensées, un peu à la manière des obsessionnels, à ceci près que le trouble est ici très focalisé sur l'accident. Le traumatisé tente d'éviter tout ce qui pourrait avoir trait à l'accident.

3. Le traumatisé plonge dans un état anxio-dépressif où se mêlent de grandes difficultés pour éprouver des sentiments et une anxiété intense. Les anciens centre d'intérêt (travail, hobbies, etc. sont délaissés

Etude de cas 8

Césarine a 60 ans. Elle raconte, d’une voix tantôt brisée, tantôt hésitante ou éteinte, et entrecoupée de longues inspirations , une histoire qui remonte a dix ans. Césarine était alors caissière d’une station-service de banlieue et travaillait dans un kiosque blindé. Elle eut à subir l’attaque en règle de deux malfaiteurs. Vers sept heures du soir, deux hommes ont cherché à voler la caisse. Elle a réussi à s’enfermer dans le kiosque blindé. Et les deux malfaiteurs, se servant de leur voiture comme d’un bélier, ont essayé de forcer l’ouverture de la porte du kiosque pour s’emparer de l‘argent. Ne réussissant qu’à bloquer la porte, ils renoncent à leur projet et vont le réaliser un peu plus loin, en utilisant le même procédé. Ils ne seront jamais retrouvés.

Césarine doit être désincarcérée du kiosque par les pompiers : elle part évanouie, en hypotention artérielle, sous oxygène à l’hôpital. Elle avait présenté un début d’asphyxie sans doute déclenchée par le confinement dans le kiosque ; l’asphyxie avait aggravée par une intense réaction d’angoisse avec hyperventilation. Césarine reprend son travail après quelques jours .

Un an et demi après la première attaque, elle subit une deuxième agression, " moins grave ", dit-elle. Alors qu’elle montait dans sa voiture pour partir, elle a été serrée par le cou et traînée par les cheveux afin de l’obliger à donner le contenu de la caisse. Les clients du restaurant voisin sont intervenus et ont mis en fuite les agresseurs. Mais cette fois elle n’a rien osé dire à la police de peur des représailles. Césarine recommence à travailler, dans la même station-service, pendant huit ans. Elle assiste à une agression qui y a lieu ; un homme a été écrasé et tué par des malfrats alors qu’il portait secours à une femme à laquelle ils tentaient d’arracher son sac.

Depuis la première agression, elle présente une série de troubles dus au traumatisme. Césarine a des flash-backs rappelant l’épisode du " bélier ", qui font intrusion dans son esprit environ trois fois par jour. Elle ne peut supporter la violence sous quelque forme que ce soit, et en particulier celle présente dans les films à la télévision. Le crissement des pneus d’une voiture dans la rue la fait sursauter. Césarine ne s’y aventure guère et reste confinée chez elle par peur d’une agression. Souvent, dans la rue, le fait de voir une voiture avec des personnes dont l’allure lui rappelle plus ou moins celle des agresseurs entraîne une réaction de malaise. De même, entendre les pas de quelqu’un qui court dans la rue représente un signal d’angoisse, même si elle est tranquille à son domicile. Ses mains et ses bras se mettent alors à trembler. Souvent, Césarine a la sensation que sa langue est enflée : ce qui lui rappelle son asphyxie et le fait que les pompiers avaient dû tirer sur sa langue qui avait basculé en arrière.

Le seul moment où elle se sente bien est la chasse, où elle va fréquemment avec son mari : ses angoisses diminuent car elle a un fusil en main et peut se défendre. Sa voix alors se raffermit. Césarine n’adhère pourtant pas à l’idéologie sécuritaire et le rôle du justicier n’est pas le sien. Elle se sait anxieuse et reconnaît, d’elle même, qu’elle ne peut aller partout avec un fusil à la main. Elle cherche une solution thérapeutique que ne lui ont pas apportée les tranquillisants. Césarine doute que l’on puisse faire quelque chose ou pas si longtemps après. Elle demande une approche progressive.

Exercice : présentez moi nalpa, les différents troubles anxieux.

Approche des différentes écoles thérapeutiques.

l'approche psychanalytique.

Dès 1905, Freud apporta les éléments essentiels d'une théorie de la phobie, avec la fameuse l'interprétation du cas du petit Hans.

Une phobie des chevaux.

Le père avait amené son enfant parce qu'il présentait une phobie des chevaux. Cela avait commencé par une peur de sortir dans la rue pour se muer en crainte que le cheval n'entrât dans la chambre. Il apparut rapidement que Hans n'avait pas une angoisse indéterminée des chevaux, mais que sa crainte, c'était d'être mordu par les chevaux. A cette époque Freud pense que la phobie est due au refoulement de poussées libidinales à la suite d'interdits parentaux. Ce refoulement provoque l'angoisse qui se fixe alors sur un objet phobogène, en l'occurrence le cheval dans le cas qui nous préoccupe. Le cheval est ici substitut paternel ; le contenu de l'angoisse, être mordu par le cheval, n'est autre que la crainte d'être châtré par le père.

L'interprétation psychanalytique.

La formation de déplacement à deux avantages :

  • elle permet de faire l'économie d'un conflit d'ambivalence, le père étant en même temps un objet aimé,
  • le père se montre quand il veut ; s'il est remplacé par un animal, il suffit d'éviter l'animal pour être délivré du danger.

D'un point de vue psychologique, les psychanalystes considèrent la phobie comme un mécanisme de défense qui provoque le déplacement de l'angoisse vers un objet extérieur. L'objet phobique a donc une valeur substitutive : il n'est que le déguisement symbolique de ce qu'il remplace.

La vision comportementaliste.

Les comportementalistes considèrent la phobie simple comme un comportement acquis, suite à une expérience désagréable. L'enfant associe l'expérience de peur au stimulus. Puis, la confrontation (réelle ou imaginaire), en général de courte durée, avec les stimuli, favorise la persistance et l'accroissement des réactions phobiques. L'enfant, dans l'obscurité, qui imagine qu'un fantôme va le toucher, crie, appelle ses parents et évite de cette façon de prolonger cette expérience de peur. Ce sont les comportements d'évitement et de fuite qui font que les attitudes phobiques persistent avec le temps : l'enfant n'a pas la possibilité de constater qu'après quelques minutes ou quelques heures, sa peur diminue. Il ne peut donc pas associer la diminution de l'anxiété avec le stimulus phobogène.

 

 

l'approche cognitive

On appelle activités cognitives, celles qui concernent l'ensemble du fonctionnement psychologique : attention, mémorisation, imagination, pensées, idées. Chez certaines personnes, il y a une tendance à sélectionner les informations provenant de l'extérieur ou de son corps. Cette sélection alimente des groupes de connaissances qu'on appelle : schéma. Le sujet phobique aurait des schémas phobiques contenant des anticipations de danger, de sensations désagréables.

Les interprétations erronées de la réalité proviennent (pour l'approche cognitive) de l'activation de certaines activités mentales appelées activités cognitives. Ainsi, la personne démarrant sa phobie déclencherait dans son système mental un schéma psychologique de danger. Ce schéma s'est constitué dans l'enfance par des interactions avec l'environnement et reste stocké dans la mémoire du sujet. Le réveil de ce schéma de danger va modifier la perception que l'individu aura de lui-même et de son environnement. Il va sélectionner automatiquement l'information qui a trait au danger, exagérant ainsi les menaces et minimisant au contraire les situations sécurisantes. Il existe un filtrage systématique des informations de façon à percevoir de manière privilégiée ce qui est en relation avec le danger, d'où une amplification, bien sûr, du danger phobique.

Les facteurs communs des différentes psychothérapies sont présents partout mais rarement mis en avant, NALPA en extrait l’essentiel, en retenant ce qui est compatible et applicable, ce qui fait de NALPA présente une approche une approche pluridisciplinaire cohérente et efficace.

Les différentes thérapies :

Analyse transactionnelle

Anti-psychiartie (Ronald Laing)

Approche centrée sur la personne ( Carl Rogers)

Approche systémique

Art thérapie

Bioénergie

Biodynamique

Conseil conjugal

Cri primal (Arthur Janov)

Développement personnel

Dynamique des groupes

Ennéagramme

Gestalt-thérapie

Méthode Gordon

Groupes de rencontre

Gymnastiques douces

Haptonomie

Hypnose

Hypnose Ericksonienne

Illumination intensive

Kinésiologie

Logothérapie (Victor Frankl)

Massages

Musicothérapie

Thérapie primale

Programation neuro-linguistique

Psychanalyse (freudienne)

Psychiatrie

Psychodrame

Psychologie analytique(jungienne)

Psychologie existentielle

Psychologie individuelle (adlérienne)

Psychologie de la motivation (Paul Diel)

Psychosynthèse (RobertoAssagioli)

Rebirth

Relaxation

Rêve-éveillé (Robert Désoille)

Sexologie

Sophrologie

Thérapie cognitive

Thérapie comportementale

Thérapie comportementale et cognitive

Thérapie humaniste (Abraham Maslow)

Thérapie existentielle (Rollo May)

Thérapie émotionnelle et psychocorporelle

Thérapie par le cri

Thérapie

Visualisation

La thérapie cognitive 

Avant l’aborder les différents problèmes qui peuvent bénéficier de l’approche cognitive, il faut préciser un certain nombre de termes thèmes qui vont revenir sans cesse au cours de cet ouvrage et monter les autres formes de psychothérapie.

Pensées et émotions

Le mot " cognitif " peut paraître pédant, mais avoir une cognition signifie qu’à un moment donné, vous pensez et avez des sentiments par rapport aux événements qui vous arrivent. La pensée peut se traduire par des phrases, des mots isolés, des sons, de la musique ou des images mentales. Le plus souvent, c’est à un monologue ou dialogue intérieur que l’on a affaire. Qu’est-ce qu’un monologue intérieur ? Vous connaissez la voix off des films, mais connaissez-vous votre propre voix off ? Arrêtez un instant de lire ce livre, fermez les yeux concentrez-vous sur votre pensée pendant quelques secondes Puis rouvrez les Vous y êtes…Vous avez sans doute entendu votre monologue intérieur : peut-être s’agit-il plutôt d’un dialogue entre vous et vous, entre vous et un autre imaginaire , ou encore d’un flux d’images. Ce flot continu de pensées ou d’images possède un sens et une couleur émotionnelle , celle de vos sentiments du moment , tristes, gais, anxieux, coléreux ou neutres. Vous ne pouvez l’arrêter que par un effort volontaire, mais il réapparaîtra en arrière-plan, comme un fond sonore dont vous avez à peine conscience . Il redeviendra inconscient alors que vous vous concentrez à nouveau sur cette page. Il est impossible de ne pas penser. Mêmes ceux qui croient ne pas penser qu’ils ne pensent ps. La pensée ne s’arrête même pas durant le sommeil ; on peut identifier des pensée et des images mentales chez les sujets au moment de l’endormissement, ou peu avant l’éveil. Des travaux neurophysiologiques ont montré que l’on pouvait se rappeler de pensées après un réveil au cours du sommeil profond aussi bien qu’après un réveil lors de la phase de rêve apporte, en plus des pensées, des images, des sensations et des émotions qui ne sont pas retrouvées lors du sommeil profond.

 

Modifier les interprétations négatives de la réalité

Le thérapeute va donc, dans un premier temps, aider la personne en thérapie à mieux connaître les pensées dont elle n’a que peu ou pas du tout conscience. Puis elle cherchera comment ces pensées déclenchent et maintiennent les émotions et les comportements dont elle souffre e qu’elle désire modifier. Les principes de la thérapie cognitive sont simples.

  1. Lorsqu’on est anxieux, déprimé ou en colère, on pense d’un manière illogique, systématiquement négative, t on agit, sans s’en rendre compte, à son détriment.
  2. Avec l’aide d’un thérapeute, il est possible d’apprendre à identifier ces pensées et ces émotions négatives et à les modifier.
  3. Lorsque ces sentiments et ces idées pénibles ont été modifiés il est possible de devenir plus productif, de se respecter soi-même et de mener une vie plus heureuse.
  4. Ces résultats peuvent être obtenus e une période relativement brève (six mois) au cours d’une vingtaine de séances. Plus de deux tiers des patients qui souffrent d’anxiété ou de dépression sous des formes diverses peuvent ainsi améliorer de façon importante les troubles dont ils souffrent . Les troubles de la personnalité nécessitent un à deux ans et trente à 50 séances.

Marc Aurèle nous dit dans ses Pensées pour moi-même, écrites au II siècle après Jésus-Christ. Si quelque objet extérieur te chagrine, ce n’est pas lui, c’est le jugement que tu portes sur lui qui te trouble. Il ne tient qu’à toi d’effacer ce jugement de ton âme. Si c’est ta disposition propre qui te chagrine, qui t’empêche de rectifier ton dessein ?

Si j’emprunte ces pensées antiques venues d’un cœur battant sous un peplum, c’est pour expliquer ce que la psychologie moderne appelle le modèle constructiviste. La pensée stoïcienne de Marc Aurèle nous suggère que le monde est une vue de l’esprit, une construction , par laquelle nous créons les sentiments de bonheur ou de malheur. Il propose aussi une distinction entre " les choses qui sont en notre pouvoir et celles qui nous dépassent ". Empereur à Rome, il était l’homme le plus puisant de son temps, et donc sans illusions. L’exercice du pouvoir absolu est la seule façon d’en connaître définitivement les limites. Et l’homme d’esprit propulsé au pouvoir sait bien qu’il n’est qu’un lieu géométrique où se projettent la peur et l’envie de chacun. Bref, l’empereur, qui suivait en cela les maximes de son maître en philosophie, l’esclave Epictète, recommande, pour éviter le malheur, de ne désirer que les choses qui sont en notre pouvoir. Vous pourriez interpréter ces maximes comme un appel à la résignation et une facile morale d’esclave. Mais il n’en est rien. Elle montre la nécessité d’une appréciation réaliste de nos buts par rapport aux moyens que nous avons de les réaliser.

Ces maximes peuvent aussi s’appliquer à la psychothérapie : en effet, la souffrance du patient qui vient en psychothérapie provient souvent de ses illusions sur lui-même, les autres, le futur, le monde, la vérité, le bien et le mal. Examiner et dépasser les illusions improductives qui entraînent la souffrance personnelle et celle des autres est le but de la thérapie cognitive. Trois illusions sont fréquemment rencontrées au cours des psychothérapies.

I. Je peux et dois tout faire car tout m’est dû. C’est la projection en blanc sur le futur. Le sujet se signe du chèque en blanc sur le futur.

2. Je ne peux rien faire car je suis incapable de réussir quoi que ce soit. C’est la projection en noir sur le futur ; comme le disait Groucho Marx. Je ne ferais jamais partie d’un club qui m’accepterait pour membre.

3. Ces illusions de toute-puissance ou d’impuissance totale peuvent se combiner en une seule. Si je n’obtiens pas tout ce que je dois avoir, je ne vaux rien . C’est la projection en noir ou blanc sur le futur. Tout ou rien.

Toute psychothérapie réussie devrait donc s’intituler, comme le roman de Balzac, Les illusions perdues. Mais il ne s’agit pas de n’importe quelles illusions. La plupart des patients que voient les psychothérapeutes souffrent d’une illusion d’inefficacité qui résulte d’une appréciation irréaliste du monde extérieur. Une grande confiance en soi et une projection permanente du succès sur le futur peuvent avoir des effets positifs sur les résultats de l’action. L’anticipation positive est la clé de la réussite et sans doute aussi de la santé mentale. Celui qui doit traverser un désert a sans doute intérêt à penser que Dieu marche à ses côtés et le guide, sinon il s’assiérait par terre et renoncerait. Dans un autre domaine, la publicité marchande de bonheur, utilise beaucoup d’images de réussite associées à des produits triviaux qu’elle sort ainsi de la banalité pour les transformer en valeurs positives.

Mais revenons au patient qui cherche une thérapie : il souffre presque toujours d’une dévaluation de l’estime de soi et d’une projection en noir sur le futur. Prenons quelques exemples tirés du quotidien.

Une femme de trente ans ne peut pas aller seule dans les rues car elle pense qu’elle va y faire une crise d’angoisse qui la fera mourir subitement ou la livrera à la dérision d’une foule anonyme.

Un étudiant affirme ne pas pouvoir passer un examen, malgré les encourageants de son professeur, car il est certain à l’avance d’échouer encore une fois. Pourquoi encourir l’humiliation d’un échec alors qu’il peut souffrir simplement de la dépression de n’avoir pas réussi et se consumer dans le regret de n’avoir rien tenté ?

Une jeune femme ne peut contrôler son besoin de manger le contenu de son refrigérateur, elle ne peut pas non plus contrôler le besoin de se faire vomir, car elle doit ressembler aux mannequins que l’on voit sur les couvertures des magazines. Elle mesure ses cuisses avec un centimètre et finit par voir la fatidique adiposité qui lui annonce que, malgré ses vomissements forcés, son corps n’est pas exactement le corps parfait des images publicitaires . Pourtant , son ami aime les femmes plutôt bien chair et elle l’a aperçu un jour avec une pulpeuse rivale.

Un cadre supérieur ne peut s’empêcher de travailler vingt heures de plus que le temps pour lequel il est payé, car il trouve que son travail n’est jamais assez parfait. Il passe des heures à vérifier les possibles erreurs de dossiers. Bien qu’ayant eu une assez belle carrière, il est persuadé qu’i n’a pas réussi. Il ne semble pas se rendre compte que son travail si bien fait , mais toujours rendu en retard, lui a valu l’animosité de ses collègues. Il ne comprend pas leurs critiques et s’estime persécuté par une hiérarchie injuste et plus soucieuse de promotion personnelle que de qualité.

Ces histoires souvent entendues, ont pour dénominateur commun une façon négative d’interpréter la réalité extérieure. Et ces interprétations aboutissent à des monologues intérieures et des comportements défaitistes.

Un schéma, plus qu’un long discours, montre les relations entre les faits, leurs interprétations et les émotions qui en résultent.

Interprétations positives et négatives : une délicate balance

La notion de dialogue interne ou de monologue intérieur est ancienne, on en retrouve des descriptions dans les romans de TolstoÏ ou de Joyce. Mais la formulation initiale se trouve dans Platon : quand l’esprit pense, il est simplement en train de se parler à lui-même, de se poser des questions, d’y répondre et de dire oui ou non (Théétète).

Les effets négatifs des interprétations irréalistes, pessimistes ou catastrophiques ont été étudiés depuis une trentaine d’années chez des sujets déprimés ou anxieux et aussi chez des sujets normaux, par la psychologie cognitive. Les résultats des travaux expérimentaux ont fortement suggéré que le dialogue interne positif et le dialogue interne négatif sont dans une relation si étroite qu’ils doivent être étudiés ensemble.Schwartz a proposé un modèle ref.. 72 celui de " l’équilibre des états d’esprit.

Trois types de dialogue interne ont été définis.

Le dialogue interne positif compte environ 62% de pensées positives contre environ 38% de pensées négatives. Cette proportion correspond au nombre d’or de l’architecture classique.

Le dialogue interne de conflit avec 5O% de pensées négatives et positives correspondrait à des états d’anxiété ou des états dépressifs légers.

Le dialogue interne négatif avec 62% de cognitions négatives représente l’inverse du nombre d’or et pourrait être typique des états sévères d’anxiété et de dépression.

Aux deux extrémités on trouvera des monologues, car soit la pensée positive, soit la pensée négative dominent à un point tel qu’il ne s’agit plus d’un dialogue entre les aspects positifs et négatifs de la pensée.Tout d’abord le monologue négatif où les pensées positives se situent entre O% et 31% : il correspond à des éclats de profonde dépression ou bien à des crises d’angoisse aiguës sur lesquelles le sujet a l’impression de ne pouvoir exercer aucun contrôle. Le monologue positif comprend une proportion de 69 à 100 % de pensées positives : il reflète, en général, un état d’euphorie accompagné de projets irréalistes et grandioses. Cet état est appelé en psychiatrie " l’hypomanie " , autrement dit la manie légère. La manie, au sens où l’entendent les psychiatres, est un état d’excitation psychique avec insomnie, agitation, grossièreté, et perte du sens des limites personnelles et sociales.

Quel dialogue intérieur est le plus adaptatif : le dialogue interne positif ou le dialogue interne négatif, ou une proportion idéale des deux   Les cognitions négatives sont plus saillantes et ont plus d’impact sur les sujets que les cognitions positives. Les cognitions positives, car elles permettent des changements rapides. Prenons un exemple : quelqu’un qui anticipe souvent un danger lorsqu’il se trouve en voiture aura plus de chances de survie qu’un automobiliste trop confiant en lui et qui accélère systématiquement sur l’obstacle. Même si l’alarme n’était pas justifiée, cognition négative favorisera la survie.

Cependant, il a été montré que des attentes exagérées de danger chez les patients anxieux, en particulier les agoraphobes, et des attentes exagérées d’échec chez les dépressifs, aboutissaient à un excès de dialogues négatifs. Il été démontré, chez des patients agoraphobes ou dépressifs, que la thérapie cognitive rétablit une balance plus favorable à la pensée positive, lorsque le patient s’améliore.

L’accent mis sur la pensée positive par la psychologie populaire aparaît donc sans fondement. La thérapie cognitive n’est pas la méthode Coué qui consiste à se réveiller tous les matins en se disant : A tous les égards, je fonctionne de mieux en mieux chaque jour. Le but de la thérapie cognitive n’est pas simplement de développer des pensées positives, mais de rétablir une balance optimale entre pensées négatives et positives, mais de rétablir une balance optimale entre pensées négatives et positives. Une proportion de 1,7 cognition positive par rapport à 1 cognition négative représente très probablement l’optimumadaptatif.

La spirale descendante de la dépression

Que faites de la réalité ? me direz-vous. Les anxieux et les déprimés ont peut –être de bonnes raisons de l’être et de le rester.

  • sans doute, mais les anxieux ont tort d’être anxieux car rien ne les menace en réalité.

Chacun sait qu’une agoraphobe n’a pas plus de chances qu’une autre de mourir dans la rue, elle en a même moins car elle passera une partie de sa vie enfermée chez elle. En poussant à l’extrême le raisonnement de l’agoraphobe, nous devrions éviter de rester au lit, car il y a une relation évidente entre la mort et le fait d’être dans un lit. Au pire, une personne agoraphobe qui fait une crise d’angoisse dans la rue risque d ‘être brièvement hospitalisée pour recevoir des tranquillisants et rentrera chez elle le soir même ou le lendemain.

Mais la plainte dépressive n’est pas sans fondement. Le sujet déprimé a raison de se plaindre d’un monde injuste, décevant, immoral, indifférent, ou simplement mauvais pour lui. Que faites-vous des gens qui subissent des deuils, la vieillesse, une maladie physique ,la pauvreté, une perte subite d’emploi ?

  • Il y a une différence entre la tristesse normale et la dépression. La tristesse qui résulte d’un deuil est facile à comprendre. Elle aboutira à une phase d’émotions pénibles et de sentiments d’absence où l’on pense avec raison : je l’ai perdu(e), sa présence et
  • son amour vont me manquer : il s’agit de pensées réalistes et positives qui peuvent approfondir notre humanité et apporter une certaine compréhension vis-à-vis des autres et même modifier le sens de notre vie. Nous pouvons alors nous rendre compte, par exemple, que nous avons besoin d’une relation proche et intime semblable à celle que nous avons connue. En général, au-delà d’un an,
  • le comportement de mise à l’écart volontaire qui suit le deuil va s’estomper. L’activité, les relations sociales et amoureuses vont reprendre.
  • A l’inverse, le déprimé va se dire à lui- même : je ne serai jamais plus heureux , parce qu’il (ou elle est mort (e). Ce qui m’arrive est injuste. La vie ne vaut plus la peine d’être vécue. Ces pensées vont déclencher des sentiments de désespoir et d’apitoiement sur soi qui vont à leur tour éloigner les autres, si compatissants au début. La personne entre alors dans la spirale de la dépression. A un stade ultérieur surviendra la dépression a propos de la dépression : elle finira par penser que puisqu’elle est déprimée, elle est malade et donc sans valeur ni venir.
  • Mais la dépression ne crée-t-elle pas souvent les évènements aux quels on attribue après coup un rôle dans son déclenchement : perte d’emploi, maladie physique négligée, divorce, rupture, mauvaise gestion des affaires dont résulte une perte substantielle d’argent ?
  • Selon plusieurs études, ces évènements représentent les premiers signes plutôt que des déclencheurs primaires de la dépression. En effet, l’expression de pensées tristes et de jugements constamment négatifs sur soi et les autres, entraîne le rejet. Le pessimisme engendre chez autrui des pensées dépressives et des réactions de colère et d’évitement. Dans un couple où il y a un sujet dépressif, on peut voir apparaître un conflit, sivi d’une séparation ou d’un divorce qui vont accroître le pessimisme tout en le justifiant. De même, l’anxiété ou la dépression peuvent diminuer les capacités de travail au point de déclencher la menace d’un licenciement, ce qui va accroître la dépression, entraîner un arrêt de travail pour maladie, puis le chômage, tout en confirmant les attentes du sujet persuadé que rien de bon ne peut lui arriver.
  • De nombreux travaux expérimentaux ont montré que l’expression verbale et non verbale de sentiments dépressifs, provoque chez les autres des réactions de rejet ou d’évitement. L’absence d’expression de sentiments positifs ou de plaisir peut, lui aussi, créer le sentiment que le sujet est lointain et désire être seul. Il s’ensuit un déficit dans les relations sociales qui va, en rendant le sujet solitaire, justifier l’autodévalorisation.
  • Que la dépression résulte de l’événement négatif ou en soit une des causes, elle se traduira toujours par des pensées irréalistes d’impuissance à agir et à changer les choses. C’ est en essayant de modifier ces pensées défaitistes que la thérapie cognitive va accroître les contacts sociaux et favoriser l’action , sels susceptibles d’entraîner des expériences positives qui vont alléger le fardeau dépressif.

La thérapie cognitive fille de Freud et de Coca-Cola ?

La thérapie cognitive peut être considérée comme un produit de synthèse. Elle emprunte les aspects opérationnels de sa pratique aux thérapies comportementales, issues de l’esprit pratique et de l’empirisme anglo-saxons. Mais elle propose en plus un modèle de fonctionnement mental qui, tout à la fois, la rapproche et l’éloigne de la psychanalyse. Synthèse de l’esprit de géométrie et de l’esprit de finesse, elle a de quoi séduire au pays de Descartes où elle a reçu un meilleur accueil que la thérapie comportementale pure et dure, à ses débuts.

 

Thérapie cognitive et thérapie comportementale

Les thérapies comportementales représentent l’application de la psychologie scientifique à la psychothérapie. Elles mettent l’accent sur l’utilisation d’une méthodologie expérimentale issue des lois de l’apprentissage afin de comprendre et de modifier directement les comportements et les émotions perturbatrices. Les symptômes sont des habitudes acquises par des mécanismes de conditionnement.

Les thérapies comportementales consistent donc essentiellement à façonner les réponses favorables dans un sens déterminé avec le patient, et à entraîner des réponses d’habituation qui déconditionnent le sujet de ses habitudes . Le principe de l’exposition aux situations anxiogènes a été particulièrement étudié à l’Université de Londres par Isaac Marks (ref. 61) Ainsi, une personne agoraphobe sera invitée, selon un plan précis défini à l’avance, à s’immerger progressivement dans les situations qu’elle évite, de manière prolongée et répétée, jusqu’à ce que celles-ci ne provoquent plus aucune anxiété. Le changement est expliquée par une réduction des réponses émotionnelles en particulier l’anxiété. Le changement est avant tout émotionnel et se déroule par des mécanismes d’habituation physiologiques : les réponses d’accélération cardiaque et respiratoire décroissent : le sujet arrive à s’autocontrôler et il cesse d’associer automatiquement la rue à l’anxiété. Il apprend ainsi à ne plus éviter les situatons qui lui font peur.

La thérapie cognitive emprunte aux thérapies comportementales leur caractère structuré. Enparticulier l’organisation des séances de thérapie par un agenda, le travail en collaboration avec le patient sur des problèmes précis, le recours à des tâches à réaliser, le nombre de séances limité dans le temps :en général vingt à trente séances dequarante-cinq minutes. Tout comme la thérapie comportementale, elle accorde une minute. Tout comme la thérapie comportementale, elle accord une place prépondérante à la méthode scientifique pour tester les hypothèses théoriques qui sous-tendent les thérapies. Elle cherche aussi à valider leurs résultats par des travaux contrôlés. Sans nier l’importance des mécanismes de conditionnement, elle enrichit le modèle scientifique par la prise en considération de la pensée consciente et inconsciente comme régulateur des comportements. Finalement, elle réintroduit le sens dans la thérapie comportementale.

Thérapie cognitive et psychanalyse

Thérapie cognitive et psychanalyse cherchent toutes deux à mettre en lumière les interactions subtiles entre pensée, sentiment et comportement. Elles aident le patient à modifier ses pensées pour modifier émotions et comportements. Toutes deux mettent l’accent sur la signification des systèmes de croyances dont souffrent les sujets. Mais elles différent quant aux conceptions du fonctionnement psychologique et la pratique psychothérapique.

On connaît la thèse psychanalytique. Chacun de nous possède un inconscient où gisent des désirs refoulés. Ces désirs sont reliés aux instincts biologiques primaires, principalement sexuels, que la censure (le surmoi= maintient hors de la conscience.. Le conflit entre ces désirs et la censure provoque des symptômes d’anxiété, de dépression, ou des troubles physiques qui envahissent "  le moi "  du patient " . Somme toute, le psychisme humain fonctionne comme une canalisation. L ‘eau est comparable aux désirs, le refoulement à un obstacle et les symptômes à des fuite. Selon la psychanalyse, seule une cure prolongée, de cinq à dix ans, avec trois à cinq séances par semaine, permet d’accéder aux désirs inconscients, sous-jacents aux symptômes, et peut ainsi faire disparaître ces derniers à tout jamais. Le psychanalyste est non directif :il se contente d’interpréter les associations que verbalise le patient, allongé sur un divan, sans voir l’analyste.

Modèle hydraulique et modèle informatique

La thèse cognitiviste est que, chez les patients anxieux, déprimés ou délirants, des mécanismes inconscients automatiques, traitent l’information résulte vraisemblablement de l’interaction de facteurs biologiques et d’expériences ou d’apprentissage qui ont lieu tout au long de la vie. Le thérapeute aide le patient a identifier et à modifier les croyances erronées qui résultent de ce fonctionnement défectueux du traitement de l’information. Il met également au jour les erreurs logiques et les postulats qui font se réaliser les sombres prophéties des patients. Par exemple, une personne agoraphobe qui s’attend à faire une attaque de panique dans la rue va scruter son propre corps : la moindre palpitation sera pour elle l’annonce de la crise d’angoisse qu’elle va alors déclencher par peur de la peur. Elle justifie lors sa prophétie : " il est dangereux pour moi de me promener dans la rue ".

La méthode de thérapie cognitive se rapproche du travail d’un informaticien qui, repérant des erreurs de fonctionnement dans le programme d’un logiciel, va entrer quelques instructions clefs dans un ou plusieurs modules du programme qui ne fonctionnent plus correctement. Alors que la méthode thérapeutique de la psychanalyse se rapproche plus de celle du plombier qui cherche à refaire un nouveau système de canalisation pour gérer au mieux l’énergie hydraulique.

 

Thérapie comportementale et cognitive.

Elles font référence aux théories de l'apprentissage (conditionnement classique et opérant, apprentissage social) et sur des modèles cognitifs c'est à dire sur les processus de pensée conscients et inconscients qui organisent notre perception Se sont, a l'origine, des thérapies courtes, de quelques semaines a quelques mois. Leur durée s'est allongée avec leur extension aux troubles de la personnalité et aux psychoses Se sont des thérapies de l'ici et maintenant qui n'utilisent pas le travail sur le passé comme objet de la thérapie comme objet principal Elles ont pour concepts fondamentaux le conditionnement classique, le conditionnement opérant, le conditionnement social et les modèles cognitifs La prise en charge thérapeutique débute par une information au patient sur sa pathologie. Le thérapeute propose une modélisation de la pathologie en reconstruisant l'histoire de son apparition et son évolution. La seconde phase est celle de l'auto observation : le patient tient un journal et note les symptômes, leur circonstance de survenue, les pensées en présence. La dernière phase est celle de la mise en place de programmes de maintenance Selon la pathologie le thérapeute aura une approche centrée sur les comportements (exposition, entraînement aux compétences sociales), sur les contenus de pensée (thérapie cognitive, restructuration cognitive) ou encore sur les manifestations émotionnelles ou physiologiques (relaxation, désensibilisation systématique)

Exercice : savoir recevoir des reproches des compliments.

 

 

LA THERAPIE STRATÉGIQUE (TRAITEMENT DES TOC)

Une autre Thérapie Comportementale

Les Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC) sont assez répandus. Ils peuvent être mineurs et ne pas trop gêner la vie de la personne mais, quand ils sont excessivement présents, ils deviennent totalement invalidants et entravent grandement le sujet dans ses activités.

La Thérapie Stratégique (Ecole Palo Alto) est une des thérapies comportementales qui vise à réduire la prégnance des symptômes. Cette thérapie découle de l'hypnose.

Dans la Thérapie Stratégique, il ne s'agit pas, comme dans la Thérapie Comportementale et Cognitive, d'exposer "in vivo" le patient aux situations (par exemple résister à se laver les mains pendant un certain temps) mais d'utiliser la paradoxalité* aux fins de soins psychiques. Cette paradoxalité thérapeutique permet de rompre avec le processus circulaire interminable de l'obsession. Il s'agit d'aller dans le sens du symptôme. C'est une "double contrainte" à visée curative. Entre autres démarches thérapeutiques, une injonction paradoxale doit être bien choisie par le psychothérapeute. Cette injonction thérapeutique ne peut se faire seul en dehors de la relation classique du patient avec le psychothérapeute. Elle est tout aussi déterminante que dans d'autres types de psychothérapie. La Thérapie Stratégique ne fait nullement appel à la compréhension de son symptôme par le patient. Il ne s'agit pas de savoir pourquoi il est là, mais comment s'y prendre pour le faire disparaître.

* Le Docteur Paul-Claude RACAMIER, psychanalyste, s'est penché sur celle-ci et en a donné la définition suivante :
"C'est une formation psychique liant indissociablement entre elles, et renvoyant l'une à l'autre, deux propositions ou injonctions inconciliables, et cependant non opposables : - "je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire" - en est un bel exemple". C'est une phrase très toxique pour la psyché, si celle-ci est soumise continuellement à ce type de paradoxe".

Fritz Zorn dans son ouvrage "Mars" nous indique le fonctionnement paradoxal de sa mère. " Ma pauvre mère avait coutume de dire : je partirai vendredi prochain à 10 heures et demie pour Zurich ; ou bien je resterai à la maison. Ce soir, il y a des spaghetti pour dîner ; ou bien il y a de la salade de cervelas".

"Une question se pose" : écrit-il, "que devient ici la réalité ? Je m'en vais ; ou bien je reste à la maison. Je suis là ; ou bien je ne suis justement pas là. La terre est ronde ; ou bien elle est triangulaire. Quand on dit trop de "ou bien", les mots perdent leur poids et tout leur sens ; la langue se décompose en une masse amorphe de particules privées de signification ; plus rien n'est solide, et tout devient irréel". Par exemple pour le lavage compulsif des mains, le patient se dit qu'il va devoir arrêter de se laver les mains comme son entourage ne cesse de lui répéter. Cependant il ne peut s'en empêcher. Le psychothérapeute stratégique lui donnera une injonction paradoxale, que le sujet trouvera, sans aucun doute, déconcertante (par exemple continuer de se laver les mains mais sous certaines conditions : lui demander de se laver les mains en frottant ses mains d'une manière légèrement différente et de le faire un nombre de fois défini par le psychothérapeute). Si cette injonction est bien choisie, l'impact sur le symptôme compulsif sera évident.

Certains patients souffrant de TOC impliquent largement leur entourage. Ils leur demandent , par exemple, de vérifier avec eux ou bien encore de faire à leur place quelque chose qui les entraînerait dans des compulsions : examiner si une porte est bien fermée (si le patient commence sa vérification, il ne pourra pas s'arrêter, donc il préfère que quelqu'un d'autre que lui ferme cette porte). La personne manipule inconsciemment son entourage, non seulement à l'aide de son symptôme, mais aussi consciemment en demandant sa participation, sous une forme ou une autre. Dans ce cas précis, il s'avère nécessaire de prendre dans le même temps une solution stratégique, non seulement pour le patient lui-même, mais aussi en incluant son entourage.

Les personnes qui bénéficient de ces traitements voient, dans la plupart des cas, diminuer significativement leurs symptômes ainsi que les angoisses qui les accompagnent. Toutefois, un symptôme compulsif qui envahit la vie du sujet peut en cacher un autre et on parle, alors, de déplacement. En réalité, il ne s'agit pas d'un déplacement, car le "nouveau symptôme" existait déjà, mais le patient ne parlait que de celui qui l'envahissait le plus, sa pensée étant totalement accaparée par lui. C'est un peu comme lorsqu'on épluche un oignon, une fois la première pelure enlevée, on en trouve une seconde, voire une troisième, .... ces couches successives étaient déjà là avant qu'on ne les trouve. Une fois éliminées les unes après les autres, on obtient une amélioration de l'état compulsif de la personne. Elle se trouve moins envahie par ses rituels, par ses pensées ..... La disparition de cette activité indépendante de sa volonté, qu'elle soit idéative, phobique ou impulsive, plus ou moins invalidante, lui permet de réinvestir des activités précédemment abandonnées, le plus souvent nécessaires à son existence, soit dans les cas les plus graves, le travail ou les études, par exemple. La personne retrouve également une qualité de concentration.

Cette méthode, inspirée des thérapies de l'Ecole de Palo-Alto, peut prendre la forme d'une thérapie brève, pour le traitement des TOC, si ceux-ci sont légers, mais lorsqu'ils sont sévères une thérapie plus longue s'avère nécessaire pour venir à bout de l'ensemble des compulsions (d'une à plusieurs années). Ce qui importe pour le sujet, c'est de voir ses troubles diminuer (l'injonction paradoxale annule l'angoisse) et d'obtenir une amélioration progressive de la qualité de sa vie.

Un exemple de compulsion traitée :

1 - Prescription du symptôme

Un homme d'une trentaine d'années, d'un très bon niveau intellectuel, cadre supérieur (Consultant), ne peut plus sortir de chez lui parce que dès qu'il rencontre une femme dans la rue des idées érotiques, qui lui semblent intolérables, l'accaparent, le parasitent et le paniquent. Dans le même temps, cela entraîne chez lui un mouvement compulsif de la langue avec peur que celle-ci entre "en contact avec le sexe féminin", alors qu'il y a dans les faits une réelle impossibilité, qu'il peut reconnaître sans que cela puisse changer sa croyance. Ce mouvement de la langue le hante, monopolise complètement sa pensée et cela lui est tout à fait insupportable.

Dans la mesure où il n'a aucun contrôle sur ses compulsions, son premier réflexe est de rester chez lui : ainsi, il ne rencontre plus de femmes. Ce qui, bien entendu, risque de diminuer sa vie sociale elle-même si, lorsqu'il consulte, si celle-ci n'est pas encore vrai-ment atteinte. Cependant, l'envahissement mental et physique est déjà suffisant pour qu'il ait de plus en plus de mal à se consacrer à son travail : travailler avec les autres et notamment avec les femmes lui devient invivable. (mais pourtant quelque peu agréable même s'il a du mal à le reconnaître). Cette situation l'inquiète beaucoup. Il se rend compte que l'angoisse qu'il éprouve dans ces situations risque de mettre en péril son activité professionnelle et par conséquent son entreprise. Il redoute de ne pas pouvoir continuer à travailler dans la mesure où, dans la vie courante, il a déjà commencé à restreindre ses activités. en restant de plus en plus souvent chez lui.

Une injonction paradoxale va lui être donnée, au cours de la séance : le psychothérapeute va lui proposer de visualiser ses pensées. Il lui sera demandé, non seulement de ne plus éviter la situation, mais au contraire de la vivre par la pensée en séance, puis ensuite de s'y exposer dans des modalités bien précises que le praticien lui définira. Cette situation est paradoxale dans la mesure où il lui est demandé de faire ce qu'il ne veut pas faire et qu'il ne peut s'empêcher de faire.

Parallèlement, le psychothérapeute va lui donner des consignes à respecter en dehors du cabinet. Il devra sortir trois fois par jour de chez lui uniquement et spécifiquement pour croiser des femmes dans la rue, et lors de la rencontre, il devra agir son symptôme au moins 3 fois (mouvement compulsif de la langue). S'il doit sortir pour une raison qui lui est propre, cette consigne n'a pas à être appliquée.

Le patient a d'abord vu diminuer l'intensité de son symptôme dans un premier temps, puis celui-ci a disparu et même s'il voulait former lesdites images en présence ou non de femmes, cela lui est devenu impossible. L'énergie psychique dégagée par la disparition du symptôme, lui a permis de réinvestir les secteurs de sa vie qu'il avait délaissés. Il n'a plus été hanté par la perspective d'avoir à abandonner son travail, à plus ou moins long terme. Au contraire, il y eut un investissement plus important qu'auparavant de son activité professionnelle, avec à terme des retombées positives.

2 - autres stratégies
a) Préalablement aux injonctions paradoxales prescrites, le thérapeute met en place un contrat de base essentiel auquel le patient doit adhérer, avant toute prescription. Alors même qu'il ignore encore les injonctions paradoxales qui lui seront appliquées, il lui est demandé de les accepter. Il lui est simplement spécifié que celles-ci pourront lui paraître bizarres, que cela peut déclencher l'hilarité, ou bien une angoisse, mais que, quelque soit sa réaction, il s'engage dès maintenant à les observer à la lettre. Il ne lui sera bien entendu rien demandé de répréhensible. L'Ecole de Palo Alto appelle ce contrat le "Pacte du Diable"

b) Indépendamment du travail "direct" sur le symptôme, le psychothérapeute pourra être amené à parler au patient, sur un mode informatif, de la sexualité en général. La plupart du temps, le sujet n'y voit aucun rapport avec ses symptômes (c'est une idée de "psy" ). En parallèle, il existe des doutes, qu'il faut lever et qui sont liés au fait qu'il existe une culpabilité importante, par rapport à la fantasmatique et à la jouissance sexuelle (le mauvais en lui) Bien que la personne adulte semble avoir une sexualité apparemment satisfaisante, et à plus forte raison s'il y a un blocage, le psychothérapeute lui expliquera, par exemple, le mode de fonctionnement de la sexualité des adolescents et des enfants. A l'heure actuelle, tout le monde connaît ce développement, grâce aux médias et pourtant, il s'avère nécessaire d'en informer des adultes, surtout si cela n'a pas pu être parlé ou entendu au moment où cela aurait du l'être, à cause d'interdits majeurs inconscients. Cette difficulté est gardée au fond de la personne et la mise en mots par le psychothérapeute libère le patient dans la mesure où il se refuse à se le dire à lui-même (cette technique complémentaire découle de l'hypnose, mais est pratiquée à l'état de veille, elle est appelée hypnose sans hypnose). C'est le psychothérapeute qui parle de la sexualité infantile et adolescente du patient en lui commentant celle des autres enfants et adolescents.

La Thérapie Stratégique demande comme dans toute psychothérapie un grand investissement de la part du patient. Cet investissement n'est pas toujours présent, particulièrement, dans les cas difficiles à cause du doute que le patient éprouve dans les TOC. Le patient est tellement envahi par ses symptômes qu'il s'en trouve totalement désespéré, d'autant plus qu'il souffre également de dépression et pense qu'on ne peut absolument pas l'aider. Selon lui, il n'existe aucune solution pour le débarrasser de son comportement involontaire et, dans les cas les plus difficiles, il est persuadé qu'il ne s'en sortira jamais. D'ailleurs, il est particulièrement pénible, pour ces patients compulsifs, d'entrer en psychothérapie et de s'y maintenir.

Par contre, lorsqu'ils y arrivent, l'abandon de la psychothérapie peut être rapide, même quand les résultats commencent à se faire sentir. Souvent, ils ne reconnaissent pas le mieux apporté, dans la mesure où ils n'en sont pas dégagés d'un seul coup et totalement. Comme le doute fait partie de leur difficulté psychique, ils sont incertains du résultat éventuel. Il est très malaisé de les rassurer. Néanmoins, certaines personnes surmontent ces obstacles, spécialement quand elles souhaitent ne plus perturber leur entourage et des résultats patents peuvent être obtenus.

Comme la Thérapie Comportementale et Cognitive, la Thérapie Stratégique, dans les cas sévères, n'obtient pas la rémission totale des symptômes. Ils ne peuvent qu'être fortement diminués ; ils sont devenus plus légers et n'entravent plus de façon massive la vie du patient. Celle-ci devient, alors, nettement plus agréable, plus libre et ce qu'ils éprouvent n'a plus rien à voir avec ce qu'ils vivaient auparavant.

A ce moment là, à condition que le patient ait acquis ou possède un espace mental suffisant (non encombré de TOC), il peut être envisagé une psychothérapie d'inspiration analytique qui lui permettra de trouver de plus en plus de souplesse dans sa relation à autrui, aussi bien dans le domaine de sa vie affective et sexuelle, que dans celui de sa vie sociale et professionnelle. Au décours de ce travail psychique, il peut voir disparaître les derniers symptômes.

Médicaments ou psychothérapie ?

Le risque est important, d'une dérive dans l'utilisation des psychotropes (substance chimique naturelle ou artificielle dont l'effet essentiel s'exerce sur le psychisme). Elle peut être le fait des médecins, par manque de temps pour l'écoute ou par méconnaissance des techniques de psychothérapie ; mais elle peut venir aussi des patients, trop pressés ou trop peu motivés pour s'engager dans une démarche plus exigeante pour eux. Cela ne doit bien pas à rejeter les psychotropes bien au contraire, leur bon usage qu'il convient de développer.

Tel traitement est-il efficace ? A-t-il des effets secondaires ? Lesquels ? Peut-il être remplacé par un autre qui soit aussi efficace ? Voilà sans doute les bonne questions. Plus généralement, que peut-on attendre des médicaments ? Dispensent-ils d'une éventuelle thérapie ? De quel type et dans quel but ?

Le bon usage des psychotropes.

Dans l'anxiété sociale par exemple , les psychotropes permettent de débloquer une situation, de démarrer un processus de changement personnel. Ils peuvent aussi servir de béquille, en facilitant ce changement tant que le sujet n'est pas vraiment capable de le prendre en charge seul. Mais il est rare que les médicaments se suffisent entièrement à eux-mêmes. La pilule contre la peur des autres n'a pas encore été inventée. Dans les formes gênantes d'anxiété sociale, qui nécessitent un traitement médicamenteux, la meilleur façon de se servir des psychotropes c'est de les accompagner d'une psychothérapie adaptée, qui accélérera leur action, et empêchera les rechutes à l'arrêt du traitement.

Règles d'utilisation des psychotropes dans le cas de l'anxiété sociale.

Le traitement doit être nécessaire et efficace : il est fréquent que les patients prennent, de puis parfois longtemps, des traitement parfaitement inutiles, voir nuisibles.

Le traitement doit être bien toléré, ou du moins ses effets indésirables ne doivent pas dépasser ses bénéfices.

Le traitement doit être prescrit à une posologie contrôlée par le médecin.

La durée de la prescription doit être limitée, ou du moins les bénéfices thérapeutiques doivent être régulièrement réévalués.

Le traitement doit être associé à des mesures psychologiques : au minimum, un accompagnement et suivi psychologique, au mieux une véritable psychothérapie.

 

Les bêtabloquants.

L'appellation vient de leur mode d'action sur des petites zones situées sur divers organes : les récepteurs bêta. C'est là que les catécholamines ou hormones du stress, comme la noradrénaline et surtout l'adrénaline, agissent, accélérant le rythme cardiaque, provoquant une transpiration cutanée et une sécheresse de la bouche, etc. Les bêtabloquants empêchent ces hormones de développer leurs effets.

mode d'emploi des bêtabloquants.

Les bêtabloquants ne doivent être utilisés qu'après avis médical (il existe des contre-indications).

Ils n'ont d'intérêt que dans l'anxiété de performance invalidante(par exemple forte angoisse lors des prises de paroles en public) et sont peu utiles dans les cas de phobie sociale généralisée ou de timidité.

Ils ne diminuent pas, dans un premier temps, la sensation subjective d'anxiété psychologique, ni l'anxiété anticipatoire.

Par contre, ils limitent fortement les sensations physiques d'anxiété (accélération du rythme cardiaque, gorge serré, barre sur la poitrine, etc.).

Les tranquillisants.

Absorber des tranquillisants pour diminuer son anxiété sociale pourrait paraître logique. En fait, leur efficacité à cet égard est assez limitée. Les benzodiazépines ( anxiolytiques), nom scientifique donné au tranquillisants les plus utilisés, sont des médicaments remarquablement efficaces pour réduire les manifestations psychologiques de l'anxiété et certaines de ses manifestations physiques, notamment la tension musculaire. Ils peuvent diminuer la sensation subjective d'anxiété, mais n'ont guère d'influence sur le comportement relationnel. L'anxieux social qui prend des tranquillisants se sent mieux, mais ne cherche pas forcement à communiquer et à affronter le regard des autres d'avantage qu'auparavant.

Les antidépresseurs.

Il peut sembler illogique de prescrire des antidépresseurs à des anxieux sociaux, du moins tant que ceux-ci ne sont pas déprimés.. Pourtant, de nombreux travaux ont démontré l'efficacité des antidépresseurs sur la phobie sociale. Cette amélioration porte sur les différentes dimensions de l'anxiété sociale émotionnelle, comportementale et cognitive.

Antidépresseurs : mode d'emploi.

Les antidépresseurs ne doivent être utilisé qu'après avis médical (il existe des contre-indications).

Ils n'ont d'intérêt que dans la phobie sociale généralisée, et ne doivent donc pas être pris dans les cas d'anxiété sociale limitée ou de timidité.

Ils doivent être absorbés quotidiennement, et pendant une durée prolongée, au moins 6 mois.

Leur délai d'action est de une à trois semaines, pendant lesquelles leur effet thérapeutique ne se manifeste pas encore pleinement.

Ils limitent l'intensité de l'anxiété sociale, et permettent donc de prendre davantage de recul par rapport aux pensées angoissantes, qu'ils ne modifient pas directement : on a tjrs, du moins au début, ses craintes sociales mais on est moins déstabilisé par elles.

De ce fait, ils permettent peu à peu, si la personne en fait l'effort, de prendre l'habitude de se re-confronter aux situations sociales jusque-là évitées.

Ils exercent également un effet de stabilisation de l'humeur, la personne ressent moins de baisses de moral.

Soigner les troubles anxieux.

Etre vigilant aux signaux d'alarmes d'alarme.: insomnie, irritabilité excessive ou conflits fréquents avec son entourage, impression de tension permanente, éviter systématiquement certains lieux ou certaines situations, ne pas tenir en place, même assis, avoir toujours un genou qui bouge, ou un doigt, se sentir bloqué, inhibé, entravé dans la plupart des actes de la vie de tout les jours, être assailli par des pensées pénibles ou des préoccupations dont on n'arrive pas à se débarrasser, multiplier les rituels de vérifications, de rangement, ou de nettoyage.

Ces signaux d'alarme sont souvent repérés par l'entourage avant que la personne n'en prenne conscience elle même.

L'observation des comportements anxieux a pour but d'obtenir une description précise, aussi objective que possible, des composantes phobiques et anxieuses. Cette évaluation tente de préciser les conditions et les situations de leur apparition (stimuli antécédents). Observation directe par quelqu'un autre (accompagnant) ou auto observation (tenir un journal, cahier de bort). On demande à la personne de noter les comportements d'évitements, les pensées anxiogènes, les situations qui déclenchent des réactions d'anxiété. Donc observation du sujet par son entourage ou/et par lui même.

Exercice : présenter nalpa au téléphone

 

Les techniques de prises en charge utilisées par nalpa.

Groupe de parole

Le groupe de parole est une pratique de réunion favorisant la réflexion par l’échange verbal entre les membres d’un groupe.

La parole est au centre de la réunion. Elle permet le partage d’une expérience commune, à chacun d’enrichir sa représentation des faits et mieux situer son originalité, son identité psychologique, sa place sociale par rapport à celles des autres.

Ces réunions sont des instruments de socialisation, car elles permettent aussi de rencontrer l’autre dans sa différence afin de l’accepter.

Le groupe de parole fonctionne selon des règles bien précises, dont l’animateur ou les animateurs sont garants de leur bonne application. Ils aident chacun à s’exprimer.

L’intérêt du groupe de parole réside à plusieurs niveaux :

rassembler des personnes qui ont perdu le lien social.

rassembler des personnes désirant échanger sur leur idées.

La relaxation

Le sujet phobique est généralement très tendu, vigilant, attentif à inspecter son environnement afin de faire potentiellement à la source de sa phobie. Il paraît donc légitime de proposer dans un premier temps une méthode qui permette déjà de diminuer globalement le niveau de tension anxieuse. Cette approche de relaxation permettra au sujet de se sentir plus à l’aise dans son corps. Des techniques spécifiques pour sujets anxieux ont été développées. En ce qui concerne la relaxation musculaire générale, la plupart des auteurs conseillent pour les sujets anxieux ou phobiques la sophrologie qui comprend une série d’exercices musculaires simples, faciles à reproduire et très efficaces.

Un apprentissage du bien-être

Il est très important d’expliquer en détail ce que peut apporter cette relaxation spécifique, car bon nombre de préjugés et de croyances circulent sur la relaxation : je connais, j’en fais à la fin de chaque cours de gymnastique, on m’a fait faire quelques séances, il y a dix ans, cela n’a servi à rien. Je n’y crois pas du tout, ce n’est pas pour moi, j’ai besoin d’agir. La relaxation de Jacobson n’agit pas par miracle et sa pratique nécessite le respect de quelques règles de base exposée ci-dessous.

Le début d’une thérapie de relaxation contre l’anxiété nécessite donc une prise de décision personnelle, et un investissement quotidien pendant plusieurs mois. C’est vous qui serez alors actif sur vos tensions anxieuses ; vous aurez un contrôle efficace sur elles.

 

La relaxation musculaire

Sur le plan théorique, on a découvert qu’il existait une relation étroite entre la relaxation musculaire et l’obtention de réactions émotionnelles opposées à l’anxiété. Ainsi, en répétant les séances, il est possible de faire apparaître à volonté des réactions émotionnelles ayant un réel effet anti-anxieux. La méthode de relaxation est structurée et comporte un certain nombre d’exercices de contraction-décontraction des grands groupes musculaires du corps : les bras, le visage, les jambes, le dos. Après contraction – le bras fortement serré avec la main - on demande au sujet de décontracter lentement le muscle en laissant par exemple l’avant-bras aller sur le bras du fauteuil. Contrairement aux apparences le relâchement n’est pas total car plusieurs fibres musculaires restent encore contractées. C ‘est justement le relâchement de ces dernières fibres entraîneraient les conséquences émotionnelles favorables que nous attendons. Au fur et à mesure des séances, le sujet prend conscience des premières sensations de relâchement qui ressemblent à l’engourdissement, comme une pesanteur, voire de la chaleur. Mais les résultats, des premières séances sont toujours médiocres et très partiels, et il faut une pratique régulière et assidue avant d’obtenir l’effet escompté, à savoir une réponse de relaxation profonde en en une à deux minutes.

Outre les sensations ressenties par le patient, il existe des indicateurs scientifiques. On peut enregistrer le relâchement des fibres musculaires par électromyogrammes, par exemple. On peut aussi évaluer un certain nombre d’autres paramètres physiologiques et mesurer les effets de la fréquence respiratoire et de la fréquence cardiaque, modification du tracé électro-encéphalographique, modifications hormonales et variation du ionogramme sanguin. Ces mesures des effets de la relaxation ont donné lieu à suffisamment d’études et de publications, notamment dans les années 1970, pour ne pas exiger de preuves supplémentaires. Tous les résultats convergent pour confirmer l’action en profondeur de la relaxation ainsi que modifications physiologiques qu’elle entraîne. Cependant, tous les sujets qui pratiquent la relaxation ne sont pas des cobayes et aucun dosage n’est généralement systématiquement pratiqué. Il existe seulement un appareil, le bio-feed-back, pour suivre éventuellement une de ces variables physiologiques, au fur et à mesure de l’apprentissage de la relaxation.

 

Savoir respirer pour lutter contre l’hyperventilation

Ces techniques ont été codifiées récemment. On connaît depuis toujours certains petits trucs comme mettre un sac plastique devant le nez et la bouche et respirer dedans, ou joindre les deux mains en bol devant le nez et la bouche à la place du sac plastique qu’on n’a pas toujours dans la poche, ou encore s’asseoir puis poser sa tête sur ses genoux en position recroquevillée et rester ainsi plusieurs minutes. Le centre de traitement de l’anxiété d’Oxford a beaucoup travaillé sur l’hyperventilation aiguë accompagnant l’anxiété et développé des techniques respiratoires pour la combattre.

L’hyperventilation est le fait de respirer vite, superficiellement , avec des sensations physiques d’oppression, de malaise, de vertiges et de nausées qui accroissent l’anxiété de l’individu. Cette même équipe a montré que ces violentes perturbations respiratoires s’accompagnaient non seulement de sensations physiques désagréables, mais modifiaient aussi le contenu des pensées. Ainsi , le sujet qui ressent une forte tachycardie a tendance à penser " mon cœur va éclater ", je vais mourir tandis que celui qui ressent des vertiges intenses pensera davantage " je vais devenir fou. Agir sur l’hyperventilation aiguë, c’est donc faire disparaître les sensations physiques surajoutées ainsi que les interprétations catastrophiques des signaux internes.

En résumé, les respirations rapides déclenchent des sensations inoffensives mais très perturbantes pour le sujet, qui devient encore plus et augmente son hyperventilation. Une réaction en boucle se met en place : hyperventilation – sensations – pensées angoissantes –hyperventilation. Le sujet est pris dans une spirale où les symptômes s’accroissent en même temps que les pensées deviennent obsédantes, il est peut être pratiqué un test de provocation de l’hyperventilation, en présence du thérapeute et en même temps que lui.

 

l'art-thérapie

L'intérêt de l'art-thérapie pour la personne souffrant de troubles anxieux, est de considérer l'activité artistique, le théâtre, comme une modalité de restauration de l'expression corporel et de la communication verbale et, de l'affectif et de l'intellectuel. En cela l'art-thérapie va lui permettre d'affirmer sa personnalité et reproduire son rapport entre lui, son monde intérieur et le monde extérieur, dans le sens d'améliorer les troubles de la relation et de la communication verbale ou non verbale. La notion de plaisir, d'émotions de sensations agréables dans l'action est prépondérante pour la rééducation d'une capacité perdue, en proposant à une personne une activité lui faisant oublier ses troubles en lui faisant retrouver des sensations positives, des émotions de bien-être, du plaisir. L'art ( le théâtre) est l'union cohérente entre psychomotricité (l'activité artistique est d'abord une expression par le corps) et le résultat de l'activité artistique (le beau). Sans parler de technique pure, Il va de soi que c'est les qualités humaines naturelles (facultés émotionnelles, expressives, et communicatives), la qualité de l'intérêt que l'animateur porte aux hommes qui va déterminer les résultats. Il est alors l'objet révélateur de la beauté que chaque être humain porte en lui, que l'individu est une "personne" et non une maladie.

Il semble aujourd'hui que le compétence artistique de l'art-thérapeute soit une évidence, afin de maîtriser les subtilités, afin d'en exploiter toutes les potentialités. Aussi si l'art-thérapeute veut s'impliquer artistiquement dans l'activité, il doit maîtriser une technique artistique, montrer un savoir faire, il doit donc posséder une compétence artistique. Il maîtriser un savoir faire relationnel, des compétences pédagogiques, être capable de gérer, d'exploiter la relation entre lui et les personnes, pouvoir lui donner accès aux plaisir artistique, il devient un pédagogue artistique.

La démarche.(commencer par faire une bonne analyse entre le lien étroit qui doit exister entre le but thérapeutique, la méthode, l'activité, et l'évaluation).

Il s'agit de mettre en place un protocole de prise en charge. Ce protocole est l'ensemble des éléments qui constitue l'intérêt, la faisabilité et la réalisation de l'activité thérapeutique auprès des personnes. Ensuite considérer le cheminement thérapeutique, les objectifs, ainsi qu'une analyse des observations, une évaluation.

Le but à atteindre.

l'objectif (sous-objectif, les objectifs généraux).

Exemples d'objectifs : renforcement du moi, de la personnalité, de l'estime de soi, de l'affirmation de soi, aide à l'intégration sociale, expressions des conflits inconscients, assouplissement des défenses, redécouverte du plaisir, l'intégration sociale, la désinhibition, la dépressivité, les capacités anticipatoires positives.

Les objets, méthodes, cheminement, contenu des séances, T1 pour première séance (comme le mouvement, communication non verbale, pour vaincre les difficultés motrices et une remise en relation avec le corps, en passant par l'écoute de la musique pour ensuite se mettre à danser seul, puis avec une personne) pour les individus souffrant de troubles relationnels.

Evaluation, analyse.

Le cheminement.

Protocole T1 T2 T3 (sous objectifs atteints)...................T12 T14....................But à atteindre.

Exemple d'exercice : le port du masque délivre les muscles du visage de leurs expressions signifiantes. La contrainte du verbale et de la communication non verbale disparaissent et permettent de se mettre en scène sans se dévoiler.

Le maquillage empêche l'autre de pénétrer son visage, son intimité.

Arts d'animation et de spectacle :

Diverses maîtrises du corps, du geste, de la voix.

Théâtre, mime, marionnettes, costumes.

Improvisations.

Scène de la vie courrante.

Maquillage, masque.

Voix et gestes.

Mouvements et rythme.

Clownerie, jeux.

Parole, rire.

Jonglerie.

Danse.

Lecture, conte, légende.

 

 

Atelier d’Expression Orale

L'expression orale est une activité quotidienne qui sert de base à la plupart des actes sociaux. Une telle discipline vise donc à améliorer l'analyse lucide des situations, la connaissance des normes, la force et la précision du style de chacun. L'enjeu consiste à mieux parler, à savoir ce qu'on fait quand on parle et à le faire plus efficacement.

La voix et le corps dans l'expression orale.

L'accent sera mis sur les problèmes "physiques" posés par l'expression orale (respiration, débit de la voix, articulation, intonation, attitude corporelle, regard, maîtrise des émotions...).

Atelier de relaxation

Un sujet phobique est généralement très tendu,

La relaxation musculaire : sur le plan théorique, on a découvert qu'il existait une relation étroite entre la relaxation musculaire et l'obtention de réactions émotionnelles opposées à l'anxiété. Ainsi, en répétant les séances, il est possible de faire apparaître à volonté des réactions émotionnelles ayant un effet réel anti-anxieux.

La relaxation mentale.

Technique de désensibilisation : par le biais de la confrontation répétitive en imagination.

L'exposition de manière progressive (afin de démonter les comportements d'évitements) : l'exposition mentale, l'exposition accompagné, l'exposition seul.

Atelier de stratégies thérapeutiques

Utiliser le jeux de rôle : les situations jouées doivent être le plus proche de celles rencontrées dans la vie quotidienne.

Après le jeux de rôle, le groupe rend compte de la performance réalisée. L'analyse se fait en trois temps : ce qui a été réalisé correctement, ce qui pourrait être amélioré et ce qui devrait être changé.

La réitération de la scène a aussi pour but le contrôle de l'anxiété de performances es acteurs. Jouer devant les autres et accepter leurs remarques est anxiogène. Il est intéressant de monter aux personnes la diminution de l'angoisse. Pour cela il leur est demandé de coter leur anxiété de 0 à 100 avant et après leurs performances.

Utiliser d’autre méthode comme celles par exemple de la chaise vide expliqué plus loin.

Groupe d’entraide, de soutien et d’affirmation de soi

Le but de ces rencontres est de réunir ceux et celles qui vivent une situation semblable et qui veulent partager leurs difficultés, changer leurs attitude, leurs comportements et obtenir une meilleure estime, image de soi. Les groupes sont de petits groupes dont l'objectif est de s'entraider et de poursuivre un but précis. Ils sont habituellement composés d'individus qui se regroupent pour s'aider mutuellement à combler un besoin commun, à surmonter un handicap commun à une difficulté commune bouleversant leur existence et à réaliser un désir profond d'un changement personnel.

Les membres de ces groupes sont conscients que leurs besoins particuliers ne peuvent être satisfaits ni par les institutions sociales existantes, ni par l'intermédiaire de ces dernières. Les groupes d'entraide insistent sur les interactions sociales face à face et sur le sens de la prise de responsabilité personnelle de chacun des membres

Les objectifs thérapeutiques sont défini à l’avance, ceux les plus fréquemment évoqué par les personnes sont :

Apprendre à écouter ce que dit l'autre,

Apprendre à exprimer clairement ses sentiments, sans avoir peur de blesser l'autre,

Apprendre à exprimer un avis sans craindre de décevoir l'autre,

Gérer la critique la critique, pouvoir critiquer et faire face à une critique juste, injuste ou floue,

Atténuer la tendance à imaginer ce que l'autre pense et à adopter des comportements en conséquence

Diminuer la fréquence des évitements sociaux.

Réapprendre les compétences sociales, qui regroupes un ensembles d'attitudes verbales et non verbales.

Différentes méthodes d’approches des troubles anxieux

Le changement comportemental

Amener à de nouveaux comportements

Le changement comportemental est souvent considéré comme un effet de la psychothérapie. On a souvent aussi découvert qu’en changeant le comportement, des changements concomitant s’opéraient dans les domaines affectifs et cognitifs.

Le psychothérapeute ne peut souvent pas se contenter d’aider le patient à se débarrasser d’anciens comportements ou d’atteindre un insight sur une nouvelle manière d’être possible et désirable. Il doit aider le patient à surmonter la force de l’habitude et à mettre en place un ensemble de nouveaux comportements, par et à travers une pratique intensive.

Il y a trois niveaux successifs pour apprendre et pratiquer un nouveau comportement.

  1. Le premier, l’imagerie est une méthode thérapeutique qui est compatible avec un grand nombre d’orientations psychothérapeutiques. Elle peut être utilisée pour une répétition et un entraînement internes vis-à-vis de comportements désirés. Elle peut permettre la pratique d’un nouveau comportement d’une manière non menaçante .
  2. Ensuite, le jeu de rôles implique la réalisation du nouveau comportement dans le bureau du thérapeute, en ayant recrée un cadre le plus proche possible de la situation réelle. Les principales contributions à cette technique proviennent du psychodrame de Moreno et des comportementalistes. Cette technique permet au thérapeute d’obtenir des informations de première main sur le style comportemental du patient et sur ses émotions qu’il tend à réprimer dans son expression, celui-ci bénéficiant " en direct " d’informations en retour (de feedbacks) et de possibilités de répétitions .
  3. Enfin, la prescription de tâches hors séance permet de prolonger le traitement au-delà du temps qui lui est consacré. Les tâches doivent être conçues sur mesure et peuvent impliquer de l’auto-observation. Des interventions stratégiques peuvent être prescrites sous forme de tâches interrompant le cycle des comportements familiers mais inadéquats du patient.

 

 

 

 

La pratique en application

Elle peut se réaliser en suivant successivement plusieurs étapes.

Etape 1 : repérer la cible

La première tâche réalisée en collaboration par le patient et son thérapeute est de préciser l’objectif initial en dressant une liste d’habiletés (comportement cibles) nécessaires au déroulement satisfaisant du projet envisagé. Par exemple, si un patient se donne pour but d’être capable de proposer une sortie à une personne du sexe opposé, les comportements cibles (ou habiletés nécessaires) seront :

  • appeler au téléphone ;
  • se présenter et dire les politesses et banalités d’usage ;
  • décrire l’activité proposée ;
  • demander à l’autre de se joindre à soi dans cette activité.

Ceux qui sont très à l’aise dans ce domaine des habiletés sociales peuvent trouver cette liste simpliste et stéréotypée. Pourtant, plus d’un serait surpris d’en faire le constat : en fait, de nombreux patients, dans leur clientèle, sont bien embarrassés pour accomplir des activités sociales apparemment simples comme celles de faire une brève intervention lors d’une réunion, d’exprimer leurs sentiments envers leurs amis, ou de demander une augmentation de leurs émoluments.

 

Etape 2 : préparer à l’imagerie

La pratique en imagination se réalise idéalement dans un environnement tranquille, les yeux fermés. Le thérapeute doit parfois rassurer le patient en lui expliquant que ce n’est pas de l’hypnose mai un procédé pratique de répétition en imagination. Il explique que c’est une méthode apprenant à éliminer les images négatives d’échec et à en développer de positives de succès.

 

Etape 3 : imaginer chacun des comportements cibles

On rappelle au patient le premier comportement cible et il doit se représenter en train de l’accomplir dans une situation spécifique où il a de grandes chances d’être réellement mis en œuvre. A partir de là, le thérapeute demande au patient de faire apparaître chacune des étapes successives du déroulement du scénario, n’enchaînant chacune des précédentes. Pendant cette opération, il est important de poursuivre le dialogue avec le patient, de manière à s’assurer de sa compréhension adéquate de la tâche à réaliser, étape par étape, de ce qu’il est bien capable de se la représenter visuellement et de la vivre ave l’intensité souhaitable.

 

Etape 4 : imaginer la réussite de l’ensemble de la séquence

Une fois que chaque comportement cible a été ainsi représenté et vécu sur un mode visuel, le thérapeute reprend le déroulement de la séquence d’une manière synthétique t y guide le patient, tout en lui décrivant un exemple de réalisation réussie du comportement désiré. La description est faite au temps présent, comme si le thérapeute était en train de raconter une histoire. A divers moments, il souligne l’un des comportements cibles, en disant, par exemple : " Maintenant vous êtes en train de serrer la main à la personne qui vous dévisage, tout en conservant un bon contact visuel. "

 

Etape 5 : le renforcement

 

A la fin de la première séance de représentation visuelle complète le patient se trouve gratifié d’un renforcement couvert (une récompense imaginaire), sous forme de l’imagination d’une fin heureuse, pour établir fermement le comportement. Par exemple, le thérapeute pourrait finir l’exercice en disant :  "  vous quittez l’entretien d’embauche en vous disant à vous même, " j’ai fait le mieux que j’ai pu et je m’en sens très bien ". 

 

Etape 6 : la pratique

Lors d’essais ultérieurs dans le cabinet du thérapeute, le patient imaginera le scénario jusqu’à ce que chaque comportement cible, ainsi qu’une issue positive, aient été fortement représentés et vécus sur un mode visuel. Le patient doit éviter de se focaliser sur les images négatives ou perturbatrices, mais, à la place , doit travailler au développement d’images positives.

 

Etape 7  : le repérage des obstacles

 

Après la répétition en imagination, on demandera au patient, premièrement, d’établir une liste des obstacles qui pourraient surgir lors de la mise en œuvre réelle du comportement et, deuxièmement, d’en prévoir des parades, de manière à faire face à ces obstacles. Lors des séances suivantes, le patient se représentera en train de faire face avec succès à ces obstacles, grâce à l’acquisition d’habiletés ou à un effort soutenu, mais non pas grâce à l’intervention d’une autre personne lui venant en aide. On lui demandera de ne pas d ‘imaginer des solutions magiques ou improbables. Encore plus important, et pas forcément une exécution parfaite. Les objectifs du patient doivent être de faire face, mais pas de réussir parfaitement.

 

La méthode du Jeu de rôles

Indépendamment de l’orientation théorique du thérapeute, le jeu de rôles est un des moyens les plus efficaces pour ramener dans l’ici et maintenant des expériences du passé. L’observation immédiate et la réaction des expériences du passé. L’observation immédiate et la réaction d’autrui, que ce soit en groupe ou individuellement, permettent une pratique dans la réalité ; on ne s’y limite donc pas l’évocation verbale. La célèbre injonction de Jacob Levy Moreno (Pionnier de la psychothérapie de groupe, de la sociométrie et du psychodrame) était "  Ne m’en parlez pas, montrez-moi. " A un niveau plus profond, le jeu rôle et la technique d’inversion de rôle permettent au patient de devenir plus conscient de ses sentiments et d’explorer son vécu subjectif eu égard à ses différentes relations significatives.

La méthode décrite au patient ci-dessous est une méthode générale servant à mettre en pratique de nouveaux comportements. Dans une visée pédagogique, et pour simplifier, elle est réduite ici à une dimension d’apprentissage comportemental.

Etape 1: la préparation psychologique

On y décrit au patient la méthode de jeu de rôles et on lui en explique l’intérêt. On lui demande alors de présenter le cadre de la situation problématique dans laquelle il aimerait pouvoir changer de comportement. L’aspect le plus important de cette étape est de l’amener à décrire et à décomposer le comportement souhaité de manière précise et spécifique.

Etape 2: la mise en place de la scène

Quand le patient a décrit la situation et semble suffisamment détendu, il est invité à décrire en détail le lieu où le comportement-cible qui pourrait être mis en acte. Le thérapeute lui demande alors de choisir des accessoires ou des pièces de mobilier dans la salle où se déroule le jeu de rôles, pour créer une ambiance aussi proche que possible de celle de la situation réelle.

Etape 3: le choix des rôles

Le patient présente les protagonistes importants de la scène et les décrit brièvement. Dans un travail en groupe, les rôles seront attribués à d‘autres membre du groupe. Dans une séance individuelle, des chaises vides représentent ces personnes significatives.

Etape 4 : la mise en actes

Le thérapeute demande au patient de résumer le scénario du comportement-cible comme il fut décrit lors de l’étape de préparation psychologique. Le jeu de rôles proprement dit commence alors. Le thérapeute encourage le patient de manière active lors de cette première tentative, en lui rappelant (comme un souffleur au théâtre) de mettre en œuvre chacun des traits du comportement souhaité. Si le patient ressent une difficulté, le thérapeute peut alors se proposer comme modèle et lui demander d’observer une autre façon de faire. Après la présentation de ce modèle, le thérapeute peut demander au patient de réessayer, mais à sa manière à lui (au patient).

Etape 5 : Le partage et la retro-action (feedback)

Le thérapeute partage ses observations avec celles du patient sur la réalisation de ce dernier. Ce feedback devrait être spécifique, simple, basé sur des éléments observés, et compréhensible par le patient. Il devrait surtout renforcer les aspects positifs ou réussis.

Etape 6 : la répétition

Le patient va effectuer de nouveaux jeux de rôles, dans lesquels il va recommencer toute la séquence comportementale, jusqu’à ce que le thérapeute sente que son patient maîtrise bien chacun des aspects du comportement relevés au départ comme souhaitables.

Etape 7 : le suivi

Lors de la prochaine séance, on demande au patient de faire état des résultats de sa mise en pratique de l’apprentissage dans la situation réelle. Si nécessaire, un complément de pratique

peut être proposé lors de cette séance.

Agir sur le niveau d’activation émotionnelle

La réduction ou l’accroissement du niveau d’activation émotionnelle est l’un des processus fondamentaux du changement thérapeutique. L’activation émotionnelle motive la patient et lui procure une expérience directe des sentiments réprimés. La sédation émotionnelle produit un soulagement important des symptômes.

Si les émotions réprimées sont conçues comme provenant d’actions incomplètes (unfinished business de la Gestalt), la thérapie vise à permettre aux affects d’être enfin vécus et complétés.

La désensibilisation systémique, provenant de l’école comportementale, combine l’imagerie et l’entraînement à la relaxation, et aide les patients à surmonter leurs réactions émotionnelles excessives, surtout leur peur et leur colère.

La technique de la chaise vide est une technique provenant de la Gestalt, qui encourage l’expression des émotions afin de résoudre les conflits intrapsychiques. La notion centrale de cette technique est de permettre au patient d’entrer en contact avec les deux aspects d’une tendance intrapsychique ambivalente, de manière à favoriser leur intégration.

L’association libre est l’une des plus anciennes techniques psychanalytiques permettant de réaliser la catharsis émotionnelle et la prise de conscience (l’insight). En dehors de la psychanalyse orthodoxe, on l’utilise aujourd’hui pour aider le patient à reconnaître les significations de ses productions picturales et des symboles rencontrés dans ses rêves ou lors de l’imagerie guidée.

Je décris ici sept méthodes générales permettant d’accroître la conscience des émotions lors de séances thérapeutiques, comme l’attention, le recentrage, la concentration sur le présent, l’analyse de l’expression, l’intensification, la symbolisation, et l’établissement d’intentions d’actions.

La notion d’impact thérapeutique se réfère au fait que le thérapeute doit le plus rapidement possible toucher la personne qu’il a en face de lui. Et un patient, ça ne se touche pas avec la tête mais bien avec les émotions. Les habiletés de " dramatisation " du thérapeute sont essentielles pour interpeller le patient au niveau émotionnel.

Accroître la conscience des émotions

Diverses méthodes permettent d’accroître la conscience des émotions, comme l’attention au sentiments, le recentrage, la concentration sur le présent, l’analyse de l’expression, l’intensification, symbolisation, et l’établissement d’intentions d’actions.

L ‘attention aux sentiments

Ce procédé fait référence à toute tentative, de la part du thérapeute, pour focaliser l’attention du patient sur l’aspect émotionnel de son discours. Il inclut, bien sûr, la technique rogérienne du reflet des sentiments décrite auparavant et toutes ses autres tentatives du thérapeute pour réfréner les tendances a l’intellectualisation du patient et accroître sa conscience des émotions. Par exemple, le thérapeute peut noter que le patient a esquivé les aspects émotionnels d’un problème et demander : " qu’êtes-vous en train de ressentir maintenant ? " ; " qu’est-ce que ce que vous venez de dire vous fait éprouver ? " ; de quelle émotion êtes-vous conscient tout de suite ? " .

Le recentrage

Il consiste à inciter constamment le patient à être " possesseur " de sa propre expérience. Une manière de se distancer de ses sentiments consiste à utiliser des termes généraux et impersonnels. Le recentrage consiste à utiliser des termes généraux et impersonnels. Le recentrage consiste alors à demander au patient de modifier son langage, de façon à ce que celui-ci reflète sa responsabilité de ses sentiments. On peut demander au patient d’utiliser " je " ou " moi " à la place de " on " ou " vous ". Le langage impersonnel ou faussement objectif est utilisé pour éviter ses sentiments de culpabilité ou de faute. Par exemple, un patient peut dire : " Cela fait vraiment du mal quand mon " ex " vient dans le magasin. Mais vous apprenez à vous y faire au bout d’un moment. " La technique du recentrage pourrait, dans ce cas, amener à une réponse de ce genre : " Cela fait sans doute mal, mais à qui ? Est-il à ce point interdit d’exprimer ses sentiments ou de reconnaître sa souffrance dans des conditions aussi légitimes ? "

La concentration sur le présent

Basée sur les principes de la Gestalt-thérapie, le thérapeute demande au patient d’être attentif aux aspects du problème qui provoquent les émotions les plus fortes dans la situation présente. Il peut demander : " Quelle partie de la situation vous trouble le plus ?  " Le second aspect de la concentration sur le présent consiste ensuite à amener le patient à éprouver ce sentiment dans l’ici et maintenant en y portant son attention. Quand le patient décrit une scène du passé, le thérapeute répond en disant :  " Et que ressentez –vous maintenant que vous êtes en train de me décrire cela ? "

L’analyse de l’expression

Ici on rend conscience de la manière dont le patient s’exprime. Son attention sera attirée sur ses modalités de communication non-verbales, comme le ton de la voix, les gestes, les mouvements oculaires, la tension musculaire, etc. Le thérapeute peut simplement encourager le patient à porter attention à un aspect particulier en disant : " Etes-vous conscient que vous serrez vos mâchoires ? " On peut aussi aboutir à des prescriptions de tâche hors séance pour aider la patient à détermine l’importance de l’émotion dans d’autres contextes.

L’intensification

On demande au patient d’intensifier une émotion en cours, après l’avoir reconnue. Par exemple, les patients doivent frapper sur des oreillers ou se pousser mutuellement les uns les autres dans un emploi de la technique en groupe. Lorsqu’un patient frappe une chaise avec un oreiller, il effectue d’amples respirations et doit répéter à voix haute une phrase particulièrement signifiante qui permette de pousser plus loin ou d’approfondir l’expérience. Normalement, le patient est encouragé à rendre maximale et à exagérer l’expression émotionnelle. Cette technique peut être effrayante pour certains et ne doit être et ne doit être employée qu’à bon escient. Elle peut apparaître à d’autres comme artificielle ou dérisoire, selon les cas. L’éducation des participants avant l’expérience, la supervision et une grande expérience du thérapeute constituent les prérequis indispensables pour une pratique conforme à l’éthique.

La mise en acte (enacting) est une méthode associée par laquelle le patient expérimente plus fortement l’émotion en l’agissant verbalement ou physiquement. Par exemple, un individu peut être encouragé à répéter la phrase : " Je te hais ! " plusieurs fois à voix haute ou on peut lui demander de démonter ses sentiments d’isolement ou de dépendance physiquement , en allant s’isoler dans un coin de la pièce ou en s’accrochant à un autre membre du groupe.

La version psychodramatique de cette technique est appelée " mise en scène physique " et peut impliquer plusieurs membres d’un groupe thérapeutique. Par exemple, une jeune mère peut intensifier ses sentiments d’être prise au piège . Plusieurs membres du groupe peuvent jouer ses enfants. Ces " auxiliaires "doivent doucement tirer et agripper la patience tout en prononçant leur demande. Cela permet d’intensifier les sentiments de la patiente d’être devenue nécessaire mais aussi d’être piégée et restreinte dans sa liberté.

La symbolisation

Ce genre de technique peut être employée quand on sent que la verbalisation risque de trop intellectualiser l’expérience et en détourner du vécu. On encourage alors l’expression tangible des sentiments au travers du dessin, de la peinture, de l’écriture poétique, du mouvement, ou de la production de sons expressifs. Nombre de ces techniques peuvent s’effectuer en groupe ou être conçues comme des tâches à raiser en dehors des séances. L’utilisation d’un " journal des sentiments " est un autre exemple. On demande au patient d’enregistrer au quotidien les situations émouvantes et de repérer les émotions éprouvées.

L’établissement d’intentions d’actions

Le patient doit aller au bout d’actions évoquées par le vécu émotionnel. Quand il semble qu’il soit bien au contact de ses sentiments sous-jacents, le thérapeute se focalise sur ce que le patient désire faire ensuite. Le pouvoir de motivation de l’émotion ayant été éprouvé, libéré, une direction doit lui être assigné. E thérapeute encourage cette tendance en stimulant le patient à développer un plan et des objectifs en tenant compte, par des interventions de ce type, par exemple :

  • De quoi avez-vous besoin ?
  • Que voulez-vous réellement ?
  • Qu’allez-vous faire maintenant, à partir de cet état ?

La technique de la chaise vide

Cette technique utilisée en Gestalt-thérapie vise principalement l’intégration des tendances ambivalentes appelées ici des " polarités ". L’intégration des polarités aide le patient à devenir ce qu’il est plutôt que de s’identifier à ses idéaux. Un conflit entre des valeurs, des actions, des pensées, et des sentiments y est traité en exprimant les deux aspects du problème à la fois et pratiquement en même temps. L’idée est que lorsqu’un aspect du self est survalorisé, la polarité opposée tend à émerger. Comme dans un couple parental, où lorsque l’un des parents est trop stricte l’autre devient trop souple, selon cette hypothèse, à l’intérieur d’un individu le développement d’une tendance extrême produit aussi l’accentuation de celle qui lui est opposée. L’intégration des tendances opposées aide l’individu à effectuer la liaison des énergies vitales, et c’est la raison de l’utilisation de la technique de la chaise vide. Cette technique est donc indiquée lorsqu’un individu est en conflit avec deux tendances opposées. Prenons l’exemple d’une femme qui se sentirait incapable d’agir à cause de sa colère. Dans un dialogue entre ces deux émotions grâce à cette technique la partie incapable se rendra compte de l’énergie contenue dans le sentiment de colère ; elle n’osait pas l’utiliser car elle avait peur de son aspect destructeur. Elle pourra le faire désormais, ayant dépassé cette appréhension. A la fin de la séance, la patiente deviendra capable d’imagine une force personnelle qui ne soit pas destructrice.

Des couples de tendances opposées (polarités) fréquentes chez les patients incluent :

  • une extrême dépendance versus la tendance à être rejetant et indépendant ;
  • la tendance à avoir constamment peur d’être désapprouvé versus la tendance ne tenir aucun compte des sentiments des autres ;
  • celle à être extrêmement crédule opposée à celle à être très méfiant ;
  • celle à être excessivement émotionnel opposée celle à être trop rationnel ;
  • celle à être sexuellement abstinent opposée à celle à avoir une sexualité débridée ;
  • celle qui exprime ce que l’on devrait faire par opposé à celle qui exprime ce que l’on veut réaliser.

 

L’application de la chaise vide se déroule en six étapes.

Etape 1 : expliquer la technique

L ‘explication des raisons d’utiliser la technique peut en réduire l’aspect mystérieux mais peut aussi éliminer certaines résistances naturelles que la méthode engendre. On peut demander au patient de penser en silence au couple de tendances opposées et de se rappeler une scène qui illustre bien comment il a pu se comporter ou ressentir des sentiments dans les deux tonalités. Le patient devrait essayer de devenir pleinement conscient des émotions ressenties des deux côtés.

Il faut bien le prévenir que la procédure peut sembler étrange au début mais que l’anxiété liée à la mise en scène diminue habituellement.

La technique nécessite qu’une chaise vide soit placée directement devant le patient . Lors des étapes suivantes, le patient devra exprimer verbalement et non verbalement l’une des polarités lorsqu’il est assis sur une chaise et l’autre polarité lorsqu’il est assis sur l’autre chaise .

Etape 2 : l’approfondissement de l’expérience

Le thérapeute demande au patient de choisir un côté, selon la polarité qu’il ressent le plus fortement ou à laquelle il lui est le plus facile d’accéder. A ce moment précis, on lui accorde du temps pour qu’il entre en contact avec ses émotions et on lui conseille de " permettre à l’expérience de s’approfondir ". Une manière de l’aider à approfondir l’expérience est de le ramener constamment à un récit au présent (concentration sur le présent).Quand le patient dit : "  j’aurais pu pleurer ", le thérapeute répond : " Etes-vous conscient de cette tristesse tout de suite ? ".

Etape 3 : l’expression

Le thérapeute demande d’abord au patient de décrire la polarité la plus saillante sous la forme de pensées, sentiments et expériences qui lui sont associées. On lui demande ensuite de maximiser cette expression en utilisant et même en exagérant les gestes et le ton de la voix . Le thérapeute eut lui demander de répéter une phrase particulière plusieurs fois si elle semble pertinente et si elle semble accroître les sentiments ou synthétiser les caractéristiques propres à la polarité. L’accent devrait être porté sur la reviviscence de l’expérience plutôt que sur sa description plutôt . Cela n’est possible que lorsque le patient reste dans le temps présent.

Quand le thérapeute sent que le patient en est arrivé à un point mort (ne peut plus rien exprimer d'autre du point de vue de la polarité), il lui demande d’aller s’asseoir sur l’autre chaise (la " chaise vide "). Le point d’arrêt est décidé par le thérapeute. Quand le patient semble être à court de mots, répète les mêmes choses, est bloqué, ou semble avoir pleinement exprimé la polarité, il a atteint le point d’arrêt.

Etape 4 : l’expression contradictoire

En s’asseyant sur la chaise opposée, le patient répond directement, émotionnellement, et aussi complètement que possible à la première expression ou argumentation. Il essaie de passer au pôle opposé de l’expression précédente et d’exprimer l’antithèse de la même manière corporelle, agie, émotionnelle, verbale, et complète. A nouveau, le thérapeute essaie d’accroître l’expression émotionnelle du patient en cherchant à approfondir l’expérience, en encourageant ses gestes et ses phrases-clefs, en répétant ses phrases avec un ton de voix plus fort. Si le patient dit : " je suis tellement en colère, je pourrais hurler " le thérapeute peut soit répéter cette phrase avec plus de force : " vous êtes assez en colère pour hurler ", on pourrait même dire : " écoutons donc ce hurlement ".

Etape 5 : la répétition

Le passage d’un pôle à l’autre du conflit est répété jusqu’à ce que le patient ou le thérapeute sente que les deux tendances opposées ont été pleinement exprimées. Durant ces alternances, les deux côtés peuvent commencer à élaborer un compromis ou une solution. Le patient ne doit pas croire qu’une telle issue doive absolument se produire : c’est seulement un bénéfice occasionnel de la méthode. Qu’une prise de conscience spectaculaire s’opère ou non, l’avantage de le technique de la chaise vide est que le patient opère dorénavant avec une conscience et une connaissance claires de ses deux tendances, et qu’il sera capable d’effectuer des choix plus conscients.

Etape 6 : l’engagement

Même si le problème n’a pas trouvé une complète résolution, le patient est encouragé à donner son agrément à un plan d’action qui implique au moins la prise en compte de deux facettes de la situation faisant problème . Prenons le cas d’un patient pris dans le dilemme entre une dépendance constante aux autres dans la prise de ses décisions et une indépendance méprisante. Une tâche hors séance pourrait lui être assignée, d’utiliser chacune de ces deux attitudes à deux occasions distinctes et d’en rapporter les résultats. On pourrait aussi lui demander d’entreprendre une action qui utilise les énergies et forces des deux pôles conjointement (par exemple, pour une décision , demande un avis spécialisé ponctuel, tout en tenant compte de ses propres intuitions et connaissances).

Un exemple d’utilisation de la chaise vide, appelé technique du " dialogue imaginaire ", montre comment patient et thérapeute peuvent travailler ensemble pour intensifier des sentiments bloqués et comment cette intensification conduit à une résolution, à une intégration cognitivo-affective "postcathartique ". Le patient va ici se confronter à sa mère ,qu’il imagine assise sur une chaise vide en face de lui. L’expression physique et verbale est utilisée pour intensifier le sentiment, de manière à ce qu’il puise être pleinement vécu, éprouvé jusqu’à son extinction et la résolution du conflit y associé ‘la libération du sentiment conduisant à une expérience différente). On demande au patient de parler d’une voix forte pour rendre authentique l’expression verbale et pour " prendre le risque " de ressentir réellement l’émotion.

Patient (les bras tremblant et tapant des pied) – Je ne sait pas quoi faire

(parlant au thérapeute) J’ai peur de dire ce que je pense de ma mère.

Thérapeute – Que craignez-vous qu’il arrive ?

Patient – J’ai peur qu’elle me frappe. Elle me frappait toujours quand j’étais petit si je disais quelque chose.

Thérapeute – Maintenant, vous avez une chance de lui dire ce que vous ressentez. Elle ne peut pas vous frapper ici.

Patient commence à marcher autour de la chaise en parlant à sa mère comme si elle était là)- Je ne t’aime pas. (sursaute en arrière comme s’il s’attendait à ce que sa mère le frappe) Ne me tape pas !

Thérapeute- faites un choix entre l’expression de la peur et celle de la colère. Si vous voulez exprimer la colère, parlez plus fort. Vous avez le contrôle maintenant. Dites-lui à propos de quoi vous lui en voulez.

Patient – Je veux lui dire pourquoi je suis en colère (regarde la chaise). Je t’en veux de m’voir piqué avec des épingles, je t’en veux de m’avoir frappé (tremble encore plus).

Thérapeute – Utilisez ce traversin pour frapper la chaise. Concentrez-vous sur ce tremblement et dites-lui ce que vous ressentez.

Patient (frappe la chaise avec le traversin) Je te déteste.

Thérapeute – Soyez spécifique en lui disant exactement à cause de quoi vous la détestez.

Patient (frappe l chaise plus fort) – Laisse – moi tranquille.

Thérapeute – Je t’en veux de me battre (le thérapeute suggère au patient une phrase en "Je " pour se focaliser sur l’émotion).

Patient (frappe la chaise) – Je t’en veux de me battre, je t’en veux de me dire que c’était de ma faute. (continue à frapper la chaise lors de chaque phrase) Je t’en veux de m’avoir enfermé dans les toilettes. Je t’en veux pour voir laissé papa me battre. Je t’en veux pour m’avoir mis dehors le soir où je t’ai répondu. (se redresse et paraît plus grand) Oooh, je me sens bien !

Thérapeute – Dites-lui comment vous vous sentez après toutes années passées à retenir vos sentiments (sollicite la reconnaissance des efforts positifs de l’expression pour accroître le sentiment de résolution).

Patient – Je me sens bien, mes mains sont fortes. Mes jambes sont puissantes. Tu ne peux plus me faire de mal maintenant.

Thérapeute – Dites votre mère ce que vous avez accompli avec elle ici aujourd’hui (pour ancrer plus encore l’effet d’accomplissement et de résolution).

Patient – Eh bien, maman, aujourd’hui j’ai été capable de te dire toute la colère et le ressentiment que j’avais gardé en moi pendant toutes ces années (regarde le thérapeute), ça fait du bien… Je me sens bien et…serein.

Thérapeute – D’accord . Dites au revoir à votre mère à votre façon et laissez-la quittez la pièce de manière à ce que nous puissions synthétiser et terminer la séance.

Patient- Au revoir maman. Maintenant, je peux te regarder dans les yeux quand je te parle.

Le patient dans ce cas commence à ressentir de la force dans son propre corps, réponse qu’il évitait quand sa mère le frappait réellement dans l’enfance , quand c’était l’intérêt de l’enfant d’éviter d’irriter encore plus sa mère. Cependant, en tant qu’adulte , passer de la peur à la force de sa colère lui permettra d’exprimer ses sentiments et de se protéger de violences ultérieures. Dans un environnement sûr , il peut laisser sortir toute sa rage et apprendre des réponses nouvelles plus adaptées.

La notion d’impact thérapeutique

Pour être efficace, le message thérapeutique doit atteindre l’esprit du patient et y demeurer pour s’activer dans les occasions où il en aura besoin. Cela ne se produit pas lorsque ce message est négligé, écouté superficiellement, ou oblitéré par les soucis de la vie quotidienne . Quoique d’un aspect semblable à la " résistance " dans son effet, cet affaiblissement du message thérapeutique peut en être indépendant. A la différence de la résistance, il s’agit d’une négligence passive, due à la capacité limitée de l’attention et de la mémoire. Elle reflète la quantité réduite d’espace allouée au thérapeute dans l’esprit du patient. Il peut être décourageant de constater que nos efforts thérapeutiques sont ainsi gaspillés, non pas du fait de la gravité des troubles, ni d’une résistance au soin, mais simplement parce que nous n’avons pas réussi à faire impression. Nous présenterons ci-dessous qulques principes permettant d’accroître l’impact des interventions : en cultivant l’attention , en stimulant les émotions, en brouillant les attentes, ou en renforçant le message, etc.

Soulignons auparavant que ces méthodes font partie du bagage technique des grands psychothérapeutes, quelle que soit leur appartenance théorique, et qu’elles rentrent donc dans le cadre des facteurs communs des psychothérapies. Elles ne sont pas hors de portée du psychothérapeute commun, réservées à de " grands artistes ", mais peuvent et devraient être systématiquement enseignées lors de la formation initiale.

La première consiste à s’assurer de l’attention positive de patient. Il existe plusieurs manières d’y parvenir que nous allons voir maintenant

Désensibilisation systématique


En rapport au conditionnement opérant, cette technique est développée par Wolpe. Le patient, placé sous relaxation, imagine des situations de plus en plus anxiogènes. Le thérapeute demande ensuite au sujet de s’exposer en réalité. Dans ce type de technique, il est important que l’angoisse n’apparaisse pas lors des exercices en imagination. Il s’agit du modèle de l’inhibition réciproque : le fait d’être détendu par la relaxation inhibe les réactions d’anxiété. La désensibilisation est utile pour les situations dans lesquelles les manifestations neuro-végétatives du patient sont importantes, par exemple l’éreutophobie (peur de rougir en public.)

La respiration.

La relaxation : le sujet phobique est généralement très tendu, vigilant, attentif à inspecter son environnement afin de faire face potentiellement à la source sa phobie. Il paraît donc légitime de proposer une méthode qui permette de diminuer le niveau de tension anxieuse. Cette approche de la relaxation permettra au sujet de se sentir plus à l'aise avec son corps. Il est important d'expliquer en détail ce que peut apporter la relaxation, car bon nombre de préjugés et de croyances circulent sur la relaxation.

La relaxation musculaire : sur le plan théorique, on a découvert qu'il existait une relation étroite entre la relaxation musculaire et l'obtention de réactions émotionnelles opposées à l'anxiété. Ainsi, en répétant les séances, il est possible de faire apparaître à volonté des réactions émotionnelles ayant un effet réel anti-anxieux.

La relaxation mentale.

Technique de désensibilisation : par le biais de la confrontation répétitive en imagination.

L'exposition de manière progressive (afin de démonter les comportements d'évitements) : l'exposition mentale, l'exposition accompagné, l'exposition seul.

Groupe d'affirmation de soi.

Apprendre à écouter ce que dit l'autre,

Apprendre à exprimer clairement ses sentiments, sans avoir peur de blesser l'autre,

Apprendre à exprimer un avis sans craindre de décevoir l'autre,

Gérer la critique la critique, pouvoir critiquer et faire face à une critique juste, injuste ou floue,

Atténuer la tendance à imaginer ce que l'autre pense et à adopter des comportements en conséquence

Diminuer la fréquence des évitements sociaux.

Maintenir la motivation des participants, stimuler, soutenir, faciliter la communication et la clarifications des propos (techniques de reformulation, phrases positives, utilisation du nous, vous, et comme….)

Réapprendre les compétences sociales, qui regroupes un ensembles d'attitudes verbales et non verbales.

Utiliser le jeux de rôle : les situations jouées doivent être le plus proche de celles rencontrées dans la vie quotidienne.

Après le jeux de rôle, le groupe rend compte de la performance réalisée. L'analyse se fait en trois temps : ce qui a été réalisé correctement, ce qui pourrait être amélioré et ce qui devrait être changé.

La réitération de la scène a aussi pour but le contrôle de l'anxiété de performances es acteurs. Jouer devant les autres et accepter leurs remarques est anxiogène. Il est intéressant de monter aux personnes la diminution de l'angoisse. Pour cela il leur est demandé de coter leur anxiété de 0 à 100 avant et après leurs performances.

Donner des taches à accomplir, entre les séances.

Renforcement ou revalorisation positif :

les commentaires positifs du groupe après chaque jeu de rôle, les taches accomplis et leurs conséquences positives racontées aux autres.

Notion d’accompagnement

Côtoyer une personne que l'on aime et qui vit un trouble anxieux n'est pas facile. Nous avons souvent l'impression que tout notre univers bascule parce que la personne n'est plus comme avant. Et lorsqu'elle s'accroche à nous comme si nous étions sa seule bouée de sauvetage, nous pouvons avoir peur d'être emportés nous aussi par la tourmente. Lorsque cela se prolonge au fil des mois, des années, la famille, les proches, peuvent s'essouffler et cherche alors de l'aide.

Mon objectif lors de cette intervention est justement de vous donner des pistes pour vous aider à soutenir cette personne que vous aimez et qui souffre. Et à apprivoiser les troubles anxieux et leur impact dans la vie quotidienne.

NALPA ayant entre autre un rôle de conseil et de soutien pour les parents, amis, proche des personnes qui souffrent de trouble anxieux, nous souhaitons qu'en partageant avec vous ces renseignements, vous puisiez des points de repères qui vous aideront à traverser cette période difficile et à conserver malgré tout votre équilibre, énergie et optimiste.

DEVRAIS-JE LUI PARLER OUVERTEMENT DE SON TROUBLE ANXIEUX ?

Devant la maladie d'un proche, que ce soit un cancer ou un trouble anxieux, il arrive fréquemment de se demander s'il est bon d'aborder directement la question de la maladie avec la personne ou plutôt de se taire. Il n'existe pas de réponse uniforme pour tous à ce sujet, car cela dépend à la fois de nous, de l'autre personne et de la relation que nous avons avec cette personne. Ainsi, si nous sommes de ces personnes qui ont l'habitude de parler directement d'un problème, nous serons probablement portées à l'aborder directement avec la personne. Celle-ci connaissant notre façon habituelle d'agir ne sera pas surprise. Si au contraire, nous évitions d'aborder les problèmes directement, le fait de l'aborder directement pourrait surprendre l'autre personne. Il est donc important que nous restions nous-mêmes.

Quant à l'autre personne, c'est possible qu'elle ne soit pas a l'aise de parler ouvertement de ce qu'elle vit. Si elle a l'habitude de se confier, il est probable qu'elle le fasse aussi pour cela. La meilleure façon, c'est de respecter son rythme et d'attendre qu'elle ouvre une porte. Il sera alors possible d'aborder le sujet.

Enfin, même si la personne vit un trouble anxieux, cela demeure la même personne avec qui nous avons une relation. Si notre relation était bonne avant, il sera facile, la situation de crise passée, de renouer contact et de continuer à l'accompagner dans ce qu'elle vit.

Il arrive cependant que la situation de crise vienne bousculer une relation où il existait déjà des conflits. C'est difficile de reprendre contact après la situation de crise. Il faut demander de l'aide pour trouver des solutions aux vieux conflits, si nous voulons trouver l'harmonie dans la relation avec l'autre. L'association NALPA pourra vous aider dans cette démarche.

COMMENT RECONNAÎTRE QUE LA PERSONNE A BESOIN D'AIDE ?

Le principal indice est un changement dans ses attitudes, son comportement:

Elle s'isole davantage; ou au contraire elle a peur d’être seul,

Elle ne s'exprime plus de la même façon; peur d’être exposé au jugement d’autrui,

Elle commence à avoir des crises de paniques, crises d’angoisse, sa volonté ne peut agir sur son anxiété, syndromes d’évitement , pensées répétitives et anticipatoires,

Elle a la sensation qu’un événement négatif la menace ; sensation de danger imminent et mal identifié,

Elle dort peu ou passe son temps à dormir;

Elle mange de moins en moins ou continuellement;

Elle consomme davantage de médicaments, d'alcool ou des drogues,

Elle cesse de prendre ses médicaments;

Etc.

Bref, nous ne la reconnaissons plus!

La situation devient de plus en plus délicate avec le temps, nous avons de plus en plus de difficulté à vivre le quotidien avec cette personne, alors que faire?

QUE FAIRE ?

Devant la souffrance de l'autre personne, nous ne réagissons pas tous de la même façon. Certaines personnes vont intervenir tout de suite et essayer de régler le problème de l'autre. D'autres personnes vont hésiter à s'impliquer, vont observer ou ne vont agir que lorsque la situation n'est plus viable pour personne.

D'autres personnes vont carrément ignorer et fuir la souffrance de l'autre, la laissant aux prises avec ses problèmes.

Nous n'avons pas à juger ces réactions, parce qu'elles reflètent ce que nous sommes, des êtres humains avec des limites et des imperfections.

Une fois que nous avons reconnu la souffrance de l'autre, il faut se demander ce que nous sommes prêts à faire pour l'aider: lui parler, l'amener chez un psychiatre ou son médecin, demander conseil à une ressource en santé mentale, association, etc.

Il est préférable de respecter nos propres limites plutôt que de faire semblant que nous sommes un bon <samaritain. La personne souffrante sent nos contradictions et tôt ou tard, nous devrons avouer notre impuissance à tout assumer seul.

Une fois que nous avons identifié ce que nous pouvons donner, nous pouvons mieux aider la personne.

COMMENT AMENER LA PERSONNE A CONSULTER ?

Il est toujours préférable d'impliquer la personne dans la démarche d'aide, c'est elle qui souffre et si elle reconnaît sa souffrance, elle acceptera davantage que nous l'aidions.

Dans un premier temps, il faut donc essayer de lui parler de ce qui se passe, de ce que nous avons observé.

Nous devons lui demander comment elle se sent dans sa peau, s'il y a des choses qui la préoccupent ces derniers temps ?

Nous devons lui parler de notre inquiétude: "Tu n'es plus la même, je te sens tourmentée, tendue depuis quelque temps, je crois que tu as besoin d'aide". "Moi, je ne sais pas quoi faire pour t'aider là-dedans."

Évitons de la juger, de la blâmer, prenons le temps d'écouter son point de vue. Soyons patients car la personne doit sentir que nous la respectons. Elle sera alors plus ouverte à tenir compte de notre opinion.

Nous pouvons lui demander si elle est prête à aller consulter un spécialiste, lui offrir de l'accompagner chez un médecin ou chez un thérapeute. La plupart du temps, la personne va accepter de nous accompagner. Nous avons souvent peur qu'elle refuse ou qu'elle se choque et nous n'osons pas lui parler franchement de nos inquiétudes. Pourtant, le fait que nous parlions de la situation apporte un soulagement autant à la personne qui souffre qu'à son entourage.

Il arrive que la personne soit trop préoccupée par ce qu'elle vit et qu'elle refuse de consulter malgré notre insistance.

Cette démarche n'est pas facile et demande beaucoup d'énergie. Il est donc préférable de convaincre la personne qu'elle a besoin d'aide. Parfois, après plusieurs essais, nous finissons par y arriver à l'y amener avec son accord.

EST-CE QU'ELLE VA M'EN VOULOIR ?

Souvent, nous hésitons à prendre une décision parce que nous craignons que l'autre personne ne soit choquée contre nous. Si nous jugeons que la situation n'est plus viable, que malgré nos demandes répétées, la personne ne veut pas aller chercher de l'aide et qu'il faut faire une démarche auprès d’un médecin, d’un thérapeute, d’une association, il vaut mieux agir que de ne rien faire. Ne rien faire signifie entretenir un climat d'insécurité chez l'autre personne et dans son entourage. Même si nous sommes maladroits et que nous n'avons pas les bons mots, ce n'est pas grave. Ce qui est important, c'est de recréer un climat de sécurité. En ne paniquant pas, nous aidons l'autre personne à ne pas se désorganiser davantage et à contrôler son anxiété. Par contre, ne rien faire, c'est entretenir son angoisse intérieure. Il faut nous dire que la personne n'est momentanément pas en mesure de juger correctement ce qui est bon pour elle et que nous devons agir dans son intérêt.

Même si elle nous fait des reproches, une fois l’événement passé et son équilibre retrouvé, il sera toujours temps d'en reparler à tête reposée et d'explorer les façons de faire pour lui venir en aide lorsqu'il y aura une autre situation délicate.

EST-CE QUE CELA VA DONNER QUELQUE CHOSE DE CONSULTER?

Il arrive que lorsque nous faisons une démarche pour une consultation, et que cela ne se déroule pas comme nous le souhaiterions. Soit que la personne est vue par un médecin, un thérapeute et qu'il juge qu'elle n'a pas besoin de soin, soit que la personne refuse le traitement ou qu’elle ne collabore pas sérieusement à son traitement et qu'elle se retrouve donc dans le même état qu'auparavant.

La prise en charge d'une personne n'entraîne pas sa guérison par magie. Nous ne pouvons pas prévoir ce qui va arriver et la personne peut se mettre elle-même des bâtons dans les roues. Mais lorsque nous avons épuisé tous les autres moyens, il vaut mieux aller jusqu'au bout. Nous aurons au moins le sentiment d'avoir tout fait pour l'aider.

Dans les troubles anxieux, la personne a un rôle à jouer dans son rétablissement. Ce n'est pas seulement aux parents, au conjoint, aux proches d'essayer de soulager la personne. C'est surtout à elle de s'impliquer activement pour retrouver son équilibre.

Comme parents, conjoint, proches, nous avons des limites. Il nous faut reconnaître qu'il y a d'autres personnes qui peuvent jouer un rôle dans le soulagement de la personne. Faisons notre part et laissons aux autres leur rôle. Il n'est pas toujours facile pour la personne d'accepter ses troubles anxieux. Il est probable aussi qu'elle se révolte contre ce handicap. Un jour cependant, elle apprendra à vivre avec cela. Elle pourra trouver ses propres solutions pour atteindre un équilibre dans sa vie.

QUE FAIRE PENDANT LA CONSULTATION ?

Ne nous gênons pas pour accompagner la personne dans le cabinet du médecin, du thérapeute et pour faire part de nos commentaires, nos observations, nos questionnements et nos inquiétudes.

Si nous ne comprenons pas ce qui se passe, nous pouvons poser des questions. Souvent la personne présentant des troubles anxieux se sent tellement démunie qu'elle ne sait que dire ou que faire.

Ne nous gênons pas pour parler au thérapeute ou au médecin. Demandons-lui clairement ce qu'il pense de la situation, et ce qu'il compte faire pour soulager la personne. S'il veut voir la personne seule d'abord, insistons pour lui parler par la suite.

Nous devons nous armer de patience, de douceur, de compréhension et voir de fermeté. L'attente avant la consultation peut-être longue, et la personne peut vouloir s'en aller au lieu de patienter. Soyons persévérants!

QUE VA FAIRE LE MÉDECIN, LE THÉRAPEUTE ?

Le principal objectif du suivi, du parcours est d’améliorer, voir de stopper la situation d’anxiété de la personne et de l’aider à rétablir son équilibre, pour qu'elle redevienne plus fonctionnelle. La façon d'agir peut varier d'un thérapeute, d’un médecin à un autre.

Durant une période d’anxiété aiguë, la personne pourra être vue plusieurs fois par le thérapeute, le médecin dans une même semaine pour permettre, un soutien thérapeutique plus rapproché ou/et un ajustement de la médication et du traitement requis.

Lorsque nous nous posons des questions sur le traitement, la thérapie ou sur l'attitude à prendre, n'hésitons pas à contacter le thérapeute, le médecin, responsable du suivi de la personne. Ce professionnel est le mieux placé pour nous renseigner et nous rassurer.

COMMENT SE PRÉPARER A UNE RECHUTE?

Qu'on le veuille ou non, il peut arriver que la personne vive une rechute. Il est important de faire le point sur ce que nous venons de vivre avec la personne et d'en tirer une leçon. Si jamais cela se reproduit, nous saurons quoi faire et nous risquerons moins de perdre le contrôle de nous-mêmes et de la situation.

Prenons le temps de faire un bilan de ce que nous avons vécu, de ce que l'autre personne a trouvé difficile, de ce qu'elle a apprécié dans l'aide apportée, de ce que nous avons trouvé difficile et de ce que nous avons apprécié dans l'aide qu'on nous a apportée. Peut-être aurons-nous à reconnaître certaines erreurs, la personne également! Ce n'est pas grave! Tout le monde a le droit de se tromper.

A partir de là, retenons le positif, ce qui a bien fonctionné et ce qui pourrait être fait pour que la situation s'améliore la prochaine fois.

À qui la personne peut-elle se confier quand ça ne va pas?

Qui devons-nous contacter en cas de crise d’anxiété aigu?

Quelle personne peut l'accompagner chez un médecin? Il est important que la personne qui souffre soit à l'aise avec celle-ci et que nous vérifions si cette personne est disponible à l'accompagner.

Qui s'occupera des affaires de la personne? Ex.: prévenir l'employeur, nourrir le chat,etc.

Qui pourra nous remplacer si nous sommes malades ou décédés?

Prenons en note ces renseignements et donnons-en une copie à chaque personne concernée, cela évitera bien des malentendus

Rappelons-nous que ce n'est pas parce que nous parlons d'une nouvelle crise qu'il y en aura une, mais au moins tout le monde saura quoi faire et ainsi l'intensité de la crise sera moins grande parce que l'entourage ne paniquera pas.

EST-CE QUE C'EST GRAVE SI JE N'Y VAIS PAS UN SOIR ?

Lorsque la personne vie seule, nous nous demandons souvent que faire. Certains parents, proches, vont lui rendre visite tous les jours, d'autres tous les deux jours, d'autres pas du tout. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise façon d'agir. Apprenons à respecter nos limites: si nous sommes à l'aise d'aller chez la personne chaque jour, allons-y; si par contre, nous sommes bouleversés à chaque rencontre, nous devrions espacer nos visites. Il est important que nous nous sentions à l'aise lors de nos visites, parce que la personne sentira notre ambivalence et sera indisposée par notre malaise. Elle aura tendance à s'imaginer toutes sortes de choses plus ou moins fondées.

Si nous remarquons que la personne ne semble pas désirer notre visite, qu'elle ne semble pas l'apprécier, il est préférable de nous abstenir ou d'espacer nos visites. Après un certain temps, elle pourrait mieux apprécier notre présence.

N'hésitons pas à demander l'avis du thérapeute, du médecin sur la fréquence des visites et sur la façon d'agir pendant ces visites. Ils pourront nous aider.

EST-CE QUE JE DOIS SATISFAIRE TOUS SES DÉSIRS ?

Certains parents, proches se sentent mal devant la souffrance de la personne qu'ils aiment et ils sont tentés, à chaque fois, de la couvrir, de cadeaux, de gâteries, de bonbons, de cigarettes, etc.

Ce n'est pas parce que la personne est souffre de troubles anxieux, que nous sommes obligés de répondre à tous ses désirs. Là aussi, nous devrons définir nos limites. Nous avons le droit de dire non et de traiter l'autre personne sur un pied d'égalité. Même si elle est phobique, ce n'est pas un bébé. Nous lui rendons davantage service en nous faisant respecter, et en refusant certaines demandes qui nous paraissent exagérées. Par là, nous la préparons à reprendre la vie normale, où il n'y aura personne qui pourra satisfaire tous ses désirs.

QU'EST-CE QUE JE VAIS FAIRE APRÈS LA GUÉRISON DE LA PERSONNE ?

À un certain moment donné, il faudra envisager la guérison de la personne. Il serait important que nous ayons fait le point sur nous-mêmes:

Suis-je prêt à la garder chez moi ?

Est-ce que je suis prêt à continuer comme avant ?

Jusqu'où suis-je prêt à continuer comme avant ?

Comment réagissent les autres membres de la famille ?

Souvent, nous ne prenons pas le temps de regarder nos besoins ni ceux de l'autre. Comme parents, nous oublions que notre enfant est capable d'assumer certaines responsabilités, qu'il a des besoins différents des nôtres.

Nous pouvons être portés à faire les choses à sa place, alors que la personne n'a probablement besoin que d'être soutenue, encouragée, aimée pour ce qu'elle est.

VIVRE LE QUOTIDIEN

QU'EST-CE QUE JE VIS ?

Lorsqu'une personne qui nous est chère vit un trouble anxieux, nous passons à travers une série d'émotions.

Pendant la période de crise, nous nous retrouvons souvent en état de choc, nous posons des gestes sans trop y faire attention: lui rendre visite, s'occuper de ses affaires urgentes, etc. Nous n'avons pas le temps de nous attarder à nos émotions, à notre vécu. Nous sommes comme dans la brume. Puis, peu à peu, la brume se dissipe et des émotions de colère, de peine, de culpabilité surgissent. Nous nous en voulons ou nous en voulons à l'autre de ce qui arrive. Nous nous demandons quelles erreurs nous avons pu commettre, ce que nous aurions pu faire pour éviter cela, comme si sa maladie était de notre faute.

Puis avec le temps, nous reprenons peu à peu confiance en l'autre, en nous et en la vie. Toutes ces étapes sont les mêmes que lorsque nous vivons un deuil. Dans le fond de nous-mêmes, il y a un rêve qui meurt à chaque crise d’anxiété, le rêve de voir notre enfant, notre conjoint, notre frère ou sœur, être comme nous l'avions imaginé. A chaque fois, c'est éprouvant et difficile à vivre. Nous risquons même de nous épuiser physiquement et moralement.

Alors que faire pour prendre soin de nous-mêmes ?

Prendre soin de nous, ce n'est pas être égoïste, c'est juste veiller à ne pas décharger inutilement nos batteries. Lorsque nous sommes épuisés, nous nous emportons facilement et tout nous semble une montagne. Prenons le temps de faire le point sur nous-mêmes, sur nos émotions et sur les problèmes que nous rencontrons. Prenons aussi le temps de nous reposer, de refaire le plein d'énergie. Nous serons davantage en mesure d'assumer au fur et à mesure chaque difficulté que nous rencontrerons.

À QUI LA FAUTE ?

Les troubles anxieux que vit une personne ne sont pas causés par des erreurs de la personne ou de son entourage. Les études en santé mentale tendent à montrer que ce sont plusieurs facteurs qui influencent l'apparition de troubles de santé mentale. Il y a d'abord la constitution de la personne (l'aspect biologique): certaines personnes ont davantage de prédispositions à développer des problèmes cardiaques, d'autres aux reins, d'autres au niveau mental.

Il y a aussi la personnalité de l'individu (l'aspect psychologique): certaines personnes sont plus réservées, voire renfermées, alors que d'autres sont portées à exploser, à tout dire ce qu'elles ont dans la tête.

Enfin, il y a l'environnement (l'aspect social): on a remarqué des différences dans les troubles de santé mentale selon la culture du pays où les gens vivent, ainsi les Orientaux ne vivent pas les problèmes de la même façon que les Occidentaux. Il faut donc tenir compte du milieu dans lequel la personne vit, de ses habitudes de vie, des gens avec qui elle vit et des relations qu'elle a avec eux.

Lorsqu'une personne vit un trouble de santé mentale, on doit considérer l'ensemble de ces facteurs Ça ne sert à rien de chercher un coupable. Il faut plutôt voir quel aspect a besoin de réajustement, de soutien pour aider la personne à retrouver l'équilibre.

Même si nous prenons la responsabilité de la maladie de l'autre sur nos épaules, cela ne la soulagera pas; au contraire, nous serons deux à souffrir.

Rappelons-nous que la personne vit un bouleversement dans sa vie et qu'elle éprouve de la difficulté à franchir une étape du cycle de sa vie. Cette difficulté se traduit par un trouble de santé mentale.

Il ne sert à rien d'accuser l'autre ou de nous culpabiliser. L'important, c'est de prendre du recul et d'observer ce qui se passe. Nous serons ainsi mieux placés pour trouver une solution.

Prendre du recul, c'est faire comme lorsque nous étions à l'école et que nous butions sur un problème de calcul: nous le laissons là sans solution pendant la nuit et le lendemain, nous l'abordions différemment et trouvions souvent la solution.

C'est la même chose dans les relations humaines et les conflits entre deux personnes. Nous pouvons nous permettre de prendre du recul pour y voir plus clair. Voici quelques points de repères pour faire ce recul.

COMMENT RÉSOUDRE UN PROBLÈME ?

Préciser quel est le problème

Préciser comment nous réagissons face à cela

Préciser ce que nous voulons régler en premier

À qui appartient le problème ?

Quand nous vivons un problème de relation avec une autre personne, nous sommes souvent portés à la juger, à penser que c'est de sa faute si ça ne va pas, qu'elle a de la mauvaise volonté, etc.

Juger l'autre ne nous avance pas à trouver une solution; au contraire, ça augmente la résistance chez l'autre personne car elle ne se sent pas respectée.

Avant de porter un jugement, prenons le temps de nous arrêter et d'analyser la situation.

LORSQUE LE PROBLÈME M'APPARTIENT, QUE PUIS-JE FAIRE ?

1- D'abord reconnaître que le problème m'appartient

Cela veut dire que je reconnais que c'est moi qui souffre de la situation et que je ne peux changer l'autre, ni le forcer à reconnaître qu'il y a un problème. Lorsque nous élevons un enfant, il arrive que nous devons le punir ou le priver pour l'aider à corriger des comportements inacceptables selon nous. Nous lui apprenons nos valeurs. La personne qui souffre d'un problème de santé mentale est un adulte et nous ne pouvons lui imposer nos valeurs, nos croyances. Il faut alors trouver d'autres moyens que la contrainte. Rappelons-nous que nous n'avons du pouvoir que sur nous-mêmes et seulement en changeant nos façons habituelles d'agir, il est possible de susciter un changement dans la situation problématique que nous vivons.

2- Observer ma façon de réagir devant la situation

Il faut nous regarder agir devant le problème, écouter le ton de notre voix et observer à quel moment nous perdons le contrôle de nos émotions. Lorsque nous perdons le contrôle de nos émotions (crier, bougonner, s'emporter) nous ne pouvons installer un climat favorable avec l'autre personne. Il vaut mieux nous retirer, nous calmer, puis après, revenir pour trouver une solution.

3- Choisir une autre façon de réagir devant le problème

L'important, c'est de ne pas refaire ce que nous faisons habituellement. Nous pouvons choisir parmi les moyens suivants:

a) Ignorer le comportement désagréable

Ex.: fermer la porte de sa chambre et ne pas faire allusion à ce sujet.

b) Valoriser les bons comportements

Souvent, nous oublions les bons instants et toute notre attention porte sur ce qui ne va pas. Le fait de souligner ce qui va bien est un encouragement à agir dans cette voie.

Ex.: J'aime ça quand tu fais la cuisine. J'aime ça quand on écoute la télé ensemble.

c) Avoir des messages clairs

Souvent, nous prenons pour acquis que l'autre personne sait ce que nous voulons. Il est important d'être le plus clair possible. Au lieu de crier de la cuisine au salon, il vaut mieux aller près de l'autre et lui dire notre message clairement: Stéphane, peux-tu m'aider à sortir les poubelles, merci. Souvent, nous sommes portés à donner un ordre au lieu de demander, ce qui entraîne davantage de résistance chez l'autre.

d) Être cohérent dans mes exigences

Beaucoup de parents sont portés à faire des menaces pour faire peur et forcer leur enfant à agir, mais lorsque celui-ci ne fait pas ce qui est demandé, les parents n'appliquent pas la punition. Si nous utilisons les punitions comme menaces, soyons prêts à les appliquer ou sinon, arrêtons de menacer, ça ne sert à rien et nous perdons notre crédibilité. Peu importe le moyen que nous prendrons, nous devrons être clairs avec nous-mêmes, c'est-à-dire savoir jusqu'où nous sommes prêts à agir ou à endurer la situation. Il vaut mieux ne rien faire plutôt que de tenter quelque chose dont nous ne sommes pas convaincus.

e) Cesser de vouloir à la place de l'autre

Comme parents, nous sommes souvent portés à vouloir faire les choses à la place de l'autre, comme lorsqu'il était petit. C'est lorsque nous cessons de vouloir à sa place que l'autre personne peut réaliser qu'il y a un malaise, et peut agir. Il est alors possible de trouver un compromis.

Cesser de vouloir tout faire à la place de l'autre n'est pas démissionner, mais plutôt prendre du recul et laisser aux graines que nous avons semées, le temps de germer. Il faut donc être patient, comme tout bon jardinier.

4- Accepter les limites de notre relation

L'autre personne ne sera jamais comme je le voudrais: il vaut mieux que nous ne vivions pas ensemble, mais que nous nous rendions visite de temps à autre, et que nous profitions des bons aspects de notre relation en mettant ce qui ne va pas de côté. Parfois, vivre le quotidien vient nous faire perdre de vue les aspects positifs chez l'autre personne.

Dans notre exemple, il serait peut-être souhaitable que le fils aille vivre seul et que la mère et le fils cultivent leurs bons moments ensemble plutôt que de continuer à mettre l'accent sur ce qui ne va pas entre eux.

5- Être prêt à aller chercher de l'aide

Ce n'est pas facile d'avouer à une personne étrangère que nous nous sentons dépassés, démunis, dans notre rôle de parent ou de conjoint. Pourtant, se confier à quelqu'un, ça fait tellement de bien. Cela nous permet souvent de voir notre problème sous un autre jour.

LORSQUE LE PROBLÈME APPARTIENT AUX DEUX PERSONNES, QUE PEUVENT-ELLES FAIRE ?

Lorsque le problème appartient aux deux personnes, il est possible de trouver un compromis, parce que les deux parties vont se sentir concernées par la recherche d'une solution.

1- Reconnaître ce qu'il y a de commun dans la situation difficile

Cela prend un certain temps avant d'admettre que nous ne sommes pas bien dans une situation et que l'autre personne aussi peut en souffrir. Dans notre exemple, ce n'est pas le fait que le garçon ne fasse pas son lit qui est le problème, c'est davantage la tension entre la mère et son fils. Tous deux ne se sentent pas respectés, ni compris dans leurs valeurs. Si nous pouvons trouver ce qui est commun chez les deux personnes, nous pouvons amorcer un processus de solution au problème.

2- Avoir le désir et la volonté de chercher une solution

Nous remarquons que dans un conflit de travail, cela prend un certain temps avant que les patrons et les employés ne s'assoient ensemble pour trouver une solution. Après que chacune des parties ait accusé l'autre, la tension diminue au fil des jours et le désir de trouver un compromis augmente; alors, les contacts peuvent reprendre.

3- Qui doit faire le premier pas ?

Cela dépendra de nous. Tant que nous demeurerons choqués contre l'autre personne, il vaut mieux ne rien tenter, sinon nous risquerions d'aggraver les choses. Laissons nos émotions se calmer. Au besoin, allons nous confier à quelqu'un en qui nous avons confiance et qui nous aidera à prendre du recul. Il n'y a pas de honte à faire les premiers pas car l'important, c'est de trouver une solution pour être bien ensemble.

4- Sommes-nous prêts à admettre nos torts ?

Avant d'entamer une discussion avec l'autre personne, il faut être prêt à reconnaître que nous avons pu faire des erreurs, même si c'était pour son bien ou que nous croyions bien faire. Rappelons-nous qu'il n'y a personne de parfait et que même si nous nous sommes trompés, cela ne nous enlève pas notre valeur. Si nous sommes prêts à reconnaître que nous avons pu nous tromper, nous devrions être prêts à écouter le point de vue de l'autre.

5- Prenons le temps d'écouter son point de vue

Ce n'est pas facile d'entendre une version différente du problème. Nous nous sentons facilement attaqués ou coupables de ce qui arrive, d'où l'importance de respecter le point de vue de l'autre. C'est dans le respect mutuel que nous pourrons trouver une solution et non pas en imposant notre point de vue. L'autre personne a autant le droit que nous à son opinion, à ses valeurs; si nous voulons qu'elle respecte notre opinion, respectons la sienne. Ce n'est pas facile de recevoir l'opinion de l'autre quand nous pensons avoir raison, sauf qu'il faut prendre le temps de l'écouter, de l'analyser et de voir les points sur lesquels nous nous rejoignons et les points sur lesquels nous ne nous entendons pas. C'est à partir de la vision commune de la situation que nous pourrons trouver des compromis acceptables aux deux personnes. Chacune doit en sortir gagnante.

6- Faire l'inventaire des solutions

Une fois que nous nous sommes entendus sur ce qui ne va pas, nous pouvons nous laisser aller à imaginer les solutions possibles. Le plus simple, c'est de faire une liste de tout ce qui pourrait être fait sans la critiquer. Nous nous servons alors de notre créativité, et de là surgira probablement une solution ou un moyen auquel personne n'avait pensé et qui pourrait être acceptable pour les deux.

Une fois la liste faite, nous prendrons le temps de peser le pour et le contre de chaque solution, pour finalement en retenir une seule. L'important, c'est que la solution retenue convienne aux deux, que personne ne sorte perdant. Parfois, il vaut mieux laisser ce travail de côté, quitte à y revenir plus tard, le temps de laisser mijoter les idées, ou de dresser un nouvel inventaire.

7- Choisir une solution et l'appliquer

Une fois que nous avons retenu la solution qui convient aux deux personnes, il s'agit de la mettre en pratique. Nous décidons alors quand nous commencerons et quand nous ferons un retour ensemble pour discuter du déroulement de la situation retenue. Souvent, nous oublions de faire un retour et il y a un danger que le conflit revienne parce que nous avons oublié de nous rappeler à l'ordre. Changer un comportement n'est pas facile. C'est comme un pli permanent d'un vêtement qui ne disparaît pas au premier lavage. Il faut que les deux parties continuent de se parler et de s'ajuster pour maintenir l'équilibre qu'ils ont bâti ensemble.

Choisir de négocier et de trouver un compromis n'est pas une chose facile, mais lorsque nous prenons le temps de le faire et que nous y parvenons, nous pouvons ressentir une grande paix, une grande satisfaction personnelle. C'est à la fois le défi et la joie des relations humaines.

POINTS DE REPÈRE POUR TROUVER DES SOLUTIONS ET VIVRE LE QUOTIDIEN

1- Quel est le problème que je vis avec l'autre ?

Faire la liste des comportements qui me dérangent.

2- A qui appartient le problème ?

Il s'agit de voir qui souffre le plus de cette situation.

3- Si le problème m'appartient, je peux:

· Reconnaître que j'ai du pouvoir sur moi mais pas sur l'autre; · Observer ma façon habituelle de réagir; · Changer ma façon de réagir; · Reconnaître que j'ai des limites et que ma relation avec cette personne a des limites également; · Aller chercher de l'aide.

4- Si le problème nous appartient à tous les deux, je peux:

Reconnaître ce qu'il y a de commun dans la situation difficile; Avoir le désir et la volonté de chercher avec l'autre une solution;

Décider de faire le premier pas; Admettre que j'ai des torts; Prendre le temps d'écouter le point de vue de l'autre, car sans respect mutuel, il n'y a aucune possibilité d'entente; Faire la liste des solutions possibles; Choisir une solution et l'appliquer: il faut choisir une solution sans gagnant, ni perdant; Faire un retour après quelques jours pour voir comment ça se passe et réajuster ce qui doit l'être.

VIVRE AVEC LES MÉDICAMENT

LES MÉDICAMENTS: cocktail explosif ou stabilisateur ?

L'utilisation de médicaments en psychiatrie fait jaser. Il y a du pour, il y a du contre, et il y a surtout beaucoup de préjugés. On ne peut nier cependant que depuis 40 ans, la découverte de nouveaux médicaments a permis de réels progrès dans les traitements en santé mentale. Avant de porter un jugement sur les médicaments, il faut prendre le temps d'en connaître les différentes sortes. On comprendra alors mieux leur utilité

1- Les tranquillisants majeurs (antipsychotiques, neuroleptiques)

Ces médicaments servent à contrôler les hallucinations, l'agitation, les idées délirantes. Ils sont prescrits sous forme de comprimés ou d'injections.

Ces médicaments sont accompagnés souvent d'effets secondaires tels que: somnolence, baisse soudaine de tension artérielle au lever, vertiges et sensations de faiblesse, sécheresse de la bouche, vision brouillée, difficulté à uriner, constipation... Lorsqu'ils se produisent, il ne faut pas hésiter à contacter le médecin traitant ou le pharmacien pour se rassurer. Il faut noter que les effets secondaires tendent à disparaître après un certain temps.

2- Les antidépresseurs

Ces médicaments sont utilisés pour traiter la dépression grave et contrôler les comportements agités ou agressifs qui l'accompagnent. Il y en a trois sortes:

Les renseignements qui suivent sont d'ordre général. Pour plus de précisions, il faut toujours se référer au médecin traitant ou au pharmacien.

a) Le groupe des cycliques:

Elavil, Anafranil, Norpramin, Pertofrane, Sinequan, Tofranil, Novopramine, Aventyl, Surmontil, Asendin, Ludiomil, Désyrel...

Ils peuvent causer des effets secondaires tels que la sécheresse de la bouche, la vision brouillée, la somnolence, la constipation, la prise de poids, l'insomnie, les difficultés sexuelles, etc.

b) Le groupe de nouvelle génération inhibiteurs de recaptage de la sérotonine (IRS et dérivés):

Dans ce groupe, on retrouve des médicaments qui ont été développés depuis une dizaine d'années. Les plus connus sont: Luvox, Prozac, Paxil, Serzone, Effexor, Zoloft... Plusieurs études sont en cours sur leur efficacité. Les principaux effets secondaires sont la nausée, les vomissements, l'anxiété, les maux de tête, la sécheresse de la bouche, la constipation, une sensation de faiblesse, etc. Normalement, ces effets secondaires s'atténuent et disparaissent avec le temps.

c) Le groupe des inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO et IRMA):

Nardil, Parnate, Manerix.

Ce sont les plus anciens antidépresseurs, les plus toxiques et les plus difficiles à utiliser.

Il faut éviter de consommer certains aliments tels le fromage et le vin et certains médicaments qui pourraient causer de l'hypertension grave, des palpitations cardiaques et des douleurs à la poitrine.

Les effets secondaires seraient les mêmes que pour les antidépresseurs cycliques, avec en plus des bourdonnements d'oreilles et de l'impuissance sexuelle. Le Nardil et le Parnate sont considérés comme le dernier choix en raison de l'importance de leurs effets secondaires.

Dans ce groupe, on doit signaler l'apparition du Manerix en 1992. C'est un médicament du même type mais peu toxique. Il constitue un bon choix de remplacement si les deux autres groupes ne conviennent pas à la personne.

En conclusion, il faut noter que les antidépresseurs prennent du temps à agir, soit de deux à trois semaines. Comme les autres médicaments en santé mentale, ils viennent compléter l'action d'autres traitements tels que la psychothérapie.

* Le Ludiomil et le Désyrel sont souvent classés dans cette catégorie, quoique leur composition n'est pas du même type.

3- Les antimaniaques ou stabilisants de l'humeur

Ces médicaments sont utilisés pour traiter les personnes qui connaissent une période d'euphorie prolongée suivie d'une dépression grave. On parle alors souvent de maniaco-dépression ou de maladie bipolaire.

Les principaux médicaments utilisés sont: Carbolith, Lithane, Duralith (3 médicaments à base de lithium) Depakene et Tégrétol.

Les comprimés de lithium sont les plus souvent utilisés. Le lithium stabilise l'humeur de la personne, de sorte qu'elle puisse manger, dormir, penser et fonctionner normalement. Il prend plusieurs semaines à agir (deux à trois semaines). Lors d'une période de manie, on utilise, en complément au lithium, des anxiolytiques ou des antipsychotiques. Une fois la crise passée, la personne doit continuer de prendre du lithium, même lorsqu'elle se sent mieux, afin de prévenir d'autres crises.

Les effets secondaires sont surtout: tremblements, nausées, diarrhée, besoin fréquent d'uriner, prise de poids, sensation de soif et rétention d'eau. Le dosage du médicament se fait par prises de sang régulières. Il demande donc un suivi médical serré.

Le Depakene et le Tégrétol sont prescrits quand le lithium ne peut être utilisé et demandent eux aussi un suivi médical régulier.

4- Les anxiolytiques

Ces médicaments servent à soulager l'anxiété, relâcher les muscles et aider à dormir. Ils ont comme inconvénient principal de causer une dépendance lorsqu'ils sont utilisés plus de 6 mois. Consommés avec de l'alcool, ils peuvent produire des réactions graves, voire l'arrêt respiratoire.

Les anxiolytiques les plus connus sont:

Xanax, Lectopam, Librium. Rivotril, Valium, Dalmane, Ativan, Serax, Restoril, Halcion...

Ils ont comme effets secondaires: étourdissements, somnolence, perte de coordination musculaire, vision brouillée, agitation, pertes de mémoire, augmentation de l'appétit, diarrhée.

5- Conclusion

Il n'existe pas de médicament ni de traitement miracle. Les troubles de santé mentale peuvent avoir des sources autant biologiques, psychologiques que sociales. Il ne faut pas négliger un de ces aspects. Les médicaments ont un rôle à jouer pour rétablir un équilibre au niveau du système nerveux de la personne. Cela permet de diminuer l'état d'urgence et alors de pouvoir regarder les solutions qui s'offrent à elle.

Il existe une variété de médicaments, chacun a ses avantages et ses inconvénients. La personne ne doit pas hésiter à poser des questions au pharmacien, au médecin ou à l'infirmière. Ceci permettra d'ajuster les médicaments à ses besoins.

ELLE EST BOURRÉE DE PILULES!

Les médicaments sont avant tout des mélanges d'ingrédients chimiques, d'origine naturelle ou artificielle. Mais depuis longtemps, ils sont entourés de croyances qui influencent leur utilisation. En voici quelques exemples:

Nos croyances (valeurs) personnelles: croire que les médicaments <naturels sont meilleurs que les médicaments synthétiques.

Nos croyances religieuses: croire qu'endurer son mal ou sa douleur a plus de valeur que de se soulager avec un médicament.

Nos expériences familiales: croire qu'une bonne purgation, comme notre mère faisait, remet tout notre système en place.

Nos expériences avec les médecins: croire que tous les médecins ne font que donner des pilules.

Ces quelques exemples indiquent qu'il y a plusieurs aspects dans nos croyances qui vont influencer l'utilisation des médicaments. Heureusement, ces croyances sont remises en question progressivement par les découvertes de la science sur l'être humain.

Ainsi, on a découvert ces dernières années que la douleur n'est pas nécessaire au rétablissement de la personne. Les recherches montrent que plus la personne peut soulager rapidement sa douleur, plus vite elle retrouve la santé.

Alors dire qu'une personne est "bourrée de pilules, c'est porter un jugement en fonction de nos croyances. Les médicaments en psychiatrie ne sont pas là pour détruire quelqu'un, mais plutôt pour remédier à l'état d'urgence émotionnel et rétablir l'équilibre bio-psychologique. C'est donc un moyen que la personne prend pour s'aider à se rétablir.

Nous avons le droit ne pas être d'accord avec l'utilisation des médicaments en psychiatrie. Cependant, il n'existe actuellement aucun autre moyen qui s'est avéré efficace pour rétablir l'équilibre bio-psychologique d'une personne. Les médicaments ont donc un rôle à jouer. Ils viennent compléter l'action d'autres moyens tels que la psychothérapie, l'ergothérapie, la thérapie de groupe et aider la personne à être mieux dans sa peau.

Notre attitude face aux médicaments pourra influencer la personne que nous aimons à accepter sa médication ou à y résister.

Si la personne que nous aimons avait un problème cardiaque et devait prendre régulièrement un médicament pour son cœur, nous l'encouragerions à le faire, n'est-ce pas? Nous devrions avoir la même attitude positive face à la personne qui souffre d'un trouble de santé mentale. Si elle est inquiète face à sa médication, encourageons-la à en parler à son médecin, au pharmacien, au psychiatre ou à l'infirmière qui la suit. C'est la personne elle-même qui ressent l'effet des médicaments, c'est elle qui est la mieux placée pour en parler avec les personnes compétentes et faire ajuster sa médication.

Prenons le temps de réfléchir sur nos croyances face aux médicaments et sur notre attitude face aux personnes qui en prennent. Si nous étions malades nous-mêmes, en prendrions-nous? Réfléchir à cela permet de se réajuster et de faire la part des choses.

VA-T-ELLE PRENDRE CES MÉDICAMENTS LONGTEMPS?

Si le médecin a prescrit des médicaments à la personne, c'est qu'il considère que pour le fonctionnement de celle-ci, cette médication peut lui être utile. Les médicaments permettent que la personne cesse d'être en état d'alerte continuel et qu'elle ne s'épuise de façon démesurée. Certaines personnes n'ont besoin du soutien des médicaments que quelques mois, d'autres devront en prendre quelques années et d'autres, toute leur vie.

Si nous sommes inquiets par rapport à cela, n'hésitons pas a poser des questions au psychiatre, à l'infirmière psychiatrique ou au médecin de famille qui suit la personne.

PEUT-ELLE PRENDRE SES MÉDICAMENTS TOUTE SEULE ?

Nous sommes souvent inquiets devant une personne qui souffre. Nous pouvons être portés à faire les choses à sa place, mais ce n'est pas la meilleure façon de l'aider à retrouver confiance en elle-même.

À moins que le médecin traitant ne nous ait demandé de surveiller la prise de médicaments, nous devrions laisser la personne responsable de prendre sa médication. Nous pouvons lui suggérer d'utiliser une dosseret, une boîte de pilules avec les jours de la semaine indiqués sur chaque casier. Ceci lui permettrait de mieux contrôler sa prise de médicaments.

Si nous craignons qu'elle abuse ou qu'elle oublie de les prendre, nous pouvons en parler avec son médecin ou garder l’œil ouvert sans pour autant faire la police qui surveille tout.

Si l'état de la personne se détériore ou ne s'améliore pas, parlons-en avec elle d'abord puis avec son médecin si nous sommes trop inquiets.

Rappelons-nous que la personne est responsable de sa guérison et de son traitement. Nous ne pouvons pas le faire à sa place. L'accompagnement demeure pour nous le meilleur moyen de lui venir en aide.

ELLE PREND DE L'ALCOOL AVEC SES MÉDICAMENTS

Tout le monde sait que consommer de l'alcool en même temps que des médicaments n'est pas recommandé, parce que l'alcool vient défaire le travail des médicaments et que cela peut mettre en danger la santé de l'individu. Lorsque la personne que nous aimons se permet de mêler alcool et médicaments, cela peut nous affecter de bien des façons. Nous pouvons être inquiets pour elle, nous pouvons avoir peur qu'elle perde le contrôle, qu'elle devienne agressive, nous pouvons être choqués qu'elle ne soit pas raisonnable...

Pourtant, l'autre personne n'est plus un enfant. Nous devons alors la considérer comme un adulte responsable de ses choix, même si ce n'est pas facile.

Nous pouvons lui parler de nos inquiétudes et des effets concrets que sa façon d'agir a sur nous en précisant nos limites. Nous avons le droit d'être respectés tout comme elle a le droit au respect. Mais nous ne pouvons pas la forcer à changer si elle n'est pas prête à !e faire. Peut-être devrons-nous aller jusqu'à lui demander de vivre ailleurs si elle continue sa façon de faire. Si la personne ne tient pas compte de notre point de vue, nous aurons alors le choix de vivre avec la personne telle qu'elle est ou de la laisser vivre à sa façon, ailleurs que chez nous.

QUE FAIRE LORSQUE LA PERSONNE DÉCIDE D'ARRÊTER SES MÉDICAMENTS ?

Prendre des médicaments tels que les tranquillisants majeurs ou les antidépresseurs, occasionne, malheureusement, des effets secondaires chez la personne: bouche sèche, tremblements, baisse de désir sexuel, etc. Il arrive que devant ces inconvénients, la personne se lasse et décide d'arrêter subitement ses médicaments.

Souvent, nous nous sentons démunis, inquiets devant cela. La première chose à faire, c'est de ne pas paniquer, puis d'en parler avec la personne: Pourquoi a-t-elle cessé de prendre ses médicaments? Qu'est-ce qu'elle compte faire si ça va mal? En a-t-elle parlé avec son médecin avant de prendre sa décision?

Le fait de l'écouter et de lui en parler montre à l'autre personne que nous nous préoccupons d'elle. C'est important de ne pas la juger et d'essayer de comprendre son choix même si nous ne sommes pas d'accord avec ce choix.

Le fait d'arrêter ses médicaments est souvent une façon pour la personne de tester son contrôle personnel sur sa maladie, et de vérifier jusqu'à quel point elle est mieux dans sa peau. C'est une étape importante dans l'évolution de son retour à l'équilibre. Il est certes préférable qu'elle en parle d'abord avec son médecin traitant, mais dans le cas contraire, ça ne sert à rien de la juger.

Nous pouvons lui dire que cela nous inquiète malgré tout et que nous voudrions en parler avec son médecin, le pharmacien ou l'infirmière psychiatrique. Nous pouvons lui dire aussi que nous l'avertirons lorsque nous nous apercevrons qu'elle agit différemment, étant donné qu'au bout de quelques jours, les médicaments auront cessé d'agir.

L'important, c'est que le sujet reste ouvert. Nous nous sentirons ainsi plus libres d'en parler ou d'intervenir dans l'intérêt de la personne.

QUE PUIS-JE FAIRE LORSQUE LE PSYCHOTHERAPEUTE, LE MÉDECIN REFUSE DE ME DONNER DE L'INFORMATION ?

Malheureusement, il arrive encore que certains thérapeutes pensent que leur travail se limite à la personne qui vit un trouble de santé mentale. Ces thérapeutes refusent alors de voir les membres de la famille comme des intervenants privilégiés pour accompagner la personne vers une solution. Ces thérapeutes peuvent craindre d'être coincés entre la personne et les membres de sa famille, ou de manquer de loyauté envers leur patient, ou de trahir le secret professionnel. Peut-être que le patient lui-même a manifesté le désir que nous ne soyons pas informés. Il peut donc y avoir plusieurs raisons pour expliquer le comportement du thérapeute. Avant de porter un jugement, il est préférable de poser des questions. Si le médecin ne peut trahir le secret professionnel, il peut nous donner de l'information sur la maladie mentale.

Heureusement, la plupart des nouveaux psychiatres se sont initiés à de nouvelles pratiques qui incluent la famille comme faisant partie des solutions et du traitement. Les mentalités sont donc en voie de changer.

En attendant, que faire ?

Si le psychiatre ne donne pas suite à la demande d'information, nous pouvons en parler avec la personne qu'il traite et lui dire que nous aimerions rencontrer son psychiatre. Si celle-ci a des réticences, nous serons à même de le constater par nous-mêmes. Laissons-lui le temps de se faire à cette idée.

Nous pouvons énumérer les questions que nous aimerions poser au psychiatre:

C'est quoi sa maladie? Qu'il nous l'explique.

Quels sont les médicaments qu'elle prend ?

Quels sont les effets secondaires ?

En prendra-t-elle longtemps ?

Qu'est-ce qu'on lui fera comme traitement ? 

Nous pouvons aussi écrire nos questions et les laisser à la personne. Elle aura le choix de poser elle-même les questions, de demander à rencontrer le psychiatre avec nous, ou d'ignorer notre demande.

Rappelons-nous que la personne que nous désirons aider est un adulte, elle a des droits et des responsabilités. Nous ne pouvons pas la forcer à aller dans le sens que nous désirons. Nous ne pouvons que lui faire part de nos préoccupations et la laisser agir à sa manière.

La Fédération des Familles et Amis du Malade Mental a publié une liste de questions à poser au psychiatre. Ceci devrait nous aider à rédiger notre propre liste.

QUESTIONS À POSER AU PSYCHOTHERAPEUTE, AU MÉDECIN

Liste de points à vérifier pour les familles de personnes atteintes de maladie mentale.

Quel est le diagnostic? Du point de vue médical, quelle est la nature de la maladie?

Que sait-on des causes de la maladie?

En termes de pourcentage, à quel point êtes-vous sûr du diagnostic? Si vous n'êtes pas certain, quelles sont les autres possibilités que vous considérez le plus, et pourquoi?

Est-ce que l'examen physique inclut un examen neurologique? Si oui, était-il complet, et quels en sont les résultats?

Y a-t-il des tests ou examens additionnels que vous recommanderiez à ce point-ci?

L'opinion d'un autre psychiatre serait-elle utile à ce stade-ci ?

Quel programme de traitement serait selon vous le plus utile ? Qu'apportera-t-il comme bénéfice ?

Ce programme impliquera-t-il les services d'autres spécialistes (neurologues, psychologues, travailleurs sociaux, professionnels de la santé, association)? Si oui, qui sera responsable de la coordination de ces services?

Qui pourra répondre à nos questions lorsque vous ne serez pas disponible?

Quelle sorte de thérapie prévoyez-vous utiliser et quelle sera votre contribution à travers l'ensemble du programme de traitement ?

Quels résultats attendez-vous de ce programme ? Quelle en sera la durée, et selon quelle fréquence vous et les autres spécialistes verrez-vous le patient ?

Qu'est-ce qui indiquera que le patient répond bien au programme ? Combien de temps cela prendra-t-il avant que des signes d'amélioration apparaissent ?

Quel est le rôle de la famille dans ce programme de traitement ? Quel accès la famille aura-t-elle aux personnes impliquées dans le traitement ?

Si votre présente évaluation est préliminaire, dans combien de temps serez-vous en mesure d'établir une évaluation définitive de la maladie du patient ?

Quelle médication prévoyez-vous utiliser (nom, dosage)? Quels sont les effets biologiques de cette médication, et qu'attendez-vous comme résultats ? Quels sont les effets secondaires associés à la médication ? Dans combien de temps serez-vous en mesure de dire que la médication est efficace, et comment le saurons-nous ?

Y a-t-il d'autres médicaments qui seraient appropriés ? Si oui, pourquoi préférez-vous ceux que vous avez choisis?

Traitez-vous régulièrement d'autres patients ayant cette maladie ?

À quels moments pouvons-nous vous rejoindre ?

Comment assumez-vous la gestion des médicaments et quels symptômes indiquent qu'ils devraient être augmentés, diminués ou changés ?

Que connaissez-vous des associations de familles et amis de la personne atteinte de la maladie mentale?

POINTS DE REPÈRE POUR VIVRE AVEC LES MÉDICAMENTS

Nous questionner sur nos croyances et notre attitude face aux médicaments.

Nous renseigner.

Poser des questions au psychiatre ou au médecin traitant pour connaître les médicaments et leur utilité dans le traitement de la maladie

Laisser à la personne la responsabilité de son traitement et de sa guérison.

L'accompagner dans ce qu'elle vit sans faire les choses à sa place.

Identifier et préciser nos limites par rapport à certains comportements qui nous déplaisent.

VIVRE UNE BONNE COMMUNICATION

ELLE NE M'ÉCOUTE PAS QUAND JE LUI PARLE

Une des principales difficultés que nous rencontrons dans notre société aujourd'hui, c'est la difficulté de communiquer avec les personnes de notre entourage. Pourtant, nous sommes à l'ère de la communication: radio, télé, magazines et journaux nous communiquent beaucoup d'informations à longueur de journée.

De nombreuses personnes vont consulter en psychologie parce qu'elles souffrent d'un manque de communication avec leur conjoint, leur enfant, etc. Malgré de nombreuses tentatives, elles ne réussissent pas à se sentir comprises, écoutées.

Communiquer, c'est quelque chose de naturel que nous avons appris avec nos parents sans nous poser trop de questions. C'est lorsque nous ne réussissons plus à faire passer nos messages qu'il faut prendre le temps de regarder notre façon de faire et d'y apporter des correctifs.

Pour communiquer, il faut être au moins deux et en avoir le désir. Plusieurs personnes font semblant d'écouter, d'autres refusent carrément tout dialogue et certaines sont prêtes à communiquer.

Dans un premier temps, nous verrons quelques règles à suivre pour éviter que la communication ne bloque. Dans un deuxième temps, nous verrons les alternatives possibles lorsque l'autre personne n'est pas prête à communiquer.

COMMENT ÉVITER QUE ÇA BLOQUE ?

Pour communiquer vraiment avec quelqu'un, il y a plusieurs règles à suivre, de façon à se mettre sur la même longueur d'onde et se permettre d'être entendu.

Communiquer demande des efforts, il faut changer des habitudes, se priver de temps pour soi, afin d'enrichir notre relation avec l'autre. La première question à se poser est donc: Suis-je prêt à faire les efforts qu'il faut pour communiquer avec l'autre?"

Ensuite, il y a une série de points à respecter pour éviter les blocages et les malentendus.

1- Choisir un lieu et un moment propices à la communication

Il faut observer quel est le meilleur moment, le meilleur endroit pour pouvoir échanger avec l'autre, où il sera possible que je parle et que je sois entendu et que l'autre parle et soit entendu.

Ce n'est pas quand l'autre écoute la télé...

Ce n'est pas nécessairement assis à la table avec d'autres personnes.

Cela me demande de tenir compte de la disponibilité de l'autre autant que de la mienne. Il faut parfois prendre un rendez-vous pour être sûr d'être entendu.

2- Apprendre à me respecter

Chaque personne a le droit d'être respectée. Ce que je ressens, m'appartient et est vrai pour moi. J'essaie d'être clair dans mes attentes, mes limites.

Lorsque je me sens mal à l'aise, je me permets de cesser une discussion, quitte à y revenir plus tard: Pour l'instant, je préfère arrêter la discussion là-dessus!

Me respecter, c'est accepter que je suis aussi important que l'autre personne.

3- Parler en utilisant le JE

Parler avec le JE, c'est prendre position, c'est cesser de parler sur l'autre, c'est cesser les étiquettes, les comparaisons, les généralisations. Le JE n'accuse personne.

C'est aussi parler de ce que je suis, de ce que j'éprouve, de ce que je ressens, de ce que je pense, de ce que je projette faire.

C'est inviter l'autre à parler de lui, sans rejeter ce qu'il me dit ou dire comme lui.

C'est éviter les ON, les NOUS, les ILS.

4- Reconnaître le vécu de l'autre

Il arrive souvent de penser que l'autre personne vit les choses et pense comme nous, alors que chaque personne est unique. Chacun vit et ressent les choses à sa manière, et ce qu'il vit est vrai pour lui, même si cela m'apparaît injustifié, inadéquat et inadapté. Je ne suis pas à l'intérieur de l'autre pour savoir ce qui se passe en lui.

Reconnaître l'autre, c'est aussi départager ce qui m'appartient et ce qui appartient à l'autre. Bien des conflits seraient évités en cessant de s'imaginer que tout le monde vit la vie de la même façon. Aimer quelqu'un, ce n'est donc pas fusionner avec lui, c'est plutôt accepter sa différence.

5- Éviter les jugements, les accusations, les reproches

Donner des ordres, faire des menaces, faire la morale, imposer des solutions, argumenter, juger ou blâmer, ridiculiser, interpréter, enquêter, faire de l'humour ou nier les sentiments de l'autre sont autant de moyens pour bloquer la communication. Ils font sentir à l'autre personne qu'elle est inférieure et qu'on ne la respecte pas dans ce qu'elle est.

Toutes ces attitudes sont utilisées fréquemment dans la vie courante, c'est pourquoi il est difficile de les mettre de côté. En faisant attention à notre façon de parler à l'autre, nous pouvons réussir à éviter ces pièges et nous mettre vraiment à l'écoute de l'autre personne.

6- Éviter d'accumuler

Dire au fur et à mesure ce que je ressens permet d'éviter d'accumuler les rancoeurs, les malentendus ou les ressentiments. Vivre une journée à la fois et régler les difficultés au fur et à mesure sont aussi des moyens d'éviter d'exploser, de se mettre en colère puis de le regretter.

7- Éviter de devenir responsable des besoins ou désirs de l'autre

Souvent quand nous aimons quelqu'un, nous sommes portés à vouloir lui faire plaisir, à satisfaire ses besoins, ses désirs, un peu comme nos parents ont fait quand nous étions petits.

Tant qu'une personne se sent bien de prendre soin de l'autre ainsi, ça va. Avec le temps, elle réalise que ce qu'elle fait n'est plus apprécié comme avant ou que l'autre personne en demande toujours plus. Il faut alors apporter des changements à notre façon d'aimer.

Il est important de savoir que personne n'est responsable des besoins d'une autre personne, à moins d'être en situation d'urgence. L'autre est capable de s'occuper de ses besoins et nous sommes responsables de nos besoins.

En cessant de faire les choses à la place de l'autre, je l'encourage à être autonome, à se prendre en main et aussi à me percevoir sur un pied d'égalité, donc à me traiter comme son égal.

Il faut parfois se faire aider pour se débarrasser de la culpabilité qui nous habite lorsque nous changeons notre façon d'aimer l'autre, mais avec le temps, nous nous sentons soulagés d'un poids énorme. Nous pouvons alors savourer la vie avec l'autre, pleinement.

ELLE NE VEUT RIEN SAVOIR!

Nous avons tenté de communiquer avec l'autre personne et celle-ci ne veut pas communiquer comme nous le désirons! Malheureusement, nous ne pouvons pas forcer l'autre à communiquer. Plus nous insistons, plus nous ajoutons des obstacles à notre relation et plus nous l'encourageons à résister, à rester sur ses positions parce qu'elle ne se sentira pas respectée.

Que faire alors ?

Il faut d'abord reconnaître que l'autre personne a le droit de ne pas vouloir communiquer comme nous le souhaiterions. Ce que nous trouvons bon pour nous, ne l'est pas nécessairement pour l'autre.

Si nous ne pouvons changer l'autre, nous pouvons nous changer. Nous pouvons cesser d'attendre son approbation avant d'agir.

Ex.: Il ne veut pas sortir rendre visite à Hélène, alors j'y vais seul!"

Au lieu d'accumuler les frustrations, nous nous permettons de lui dire au fur et à mesure les choses que nous n'aimons pas qu'il fasse.

Ex.: Je n'aime pas quand tu parles sur ce ton, veux-tu cesser S.V.P."

Nous pouvons mettre nos limites de façon claire.

Ex.: Je n'aime pas quand tu prends des engagements sans me consulter; je n'ai pas le goût d'aller chez Maxime, tu peux y aller tout seul.

Nous nous permettons de dire notre opinion ou de faire ce qui nous plaît, même si cela risque de déranger l'autre. Lorsque cela le dérangera trop, il pourra nous en parler et nous pourrons peut-être trouver un compromis ensemble.

Nous n'acceptons plus d'être jugés, blessés par l'autre et nous nous permettons de nous retirer au besoin lors de ces situations.

Nous ne laissons plus l'autre décider pour nous. Au lieu de nous laisser diriger, nous prenons notre vie en main.

En changeant notre attitude dans la relation avec l'autre personne, nous prenons position différemment et nous invitons l'autre à se repositionner, ce qui entraînera un changement. Communiquer, c'est engageant, mais cela vaut la peine de s'y attarder pour trouver un nouvel équilibre.

POINTS DE REPÈRE POUR VIVRE UNE BONNE COMMUNICATION

Choisir un moment et un lieu favorables à la communication;

Apprendre à nous respecter;

Parler en utilisant le JE;

Reconnaître le vécu de l'autre

Éviter les accusations, les reproches, les jugements;

Éviter d'accumuler;

Éviter de devenir responsable des besoins ou désirs de l'autre.

Quand l'autre personne n'est pas prête à communiquer comme nous le désirons, nous pouvons:

Cesser d'attendre son approbation;

Mettre nos limites;

Nous permettre de dire notre opinion ou de faire ce qui nous plaît;

Ne plus accepter d'être jugé, blâmé;

Ne pas laisser l'autre décider pour nous;

Lui laisser le temps de s'ouvrir à la communication.

QU'EST-CE QUI AUGMENTE L'AGRESSIVITÉ ?

Si chaque personne est unique, si chacun a son seuil de tolérance face aux frustrations, des études ont identifié neuf facteurs susceptibles de déclencher de l'agressivité chez une personne.

1- L'espace vital

Chaque personne a un espace vital, une zone minimale où elle se sent à l'aise, où elle n'est pas menacée. L'espace vital n'est pas un lieu mais la distance entre soi et les autres, distance dans laquelle je suis à l'aise.

Mon espace vital peut changer selon l'endroit où je suis, avec qui je suis et selon mon humeur.

Une personne qui se sentira envahie dans son espace vital pourra se sentir menacée et devenir agressive. Il suffit souvent de rétablir une certaine distance pour diminuer la tension.

Par exemple, rester sur le seuil de la porte de la chambre et demander si nous pouvons entrer au lieu d'entrer directement et de s'asseoir sur le lit de l'autre

2- La communication

Notre façon de parler, notre ton de voix, nos attitudes sont autant d'indices qui peuvent provoquer des tensions chez l'autre et susciter des réactions agressives. Prenons le temps d'observer notre façon de communiquer. Parfois, juste changer notre façon de nous adresser à l'autre diminuera la tension.

3- L'estime de soi

Toute personne a besoin de se sentir reconnue, respectée dans ce qu'elle est, ce qu'elle vit. Même si, pour nous, ce qu'elle vit ou dit n'a pas de sens, il ne sert à rien de juger l'autre. La personne doit se sentir respectée. Comment montrons-nous à l'autre que nous la respectons dans ce qu'elle est?

Fouillons-nous dans ses tiroirs ou lui demandons-nous directement les renseignements que nous cherchons?

Cognons-nous avant d'entrer dans sa chambre ou entrons nous sans frapper?

Sommes-nous portés à la traiter de noms tels que: idiot, imbécile, etc.?

Le manque de respect suscite des tensions chez la personne et elle peut exploser.

4- La sécurité

Chaque personne a besoin de se sentir protégée contre des dangers réels ou qu'elle imagine. Souvent la personne qui vit un trouble de santé mentale est portée à imaginer le pire. Si elle sent qu'on ne la croit pas, qu'on doute d'elle-même, elle ressent une tension intérieure et peut devenir agressive.

Même si nous jugeons qu'elle n'a pas raison d'avoir peur, ça ne sert à rien de la contredire. Il vaut mieux chercher avec elle ce qui peut la rassurer pour diminuer sa tension.

Prenons-nous le temps d'écouter ce que l'autre personne nous dit ou sommes-nous portés à lui dire "Y'a rien là" et à changer de sujet?

Quelle est notre attitude face à quelqu'un d'insécure?

5- L'autonomie

Malgré ses limites, chaque personne a la capacité de faire des choix. Si nous faisons tout à la place de l'autre, nous risquons de lui faire vivre des frustrations qui s'exprimeront par de l'agressivité. Cela ne veut pas dire de laisser faire, mais plutôt de trouver un équilibre entre l'autonomie de l'autre et la nôtre.

Parfois, il faut hospitaliser quelqu'un contre sa volonté, pour nous respecter nous-mêmes parce que nous n'en pouvons plus. D'autres fois, il faut laisser l'autre décider de ses activités, de la façon de prendre ses médicaments, etc.

Si nous favorisons la capacité de choisir chez une personne, nous la traitons comme quelqu'un qui est notre égal. Quand nous choisissons pour elle constamment, nous lui faisons sentir qu'elle est inférieure à nous

Comment respectons-nous l'autonomie de l'autre?

6- Le rythme

Chaque personne a son propre rythme. Certaines sont rapides, alors que d'autres sont plutôt lentes à agir, à prendre des décisions.

Si la personne se sent bousculée dans le temps, elle peut devenir frustrée et agressive; si nous respectons son rythme, elle acceptera plus facilement nos suggestions.

Connaissons-nous le rythme de l'autre personne?

Comment en tenons-nous compte dans notre relation avec elle?

7- L'identité

Chaque personne a besoin d'être reconnue comme une personne unique, c'est-à-dire qu'on la voit telle qu'elle est, qu'on ne la compare pas à quelqu'un d'autre.

Si la personne se sent traitée comme un cas ou comme une étiquette: schizophrène, dépressif, P.M.D., elle peut se sentir jugée, diminuée et vivre des frustrations. Alors que si on s'adresse à Jean, à Louise, soit à la personne qui souffre et que nous prenons le temps d'écouter son vécu, elle se sentira respectée, reconnue comme une personne à part entière.

Reconnaître quelqu'un, ce n'est pas accepter tous ses comportements, c'est reconnaître sa valeur et faire la différence avec sa façon d'agir: J'aime ce que tu es mais je n'aime pas quand tu cries après moi !

Comment montrons-nous à l'autre personne que nous l'acceptons telle qu'elle est?

8- Le confort

Toute personne qui souffre, cherche à se libérer de sa souffrance et à retrouver un état de confort.

La personne qui a un trouble de santé mentale, vit un inconfort profond au plan psychologique et physique. Les médicaments agissent d'abord au plan physique en rétablissant le sommeil, l'appétit, l'humeur. Cela prend plus de temps pour rétablir un équilibre psychologique. Souvent la personne qui est hospitalisée va se plaindre qu'elle ne voit pas son psychiatre, que les entrevues sont brèves et que le psychiatre ne prend pas le temps de l'écouter.

Le fait d'écouter la souffrance de l'autre personne, de lui parler des limites dont on dispose pour la soulager et des moyens qu'elle peut elle-même prendre pour favoriser son soulagement, sont des moyens de l'aider à retrouver un certain confort.

Lorsque la personne souffre et qu'elle ne sent pas que nous reconnaissons sa souffrance, elle peut vivre des frustrations et s'emporter.

Que faisons-nous pour montrer à l'autre personne que nous reconnaissons qu'elle souffre?

Que faisons-nous devant sa souffrance?

9- La compréhension

Toute personne a besoin de se sentir comprise dans ce qu'elle vit: cela veut dire se sentir écoutée, acceptée, respectée et accompagnée dans son vécu. Le fait de ne pas se sentir comprise peut être vécu comme un obstacle majeur à la communication, et faire vivre des frustrations et de l'agressivité.

Comprendre l'autre, ce n'est pas chercher à tout savoir, c'est l'accompagner dans ce qu'il vit, sans juger, sans critiquer.

Que faisons-nous pour communiquer à l'autre que nous comprenons ce qu'il vit?

APPRENDRE À SE RESPECTER

Les facteurs qui précèdent aident à mieux comprendre et à agir avec une personne agressive, mais il est important de tenir compte de nous-mêmes, de nos limites et de notre façon de réagir devant des comportements agressifs.

Chaque personne a sa façon de réagir devant l'agressivité et cela dépend de son tempérament, de ses expériences passées avec des personnes agressives.

La plupart des personnes sont impressionnées devant des comportements agressifs:

On peut:

Avoir peur;

Se sentir menacé;

Se sentir impuissant;

Avoir envie de faire mal à l'autre;

Se sentir coincé

Il est important de ne pas nous mettre en situation de crise nous-mêmes:

Permettons-nous de nous retirer si la situation est trop tendue;

N'essayons pas de la raisonner ou de lui faire la morale;

N'essayons pas de lui parler de notre peur, protégeons-nous d'abord. Une fois la crise passée, nous pourrons toujours lui parler de ce que nous avons vécu;

Ne cherchons pas à la maîtriser, ni à l'affronter;

N'hésitons pas à aller chercher de l'aide.

En nous respectant, nous encourageons l'autre à nous respecter. S'il nous arrive de vivre des situations d'agressivité, n'hésitons pas à aller consulter, à l'Association Nalpa ou à un professionnel de la santé mental de notre région.

1- RESPECTER L'AUTRE

En faisant attention aux points suivants:

Son espace vital;

Notre communication avec l'autre;

Son estime de soi;

Sa sécurité;

Son autonomie;

Son rythme;

Son identité;

Son confort;

Son besoin d'être compris.

2- NOUS RESPECTER

Nous permettre de nous retirer lorsque nous ressentons un inconfort;

Ne pas essayer de raisonner, de faire la morale à l'autre;

Ne pas essayer de parler de notre vécu quand l'autre est en crise;

Ne pas chercher à l'affronter;

Nous permettre d'aller chercher de l'aide;

Ne pas paniquer.

VIVRE LES SITUATIONS D'ISOLEMENT ET DE RETRAIT

A CHAQUE FOIS QUE LA VISITE ARRIVE, ELLE S'EN VA DANS SA CHAMBRE

Vivre un trouble de santé mentale n'est pas facile à accepter. Si certaines personnes ont tendance à exploser, d'autres sont portées à se retirer, à s'isoler de leur entourage. Pour les autres membres de la famille, ce n'est pas facile à vivre, ils ne savent comment agir devant cela. Faut-il la laisser tranquille ou bien aller la chercher?

Il n'y a évidemment pas de recette miracle. Il faut prendre le temps d'observer ce que la personne vit avant d'agir. En s'isolant, elle essaie de nous communiquer un message tel que:

J'ai peur que tu me juges ou que les autres me jugent.

J'ai de la difficulté à accepter ma maladie.

J'ai l'impression de n'avoir rien à dire, de ne rien valoir.

Je ne me comprends plus.

J'ai besoin de me retirer pour récupérer, pour voir clair en moi.

Je ne me sens pas bien avec cette personne.

Je suis épuisée et j'ai besoin de me reposer.

Ce ne sont que quelques exemples de ce qui peut se passer dans la tête d'une personne qui s'isole. Comme nous vivons avec cette personne, nous sommes mieux placés pour avoir une idée de ce qu'elle vit et pour lui en parler au besoin.

L'isolement n'est pas mauvais en soi, cela permet souvent de récupérer ses forces physiques et/ou mentales. C'est lorsque la personne se sert de l'isolement pour fuir constamment le contact avec ses proches que nous devons nous inquiéter.

Ex.: Ne plus prendre ses repas en famille, ne plus parler aux autres, même des banalités de la vie.

L'isolement peut alors indiquer une détérioration de l'état de la personne, voire même une évolution vers le suicide. Il devient alors important de briser l'isolement.

RECONNAÎTRE LES SIGNAUX D'ALARME

L'isolement de la personne peut devenir inquiétant s'il s'accompagne des comportements suivants:

La personne a de la difficulté à dormir ou elle a tendance à dormir beaucoup;

Elle n'a plus d'appétit ou est portée à manger continuellement;

Son comportement change de façon marquée: elle était active et devient de plus en plus passive ou l'inverse;

Elle consomme davantage d'alcool et/ou de drogues;

Elle change d'humeur de plus en plus fréquemment: elle s'emporte facilement, elle pleure ou rit pour un rien, elle devient négative de plus en plus.

Elle lance des messages (en paroles ou par écrit) de désespoir:

Vous allez enfin avoir la paix!

Je vais partir loin et pour longtemps!

Vous allez être débarrassé de moi!

Je ne suis bon à rien!

Je ne vous embêterai plus!

Je vais me tuer un de ces jours!

Ces messages peuvent souvent être des sous-entendus pour que nous ne comprenions pas clairement ce qu'elle veut dire.

Elle donne des objets précieux: des vêtements, une collection de disques ou cassettes, etc.;

Elle fait un testament;

Elle valorise le courage de ceux qui se sont suicidés.

Tous ces comportements nous indiquent que la personne souffre davantage. Nous sentirons probablement que la situation devient de plus en plus tendue à la maison; alors il faut agir avant que la personne ne se laisse aller au découragement et au suicide.

COMMENT BRISER L'ISOLEMENT ?

1- Nous respecter

Nous pouvons nous sentir mal devant la souffrance de l'autre personne. Le fait qu'elle se retire ainsi peut éveiller en nous divers sentiments tels que: de l'impuissance, de la colère, de la peur, une grande lassitude ou un découragement. Toutes ces réactions sont possibles. Il faut tenir compte de nos capacités. Ça ne sert à rien de nous forcer à agir quand le coeur n'y est pas. Il est préférable d'aller chercher de l'aide ou du soutien auprès d'une ressource comme l'Association des Parents et Amis du Malade Mental ou le Centre de Prévention du Suicide de notre région.

Nous pouvons aussi demander à quelqu'un d'autre de la famille d'agir auprès de la personne pour briser l'isolement.

Si nous nous sentons bien avec nous-mêmes, nous serons en meilleure position pour aider l'autre personne à retrouver son équilibre et son bien-être.

2- Oser parler à la personne

Dans notre société, nous ne prenons pas assez le temps de nous parler et de nous écouter. Devant une personne qui s'isole, nous devons oser aller lui parler de ce qui nous inquiète, de nos sentiments:

Je suis inquiet parce qu'à chaque fois que l'oncle Raymond vient à la maison, tu t'en vas dans ta chambre! Est-ce qu'il y a quelque chose qui te dérange quand il vient?"

Je suis inquiet parce que tu ne ris plus comme avant, tu ne veux plus manger avec nous; tu ne me parles plus, qu'est-ce qui ne va pas ? Veux-tu m'en parler ?

Je suis inquiet, j'ai peur que tu aies envie de mourir comme l'autre fois.

En osant parler de nos inquiétudes, nous ouvrons une porte, nous faisons baisser la tension du silence et nous permettons à la personne de parler de ce qui la préoccupe. Même si elle ne nous répond pas tout de suite, elle sait qu'elle pourra le faire lorsqu'elle sera prête.

3- Continuer à l'inclure dans les projets et les activités de la famille

Même si la personne cherche à s'isoler, il ne faut pas cesser de lui proposer des projets ou des activités que nous avons le goût de vivre avec elle.

"Viens-tu magasiner avec moi, nous pourrions aller prendre un café tous les deux?"

"Je vais jouer aux quilles, veux-tu m'accompagner?"

Lorsque nous continuons à l'inclure dans notre vie, la personne reçoit comme message que nous nous préoccupons d'elle. Nous pouvons lui parler de nos sentiments lorsqu'elle refuse de nous accompagner.

Je suis déçu que tu ne viennes pas avec moi aujourd'hui, j'espère que nous nous reprendrons."

Parler de ce que nous ressentons est aussi une façon d'inclure l'autre dans notre vie et de lui montrer qu'elle a de l'importance.

4- Demander à d'autres personnes de s'impliquer

La personne qui s'isole peut souvent couper les contacts avec ses amis ou ses connaissances pour se replier sur elle-même. Il faut parfois demander aux personnes qui étaient proches de venir lui rendre visite de temps à autre pour qu'elle sente que nous ne l'avons pas oubliée. Lorsque la personne réalisera que nous continuons de nous intéresser à elle malgré ce qui lui est arrivé, elle se sentira davantage en confiance et pourra reprendre une vie normale.

5- Ne pas hésiter à chercher de l'aide

Si malgré nos efforts, il ne se produit pas de changement et que la personne continue à s'isoler davantage, n'hésitons pas à demander l'aide de l'Association Nalpa.

Même si la personne est choquée et nous reproche d'avoir osé parler de ce qu'elle vit à un étranger, lorsque la situation de crise sera passée, elle appréciera que nous ayons osé briser son isolement et que nous lui ayons donné une chance de vivre en allant chercher de l'aide.

POINTS DE REPÈRE POUR VIVRE LES SITUATIONS D'ISOLEMENT ET DE RETRAIT

Reconnaître ce que la personne veut nous dire en s'isolant.

Reconnaître les signaux d'alarme.

Nous respecter.

Oser parler à la personne de notre inquiétude.

Continuer de l'inclure dans les activités et projets familiaux.

Demander à d'autres personnes de s'impliquer.

Ne pas hésiter à chercher de l'aide dans notre région:

l'Association Nalpa

Au médecin traitant

Sos suicide

VIVRE LES PRÉJUGÉS

POURQUOI ÇA NOUS ARRIVE ?

Lorsqu'un trouble de santé mentale vient affecter une personne de notre famille, nous nous sentons soudainement dépourvus, démunis et toutes sortes de questions surgissent dans notre tête:

Pourquoi ça m'arrive?

Qu'est-ce que j'ai fait de travers?

Est-ce que j'aurais pu éviter cela?

Est-ce que c'est une punition pour les erreurs que j'ai faites?

Comment ça se fait?

Est-ce que je lui ai transmis cela?

Est-ce que ça vient de ma grand-mère qui a fait une grosse dépression en 1949?

Est-ce que...

Pourquoi...

Ces questions restent souvent sans réponses; tout ce qu'elles font, c'est entretenir le doute et la confusion. Quand nous aimons quelqu'un, nous sommes souvent portés à nous sentir responsables de lui, à être joyeux quand il est joyeux et à pleurer quand il est triste. Mais aimer quelqu'un, ce n'est pas se fusionner avec lui, c'est plutôt reconnaître la personne telle qu'elle est, avec ses différences et ses ressemblances.

Cette personne que j'aime a ses qualités, ses défauts et surtout sa façon à elle de faire face aux difficultés de la vie. Elle a son caractère et doit apprendre à vivre avec ce qu'elle est. Ce n'est pas en faisant tout pour elle que je l'aide à être autonome, à vivre sa vie.

En reconnaissant ce que la personne est, qu'elle est différente de moi, j'apprends à me dégager et à reconnaître ce qui m'appartient et ce qui appartient à l'autre. Je peux alors m'occuper de ce qui m'appartient et laisser à l'autre la responsabilité d'elle-même.

J'AI HONTE!

Il existe encore malheureusement de nombreux préjugés face à la maladie mentale. Un trouble de santé mentale vient questionner notre intimité psychologique, notre façon de vivre, alors qu'un trouble physique tel qu'un infarctus, une jambe cassée ou une crise de foie sont perçus comme ayant des causes extérieures à la personne.

Dans les années 50, on cachait encore les malades dans des grands hôpitaux. Avec l'arrivée des médicaments en psychiatrie, on a commencé à retourner les gens vivre dans leur communauté, sans toutefois aider la communauté à changer ses perceptions face à la maladie mentale.

Quand la télé, la radio, les journaux lancent des phrases-chocs telles que: ..Père manquant, fils manqué", .Ma mère, mon miroir, etc., ces phrases entretiennent le préjugé que tous les problèmes psychologiques d'un individu viennent de son enfance, donc de ses parents.

Il est important de rétablir les faits au lieu de porter un jugement facile. Les recherches en psychologie confirment que les premières années de vie sont importantes, car c'est là que l'enfant fait ses premiers apprentissages qui lui serviront tout au long de son existence.

Cependant, plusieurs facteurs vont influencer l'évolution de l'enfant vers l'âge adulte. Les parents sont évidemment des acteurs importants car ils sont les premiers guides pour l'enfant. Il y a aussi ses capacités physiques et intellectuelles, sa façon d'aborder les difficultés, les autres personnes qu'il côtoiera à l'école puis au travail, le contexte social et culturel dans lequel il vivra. Tous ces facteurs façonneront peu à peu la personnalité de l'enfant. Comme il n'y a personne de parfait, chaque personne doit apprendre à composer avec les manques qu'elle a vécus. Ça ne sert à rien de blâmer les autres. Même si je blâme mes parents pour ce qui m'arrive, cela ne m'aide pas à trouver une solution pour être bien dans ma vie.

Lorsque notre enfant nous rend responsables de ses malheurs, nous pouvons à la longue nous sentir dépassés, démolis ou même coupables.

Il est important de parler pour nous libérer de ces sentiments et pour retrouver confiance en nous-mêmes. A l'Association Nalpa, on nous écoutera, on nous permettra de partager avec d'autres personnes ces sentiments et surtout, on nous aidera à nous rassurer.

Nous découvrirons ainsi:

Qu'il n'y a pas de parents ou de conjoints parfaits, il n'y a que des humains qui font leur possible;

Que le métier de parents s'apprend en le vivant, pas dans les livres;

Que tout le monde a le droit de se tromper et que nous pouvons apprendre de nos erreurs;

Que lorsque nous reconnaissons nos erreurs, nous nous permettons de trouver une solution pour améliorer la situation ou la relation avec l'autre;

Que lorsque nous reconnaissons nos limites, nous aidons l'autre à reconnaître ses propres limites. Cela ne veut pas dire que nous ne l'aimons pas;

Que chaque parent a en soi le désir de voir son enfant heureux, mais qu'il n'est pas responsable du bonheur de son enfant, ni de son malheur:

Que chaque parent fait son possible avec le bagage qu'il a;

Que chaque personne doit apprendre à vivre avec les manques, les lacunes qu'elle a vécus;

Que ça ne sert à rien de nous blâmer ou de blâmer les autres, pour ce qui arrive;

Qu'en parlant ouvertement de ce que nous vivons, les tensions diminuent et les préjugés disparaissent;

Que personne n'est à l'abri d'un trouble de santé mentale;

Et surtout que nous ne sommes pas seuls à vivre cela.

VAINCRE L'IGNORANCE, POUR VAINCRE LES PRÉJUGÉS!

Les préjugés viennent d'une mauvaise connaissance de la réalité. C'est plus facile de prendre une réponse toute faite que de prendre le temps de connaître et de comprendre.

Les recherches sur les troubles de santé mentale se font de plus en plus nombreuses. Nous commençons seulement à comprendre le fonctionnement du cerveau, des émotions, de la douleur, etc. Il reste encore beaucoup de travail à faire pour connaître et comprendre vraiment ce qui se passe lorsqu'un trouble de santé mentale apparaît chez une personne.

En prenant le temps de lire sur la santé mentale et sur les différentes maladies, en posant des questions, en assistant à des soirées d'échange et d'information, nous devenons peu à peu mieux renseignés sur le sujet. Nous nous débarrassons de nos propres préjugés et nous devenons en mesure de réajuster les croyances et les préjugés de notre entourage.

L'Association Nalpa, par ses activités, cherche à changer les mentalités face à la maladie mentale et ainsi à vaincre les préjugés.

En participant aux activités de l'Association, nous nous donnons les moyens d'être plus à l'aise face aux troubles de santé mentale et aussi de faire évoluer les mentalités autour de nous.

SURMONTER LES PRÉJUGES AU TRAVAIL

Lorsque nous aurons fait nous-mêmes une démarche pour mieux connaître les troubles de santé mentale et que nous aurons surmonté nos préjugés, nous deviendrons en mesure d'affronter les préjugés de l'entourage et du milieu du travail. Le meilleur moyen est encore de parler des craintes que suscite la maladie mentale:

Est-ce que la personne est capable de fonctionner comme avant?

Est-ce que cela a affecté ses capacités de travail?

A-t-elle encore des idées suicidaires?

Comment savoir si elle fait une rechute?

Etc.

La personne qui retourne au travail devra affronter les préjugés de son employeur, de ses collègues de travail. Parfois, il peut être bon de rencontrer le supérieur immédiat avec la personne, avant le retour au travail, de façon à la rassurer et à mieux préparer ce retour. Si le supérieur immédiat préfère garder un rôle administratif et refuse de nous rencontrer, il faut plutôt soutenir la personne en lui disant qu'au bout de quelques heures, voire de quelques jours, elle cessera d'être un objet de curiosité et qu'elle reprendra sa place parmi ses collègues. Elle doit s'attendre à diverses réactions allant de la sympathie à l'isolement. Le fait de pouvoir en parler avec nous l'aidera à passer à travers ces moments difficiles. Restons disponibles si elle désire que nous l'aidions d'une autre façon. L'important, c'est qu'elle se sente appuyée.

POINTS DE REPÈRE POUR VIVRE LES PRÉJUGÉS

Arrêter de se demander pourquoi ?

Aller chercher de l'information sur les troubles de santé mentale pour surmonter nos propres préjugés.

Accepter de partager nos préoccupations avec d'autres parents.

Participer aux activités de l'Association des Parents et Amis du Maladie Mental.

Parler autour de nous de ce que nous avons appris sur les troubles de santé mentale.

Accompagner la personne dans son retour au travail.

Continuer de rester ouvert face aux problèmes de santé mentale.

CONCLUSION

GARDER L'ESPOIR

Qui n'a pas rêvé de connaître le bonheur, tel que nous l'ont raconté les contes de fées?

Même si en grandissant, nous nous sommes rendus compte que la vie n'était pas un conte de fées, l'espoir d'un jour meilleur est demeuré vivace. Cet espoir en la vie nous permet de surmonter les périodes difficiles.

Car si la vie nous réserve des moments merveilleux, elle amène également une série de peines ou d'épreuves qui viennent s'interposer entre les moments de joie et de bien-être. Parmi elles, la maladie d'un proche est une des plus difficiles à vivre.

Au début, tout nous semble une montagne infranchissable. Nous cherchons désespérément la solution magique qui pourrait guérir l'autre personne du mauvais sort qu'est sa maladie. Nous nous frappons peu à peu à un grand sentiment d'impuissance, car cette magie n'existe pas.

Avec le temps, l'espoir renaît lorsque nous réalisons que notre rôle est surtout d'accompagner la personne dans sa guérison plutôt que de chercher à la guérir. Nous découvrons les vertus de la patience, du respect de l'autre et de nous-mêmes, de l'entraide et de la chaleur humaine. Il devient alors possible de franchir, avec la personne, l'épreuve qu'est la maladie. Nous en sortons transformés.

Un jour peut-être serez-vous en mesure d'écrire votre propre livre de vie et ainsi de partager vos expériences avec d'autres humains comme vous.

Rappelez-vous que partager ce que l'on vit est encore un des meilleurs moyens de garder l'espoir en la vie.

Conclusion et perspectives

L’intensification des échanges entre les spécialistes de la santé/de la santé mentale, les associations contribuerait à mieux faire connaître les troubles anxieux et à améliorer leur traitement. Par exemple, si l’on accordait des fonds à des spécialistes pour qu’ils prennent la parole lors de réunions de groupes de soutien et si l’on finançait des programmes de formation destinés aux personnes qui dirigent des groupes de soutien, on améliorerait peut-être la qualité des programmes fondés sur l’entraide et les groupes de soutien, offerts aux personnes qui souffrent de troubles anxieux. Il faudrait s’employer davantage à renseigner la population sur les traitements éprouvés contre les troubles anxieux.

Plusieurs petites associations prévoient des groupes de soutien pour des personnes atteintes de troubles anxieux; cependant, très peu de fonds ont été affectés aux initiatives visant à renseigner la population sur les troubles anxieux et sur les services offerts sur ce plan en France.

 

Liste des phobies simple

Acarophobie

Peur des parasites de la peau.

Acérophobie

Peur de ce qui a un goût sûr.

Achluophobie

Peur de l'obscurité.

Achmophobie

Peur des objets pointus, des pointes.

Acrophobie

Peur des hauteurs, des lieux élevés, souvent accompagnée de vertiges.

Aérodromphobie*

Peur de l'avion, des voyages en avion.

Aérophobie

Peur maladive des courants d'air.

Agoraphobie

Phobie des espaces libres et des lieux publics.

Aichurophobie*

Peur de ce qui est pointu.

Ailourophobie*

Peur des chats.

Akousticophobie*

Peur des sons.

Algophobie*

Peur de la douleur.

Amatophobie*

Peur de la poussière.

Ancraophobie*

Peur du vent.

Anemophobie*

Peur du vent.

Anginophobie*

Phobie de l'étroitesse (on trouve aussi : peur de l'angine de poitrine).

Anglophobie

Aversion pour les anglais et ce qui est anglais.

Anthropophobie*

Peur de l'homme.

Antlophobie*

Peur des inondations.

Antophobie*

Peur des fleurs.

Apéirophobie*

Peur de l'infinité.

Apiphobie*

Peur des abeilles.

Apopathodiaphulatophobie*

Peur de la constipation.

Apopathophobie*

Peur d'avoir à rester debout.

Arachnophobie

Peur des araignées.

Asthénophobie*

Peur de la faiblesse.

Astrapephobie*

Peur des éclairs (on trouve aussi : astraphobie).

Astrophobie*

Peur des étoiles.

Atélophobie*

Peur de l'imperfection.

Atéphobie*

Peur de la ruine.

Aulophobie*

Peur de la flûte.

Aupniaphobie*

Peur de l'insomnie.

Auroraphobie*

Peur des aurores boréales.

Autocheirothanatophobie*

Peur du suicide.

Autodysosmophobie*

Peur de répandre des mauvaises odeurs.

Autographophobie*

Peur de devoir signer.

Bacillophobie*

Peur des bacilles.

Ballistophobie*

Peur des missiles.

Barophobie*

Peur de la gravité, pesanteur.

Basophobie*

Peur de devoir marcher.

Bathophobie*

Peur des profondeurs.

Batrachophobie*

Peur des reptiles.

Bélonéphobie*

Peur des aiguilles.

Bibliophobie*

Peur des livres.

Biennophobie*

Peur de la vase.

Bitrochosophobie*

Peur des bicyclettes.

Blemmophobie*

Peur du regard d'autrui.

Bronthemophobie*

Peur du tonnerre.

Brontophobie*

Peur du tonnerre.

Cancérophobie

Phobie du cancer.

Cardiophobie*

Peur des maladies de coeur.

Carpophobie*

Peur des fruits.

Chaetophobie*

Peur des cheveux (on trouve aussi : peur du froid).

Cheimophobie*

Peur des tempêtes, des orages.

Chérophobie*

Peur de la gaieté.

Chionophobie*

Peur de la neige.

Chrométophobie*

Peur de l'argent.

Chromophobie*

Peur de la couleur.

Chronophobie*

Peur de la durée.

Claustrophobie

Phobie des lieux clos; angoisse d'être enfermé (le malade est claustrophobe).

Climacophobie*

Peur des escaliers.

Clinophobie*

Peur des espaces fermés (mais aussi trouvé : peur de se mettre au lit !)

Cnidophobie*

Peur des piqûres d'insectes.

Coprophobie*

Peur des excréments.

Créatophobie*

Peur de la viande.

Cremnophobie*

Peur des précipices.

Cristallophobie*

Peur des cristaux.

Cryophobie*

Peur de la glace, du froid.

Cyclophobie*

Peur des bicyclettes.

Cymophobie*

Peur des mers agitées.

Cynophobie*

Peur des chiens.

Démonophobie*

Peur des démons.

Démophobie*

Peur des foules.

Dendrophobie*

Peur des arbres.

Dermatophobie*

Peur des maladies de la peau.

Dextrophobie*

Peur de ce qui est à droite.

Diabétophobie*

Peur du diabète.

Diapnophobie*

Peur de la transpiration.

Diképhobie*

Peur de la justice.

Doraphobie*

Peur de la fourrure.

Dysmorphophobie*

Phobie d'une anomalie anatomique.

Elaionophobie*

Peur de l'huile.

Elektrophobie*

Peur de l'électricité.

Eleuthérophobie*

Peur de la liberté.

Enduophobie*

Peur de devoir s'habiller.

Entomophobie*

Peur des insectes.

Epidémiophobie*

Peur des épidémies.

Erémitophobie*

Peur de la solitude.

Ereutophobie

Crainte excessive, pathologique, de rougir.

Ergophobie*

Peur du travail.

Erpétophobie*

Peur des serpents.

Gallophobie*

Peur de ce qui est français.

Gamétophobie*

Peur du mariage.

Géniophobie*

Peur du bavardage.

Génophobie*

Peur du sexe.

Géophobie*

Peur du contact avec la terre.

Géphyrophobie*

Peur de franchir les ponts.

Germanophobie

Peur des allemands.

Geumatophobie*

Peur du goût.

Glossophobie*

Peur des maladies de la langue.

Gonoccophobie*

Peur de la blennorhagie.

Graphophobie*

Peur de devoir écrire.

Gymnophobie*

Peur de la nudité.

Gynéphobie*

Peur des femmes

Gynophobie*

Peur des femmes.

Haptophobie*

Peur de toucher.

Hédonophobie*

Peur du plaisir.

Hématophobie*

Peur du sang.

Hippophobie

Peur des chevaux.

Hodophobie*

Peur des voyages.

Homichlophobie*

Peur de la brume.

Homophobie*

Peur de l'homosexualité.

Horméphobie*

Peur des chocs.

Hyalophobie*

Peur du verre.

Hydrophobie

Peur morbide de l'eau.

Hygrophobie

Peur de l'humidité (hygrophobe : qui ne peut s'adapter à un habitat humide).

Hypégiaphobie*

Peur des responsabilités.

Hypnophobie*

Peur du sommeil.

Hystérophobie*

Peur de l'hystérie.

Idéophobie*

Peur des idées.

Kainotêtophobie*

Peur de la nouveauté.

Katagélophobie*

Peur du ridicule.

Kathisophobie*

Peur de s'asseoir.

Kénophobie*

Peur de l'obscurité.

Keptophobie*

Peur du vol.

Kinétophobie*

Peur du mouvement.

Kopophobie*

Peur de la fatigue.

Korephobie*

Peur des poupées.

Kyphophobie*

Peur de se voûter.

Lachanophobie*

Peur des légumes.

Lalophobie*

Peur des discours.

Leucoselophobie*

Peur de la page blanche.

Leukophobie*

Peur de la couleur blanche.

Lévophobie*

Peur de ce qui est à gauche.

Limnophobie*

Peur des lacs.

Linonophobie*

Peur de la ficelle.

Logophobie*

Peur des mots (trouvé aussi : de devoir parler).

Lyssophobie*

Peur de la folie (trouvé aussi : peur de la rage).

Machairophobie*

Peur des armes blanches.

Maniaphobie*

Peur de la folie.

Maniphobie*

Peur de devenir maniaque.

Mastigophobie*

Peur de la flagellation.

Méchanophobie*

Peur de la machinerie.

Métallophobie*

Peur des métaux.

Météorophobie*

Peur des météores.

Méthyphobie*

Peur des boissons alcoolisées.

Microbiophobie*

Peur des microbes.

Mnémophobie*

Peur des souvenirs.

Monophobie*

Peur d'une seule chose.

Musicophobie*

Peur de la musique.

Musophobie

Peur des souris.

Mysophobie*

Peur de la poussière.

Myxophobie*

Peur de la vase (trouvé aussi : peur de la poussière).

Nécrophobie*

Peur des cadavres.

Nélophobie*

Peur du verre.

Néphobie*

Peur de l'inédit.

Néphophobie*

Peur des nuages.

Nosophobie*

Peur de la maladie.

Nyctophobie*

Peur de l'obscurité (trouvé aussi : peur de la nuit).

Ochlophobie*

Peur des foules.

Ochophobie*

Peur des véhicules.

Odonthophobie*

Peur des atteintes des dents.

Oesophobie*

Peur de l'aube.

Oicophobie*

Peur des maisons.

Oïkophobie*

Peur de la maison.

Olfacophobie*

Peur de l'odorat.

Ommétaphobie*

Peur des yeux.

Onéirophobie*

Peur des rêves.

Onomatophobie*

Peur d'entendre prononcer un nom ou un mot.

Ophiophobie*

Peur des serpents.

Ornithophobie

Peur des oiseaux.

Orophobie*

Peur des lieux en pentes, montagnes.

Ouranophobie*

Peur du ciel.

Pantophobie*

Peur de tout.

Parthénophobie*

Peur des jeunes filles.

Pathophobie*

Peur de la maladie.

Patroiophobie*

Peur de l'hérédité.

Peccatophobie*

Peur du péché.

Péladophobie*

Peur des personnes chauves.

Péniaphobie*

Peur de la pauvreté.

Phagophobie*

Peur d'avaler.

Pharmacophobie*

Peur des médicaments.

Phantasmophobie*

Peur des fantômes.

Phigérophobie*

Peur d'étouffer.

Phobophobie*

Peur de la peur.

Phonémophobie*

Peur de réfléchir.

Phonéophobie*

Peur de tuer.

Phonophobie*

Peur de parler haut.

Photoangiophobie*

Peur des lumières éblouissantes.

Photophobie

Crainte morbide de la lumière. Sensibilité excessive des yeux dans certaines maladies occulaires.

Physiophobie*

Peur d'une anomalie du fonctionnement corporel.

Phronémophobie*

Peur de réfléchir.

Phtysiophobie*

Peur de la tuberculose.

Pogonophobie*

Peur des barbes.

Poinéphobie*

Peur des châtiments.

Polyphobie*

Peur de plusieurs choses.

Pornophobie*

Peur des rapports sexuels et de la sexualité.

Potamophobie*

Peur des rivières.

Potophobie*

Peur de boire.

Probophobie*

Peur d'avoir peur.

Psychopathophobie*

Peur de devenir fou.

Ptéronophobie*

Peur des plumes.

Pyrophobie*

Peur du feu.

Rupophobie

Peur de la saleté.

Russophobie*

Peur de ce qui est russe.

Rypophobie*

Peur de la souillure.

Saccharophobie*

Peur du sucre.

Satanophobie*

Peur de Satan.

Scaléophobie*

Peur des maladies de la peau.

Sciophobie*

Peur des ombres.

Scopophobie*

Peur d'être vu.

Sélaphobie*

Peur des éclairs.

Sidérodromophobie*

Peur des trains, des voyages en train.

Sidérophobie*

Peur des étoiles.

Sinophobie*

Peur de ce qui est chinois.

Sitophobie*

Peur de la nourriture.

Spélaionphobie*

Peur des grottes et des sous-sols.

Spermatophobie*

Peur des germes.

Spermatorhéophobie*

Peur de la spermatorhée.

Stasophobie*

Peur d'être debout.

Straphobie*

Peur de la foudre.

Stygiophobie*

Peur de l'enfer.

Syphiliphobie*

Peur de la syphilis.

Syphilophobie*

Peur de la syphilis.

Tachophobie*

Peur de la vitesse.

Taphophobie*

Peur d'être enterré vivant.

Telephonophobie*

Peur du téléphone.

Tératophobie*

Peur des monstres.

Thaasophobie*

Peur de rester inactif.

Thalassophobie*

Peur des océans, de la mer.

Thanatophobie*

Peur de la mort.

Théophobie*

Peur de Dieu.

Thermophobie*

Peur de la chaleur.

Thixophobie*

Peur du toucher.

Tocophobie*

Peur de l'enfantement.

Topophobie*

Peur des lieux géographiques.

Toxicophobie*

Peur des poisons.

Toxiphobie*

Peur du poison.

Traumatophobie*

Peur des blessures.

Trémophobie*

Peur de trembler.

Trichophobie*

Peur des poils.

Triskaïdékaphobie*

Peur du chiffre 13 ou d'être 13 à table.

Tryponophobie*

Peur des vaccins.

Tuberculophobie*

Peur de la tuberculose.

Uranophobie*

Peur des cieux.

Urinophobie*

Peur d'être pris de l'envie d'uriner.

Vermiphobie*

Peur des vers.

Xénophobie

Hostilité à ce qui est étranger.

Zélophobie*

Peur de la jalousie.

Zoophobie

Peur morbide de certains animaux.

 

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 (La douleur "intolérable" où 38° à l'ombre de soi.)

Agoraphobie et phobie sociale : solitude affective en ces mois d'été, loin de vos proches, ami(e)s, parents. Sans personne à qui vous confier, sur qui vous "reposer" où qui vous réconforte sur la valeur de votre existence. Remise en cause, en question, sur votre solitude, sur votre vide intérieur. Vous vous sentez un peu "seul au monde" comme si vous pouviez prendre plusieurs directions de vie sans que quelqu'un s'en préoccupe vraiment. Vous vous sentez un peu "flotter dans le vide", sans repères, sans échos extérieurs, rien qui donne sens à votre vie...Combien encore de suicide cette été ?

Merci pour eux...

Et merci de m'avoir lu, et si vous voulez réagir à ce message, vous êtes les bienvenus...

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agoraphobie et phobie sociale : Plan anti-solitude été 2005 Lyon, propose une aide morale et psychologique apportée individuellement, soit en groupre, à toute personne traversant une phase de désarroi et de solitude cette été à Lyon.

Un Point de rencontre est déjà à votre disposition les mardis soirs se 18h00 à 22h00 et les samedis matins de 8h00 à 12h00 au 13, rue Antoine Fonlupt 69008 Lyon.

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Mercredi 07 Septembre 2005

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Nalpa : Non A La Phobie Aujourd'hui. Association d'intérêt général, Loi 1901 à but non lucratif.  Une association crédible, aucune demande de subvention, donc indépendante des pressions, financière, politiques, amicales, du microcosme libérale d'un lobbying pseudo associatif schizo-phrénique  ... Faire vivre des projets alternatifs non modélisés et Vivre de peu est aujourd’hui le prix à payer pour l’indépendance...

 

Siège Social : 11, rue Saint amour 69003 Lyon.

Activités proposées :

Thérapie individuelle.

Thérapie de groupe :

Groupe de parole

Groupe d'entraide, de soutien, et d'affirmation de soi.

Sophrologie.

Jeu de rôle.

Renforcement et revalorisation.

Imitation (modeling).

 Art-thérapie : atelier d’expression orale, théâtre d’improvisation ou sur un sujet choisi.

Atelier psycho-corporelles.

Séances de discussion sur un thème donné.

Accompagnement individualisé extérieur.

Accompagnement individualisé à domicile.

Travaux pratiques, mises en situation en milieu protégé et ouvert.

Et accueil des proches, des familles.

La participation active (dans la rigueur) et l’écoute étant un des points forts de l’association,

ces activités pourront être adaptés selon les besoins et aspirations des personnes.

Stages pour les étudiants en licence, maîtrise, dess de psychologie.

Réunion hebdomadaire :

Le mardi de 18h00 à 21h00

Le samedi matin de 9h00 à 12h00

13, rue Antoine Fonlupt 69008 Lyon.

NALPA  : un regard neuf sur les troubles anxieux.

Les facteurs communs des différentes psychothérapies sont présents partout mais rarement mis en avant, NALPA en extrait l’essentiel, en retenant ce qui est compatible et applicable, ce qui fait que NALPA présente une approche innovante, pluridisciplinaire, cohérente et efficace face aux troubles anxieux.

La définition la plus couramment admise aujourd’hui est celle qui fait de la psychothérapie « l’aide qu’un psychisme peut apporter à un autre psychisme ». Cette définition implique à la fois un but : l’amélioration de la santé mentale d’un individu et des moyens : les différentes techniques psychothérapiques. C’est pourquoi il n’y a pas une mais des psychothérapies, chacune d’elles ayant des indications particulières.

Aspects communs des psychothérapies.

Tout processus psychothérapeutique nécessite une situation relationnelle émotionnellement intense qui lie le patient à une personne offrant une relation d'aide. Toute psychothérapie se base sur un système rationnel ou mythique. Celui-ci permet de trouver une explication des causes des troubles ainsi qu'une méthode pour éliminer ceux-ci. Pour être efficaces, les concepts théoriques invoqués doivent être compatibles avec la perception culturelle du patient et du thérapeute. En cours de psychothérapie, le patient doit pouvoir recueillir des informations nouvelles concernant la nature et la source de ses problèmes; il faut, par ailleurs, qu'il entrevoie des moyens nouveaux de les traiter. Le processus psychothérapeutique doit constamment fortifier l'attente d'aide qu'il reçoit du thérapeute. En cours de psychothérapie, le patient doit vivre des expériences réussies qui vont le renforcer dans ses compétences personnelles et ses capacités de relations interpersonnelles. Le processus psychothérapeutique doit être la source d'un éveil émotionnel chez le patient, condition primordiale de changement possible d'attitude et de comportement.

NALPA ouvert aux différentes approches propose un rapprochement, un tissage de lien entre les les diverses pratiques thérapeutiques. Cette approche d'une pratique thérapeutique "dite" complexe ou stratégies thérapeutiques combinées, a pour but d'offrir à la personne en souffrance la mise à disposition d'une approche créative et de la richesse des facteurs communs des différentes écoles des psychothérapies.

L’intensification des échanges, de la concertation, de la cohabitation, entre les spécialistes de la santé, de la santé mentale, des thérapies alternatives, de l’action sociale, des associations et de l’association NALPA, ou approche globale (bio-psycho-sociale-associative) contribuerait à mieux faire connaître les troubles anxieux et à améliorer leurs traitements. La complémentarité des approches permettrait l’élaboration d’un projet commun impliquant un principe d’égalité des intervenants.

NALPA, en tant qu’association contribue au tissage du lien social, ce dernier faisant cruellement défaut aux personnes souffrant de troubles anxieux. Partant de ce constat, l’association se propose la construction d’un ensemble cohérent et organisé entre l’individu et le groupe. Cette approche a pour intérêt de donner l’occasion aux adhérents d’accéder à la possibilité de formuler, d’intégrer, de mettre en œuvre, des éléments élémentaires, nécessaires à tous citoyens fonctionnant dans un espace collectif : développer le sens civique, réaliser des projets en commun, créer des événements, des occasions de rencontre etc..

 

NALPA se donne pour objectif d’intervenir en santé mentale se distinguant des autres associations (culturelles, sportives...) par son projet d’articuler santé, santé mentale, champ social et associatif, de réaliser des zones de passage utilisant plusieurs axes de la vie quotidienne : logement, travail, loisirs, culture etc.. Ces réalisations devront être le fruit de rencontres, d’échanges, de liens entre professionnels de la santé, de la santé mentale, du champ social, du logement, de l’entreprise, de la culture, ainsi que des associations, des bénévoles, des familles, des usagers, etc.. .

PERSPECTIVE

L’intensification des échanges, de la concertation, de la cohabitation, entre les spécialistes de la santé, de la santé mentale, de l’action sociale et de l’association NALPA, ou approche globale (bio-psycho-sociale-associative) contribuerait à mieux faire connaître les troubles anxieux et à améliorer leurs traitements. La complémentarité des approches permettrait l’élaboration d’un projet commun impliquant un principe d’égalité des intervenants.

NALPA, en tant qu’association contribue au tissage du lien social, ce dernier faisant cruellement défaut aux personnes souffrant de troubles anxieux. Partant de ce constat, l’association se propose la construction d’un ensemble cohérent et organisé entre l’individu et le groupe. Cette approche a pour intérêt de donner l’occasion aux adhérents d’accéder à la possibilité de formuler, d’intégrer, de mettre en œuvre, des éléments élémentaires, nécessaires à tous citoyens fonctionnant dans un espace collectif : développer le sens civique, réaliser des projets en commun, créer des événements, des occasions de rencontre etc..

 

Si l’on affectait des fonds aux initiatives, telles que celles de l’association NALPA, des professionnels de la santé, de la santé mentale, du champ social pourraient intervenir, prendre la parole lors des différents ateliers que propose l’association. Cependant, très peu de subventions sont affectées à ce genre de démarches visant à renseigner la population sur les troubles anxieux et sur les services offerts sur ce plan en France. De plus, si l’on finançait des programmes de formation destinés aux personnes bénévoles qui interviennent lors de ces ateliers, on améliorerait sans aucun doute la qualité du suivi, de l’accompagnement, offert aux personnes qui souffrent de troubles anxieux.

 

CONCLUSION

 

NALPA comme surface associative vivante, prenant sa source dans la vie quotidienne, a créé un véritable outil thérapeutique et constitue pour les personnes souffrant de troubles anxieux un support leur permettant d’exercer de façon normale leur sociabilité.

NALPA  propose de :

Promouvoir la vie associative pour ce qu’elle apporte de démocratie et de citoyenneté aux acteurs de santé que sont les professionnels, les bénévoles et les usagers lorsqu’ils partagent la responsabilité des initiatives au bénéfice de la population entrant dans le domaine de la santé mentale.

Mobiliser les ressources de la communauté, ce qui offrirait aux différents acteurs concernés une mise en réseaux des possibilités d'actions, de réflexions et de formations, contribuant à impulser une dynamique de propositions et à favoriser des innovations en prévention, soin, réadaptation, réinsertion et réhabilitation, contribuant ainsi à éviter les ruptures existentielles chez les personnes confrontées aux effets de la précarité psychique ou sociale, et à soutenir leur entourage et leur famille.
 

 

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Couverture géographique Rhône
Population Tout public
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Sujet du message: T.C.C. NALPA Non A La Phobie Aujourd'hui
Répondre en citant Editer ce message Pierre DASSIGNY, Président de NALPA


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Dialogue avec des méconnus
par Gérard Miller
(texte lu par son auteur lors du Forum des psys du 09 avril 2005)
Pour rappel : le rapport de l'INSERM porte sur l'évaluation des psychothérapies. Les psychothérapies évaluées y sont présentées sous trois grandes rubriques : l’approche « psychodynamique (psychanalytique) », l’approche « cognitivo-comportementale », et l’approche « familiale et de couple ».
Après le retrait du rapport de l’INSERM sur les psychothérapies du site du Ministère de la Santé, on n’a pas cessé d’entendre, chez les cognitivistes et comportementaliste, la même liturgie, chantée de façon lassante pour impressionner et faire passer sous silence leurs détracteurs : ce rapport aurait été diligenté par deux associations : La (Fédération Nationale des Patients et ex-Patients en Psychiatrie) et sa présidente Mme Claude Finkelstein et de l’UNAFAM (Union Nationale des Amis et Familles de Malades Mentaux) et de M. Bertrand Escaig, son vice-président. Nul doute, au départ, que ces deux associations, étaient bien « demandeuses ». Mais demandeuses de quoi ? toute la question est là.
Ces deux associations souhaitaient d’abord que les pouvoirs publics les écoutent et prennent en compte la souffrance de leurs adhérents, auxquels elles-mêmes apportent de l’aide quotidiennement. Elles souhaitaient ensuite pouvoir s’orienter dans le « maquis thérapeutique », pour reprendre l’expression de M. Escaig et, concernant notamment les psychothérapies qui nous intéressent ici, elles attendaient du Ministère de la Santé qu’il leur en facilite « et la compréhension et l’accès ».
Ont-elles, ces deux associations de patients et de familles de patients, demandées un rapport à l’Inserm ? Absolument pas. Ont-elles été consultées sur le choix des experts ? Non, bien évidemment, les « spécialistes » nommant les « spécialistes ». Ont-elles pu au moins discuter, voire contesté, pourquoi pas ? La méthode d’évaluation choisie pour « répondre à leur demande » ? Pas davantage. Soyons encore plus précis. Un seul des patients que ces associations défendent et pour le bien desquelson était supposé agir, un seul de ces patients a-t-il été… ne serait-ce qu’écouté une heure par les experts ? Jamais, même pas cinq minutes.
Les responsables de l’UNAFAM et de la FNAP Psy ont relaté avoir appris les conclusions du rapport qu’ils étaient supposés avoir commandité… en lisant Le Monde, comme si, les experts de l’INSERM s’étaient emparés de leur demande pour produire leur objet scientifique malidentifié.
En un an et demi ou deux ans, qu’aurait duré l’enquête scientifique des experts, les responsables de l’UNAFAM et de la FNAP Psy disent n’avoir rencontré les experts de l’INSERM,en tout et pour tout que cinq fois deux heures, et ils ne les ont rencontré… soi-disant que pour les écouter faire le récit à sens unique des avancées de leur recherche « scientifique ». Enfin, il y a eu cinq rendez-vous, mais très rapidement, la FNAP- Psy a lâché le fil et l’UNAFAM, elle, a purement et simplement décroché, envoyant pour la représenter auprès des expertes Mme Delbecq, la représentante que l’INSERM avait détachée à mi-temps auprès de l’UNAFAM pour concourir à mieux faire comprendre ce qu’était la recherche.
Pendant cette période, la FNAP Psy et l’UNAFAM ont plutôt joué un rôle de victime, puisque qu’au final, elles ont eu ce qu’elles désiraient : les T.C.C. arrivent et de loin en tête des trois approchent évaluées. La FNAP Psy en ayant fait la panacée des thérapies des troubles anxieux.
Mais, surprise… la décision du Ministre de la Santé Publique, Monsieur Philippe Douste-Blazy, est de censurer le rapport de l'INSERM sur l'évaluation des psychothérapies. "Il ne lui a fallu que quelques mots pour faire chavirer la salle de la Mutualité. Déjà, en évoquant "la psychanalyse, née du génie de Freud"...
Aussi quand Philippe Douste-Blazy a expliqué, samedi 5 février, au Forum des psys, à la Mutualité, que "le premier devoir d'une société est de reconnaître qu'il n'existe pas une seule réponse à la souffrance psychique", laquelle n'est "ni évaluable ni mesurable", il a fait un triomphe.
Et c'est debout, l'applaudissant à tout rompre, que le millier de psychanalystes et de professionnels de la psychologie a salué le ministre de la santé quand il leur a annoncé qu'il avait "fait retirer du site du ministère" le rapport contesté de l'Inserm sur les psychothérapies (Le Monde du 6 octobre 2004) et qu'ils n'en "entendraient plus parler !"
Pierre DASSIGNY, Président de NALPA
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