Agoraphobie et Phobie
sociale NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale Association NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale Association NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale Association NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale Association NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale Association NALPA LYON Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale Association NALPA LYON et Agoraphobie et phobie sociale et
Agoraphobie et phobie sociale et personnalité évitante et attaque de panique et
dépression et nalpa Lyon et Association de patients lyon et Agoraphobie et
phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et personnalité évitante et
attaque de panique et dépression et nalpa Lyon et Association de patients lyon
et Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale
et personnalité évitante et attaque de panique et dépression nalpa Lyon et
Association de patients lyon et Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et
phobie sociale et personnalité évitante et attaque de panique et dépression nalpa
Lyon et Association de patients lyon et Agoraphobie et phobie sociale et
Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon et Association de patients lyon et
Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon
Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon
Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale nalpa Lyon
Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon
Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon
Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon
Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon
Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale nalpa Lyon
Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale nalpa Lyon
Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et personnalité
évitante et attaque de panique et dépression et nalpa Lyon
Agoraphobie et phobie sociale et phobies et nalpa
lyon Rône et Agoraphobie et phobie sociale et phobies et nalpa lyon Rône
Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et phobies et
nalpa lyon Rône Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie
sociale et phobies et nalpa lyon Rône Agoraphobie et phobie sociale et
Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon et Agoraphobie et phobie sociale
et Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon Agoraphobie et phobie sociale
et Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon et Agoraphobie et phobie
sociale et Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon et Agoraphobie et
phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon et Agoraphobie
et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon et
Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et nalpa Lyon
et Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et nalpa
Lyon et Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et
nalpa Lyon et Agoraphobie et phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale
et nalpa Lyon Forum Agoraphobie
Forum AgoraphobieForum AgoraphobieForum Agoraphobie
et phobie sociale Forum Agoraphobieet phobie sociale Forum
Agoraphobieet phobie sociale Forum phobie
sociale Forum phobie sociale
Agoraphobie et Phobie
Sociale : Reprises des activités de l'Association NALPA Lyon Rhône début
septembre. Agoraphobie et Phobie Sociale : Association NALPA Lyon Rhône
saison 2005/2006
NALPA Lyon Rhône : Unique à Lyon en
Région Rhône-Alpes et en France.
Association NALPA Lyon Rhône : Site
d'Agoraphobie et Phobie sociale et Agoraphobie et Phobie
sociale, de Phobies, Phobie scolaire, de Sophrologie, de
Psychothérapie, de Thérapies de couple, de Gestion du
Stress, de Gestion des émotions, de Dépressions, d'anxiété
sociale, de désadaptation sociale, de troubles anxieux,
Phobie scolaire, Phobie Sociale, Agoraphobie et de Santé
Mentale, timidité, trac.
Ainsi que préparer et réussir les
compétitions sportives, les études, les examens.
NALPA et Agoraphobie et phobie sociale
et Lyon Rhône :
Non A La Phobie Aujourd'hui
Lyon Rhône.
Association
Nalpa Lyon Rhône : Des compétences de proximité au
quotidien.
NALPA Lyon Rhône :
Nul n'est à l'abri de l'anxiété !
Association NALPA
Lyon Rhône : Vous souffrez de troubles anxieux, de phobie,
de phobie scolaire, de phobie sociale, d'agoraphobie, de
trac, de timidité... .Vous n'êtes plus seul NALPA est là !
Et vous accompagne dans votre cheminement, vers votre but :
Vaincre les troubles anxieux, vaincre l'angoisse, vaincre
l'anxiété, vaincre le stress, vaincre la phobie, vaincre la
phobie sociale, vaincre l'agoraphobie, vaincre la
dépression, vaincre le trac, vaincre la timidité excessive,
la timidité.
Association Nalpa Lyon Rhône : Des
compétences de proximité au quotidien.
NALPA :
Non A La Phobie Aujourd'hui Lyon
Rhône.
Nous préconisons
Nous réalisons
Nous nous engageons
NALPA :
Non A La Phobie Aujourd'hui Lyon
Rhône.
Nos atouts :
NALPA : La rigueur, L’innovation, Les compétences et
l’éthique garantie.
Association NALPA Lyon Rhône : Vos
bénéfices :
La
maîtrise de toutes les techniques des apporoches les plus traditionnelles au plus
avant-gardistes.
Agoraphobie et
phobie sociale et phobies Nalpa Lyon Rhône.
Pierre DASSIGNY :
Président,
Sophrologue, Psychothérapeute, spécialiste de l'agoraphobie, de la phobie
sociale, de la phobie scolaire, des phobies, des phobies simple, des phobie
complexe, des troubles anxieux, de la gestion du stress,
de la timidité excessive.
Agoraphobie et
phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et phobies.
Association Nalpa
Lyon Rhône : Non A La Phobie Aujourd'hui.
NALPA : Mot
sanscrit (langue
ancêtre des langues indo-européennes)
KIEP en vietnamien vi e ou génération passée...
Association
Nalpa Lyon Rhône : Non A La Phobie Aujourd'hui.
Association d'intérêt général, Loi 1901 à but non lucratif. Une association
crédible, aucune demande
de subvention, donc indépendante des pressions, financière, politiques,
amicales, du microcosme libérale d'un lobbying pseudo associatif
schizo-phrénique ... Faire vivre des projets alternatifs non modélisés et
Vivre de peu est aujourd’hui le prix à payer pour l’indépendance...
Siège Social :
11, rue Saint amour 69003 Lyon.
tèl : 04 72 61 84
52 - 06 88 48 50 72
Réunions hebdomadaires
Plans d'accès Cliquer sur la carte pour agrandir
Le mardi de 18h00 à 21h00
13, rue Antoine Fonlupt
69008 Lyon.
Le samedi de 10h00 à 13h00
11, rue Saint-Amour
69003 Lyon.
Association Nalpa Lyon Rhône
Activités proposées :
Sophrologie
individuelle.
Sophrologie
de groupe.
Psychothérapie
individuelle.
Activités proposées le mardi soir :
Thérapie de groupe :
Groupe de parole
Groupe d'entraide, de
soutien, et d'affirmation de soi.
Sophrologie.
Jeu de rôle.
Renforcement et
revalorisation.
Imitation (modeling).
Art-thérapie : atelier
d’expression orale, théâtre d’improvisation ou sur un sujet choisi.
Atelier
psycho-corporelles.
Séances de discussion sur un
thème donné.
Accompagnement individualisé
extérieur.
Accompagnement individualisé
à domicile.
Travaux pratiques, mises en
situation en milieu protégé et ouvert.
Et accueil des proches, des
familles.
La participation active (dans
la rigueur) et l’écoute étant un des points forts de l’association,
Ces
activités pourront être adaptés selon les besoins et aspirations des personnes.
Stages pour les étudiants en
licence, maîtrise, dess de psychologie.
Ces activités complémentaires ou
trandisciplinaires (Se dit d'un modèle ou d'une activité qui dépasse les usages
d'une seule discipline) possèdent un champ de validité plus large, recouvrant
plusieurs disciplines, rentre dans l'approche holisitique de la personne et de
ces trois niveaux d'intervention additionnelle : la médication, la thérapie
individuelle et la thérapie de groupe. Les thérapies de groupe sont extrêmement
utiles, elles sont le moteur vers le bien-être et permettent aux personnes de ne
plus se sentir seules face à leurs difficultés et d'être écoutées, regardées,
rassurées, sans être jugé. De nombreuses personnes apprennent d’autrui,
bénéficient du soutien offert par les membres du groupe. Les personnes se
libèrent peu à peu de leurs peurs, de leurs émotions, pensées négatives, elles
découvrent de nouvelles façons d'envisager leurs situations et retrouvent,
espoir, désir, énergie, l'impossible passe dans le contexte du possible, puis
dans celui de la certitude de la guérison. Les activités pourront être adaptées
selon les besoins et aspirations des personnes.
Il n'y a pas d'approche meilleure que les autres.
Il conviendra cependant de choisir l'approche la plus en adéquation en fonction
de la situation rencontrée.
Ceci reflète le but visé par NALPA, qui est d'analyser, de comprendre et de
mettre en oeuvre, des outils, des modes d'intervention adéquats afin de
répondre, à votre demande.
Association Nalpa Lyon
Rhône
Activités proposées le samedi matin :
Thérapie de groupe :
Groupe
d’approche psycho spirituelle, philosophie non-dualiste, psychologie
transpersonnelle, qui intègre la spiritualité ainsi que les grands courants de
pensées de la psychologie contemporaine tel que la psychanalyse, la sophrologie,
le rebirth, la respiration holotropique, l’hypnose éricksonienne, l'approche
cognitivo-comportementale- intégrative.
Cet atelier sera l'occasion d'explorer des
thèmes centraux de la connaissance de soi tels que :
Qui suis-je ? Qui est ce moi ? Qu’est-ce que le moi ? Y a-t-il seulement un
moi ?
Recherche de son identité profonde : le « deviens qui tu est ».
L’éveil.
La structure de la psyché.
Les sous-personnalitès.
Le
Soi témoin. (spiritualité et psychothérapie).
Découvrir son mythe personnel. Le mythe du héro.
Le monomythe.
Penser l’impensable et rendre possible l’impossible.
Mission, vocation (une question de vocabulaire) et estime de soi.
Le refus de la mission.
L’appel.
Le refus de l’appel.
Le lâcher prise et ses étapes.
Faire ses deuils et renoncements nécessaires.
Guérir ses blessures pour découvrir sa mission.
Période de marge et d’ombre. (Période psychologique de flottement, de
confusion).
Intégrer
son ombre.
Recherche d’identité.
La mission en action : le chemin des épreuves, des obstacles, des pièges, des
tentations.
Sacrifier nos sécurités, amis, statut social (« sacrifier » en latin « faire du
sacré »)
La peur du regard des autres, du jugement de son entourage, peur de l’abandon.
Persévérance, garder la foi, son objectif bien en vue (ex de relaxation,
visualisation).
Savoir demander de l’aide ou quand l’aide vient d’elle même (synchronicité).
Dépassement de son drame personnel, état de béatitude, de bien être extrême.
Le retour.
Le refus du retour.
De l’estime de soi au Soi.
Le processus d’individuation.
Libre devant la vie.
L’intelligence émotionnelle.
L’intelligence intuitive.
La peur mère et ses 4 sous phobies. (La peur de souffrir, (physiquement et/ou
psychiquement), est la "peur mère" de quatre sous- phobies fondamentales et donc
mère de toutes les phobies humaines).
L’expérience du Soi libère de toute souffrance en élimant son fondement.
Si la phobie est un
phénomène universel, son expression est fortement modulée par
l'environnement culturel et social. Un bon exemple de ces
influences est donné par la phobie sociale. On peut en effet se demander
comment un trouble aussi répandu et invalidant a pu rester à l'écart des
préoccupations médicales pendant si longtemps, alors qu'il existait déjà
du temps d'Hippocrate, qui en avait fait la description. La réponse
tient sans doute - en partie - à des facteurs sociologiques. Notre
société moderne_est marquée par la
fréquence des changements tout au long d'une existence, comme les
changements de domicile et donc de voisins, de travail et donc de
collègues, etc. Tous ces changements posent beaucoup de problèmes au
phobique social, qui était plus à l'aise autrefois dans une société où
l'on gardait en général les mêmes voisins et les mêmes collègues toute
sa vie. De plus, notre culture procède à des jugements sociaux rapides
et superficiels. Lors d'un entretien d'embauche, le candidat sera
davantage jugé sur ses compétences relationnelles que sur ses
compétences réelles. Or un phobique social a besoin de beaucoup de temps
pour se sentir à l'aise avec un interlocuteur. On observe un nombre très
élevé de personnes au chômage ou occupant des emplois sous-qualifiés par
rapport à leur niveau de formation chez les phobiques sociaux. Il est
donc probable que si notre société ne crée pas la phobie sociale, si
elle n'est pas la cause de ce type de troubles, du moins les
révèle-t-elle ou les amplifie-t-elle.
"Connais-toi toi même"
était écrit sur le portail du monde antique, sur celui des adhérents de
NALPA, passant du monde de la souffrance à celui du bien-être il sera
écrit "soi toi même"
NALPA propose un regard
nouveau sur la diversité et la complémentarité des différentes approches
thérapeutiques, vraie sources de richesse et, non l'enferment des
différentes écoles de psychothérapies dans le dogmatisme, de
l'autosuffisance, de l'exclusivité, et dans la croyance qu'elles
détiendraient la vérité, se rapprochant hâtivement de l'approche
scientifique tout en s'éloignant de leurs vocations humaine. Afin,
de profiter des différentes façons d'appréhender l'expérience humaine,
il serait souhaitable de réunir les pièces du puzzle, dans le but de
mettre en oeuvre un espace de rencontre qui intégrerait l'unité et la
diversité, l'objectif étant d'améliorer l'accompagnement des personnes
en souffrance.
Le nombre des
psychothérapies est aujourd'hui tellement important que les les
personnes se sentent perdues face à un choix et se retrouvent comme face
aux rayons d'un supermarché, avec une multitude de produits qui sous
diverses appellations contiennent les mêmes ingrédients.
De plus la plupart des
écoles de pensée, se présentent comme auto-engendrées, comme nées d'un
précurseur génial, alors qu'elles oublient les bases sur lesquelles
elles reposent et négligent les travaux de leurs prédécesseurs.
Pour exemple les
thérapies cognitives et comportementales sont présentées comme sous la
houlette d' A.T. Beck. Alors qu'il faut rappeller C'est au coeur du
laboratoire du célèbre physiologiste russe Ivan Pavlov (1849-1936) que
se font les premières expériences concernants ce qui deviendra d'abord
le béhaviorisme et plus tard la thérapie comportementale. Quelques
années plus tard John Watson (1878-1958) psychologue Américain, reprend
les expériences de Pavlov pour élaborer une psychologie
scientifique.D'autres chercheurs comme Mary Cover Jones, et surtout
Joseph Wolpe viendront approfondir et affiner les travaux de Watson en
inventant des méthodes de soins, et en appliquant de plus en plus leurs
expériences sur des cas de névroses cliniques.Cependant c'est Frédéric
Burrhus Skinner (1904-1990) qui deviendra probablement l'une des figures
les plus importantes du comportementalisme. Skinner modifie l'approche
de Pavlov en introduisant la notion de renforcement positif.
Malheureusement, malgré la personnalité de Skinner, le
comportementalisme a conservé sa vision "antimentaliste" comme si le
comportement était entièrement modelé par les contingences extérieures.
C'est donc grâce aux travaux d'autres chercheurs que s'est développée
l'étude des processus de la pensée, ainsi que celle du traitement de
l'information : en d'autres termes le cognitivisme. A l'heure actuelle
cognitivistes et comportementalistes travaillent ensemble et c'est
pourquoi l'on parle fréquemment de cognitivo-comportementalisme. Les
principes qui donnent naissance au cognitivisme commencent leur
apparition dès 1966 avec les travaux de Cautela.Albert Ellis, le
fondateur de la thérapie rationnelle-émotive, prend quant à lui
clairement position : il développe une approche basée sur la
restructuration cognitive.Obtenant d'intéressant résultats, A.T. Beck et
Meichenbaum emprunterons la même voie un peu plus tard. Ils
restructureront et en approfondiront les théories d'Ellis.... Il est
donc clair que A.T. Beck n'a rien inventé mais développé.
NALPA, vers une
thérapie sociale
Psychiatrie : Quand La
conversation N'est pas Bon marché !
Il faudrait en
finir avec la confusion ancestrale que la psychiatrie est la seule à
prendre en charge, les personnes souffrant de troubles anxieux, en même
temps dusoin et de la
totalité de la prise en charge sociale des personnes qui s’adressent à
elle.
Dans la perspective évolutive
actuelle des soins en santé mentale elle est bien incapable de continuer
à assumer cette double responsabilité. Il faut qu’elle se recentre sur
sa mission de soins et insiste sur le partage collégial des missions car
elle est trop souvent repliée sur ses chapellesthéoriques et ses « vérités », qui ne seraient pas partageables.
« Leadership sous 0° »
Leçons d’endurance d’Ernest
Shackleton en Antarctique
Source :
The Wharton Leadership Digest(*)
C'est une histoire légendaire: le
5 décembre 1914, Ernest Shackleton fit hisser les voiles de son navire
qui avait 27 hommes à son bord, et quitta l’île Georgie Sud (au sud-est
des Iles Falkland). Par la force des choses, cette expédition s’avérera
être la première traversée complète de l’ Antarctique. A quelques 60
miles du continent, des congères de glace piégèrent rapidement
Endurance.
Quelques 282
jours plus tard la coque se brisa, et le navire coula. Totalement isolé,
l’équipage fut contraint de survivre sur la banquise, de la viande de
phoque pour seule nourriture. Très souvent, l’équipage crût périr.
Toutefois, grâce à sa persévérance, son ingéniosité, et son
extraordinaire leadership, Shackleton les sauva tous.
En partant du
récit de cette expédition frappée par le destin, Dennis Perkins,
consultant en entreprises, a extrait dix grandes leçons de leadership.
Il démontre que les mêmes principes se retrouvent parfois dans des
expéditions en montagne, dans des unités de combat, et dans les
entreprises qui font face à des périodes d’incertitude aiguë ou à un
défi "menaçant"
Garder la
vision du but ultime, mais focaliser l’énergie sur des objectifs
intermédiaires.
Utiliser des
actions symboliques pour faire parvenir des messages ineffaçables.
Engendrer
l’optimisme.
Soutenir la
force de résister.
Unir l’équipe.
Minimiser les
différences.
Désamorcer le
conflit.
Célébrer.
Ne rien risquer
inutilement, miser le tout lorsque indispensable.
Ne jamais,
jamais, jamais abandonner.Le
capitaine s’exclama : « My name is Shackleton ». Le 30 août il sauva
l’équipage qui était
resté sur l’île de
l’Eléphant.
Six-cent trente
quatre jours s’étaient écoulés depuis le début de cette expédition.
Ouvrage de
référence:
"Leading at the
Edge:
Leadership
Lessons from the Extraordinary Saga of Shackleton's Antarctic
Expedition". Auteurs: Dennis N.T. Perkins, avec Margaret P. Holtman,
Paul R. Kessler, et Catherine McCarty. Editeur: American Management
Association, 2000.
Dramathérapie nalpa
lyon
-La
Spontanéité/ L Improvisation
Ouvrir son
imaginaire, développer sa fantaisie/ Rendre visible l'invisible/
Retrouver la simplicité, le plaisir, le sens ludique, le goût du
risque/ Les enchaînements, l'écriture gestuelle.
-Les explorations/
Les transformations-
La Dramathérapie
Les sensations, les
perceptions, les ambiances, les sens, les sons.../ Les éléments, les
matières, les objets.../ L'imaginaire animal, végétal/ L
imprévisible, la faille, l instant du dérapage, les détournements d
objets/ Variation autour d un thème.
-Le choeur/ Les
personnages/ L interprétation
La notion d'ensemble,
de composition collective/ Création de personnages à partir de
spécificités corporelles, (isolation, différents niveaux de tension
du corps...)/ Les choix d interprétation Le travail sur l expression
orale Les objectifs sont d'utiliser avec efficacité ses moyens d
expression (gestuelle, voix, langage), et de gérer son émotivité
pour mieux maîtriser le trac et les situations difficiles. Une
transmission efficace du message oral est recherchée par un
entraînement et des exercices spécifiques sur
-les attitudes
corporelles et gestuelles -la respiration et la relaxation -la voix
-le langage Une meilleure gestion des relations entre les personnes
est enrichie par un travail approfondi sur l écoute et l
improvisation (disponibilité, présence à l autre, prise de décision
rapide...)
Vers une une nouvelle vision
des troubles anxieux.
De la prison des troubles anxieux
à la délivrance.
Les adeptes des Thérapie
comportementale et cognitive vont crier au scandale... .Bien q'une nuit
une voix m'a dit "une voix qui parle dans la nuit ça n'existe pas".
Si vous lisez ces quelques lignes
aujourd’hui ici, a cet endroit, ce jour, à cette heure, ce n’est pas un
hasard, c'est même un hasard nécessaire... .
Croyiez vous au hasard, au destin,
à la destiné, au coïncidences significatives, chargées de sens, à la
synchronicité, à un je ne sais quoi qui survient d’aventure, à votre
vocation, votre mission, à un appel qui vient du plus profond de votre
être et auquel vous n’avez jamais vraiment prêter attention… .
Les troubles anxieux, les phobies
sont un symptôme et juste un symptôme d'un problème existentielle
sous-jacent.
Ce symptôme n'est pas la pour rien
et s'il cherchait simplement à nous indiquer que nous nous sommes perdu
en route et de l'immense
fossé qui nous sépare de ce que nous "pensons être" et de la réalité de
notre "être" authentique, véritable, de notre Soi. L'existence devenu
une menace permanente comme coupé de sa source de jouvence. Un peu comme
si le moi se prenait pour ce qu'il n'est pas.
D'ailleurs il se prend pour ce qu'il n'est pas.
Théorie de la projection
La
projection est un phénomène à la fois psychologique et spirituel.
Conscient de l’étendue que pourrait prendre une étude approfondie de
cette question, je m’en limiterais ici à en exposer la conception
jungienne. Marie-Louise von Franz, une célèbre disciple de Carl Jung, la
définit à la suite de son maître « comme une transfert inconscient,
c'est-à-dire non perçu et involontaire, d’éléments psychiques subjectifs
refoulés sur un objet extérieur ». Autrement dit, la projection consiste
à voir, à entendre et à sentir, par réverbération sur l’extérieur, des
émotions, des qualités, des traits que l’on a refoulés en soi. Il se
produit donc un déplacement du matériau psychique «du dedans » de soi
« vers le dehors » de soi.
La psychanalyse voit dans la
projection une défense primaire du conscient contre les débordements
possibles de l’inconscient. Elle soutient que tout ce qui est
inacceptable au conscient se retrouvera tôt ou tard en dehors de
soi-même, sur des objets, des animaux ou des personnes. Von Franz
précise que le « projecteur »- l’auteur de la projection- reste presque
toujours inconscient et de son acte de projeter sur autrui et de ses
projections. La seule chose dont il ait conscience, c’est d’être sous
l’emprise d’un sentiment intriguant dont l’objet peut être soit
fascinant, soit repoussant. Il éprouve de l’attraction si les qualités
ou les traits de caractère projetés sont considérés comme désirables
pour lui ; de la répulsion si ces qualités ou traits projetés sont
troublants ou menaçants pour lui. En conséquence, il sera porté soit à
idéaliser la personne dans le premier cas, soit à la mépriser dans le
second. Dans les deux cas, l’appréciation du « projecteur » sera
faussée, car elle sera disproportionnée par rapport au réel. Enfin, il
croira avoir affaire à une réalité extérieure à lui-même alors qu’il la
vit dans son propre inconscient.
Reprendre possession de ses
projections
La prise de conscience de ses
projections sur autrui est la voie royale pour accéder à la réalité
fuyante de son ombre. Négliger de reconnaître ses projections bloque le
développement intérieur et l’épanouissement social. On est prisonnier en
effet des éléments de son ombre que l’on projette sur autrui et, en
conséquence, on se prive de la connaissance de ses propres ressources.
Qui n’a pas maîtrisé l’art de récupérer ses projections s’enferme sur
lui-même. Les aspects de l’ombre attribués aux autres se retournent
contre soi ; ils suscitent alors des états d’angoisse et de dépression
et deviennent la source de nombreux ennuis et conflits dans les
relations humaines. Bref, chaque projection non récupérée devient une
sorte d’automutilation, d’agression dirigée contre soi-même avec sa
propre énergie psychique.
Cependant, on peut apprendre à
reconnaître et à neutraliser l’influence néfaste des projections de
l’ombre. Si on apprend à les réintégrer dans la zone conscience de son
être, elles procureront une connaissance inestimable de son côté obscur
et, du même coup, favoriseront une nouvelle harmonie entre l’ombre et le
côté conscient.
A ma connaissance, il n’existe
aucun test psychologique plus précis et efficace que l’examen de nos
projections pour connaître les qualités et les traits de caractère qui
manquent à notre développement. En effet, si nous sommes portés à
mépriser et à détester, chez autrui, certaines qualités ou traits de
caractère, c’est que nous avons un besoin urgent de les développer en
nous-même.
Par exemple si je déteste une
personne douce, tranquille et effacée, c’est sans doute qu’il me manque
de telles qualités pour contrebalancer ma personnalité trop agressive,
ma vie agitée et mon désir de paraître. Il me faudra sans doute d’abord
surmonter ma répugnance à devenir doux, tranquille et modeste,
c'est-à-dire à ressembler à une personne qui m’est antipathique. Mais
une fois le premier mouvement de répulsion maîtrisé, tout ce que je
pourrais apprendre de cette personne m’aidera à acquérir une plus grande
maturité.
Ce processus de réintégration de
l’ombre évoque un principe de
l’homéopathie selon lequel on se
soigne avec une petite dose du poison qui fut à l’origine du mal.
Deux
grands thèmes constituent cette approche. En premier lieu, l’analyse du
phénomène de la projection de l’ombre ; puis, en second lieu, la
découverte des étapes par lesquelles nous devons passer pour récupérer
les éléments de notre ombre que nous avons ainsi projetés.
NALPA :
Non A La Phobie Aujourd'hui Lyon
Rhône.
Nos atouts :
NALPA : La rigueur, L’innovation, Les compétences et
l’éthique garantie.
Association NALPA Lyon Rhône : Vos
bénéfices :
La
maîtrise de toutes les techniques des apporoches les plus traditionnelles au plus
avant-gardistes.
Agoraphobie et
phobie sociale et phobies Nalpa Lyon Rhône.
Pierre DASSIGNY :
Président,
Sophrologue, Psychothérapeute, spécialiste de l'agoraphobie, de la phobie
sociale, de la phobie scolaire, des phobies, des phobies simple, des phobie
complexe, des troubles anxieux, de la gestion du stress,
de la timidité excessive.
Pierredassigny@aol.com
Tel : 04 72 61 84 52
/ 06 88 48 50 72 Lyon
Agoraphobie et
phobie sociale et phobies Nalpa Lyon Rhône.
Derrière les douleurs profondes des
barreaux de votre mental se situe la plus belle chose qui soit : l'Amour
Afin que la thérapie retrouve toute sa
poésie...
Agoraphobie et phobie sociale et phobies Nalpa Lyon Rhône.
Agoraphobie et
phobie sociale et Agoraphobie et phobie sociale et phobies.
Association Nalpa
Lyon Rhône : Non A La Phobie Aujourd'hui.
NALPA : Mot
sanscrit (langue
ancêtre des langues indo-européennes)
KIEP en vietnamien vi e ou génération passée...
Association
Nalpa Lyon Rhône : Non A La Phobie Aujourd'hui.
Association d'intérêt général, Loi 1901 à but non lucratif. Une association
crédible, aucune demande
de subvention, donc indépendante des pressions, financière, politiques,
amicales, du microcosme libérale d'un lobbying pseudo associatif
schizo-phrénique ... Faire vivre des projets alternatifs non modélisés et
Vivre de peu est aujourd’hui le prix à payer pour l’indépendance...
Siège Social :
11, rue Saint amour 69003 Lyon.
tèl : 04 72 61 84
52 - 06 88 48 50 72
Réunions hebdomadaires
Plans d'accès Cliquer sur la carte pour agrandir
Le mardi de 18h00 à 21h00
13, rue Antoine Fonlupt
69008 Lyon.
Le samedi de 10h00 à 13h00
11, rue Saint-Amour
69003 Lyon.
Association Nalpa Lyon Rhône
Activités proposées :
Sophrologie
individuelle.
Sophrologie
de groupe.
Psychothérapie
individuelle.
Activités proposées le mardi soir :
Thérapie de groupe :
Groupe de parole
Groupe d'entraide, de
soutien, et d'affirmation de soi.
Sophrologie.
Jeu de rôle.
Renforcement et
revalorisation.
Imitation (modeling).
Art-thérapie : atelier
d’expression orale, théâtre d’improvisation ou sur un sujet choisi.
Atelier
psycho-corporelles.
Séances de discussion sur un
thème donné.
Accompagnement individualisé
extérieur.
Accompagnement individualisé
à domicile.
Travaux pratiques, mises en
situation en milieu protégé et ouvert.
Et accueil des proches, des
familles.
La participation active (dans
la rigueur) et l’écoute étant un des points forts de l’association,
Ces
activités pourront être adaptés selon les besoins et aspirations des personnes.
Stages pour les étudiants en
licence, maîtrise, dess de psychologie.
Ces activités complémentaires ou
trandisciplinaires (Se dit d'un modèle ou d'une activité qui dépasse les usages
d'une seule discipline) possèdent un champ de validité plus large, recouvrant
plusieurs disciplines, rentre dans l'approche holisitique de la personne et de
ces trois niveaux d'intervention additionnelle : la médication, la thérapie
individuelle et la thérapie de groupe. Les thérapies de groupe sont extrêmement
utiles, elles sont le moteur vers le bien-être et permettent aux personnes de ne
plus se sentir seules face à leurs difficultés et d'être écoutées, regardées,
rassurées, sans être jugé. De nombreuses personnes apprennent d’autrui,
bénéficient du soutien offert par les membres du groupe. Les personnes se
libèrent peu à peu de leurs peurs, de leurs émotions, pensées négatives, elles
découvrent de nouvelles façons d'envisager leurs situations et retrouvent,
espoir, désir, énergie, l'impossible passe dans le contexte du possible, puis
dans celui de la certitude de la guérison. Les activités pourront être adaptées
selon les besoins et aspirations des personnes.
Il n'y a pas d'approche meilleure que les autres.
Il conviendra cependant de choisir l'approche la plus en adéquation en fonction
de la situation rencontrée.
Ceci reflète le but visé par NALPA, qui est d'analyser, de comprendre et de
mettre en oeuvre, des outils, des modes d'intervention adéquats afin de
répondre, à votre demande.
Association Nalpa Lyon
Rhône
Activités proposées le samedi matin :
Thérapie de groupe :
Groupe
d’approche psycho spirituelle, philosophie non-dualiste, psychologie
transpersonnelle, qui intègre la spiritualité ainsi que les grands courants de
pensées de la psychologie contemporaine tel que la psychanalyse, la sophrologie,
le rebirth, la respiration holotropique, l’hypnose éricksonienne, l'approche
cognitivo-comportementale- intégrative.
Cet atelier sera l'occasion d'explorer des
thèmes centraux de la connaissance de soi tels que :
Qui suis-je ? Qui est ce moi ? Qu’est-ce que le moi ? Y a-t-il seulement un
moi ?
Recherche de son identité profonde : le « deviens qui tu est ».
L’éveil.
La structure de la psyché.
Les sous-personnalitès.
Le
Soi témoin. (spiritualité et psychothérapie).
Découvrir son mythe personnel. Le mythe du héro.
Le monomythe.
Penser l’impensable et rendre possible l’impossible.
Mission, vocation (une question de vocabulaire) et estime de soi.
Le refus de la mission.
L’appel.
Le refus de l’appel.
Le lâcher prise et ses étapes.
Faire ses deuils et renoncements nécessaires.
Guérir ses blessures pour découvrir sa mission.
Période de marge et d’ombre. (Période psychologique de flottement, de
confusion).
Intégrer
son ombre.
Recherche d’identité.
La mission en action : le chemin des épreuves, des obstacles, des pièges, des
tentations.
Sacrifier nos sécurités, amis, statut social (« sacrifier » en latin « faire du
sacré »)
La peur du regard des autres, du jugement de son entourage, peur de l’abandon.
Persévérance, garder la foi, son objectif bien en vue (ex de relaxation,
visualisation).
Savoir demander de l’aide ou quand l’aide vient d’elle même (synchronicité).
Dépassement de son drame personnel, état de béatitude, de bien être extrême.
Le retour.
Le refus du retour.
De l’estime de soi au Soi.
Le processus d’individuation.
Libre devant la vie.
L’intelligence émotionnelle.
L’intelligence intuitive.
La peur mère et ses 4 sous phobies. (La peur de souffrir, (physiquement et/ou
psychiquement), est la "peur mère" de quatre sous- phobies fondamentales et donc
mère de toutes les phobies humaines).
L’expérience du Soi libère de toute souffrance en élimant son fondement.
En ce qui concerne la fréquence, des troubles anxieux, quel
que soit leur mode d'expression, sont parmi les perturbations d’ordre
psychologique celles qui affectent le plus la population. Aussi, l’association
NALPA ne s'oppose pas à une vision biologique, héréditaire de ces troubles mais
l'intègre plutôt dans une approche globale en incluant le contexte
sociohistorique du développement de l'individu, trait d'union entre les troubles
de "l'âme" et ceux du corps. Toutefois, en dépit de cette incidence et parfois
même de la gravité de la pathologie, ces troubles ne sont pas pris au sérieux.
A présent, et ce qui représente un avantage plus
qu’appréciable, ces personnes peuvent être aidées par des thérapies de groupe
efficaces, même si encore trop méconnues.
Toute nouvelle approche part généralement d’un constat de
carence particulièrement évident dans le cas des troubles anxieux et des
phobies. Les troubles anxieux, sont une maladie, où l'anxiété envahit tous les
aspects du psychisme de la personne, maladie encore assez mal connue des
psychiatres et des psychologues.
Les connaissances et technologies médicales actuelles ne
permettent pas de faire face clairement aux troubles phobiques et anxieux, et de
formuler un diagnostic précis et donc de prescrire un traitement efficace aux
personnes qui en souffrent et par conséquent le verdict final souvent entendu
est presque toujours : mal être imaginaire...
D’un point de vue strictement médical, il n’y a pas de
différences entre l’angoisse et l’anxiété. La terminologie médicale ne retient
que la dernière expression : l’anxiété, éprouvée à un moment donné par nous tous
est provoquée en grande partie par les problèmes propres à la vie quotidienne.
Toutefois, la manière dont une personne fait face à l’anxiété dépend de son
caractère et de son tempérament, c’est-à-dire de sa structure psychologique
façonnée par des facteurs d’ordre familial et environnemental.
Aussi, l’anxiété nuit fortement à l’épanouissement de
l’individu dans sa vie sociale, affective, scolaire et/ou professionnelle et
ceci de façon d’autant plus insidieuse que les souffrances qu’elle provoque ne
sont pas évidentes. Comme exemple, dans le cas des personnes salariées les
manifestations sont parfois assimilées à de l’incompétence professionnelle. Les
personnes souffrant d’anxiété seront considérées comme " asociales " car elles
se replient sur elles-mêmes, ont de moins en moins de contacts avec les autres
et peu ou pas d’amis…d’où un formidable gâchis et pour beaucoup l’échec de toute
leur existence.
phobique ?
Dans les
classifications psychiatriques internationales (DSM IV et CIM 10), la phobie est
appréhendée au moyen de quatre critères : la confrontation à un objet ou
situation phobogène déclenche, dans un premier temps, une anxiété ou un malaise
constant, voire une peur incontrôlable . Une telle confrontation conduit ensuite
l'individu à mettre en oeuvre des stratégies d'évitement ou des conduites de
réassurance, comme le fait de se faire accompagner dans ses activités
quotidiennes. L'angoisse et parfois la honte générées par l'anticipation
anxieuse des situations et les évitements que le phobique s'impose finissent par
occasionner une souffrance importante et constituent parfois un véritable
handicap social. Si ces critères de diagnostic des phobies sont globalement
acceptés par les différents courants psychiatriques, la notion de handicap pose
problème. En effet, la définition de ce dernier fait intervenir une part
importante de subjectivité, tant de la part du patient que de son thérapeute. Un
même trouble sera vécu différemment selon les époques, les cultures ou
l'histoire de vie de l'individu concerné. Dans le cas de la phobie sociale, où
situer la frontière entre celle-ci et la timidité ? La différence entre ces deux
formes d'anxiété sociale est-elle « dimensionnelle » (fondée sur un critère
d'intensité) ou « catégorielle » (deux manifestations structurellement
différentes de par leurs soubassements biologiques, génétiques et
psychologiques) ? L'état actuel des recherches ne permet pas de trancher.
Phobie simple La phobie simple, ou phobie spécifique, se manifeste par la peur
irraisonnée d'une chose ou d'une situation précise. Les plus communes sont
la peur d'un animal (chien, souris, araignée, serpent), la peur des
hauteurs, la peur du sang, la peur de l'avion, la peur des microbes, la peur
de l'eau, la peur des tunnels et la peur des ascenseurs. La phobie simple
apparaît soudainement, la plupart du temps à l'adolescence ou au début de
l'âge adulte. Elle touche légèrement plus les femmes que les hommes.
De la kainatétophobie (la peur de la
nouveauté) à la phobophobie (la peur d'avoir peur) en passant par la
sidérodromophobie (la peur des voyages en train), l'Association
psychiatrique américaine recense 6 456 phobies distinctes, classées en
fonction de l'objet phobogène, l'élément qui engendre ces peurs très
intenses
Symptômes et signes Lorsqu'une personne souffre de phobie
spécifique et qu'elle est confrontée avec l'objet de sa peur, elle éprouve
un sentiment d'anxiété intense qui va parfois jusqu'à la panique. La plupart
du temps, il est facile d'éviter les situations qui peuvent provoquer une
crise de phobie.
Traitements et prévention Lorsque c'est possible, les thérapies de désensibilisation sont très
efficaces. Elles consistent à mettre graduellement une personne en contact
avec l'objet ou la situation qui provoque la peur jusqu'à ce qu'elle
réussisse à la contrôler. Les techniques de respiration et de relaxation
sont aussi très efficaces dans ce type de phobie.
Phobie complexe
Phobie sociale
La peur d'être humilié en public est la principale
manifestation de la phobie sociale. La personne qui en souffre a souvent
l'impression que tous les yeux sont fixés sur elle. Elle craint de ne pas
être à la hauteur et pense souvent qu'elle est incompétente. Elle a toujours
l'impression d'être maladroite alors que les autres ne le sont pas. La gêne
qu'entraîne la phobie empêche certains de fréquenter les restaurants,
d'utiliser les toilettes publiques, et elle limite leurs relations sociales
à leur entourage immédiat. D'autres sont même incapables de signer un chèque
à la banque devant le caissier tant leur main tremble. La phobie sociale
peut se manifester dès l'enfance et elle touche plus souvent les hommes que
les femmes.
Symptômes et signes
Les crises de panique surviennent toujours lors de
situations où la personne a peur d'être jugée ou de mal paraître. Le fait de
parler en public, par exemple, provoquera des rougissements, des
tremblements et une sensation de défaillance incontrôlables.
Traitements et prévention
La phobie sociale a des effets importants sur la
vie professionnelle et sociale d'un individu. Pour traiter ce type de
phobie, les thérapies et les techniques de relaxation sont souvent combinées
à l'usage d'antidépresseurs. Certains médicaments, les bêta-bloqueurs,
peuvent même être administrés juste avant une performance pour réduire
l'anxiété.
Phobie scolaire
La phobie scolaire est un trouble de comportement de
l'enfance et de l'adolescence. Les caractéristiques principales sont l'évitement
scolaire et la peur irrationnelle liés à un stimulus scolaire ou la peur d'être
séparé des parents. Mais nous questionner sur les limites et l'utilité d'un tel
diagnostic. Selon les DSM-III et IV, le refus de fréquentation scolaire peut
être diagnostiqué, soit comme un trouble d'angoisse de séparation ou soit
comme une phobie simple spécifique. Le terme "phobie scolaire" est requestionné,
puisque selon la définition du terme "phobie", la peur doit être liée à un objet
spécifique. Or, l'école est un ensemble de stimuli. Savoir qu'un enfant a une
phobie scolaire donne peu d'informations sur l'objet de sa peur. Dans les cas où
le refus scolaire est la difficulté première, il s'agit de discriminer ceux qui
évitent un stimulus provoquant en eux un état émotif négatif de ceux qui
désirent éviter une situation sociale.
- Pour les enfants qui cherchent à éviter un stimulus provoquant en eux un
état émotif, les auteurs suggèrent une thérapie basée sur la désensibilisation
systématique et immédiate (dans les cas aigus) ou une exposition graduelle à la
situation scolaire. Pour plusieurs de ces enfants, le sentiment d'inconfort
n'est pas relié à un stimulus particulier. Des techniques de relaxation peuvent
être enseignées et, dans les cas extrêmes, une médication anxiolytique ou
antidépressive peut être prescrite.
Dans les cas d'aversion sociale, des jeux de rôles sont
proposés pour développer les habiletés sociales et une thérapie cognitive pour
travailler les distorsions de la pensée (ex. : peur d'être ridicule, d'être
rejeté, de décevoir parents et enseignants).
Pour les enfants dont le refus scolaire est un moyen d'obtenir de
l'attention, l'intervention est faite auprès des parents, sous forme
d'entraînement à certaines habiletés, renforcement des comportements scolaires
appropriés, mise en place de règles claires, retrait de l'attention pour les
comportements inacceptables.
Dans les cas d'enfants qui refusent d'aller à l'école parce
qu'ils obtiennent des renforcements positifs tangibles, une thérapie familiale
et la mise en place de contrats. L'intervention doit viser à réduire le conflit
familial, à augmenter les incitations à la fréquentation scolaire et à diminuer
les renforcements positifs du refus scolaire.
Il est possible de rencontrer des cas mixtes, il faut alors en tenir compte
dans le plan de traitement proposé.
Phobie scolaire et échec scolaire.
Pas envie d’aller à l’école, cela peut être inquiétant, si
cela se prolonge. L'enfant, l'adolescent souffrant de phobie scolaire est
extrêmement timide( Timidité excessive, peur maladive d’affronter la foule,
impossibilité de parler en public…. Il évite toute les situations dans
lesquelles il doit affronter les autres, cette peur risque de lui faire rater
ses études. Il est plus sujet au risque de se trouver en échec scolaire. Ceux
qui souffrent de cette phobie redoublent plus souvent que les autres
une classe ou arrêté leurs études plus tôt. Cela s’explique notamment par la
peur de prendre la parole devant un groupe. Cette phobie devient ainsi très
handicapante, limitant la participation de l’élève. Dans les cas extrême, le
simple fait d’être dans une salle de classe, entouré de personnes, peut
entraîner une anxiété qui interfère avec l’écoute et l’apprentissage. Il est
normal d’avoir le trac avant de prendre la parole ou d’être intimidé face à des
inconnus. Cela se transforme en véritable problème lorsque cette peur devient
chronique, lorsqu’elle reste insurmontable. Il ne faut pas hésiter à consulter
en cas trac ou de timidité réellement excessive.
Agoraphobie
Le sujet a peur des grandes places publiques ou de la foule. L'agoraphobie se
traduit par la peur d'être bloqué dans une situation ou un endroit sans
possibilité de s'en sortir. La personne peut en venir à refuser de quitter le
milieu sécurisant du domicile, sauf si elle est accompagnée par quelqu'un en qui
elle a confiance.
Quelques caractéristiques des personnes agoraphobes:
beaucoup d'imagination
enfants rêveurs
tendance à sous-estimer leur valeur et leurs capacités
se fixent des objectifs impossibles à atteindre
sont meurtries par leurs échecs
craignent d'être critiquées ou rejetées
extrêmement consciencieuses
perfectionnistes
très sensibles à l'opinion des autres
passent la majeure partie de leur temps à satisfaire les autres, à éviter
les conflits, à rechercher l'approbation
ont terriblement peur d'être gênées, de se sentir ridicules, de faire
quelque chose qui donnera à penser qu'elles ne sont pas normales
Voici les critères du DSM IV qui décrivent
l'agoraphobie.
A. Anxiété liée au fait de se retrouver
dans des endroits ou des situations d'où il pourrait être difficile (ou
gênant) de s'échapper ou dans lesquelles on pourrait ne pas trouver de
secours en cas d'attaque de panique (voir la question fréquente: "Qu'est-ce
qu'une attaque de panique ?") ... ou bien en cas de symptômes à type de
panique. Les peurs agoraphobiques regroupent un ensemble de situations
caractéristiques incluant le fait de se retrouver seul en dehors de son
domicile; d'être dans une foule ou dans une file d'attente; sur un pont ou
dans un autobus, un train ou une voiture. N.B. Envisager le diagnostic de
phobie spécifique si l'évitement est limité à une ou seulement quelques
situations spécifiques, ou celui de phobie sociale si l'évitement est limité
aux situations sociales.
B. Les situations sont soit évitées (p.
ex., restriction des voyages ) soit subies avec une souffrance intense ou
bien avec la crainte d'avoir une Attaque de panique ou des symptômes à type
de panique ou bien nécessitent la présence d'un accompagnement.
C. L'anxiété ou l'évitement phobique
n'est pas mieux expliqué par un autre trouble mental, tel une Phobie sociale
(par ex. évitement limité aux situations sociales par peur d'être
embarrassé), une Phobie spécifique (p. ex., évitement limité à une situation
unique comme les ascenseurs), un Trouble obsessionnel-compulsif (p. ex.,
évitement de la saleté chez quelqu'un ayant une obsession de la
contamination), un État de stress post-traumatique (p. ex., évitement des
stimulus associés à un facteur de stress sévère) ou un Trouble anxiété de
séparation (évitement lié au départ du domicile ou à la séparation d'avec
les membres de la famille).
Mentionnons que l'évitement de situations
peut altérer les capacités des sujets à voyager, à travailler ou à assumer
leurs responsabilités.
Référence:
American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et
statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson,
1996, 1056p
Phobie du sens approche jungienne
"Dans la linguistique structurale moderne, les mots n'ont pas de sens intime,
car aucun d'entre eux n'échappe au destin que lui assigne l'analyse: être réduit
à une unité quasi mathématique... Faut-il s'étonner qu'il y ait une crise de
confiance, puisque nous n'osons plus nous abandonner aux mots en tant que
porteurs de sens! Le langage est frappé d'une véritable phobie du sens."
James Hillman,
James Hillman est un psychanalyste jungien
Deux psychanalystes, un Suisse: Carl Gustav JUNG et un
Américain: James HILLMAN ont tenté de s'éloigner des libres associations
autistiques sur le divan pour expérimenter l'insurmontable difficulté de mettre
son âme dans des mots.
Les thérapies modernes se basent sur le postulat que l'action guérit mieux que
les mots et misent sur des techniques qui se substituent à la parole plutôt que
de la compléter. Cela a pour effet de réprimer la plus humaine de nos facultés:
l'aptitude à raconter les histoires de nos âmes.
Ces thérapies peuvent guérir en nous l'enfant qui n'a pas appris à parler ou
l'animal qui en est incapable. Mais seuls les efforts soutenus pour accéder à la
parole inspirée peuvent guérir notre langage du verbiage et le ramener à sa
fonction primordiale:
La communication de l'âme.
Dans la linguistique structurale moderne, les mots n'ont pas de sens intime, car
aucun d'eux n'échappe au destin que lui assigne l'analyse: être réduit à une
unité quasi-mathématique. L'idée qu'on peut constituer tout langage à partir
d'un nombre déterminé d'éléments irréductibles est une technique de dissection
de l'esprit analytique appliquée au logos lui-même:
un suicide du mot.
Il n'y a donc pas de quoi s'étonner que règne une crise de confiance à l'égard
du mot puisque nous n'osons plus nous abandonner aux mots en tant que porteurs
de sens! Nous vivons dans un monde de slogans, de jargons et de communiqués de
presse rappelant le novlangue de 1984.
Au fur et à mesure que l'art et les disciplines universitaires descendent dans
la spirale de l'obsession du langage et de la communication, le langage est
frappé d'une véritable phobie du sens. Même la psychothérapie qui, à l'origine,
était une cure verbale - la redécouverte de la tradition orale du récit de sa
propre vie - troque le langage pour le toucher, le cri et le geste. Nous n'osons
plus être éloquents.
Pour être intenses, il nous faut être brusques ou primitifs: ainsi le veut une
psychothérapie qui nous confine à une nouvelle barbarie.
Notre phobie du sens nous a fait oublier que les mots aussi s'enflamment et
deviennent chair quand nous parlons.
Les mots disposent d'une puissance qui exercent un pouvoir invisible sur nous.
Ils ont leurs propres effets protecteurs, blasphématoires, créateurs,
destructeurs. Par là ils suscitent dans nos âmes une résonance universelle,
transcendant les définitions et les contextes convenus.
Ni les techniques de communication, ni le silence spirituel contemporain, ni les
gestes et les signes physiques ne peuvent équivaloir à l'ensemble de ces
caractéristiques.
Plus nous refusons de parler à cause de la phobie du sens, qui réduit l'âme à
l'isolement dans le secret, privé et personnel, moins ce que nous disons conduit
à la confiance en ce que nous sommes.
Moins nous faisons confiance au langage en thérapie, ou moins nous faisons
confiance aux vertus thérapeutiques du langage, plus nous risquons de nous
dissoudre dans le fantasme du sous-humain et plus se rapproche le moment où le
"barbare intérieur" envahit cette communication tombée en ruines à laquelle on
reconnaît la culture qui a refusé de faire de l'éloquence le miroir de son âme.
Situation phobogène
Le terme " situation phobogène " est un terme qui désigne la situation dans
laquelle on se trouve lorsqu'on est dans un endroit ou en présence d'un objet,
d'un animal ou d'un insecte, qui génère un sentiment de terreur et d'effroi
accompagné de sensations physiques pénibles. La simple évocation d'une situation
phobogène déclenche habituellement une anxiété anticipatoire.
Phobies atypiques
Les phobies d'impulsion
C'est la crainte de réaliser de façon irrésistible un acte qui soit
absurde, immorale ou agressif en présence d'objet ou de situation pouvant être
utilisées de façon agressive envers soi ou les autres. Ces troubles n'existent
qu'en présence de l'objet. L'acte redouté n'est en principe jamais commis
(compulsion: acte redouté qui est accompli). Il arrive parfois qu'elles
s'étendent et surviennent en dehors de l'objet ou de la situation et qu'elles
deviennent permanente: on parlera d'obsession impulsive. On a souvent des
troubles dépressifs associés.
Nosophobie.
C'est la phobie des maladies. C'est fréquent et banal à la base. Ca
s'intègre dans le cadre du sujet anxieux, dans le cadre de la névrose
obsessionnelle. Il y a une crainte de contamination par les microbes ce qui va
entraîner un rituel (lavage des mains). Dans les syndromes dépressifs
mélancoliques, dans l'hypocondrie névrotique ou délirante.
Nysmorphophobie.
Ce sont des idées fixes et obsédantes qui portent sur l'aspect du corps. Le
sujet a une certitude de difformité généralisée ou plus souvent localisée
(principalement le nez, le visage, les seins (chez les femmes)). Elles sont
prévalantes à l'adolescence où on ne la considère pas toujours comme
pathologique. Quand elle entraîne des troubles dépressogènes, on la considère
comme pathologique. Chez l'adulte il y a souvent une dépression associée.
Peur
La peur : c'est une réaction normale, universelle, qui existe
chez tous les êtres vivants face à une menace ou un danger réel. Il s'agit donc
d'une émotion primaire instinctive qui se déclenche en réponse à un danger ou à
une menace réelle. La peur sert à se protéger et à augmenter ses chances de
survie dans toutes les espèces. La réaction de peur existe face à un danger,
soit par la fuite, soit par l'immobilisation, soit par le combat.
Parfois la menace peut être le produit de l'imagination d'une
personne.
Il existe trois aspects de la peur : la peur physique, le
cœur s'accélère.., la peur psychologique, on se concentre sur un danger
supposé…, la peur comportementale, elle fait réagir en fonction de ses
intérêts…. .
Trac
Avoir le trac n’est pas une maladie. Au contraire, rien de plus normal que de
ressentir cette peur intense, mais passagère, avant une épreuve importante.
L’essentiel est de parvenir à le contrôler, pour qu’il aide à donner le meilleur
de soi-même.
Timidité pathologique
La timidité pathologique : Elle exprime la tendance aux comportements de crainte
dans des situations sociales et explique certains comportements d'inhibition ou
des attitudes timorées
Stress
"Le
stress est une réponse non spécifique que donne le corps à toute demande qui
lui est faite" Hans Selye.
Il
est possible de définir le concept de stress comme l'ensemble des stimuli que nous recevons en
permanence. Ces stimuli peuvent être agréables (plaisir) stress positif ou désagréables
(contrainte) stress négatif. Tant que notre organisme a la capacité de s'adapter, nous ne
ressentons pas les effets nocifs du stress. D'où le concept nommé le Syndrome
Général d'Adaptation : STRESS, nommé en 1956 par le Canadien, Hans Selye.
Stress Post-Traumatique
Qu'est-ce que le Trouble de Stress Post-Traumatique?
Critères diagnostiques du TSPT:
Le TSPT découle selon le DSM-IV (American Psychiatric Association, 1994) de
l'exposition à un événement traumatique qui provoque chez l'individu de la peur,
de la détresse ou de l'horreur. Ce trouble se manifeste par une réexpérience
persistante de l'événement traumatique, des comportements d'évitement des
stimuli associés au traumatisme, un émoussement de la réactivité générale et un
état d'hyperactivité neurovégétative.
A) La personne a été exposée à un événement traumatique au cours duquel les
deux critères suivants étaient présents:
1. la personne a été exposée, témoin ou confrontée à un ou des événements
qui ont impliqués la mort ou menace de mort, ou de blessures graves ou une
menace à son intégrité physique ou à celle d'autrui;
2. la réaction de la personne impliquait une peur intense, de la détresse ou
de l'horreur.
B) L'événement traumatique est revécu de façon persistante, d'une ou
plusieurs des façons suivantes:
1. souvenirs répétitifs et envahissants de l'événement incluant des images,
pensées, perceptions;
2. rêves répétitifs et pénibles de l'événement;
3. impression ou agissement soudain comme si l'événement traumatique se
reproduisait;
4. intense détresse psychologique lors de l'exposition à des stimuli
internes ou externes ressemblant à un aspect du traumatisme ou symbolisant
celui-ci;
5. réactivité physiologique lors de l'exposition à des stimuli internes ou
externes ressemblant à un aspect du traumatisme ou le symbolisant.
C) Évitement persistant des stimuli associés au traumatisme et émoussement
de la réactivité générale (non présent avant le trauma) qui s'expriment par
trois ou plus des symptômes suivants:
1. efforts pour éviter les pensées, sentiments ou conversations associés au
traumatisme;
2. efforts pour éviter les activités, endroits ou gens qui éveillent des
souvenirs du traumatisme;
3. incapacité de se rappeler d'un aspect important du traumatisme;
4. réduction nette de l'intérêt ou de la participation pour des activités de
valeur significative;
5. sentiment de détachement ou de devenir étranger par rapport aux autres;
6. restriction des affects (ex.: Incapacité de ressentir des sentiments
amoureux);
7. sentiment que l'avenir est 'bouché', que sa vie ne pourra plus se
dérouler normalement.
D) La personne présente deux ou plusieurs symptômes persistants traduisant
une hyperactivité neurovégétative (ne préexistant pas au traumatisme):
1. difficultés à s'endormir ou sommeil interrompu;
2. irritabilité ou accès de colère;
3. difficultés de concentration;
4. hypervigilance;
5. réaction de sursaut exagérée.
E) Les symptômes B, C et D sont présents durant au moins 1 mois.
F) Le problème entraîne une détresse
cliniquement significative ou un dysfonctionnement au niveau social,
professionnel ou dans un autre domaine de
fonctionnement important.
Trouble obsessionnel-compulsif
Les personnes obsessionnelles-compulsives sont sans cesse envahies par des
idées ou des pensées qui causent un grand sentiment d'anxiété. Les sujets
d'obsession les plus communs sont la peur d'être contaminé par des germes, le
doute, l'ordre, la perfection et la peur d'avoir des comportements violents. Une
personne peut être obsessive, compulsive, ou obsessive-compulsive. À la longue,
les obsessions et les compulsions peuvent devenir tellement envahissantes que la
personne qui en souffre n'a plus de temps à consacrer à autre chose. Le trouble
apparaît généralement pendant l'adolescence jusqu'à la mi-trentaine et touche
autant les hommes que les femmes.
Symptômes et signes Pour calmer leur angoisse, elles adoptent des comportements répétitifs comme
se laver les mains chaque fois qu'elles ont touché quelque chose, vérifier sans
cesse la moindre de leurs actions, ranger inlassablement les objets de façon
symétrique ou garder le moindre bout de papier de peur de jeter quelque chose
d'important. C'est ce qu'on appelle les compulsions.
Trouble d'anxiété généralisée ou TAG
Si vous souffrez d'un trouble d'anxiété généralisée ou du TAG,
vous éprouvez une inquiétude chronique, excessive et irrépressible, vous avez
les nerfs à fleur de peau, vous vous fatiguez vite, vous vous sentez d'humeur
irritable, vous ressentez de la tension musculaire et vous ne dormez pas bien.
Le TAG est un des troubles d'anxiété le plus commun. Les études montrent
qu'au moins une personne sur vingt souffre du TAG à un moment donné de sa vie.
Le trouble peut être bénin ou il peut être à l'origine de chômage et de
problèmes familiaux et sociaux graves. Le TAG peut engendrer aussi la peur de
rencontrer des gens (phobie sociale), des crises de panique graves (trouble
panique) ainsi que la dépression. Les personnes souffrant du TAG qui ne se font
pas soigner sont beaucoup plus susceptibles d'être atteintes de problèmes
médicaux comme la cardiopathie, le diabète et le cancer.
THADA
Le THADA est caractérisé au cours du développement par des
niveaux inopportuns d'inattention, d'impulsivité et/ou d'hyperactivité. Souvent
les personnes atteintes du THADA éprouvent de la difficulté à suivre des
instructions et à s'organiser, elle interrompent les autres, elles agissent sans
réfléchir, elles parlent excessivement ou elles ne se peuvent pas rester
tranquilles ou s'agitent. Certaines personnes éprouvent des problèmes sur le
plan des trois types de symptômes, tandis que d'autres sont surtout aux prises
avec un problème d'inattention ou d'impulsivité ou d'hyperactivité.
Le THADA commence habituellement à se manifester au cours de
l'enfance et chez certaines personnes, des symptômes du THADA continuent de se
manifester à l'âge adulte. Le THADA atteint de 3 à 5 % des enfants à l'école
élémentaire et le trouble se manifeste plus souvent chez l'homme que la femme.
En plus des problèmes liés à l'inattention, l'impulsivité et
l'hyperarctivité, les personnes souffrant du THADA éprouvent souvent des
problèmes scolaires ou de travail et des difficultés dans leurs interactions
sociales. Le THADA s'accompagne aussi souvent de problèmes comme les
comportements perturbateurs (y compris les troubles de conduite), les
difficultés d'apprentissage scolaire, la dépression ou l'anxiété.
Anxiété normale
L'anxiété est une émotion de réponse au danger connu et actuel. Elle est
même nécessaire pour stimuler et motiver un individu à faire le nécessaire dans
certaines situations. Ex : Anxieux face à un examen - vous étudiez davantage.
Anxiété généralisée
Le trouble d'anxiété généralisée est défini comme étant l'anxiété et
l'inquiétude excessives concernant plusieurs situations ou événements. Ce
trouble se caractérise par la présence constante d'inquiétudes difficilement
contrôlables. Lors d'une situation donné, le sujet entretient
psychologiquement plusieurs scénarios négatifs et devient hypervigilant et très vulnérable aux
stresseurs environnementaux. Au niveau diagnostic, l'anxiété généralisée est
caractérisée par au moins 6 mois d'inquiétude persistante et excessive et
plusieurs symptômes physiques.
l’anxiété chez les étudiants
Réunion d’information du 22.11.2000 18 h00 université de la DOUA Lyon 2 (amphi 2)
BUT : Thème de la conférence : l’anxiété chez les étudiants.
Intervenant : Pierre DASSIGNY (sophrologue et psychothérapeute).
Public concerné par la conférence : les étudiants présentant des états d’anxiété, s’accompagnant le plus souvent de troubles anxieux dont : le trac occasionnel, la timidité, le stress, la peur, l’anxiété sociale, l’anxiété généralisée, la phobie simple, la phobie sociale, l’agoraphobie, l’agoraphobie accompagnée de crise de panique, les troubles obsessionnels et compulsifs, les troubles anxieux post-traumatiques provoqué par un événement stressant, la dépression.
Stratégie prévue : groupe d’entraide de soutien et d’affirmation de soi.
Le but de cette réunion d’information se veut de répondre à l'attente de nombreux étudiants sur la région de Lyon et comme beaucoup de demandes existaient, j’ai décidé de consacrer mon temps et mon énergie à cette tâche qui consiste à tendre la main aux étudiants en détresse présentant des troubles anxieux et en leur prouvant que l'on peut s’en sortir.
Afin de prouver l'intérêt d’un groupe de soutien. J’ai rencontré de nombreuses personnes sur la région de Lyon. Et j’ai également reçu de nombreux appels et autant de lettres.
Enfin, il m’a semblé plus que nécessaire qu’une reconnaissance existe pour tous les étudiants qui souffrent d’anxiété et de phobies. La force d'une telle démarche est de réunir un grand nombre d'entre vous qui souffrent trop souvent en silence : que ce groupe d’entraide de soutien et d’affirmation de soi, soit votre voix et qu'elle puisse vous la donner à votre tour sans peur ni honte.
Soutenir, aider, écouter, conseiller, accompagner, partager sont des valeurs essentielles à toute vie sociale.
J’espère donc donner ce sens à ma démarche.
L’objectif ainsi que la démarche générale de cette réunion d’information est de permettre aux personnes présentant, des troubles anxieux et pouvant s’accompagner de troubles phobiques.
Est d’accéder à la mise en œuvre d’un groupe d’entraide, soutien et d’affirmation de soi, afin de bénéficier d’un espace de discussion et d'échange entre étudiants vivant des problèmes similaires.
Les participants y entreprennent une démarche où ils trouvent un soutien psychologique, un lieu d'expression, un entourage réconfortant, conseils, information. et l'assurance d’une écoute de qualité. Ce groupe d’entraide et de soutien et d’affirmation de soi donne aussi à chacun l'occasion d’échanger des idées, des expériences, de lier des contacts, des amitiés, Le groupe est une dynamique, un point de départ pour briser et rompre l'isolement dans lequel vous pouvez vous retrouver lorsque vous souffrez d’anxiété. Nombreux sont les étudiants anxieux et phobiques qui se retrouvent en incapacité de poursuivre leurs études par manque d'adaptation à de nouvelles situations.
Un des autres objectifs primordial est de sensibiliser votre environnement familial aux répercussions que les troubles anxieux génèrent dans votre vie quotidienne. En effet, votre entourage peut jouer un rôle déterminant en vous accompagnant dans votre parcours.
Les troubles liés à l’anxiété.
La meilleure façon d’introduire les troubles anxieux est en premier lieux d’aborder le terme d’anxiété. Les idées sont rarement claires sur les différences entre angoisse et anxiété. En réalité il s’agit d’un même phénomène dont l’expression revêt des formes psychiques et physiques qui interagissent. La distinction entre anxiété et angoisse n’a donc pas lieu d’être retenue d’un point de vue médical, puisque c’est le terme anxiété qui a été choisi par les médecins.
L’anxiété, que nous éprouvons tous, est provoquée en grande partie par les problèmes de la vie quotidienne. La manière dont une personne fait face à l’anxiété dépend de son caractère et de son tempérament, c’est à dire de sa structure psychologique, façonnée par des facteurs à la fois génétiques et environnementaux. Face à l’imprévu, à l’inattendu, aux désagréments et même au malheur qui risquent de tomber sur chacun de nous à tout instant, certains restent impassibles. D’autres se désespèrent, alors que d’autre encore pleurent en silence et somatisent leur anxiété par toute une série de symptômes : tremblements, frissons, bouffées de chaleur, sudation, crampes à l’estomac, migraines, diarrhées, constipation, palpitations, tachycardie, spasmes musculaires et insomnies.
Outre qu’ils indiquent, un manque de confiance en soi et une faible estime de soi, pourtant l’une des dimensions les plus importantes de la personnalité. Les multiples signaux de stress révèlent un caractère fragile, qu’il faut fortifier puisque ces traits de caractère constituent le principal carburant de l’anxiété.
Il peut nous arriver, à tous, de nous sentir anxieux dans des circonstances précises. Mais si ce type de sensation a tendance à se répéter, jusqu’à se transformer en état stable, on risque alors d’avoir à affronter un problème plus grave, par exemple, une anxiété anticipatoire, une anxiété sociale, une anxiété chronique, une phobie, une dépression et le suicide.
Les conséquences de l’anxiété nuisent donc fortement à l'épanouissement d'une vie sociale, affective, scolaire et professionnelle. Les individus se replient sur eux, ont de moins en moins de contacts avec les autres, peu ou pas d'amis... d'où un
gâchis relationnel formidable et, pour beaucoup, un ratage de leur existence.
Chez les sujets anxieux il est fréquent, que puisse s’installer une conduite addictive, sous forme de prise soit d’alcool, de drogues, soit de médicaments, afin de faire face à l’angoisse. Dans les deux cas, c’est l’effet tranquillisant de l’alcool ou du médicaments qui est recherché. Le sujet retrouve ainsi pendants temps une certaine assurance. Mais au prix de complications en chaîne : un risque de dépendance à l’alcool aux drogues, ou aux anxiolytiques et un danger d’accoutumance qui peut le pousser à augmenter les doses pour maintenir le même bénéfice. Il arrive ainsi d’hospitaliser pour sevrage d’alcool, de drogues ou de tranquillisants des sujets anxieux .
Quelques exemples liés à l’anxiété.
Le trac occasionnel est une sensation d’anxiété intense mais passagère, limité à une situation et un moment donné. Anxiété anticipatoire, ce type de gène peut déboucher sur de nombreuses complications : celles qui ont trait à la vie sentimentales sont assez évidentes, mais l’incapacité d’adopter une attitude suffisamment dynamique auprès d’amis et de connaissances est également de nature à contrarier une bonne insertion sociale.
La timidité caractérise les personnes craintives, pleines d’appréhension, manquant d’assurance, de hardiesse, discrète dans les relations sociales avec une peur de tout ce qui est nouveau, imprévisible, ou soudain.
Une phobie est une crainte angoissante spécifique :
déclenchée par un objet ou par une situation n’ayant pas en eux-mêmes un caractère dangereux.
Disparaissant en dehors de l’objet ou de la situation, ce qui entraîne des conduites d’évitements caractéristiques
Au-delà du contrôle volontaire bien que la personne soit consciente du caractère de sa crainte.
Les phobies simples (ou phobies spécifiques) représentent les peurs, plus ou moins fondées, d’objets ou de situations. Ainsi, sous l’effet d’un stimulus, d’un déclencheur spécifique, la personne va présenter des réactions anxieuses, identiques à celles rencontrées au cours des attaques de panique. Il s’agit certainement de la pathologie anxieuse la plus fréquente puisqu’elle touche 10% de la population occidentale. Le plus souvent les personnes phobiques ne demandent de l’aide que lorsque leurs phobies ont entraîné des troubles dépressifs ou lorsqu’elles sont devenues très gênantes. Il est également fréquent que les phobies ne soient pas limitées à un seul objet. Les personnes phobiques présentent souvent des réactions de panique face à plusieurs situations bien délimitées. Si bien qu’elles organisent leur vie autour de l’évitement de ces situations.
La phobie Sociale se manifeste essentiellement par une peur irrationnelle et persistante de se retrouver dans une situation où l’on serait exposé au jugement d’autrui et où l’on craint de se comporter d’une manière embarrassante ou humiliante. La phobie sociale se manifeste de la manière suivante : peur de parler face à une assemblée, peur de répondre à des questions en public, peur d’utiliser les toilettes publiques, peur de devoir manger en public, peur de devoir écrire ou de lire en public.
Pour autre exemple l’agoraphobie est une des phobies les plus handicapantes.
Phobie liée à l’espace, l’agoraphobie (peur des espaces découverts et des lieux publics) s’associe à la peur de sortir (angoisse de la rue) et fréquemment aussi à la peur des espaces clos (claustrophobie) ou à d’autres phobies spécifiques. Lorsqu’elle est exposée à la situation phobogène (rue, magasins, foule) la personne éprouve un malaise intense, une sensation de vertige et d’oppression, la peur de perdre son contrôle, de s’évanouir. Sa panique anxieuse cède en quelques minutes lorsqu’elle à quitté le lieu angoissant.
La crainte phobie peut-être conjurée par :
Des conduites d’évitements ; certaines personnes renoncent à sortir ou à fréquenter les lieux phobogènes (rue passante, métro)
Des aménagements consistant à utiliser toujours le même trajet où des " abri " possibles ont été soigneusement repérés, à ne plus sortir que dans un territoire familier (son pâté de maison, son quartier), à ne se déplacer qu’en voiture
Des stratagèmes rassurants : se faire accompagner par un proche, tenir un chien en laisse, s’appuyer sur une canne. Certains phobiques recourent à l’alcool avant d’affronter la situation d’angoisse.
L’agoraphobe a souvent une personnalité timide, passive dépendante d’un milieu hyperprotecteur. Parfois prévalent des traits exactement opposés : personnalité dynamique, combattive (comportement de défi), hyperoccupée (fuite en avant).
On note fréquemment des signes névrotiques dans l’enfance, une tendance à l’introversion, des troubles sexuels à type d’inhibition préexistant aux symptômes phobiques
Groupe d’entraide et de soutien et d’affirmation de soi.
Les différentes écoles de psychothérapie ont des critères différents pour établir l’efficacité d’un groupe d’entraide et de soutien :
Pour un psychanalyste freudien, le traitement est efficace s’il amène son patient à surmonter son complexe d’œdipe, un analyste jungien percevra l’efficacité de sa thérapie d’après l’accès au processus d’individuation, alors que pour un comportementaliste, le succès thérapeutique sera représenté par " l’extinction des symptômes comportementaux ", pour un thérapeute familial le succès réside dans la réorganisation du système familial, pour un psychothérapeute cognitiviste, l’efficacité est représentée par la résolution du problème présenté par le patient et par la réalisation des objectifs établis au début du traitement thérapeutique et pour le sophrologue le succès thérapeutique sera de permettre à la personne de neutraliser la gêne que la phobie entraîne.
Mais à l’heure actuelle il existe un accord, un consensus, pour définir ce type d’intervention le (groupe d’entraide et de soutien) comme efficace lorsqu’il se compose des éléments suivants.
L’efficacité d’un groupe d’entraide et de soutien se compose des éléments suivants :
L’amélioration du symptôme.
L’augmentation de la capacité de travail.
Une meilleure adaptation sexuelle.
Une progression dans les relations interpersonnelles.
Une meilleure capacité à se confronter au difficultés psychologiques courantes.
Une amélioration de la capacité à réagir au stress de la vie de tous les jours.
A partir de ce groupe d’entraide de soutien et d’affirmation de soi, le thérapeute se préoccupe de la manière appropriée de surmonter un problème spécifique vécu par les personnes dans un espace-temps et un contexte défini de leur vie.
En principe, la fréquence, des séances est hebdomadaire et leur durée est de 2h000. Chaque groupe d’entraide et de soutien débute par un tour de table. Les étudiants expriment, s'ils le désirent et quand ils le désirent, pourquoi et comment ils ont intégrés le groupe.
Discussions ,débat autour d’un thème, échange d’idées, d’expériences, mise en pratique de stratégies thérapeutique, discussions post thérapeutique.
Stratégies thérapeutique.
Questionnaires d’évaluation.
Relaxation, sophrologie :
Le sujet anxieux est généralement très tendu, vigilant attentif, inspecter son environnement afin de face potentiellement à la source de son angoisse. Il paraît donc légitime de proposer dans un premier temps une méthode qui permet déjà de diminuer globalement le niveau de tension anxieuse. Sur le plan théorique, il existe une relation entre la relaxation musculaire et l’obtention de réactions émotionnelles opposées à l’anxiété.
Auto-observation : On demande aux personnes de noter sur des fiches les comportements d’évitement, les pensées anxiogènes, les situations qui déclenchent des réactions d’anxiétés. Cette technique amène souvent une modification positive de la fréquence du comportement anxieux, surtout au niveau d’une diminution des comportements d’évitement.
Jeux de rôles : des jeux de rôles sont proposés aux personnes afin d’observer ses propres ses propres signes comportementaux, ses manifestations physiques d’anxiété. Les symptômes comportementaux sont essentiellement des conduites d’évitement ou de fuite ou, au contraire un combat disproportionné. L’anxiété se manifeste se manifeste par une limitation des activités, des comportements de vérification, des demandes de réassurance ou par de l’agressivité.
Travail sur l’estime de soi et de ces trois composantes :
L’amour de soi : se respecter quoi qu’il adviennent, écouter ses besoins et ses aspirations.
Une vision positive de soi : croire en ces capacités, se projeter dans l’avenir.
La confiance en soi : agir sans crainte excessive de l’échec et du jugement d’autrui
THERAPIES
Systéméta3
L'approche systémique se distingue des autres
approches par sa façon de comprendre les relations humaines. En effet, la
personne n'est pas le seul élément analysé dans la démarche. Le thrapeute
accorde aussi une importance aux différents systèmes dont elle fait partie
(familial, professionnel, social, etc.). Cette personne est influencée à la fois
par ses intentions, celles des autres, et celles des possibilités du milieu
et/ou du système. L'idée principale est que l'histoire de la famille agit sur
l'individu. Cet individu transporte avec lui des valeurs, des émotions et des
comportements véhiculés par la famille et ceci depuis plusieurs générations. En
fait, si une partie du système ne fonctionne pas bien ou éprouve des
difficultés, cela risque d'affecter tout le système.
Quand deux personnes s'unissent, ce sont leurs histoires personnelles qui
s'unissent afin d'écrire une nouvelle histoire qui tient compte des deux
premières. Quand une séparation a lieu, elle met en route des mécanismes qui,
eux aussi, proviennent de l'histoire antérieure. Quand s'ajoute de nouveaux
membres, par des naissances ou des unions, l'équilibre est modifié et les
personnes doivent se réajuster. Il en est ainsi lors des séparations, décès,
divorces et départ naturels de la maison. Même au travail, l'arrivée d'un
nouveau membre modifiera les relations existantes et, souvent, ce dernier devra
faire des efforts pour se faire une place.
Exemples :
Un enfant à qui les parents n'ont pas donné assez d'affection dans sa jeunesse,
pourrait avoir une tendance à ne pas se sentir attirant. Il pourrait aussi avoir
l'impression de devoir faire quelque chose pour mériter cette affection, tout en
étant certain qu'il ne pourra jamais en faire assez pour l'obtenir.
Une dame, cadre supérieur dans une entreprise, très efficace dans son milieu, se
dit stressée au travail, au point de " se téléporter " ailleurs durant les
réunions. Elle se sent constamment sollicitée par ses collègues, tant masculins
que féminins, pour régler les problèmes. Quand son patron la critique, elle a
l'impression de ne pas être considérée et se sent constamment obligé de donner
une performance qui, à la longue, l'use. Elle a toujours le sentiment de ne pas
en faire assez et elle s'épuise. En entreprenant une thérapie il a été possible
de mettre en évidence le fait que, son père étant absent, la figure dominante à
la maison était sa mère. Celle-ci était constamment insatisfaite de tout ce
qu'elle entreprenait et de tout ce que son père entreprenait. En réalité, elle a
fini par couper les ponts avec sa famille. En thérapie cette femme a pu
découvrir, à partir de ses souvenirs, jusqu'à quel point elle contribuait de la
même façon que son père au bien-être de ses employés. Lentement, elle a été
capable de trouver une façon de co-exister avec son patron, sans avoir
l'impression que la situation dégénérerait en affrontement dans lequel elle
serait inévitablement inférieure. Actuellement, elle fait son travail avec
plaisir. Elle se sent compétente, accepte de l'être et elle fait de son mieux.
Sa relation avec son patron n'est pas beaucoup meilleure, mais elle se sent
moins vulnérable à sa critique et cela a pour effet de réduire de beaucoup son
stress.
PSYCHOPATHOLOGIES
Définition
Lorsque l'intensité du vécu
émotionnel négatif dépasse les capacités de
résilience de la personne, surviendrait un état de "rupture", qui marquerait
l'entrée dans un état de type "psychopathologique".
La psychopathologie serait caractérisé par une altération de la relation du
sujet au monde, et se traduirait, selon les cas, par une réaction émotionnelle
paroxystique, une attitude comportementale générale inadaptée et involontaire,
ou des
comportements volontairement inadaptés.
L'état de rupture pourrait être provoqué par une seule expérience
traumatique ou par la répétition successive de nombreuses expériences
(généralement) négatives.
La rupture pourrait être brutale (dynamique
aiguë) ou insensiblement progressive (dynamique chronique, par répétition des
situations traumatiques : dynamique cyclique négative).
La rupture pourrait provenir de la sommation de plusieurs facteurs :
- Un ou plusieurs facteurs accidentels divers (deuil, chômage, …).
- Une circonstance (même si isolément elle peut sembler
insignifiante) modifiant la
signification
cognitive, en plus négatif, d'un ou de
plusieurs facteurs précédants.
Remarques
Une expérience fortement positive pourrait être également un facteur
traumatique, par contraste avec le vécu quotidien.
Il existerait des périodes sensibles (à déterminer et à
caractériser) durant l'enfance (et éventuellement durant la vieillesse).
Il semblerait que le plus souvent les
processus
cognitifs ne soient pas directement
responsables d'une
souffrance psychique ou d'une psychopathologie,
mais ils auraient un rôle modulateur dans l'intensité de l'émotion
perçue par le sujet.
Le facteur émotionnel (affectif) semblerait central. Le facteur
cognitif semblerait plutôt modulateur.
L'état de "souffrance psychique" correspondrait à l'envahissement du
champ de la conscience du sujet par une émotion négative dont la pénibilité
provoque une altération partielle de la relation au monde. La psychopathologie
correspondrait l'envahissement du champ de la conscience par une émotion
négative dont l'intensité serait telle que le sujet n'est plus capable de faire
face aux sollicitations du monde extérieur, social ou écologique.
La souffrance psychique, voire la psychopathologie, aurait comme
origine :
- Des pathologies ou des traumatismes des structures limbiques ou
néocorticales.
- Un effet des processus
cognitifs, qui pourraient être responsables de
la souffrance psychique, soit directement, soit indirectement en ayant un rôle
modulateur dans l'intensité de l'émotion perçue par le sujet.
L'état psychique quotidien serait caractérisé par la coexistence de
plusieurs dynamiques émotionnelles, positives, neutres ou négatives, qui se
cumuleraient ou se neutraliseraient, et qui pourraient, au cours du temps,
provoquer la souffrance psychique ou la psychopathologie.
Cette étiologie des altérations psychiques semblerait être majeure
et concernerait l'ensemble de la population, quotidiennement, avec des degrés
variables de souffrance et d'invalidité, et elle constitueraient la majorité des
cas des problèmes affectifs et relationnels, et la majorité des cas de
consultations psychiatriques.
Il existerait trois grandes classes de problèmes
psychiques susceptibles d'évoluer vers des
états de type "psychopathologique" :
- Les états de "distorsion
cognitive", inducteurs de comportements
volontaires inappropriés (dyspraxies), et
résultant d'un
apprentissage dysadéquat en référence à la
réalité psychobiologique du monde.
("dysévolution fonctionnelle" des processus "cognitifs"
de traitement de l'information.)
Ces états psychiques pourraient être provoqués par des accidents,
des maladies cérébrales ou des anomalies du
développement. Une des causes qui semblerait
être majeure serait l'évolution des processus cérébraux, par le jeux normal de
la plasticité cérébrale, en dehors des valeurs compatibles avec le maintien de
l'intégrité
de l'organisme.
Classification des psychopathologies
Toute classification des troubles mentaux est arbitraire, donc discutable,
car il n'existe pas de critère-étalon (yardstick ou golden standard, comme
disent les anglophones) de la santé mentale. Les classifications des troubles
mentaux n'en sont que plus nécessaires. En effet, la définition de ce qui est
normal et pathologique ne peut pas être laissée aux individus, au parent, au
directeur d'école, à l'enseignant, ou même à l'éducateur, au psychologue, ou au
psychiatre. Les classifications doivent être complétées par des instruments, car
elles laissent toujours une certaine place à l'interprétation et demeurent dans
une certaine mesure des exercices théoriques lorsqu'elles ne sont pas
opérationalisées (Cantwell, 1988).
Le DSM-IV (Association américaine de psychiatrie, 1994) est
une classification qui représente le résultat actuel des efforts poursuivis
depuis une trentaine d'années aux États-Unis pour définir de plus en plus
précisément les troubles mentaux. Le Dominique et le Dominique Interactif sont
des instruments destinés aux enfants du primaire, qui opérationnalisent les
classifications DSM-III-R (Association américaine de psychiatrie, 1989, original
1987) et DSM-IV.
Historique du DSM-IV
Les phénomènes psychologiques, les sensations, les émotions,
les sentiments, sont très réels, mais en même temps très abstraits. Aussi, comme
les choses matérielles sont plus immédiatement accessibles que les abstractions,
l'étude des nombreux aspects physiques de la santé s'est développée beaucoup
plus rapidement que l'étude de la santé mentale.
Les troubles mentaux observés pendant la seconde guerre
mondiale chez les soldats soumis aux stress de la vie militaire et des combats
avaient conduit beaucoup d'auteurs à considérer les troubles mentaux comme la
conséquence du stress. Dans la vie civile, le stress a été mis en relation avec
la pauvreté. Si les troubles mentaux ne représentaient que différentes formes
d'une même maladie causée par le même facteur étiologique, la classification des
troubles perdait beaucoup de son intérêt. Tous les troubles mentaux étaient donc
étudiés globalement à l'aide d'instruments censés mesurer la détresse
psychologique provoquée par le stress. Les échelles de détresse psychologique
évaluaient surtout les troubles anxieux, ce qui a longtemps fait croire que la
psychopathologie était plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Par
ailleurs, à cette époque, en santé mentale les classifications étaient peu
précises. Elles permettaient une marge d'interprétation importante, ce qui
limitait leur intérêt (Valla & Bergeron, 1994).
Dans les années 60, le développement de la pharmacologie a
ramené les classifications au premier plan. En effet, certains médicaments
amélioraient spécifiquement tel ou tel regroupement de symptômes. Aussi, pendant
les années 70 plusieurs tentatives de classification des troubles mentaux ont
successivement vu le jour aux États-Unis, pour aboutir en 1979 à la parution du
DSM-III ((Association américaine de psychiatrie, 1983, original 1979) et
presqu'aussitôt à celle du DIS (Robins et coll., 1981), l'instrument qui
opérationnalisait cette classification auprès de la population adulte. Pour
réduire la part de l'interprétation, les définitions diagnostiques proposées par
le DSM-III visaient à être aussi précises que possible (Robins, 1990).
Les années 80 ont vu les premiers succès remportés par cette
approche avec l'ECA (1984), une étude américaine sur 17 000 sujets qui, entre
autres résultats, a rétabli l'égalité des sexes face aux troubles mentaux en
démontrant la fréquence des problèmes d'alcool et des comportements antisociaux
chez les hommes. L'approche adoptée par le DSM-III a été poursuivie dans la
version révisée, le DSM-III-R, paru en 1987 et dans le DSM-IV, paru en 1994.
Parallèlement, l'OMS (1993) a publié la dixième version de sa classification
internationale des maladies (CIM-10) qui reprend beaucoup des éléments du DSM-IV.
Ces classifications récentes se veulent de plus en plus complètes et précises.
Pertinence des classifications en santé
mentale
La pertinence des classifications en santé mentale a fait,
et fait encore parfois, l'objet de controverses. C'est surtout pendant les
années 60 et 70 que des cliniciens d'obédience psychodynamique ont défendu une
position antinosographique attaquant le caractère «réducteur» des
classifications. Celles-ci ne tiennent pas compte du caractère unique de chaque
individu, ni du fait qu'aucune situation n'est pareille à aucune autre. À partir
de ces critiques, les classifications modernes sont devenues multi-axiales pour
prendre en compte les différents aspects de la psychopathologie.
L'étiquetage des enfants a été plus particulièrement mis en
cause. En réalité, ce ne sont pas les enfants qui sont étiquetés, mais la
psychopathologie. Il est toutefois difficile d'empêcher un glissement vers
l'utilisation des diagnostics comme des étiquettes attachées aux personnes.
Cependant, faut-il empêcher les professionnels d'identifier les troubles
mentaux? La solution semble être dans la confidentialité des informations et le
professionnalisme des intervenants.
En effet, des diagnostics précis sont nécessaires à
l'avancement des connaissances. Aussitôt qu'il est question d'interprétation, la
porte est ouverte à des opinions différentes. Un même enfant évalué par deux
professionnels différents est susceptible d'obtenir deux diagnostics différents
(Matarazzo, 1983), même si, lorsque les professionnels en discutent, ils sont
assez d'accord sur la symptomatologie. En effet, l'un peut donner plus
d'importance à des éléments que l'autre considérera comme secondaires. D'autre
part, deux enfants dont la psychopathologie est différente obtiendront
fréquemment le même diagnostic. Les pommes, les poires et les oranges sont
mélangées dans les paniers, même s'il est écrit «pommes» sur un panier et
«oranges» ou «poires» sur les autres. La mise en relation statistique des fruits
de chaque panier avec les arbres sur lesquels ils ont poussé sera incapable de
mettre en relation un arbre avec le contenu d'un panier. De la même façon, la
mise en relation statistique de diagnostics basés sur l'interprétation avec des
facteurs de risque ne peut apporter aucune information utile.
Les professionnels de la santé mentale en milieu scolaire
ont deux fonctions. L'une est plutôt orientée vers l'ensemble des jeunes de
l'école : statistiques, dépistage, signalements, mise en place de programmes.
Pour cela, l'évaluation aussi objective (par opposition à subjective) que
possible de la psychopathologie des jeunes permet de comparer les
psychopathologies entre elles et d'établir les priorités. Elle permet également
de vérifier l'évolution de la psychopathologie, même si le professionnel ou le
jeune change d'école, ou de comparer les écoles entre elles quant à la
psychopathologie. En fait, des données précises sont nécessaires pour établir
quelque comparaison ou quelque statistique que ce soit.
L'autre fonction des professionnels de la santé mentale en milieu scolaire est
clinique. Elle est orientée vers la prise en charge individuelle, la thérapie,
l'aide qui peut être apportée à tel ou tel enfant ou adolescent. Les forces et
faiblesses propres au patient et au milieu, qui donnent à chaque individu et à
chaque situation leur caractère unique, deviennent très importantes au cours des
prises en charge individuelles et le diagnostic standardisé perd de son
caractère indispensable.
Finalement, pour classer et comparer les psychopathologies,
les professionnels de la santé mentale en milieu scolaire ont besoin des
classifications et des instruments qui leur fournissent des données précises et
ils ont aussi besoin de leur sens clinique lorsqu'ils travaillent en individuel.
Les problèmes particuliers posés par
l'identification des troubles mentaux chez les jeunes
Du point de vue des classifications, plusieurs facteurs
contribuent à rendre l'étude de la psychopathologie des jeunes, enfants et
adolescents plus difficile que celle de l'adulte. Tout d'abord, les enfants et
les adolescents sont des êtres en développement : la signification, normale ou
pathologique, d'un comportement varie en fonction de l'âge : l'énurésie normale
chez le jeune enfant ne l'est plus à six ans. En conséquence, la
psychopathologie des jeunes est plus mouvante dans le temps que celle des
adultes (Achenbach, 1990).
De plus, les jeunes sont très dépendants de leur
environnement : leur famille, l'école, le groupe de pairs. Les comportements de
l'enfant changent selon l'environnement. Beaucoup d'enfants hyperactifs en
milieu scolaire ne le sont plus à la maison. À propos de l'un de ces enfants,
les enseignants et les parents décriront des comportements différents. C'est
pourquoi, l'étude de la psychopathologie des jeunes demande plusieurs
informateurs. Les plus importants sont les parents, le jeune lui-même et le
professeur. Ces informateurs sont le plus souvent en désaccord. Le recouvrement
entre les psychopathologies identifiées par les parents et celles identifiées
par leurs enfants est de l'ordre de 20%. Le rôle de l'environnement psychosocial
doit également être pris largement en considération.
Finalement, il n'y a pas vraiment de règles pour établir une
synthèse de ces différentes informations. Pour toutes ces raisons, la
classification des troubles mentaux des jeunes est plus complexe et souvent
moins satisfaisante que pour les adultes.
Les trois grands types de classification de
la santé mentale des jeunes
Trois grands systèmes ont été proposés pour évaluer la santé
mentale des jeunes. La tradition médicale catégorielle, la tradition
psychologique dimensionnelle et la théorie psychanalytique ont chacune donné
naissance à des classifications des troubles mentaux.
L'approche médicale définit des catégories qualitatives, la
santé vs la maladie, par la présence ou l'absence de certains symptômes. Ces
symptômes sont choisis par des groupes d'experts réunis en comités.
Théoriquement, les choix des experts doivent être validés par des études
épidémiologiques et cliniques sur le terrain. Actuellement, les Field Trials du
DSM-IV sont en cours. Pour certains diagnostics, ils ont déjà été publiés. Les
classifications contemporaines sont multi-axiales. Elles étudient la
psychopathologie, mais également l'état physique (certaines maladies
s'accompagnent de troubles mentaux) et les facteurs environnementaux. Les
classifications connues sous le nom de DSM mises au point par l'American
Psychiatric Association appartiennent à ce groupe.
La théorie psychanalytique définit les maladies mentales en
termes de conflits inconscients générateurs d'une angoisse qui, à son tour,
déclenche des mécanismes de défense. Dans les classifications psychanalytiques,
l'organisation des diagnostics repose sur des hypothèses quant à l'archaïsme de
la psychopathologie. La classification d'Anna Freud (1965) décrit la
psychopathologie chez les jeunes en fonction des étapes du développement
définies par la théorie analytique. Plus récemment, la «classification française
des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent» (1990) décrit deux axes
consacrés l'un aux «organisations psychologiques» et l'autre aux aspects
physiques et environnementaux.
L'approche psychologique est dimensionnelle. Elle est basée
sur une continuité des sentiments et des comportements allant du plus normal au
très pathologique. Les enfants perturbés ne sont pas identifiés par la présence
ou l'absence de tels ou tels symptômes, mais par leur situation à l'extrémité
d'un continuum défini par les scores d'une échelle sur laquelle tous les enfants
se répartissent. L'informatique a permis de raffiner les analyses statistiques
associées à l'approche dimensionnelle. Aujourd'hui, c'est le CBCL (Child
Behavior CheckList) (Achenbach & Edelbrock, 1983) qui représente cette approche.
Les analyses factorielles ont permis à Achenbach & Edelbrock (1978) de décrire
quatre grands syndromes (les troubles de la conduite, l'anxiété-retrait,
l'immaturité et la délinquance de groupe avec comportements agressifs) ainsi que
14 syndromes plus «étroits». À priori cette approche est la plus satisfaisante
car elle est basée sur des données empiriques et non sur l'opinion d'experts ou
sur une théorie. Toutefois, l'analyse factorielle ne regroupe que les items
soumis au traitement statistique. La façon dont ils sont choisis conditionne les
résultats, comme dans les classifications catégorielles.
Description du DSM-IV
L'approche adoptée par le DSM-IV vise à éliminer
l'interprétation dans l'établissement du diagnostic. Pour y parvenir, des
critères diagnostiques précis ont été définis. Quatre types de critères sont
décrits: les caractéristiques descriptives du symptôme visé, sa fréquence ou sa
durée, l'âge auquel il est apparu et des critères d'exclusion basés sur la
présence d'autres diagnostics. Un nombre minimum de symptômes est nécessaire
pour qu'un diagnostic soit porté. Pour certains diagnostics (e.g. la dépression)
la présence de certains symptômes est obligatoire. Le DSM-IV comporte cinq axes.
Ils étudient respectivement les troubles mentaux, les troubles de la
personnalité et le retard mental, la santé physique, les stress psychosociaux et
l'environnement, le fonctionnement global i.e. l'adaptation. Une section est
consacrée aux troubles habituellement diagnostiqués pour la première fois
pendant la petite enfance, l'enfance ou l'adolescence. Les troubles qui peuvent
débuter à tout âge (y compris chez les jeunes) sont décrits dans la section
générale.
Le nombre minimum de symptômes par diagnostic et la
fréquence et la durée des symptômes sont des données quantitatives. Dans une
certaine mesure, elles intègrent au DSM-IV la notion dimensionnelle de déviation
par rapport à une norme.
À la différence de la classification dimensionnelle d'Achenbach
ou des organisations psychologiques des classifications psychanalytiques, le
DSM-IV individualise des entités diagnostiques qui sont fréquemment associées,
comme par exemple les troubles anxieux et dépressifs. À cela correspond la
notion de concomitance.
Dépression
Bien que les causes de la dépression
n'aient pas été élucidées, la plupart des experts croient que sa cause médicale
est un déséquilibre chimique dans le cerveau. La dépression peut aussi être
héréditaire; le risque de développer la dépression est donc plus grand quand un
proche parent a souffert de dépression. Certains événements marquants, comme un
décès dans la famille, la perte de son travail ou la retraite, la naissance d'un
enfant ou la ménopause peuvent aussi rendre les personnes plus vulnérables à la
dépression. Un certain nombre de maladies, comme l'arthrite ou des maladies du
cœur ou de la glande thyroïde, peuvent provoquer des symptômes de dépression.
C'est pourquoi il est important de consulter son médecin quand on se sent
déprimé. Seul un médecin peut déterminer la cause de la dépression et
individualiser le traitement en conséquence. Les symptômes de la dépression
s'accompagnent presque toujours de symptômes d'anxiété. Il est donc souvent
important de choisir un médicament qui traite les deux genres de symptômes.
Malheureusement, certains médicaments contre la dépression aggravent l'anxiété.
Si votre traitement vous rend anxieux, parlez-en à votre médecin, qui pourra
trouver une façon de soulager les deux types de symptômes. Le traitement peut
réduire la douleur et la souffrance occasionnées par la dépression. Plus on se
fait traiter tôt, plus on se rétablit vite. Quelle que soit la maladie, plus on
attend pour consulter un médecin, plus le traitement risque d'être difficile ou
long. Il arrive qu'un traitement antidépresseur commence à soulager les
symptômes au bout de deux semaines, mais il ne faut pas se décourager si cela
prend plus de temps. Il existe de nombreux traitements contre la dépression. Si
le premier traitement échoue, le médecin peut généralement en trouver un autre
qui soit efficace. N'arrêtez jamais de prendre un médicament avant d'en avoir
parlé à votre médecin. Quand on arrête de prendre un antibiotique trop tôt, on
risque d'avoir une rechute et de se sentir pire que la première fois. C'est un
peu la même chose avec la dépression. Une fois que le médicament commence à
faire effet, il est essentiel de continuer à le prendre pour que les symptômes
ne reviennent pas. Quand la prescription sera terminée, vous et votre médecin
pourrez déterminer si vous devriez poursuivre ou arrêter le traitement. Dans ce
dernier cas, votre médecin devra vous expliquer la meilleure façon de mettre fin
à votre traitement. L'arrêt trop brusque d'un traitement antidépresseur peut
provoquer des symptômes désagréables, qu'on peut éviter.
INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
Les différents types de handicap
LE HANDICAP DE MOBILITE
La notion de handicap comporte une dimension sociale,
psychologique en plus de la limitation purement physique. Le handicap de
mobilité est déterminé à 3 niveaux : la personne est confinée à sa maison et à
son jardin, la personne doit rester toute la journée dans le fauteuil ou elle
est alitée. La première catégorie est définie comme ayant un handicap moyen, les
deux derniers sont regroupées dans le groupe des graves handicaps de mobilité.
la prévalence des incapacités a été établi sur la base de 7 fonctions des
activités de la vie quotidienne : transfert au/hors du lit ou dans/hors du
fauteuil, habillement/déshabillage, se laver les mains et la figure, pouvoir
manger sans aide, pouvoir aller aux toilettes et la continence urinaire avec en
plus 3 autres fonctions : mobilité, audition et vision. Pour les fonctions des
activités de la vie quotidienne, il est demandé à la personne interrogée si elle
peut exécuter la fonction sans difficultés, avec quelques difficultés ou
seulement avec l’aide d’un tiers. L’audition est vérifiée sur base du fait que
l’on peut oui ou non suivre une émission télévisée au volume normal. Pouvoir
reconnaître un ami à une distance de 4 mètres ou 1 mètre est une donnée utilisée
pour l’évaluation de la vision. Les personnes sont considérées comme moyennement
limitées à partir de l’instant où elles ne peuvent exécuter une des fonctions
des activités de la vie quotidienne qu’avec quelques difficultés, lorsqu’elles
ne peuvent suivre une émission télévisée en qu’augmentant considérablement le
volume, lorsqu’elles ne reconnaissent personne à une distance de quatre mètres
ou si elles ne peuvent marcher que 200 mètres. Il s’agit de limitations graves
lorsqu’une des fonctions des activités de la vie quotidienne peut être exécutée
sans l’aide d’un tiers. Le handicap de mobilité peut entraîner : états de
l'humeur, anxiété et "mal-être" psychique, troubles psychiatriques, mauvais
fonctionnement social et hypochondrie.
Sources Guide pratique du handicap - AGEFIPH
LE HANDICAP PHYSIQUE
Sous cet intitulé sont regroupées des déficiences plus ou moins graves,
d'origines très diverses, innées ou acquises, stabilisées ou évolutives. On
distingue les handicaps physiques :
· Acquis à la suite de maladies (encephalopathies, hémiplégie, poliomyélite,
sclérose en plaques, tuberculoses, rhumatismes…)
· Acquis à la suite d'accidents (hémiplégie, paraplégie, tétraplégie, fractures,
amputations, traumatismes crâniens…)
LE HANDICAP SENSORIEL
Le handicap visuel
Inexistence ou perte à des degrés variables de l'acuité visuelle.
Les causes sont multiples :
Chez l'enfant : affections oculaires héréditaires, ou non héréditaires
Chez l'adulte : décollement de rétine, atrophies optiques, diabète…
Le handicap auditif
Inexistence ou perte, à des degrés variables, de l'acuité auditive dès la
naissance ou au cours de la vie.
LE HANDICAP INTELLECTUEL
L'étiologie des déficiences mentales est soit génétique (aberrations
chromosomiques, ex : la trisomie 21), biologique (agressions prénatales,
périnatales ou postnatales), psychologique (carences affectives, hospitalisme…)
ou écologique (milieu socioculturel, mauvaises conditions de vie…).
Le handicap intellectuel se caractérise par une déficience intellectuelle
(déterminée par le quotien intellectuel QI) et une altération du comportement
adaptatif (désadaptation sociale).
LE HANDICAP PSYCHIQUE
Certaines déficiences psychiques suite à des " maladies mentales " peuvent
provoquer un handicap psychique. Le handicap psychique regroupe les conséquences
durables, en termes de dépendance, des maladies mentales. C'est à dire qu'il
s'agit du retentissement personnel et social des troubles psychiques sur les
capacités d'autonomie et d'adaptation de certaines personnes. Ex : la
schizophrénie.
De nombreuses confusions existent entre Handicap Intellectuel et Handicap
Psychique. Ces deux termes sont souvent confondus dans la notion de Handicap
Mental. Pourtant, les conséquences, l'évolution, l'insertion
socio-professionnelle sont très différentes.
LES MALADIES INVALIDANTES
Épilepsie
Les épilepsies peuvent entraîner des situations de handicap très variées. Elles
peuvent être associées à d'autres déficences isolées. Elle peuvent constituer
une déficience grave si les crises sont fréquentes, ou pharmaco-résistantes.
Cependant, avec un suivi et des précautions, certaines épilepsies sont tout à
fait compatibles avec une insertion socio-professionnelle.
Insuffisances respiratoires
Asthmes sévères, bronchites chroniques, emphysème,… : elles se manifestent par
des dyspnées (difficultés à respirer), des gênes respiratoires avec limitation
de l'activité…
Allergies cutanées
(eczémas liés à des facteurs professionnels)
Troubles endocriniens, métaboliques
exemple : diabète
Maladies cardio-vasculaires
Déficiences rénales
Formation des bénévoles de l’association NALPA
C’est avec un grand plaisir, que je vous accueilles au sein
de la salle polyvalente de Cormontreuil, pour ces 2 jours de formation.
Planning des 2 journées formation :
9H00-12H00 13H00-17H00
14H00-18h00 (à définir pour personnes désirant déjeuner
chez elles)
Cette formation, s'adresse à toutes personnes, désirant
devenir bénévoles au sein de l’association NALPA.
Aucune connaissance préalable des troubles anxieux n'est
nécessaire pour participer à cette action de formation
Le but de cette formation est :
Vous présenter les troubles anxieux
Vous sensibiliser aux troubles anxieux
Vous informer, c’est à dire vous transmettre les
connaissances, les savoir de bases sur les troubles anxieux.
Vous expliquer, vous transmettre les informations, sur les
procédés, les méthodes, les techniques, afin qu’à l’issue de la formation vous
sachiez vous mêmes présenter, reproduire, les procédés, les méthodes, les
techniques.
Vous familiariser avec l’approche de NALPA des troubles
anxieux, ainsi que son fonctionnement
Cette formation alternera entre théorie, études de cas, mise
en situation réelle et pratique, aussi il sera demandé une implication totale des personnes.
Je tiens à préciser que l’association NALPA n’a pas de
couleur politique, ni religieuse, n’est pas une méthode de développement
personnel et n’a rien à vendre, mais propose une prestation de qualité pour les
personnes souffrant de troubles anxieux. Toutes personnes bénévole ne respectant
pas le règlement intérieur de NALPA sera immédiatement radiées.
Nous allons commencer cette formation par une initiation à la respiration
abdominale puis par un exercice de tension détente, qui favoriseront votre
niveau d’attention et de vigilance au cours de cette formation.
Approche de NALPA des troubles anxieux.
NALPA : ouvre maintenant ses portes aux personnes souffrant
de tous troubles phobiques, anxieux, de désadaptation sociale. NALPA met
l'accent sur sa spécificité en excluant, en s'opposant au paradigme(du greque
paradeigma: exemple, du verbe montrer. Terme utilisé en linguistique et en
philosophie. Remis en scène par l'épistémologue Th. Kuhn autour de 1960. Déf.
générale: Ensemble des traits caractérisant un mode d'interaction avec le monde.
Peut se définir à différents niveaux: Perception: Façon de percevoir,
d'appréhender le monde) réducteur de "communauté phobique". Et se positionne,
ainsi clairement : NALPA intervient auprès d'individus qui éprouvent des
difficultés, des souffrances, sans réduire ses personnes comme une maladie (une
communauté de malade), mais en les accueillant comme des citoyens souffrant de
problèmes propre à la nature humaine.
En outre, les troubles anxieux, quel que soit leur mode
d'expression, sont les troubles psychologiques les plus fréquemment rencontrés
dans la population, comme la maladie de la modernité, Il n'existe pas encore de
médicament antitroubles anxieux. Le traitement prescrit le plus souvent est un
tranquillisant. Son intérêt est évident mais incomplet dans la mesure où le
tranquillisant ne calme que momentanément l'angoisse mais ne soigne pas
véritablement les troubles anxieux. Cette approche est intéressante, car elle
attire notre attention sur un problème de santé mentale invalidant "l'invisible
handicap", qui ne semble pas être assez souvent diagnostiqué et lorsqu’il l’est,
peut être mal traité.
Comment les personnes souffrant de troubles anxieux
voient-ils, pensent-ils, l'existence ?
Le regard, la pensée de ces personnes repose sur un double
déséquilibre dans leur vision et leur pensée du monde. Ils perçoivent pensent
l'environnement comme étant plein de dangers potentiels. Dans leur vision, leur
pensée d'eux-mêmes et de leurs proches, ils se perçoivent, ils se pensent
vulnérables et fragiles, un peu comme la partie noire, obscur, trouble,
inquiétante de l'humanité, celle qu'on évite.
Les troubles anxieux, sont une maladie, où l'anxiété envahit
tous les aspects du psychisme de la personne, maladie encore assez mal connue
des psychiatres et des psychologues.
La technologie médicale actuelle ne permet pas de faire face
clairement aux troubles phobiques et anxieux, en l'absence de preuve, un
verdict souvent entendu : mal être imaginaire... Souffrance, peur, isolement,
manque d'estime de soi, un mal être imaginaire....Non !
Aussi, le but de NALPA, est de s'adapter aux personnes et non
l'inverse.
(Toutes les activités proposées par nalpa sont encadrées par
des professionnels, et des bénévoles ayant suivi une formation spécifique)
Ces activités complémentaires ou trandisciplinaires (Se dit
d'un modèle ou d'une activité qui dépasse les usages d'une seule discipline) et
possède un champ de validité plus large, recouvrant plusieurs disciplines,
rentre dans l'approche holisitique de la personne et de ces trois niveaux
d'intervention additionnelle : la médication, la thérapie individuelle et la
thérapie de groupe. Les thérapies de groupe sont extrêmement utiles, elles sont
le moteur vers le bien-être et permettent aux personnes de ne plus se sentir
seules face à leurs difficultés et d'être écoutées, regardées, rassurées, sans
être jugé.
De nombreuses personnes apprennent d’autrui, bénéficient du
soutien offert par les membres du groupe. Les personnes se libèrent peu à peu de
leurs peurs, de leurs émotions, pensées négatives, elles découvrent de nouvelles
façons d'envisager leurs situations et retrouvent, espoir, désir, énergie,
l'impossible passe dans le contexte du possible, puis dans celui de la certitude
de la guérison. Les activités pourront être adaptées selon les besoins et
aspirations des personnes. Il n'y a pas d'approche meilleure que les autres.
Il conviendra cependant de choisir l'approche la plus en
adéquation en fonction de la situation rencontrée. Ceci reflète le but visé par
NALPA, qui est d'analyser, de comprendre et de mettre en œuvre, des outils, des
modes d'intervention adéquats afin de répondre, à votre demande.
Fonctionnent de l’association Nalpa.
L’aptitude de travailler ensemble est loin d’être une
évidence. Nalpa préconise, une forte collaboration entre ses bénévoles,
l’échange, la communication, la collaboration. Cette collaboration ne se
laissant par réduire à une simple cohabitation, mais à une culture commune et
ceci dans un but de cohérence entre les bénévoles et afin de pouvoir gérer
rapidement les incompréhensions et les divisions qui pourraient surgir et en les
réintégrant dans l’espace, l’esprit, la vision, l’approche des troubles anxieux
de Nalpa. Aussi, il est important de prendre du plaisir à travailler ensemble, à
penser ensemble, à fonctionner ensemble, ce qui limite les malentendus ou
présupposés sur le travail de chaques bénévoles et permet l’émergence d’un
sentiment d’appartenance constructif.
Les rôles et fonctions de chacun étant bien précisés et
déterminés, cela étant toutes initiatives, idées, contacts personnels,
concernant l’association, devront remonter directement à la hiérarchie de Nalpa
pour approbation avant d’être mises en œuvre. De plus pour que les adhérents de
Nalpa puissent faire émerger et faire entendre leur souffrance, il faut que
ceux-ci rencontrent une écoute et un accueil favorables des bénévoles ayant
intégré la culture commune de Nalpa et que la personne puisse ressentir la
complémentarité d’actions, d’une présence commune génératrice de permanence et
de continuité de ses membres pour ressentir l’effet positif d’un projet
d’accompagnement cohérent.
Approche stratégique à l’usage des bénévoles de Nalpa.
" il n’y a pas de vent favorable pour qui ne sait pas où il va " Sénèque
Cette formation vous permettra de :
Développer une pensée systémique L’approche systémique est une approche : pour mieux voir, pour mieux comprendre et pour mieux agir. (cf. J. De
Rosnay, l’école de Palo Alto), permettant de mieux appréhender les turbulences
dans lesquelles se déroule l’intervention auprès des personnes souffrant de
troubles anxieux ; d être relié à votre quotidien dans lesquelles se déroule
votre intervention ; d’être relié à votre environnement, de le comprendre dans
son ensemble afin de mieux préciser les tâches, les missions, les droits et
devoirs qui incombent à chacun des bénévoles.
" Je bouge le petit doit et je fais frémir une étoile "
Développer une vision partagée qui permet de vous positionner sur la
signification et la direction que chacun des bénévoles donne à son action ;
Améliorer le travail d’équipe et faire synergie avec vos collègues
bénévoles, coordinateurs locaux (Reims et autre villes), et surtout le
président de l’association…, grâce à une meilleure compréhension mutuelle (par
ex : implication de chacun dans l’élaboration d’un projet d’équipe) ;
Développer votre maîtrise et votre expression avec la conscience de votre
influence auprès des adhérents et des autres bénévoles ;
Clarifier et / ou modifier vos attitudes et vos modèles mentaux afin
d’optimiser l’efficacité des stratégies mises en place pour atteindre les
meilleurs résultats possible.
Une méthode, un outil de travail
Plus précisément, cette formation vous aidera à :
1. Croire à votre potentiel créatif , inventif .
2. Vous débarrasser, si nécessaire, de la voix intérieure du blâme et de
l’autocritique systématique.
3 Fixer un objectif positif et précis en captant et en utilisant toutes
vos ressources ; savoir provoquer le plus petit changement pour le plus grand
bénéfice.
4 Pratiquer, développer une observation, une écoute précises.
5. Elaborer des stratégies d’intervention de qualité.
6. Poser des questions pertinentes pour résoudre les problèmes des
troubles anxieux.
7. Entrer en relation avec vos interlocuteurs, savoir les apprivoiser pour
mieux les guider : nouer les meilleurs relations avec vos collègues bénévoles,
les adhérents et leurs familles ; connaître et appliquer les règles d’une
négociation constructive ; se décentrer de la technique pure pour mieux se
recentrer sur l’humain et la relation ; favoriser le respect de soi et des
autres.
8. Comprendre la façon de voir de chacun (exemple : ce qui est important
pour tel bénévoles ou adhérents l’est il aussi pour moi ? de la même
manière ?).
9. Vérifier les résultats et la qualité des changements obtenus.
10. S’assurer que ces changements puissent tenir dans le futur .
Et ainsi :
posséder une souplesse comportementale, mieux vous adapter aux
transformations perpétuelles ;
être plus cohérent et détecter les incohérences chez les autres : mettre
en accord ses
pensées, ses dires et ses actes.(ex : dire " oui " avec les mots et " non "
avec le corps) ; faire la différence entre assister et accompagner.
Autrement dit :
ferme sur le fond et souple sur la forme ;
une main de fer dans un gant de velours ;
fort comme un chêne et souple comme un jonc.
Accompagner.
Avec ces pluri-compétences, vous saurez mieux harmoniser les tâches liées a
votre mission et vous positionner avec précision .
Dans votre fonction de bénévoles ; vous serez en mesure de mieux accompagner
les adhérents à chacune des étapes de leur vie, pour faciliter les passages
d’une étape à l’autre.
Le non-accomplissement de ces tâches compromet l’évolution de la personne et
la solution de ses problèmes. Le bénévole peut aider les adhérents à
s’approprier les éléments de leur histoire et ainsi favoriser leur évolution.
La vie moderne nous incite à comprendre les temps de transitions, telle
l’adolescence, le chômage, la formation, la retraite… pour les mettre à profil.
Ainsi, la vision globale et dynamique de l’individu – et de ses relations à
l’environnement économique, social et culturel- devient un outil de
transformation intérieure et personnelle au sein des équipes de bénévoles ;
l’intervention auprès des personnes souffrant de troubles anxieux peut ainsi
s’adapter aux contraintes d’aujourd’hui et de demain.
Au service de la vision globale, la connaissance et les
pratiques de communication vous conduiront à de meilleurs choix, de meilleures
décisions dans le domaine de l’accompagnement, mais aussi personnel, familial,
relationnel et économique.
Enfin, nos projets pour le futur comprennent, la publication
d'un journal, d’un cd-rom et l'ouverture de nouvelles antennes.
Exercice : la technique de la chaise vide. Elle vise
l’intégration entre des conflits comme les valeurs, les actions, les pensées les
sentiments. Un chaise positive, une chaise négative. Un temps pour bien rentrer
dans l’émotion. La tristesse, aujourd’hui je suis triste, mais pourquoi est tu
triste(en changeant de chaisse). C’est une discussion face à soi même, comme une
discussion entre des personnes ayant des avis contraires. Discusions entre
l’aspect positif et négatif, d’un sentiment, pensée émotion, dune action, d’un
comportement.
Approche des troubles anxieux
Les troubles anxieux désignent un groupe d’affections
mentales caractérisées essentiellement par une anxiété, une peur, une crainte,
un comportement d’évitement et des rituels compulsifs excessifs.
Les troubles anxieux, quel que soit leur mode d'expression,
sont les troubles psychologiques les plus répandus dans la
population française, 10 % des hommes et 23 % des femmes. Ces affections
s’accompagnent souvent d’autres troubles psychiatriques, (p. ex. la dépression).
Les troubles anxieux ont des répercussions énormes sur les individus atteints
(et les membres de leur famille) ainsi que sur l’ensemble de la société : perte
de revenu, limitation fonctionnelle, diminution de la qualité de vie,
utilisation fréquente des réseaux de soins de santé et de santé mentale et
baisse de la productivité.
Il existe divers traitements efficaces contre ce type
d’affections, mais si l’on se fie aux récentes données empiriques, les
professionnels de la santé et de la santé mentale ne seraient pas très au fait
des traitements appropriés en la matière
Longtemps sous-estimés dans leurs fréquences et parfois dans leurs sévérités,
il est maintenant possible de d’accompagner ces personnes vers la guérison. La
technologie médicale actuelle ne permet pas de faire face clairement aux
troubles phobiques et anxieux, en l'absence de preuve palpable, un
diagnostic souvent entendu : mal être imaginaire sans tenir compte des aspects
non médicaux de la maladie... Souffrance, peur, isolement, manque d'estime de
soi, un mal être imaginaire....Non !
Les idées sont rarement claires sur les différents termes
relatifs aux troubles anxieux et, peuvent porter à confusion. Il convient donc
pour commencer de recenser, de définir ces termes.
La phobie ou phobie spécifique ou simple: une phobie est une
peur d'un genre particulier, disproportionnée par rapport à la réalité, ne
pouvant être ni expliquée, ni raisonnée, allant au-delà du contrôle volontaire
et conduisant à l'évitement de la situation redoutée. La caractéristique de la
phobie, c'est qu'elle peut s'appliquer à tout et n'importe quoi : des orages aux
nuages en passant par les sauterelles.
Il existe trois catégories de phobies : la phobie spécifique
ou phobie simple, la phobie sociale, et l'agoraphobie. Bien qu'une quatrième
existe et rarement explicitée : la phobie collective.
La peur : c'est une réaction normale, universelle, qui existe
chez tous les êtres vivants face à une menace ou un danger réel. Il s'agit donc
d'une émotion primaire instinctive qui se déclenche en réponse à un danger ou à
une menace réelle. La peur sert à se protéger et à augmenter ses chances de
survie dans toutes les espèces. La réaction de peur existe face à un danger,
soit par la fuite, soit par l'immobilisation, soit par le combat.
Parfois la menace peut être le produit de l'imagination d'une
personne.
Il existe trois aspects de la peur : la peur physique, le
cœur s'accélère.., la peur psychologique, on se concentre sur un danger
supposé…, la peur comportementale, elle fait réagir en fonction de ses
intérêts…. .
Les peurs superficielles et les tabous : ce sont des
croyances collectives de danger partagées par les membres d'une même culture,
comme par exemple le refus de passer sous une échelle, l'aversion pour le
chiffre 13….
La terreur : traduit du latin terror, c'est une peur extrême
qui bouleverse et paralyse. On dit alors qu'on est "glacé", "muet de peur.
La panique : c'est une poussée soudaine de terreur.
L'angoisse : traduit du latin, ou le mot signifie
"étroitesse", "lieu resserré". Malaise psychique et physique, né du sentiment de
l'imminence d'un danger, caractérisé par une crainte diffuse pouvant aller de
l'inquiétude à la panique et par des sensations pénibles, comme des douleurs
abdominales, ou problèmes d'élocution et /ou respiratoire (sensation de boules
dans la gorge).
L'anxiété : traduit du grec, ou le mot signifie "étrangler",
"oppresser", elle exprime une émotion, un sentiment déplaisant associée à la
sensation, à l'attente, plus ou moins consciente, d'un danger imminent, d'un
problème à venir, d'événements désagréables. La personne pense à l'avance (voir
concept d'anxiété anticipatoire) aux éventuelles difficultés qui pourraient
survenir. Elle peut de ce fait, se sentir tendue avant même que les problèmes ne
soient survenus ou avant même d'avoir repéré précisément ce qu'elle redoute.
Trop peu d'anxiété va parfois mettre la personne en danger; à l'inverse trop
d'anxiété va, inhiber et épuiser la personne.
L'anxiété ou état d'angoisse, peut être considéré plutôt par
ses symptômes psychiques que physiques.
L'anxiété phobique se produit seulement en présence d'une
situation ou d'un objet bien déterminés.
Les aversions : Ce sont des réactions émotionnelles proches
de la peur. Sans qu'il s'agisse d'une peur réelle, il y a pour certains une
répugnance à toucher, entendre ou goûter des choses qui pour la plupart d'entre
nous, suscitent plutôt de l'indifférence ou simplement un léger dégoût. . Les
personnes qui ont de fortes aversions au toucher peuvent être incapable de
palper de la laine, du velours, certains fruits. Les aversions sont d'avantage
des tracasseries que de vrais handicaps, mais elles peuvent influer sur des
choix de vie.
L'hypocondrie : C'est la peur d'avoir contracté une maladie
effrayante, cancer ou sida par exemple, seulement après en avoir entendu parler
dans des reportages, revues, livres, journaux. La personne hypochondriaque
demandera des avis médicaux pour se rassurer en permanence sans jamais cesser de
se poser des questions sur son état de santé.
Les obsessions, les pensées ou les idées obsessionnelles : ce
sont des pensées intrusives indésirables et insistantes qui s'impose au sujet
contre sa volonté. Comme exemple, une mère sera tourmentée en permanence à
l'idée de céder à l'impulsion d'étrangler son bébé pendant son sommeil.
Les rituels compulsifs : Certaines personnes se sentent
forcées d'accomplir des actions ou des gestes répétitifs, généralement à
l'encontre de leur propre jugement. Ainsi un homme se lavera les mains des
centaines de fois par jour parce qu'il se sent sale, bien qu'il sache que sa
sensation et son action sont irrationnelles. Les pensées magiques ou idées
obsessionnelles sont souvent associées aux rituels. ( troubles obsessionnelles
compulsifs, T.O.C.).
Le stress : syndrome général d'adaptation, est une réponse,
une réaction non spécifique (non spécifique, correspondant à la réaction du
corps indépendamment de l'effet propre de l'agent actif) que reçoit la personne
soumise à des stimulations externes appelées stresseurs ou agents stresseurs,
c'est une réponse que donne le corps à toute demande qui lui est faite.
Les préoccupations : Ce sont des idées répétitives contres on
ne ressent pas le besoin de résister. Par exemple un adolescent s’inquiétera
d'être rejeté par les autres en y pensant sans cesse.
La timidité pathologique : Elle exprime la tendance aux
comportements de crainte dans des situations sociales et explique certains
comportements d'inhibition ou des attitudes timorées.
La plupart des gens qui souffrent de troubles anxieux
présentent un autre problème psychiatrique
.
Ou Comorbidité(Il arrive souvent qu'un individu soit
atteint de plusieurs troubles mentaux à la fois, comme il peut l'être de
plusieurs affections physiques dont la présence simultanée est aussi bien trop
fréquente pour être une simple coïncidence. Ce phénomène devient plus fréquent
avec l'âge, quand un certain nombre de troubles physiques et mentaux coexistent.
Une comorbidité physique peut non seulement accompagner des troubles mentaux
comme la dépression, mais aussi influer sur la survenue et la persistance de
cette dépression
En fait, 70 % des sujets atteints principalement d’un trouble
anxieux répondaient aussi aux critères applicables à un autre trouble qui, dans
bien des cas, était un autre trouble anxieux. La phobie simple et la phobie
sociale étaient les autres affections les plus couramment diagnostiquées. Le
tiers des sujets qui souffrent essentiellement d’un trouble anxieux répondent
aux critères relatifs à un autre trouble dépressif (par exemple une dépression
majeure ou un trouble dysthymique, (humeur dépressive présente pratiquement
toute la journée
). La fréquence des autres troubles diagnostiqués variait
selon le trouble anxieux.,69 % dans le cas du trouble panique avec et sans
agoraphobie (TPA et TP, respectivement), à 58 % dans le cas de la phobie
sociale, à 81 % dans le cas de l’angoisse généralisée (AG), à 53 % dans le cas
de phobies spécifiques et à 83 % dans le cas du trouble obsessionnel-compulsif
(TOC).
Plusieurs études ont montré que l’abus d’alcool et d’autres
substances va de pair avec les troubles anxieux, surtout chez les sujets qui
souffrent de phobie sociale et de trouble panique avec agoraphobie. Les troubles
anxieux, surtout la phobie sociale et l’angoisse généralisée, sont aussi souvent
associés à des troubles de la personnalité. Par exemple ont a pu constaté que la
phobie sociale précédait les troubles de l’humeur dans 81,7 % des cas et
précédait d’autres troubles anxieux dans 62,7 % des cas, chez des sujets qui
présentaient une phobie sociale assortie d’un autre trouble.
Exercice : Art-thérapie par le théâtre, exercice d’improvisation.
On se rassemble en groupe pour jouer une situation réelle de conflit dans
la vie courante. Le groupe prépare sa scène pendant quelques minutes : le
lieu, les rôles, la distribution dans l'espace. La scène sera rejouée une
première fois dans son entier. Ensuite autant de fois qu'il sera nécessaire.
L’observateur l'arrête chaque fois qu'il à une alternative différente à
proposer.
Les trouble anxieux les plus répandus sont au nombre de 6
Phobie spécifique
Phobie sociale
Agoraphobie sans Trouble (ou attaque) de panique et l’agoraphobie avec
Trouble (ou attaque) de panique.
Trouble obsessionnel-compulsif (TOC)
Anxiété généralisée (AG), le trouble d'anxiété généralisé (TAG)
État de stress post-traumatique (ESPT)
Au nombre des autres troubles, on pourrait citer
La phobie au quotidien.
De manière générale, on constate souvent les réactions
suivantes chez les sujets phobiques :
le sujet a conscience de la disproportion de sa peur,
il peut expliquer que, d'un point de vue rationnel, l'objet source de sa
peur n'est pas si terrifiant,
sa peur est irrépressible ; la seule évocation du nom de l'objet phobogène
peut suffire à déclencher un mal être physique et psychologique,
le sujet tente d'expliquer ses difficultés à son entourage,
les proches adoptent des discours ou des conduites de réassurances peu
concluants ; ils peuvent perdre patience et en venir à l'ironie ou aux
moqueries,
le sujet phobique s'isole, évite de parler de ses peurs et, pour chaque
déplacement pour chaque rencontre, il anticipe le parcours ou les lieux qu'il
aura à fréquenter afin d'estimer son risque de rencontre avec l'objet ou la
situation source de peur,
les situations évitées par la personne phobique sont de plus en plus
nombreuses,
cet enfermement sur soi et cette limitation de la vie personnelle et
sociale entraînent le plus fréquemment des complications affectives,
professionnelles, familiales,
envers les autres, la personne phobique utilise toutes sortes de
stratagèmes pour dissimuler la source de ses peurs, tout en vivant une
véritable détresse intérieure.
Origine des phobies ( ou peurs excessives)
On retrouve parfois, (suivant les courants de pensées,
écoles) dans le passé des personnes phobiques, des événements traumatisants.
Bien que la phobie peut survenir sans qu'il y ai eu de traumatisme apparent, ou
non reconnu au niveau de l'inconscient..
Education et contexte familial.
Certaines phobies peuvent avoir été transmises au travers des
propres peurs excessives des parents. En effet, dans la constitution d'une
phobie, le contexte familial peut jouer un rôle plus qu'important. Les parents,
peuvent induire des appréhensions, des peurs excessives à leur enfant, en le
martelant de consignes de prudence et de recommandations angoissantes. Même pour
des parents attentifs à ne pas laisser filtrer leurs propres peurs, les enfants
sont d'assez fins observateurs pour repérer qu'un de leurs parents est très
tendu face à certaines situations. Les peurs des parents sont donc souvent
impliquées dans le développement des phobies de l'enfant. Des parents phobiques
transmettent souvent leurs peurs à leurs enfants, relais de l'information
anxiogène. Pour exemple, si les parents ont tous deux une phobie sociale, c'est
à dire une forme de peur des autres, l'enfant apprendra lui aussi cet évitement
d'autrui. Du fait d'avoir vu ses parents vivre repliés sur eux mêmes, n'invitant
personne ou presque, ne sortant pratiquement pas dans les lieux publics…l'enfant
ainsi levé dans ce confinement social n'aura pas l'occasion d'apprendre les
attitudes ni les stratégies de communication pour échanger avec les autres ses
idées, ses émotions et ses sentiments.
Comment peut apparaître une phobie.
Un événement neutre, arrivée du métro dans la station par exemple, il se
produit simultanément un événement déclenchant une réaction physique et
psychologique, syndrome grippal, fièvre, sensation de malaise, un conflit
psychologique se construit.
La seule apparition de l'événement neutre, l'arrivée du métro dans la
station, suffira à déclencher la sensation de malaise, alors que le syndrome
grippal a disparu, et acquiert ainsi le pouvoir de déclencher la réaction
psychique et émotionnelle forte.
Secondairement, mais dans un délai bref de quelques semaines, les
situations analogues à l'événement neutre telles que métro, train, autobus,
autocars, vont déclencher aussi une pareille expérience émotionnelle pénible
de peur intense.
Le sujet développe alors des comportements d'évitement de toutes ces
situations qui provoquent la réaction émotionnelle, sans pour autant que cette
réaction soit comprise par le sujet.
La constitution du conflit psychologique de départ serait favorisée par
l'existence de règles mentales anciennes de danger, qui se seraient
construites dans l'enfance au cours des interactions avec l'entourage et
l'environnement familial.
Les règles mentales de danger donneront un autre relief à la réalité vécue
qui sera perçue comme une menace.
Toutes les informations provenant du corps du sujet ou de l'environnement
externe seront envisagées sous l'angle du drame. Le déclenchement de ces
raisonnements est automatique et indépendant de la volonté de la personne.
Quand la phobie se généralise.
Il est fondamental devant toute plainte phobique de repérer
les situations sources et les fréquences avec lesquelles se déclenche une
réponse phobique de la personne. Il est important pour la personne aidante
d'effectuer une analyse précise de ces processus de généralisation.
La mise en évidence des processus de conditionnement qui
génère l'apparition soudaine d'un comportement phobique explique le
déclenchement brutal et à n'importe quel âge de ce type de symptôme. Ce
conditionnement se traduit par le fait qu'à chaque apparition du stimulus
source, le sujet émet une réponse d'évitement de la situation ou de l'objet
phobogène. La permanence de cette relation va entraîner une répétition de
l'évitement qui deviendra une habitude et de ce fait une source d'inadaptation
sociale et personnelle nécessitant la mise en route d'un traitement.
Ainsi, les attitudes, le comportement verbal et émotionnel,
le système de pensée ont été diversement façonnés et à divers degrés par des
interactions antérieures de l'organisme avec son environnement. Les habitudes
gênantes ou inadaptées mise en place sont difficiles à vaincre seul et non rien
à voir avec un manque de volonté en terme de guérison.
Attitude contraphobique.
Chez certains phobiques, il arrive d'observer des conduites
qui, loin de chercher à éviter l'objet ou les situations phobogènes,
l'affrontent volontairement, consciemment, dans une attitude de défi. En
adoptant ce comportement, contraphobique, soudain et surprenant pour
l'entourage, le sujet cherche à nier sa peur ou bien à atténuer son angoisse. Il
se prend pour un matamore, prêt à en découdre. Il ne s'agit donc pas d'une
tentative planifiée de contrôle de la peur mais d'un acte desepéré pour en finir
avec le sentiment de soumission à la peur. Ces conduites s'avèrent inefficace et
dangereuses ; elles ont un caractère éphémère et laissent un goût amer. Une
attitude contraphobique, compulsive, provoque une perte de confiance en soi et
une intensification de l'anxiété phobique. Elle est à différencier des attitudes
contrôlées de maîtrise de la peur. Les phobiques sociaux cherchent fréquemment à
s'exposer aux situations redoutées, afin d'acquérir les compétences sociales qui
leur manquent. Or, chacun sait que faire un exposé, par exemple, ne s'improvise
pas et nécessite une bonne préparation, en anticipant les éventuelles
questions...
Evitement absolu.
Quand une personne commence à ressentir progressivement ou
d'emblée une réticence à aborder une situation ou un objet, comme emprunter un
transport en commun pour se rendre sur son lieu de travail elle va tenter de
mettre au point des, petits trucs, qui lui permettront tant bien que mal
d'utiliser quand même ce moyen de locomotion. Les subterfuges sont variables :
prendre sur soi un objet porte-bonheur ou un fétiche, se réciter des prières
pendant le parcours, absorber un tranquillisant, des plantes médicinales
jusqu'aux barbituriques, pour diminuer l'angoisse, avaler une boisson forte pour
se donner du courage, faire un détour pour ne pas risquer de tomber sur l'objet
en question, se rendre à son travail par un autre moyen de transport, voir à
pied quitte à perdre un temps considérable.
Exercice : imiter les animaux, sa gestuelle, ses cris,
utiliser tout l’espace disponible : la girafe, l’hippopotame, le loup, le
kangourou, le coq, l’éléphant, le lapin, l’ours, le singe, l’aigle, le grillon,
le porc, la vache, le lion, le mouton, le coucou.
Etude de cas 1.
Le cas d'un petit garçon qui s'est brûlé en posant la main
sur le poêle à charbon. Ce poêle apparaît à l'enfant énorme, noir et chaud. Il
retire alors vivement sa main. Il a mal, il pleure, il a peur. Sa mère le soigne
et le réconforte. Elle remarque par la suite qu'il fait attention à se tenir
loin du poêle et qu'il semble en avoir peur. L'enfant a donc constitué une
habitude béné- fique, celle de redouter et d'éviter un objet réellement
dangereux.
Cependant, dans certain cas, l'expérience peut entraîner des
conséquences moins favorables. L'enfant pourrait dès lors concevoir également
une peur de la grande commode noire qui est placée dans la dans la chambre de sa
mère, uniquement à cause de sa ressemblance physique avec le poêle, selon le
phénomène de généralisation. La peur de la commode deviendrait une conduite
inadaptée dans la mesure où toucher la commode n'est pas dangereux en soi. Cette
peur pourrait avoir des conséquences indésirables ; c'est ainsi que l'enfant se
sentirait obligé de faire un détour si la commode était sur son passage et qu'il
se refuserait l'accès à tout ce qu'elle peut contenir d'attirant pour lui, des
bonbons par exemple.
Analyse
Il peut ainsi y avoir généralisation du stimulus (événement
de l'environnement susceptible d'activer certains récepteurs sensoriel d'un
individu et d'avoir un effet sur son comportement). Par exemple, la personne
phobique des piqûres ne pourra pas voir des bras nus à cause du pli du coude ou
l'acrophobe (phobique des hauteurs) ne supportera pas de voir un de ses proches
se pencher au-dessus du vide.
Nos propres peurs ont été acquises de la même façon au cours
d'expériences désagréables dans notre histoire personnelle. Ces émotions
gênantes se sont conditionnées par rapport à certains aspects de la situation
qui nous a marqué à ce moment-là. Ultérieurement, des expériences semblables
conduiront naturellement à l'apparition de ces mêmes sensations désagréables. Et
c'est justement parce que ces réactions sont provoquées par certain stimuli
déclencheurs particuliers, qu'il est possible de les éliminer par
désapprentisage. Il faut donc briser ces liens en agissant directement sur les
réactions conditionnées et inutiles pour le sujet.
A force d'être irrationnelles et bizarres, ces peurs
inadaptées font croire à de nombreux sujets qu'ils deviennent fous. Leur
impression est souvent confirmée par la réaction de leurs proches. Pour un
observateur extérieur, en effet, le sujet phobique est à coté de la réalité.
C'est comme si un système complexe d'idées fausses s'était infiltré dans la
pensée du sujet, lui faisant tenir des propos illogiques. La personne se tient
alors un discours sur lui même, ses capacités, ses relations aux autres, le
monde en général. Il exprime ces interprétations sans retenue, le plus souvent
sous la forme de scénarios catastrophiques. Ces verbalisations dramatiques
maintiennent l'évitement de la situation phobogène en entretenant les symptômes
phobiques.
La phobie ou phobie spécifique ou simple
En général, les réactions de peur à des stimuli précis ( éléments de
l’environnement provoquant un effet sur le comportement d’une personne) objets,
situations, ses réactions sont considérées comme phobiques si elle sont
excessives, persistantes, contraignantes pour le sujet qui cherche à éviter
l’objet/s, la/les situations anxiogène et perturbante pour le développement
normal de la personne.
Il faut aussi que le sujet reconnaisse le caractère irrationnel de sa peur
excessive, qu’i puisse la critiquer tout en subissant l’emprise répétitive de
l’anxiété lors de la confrontation avec l’objet/s, la/les situations photogènes.
Sont ainsi dites spécifique ou simples les phobies des animaux, phobies des
endroits clos (claustrophobie), les phobies des lieux élevés (l‘acrophobie)
qu’il s’agisse d’un tabouret ou de la tour Eiffel, et bien d’autres.
Le trouble phobique s’auto-entretient. L’évitement des situations phobogènese
est le facteur principal de persistance des peurs. En esquivant la situation, le
phobique n’apprend pas à gérer sa peur et obtient un soulagement immédiat aux
prix d’une dépendance de plus en plus grande face à l’objet/s, la/les situations
anxiogène.
Exemple
Je ne fréquente pas certains endroits spécifiquement associés à des peurs
Je me fais accompagner d’une personne en qui j’ai toute confiance
J’ai l’impression de me sentir plus en confiance quand je prends des
médicaments, de l’alcool ou d’autres excitants.
Je contrôle tout dans les moindre détails avant de sortir de chez moi
Etude de cas 2
Aline raconte à ses amis qu’il lui est impossible d’approcher
une poule. Terrifiée, elle est
obligée de faire
demi-tour. Elle explique aussi que, tout bien considéré, ce qu’elle redoute
par-dessus tout, c est le contact des plumes.
Il suffit à Aline d’un brin de réflexion pour savoir qu’il
n’y a aucun danger à toucher une plume, voire plusieurs plumes de poulet. Elle
n’imagine pas une seconde que ce soit une menace pour elle ; Pourtant, elle ne
peut s ‘empêcher d’avoir peur, c’est irraisonné, elle n’arrive pas se contrôler
quand elle aperçoit une poule et elle doit faire une large détour pour l’éviter
Aline constate de fait l’irréalité de sa peur et voit bien que les autres autour
d’elle, famille et amis, n’ont pas cette réaction à la vue d’une poule.
D’ailleurs, Aline ne se confie pas et cache sa phobie autant
qu’elle le peut, plutôt que de déclencher l’étonnement, voire le rire : " cela
paraît
tellement stupide. " En effet, plus les
objets ou les situations sources de phobies sont
ordinaires et familiers, moins l’entourage comprend l’attitude du phobique, sa
peur incontrôlable.
Au lieu du lui témoigner indulgence et réconfort, les autres
s’évertuent à persuader le phobique de l’irrationalité de la situation. C’est
ainsi qu’on répétait à Aline régulièrement : " Allons, ne soit pas stupide, il
ne peut rien t’arriver " ; " Toi qui est si perspicace habituellement "…
Aline, honteuse de sa phobie, voudrait, bien la dissimuler.
Elle cherche à anticiper et à prévoir les situations où elle pourrait se trouver
nez à nez avec une poule ou un quelconque volatile poulailler. Justement, elle
est invité chez un cousin qui vient d’aménager sa nouvelle ferme. Elle se dit
que, si cette première tentative échoue, elle pourra toujours prétexter de
violents mots de tête pour rester à l’intérieur de la maison, au calme.
Phobie sociale
On peut comparer l’agoraphobe à un enfant qui a peur d’être abandonné par ses
parents dans un lieu étrange et étranger et le phobique simple à un enfant qui
rencontre dans une jungle un animal dangereux. Le phobique sociale lui,
ressemble plus à un enfant qui aurait peur d’être placé sous le regard critique
d’adultes sans bienveillance
La peur d'être humilié en public est la principale
manifestation de la phobie sociale. La personne qui en souffre a souvent
l'impression que tous les yeux sont fixés sur elle. Elle craint de ne pas être à
la hauteur et pense souvent qu'elle est incompétente. Elle a toujours
l'impression d'être maladroite alors que les autres ne le sont pas. La gêne
qu'entraîne la phobie empêche certains de fréquenter les restaurants, d'utiliser
les toilettes publiques, et elle limite leurs relations sociales à leur
entourage immédiat. D'autres sont même incapables de signer un chèque à la
banque devant le caissier tant leur main tremble. La phobie sociale peut se
manifester dès l'enfance et elle touche plus souvent les hommes que les femmes.
Symptômes et signes
Les crises de panique surviennent toujours lors de situations
où la personne a peur d'être jugée ou de mal paraître. Le fait de parler en
public, par exemple, provoquera des rougissements, des tremblements et une
sensation de défaillance incontrôlables.
Traitements et prévention
La phobie sociale a des effets importants sur la vie
professionnelle et sociale d'un individu. Pour traiter ce type de phobie, les
thérapies et les techniques de relaxation sont souvent combinées à l'usage
d'antidépresseurs. Certains médicaments, les bêta-bloqueurs, peuvent même être
administrés juste avant une performance pour réduire l'anxiété.
Etude de cas 3.
Le regard des autres.
Marie, âgée de 24 ans, doit arrêter son travail de
démonstratrice dans un grand magasin, car elle appréhende le regard des clients
et de ses supérieurs hiérarchiques : elle présente une peur de rougir et des
tremblements des mains très importants.
La première fois qu’elle fit une démarche auprès d’un
psychiatre, elle avait 16 ans et souffrait de la peur de faire du mal à
quelqu’un avec des objets tranchants.
A cette époque de sa vie, elle résidait dans un pays
d’Amérique latine très agité où la violence était quotidienne.
Du fait de la situation de son père qui devait se déplacer
assez souvent dans des pays étrangers, elle dut travailler le plus souvent seule
et notamment suivre une scolarité par télé-enseignemant, ce qui ne l’empêcha pas
de réussir brillamment son bac.
Dès qu’elle commença à travailler comme démonstratrice dans
un magasin, elle perçu progressivement des sensations de malaises, se mettant à
trembler et appréhendant de nombreuses situations telles que prendre ses repas
avec d’autres collègues, trembler en faisant une démonstration, rougir devant un
client .
Marie se sentit incapable d’assurer son travail, déprima et,
à la suite de plusieurs arrêts de travail, décida d’entreprendre une
psychothérapie analytique qu’elle interrompit 6 mois après, à la suite d’une
première tentative de suicide
.
Hospitalisée alors pendant un an en clinique psychiatrique,
les tentatives de suicide se multiplièrent et son état fut amélioré par une
série d’électrochocs qui atténuère la dépression. Mais la patiente gardait des
appréhensions à sortir, à affronter la foule et surtout une incapacité totale à
faire un acte dès qu’elle se sentait observée.
Marie définit son problème comme une peur de trembler ou de
rougir devant des gens lorsqu’elle se sent observée.
Marie fut donc hospitalisée de nouveau pendant dix mois, avec
chimiothérapie à dominance antidépressive et neuroleptique et suivi plusieurs
entretiens de soutient.
Une certaine amélioration se dessinait mais la malade n’avait
toujours pas pu reprendre son activité professionnelle et gardait des
appréhensions dans des situations de contact prolongé comme rencontrer des gens,
parler au téléphone, prendre un repas avec des amis.
Marie définit son problème comme une peur de trembler ou de
rougir devant des gens lorsqu’elle se sent observée.
La peur augmente s’il s’agit d’adultes, de sexe masculin, et
diminue s’il s’agit de femmes.
Mais la peur dépend aussi de la situation dans laquelle elle
est observée : profession, magasins, restaurants, loisirs, groupes de scoutisme.
Enfin, les sentiments de dominance, de soumission ou
d’égalité influent surla peur qu’elle a des autres : la famille et les amis sont
moins angoissants que les collègues de travail et les supérieurs hiérarchiques.
Sa vie privée est appauvrie. Marie appréhende les contacts
masculins et redoute d’être présentée à des amis, d’aller au restaurant, tout en
étant regardée et observée.
Aussi vit-elle seule, limitant les contacts privilégiès à ses
seuls parents et surtout à sa mère qui joue souvent un rôle "contraphobique " en
l’accompagnant dans les magasins,.
Marie sait que sa mère pourra éventuellement agir ou parler à
sa place si elle a peur de trembler ou de rougir.
Aucun antécédent psychiatrique n’est signalé dans sa famille.
Marie est l’aînée de trois enfants ; ses deux frères ne présentent pas de
problèmes particulier
LA PHOBIE DE L’ECOLE EST-ELLE UNE PHOBIE SOCIALE ?
De l’angoisse de séparation à la phobie scolaire
Le refus anxieux de l’école peut être associée à une angoisse de séparation.
Il s’agit alors en général d’enfants âgés de moins de 12 ans chez qui on
retrouve souvent des évènements déclenchant (maladies, décès, changements
d’école, déménagements). L’angoisse de séparation est une " anxiété excessive
lorsque le sujet est séparé des personnes auxquelles il est principalement
attaché, sa mère en particulier ". Cette anxiété a un caractère intense,
durable, restreignant les activités de l’enfant ou interférant sur son bien être
émotionnel, et elle peut aussi exister sans refus scolaire. Dans la plupart des
cas, il s’agit d’abord d’une réaction phobique à un aspect de l’environnement
scolaire, en présence ou en l’absence d’un parent . L’anxiété de séparation
favorise des relations sociales superficielles et non investies positivement.
Par exemple, les enfants redoutent de se faire inviter chez des amis et d’être
obligés de quitter leur " chez soi ". Le désir et le plaisir relationnels
existent à l’état latent, mais l’anxiété de séparation les dépasse. L’évitement
des relations sociales s’installe et rend difficile l’accès à l’autonomie.
UNE PHOBIE DE MAL FAIRE
C’est alors une peur excessive de se faire agresser par ses camarades, par
exemple. Pour les comportementalistes, il s’agit ainsi de mettre en évidence les
stimuli auxiogènes du type : paniquer pour un devoir, peur d’avoir une mauvaise
note, appréhension e certaines matières scolaires. Dans la perspective des
théories de l’apprentissage, Ross considére que la phobie scolaire est un
trouble émotionnel – excès d’anxiété – acquis à la suite d’évènements
" traumatisants " pour l’enfant dans l situation scolaire. L’anxiété perturbe
son comportement qui prend la forme d’évitement fin d’atténuer la peur. Il
s’agirait ‘une anxiété de performance (peur de mal faire) qui appartient, d’un
point de vue diagnostique, à la phobie sociale.
UNE PHOBIE SOCIALE GENERALISEE
Il s’agit dans ce cas d’une peur irrationnelle de situations où le sujet
pourrait être observé attentivement par autrui, mais aussi de la peur de se
conduire de façon humiliante en public, plus précisément une crainte excessive
de la critique des enseignants et des camarades. Nous avons souvent constaté
chez ces enfants, indépendamment de leur âge un manque de compétences sociales.
Malgré la fréquence de l’anxiété sociale (timidité pathologique) chez ces
enfants, les informations recueillies auprès des enseignants et des familles
montrent que le groupe de pairs les accepte bien et que la timidité n’est pas
une source de rejet.
La " chronicité " de la phobie scolaire dépend du degré de dépendance et du
manque d’autonomie de l’enfant. La phobie scolaire concerne des enfants qui, de
façon irrationnelle , refusent d’aller à l’école e résistent avec des réactions
d’anxiété très vive ou de panique quand on essaye de les y " forcer ".
Cependant, tout refus scolaire, même tenace, ne constitue pas une phobie.
La phobie scolaire est mal nommée
Le terme " phobie scolaire " peut prêter à confusion. Les parents l’utilisent
pour décrire l’aversion de l’enfant face aux devoirs ; les enseignants
stigmatisent ainsi le comportement de certains enfants qui viennent à l’école
par force. C’est le clinicien anglais Broadwin qui l’a inventé en 1932 , en
distinguant au sein d’un groupe d’enfants faisant des fugues de leur
établissement scolaire un sous-groupe présentant un tableau atypique et bien
précis. L’expression " phobie scolaire " est confirmée par homologue, Johnson,
pionnière également en la matière, en 1941. D’autres auteurs préfèrent parler de
refus scolaire ", car l’expression est plus librede présupposes
psychopathologiques ; la peur panique d’aller à l’école peut, en effet,
recouvrir des raisons très différentes. Johnson, elle –même, en 1957, reviendra
sur sa position initiale en déclarant :
" La phobie scolaire st mal nommée, il s’agit plutôt d’une angoisse de
séparation. " La classification américaine, par exemple, ne considère ps la
phobie diagnostique à part entière, mais la cite simplement en tant que
complication du trouble d’angoisse de séparation. On peut aussi rencontrer ce
refus anxieux de l’école chez des adolescents présentant une timidité
pathologique. En définitive, le terme " phobie scolaire " doit être réservé
exclusivement aux enfants qui présentent une peur panique d’aller à l’école et
qui, à l’inverse, ,’éprouvent pas de difficultés majeures pendant les vacances
scolaires.
RECONNAITRE UNE PHOBIE SCOLAIRE
La phobie scolaire ne concerne pas les réactions anxieuses observées à
l’entrée e maternelle, très fréquentes, rapidement résolutives en quelques
semaines, ne dépassant pas un trimestre dans la plupart des cas. Ces réactions
anxieuses correspondent en général à l’apparition d’autres phobies – peur de
l’obscurité ou d’aller au fond de l’appartement , par exemple. On retrouve
parfois dans les antécédents des phobiques scolaires une angoisse intense et
durable à cette période, qui n’a donc pas disparu au bout de quelques semaines
après la rentrée des classes, mais qui a persisté, se manifestant par des cycles
d’absentéisme et de résignation.
La phobie scolaire est différente des refus de l’école au cours de
décompensations schizophréniques s’inscrivant dans le cadre du retrait social et
de l’apragmatisme de cette maladie. Cette peur d’aller à l’école est lors une
peur parmi d’autres. L’anxiété n’est pas intense et les enfants expliquent et
rationalisent leur peur : ils se sentent démotivés. Ils ne trouvent aucun
intérêt à ce qu’ils font et souhaitent une vie " différente ". Leur résistance
face à l’école buissonnière, de fugues et de divers actes antisociaux comme des
vols, du vandalisme, voire des agressions.
Dans la phobie scolaire, il s’agit donc bien d’angoisse de séparation, de
performance ou d’anxiété sociale généralisée. L’ensemble des symptômes se
produit, soit lors de la confrontation à l situation anxiogène, en l’occurrence
le départ pour l’école, soit lors de l’anticipation de cette confrontation.
Evoquer avec l’enfant l’éventualité d’aller, pour quelques instants à l’école,
suffit parfois à déclencher une véritable panique, mais certaines phobies ne se
manifestent pas par des signes anticipatoires.
L’enfant présente un certain nombre de symptômes aisément reconnaissables :
détresse émotionnelle intense avec somatisation (nausées, vomissements, douleurs
abdominales, diarrhées, céphalées), troubles neurovégétatifs (nausées, sueurs,
tachycardie) se manifestant parfois par une véritable attaque de panique
(pleurs, sueurs, tremblements, tachycardie, palpitations), avec des réactions
motrices (crises d’agitation, violences physiques contre les adultes tentant de
convaincre ou de contraindre l’enfant, raptus anxieux sur le chemin de l’école
avec tentative de fuite). Ces réactions physiques et émotives s’accompagnent de
peurs exprimées, dont il est difficile d’apprécier la part de rationalisaton
secondaire (peur d’un maître vécu comme agressif ou moqueur ; peur des
camarades ; peur de rougir ; peur de se déshabiller en public pour les cours
d’éducation physique ; peur d’être interrogé). En général, les explications du
jeune ne suffisent pas à justifier son refus. Il réalise lui-même, par exemple,
que, malgré les encouragements d’un maître par ailleurs vécu comme agressif, il
continue à ressentir une forte angoisse à l’idée d’aller à l’école.
Il est toujours très important d’observer l’organisation comportementale du
jeune face à la phobie. Le jeune patient met en place toute une série de
stratégies d’évitement visant à le protéger de la situation anxiogène, telle que
l’errance avec retour au domicile à l’heure prévue, comme s’il était allé à
l’école (le sujet n’éprouve aucun plaisir dans cette situation , mais au
contraire, de la tristesse, de l’angoisse et de la culpabilité). En dehors de la
situation stressante, pendant les périodes de vacances par exemple, beaucoup
d’enfants promettent qu’ils retourneront à l’école et s’y préparent
effectivement, mais le jour de la rentrée, " tout recommence ". Des
comportements assez dramatiques peuvent être observés chez ces enfants afin
d’éviter la situation scolaire.
Nous avons ainsi suivi pendant son hospitalisation et quelques mois après sa
sortie de l’hôpital un jeune garçon de 11 ans qui n’avait pas hésité à casser
une bouteille et à marcher pieds nus sur des morceaux de verre pour être dans
l’incapacité de se déplacer.
ANDRE ET L’AFFIRMATION DE SOI
André est arrivé blessé à l’hôpital. Ila été hospitalisé dans le service de
pédopsychiatrie. Après quelques jours, il nous a expliqué qu’il était l’objet de
moqueries de la part des camarades car son nom de famille avait une consonance
proche d’une insulte. Il avait tenté de ne pas s’énerver, mais il avait du mal à
se contenir et il lui arrivait de se mettre à pleurer devant ses camarades. Il
se sentait seul et n’osait pas aller vers les autres par crainte des moqueries.
Plusieurs enfants de sa classe l’avaient invité à jouer avec eux, mais il avait
refusé car il ne voulait pas servir de " bouche-trou ". Nous avons proposé à
André et à sa famille une thérapie comportementale en hospitalisation avec un
contrat de sortie de l’hôpital qui comprenait la reprise partielle des cours
dans son école à mi-temps pendant une semaine. Puis il devait reprendre ses
cours à temps complet. Les différentes étapes de cette approches ont été
expliquées et mises en place progressivement.
individuel avec un professeur et un travail collectif. Le professeur avait
pour consigne de l’appeler par son prénom et son nom. Il devait aussi appeler
les autres enfants par leur nom complet.
Apprendre à développer une réponse aux éventuelles moqueries . Cet
apprentissage a été l’objet de plusieurs séances d’affirmation de soi avec le
thérapeute comportementaliste. Le jeu de rôle a été la technique thérapeutique
pivot : le thrapeute se moquait de Jacques et celui-ci était censé tester
plusieurs réponses jusqu’au moment où il avait trouvé " sa bonne réponse " .
Celle-ci était : " J’entends pas, parle plus fort, ne fais pas ta
fillette ", il voulait la répéter inlassablement comme un disque rayé afin
d’épuiser ou de fatiguer le moqueur. "
3 Nous avons pris contact avec l’école et nous avons demandé un rendez-vous
avec le
principal afin qu’André explique son projet de reprise progressive. Nous
l’avons accompagné lors du rendez-vous. Les réticences du principal ont été
minimes. Un calendrier de reprise a été décidé. Le premier jour de retour à
l’école , André était très inquiet : il ,’était pas sûr de pouvoir répondre aux
moqueries comme il avait appris à le faire avec la thérapeute. La prise de
décision a été renforcée par l’équipe hospitalière : " Je ne veux pas me laisser
faire, j’en ai marre ", disait André. Le père l’a accompagné pour la
demi-journée de cours. Pendant une semaine, André est allé à l’école et nous
l’avons vu régulièrement afin de continuer les séances d’affirmation de soi. Il
avait pu répondre par le " disque rayé " mais il était déconcerté par
l’énervement qu’il pouvait provoquer chez les autres avec sa nouvelle assurance
et son détachement émotionnel face aux moqueries. L’étape suivante a été le
suivi après la sortie de l’hospitalisation . L’affirmation de soi l’avait rendu
un peu " insupportable " aux yeux des parents. Le désinvestissement scolaire
étant très intense et la situation professionnelle du père , qui était sans
emploi, nous ont incités à lui proposer une psychothérapie d’inspiration
analytique afin de mieux préserver le développement de son processus
d’individuation et l’accès à l’autonomie. Celle-ci a été assurée par l’un de nos
confères analyste . Parallèlement à cette psychothérapie, nous avons continué à
le voir pendant un an tous les quinze jours. Le but était la consolidation à le
voir pendant un an tous les quinze jours . Le but était la consolidation de
l’affirmation de soi et le renforcement positif des habitudes de travail
scolaire.
Ces comportements dramatiques ne sont pas forcément des facteurs prédictifs
de mauvais pronostic, mais les conséquences de ce refus scolaire sont toujours
graves. Du fait des multiples plaintes somatiques, les enfants risquent d’être
soumis à des examens complémentaires inutiles, retardant le diagnostic. Ils
s’installent dans un absentéisme et un échec scolaire durables, abandonnant tout
effort intellectuel . Certains refusent même l’éventualité d’un travail à
domicile. Peu à peu , ils s’isolent de leurs camarades vis-à-vis desquels ils
éprouvent de la gêne, cessent de pratiquer des activités où ils s’investissaient
auparavant et réduisent , ainsi, leur champ d’expériences. Des dépressions
compliquent souvent le refus scolaire anxieux, qu’il s’agisse d’épisodes
dépressifs majeurs ou de tableaux dépressifs incomplets avec conservation de la
capacité à éprouver du plaisir et de l’estime de soi.
LE REFUS SCOLAIRE ANXIEUX
Le refus scolaire anxieux n’est pas une entité homogène, d’explication
univoque, mais un ensemble de formes cliniques impliquant des différences de
mécanismes psychopathologiques, de pronostics et de thérapeutiques. La plupart
du temps, pour un même sujet, plusieurs mécanismes coexistent. Actuellement , la
plupart des auteurs font la distinction entre le refus anxieux et le refus
scolaire dû à l’angoisse de la séparation.
La prévalence des refus scolaires anxieux est mal connue : elle varie entre
0,3 et 1,7 % pour les enfants d’âge scolaire selon les études. Dans une enquête
portant sur la population totale des 2193 enfants, âgés de 10-11 ans, de l’île
de Wigtht en Angleterre, en 1970, on trouve moins de 3% de refus scolaire chez
les sujets ayant des troubles psychiatriques. Mais l’incidence actuelle du
trouble semble en augmentation probablement en rapport vec l’investissement
croissant des familles dans la scolarité et la compétition de plus en plus forte
à laquelle les écoliers sont confrontés.
L’âge de début des troubles, pour la majorité des auteurs , se situé entre 11
et 13 ans, correspondant à l’entrée dans le secondaire ; mais il existe deux
autres pics de fréquence : entre 5 et 7 ans à l’entrée dans le primaire
(probablement dû a une angoisse de séparation) et au-dessus de 15 ans.
Les données divergent concernant le sexe, avec tantôt une prédominance des
garçons et des filles. En réalité, les filles seraient plus représentées dans
les tranches d’âges inférieures, alors que les garçons seraient plus nombreux à
l’adolescence.
Le niveau intellectuel des sujets souffrant de refus scolaire anxieux est, en
général, normal ou supérieur, et la réussite scolaire très investie, faisant
vivre comme une blessure narcissique tout résultat moyen. Mais on observe aussi
cette symptomatologie chez les sujets présentant des difficultés
d’apprentissage, une efficience limite ou des retards mentaux, avec les mêmes
mécarismes psychopathologiques.
LE ROLE DE L’ENTOURAGE
L’entourage, tant familial que scolaire, s’épuise en essais de réassurance,
persuasion et même punitions. Mais, le plus souvent, on est confronté à une
tolérance extrême de la famille qui sait, cède et entérine. C’est ainsi que les
parents organisent différents aménagements , qu’il s’agisse de soutien scolaire
à domicile ou d’un enseignement par correspondance , et cherchent à faire
cautionner l’absentéisme par des certificats médicaux. Dans une étude portant
sur cinquante enfants souffrant de refus scolaire, on a pu relever quatre types
d’interactions familiales dont les deux premières sont de loin les plus
fréquentes (77 % des cas) :
enfants autoritaires et exigeants avec leurs parents mais timides, anxieux
et inhibés à l’extérieur ;
enfants passifs et soumis dans toutes les relations ;
enfants tyranniques dans toutes les relations ;
enfants en général ouverts et amicaux, mis très exigeants avec leurs
parents
LES ASPECTS THERAPEUTIQUES
Les objectifs du traitement sont triples : aider au retour à l’école, réduire
le handicap, prévenir les complications. La plupart des auteurs conseillent une
approche multidimensionnelle : les psychothérapies et important dans la prise en
charge :
le suivi en ambulatoire est réservé aux refus scolaires de début récent et
d’emblée limités dans le temps (1 ), avec, en cas d’échec, une
hospitalisation ;
l’hospitalisation, réalisée après un temps de préparation, s’impose en cas
d’échec des traitements ambulatoires, lorsque les refus scolaires sont anciens
ou compliqués, ou lorsque l’anxiété parentale est massive. De durée
relativement prolongée (3 à 6 mois), elle a une visée de " réapprentissage "
des habitudes scolaires ;
l’indication psychothérapeutique et / ou chimiothérapique est discutée.
LES THEARAPIES COGNITIVO-COMPORTEMENTALES
Elles sont fondées sur des stratégies cognitivo-comportementales qui vont
déterminer tout d’abord les stimuli anxiogènes responsables du maintien des
manifestations axieuses. Ces stimuli sont classés en deux types : internes,
provoqués par le sujet (pensées, images, idées irrationnelles, croyance) et
externes, provoqués par l’extérieur (séparation, interactions sociales).
Suivant les types de stimuli, le thérapeute visera le déconditionnement de
l’anxiété et / ou l’apprentissage de réponses incompatibles avec l’anxiété, le
but immédiat étant le retour rapide à l’école.
Quatre techniques sont généralement employée : la désensibilisation
systématique, l’exposition graduelle aux stimuli anxiogènes, la restructuration
cognitive et l’auto-contrôle.
LA DESENSIBILISATION SYSTEMATIQUE
Le but de cette stratégie est de démolir graduellement l’habitude de répondre
par de l’anxiété. Le jeune patient est mis dans un été physiologique antagoniste
de l’anxiété (relaxation) : puis il est confronté pendant quelques secondes à un
stimulus générateur de cette anxiété. Pour que le stimulus perde progressivement
son pouvoir anxiogène, cette confrontation doit être répétée plusieurs fois,
jusqu’à la disparition des réactions anxieuses. On peut alors présenter des
stimuli de plus en plus anxiogènes. Les explications données aux patients sur
cette technique sont en général les suivantes :
" Les réactions de peur, d’anxiété que tu éprouves actuellement à l’idée de
retourner à l’école , nous pouvons les travailler ici en te faisant imaginer que
tu retournes en classe. Nous pensons que tu as appris à savoir peur à l’école,
comme nous pouvons apprendre à voir peur de voyager en voiture après avoir été
témoin d’un accident. De la même façon, comme nous apprenons à avoir peur de
certaines choses ou de certaines situations, nous pouvons apprendre à les
approcher progressivement et à répondre avec moins de tension et d’anxiété. Il
existe une méthode qui provoque la disparition de la peur : la désensibilisation
systématique. Nous allons t’apprendre à te relaxer, à devenir plus calme ;
ensuite, nous allons faire ensemble une liste de toutes les situations liées à
l’école qui peuvent te rendre anxieux. Après , nous te ferons imaginer ces
situations jusqu’au moment où tu pourras imaginer que tu retournes à l’école
sans que cela te fasse peur. "
On peut distinguer trois phases dans ce type de traitement : entraînement à
la relaxation ; établissement de la liste des situations anxiogènes et
confrontation en imagination avec les situations qui déclenchent le refus
anxieux de l’école.
L’EXPOSITION GRADUELLE AUX STIMULI ANXIOGENES
C’est la technique la plus utilisée dans le traitement des refus anxieux de
l’école. C’est le clinicien Patterson qui a décrit en 1965 les différentes
étapes thérapeutiques d’un refus anxieux avec angoisse de séparation chez un
garçon de 7 ans.
DIX SEANCQES D’EXPOSITION GRADUELLE
Il a commencé par renforcer positivement chaque déplacement de l’enfant qui
impliquait un éloignement par rapport à sa mère (aller chercher un jouet posé
quelques centimètres plus loin, s’asseoir à quelques mètres de sa mère, jouer
avec un éducateur sans solliciter sa mère pendant une durée déterminée).
Ensuite, il a encouragé l’enfant à exploser la clinique (aller à la bibliothèque
avec un éducateur, aller jouer dans une pièce pendant que sa mère restait dans
le bureau du thérapeute). Puis, la même méthode d’éloignement progressif de la
mère a été employée dans l’école de l’enfant. Un total de dix séances a permis
le retour à l’école sans angoisse exprimée.
LA RESTRUCTURATION COGNITIVE ET L’AUTO-Contrôle
Ce sont deux techniques cognitives où le thérapeute va viser le développement
des pensées rationnelles en cherchant à reformuler les pensées irrationnelles
exprimées par l’enfant. Le contenu concerne les craintes et peurs exprimées par
le jeune patient. Ces techniques sont toujours employées en combinaison avec
l’exposition graduelle.
Au total, les thérapies comportementales visent le retour rapide à l’école
sans négliger pour autant les symptômes associés.Etant donné la complexité du
syndrome, un abord multidisciplinaire est souvent préconisé.
LA PSYCHOTHERAPIE D’INSPIRATION ANALYTIQUE
Il n’existe pas à notre connaissance beaucoup de littérature sur les
modalités de prise en charge des psychothérapies analytiques des enfants
présentant un refus anxieux de l’école . L’une des raisons est probablement la
structure psychopathologique variable qui sous-tend
Ce syndrome et qui rend difficile
Agoraphobie sans Trouble (ou attaque) de panique et
l’agoraphobie avec Trouble (ou attaque) de panique
Etude de cas 4
Les alarmes d’une agoraphobe.
Prenons pour exemple une femme, agoraphobe, pour expliquer
concrètement ce modèle. Elle apprend, en téléphonant d’une cabine publique, que
son ami l’abandonne sans ménagement. Elle présente alors une première crise
d’angoisse dans la rue. Elle s’enfuit en courant et arrive chez elle hors
d’haleine. Cette crise, qui dure environ trente minutes, s’accompagne d’une
expérience épouvantable : elle a l’impression que le monde devient étrange
autour d’elle, l’accélération cardiaque et respiratoire liée à l’anxiété
entraîne également des sensations de picotement sur tout le corps. Elle
interprète ces phénomènes comme un début de délire : elle pense qu’elle devient
folle. Elle ne retiendra dans l’environnement que ce qui justifie son schéma de
danger ; hors de son domicile, elle risque de faire une nouvelle attaque de
panique et d ‘être observée par d’autres personnes, qui vont la juger folle et
la conduire d’urgence dans un hôpital psychiatrique. Elle subira un monologue
intérieur du type : " Je vais devenir folle ". De ce fait obéira à une règle
stricte : ne jamais rester seule et ne jamais sans avoir la possibilité d’être
secourue. Une fois dehors, même accompagnée par sa mère, elle scrutera son corps
pour y sentir la moindre palpitation annonciatrice de la crise de folie tant
redoutée. A force de scruter son corps , " la peur de la peur " va déclencher
réellement une crise d’angoisse. Elle obligera sa mère à la ramener à la maison.
Sa prophétie se réalise, il lui faut donc toujours obéir à cette règle
impérative : rester chez elle, sinon un danger terrible la menace.
Si tout de suite sa mère l’avait rassurée, aidée à sortir
chaque jour et surtout encouragée à sortir seule, elle aurait affronté
progressivement les situations angoissantes et s’en serait libérée. Elle aurait
pu alors se trouver un nouveau compagnon. Mais la patiente, qui présentait une
personnalité dépendante antérieurement à la crise , s ‘enferme chez elle, près
du téléphone, pour appeler le SAMU en cas de trop forte montée d’angoisse. Elle
développe ainsi une agoraphobie grave, suivie de dépression qui résulte d’un
sentiment d’impuissance totale vis-à-vis de ses troubles. Elle s’accuse
maintenant d’être une charge pour les autres, en particulier sa mère. C’est dans
cette extrémité, qu’après trois années d’évolution, elle fait appel à un
thérapeute.
.
L’agoraphobie est un trouble complexe qui réunit un ensemble
de symptômes très hétérogènes. La peur commune à tous les agoraphobes est la
peur générale du vide quelles que soient les circonstances. L’agoraphobie est un
ensemble de peurs phobique dont le nombre et la nature peuvent varier d’un
individu à l’autre. Toutes ces phobies associées chez un même individu ont un
point commun : la peur du vide. A cette peur du vide est associée chez tous les
agoraphobes une peur d’avoir peur appelée phobophobia. Il s’agit d’une
anticipation anxieuse par la personne de la survenue d’une crise d’angoisse
aiguë. En effet, de 80 à 98 % des sujets agoraphobes ont déjà eu l’expérience de
crises d’anxiété aiguë.
Les circonstances les plus redoutées par l’agoraphobe
Aller au cinéma
Aller au théâtre
Rentrer dans une église
Traverser un pont
Etre dans une barque
Etre dans un immeuble, à un étage élevé.
Conduire une voiture
Etre dans un magasin, un centre commercial
Etre dans la foule
Quitter son domicile ou s’en sen séloigner
Aller au restaurant
Prendre les transport en commun
Agoraphobie avec ou sans attaque de panique.
L’agoraphobie existe comme une entité autonome. Il est donc
essentiel de distinguer parmi les agoraphobies les formes isolées de celles qui
sont associées à des attaques de paniques.
L’agoraphobie isolé
Elle débute tôt, vers 25 ans. En revanche, son déclenchement est bien plus
tardif que celui des phobies spécifiques ou des phobies sociales qui débutent au
cours de l’adolescence, voir plus tôt.
Elle concerne majoritairement les femmes (deux femmes pour un homme), sans
qu’aucune réelle explication ait ou être alléguée.
Elle procède de mécanismes d’acquisition complexes. Le conditionnement
n’agirait pas seul et des facteurs familiaux voir génétiques, sont évoqués.
Elle s’accompagne souvent de complications du type toxicomanie- alcoolisme ou
autre.
L’agoraphobie avec attaque de panique
Le début des troubles est plus tardif : entre 36 et 45 ans..
Les hommes et les femmes sont quasiment autant concernés.
Le processus d’acquisition de l’agoraphobie fait appel à des conditionnements
internes et externes successifs, dans une réaction en cascade, d’où son
appellation de " forme anxieuse endogène (dont le contenu provient de
l’intérieur) ".
L’évolution du trouble est fluctuante, alternant des périodes de forte
intensité, et des période de rémission. Il existe des formes chroniques.
Qu’est-ce qu’une attaque de panique ?
Il s’agit d’accès d’angoisse qui se manifestent par de
multiples symptômes pour le sujet, tous très impressionnants. Quatre grands
types de symptômes s’associent.
1 manifestations subjectives : un ensemble de sensation du
type : sensation de malaise intense, d’anéantissement, de catastrophe imminente.
Il existe un lin très fort entre manifestations subjectives et manifestations
corporelles. Les manifestations subjectives seraient des interprétations
anxieuses, des prédictions formulées à partir des symptômes corporels.
2 Manifestations physiques : sont multiples allant de la
tachycardie (accélération du rythme cardiaque), à la gène respiratoire avec
essoufflement, à la sensation de boule dans la gorge. Toutes ces manifestations
peuvent donner lieu à des consultations médicales en urgences. Les examens
complémentaires alors pratiqués excluent l’origine organique des troubles. La
peur panique d’un accident cardiaque est la cause la plus fréquente de demande
d’aide et s’effectue lors des premières crises.
3 Symptômes psychosensoriels : ils ne sont pas constants,
mais donnent l’impression d’étrangeté aux manifestation : sensation de jamais
vu, modification de perception de l’intensité lumineuse, modifications des
perceptions auditives, sentiment de dépersonnalisation flottement, difficulté à
sentir les limites de son corps), perception d’étrangeté des objets autour de
soi, sensation modifications des façades d’immeuble, perception que les murs des
bâtiments se rapprochent et se renferment sur soi.
4 Modifications des comportements : elles sont rares, car
l’attaque de panique peut passer inaperçue de l’entourage du sujet, cependant le
patient peut ressentir le besoin impérieux de quitter la situation source
d’angoisse. Même le patient qui présente une crise d’anxiété aiguë au volant
garde un contrôle de sa conduite automobile et s’il décide d’arrêter sa voiture,
il le fait de manière adaptée. Les phobies du comportements constatés sont
d’avantage liés à des conduites d’auto-intoxication médicamenteuse.
Etude de cas 5
Mathilde a peur de mourir dans la rue. Elle a quarante – huit
ans. Ii y a trois ans , sa vie a basculé. Un jour de Juillet, au buffet de la
gare, sur le point de partir en vacances, elle a ressenti soudain " une terreur
absolue ". "Je vais tomber et mourir " a-t-elle aussitôt pensé. Elle a cru
ensuite qu’elle était victime de la rupture d’un anévrisme et qu’une hémorragie
cérébrale était en train de l’emporter. Son pouls battait à 140. L’intervention
d’urgence et a science d’un cardiologue ne l’ont pas rassurée, bien que la crise
se soit résolue tout de suite après la prise d’un tranquillisant mineur, bien
avant que celui-ci ait pu avoir un quelconque effet pharmacologique. Elle
consulte ensuite un neurologue, car elle ressent des brûlures au sommet du
crâne. Les attaques de panique se répètent, une fois par semaine, malgré un
traitement tranquillisant important et de petites doses d’antidépresseurs. Elle
ne peut plus voyager, elle qui franchissait allègrement les frontières. Elle ne
peut conduire seule plus de cinquante kilomètres, ni faire des trajets en bus,
en train ou en car, ou se rendre dans les grands magasins, de peur de faire une
crise en public. Malgré une bonne culture scientifique, elle demeure persuadée
qu’elle a une maladie neurologique ou un problème cardiaque grave. Elle s’est
fait prescrire bêtabloquants par un cardiologue pour prévenir un éventuel
infarctus du myocarde. Parfois elle a peur de devenir folle, car il lui est déjà
arrivé dans les grandes surfaces d’avoir l’impression que les choses devenaient
irréelles autour d ‘elle .
Petit à petit, elle reprend courage, elle recommence à
conduire, sort , arrête ses tranquillisants et ses antidépresseurs.
Mais le tableau change encore une fois. Des sentiments
dépressifs s’expriment avec véhémence. Elle pleure beaucoup, va dans les
églises, écoute de la musique triste. " Si je fais des crises d’angoisse, c’est
que personne ne peut m’empêcher de mourir. "
Elle raconte alors en détail la mort de sa mère, décédée en
Juillet un an exactement avant le début des crises de panique. Sa mère,
asthmatique, est morte dans la rue, à deux pas d’un hôpital. Mathilde a été
prévenue en urgence, à la fin de la nuit, par un coup de téléphone. Elle a vu le
cadavre de sa mère, mais n’a pas pu lui fermer les yeux, car son regard lui a
fait peur. "j’aurais dû le faire ", dit Mathilde . "Voyez-vous, on n’est pas
respecté dans la mort, on n’est pas traité comme un être humain, on vous met
dans un sac e nplastique, et c’est fini. Je ne puis supporter cette image, et je
ne veux pas mourir en public et donner aux autres un tel spectacle. "
Voici les critères du DSM IV Manuel diagnostique et
statistique des troubles mentaux. qui décrivent l'agoraphobie.
A. Anxiété liée au fait de se retrouver dans des endroits ou
des situations d'où il pourrait être difficile (ou gênant) de s'échapper ou dans
lesquelles on pourrait ne pas trouver de secours en cas d'attaque de panique
(voir la question fréquente: "Qu'est-ce qu'une attaque de panique ?") ... ou
bien en cas de symptômes à type de panique. Les peurs agoraphobiques regroupent
un ensemble de situations caractéristiques incluant le fait de se retrouver seul
en dehors de son domicile; d'être dans une foule ou dans une file d'attente; sur
un pont ou dans un autobus, un train ou une voiture. N.B. Envisager le
diagnostic de phobie spécifique si l'évitement est limité à une ou seulement
quelques situations spécifiques, ou celui de phobie sociale si l'évitement est
limité aux situations sociales.
B. Les situations sont soit évitées (p. ex., restriction des
voyages ) soit subies avec une souffrance intense ou bien avec la crainte
d'avoir une Attaque de panique ou des symptômes à type de panique ou bien
nécessitent la présence d'un accompagnement.
C. L'anxiété ou l'évitement phobique n'est pas mieux expliqué
par un autre trouble mental, tel une Phobie sociale (par ex. évitement limité
aux situations sociales par peur d'être embarrassé), une Phobie spécifique (p.
ex., évitement limité à une situation unique comme les ascenseurs), un Trouble
obsessionnel-compulsif (p. ex., évitement de la saleté chez quelqu'un ayant une
obsession de la contamination), un État de stress post-traumatique (p. ex.,
évitement des stimulus associés à un facteur de stress sévère) ou un Trouble
anxiété de séparation (évitement lié au départ du domicile ou à la séparation
d'avec les membres de la famille).
Il faut Mentionner que l'évitement de situations peut altérer
les capacités des sujets à voyager, à travailler ou à assumer leurs
responsabilités.
Exercice : le jeu de rôles, ou pouvoir changer de
comportement. Je vais vous demander de présenter le cadre de la situation
problématique dans laquelle vous aimeriez pouvoir changer de comportement. je
vous invite à décrire en détail le lieu où le comportement-cible qui pourrait
être mis en acte. Je vais vous demandez maintenant de choisir des accessoires ou
des pièces de mobilier dans la salle où se déroule le jeu de rôles, pour créer
une ambiance aussi proche que possible de celle de la situation réelle. De
présenter les protagonistes importants de la scène et de les décrire brièvement.
Dans un travail en groupe, les rôles seront attribués à d‘autres membre du
groupe
.
Je vous demande de résumer le scénario du comportement-cible
comme il fut décrit lors de l’étape de préparation psychologique.
Le jeu de rôles proprement dit commence alors.
Le thérapeute encourage le patient de manière active lors de
cette première tentative, en lui rappelant (comme un souffleur au théâtre) de
mettre en œuvre chacun des traits du comportement souhaité. Si le patient
ressent une difficulté, le thérapeute peut alors se proposer comme modèle et lui
demander d’observer une autre façon de faire. Après la présentation de ce
modèle, le thérapeute peut demander au patient de réessayer, mais à sa manière à
lui (au patient).
Le partage et la retro-action (feedback)
Le thérapeute partage ses observations avec celles du patient sur la
réalisation de ce dernier. Ce feedback devrait être spécifique, simple, basé sur
des éléments observés, et compréhensible par le patient. Il devrait surtout
renforcer les aspects positifs ou réussis.
La répétition
Le patient va effectuer de nouveaux jeux de rôles, dans lesquels il va
recommencer toute la séquence comportementale, jusqu’à ce que le thérapeute
sente que son patient maîtrise bien chacun des aspects du comportement relevés
au départ comme souhaitables.
le suivi
Lors de la prochaine séance, on demande au patient de faire état des
résultats de sa mise en pratique de l’apprentissage dans la situation réelle. Si
nécessaire, un complément de pratique
peut être proposé lors de cette séance.
Trouble obsessionnel-compulsif (TOC)
Pour parler des tocs les critères les plus utilisés actuellement sont ceux du
DSM IV Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.
Je vais les présenter de manière simplifiée. Ils permettent
de définir un seuil où l’on passe de la normalité à la maladie – autrement dit,
des obsessions normales au TOC. Ce seuil n’est que l’expression provisoire d’un
consensus d’experts internationaux. Il faut aussi tenir compte de nombreuses
nuances qui permettent d’apprécier le contexte social et familial de chaque
individu.
Identification d’un trouble
La personne présente soit des obsessions, soit des compulsions
Les obsessions sont définies par quatre critères :
1. Pensées, impulsions ou images répétitives et persistantes qui sont comme
intrusives et inadéquates, et qui causent une anxiété ou une détresse marquée.
2. Les pensées, les impulsions ou les images ne sont pas simplement des
soucis excessifs à propos de problèmes de la vie réelle.
3. La personne tente d’ignorer ou de refouler ces pensées ou ces impulsions,
ou encore de les neutraliser par une autre pensée ou une autre action.
4. La personne reconnaît que les pensées obsédantes, les impulsions ou les
images sont le produit de son propre esprit (elles ne sont pas imposées de
l’extérieur).
les compulsions sont définies par deux critères :
1. Des comportements répétitifs (lavages de mains, mises en ordre,
vérifications) ou des actes mentaux que la personne se sent obligée d’accomplir
en réponse à une obsession, ou selon des règles qui doivent être appliquées
rigidement.
2. Le comportement ou l’acte mental vise à prévenir ou à réduire, la
détresse, ou encore à empêcher un événement ou à éviter une situation redoutée.
Cependant, ces comportements ou ces actes mentaux ne sont pas reliés de façon
réaliste à ce qu’ils ont pour dessein de neutraliser ou d’empêcher, ou encore
sont clairement excessifs.
À certains points de l’évolution de la maladie, le patient reconnaît que les
obsessions ou les compulsions sont excessives ou déraisonnables.
Note: cela ne s’applique pas aux enfants.
Les obsessions ou les compulsions causent une détresse marquée et/ou sont
dévoreuses de temps.
Elles prennent plus d’une heure par jour, ou interfèrent de façon importante
avec la vie de tous les jours, le travail, les activités sociales habituelles,
les relations avec autrui.
Etude de cas 6
1 Vous partez de chez vous pour quatre ou cinq jours. Une
fois la porte bouclée, vous êtes tenaillé par une obsession angoissante : vous
avez laissé votre radio en marche et celle-ci pourrait produire une étincelle
qui produirait une terrible explosion car vous avez peut-etre laissé votre gaz
ouvert. Cette obsession angoissante vous tenaille et vous ronge … même au cœur
de la nuit.
2 Vous partez de chez vous pour une semaine et l’idée qu’un
objet, posé sur vos fenetres, tombe sur la tete d’un passant ou meme dans le
landau d’un bébé poussé par sa mère, vous angoisse au maximum. ,
3 Vous partez en vacances avec des amis. L’un d’entre eux est
artisan . Il pose des portes de garage. Il manipule couramment les boulons et
les rondelles. Au retour de ces vacances, votre ami A charge tous les bagages
dont votre sac sur le plateau de pique-nique. Pendant toute la durée du voyage,
vous vous demandez s’il n’y avait pas des boulons qui seraient tombés de la
poche de votre sac qui ne ferme plus et qui auraient abimé quelque chose sur les
chantiers qui étaient sur ou au bord de la route. Pendant le voyage et après,
vous vous dites : " Si après le voyage, je dois vérifier tous les
chantiers qu’on a croisés, il y a de quoi devenir fou " et cela vous angoisse.
4 Trois semaines avant de partir en vacances, vous êtes
angoissé à l’idée que vous allez devoir fermer le gaz avant de quitter votre
domicile. Cette idée vous obsède. Une fois parti et que le gaz a été fermé par
votre femme, en
vacances, cette idée vous angoisse et vous obsède toujours.
5 Quand vous quittez votre domicile vous et es toujours
angoissé à l’idée que vous avez peut-être laissé le gaz ouvert, ce qui
risquerait de provoquer une explosion et de tuer les locataires de votre
immeuble. Vous êtes toujours obsédé par l’idée d’avoir laissé involontairement
des lampes éclairées qui pourraient provoquer un incendie causant la mort de
plusieurs personnes ou par l’idée qu’une fuite d’eau se déclenche. L’idée que,
peut-être , les fenêtres sont restées et qu’elles pourraient claquer et se
casser suite à un orage et que des morceaux de verre pourraient tomber par
malchance dans la poussette d’un bébé poussé par sa mère dans la rue, vous
angoisse.
6 Rentrant de la maternité avec votre poussin et votre femme,
vous posez le nouveau-né, couché dans un couffin, sur le gazon vert de votre
villa, en prenant soin de l’écarter de quelques mètres de l’aplomb du toit car
avec ces vieilles maisons, cela peut toujours tomber et cela serait une tuile !
7 Vous êtes à votre table dans votre chambre . Vous jetez un
coup d’œil par la fenêtre d’où vous avez une vue plongeante sur le garage.
Tenez, vous avez un coup au cœur, votre père arrive en voiture. Une peur
s’installe en vous . Vous sentez le moment où il va entrer dans la maison. Vous
avez peur.
Le matin, au petit déjeuner, quand vous arrivez dans la
cuisine , vous ne savez jamais si vous devez l’embrasser ou pas. Vous êtes dans
l’embarras, dans l’incertitude dès le matin et vous avez peur.
8 Arrivé à l’école, vous avez une sainte frousse d’être
interrogé par le professeur, de lire à haute voix et de passer au tableau. Vous
avez peur. Votre père vous fait peur mais en plus, il se moque de vous, n’est
jamais au courant de vos activités, ne signe jamais vos carnets de note, ne
s’intéresse pas, ou ne le montre pas, à ce que vous lui dites et il vous dit des
propos blessants qui vous marquent au fer rouge.
9 Après plusieurs années d’instabilité dans votre travail,
votre lieu de vie, tout ce stress accumulé ronge implacablement votre santé
toute entière. Vous avez des périodes d’insomnie de plus en plus fréquentes :
vos nerfs lâchent, et petit à petit, comme l’oiseau fait son nid, vous craquez
abominablement. C’est pour vous le début de la fin. D’incertitudes en
incertitudes car vous vous séparez de votre femme, vous êtes la proie
d’angoisses toutes plus noires les unes que les autres. De cette incertitude
quasi viscérale et permanente naît chez vous l’obsession d’un drame imminent :
effondrement de maisons, tremblement de terre, explosion de gaz, explosion d’une
bombe atomique, microbes ravageurs. Vos yeux fatigués par l’accumulation de
nuits blanches voient rouge ! Vous attrapez un effet zoom qui vous empoisonne la
vie e la rend semblable à celle d’une légume humain ! Une infinie détresse
morale et une immense fatigue vous assaillent. Comment allez-vous sortir de cet
état peu enviable ?
10 Votre femme est enceinte. C’est votre unique jour de congé
hebdomadaire. A midi, pour le repas, vous ouvrez . boîte de conserve et, sur un
bord de la boîte ouverte, vous avez vu un point brillant. Pendant tout
l’après-midi, ce point brillant vous obsède , car vous avez mangé la nourriture
de la boîte, et fait naître en vous cette interrogation angoissante : A cause de
ce point brillant, notre bébé va-t-il être normal ?
11 Bénévolement, vous portez des plateaux-repas aux personnes
âgées, a leu domicile. Sur chaque plateau, il y a une petite bouteille de vin.
Quand vous donnez le plateau à la personne âgée, plus ou moins agréable, plus ou
moins âgée ou plus ou moins malade, cela allant de la " jeune âgée " en mauvaise
santé, radoteuse et désagréable à l ‘ " âgée-âgée ", avec le vélo de sa
jeunesse dans le séjour, agréable, gaie et intéressante en passant par la mère
aux chats gueularde et baignant jusqu’aux dents dans l’odeur de ses protégés ;
elle vous rend une petite bouteille vide . Cette vue vous angoisse à l’idée que
quelqu’un va avaler un petit bout de verre, transperçant de part en part toutes
ses entrailles. Quelle horreur, c’est l’angoisse !
12 Toujours en tournée chez vos chères personnes âgées. Vous
êtes affolé car vous avez posé par terre un plateau repas vide et l’idée que le
plateau ait pu toucher un effroyable microbe dévastateur, qui va rendre malade
quelqu’un et ceci par votre faute, vous effraie !
13 Vous allez chez le coiffeur.
Là-bas, vous allez aux toilettes où votre anorak touche la planche du trône :
terreur ! Plusieurs jours après, cette idée vous obsède toujours et encore, et
ce qui s’est passé a entraîné d’autres catastrophes. Votre anorak est mêlé à
celui de vos amis avec qui vous allez au cinéma une fois par semaine. Votre
anorak a touché l’écharpe de l’une de vos amies. L’abominable microbe est
peut-être dans l’écharpe… et imaginez que votre amie soit enceinte ! Vous êtes
terrifiée et obsédé par tout ce scénario dramatique causé par vous !
14 Vous rencontrez par hasard l’un de vos anciens copains de
classe et vous allez boire un pot avec lui et sa jeune fille. Pendant que vous
discutez avec intérêt avec votre copain, la petite Laure de deux ans joue
gentiment avec les verres, la paille de sa grenadine… Au bout d’un quart
d’heure, Laure. s’occupe très bien toute seule, fait malheureusement la carafe
par terre :
merde ! pensez-vous cet incident vous
angoisse car vous avez un gros problème de vue à cause duquel vous souffrez de
nombreuses phobies. Votre copain vous demande si la carafe est cassée car vous
vous baissez pour la ramasser. Vous êtes très embarrassé et très anxieux de cet
incident. Y a-t-il des morceaux de verre cassés dans la carafe ou ailleurs et
qu’une femme enceinte en avale ? Que va-t-il arriver ? De quel drame êtes-vous
peut-être à l’origine ? Et tout ceci vous angoisse immanquablement !
15 Quatre années après votre bac durant lesquelles vous avez
vécu des montagnes de stress dues à votre orientation professionnelle
(l’angoisse question : qu’est –ce que je dois faire ?, vous passez dans une rue
près des facultés de médecine et pharmacie où certains de vos copains sont. Une
angoisse extrême vous prend les tripes car ces bâtiments représentent pour vous
tout un trajet universitaire que vous auriez dû ou pu faire. Vous n’osez plus
regardez ces bâtiments. Un sentiment de peur et de honte vous prend en entier ,
corps et âme . Vous êtes aussi abominablement blessé. Et le prénom et le nom de
l’un de vos rares amis d’enfance qui " marche bien en médecine " vous hante et
vous obsède à longueur de journée. Vous êtes bouleversé, traumatisé . Cette
obsession vous bloque et vous perturbe gravement dans votre vie présente. Que la
vie n’est pas tendre ! Vous avez vécu votre jeunesse cahin-caha, le cinquième
enfant d’une famille de six, très négligé par votre père. N’étant pas non
plus le chouchou de votre mère, vous avez grandi jusqu’à
18 ans un peu comme une herbe sauvage au bord du chemin (en Afrique, les enfants
s’élèvent tout seuls), un peu comme si vous n’aviez eu que votre mère, sans en
être pour autant le préféré. Et à 19 ans, vous rencontrez par les hasards de la
vie, une jeune fille. De fil en aiguille, vous vous mariez avec elle, cinq ans
plus tard. Un an après, car tout fonctionnait bien ! … Vous avez un magnifique
poussin. Mais la mouise (le malheur) ne vous lâche pas ! Un an après cette
joyeuse naissance, vous vous séparez de votre femme et ne voyez votre cher
bambin que très peu.
16 Ce soir-là , vous vous retrouvez chez votre femme avec votre enfant chéri
et d’autres amis
pour le repas. Vous êtes
terriblement anxieux de par votre situation : très gravement malade, vous êtes
dans une situation précaire avec un horizon énigmatique. Enfin les blagues
arrivent tout de même à vous faire rire. Et puis vous commencer le repas .On
vous fait passer la salade. En vous servant , vos yeux extrêmement fatigués
voient un gros point lumineux dans la salade ; horreur ! qu’en est – il ? Que
faire ? Devez-vous le dire aux autres ? Est-ce que ce point lumineux contient un
produit diabolique qui va causer je ne sais quel drame ? Est-ce que ce point
lumineux est du poison que vous avez mis vous-même dans la salade ? Ces idées
vus obsèdent durant tout le repas : c’est abominable ! Elles ne vous lâchent
pas !
Anxiété généralisée (AG)
Le cœur de l'anxiété généralisé est l'appréhension anxieuse,
la peur constante du lendemain, même si cette avenir est assuré. Elle correspond
à cet état observable, parfois sur nous-même ou sur les autres, de tension
permanente. Il s'agit de la crainte ou de soucis injustifiés ou excessifs
concernant plusieurs situations ou événements, associés à un ou plusieurs signes
( tremblements, palpitations, essoufflement, etc.). En somme une réaction
émotionnelle excessive.
Le trouble d'anxiété généralisé (TAG)
Si vous souffrez d'un trouble
d'anxiété généralisée ou du TAG, vous éprouvez une inquiétude
chronique, excessive et irrépressible, vous avez les nerfs à fleur de peau, vous
vous fatiguez vite, vous vous sentez d'humeur irritable, vous ressentez de la
tension musculaire et vous ne dormez pas bien.
Le TAG est un des troubles d'anxiété le plus commun. Les
études montrent qu'au moins une personne sur vingt souffre
du TAG à un moment donné de sa vie. Le trouble peut être bénin ou il peut être à
l'origine de chômage et de problèmes familiaux et sociaux graves. Le TAG peut
engendrer aussi la peur de rencontrer des gens (phobie sociale), des crises de
panique graves (trouble panique) ainsi que la dépression. Les personnes
souffrant du TAG qui ne se font pas soigner sont beaucoup plus susceptibles
d'être atteintes de problèmes médicaux comme la cardiopathie, le diabète et le
cancer.
Quelles sont les approches éprouvées en psychologie pour le
traitement du TAG?
Il existe un certain nombre de thérapies éprouvées en psychologie pour le
traitement du TAG. Ces thérapies aident à maîtriser les inquiétudes, à réduire
l'anxiété et à améliorer la qualité de vie. La réévaluation cognitive qui aide à
corriger les schèmes de pensées qui causent et accroissent l'inquiétude, la
formation en résolution de problèmes qui aide à apprendre de nouvelles façons de
résoudre les problèmes quotidiens, l'exposition qui aide à confronter les
inquiétudes et à les maîtriser plutôt qu'à les éviter et se laisser envahir par
la peur et la relaxation progressive qui diminue les symptômes physiques de
l'anxiété comme la respiration rapide et les muscles endoloris sont autant de
thérapies qui ont porté leur fruit.
Etude de cas 7.
Depuis 5 ans Alexia, âgée de trente-huit ans, souffre de
douleurs diverses, ainsi que de tension psychique et physique. Des vertiges et
des maux de tête lui ont fait croire qu’elle avait une tumeur au cerveau.
Quelqu’un est mort dans son immeuble d’un cancer du rectum, et elle s’est crue
atteinte de ce mal. Boule dans la gorge, brûlures, impression qu’une araignée
lui dévore le corps, accélération cardiaque, tout est prétexte à inquiétude pour
sa santé. De nombreux bilans médicaux négatifs ne l'on’ pas rassurée totalement.
Un traitement par tranquillisants n’a pas apporté de grands résultats. Outre
cette préoccupation permanente, elle présente de nombreux thèmes d’anxiété dont
le pire est d’être incapable de subvenir aux besoins de sa mère dont elle a la
charge. Bien qu’elle et son mari aient une excellente situation, elle a toujours
le souci lancinant qu’elle pourrait être ruinée, et " ne pas y arriver ". Malgré
une bonne réussite professionnelle, elle reste timide , réservée et facilement
démontée par la critique. Depuis quelques années, elle ressent par moments des
sentiments dépressifs, mais l’entretien et les tests psychologiques ne révèlent
qu’un niveau modéré de dépression.
Après trois séances de relaxation qui l’apaisent un peu, elle
finit par entrer dans le vif du sujet : " Ma vie est pareille au feuilleton
télévisé Santa Barbara, je le regarde souvent et je m’y retrouve . " L’histoire
commence dans les années 50 dans une petite ville de la Loire où, en ce temps-là
les entreprises textiles prospéraient. Son père était le fils de son
propriétaire d’une usine qui dominait la ville et la région . Il avait rencontré
sa mère, issue d’un milieu
beaucoup plus modeste et
l’avait épousée contre l’avis de certains membres du clan familial, en
particulier son frère et sa sœur. Le " patriarche ", fondateur de la dynastie,
homme de réussite mais non de préjugés, avait fait bon accueil à ce nouveau
visage.
Alors survint l’accident : son père meurt alors qu’elle a
5ans. Le patriarche décéda peu après et sa mère dut affronter le clan et les
problèmes d’héritage inextricables. Elle dut payer les dettes les dettes de son
mari, sans toucher au patrimoine, pour maintenir l’entreprise, orgueil de la
famille. De plus, elle dut travailler sous les ordres de sa belle-sœur dans
l’usine familiale, qui déclinait progressivement. Alexia rapporte un souvenir
particulièrement douloureux : un jour sa mère et sa tante se sont disputées au
sujet du travail, et sa mère et elle ont été mises à la porte de
l’usine. Elle ont dû vivre seules et dans la pauvreté
jusqu’à ce que les choses s’arrangent avec le clan. Ils ne se sont jamais
expliqué en famille sur cet épisode.
Depuis, ni un mariage réussi, ni la sécurité matérielle et
professionnelle n’ont atténué sa peur de la ruine. Alexia se sent obligée d’être
le sauveteur de sa mère " qui n’a qu’elle au monde ". Pourtant sa mère a
retrouvé une situation. La famille autrefois régnante est en plein déclin.
Alexia est en position de prendre sa revanche en dictant ses conditions sur la
liquidation de l’usine. Mais elle ressent toujours dans les réunions familiales,
un sentiment fait d’anxiété, de culpabilité et de tristesse. Elle n’arrive pas à
prendre les décisions que dictent les circonstances : " C’est comme si je
n’arrivais pas à me séparer de cette époque de ma vie. Alexia a toujours peur
que sa famille lui annonce une catastrophe financière et ne supporte pas
l’hypocrisie qui a fait place à la morgue d’autrefois, ni les reproches qu’on
lui fait d’avoir vendu la maison de vacances où tout le monde, autrefois, se
réunissait autour du patriarche.
Critères diagnostiques décrits dans le DSM-IV , Manuel diagnostique et
statistique des troubles mentaux.
A. Anxiété et soucis excessifs (attente avec appréhension) survenant la plupart
du temps durant au moins 6 mois concernant un certains nombre d'événements ou
d'activités (tel le travail ou les performances scolaires).
B. La personne éprouve de la difficulté à contrôler cette préoccupation.
C. L'anxiété et les soucis sont associés à trois (ou plus) des six symptômes
suivants (dont au moins certains symptômes présents la plupart du temps durant
les six derniers mois). N.B. Un seul item est requis chez l'enfant.
1.agitation ou sensation d'être survolté ou à bout.
2.fatigabilité
3.difficulté de concentration ou de mémoire
4.irritabilité
5.tension musculaire
6.perturbation du sommeil (difficultés d'endormissement ou sommeil interrompu ou
sommeil agité et non satisfaisant).
D. L'objet de l'anxiété et des soucis n'est pas limité aux manifestations
d'un trouble de l'axe 1, p. ex., l'anxiété ou la préoccupation n'est pas celle
d'avoir une attaque de panique (comme dans le trouble panique), d'être gêné en
public (comme dans la phobie sociale), d'être contaminé (comme dans le trouble
obsessionnel-compulsif), d'être loin de son domicile ou de ses proches (comme
dans le trouble anxiété de séparation), de prendre du poids (comme dans
l'anorexie mentale), d'avoir de multiples plaintes somatiques (comme dans le
trouble somatisation) ou d'avoir une maladie grave (comme dans l'hypocondrie),
et l'anxiété et les préoccupations ne surviennent pas exclusivement au cours
d'un état de stress post-traumatique.
E. L'anxiété, les soucis ou les symptômes physiques entraînent une souffrance
cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social,
professionnel ou dans d'autres domaines importants.
F. La perturbation n'est pas due aux effets physiologiques directs d'une
substance (p. ex., une substance donnant lieu à abus, un médicament) ou d'une
affection médicale générale (p. ex., hyperthyroïdie) et ne survient pas
exclusivement au cours d'un trouble de l'humeur, d'un trouble psychotique ou
d'un trouble envahissant du développement.
État de stress post-traumatique (ESPT)
C'est sûrement la pathologie que le sens commun parvient le
plus facilement à expliquer ; un événement de vie exceptionnellement stressant
déclenche un état d'anxiété permanent, comme l'état des passagers après
l'écrasement de leur avion ou les états de choc à la suite des bombardements.
L'état de stress post-traumatique représente le seul état
anxieux qui se définit par sa cause.
Cet état possède trois caractéristiques :
1. Sa victime reste obnubilée par le souvenir de son accident
dans tous ses quotidiens. Elle y repense sans cesse.
2. Elle tente d'échapper à ces pensées, un peu à la manière
des obsessionnels, à ceci près que le trouble est ici très focalisé sur
l'accident. Le traumatisé tente d'éviter tout ce qui pourrait avoir trait à
l'accident.
3. Le traumatisé plonge dans un état anxio-dépressif où se
mêlent de grandes difficultés pour éprouver des sentiments et une anxiété
intense. Les anciens centre d'intérêt (travail, hobbies, etc. sont délaissés
Etude de cas 8
Césarine a 60 ans. Elle raconte, d’une voix tantôt brisée,
tantôt hésitante ou éteinte, et entrecoupée de longues inspirations , une
histoire qui remonte a dix ans. Césarine était alors caissière d’une
station-service de banlieue et travaillait dans un kiosque blindé. Elle eut à
subir l’attaque en règle de deux malfaiteurs. Vers sept heures du soir, deux
hommes ont cherché à voler la caisse. Elle a réussi à s’enfermer dans le kiosque
blindé. Et les deux malfaiteurs, se servant de leur voiture comme d’un bélier,
ont essayé de forcer l’ouverture de la porte du kiosque pour s’emparer de
l‘argent. Ne réussissant qu’à bloquer la porte, ils renoncent à leur projet et
vont le réaliser un peu plus loin, en utilisant le même procédé. Ils ne seront
jamais retrouvés
.
Césarine doit être désincarcérée du
kiosque par les pompiers : elle part évanouie, en hypotention artérielle, sous
oxygène à l’hôpital. Elle avait présenté un début d’asphyxie sans doute
déclenchée par le confinement dans le kiosque ; l’asphyxie avait aggravée par
une intense réaction d’angoisse avec hyperventilation. Césarine reprend son
travail après quelques jours .
Un an et demi après la première attaque, elle subit une
deuxième agression, " moins grave ", dit-elle. Alors qu’elle montait dans sa
voiture pour partir, elle a été serrée par le cou et traînée par les cheveux
afin de l’obliger à donner le contenu de la caisse. Les clients du restaurant
voisin sont intervenus et ont mis en fuite les agresseurs. Mais cette fois elle
n’a rien osé dire à la police de peur des représailles. Césarine recommence à
travailler, dans la même station-service, pendant huit ans. Elle assiste à une
agression qui y a lieu ; un homme a été écrasé et tué par des malfrats alors
qu’il portait secours à une femme à laquelle ils tentaient d’arracher son sac.
Depuis la première agression,
elle présente une série de troubles dus au traumatisme. Césarine a des
flash-backs rappelant l’épisode du " bélier ", qui font intrusion dans son
esprit environ trois fois par jour. Elle ne peut supporter la violence sous
quelque forme que ce soit, et en particulier celle présente dans les films à la
télévision. Le crissement des pneus d’une voiture dans la rue la fait sursauter.
Césarine ne s’y aventure guère et reste confinée chez elle par peur d’une
agression. Souvent, dans la rue, le fait de voir une voiture avec des personnes
dont l’allure lui rappelle plus ou moins celle des agresseurs entraîne une
réaction de malaise. De même, entendre les pas de quelqu’un qui court dans la
rue représente un signal d’angoisse, même si elle est tranquille à son domicile.
Ses mains et ses bras se mettent alors à trembler. Souvent, Césarine a la
sensation que sa langue est enflée : ce qui lui rappelle son asphyxie et le fait
que les pompiers avaient dû tirer sur sa langue qui avait basculé en arrière.
Le seul moment où elle se sente bien est la chasse, où elle
va fréquemment avec son mari : ses angoisses diminuent car elle a un fusil en
main et peut se défendre. Sa voix alors se raffermit. Césarine n’adhère pourtant
pas à l’idéologie sécuritaire et le rôle du justicier n’est pas le sien. Elle se
sait anxieuse et reconnaît, d’elle même, qu’elle ne peut aller partout avec un
fusil à la main. Elle cherche une solution
thérapeutique que ne lui ont pas apportée les tranquillisants. Césarine doute
que l’on puisse faire quelque chose ou pas si longtemps après. Elle demande une
approche progressive.
Exercice : présentez moi nalpa, les différents troubles
anxieux.
Approche des différentes écoles thérapeutiques.
l'approche psychanalytique.
Dès 1905, Freud apporta les éléments essentiels d'une théorie
de la phobie, avec la fameuse l'interprétation du cas du petit Hans.
Une phobie des chevaux.
Le père avait amené son enfant parce qu'il présentait une
phobie des chevaux. Cela avait commencé par une peur de sortir dans la rue pour
se muer en crainte que le cheval n'entrât dans la chambre. Il apparut rapidement
que Hans n'avait pas une angoisse indéterminée des chevaux, mais que sa crainte,
c'était d'être mordu par les chevaux. A cette époque Freud pense que la phobie
est due au refoulement de poussées libidinales à la suite d'interdits parentaux.
Ce refoulement provoque l'angoisse qui se fixe alors sur un objet phobogène, en
l'occurrence le cheval dans le cas qui nous préoccupe. Le cheval est ici
substitut paternel ; le contenu de l'angoisse, être mordu par le cheval, n'est
autre que la crainte d'être châtré par le père.
L'interprétation psychanalytique.
La formation de déplacement à deux avantages :
elle permet de faire l'économie d'un conflit d'ambivalence, le père étant
en même temps un objet aimé,
le père se montre quand il veut ; s'il est remplacé par un animal, il
suffit d'éviter l'animal pour être délivré du danger.
D'un point de vue psychologique, les psychanalystes
considèrent la phobie comme un mécanisme de défense qui provoque le déplacement
de l'angoisse vers un objet extérieur. L'objet phobique a donc une valeur
substitutive : il n'est que le déguisement symbolique de ce qu'il remplace.
La vision comportementaliste.
Les comportementalistes considèrent la phobie simple comme un
comportement acquis, suite à une expérience désagréable. L'enfant associe
l'expérience de peur au stimulus. Puis, la confrontation (réelle ou imaginaire),
en général de courte durée, avec les stimuli, favorise la persistance et
l'accroissement des réactions phobiques. L'enfant, dans l'obscurité, qui imagine
qu'un fantôme va le toucher, crie, appelle ses parents et évite de cette façon
de prolonger cette expérience de peur. Ce sont les comportements d'évitement et
de fuite qui font que les attitudes phobiques persistent avec le temps :
l'enfant n'a pas la possibilité de constater qu'après quelques minutes ou
quelques heures, sa peur diminue. Il ne peut donc pas associer la diminution de
l'anxiété avec le stimulus phobogène.
l'approche cognitive
On appelle activités cognitives, celles qui concernent
l'ensemble du fonctionnement psychologique : attention, mémorisation,
imagination, pensées, idées. Chez certaines personnes, il y a une tendance à
sélectionner les informations provenant de l'extérieur ou de son corps. Cette
sélection alimente des groupes de connaissances qu'on appelle : schéma. Le sujet
phobique aurait des schémas phobiques contenant des anticipations de danger, de
sensations désagréables.
Les interprétations erronées de la réalité proviennent (pour
l'approche cognitive) de l'activation de certaines activités mentales appelées
activités cognitives. Ainsi, la personne démarrant sa phobie déclencherait dans
son système mental un schéma psychologique de danger. Ce schéma s'est constitué
dans l'enfance par des interactions avec l'environnement et reste stocké dans la
mémoire du sujet. Le réveil de ce schéma de danger va modifier la perception que
l'individu aura de lui-même et de son environnement. Il va sélectionner
automatiquement l'information qui a trait au danger, exagérant ainsi les menaces
et minimisant au contraire les situations sécurisantes. Il existe un filtrage
systématique des informations de façon à percevoir de manière privilégiée ce qui
est en relation avec le danger, d'où une amplification, bien sûr, du danger
phobique.
Les facteurs communs des différentes psychothérapies sont
présents partout mais rarement mis en avant, NALPA en extrait l’essentiel, en
retenant ce qui est compatible et applicable, ce qui fait de NALPA présente une
approche une approche pluridisciplinaire cohérente et efficace.
Les différentes thérapies :
Analyse transactionnelle
Anti-psychiartie (Ronald Laing)
Approche centrée sur la personne ( Carl Rogers)
Approche systémique
Art thérapie
Bioénergie
Biodynamique
Conseil conjugal
Cri primal (Arthur Janov)
Développement personnel
Dynamique des groupes
Ennéagramme
Gestalt-thérapie
Méthode Gordon
Groupes de rencontre
Gymnastiques douces
Haptonomie
Hypnose
Hypnose Ericksonienne
Illumination intensive
Kinésiologie
Logothérapie (Victor Frankl)
Massages
Musicothérapie
Thérapie primale
Programation neuro-linguistique
Psychanalyse (freudienne)
Psychiatrie
Psychodrame
Psychologie analytique(jungienne)
Psychologie existentielle
Psychologie individuelle (adlérienne)
Psychologie de la motivation (Paul Diel)
Psychosynthèse (RobertoAssagioli)
Rebirth
Relaxation
Rêve-éveillé (Robert Désoille)
Sexologie
Sophrologie
Thérapie cognitive
Thérapie comportementale
Thérapie comportementale et cognitive
Thérapie humaniste (Abraham Maslow)
Thérapie existentielle (Rollo May)
Thérapie émotionnelle et psychocorporelle
Thérapie par le cri
Thérapie
Visualisation
La thérapie cognitive
Avant l’aborder les différents problèmes qui peuvent bénéficier de l’approche
cognitive, il faut préciser un certain nombre de termes thèmes qui vont revenir
sans cesse au cours de cet ouvrage et monter les autres formes de
psychothérapie.
Pensées et émotions
Le mot " cognitif " peut paraître pédant, mais avoir une cognition signifie
qu’à un moment donné, vous pensez et avez des sentiments par rapport aux
événements qui vous arrivent. La pensée peut se traduire par des phrases, des
mots isolés, des sons, de la musique ou des images mentales. Le plus souvent,
c’est à un monologue ou dialogue intérieur que l’on a affaire. Qu’est-ce qu’un
monologue intérieur ? Vous connaissez la voix off des films, mais
connaissez-vous votre propre voix off ? Arrêtez un instant de lire ce livre,
fermez les yeux concentrez-vous sur votre pensée pendant quelques secondes Puis
rouvrez les Vous y êtes…Vous avez sans doute entendu votre monologue intérieur :
peut-être s’agit-il plutôt d’un dialogue entre vous et vous, entre vous et un
autre imaginaire , ou encore d’un flux d’images. Ce flot continu de pensées ou
d’images possède un sens et une couleur émotionnelle , celle de vos sentiments
du moment , tristes, gais, anxieux, coléreux ou neutres. Vous ne pouvez
l’arrêter que par un effort volontaire, mais il réapparaîtra en arrière-plan,
comme un fond sonore dont vous avez à peine conscience . Il redeviendra
inconscient alors que vous vous concentrez à nouveau sur cette page. Il est
impossible de ne pas penser. Mêmes ceux qui croient ne pas penser qu’ils ne
pensent ps. La pensée ne s’arrête même pas durant le sommeil ; on peut
identifier des pensée et des images mentales chez les sujets au moment de
l’endormissement, ou peu avant l’éveil. Des travaux neurophysiologiques ont
montré que l’on pouvait se rappeler de pensées après un réveil au cours du
sommeil profond aussi bien qu’après un réveil lors de la phase de rêve apporte,
en plus des pensées, des images, des sensations et des émotions qui ne sont pas
retrouvées lors du sommeil profond.
Modifier les interprétations négatives de la réalité
Le thérapeute va donc, dans un premier temps, aider la personne en thérapie à
mieux connaître les pensées dont elle n’a que peu ou pas du tout conscience.
Puis elle cherchera comment ces pensées déclenchent et maintiennent les émotions
et les comportements dont elle souffre e qu’elle désire modifier. Les principes
de la thérapie cognitive sont simples.
Lorsqu’on est anxieux, déprimé ou en colère, on pense d’un manière
illogique, systématiquement négative, t on agit, sans s’en rendre compte, à
son détriment.
Avec l’aide d’un thérapeute, il est possible d’apprendre à identifier ces
pensées et ces émotions négatives et à les modifier.
Lorsque ces sentiments et ces idées pénibles ont été modifiés il est
possible de devenir plus productif, de se respecter soi-même et de mener une
vie plus heureuse.
Ces résultats peuvent être obtenus e une période relativement brève (six
mois) au cours d’une vingtaine de séances. Plus de deux tiers des patients qui
souffrent d’anxiété ou de dépression sous des formes diverses peuvent ainsi
améliorer de façon importante les troubles dont ils souffrent . Les troubles
de la personnalité nécessitent un à deux ans et trente à 50 séances.
Marc Aurèle nous dit dans ses Pensées pour moi-même, écrites au II siècle
après Jésus-Christ. Si quelque objet extérieur te chagrine, ce n’est pas lui,
c’est le jugement que tu portes sur lui qui te trouble. Il ne tient qu’à toi
d’effacer ce jugement de ton âme. Si c’est ta disposition propre qui te
chagrine, qui t’empêche de rectifier ton dessein ?
Si j’emprunte ces pensées antiques venues d’un cœur battant sous un peplum,
c’est pour expliquer ce que la psychologie moderne appelle le modèle
constructiviste. La pensée stoïcienne de Marc Aurèle nous suggère que le monde
est une vue de l’esprit, une construction , par laquelle nous créons les
sentiments de bonheur ou de malheur. Il propose aussi une distinction entre
" les choses qui sont en notre pouvoir et celles qui nous dépassent ".
Empereur à Rome, il était l’homme le plus puisant de son temps, et donc sans
illusions. L’exercice du pouvoir absolu est la seule façon d’en connaître
définitivement les limites. Et l’homme d’esprit propulsé au pouvoir sait bien
qu’il n’est qu’un lieu géométrique où se projettent la peur et l’envie de
chacun. Bref, l’empereur, qui suivait en cela les maximes de son maître en
philosophie, l’esclave Epictète, recommande, pour éviter le malheur, de ne
désirer que les choses qui sont en notre pouvoir. Vous pourriez interpréter
ces maximes comme un appel à la résignation et une facile morale d’esclave.
Mais il n’en est rien. Elle montre la nécessité d’une appréciation réaliste de
nos buts par rapport aux moyens que nous avons de les réaliser.
Ces maximes peuvent aussi s’appliquer à la psychothérapie : en effet, la
souffrance du patient qui vient en psychothérapie provient souvent de ses
illusions sur lui-même, les autres, le futur, le monde, la vérité, le bien et
le mal. Examiner et dépasser les illusions improductives qui entraînent la
souffrance personnelle et celle des autres est le but de la thérapie
cognitive. Trois illusions sont fréquemment rencontrées au cours des
psychothérapies.
I. Je peux et dois tout faire car tout m’est dû. C’est la projection en
blanc sur le futur. Le sujet se signe du chèque en blanc sur le futur.
2. Je ne peux rien faire car je suis incapable de réussir quoi que ce soit.
C’est la projection en noir sur le futur ; comme le disait Groucho Marx. Je ne
ferais jamais partie d’un club qui m’accepterait pour membre.
3. Ces illusions de toute-puissance ou d’impuissance totale peuvent se
combiner en une seule. Si je n’obtiens pas tout ce que je dois avoir, je ne
vaux rien . C’est la projection en noir ou blanc sur le futur. Tout ou rien.
Toute psychothérapie réussie devrait donc s’intituler, comme le roman de
Balzac, Les illusions perdues. Mais il ne s’agit pas de n’importe quelles
illusions. La plupart des patients que voient les psychothérapeutes souffrent
d’une illusion d’inefficacité qui résulte d’une appréciation irréaliste du
monde extérieur. Une grande confiance en soi et une projection permanente du
succès sur le futur peuvent avoir des effets positifs sur les résultats de
l’action. L’anticipation positive est la clé de la réussite et sans doute
aussi de la santé mentale. Celui qui doit traverser un désert a sans doute
intérêt à penser que Dieu marche à ses côtés et le guide, sinon il s’assiérait
par terre et renoncerait. Dans un autre domaine, la publicité marchande de
bonheur, utilise beaucoup d’images de réussite associées à des produits
triviaux qu’elle sort ainsi de la banalité pour les transformer en valeurs
positives.
Mais revenons au patient qui cherche une thérapie : il souffre presque
toujours d’une dévaluation de l’estime de soi et d’une projection en noir sur
le futur. Prenons quelques exemples tirés du quotidien.
Une femme de trente ans ne peut pas aller seule dans les rues car elle
pense qu’elle va y faire une crise d’angoisse qui la fera mourir subitement ou
la livrera à la dérision d’une foule anonyme.
Un étudiant affirme ne pas pouvoir passer un examen, malgré les
encourageants de son professeur, car il est certain à l’avance d’échouer
encore une fois. Pourquoi encourir l’humiliation d’un échec alors qu’il peut
souffrir simplement de la dépression de n’avoir pas réussi et se consumer dans
le regret de n’avoir rien tenté ?
Une jeune femme ne peut contrôler son besoin de manger le contenu de son
refrigérateur, elle ne peut pas non plus contrôler le besoin de se faire
vomir, car elle doit ressembler aux mannequins que l’on voit sur les
couvertures des magazines. Elle mesure ses cuisses avec un centimètre et finit
par voir la fatidique adiposité qui lui annonce que, malgré ses vomissements
forcés, son corps n’est pas exactement le corps parfait des images
publicitaires . Pourtant , son ami aime les femmes plutôt bien chair et elle
l’a aperçu un jour avec une pulpeuse rivale.
Un cadre supérieur ne peut s’empêcher de travailler vingt heures de plus
que le temps pour lequel il est payé, car il trouve que son travail n’est
jamais assez parfait. Il passe des heures à vérifier les possibles erreurs de
dossiers. Bien qu’ayant eu une assez belle carrière, il est persuadé qu’i n’a
pas réussi. Il ne semble pas se rendre compte que son travail si bien fait ,
mais toujours rendu en retard, lui a valu l’animosité de ses collègues. Il ne
comprend pas leurs critiques et s’estime persécuté par une hiérarchie injuste
et plus soucieuse de promotion personnelle que de qualité.
Ces histoires souvent entendues, ont pour dénominateur commun une façon
négative d’interpréter la réalité extérieure. Et ces interprétations
aboutissent à des monologues intérieures et des comportements défaitistes.
Un schéma, plus qu’un long discours, montre les relations entre les faits,
leurs interprétations et les émotions qui en résultent.
Interprétations positives et négatives : une délicate balance
La notion de dialogue interne ou de monologue intérieur est ancienne, on en
retrouve des descriptions dans les romans de TolstoÏ ou de Joyce. Mais la
formulation initiale se trouve dans Platon : quand l’esprit pense, il est
simplement en train de se parler à lui-même, de se poser des questions, d’y
répondre et de dire oui ou non (Théétète).
Les effets négatifs des interprétations irréalistes, pessimistes ou
catastrophiques ont été étudiés depuis une trentaine d’années chez des sujets
déprimés ou anxieux et aussi chez des sujets normaux, par la psychologie
cognitive. Les résultats des travaux expérimentaux ont fortement suggéré que
le dialogue interne positif et le dialogue interne négatif sont dans une
relation si étroite qu’ils doivent être étudiés ensemble.Schwartz a proposé un
modèle ref.. 72 celui de " l’équilibre des états d’esprit.
Trois types de dialogue interne ont été définis.
Le dialogue interne positif compte environ 62% de pensées positives contre
environ 38% de pensées négatives. Cette proportion correspond au nombre d’or
de l’architecture classique.
Le dialogue interne de conflit avec 5O% de pensées négatives et positives
correspondrait à des états d’anxiété ou des états dépressifs légers.
Le dialogue interne négatif avec 62% de cognitions négatives représente
l’inverse du nombre d’or et pourrait être typique des états sévères d’anxiété
et de dépression.
Aux deux extrémités on trouvera des monologues, car soit la pensée
positive, soit la pensée négative dominent à un point tel qu’il ne s’agit plus
d’un dialogue entre les aspects positifs et négatifs de la pensée.Tout d’abord
le monologue négatif où les pensées positives se situent entre O% et 31% : il
correspond à des éclats de profonde dépression ou bien à des crises d’angoisse
aiguës sur lesquelles le sujet a l’impression de ne pouvoir exercer aucun
contrôle. Le monologue positif comprend une proportion de 69 à 100 % de
pensées positives : il reflète, en général, un état d’euphorie accompagné de
projets irréalistes et grandioses. Cet état est appelé en psychiatrie
" l’hypomanie " , autrement dit la manie légère. La manie, au sens où
l’entendent les psychiatres, est un état d’excitation psychique avec insomnie,
agitation, grossièreté, et perte du sens des limites personnelles et sociales.
Quel dialogue intérieur est le plus adaptatif : le dialogue interne positif
ou le dialogue interne négatif, ou une proportion idéale des deux
Les cognitions négatives sont plus saillantes et ont plus d’impact sur les
sujets que les cognitions positives. Les cognitions positives, car elles
permettent des changements rapides. Prenons un exemple : quelqu’un qui
anticipe souvent un danger lorsqu’il se trouve en voiture aura plus de chances
de survie qu’un automobiliste trop confiant en lui et qui accélère
systématiquement sur l’obstacle. Même si l’alarme n’était pas justifiée,
cognition négative favorisera la survie.
Cependant, il a été montré que des attentes exagérées de danger chez les
patients anxieux, en particulier les agoraphobes, et des attentes exagérées
d’échec chez les dépressifs, aboutissaient à un excès de dialogues négatifs.
Il été démontré, chez des patients agoraphobes ou dépressifs, que la thérapie
cognitive rétablit une balance plus favorable à la pensée positive, lorsque le
patient s’améliore.
L’accent mis sur la pensée positive par la psychologie populaire aparaît
donc sans fondement. La thérapie cognitive n’est pas la méthode Coué qui
consiste à se réveiller tous les matins en se disant : A tous les égards, je
fonctionne de mieux en mieux chaque jour. Le but de la thérapie cognitive
n’est pas simplement de développer des pensées positives, mais de rétablir une
balance optimale entre pensées négatives et positives, mais de rétablir une
balance optimale entre pensées négatives et positives. Une proportion de 1,7
cognition positive par rapport à 1 cognition négative représente très
probablement l’optimumadaptatif.
La spirale descendante de la dépression
Que faites de la réalité ? me direz-vous. Les anxieux et les déprimés ont
peut –être de bonnes raisons de l’être et de le rester.
sans doute, mais les anxieux ont tort d’être anxieux car rien ne les
menace en réalité.
Chacun sait qu’une agoraphobe n’a pas plus de chances qu’une autre de
mourir dans la rue, elle en a même moins car elle passera une partie de sa vie
enfermée chez elle. En poussant à l’extrême le raisonnement de l’agoraphobe,
nous devrions éviter de rester au lit, car il y a une relation évidente entre
la mort et le fait d’être dans un lit. Au pire, une personne agoraphobe qui
fait une crise d’angoisse dans la rue risque d ‘être brièvement hospitalisée
pour recevoir des tranquillisants et rentrera chez elle le soir même ou le
lendemain.
Mais la plainte dépressive n’est pas sans fondement. Le sujet déprimé a
raison de se plaindre d’un monde injuste, décevant, immoral, indifférent, ou
simplement mauvais pour lui. Que faites-vous des gens qui subissent des
deuils, la vieillesse, une maladie physique ,la pauvreté, une perte subite
d’emploi ?
Il y a une différence entre la tristesse normale et la dépression. La
tristesse qui résulte d’un deuil est facile à comprendre. Elle aboutira à une
phase d’émotions pénibles et de sentiments d’absence où l’on pense avec
raison : je l’ai perdu(e), sa présence et
son amour vont me manquer : il s’agit de pensées réalistes et positives
qui peuvent approfondir notre humanité et apporter une certaine compréhension
vis-à-vis des autres et même modifier le sens de notre vie. Nous pouvons alors
nous rendre compte, par exemple, que nous avons besoin d’une relation proche
et intime semblable à celle que nous avons connue. En général, au-delà d’un
an,
le comportement de mise à l’écart volontaire qui suit le deuil va
s’estomper. L’activité, les relations sociales et amoureuses vont reprendre.
A l’inverse, le déprimé va se dire à lui- même : je ne serai jamais plus
heureux , parce qu’il (ou elle est mort (e). Ce qui m’arrive est injuste. La
vie ne vaut plus la peine d’être vécue. Ces pensées vont déclencher des
sentiments de désespoir et d’apitoiement sur soi qui vont à leur tour éloigner
les autres, si compatissants au début. La personne entre alors dans la spirale
de la dépression. A un stade ultérieur surviendra la dépression a propos de la
dépression : elle finira par penser que puisqu’elle est déprimée, elle est
malade et donc sans valeur ni venir.
Mais la dépression ne crée-t-elle pas souvent les évènements aux quels on
attribue après coup un rôle dans son déclenchement : perte d’emploi, maladie
physique négligée, divorce, rupture, mauvaise gestion des affaires dont
résulte une perte substantielle d’argent ?
Selon plusieurs études, ces évènements représentent les premiers signes
plutôt que des déclencheurs primaires de la dépression. En effet, l’expression
de pensées tristes et de jugements constamment négatifs sur soi et les autres,
entraîne le rejet. Le pessimisme engendre chez autrui des pensées dépressives
et des réactions de colère et d’évitement. Dans un couple où il y a un sujet
dépressif, on peut voir apparaître un conflit, sivi d’une séparation ou d’un
divorce qui vont accroître le pessimisme tout en le justifiant. De même,
l’anxiété ou la dépression peuvent diminuer les capacités de travail au point
de déclencher la menace d’un licenciement, ce qui va accroître la dépression,
entraîner un arrêt de travail pour maladie, puis le chômage, tout en
confirmant les attentes du sujet persuadé que rien de bon ne peut lui arriver.
De nombreux travaux expérimentaux ont montré que l’expression verbale et
non verbale de sentiments dépressifs, provoque chez les autres des réactions
de rejet ou d’évitement. L’absence d’expression de sentiments positifs ou de
plaisir peut, lui aussi, créer le sentiment que le sujet est lointain et
désire être seul. Il s’ensuit un déficit dans les relations sociales qui va,
en rendant le sujet solitaire, justifier l’autodévalorisation.
Que la dépression résulte de l’événement négatif ou en soit une des
causes, elle se traduira toujours par des pensées irréalistes d’impuissance à
agir et à changer les choses. C’ est en essayant de modifier ces pensées
défaitistes que la thérapie cognitive va accroître les contacts sociaux et
favoriser l’action , sels susceptibles d’entraîner des expériences positives
qui vont alléger le fardeau dépressif.
La thérapie cognitive fille de Freud et de Coca-Cola ?
La thérapie cognitive peut être considérée comme un produit de synthèse. Elle
emprunte les aspects opérationnels de sa pratique aux thérapies
comportementales, issues de l’esprit pratique et de l’empirisme anglo-saxons.
Mais elle propose en plus un modèle de fonctionnement mental qui, tout à la
fois, la rapproche et l’éloigne de la psychanalyse. Synthèse de l’esprit de
géométrie et de l’esprit de finesse, elle a de quoi séduire au pays de Descartes
où elle a reçu un meilleur accueil que la thérapie comportementale pure et dure,
à ses débuts.
Thérapie cognitive et thérapie comportementale
Les thérapies comportementales représentent l’application de la psychologie
scientifique à la psychothérapie. Elles mettent l’accent sur l’utilisation d’une
méthodologie expérimentale issue des lois de l’apprentissage afin de comprendre
et de modifier directement les comportements et les émotions perturbatrices. Les
symptômes sont des habitudes acquises par des mécanismes de conditionnement.
Les thérapies comportementales consistent donc essentiellement à façonner les
réponses favorables dans un sens déterminé avec le patient, et à entraîner des
réponses d’habituation qui déconditionnent le sujet de ses habitudes . Le
principe de l’exposition aux situations anxiogènes a été particulièrement étudié
à l’Université de Londres par Isaac Marks (ref. 61) Ainsi, une personne
agoraphobe sera invitée, selon un plan précis défini à l’avance, à s’immerger
progressivement dans les situations qu’elle évite, de manière prolongée et
répétée, jusqu’à ce que celles-ci ne provoquent plus aucune anxiété. Le
changement est expliquée par une réduction des réponses émotionnelles en
particulier l’anxiété. Le changement est avant tout émotionnel et se déroule par
des mécanismes d’habituation physiologiques : les réponses d’accélération
cardiaque et respiratoire décroissent : le sujet arrive à s’autocontrôler et il
cesse d’associer automatiquement la rue à l’anxiété. Il apprend ainsi à ne plus
éviter les situatons qui lui font peur.
La thérapie cognitive emprunte aux thérapies comportementales leur caractère
structuré. Enparticulier l’organisation des séances de thérapie par un agenda,
le travail en collaboration avec le patient sur des problèmes précis, le recours
à des tâches à réaliser, le nombre de séances limité dans le temps :en général
vingt à trente séances dequarante-cinq minutes. Tout comme la thérapie
comportementale, elle accorde une minute. Tout comme la thérapie
comportementale, elle accord une place prépondérante à la méthode scientifique
pour tester les hypothèses théoriques qui sous-tendent les thérapies. Elle
cherche aussi à valider leurs résultats par des travaux contrôlés. Sans nier
l’importance des mécanismes de conditionnement, elle enrichit le modèle
scientifique par la prise en considération de la pensée consciente et
inconsciente comme régulateur des comportements. Finalement, elle réintroduit le
sens dans la thérapie comportementale.
Thérapie cognitive et psychanalyse
Thérapie cognitive et psychanalyse cherchent toutes deux à mettre en lumière
les interactions subtiles entre pensée, sentiment et comportement. Elles aident
le patient à modifier ses pensées pour modifier émotions et comportements.
Toutes deux mettent l’accent sur la signification des systèmes de croyances dont
souffrent les sujets. Mais elles différent quant aux conceptions du
fonctionnement psychologique et la pratique psychothérapique.
On connaît la thèse psychanalytique. Chacun de nous possède un inconscient où
gisent des désirs refoulés. Ces désirs sont reliés aux instincts biologiques
primaires, principalement sexuels, que la censure (le surmoi= maintient hors de
la conscience.. Le conflit entre ces désirs et la censure provoque des symptômes
d’anxiété, de dépression, ou des troubles physiques qui envahissent " le
moi " du patient " . Somme toute, le psychisme humain fonctionne comme une
canalisation. L ‘eau est comparable aux désirs, le refoulement à un obstacle et
les symptômes à des fuite. Selon la psychanalyse, seule une cure prolongée, de
cinq à dix ans, avec trois à cinq séances par semaine, permet d’accéder aux
désirs inconscients, sous-jacents aux symptômes, et peut ainsi faire disparaître
ces derniers à tout jamais. Le psychanalyste est non directif :il se contente
d’interpréter les associations que verbalise le patient, allongé sur un divan,
sans voir l’analyste.
Modèle hydraulique et modèle informatique
La thèse cognitiviste est que, chez les patients anxieux,
déprimés ou délirants, des mécanismes inconscients automatiques, traitent
l’information résulte vraisemblablement de l’interaction de facteurs biologiques
et d’expériences ou d’apprentissage qui ont lieu tout au long de la vie. Le
thérapeute aide le patient a identifier et à modifier les croyances erronées qui
résultent de ce fonctionnement défectueux du traitement de l’information. Il met
également au jour les erreurs logiques et les postulats qui font se réaliser les
sombres prophéties des patients. Par exemple, une personne agoraphobe qui
s’attend à faire une attaque de panique dans la rue va scruter son propre
corps : la moindre palpitation sera pour elle l’annonce de la crise d’angoisse
qu’elle va alors déclencher par peur de la peur. Elle justifie lors sa
prophétie : " il est dangereux pour moi de me promener dans la rue ".
La méthode de thérapie cognitive se rapproche du travail d’un
informaticien qui, repérant des erreurs de fonctionnement dans le programme d’un
logiciel, va entrer quelques instructions clefs dans un ou plusieurs modules du
programme qui ne fonctionnent plus correctement. Alors que la méthode
thérapeutique de la psychanalyse se rapproche plus de celle du plombier qui
cherche à refaire un nouveau système de canalisation pour gérer au mieux
l’énergie hydraulique.
Thérapie comportementale et cognitive.
Elles font référence aux théories de l'apprentissage
(conditionnement classique et opérant, apprentissage social) et sur des modèles
cognitifs c'est à dire sur les processus de pensée conscients et inconscients
qui organisent notre perception Se sont, a l'origine, des thérapies courtes, de
quelques semaines a quelques mois. Leur durée s'est allongée avec leur extension
aux troubles de la personnalité et aux psychoses Se sont des thérapies de l'ici
et maintenant qui n'utilisent pas le travail sur le passé comme objet de la
thérapie comme objet principal Elles ont pour concepts fondamentaux le
conditionnement classique, le conditionnement opérant, le conditionnement social
et les modèles cognitifs La prise en charge thérapeutique débute par une
information au patient sur sa pathologie. Le thérapeute propose une modélisation
de la pathologie en reconstruisant l'histoire de son apparition et son
évolution. La seconde phase est celle de l'auto observation : le patient tient
un journal et note les symptômes, leur circonstance de survenue, les pensées en
présence. La dernière phase est celle de la mise en place de programmes de
maintenance Selon la pathologie le thérapeute aura une approche centrée sur les
comportements (exposition, entraînement aux compétences sociales), sur les
contenus de pensée (thérapie cognitive, restructuration cognitive) ou encore sur
les manifestations émotionnelles ou physiologiques (relaxation,
désensibilisation systématique)
Exercice : savoir recevoir des reproches des compliments.
LA THERAPIE STRATÉGIQUE
(TRAITEMENT DES TOC)
Une autre Thérapie Comportementale
Les Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC) sont assez
répandus. Ils peuvent être mineurs et ne pas trop gêner la vie de la personne
mais, quand ils sont excessivement présents, ils deviennent totalement
invalidants et entravent grandement le sujet dans ses activités.
La Thérapie Stratégique (Ecole Palo Alto) est une des thérapies
comportementales qui vise à réduire la prégnance des symptômes. Cette thérapie
découle de l'hypnose.
Dans la Thérapie Stratégique, il ne s'agit pas, comme dans la
Thérapie Comportementale et Cognitive, d'exposer "in vivo" le patient aux
situations (par exemple résister à se laver les mains pendant un certain temps)
mais d'utiliser la paradoxalité* aux fins de soins psychiques. Cette
paradoxalité thérapeutique permet de rompre avec le processus circulaire
interminable de l'obsession. Il s'agit d'aller dans le sens du symptôme. C'est
une "double contrainte" à visée curative. Entre autres démarches thérapeutiques,
une injonction paradoxale doit être bien choisie par le psychothérapeute. Cette
injonction thérapeutique ne peut se faire seul en dehors de la relation
classique du patient avec le psychothérapeute. Elle est tout aussi déterminante
que dans d'autres types de psychothérapie. La Thérapie Stratégique ne fait
nullement appel à la compréhension de son symptôme par le patient. Il ne s'agit
pas de savoir pourquoi il est là, mais comment s'y prendre pour le faire
disparaître.
* Le Docteur Paul-Claude RACAMIER, psychanalyste, s'est penché
sur celle-ci et en a donné la définition suivante :
"C'est une formation psychique liant indissociablement entre elles, et renvoyant
l'une à l'autre, deux propositions ou injonctions inconciliables, et cependant
non opposables : - "je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire" - en est
un bel exemple". C'est une phrase très toxique pour la psyché, si celle-ci est
soumise continuellement à ce type de paradoxe".
Fritz Zorn dans son ouvrage "Mars" nous indique le
fonctionnement paradoxal de sa mère. " Ma pauvre mère avait coutume de dire : je
partirai vendredi prochain à 10 heures et demie pour Zurich ; ou bien je
resterai à la maison. Ce soir, il y a des spaghetti pour dîner ; ou bien il y a
de la salade de cervelas".
"Une question se pose" : écrit-il, "que devient ici la réalité ? Je m'en vais
; ou bien je reste à la maison. Je suis là ; ou bien je ne suis justement pas
là. La terre est ronde ; ou bien elle est triangulaire. Quand on dit trop de "ou
bien", les mots perdent leur poids et tout leur sens ; la langue se décompose en
une masse amorphe de particules privées de signification ; plus rien n'est
solide, et tout devient irréel". Par exemple pour le lavage compulsif des mains,
le patient se dit qu'il va devoir arrêter de se laver les mains comme son
entourage ne cesse de lui répéter. Cependant il ne peut s'en empêcher. Le
psychothérapeute stratégique lui donnera une injonction paradoxale, que le sujet
trouvera, sans aucun doute, déconcertante (par exemple continuer de se laver les
mains mais sous certaines conditions : lui demander de se laver les mains en
frottant ses mains d'une manière légèrement différente et de le faire un nombre
de fois défini par le psychothérapeute). Si cette injonction est bien choisie,
l'impact sur le symptôme compulsif sera évident.
Certains patients souffrant de TOC impliquent largement leur
entourage. Ils leur demandent , par exemple, de vérifier avec eux ou bien encore
de faire à leur place quelque chose qui les entraînerait dans des compulsions :
examiner si une porte est bien fermée (si le patient commence sa vérification,
il ne pourra pas s'arrêter, donc il préfère que quelqu'un d'autre que lui ferme
cette porte). La personne manipule inconsciemment son entourage, non seulement à
l'aide de son symptôme, mais aussi consciemment en demandant sa participation,
sous une forme ou une autre. Dans ce cas précis, il s'avère nécessaire de
prendre dans le même temps
une solution stratégique, non seulement pour
le patient lui-même, mais aussi en incluant son entourage.
Les personnes qui bénéficient de ces traitements voient, dans
la plupart des cas, diminuer significativement leurs symptômes ainsi que les
angoisses qui les accompagnent. Toutefois, un symptôme compulsif qui envahit la
vie du sujet peut en cacher un autre et on parle, alors, de déplacement. En
réalité, il ne s'agit pas d'un déplacement, car le "nouveau symptôme" existait
déjà, mais le patient ne parlait que de celui qui l'envahissait le plus, sa
pensée étant totalement accaparée par lui. C'est un peu
comme lorsqu'on épluche un oignon, une fois la première pelure enlevée, on en
trouve une seconde, voire une troisième, .... ces couches successives étaient
déjà là avant qu'on ne les trouve. Une fois éliminées les unes après les autres,
on obtient une amélioration de l'état compulsif de la personne. Elle se trouve
moins envahie par ses rituels, par ses pensées ..... La disparition de cette
activité indépendante de sa volonté, qu'elle soit idéative, phobique ou
impulsive, plus ou moins invalidante, lui permet de réinvestir des activités
précédemment abandonnées, le plus souvent nécessaires à son existence, soit dans
les cas les plus graves, le travail ou les études, par exemple. La personne
retrouve également une qualité de concentration.
Cette méthode, inspirée des thérapies de l'Ecole de Palo-Alto, peut prendre
la forme d'une thérapie brève, pour le traitement des TOC, si ceux-ci sont
légers, mais lorsqu'ils sont sévères une thérapie plus longue s'avère nécessaire
pour venir à bout de l'ensemble des compulsions (d'une à plusieurs années). Ce
qui importe pour le sujet, c'est de voir ses troubles diminuer (l'injonction
paradoxale annule l'angoisse) et d'obtenir une amélioration progressive de la
qualité de sa vie.
Un exemple de compulsion traitée :
1 - Prescription du symptôme
Un homme d'une trentaine d'années, d'un très bon niveau intellectuel, cadre
supérieur (Consultant), ne peut plus sortir de chez lui parce que dès qu'il
rencontre une femme dans la rue des idées érotiques, qui lui semblent
intolérables, l'accaparent, le parasitent et le paniquent. Dans le même temps,
cela entraîne chez lui un mouvement compulsif de la langue avec peur que
celle-ci entre "en contact avec le sexe féminin", alors qu'il y a dans les faits
une réelle impossibilité, qu'il peut reconnaître sans que cela puisse changer sa
croyance. Ce mouvement de la langue le hante, monopolise complètement sa pensée
et cela lui est tout à fait insupportable.
Dans la mesure où il n'a aucun contrôle sur ses compulsions,
son premier réflexe est de rester chez lui : ainsi, il ne rencontre plus de
femmes. Ce qui, bien entendu, risque de diminuer sa vie sociale elle-même si,
lorsqu'il consulte, si celle-ci n'est pas encore vrai-ment atteinte. Cependant,
l'envahissement mental et physique est déjà suffisant pour qu'il ait de plus en
plus de mal à se consacrer à son travail : travailler avec les autres et
notamment avec les femmes lui devient invivable. (mais pourtant quelque peu
agréable même s'il a du mal à le reconnaître). Cette situation l'inquiète
beaucoup. Il se rend compte que l'angoisse qu'il éprouve dans ces situations
risque de mettre en péril son activité professionnelle et par conséquent son
entreprise. Il redoute de ne pas pouvoir continuer à travailler dans la mesure
où, dans la vie courante, il a déjà commencé à restreindre ses activités. en
restant de plus en plus souvent chez lui.
Une injonction paradoxale va lui être donnée, au cours de la séance : le
psychothérapeute va lui proposer de visualiser ses pensées. Il lui sera demandé,
non seulement de ne plus éviter la situation, mais au contraire de la vivre par
la pensée en séance, puis ensuite de s'y exposer dans des modalités bien
précises que le praticien lui définira. Cette situation est paradoxale dans la
mesure où il lui est demandé de faire ce qu'il ne veut pas faire et qu'il ne
peut s'empêcher de faire.
Parallèlement, le psychothérapeute va lui donner des consignes à respecter en
dehors du cabinet. Il devra sortir trois fois par jour de chez lui uniquement et
spécifiquement pour croiser des femmes dans la rue, et lors de la rencontre, il
devra agir son symptôme au moins 3 fois (mouvement compulsif de la langue). S'il
doit sortir pour une raison qui lui est propre, cette consigne n'a pas à être
appliquée.
Le patient a d'abord vu diminuer l'intensité de son symptôme dans un premier
temps, puis celui-ci a disparu et même s'il voulait former lesdites images en
présence ou non de femmes, cela lui est devenu impossible. L'énergie psychique
dégagée par la disparition du symptôme, lui a permis de réinvestir les secteurs
de sa vie qu'il avait délaissés. Il n'a plus été hanté par la perspective
d'avoir à abandonner son travail, à plus ou moins long terme. Au contraire, il y
eut un investissement plus important qu'auparavant de son activité
professionnelle, avec à terme des retombées positives.
2 - autres stratégies
a) Préalablement aux injonctions paradoxales prescrites, le thérapeute met en
place un contrat de base essentiel auquel le patient doit adhérer, avant toute
prescription. Alors même qu'il ignore encore les injonctions paradoxales qui lui
seront appliquées, il lui est demandé de les accepter. Il lui est simplement
spécifié que celles-ci pourront lui paraître bizarres, que cela peut déclencher
l'hilarité, ou bien une angoisse, mais que, quelque soit sa réaction, il
s'engage dès maintenant à les observer à la lettre. Il ne lui sera bien entendu
rien demandé de répréhensible. L'Ecole de Palo Alto appelle ce contrat le "Pacte
du Diable"
b) Indépendamment du travail "direct" sur le symptôme, le
psychothérapeute pourra être amené à parler au patient, sur un mode informatif,
de la sexualité en général. La plupart du temps, le sujet n'y voit aucun rapport
avec ses symptômes (c'est une idée de "psy" ). En parallèle, il existe des
doutes, qu'il faut lever et qui sont liés au fait qu'il existe une culpabilité
importante, par rapport à la fantasmatique et à la jouissance sexuelle (le
mauvais en lui) Bien que la personne adulte semble avoir une sexualité
apparemment satisfaisante, et à plus forte raison s'il y a un blocage, le
psychothérapeute lui expliquera, par exemple, le mode de fonctionnement de la
sexualité des adolescents et des enfants. A l'heure actuelle, tout le monde
connaît ce développement, grâce aux médias et pourtant, il s'avère nécessaire
d'en informer des adultes, surtout si cela n'a pas pu être parlé ou entendu au
moment où cela aurait du l'être, à cause d'interdits majeurs inconscients. Cette
difficulté est gardée au fond de la personne et la mise en mots par le
psychothérapeute libère le patient dans la mesure où il se refuse à se le dire à
lui-même (cette technique complémentaire découle de l'hypnose, mais est
pratiquée à l'état de veille, elle est appelée hypnose sans hypnose). C'est le
psychothérapeute qui parle de la sexualité infantile et adolescente du patient
en lui commentant celle des autres enfants et adolescents.
La Thérapie Stratégique demande comme dans toute
psychothérapie un grand investissement de la part du patient. Cet investissement
n'est pas toujours présent, particulièrement, dans les cas difficiles à cause du
doute que le patient éprouve dans les TOC. Le patient est tellement envahi par
ses symptômes qu'il s'en trouve totalement désespéré, d'autant plus qu'il
souffre également de dépression et pense qu'on ne peut absolument pas l'aider.
Selon lui, il n'existe aucune solution pour le débarrasser de son comportement
involontaire et, dans les cas les plus difficiles, il est persuadé qu'il ne s'en
sortira jamais. D'ailleurs, il est particulièrement pénible, pour
ces patients compulsifs, d'entrer en psychothérapie et de s'y maintenir.
Par contre, lorsqu'ils y arrivent, l'abandon de la
psychothérapie peut être rapide, même quand les résultats commencent à se faire
sentir. Souvent, ils ne reconnaissent pas le mieux apporté, dans la mesure où
ils n'en sont pas dégagés d'un seul coup et totalement. Comme le doute fait
partie de leur difficulté psychique, ils sont incertains du résultat éventuel.
Il est très malaisé de les rassurer. Néanmoins, certaines personnes surmontent
ces obstacles, spécialement quand elles souhaitent ne plus perturber leur
entourage et des résultats patents peuvent être obtenus.
Comme la Thérapie Comportementale et Cognitive, la Thérapie
Stratégique, dans les cas sévères, n'obtient pas la rémission totale des
symptômes. Ils ne peuvent qu'être fortement diminués ; ils sont devenus plus
légers et n'entravent plus de façon massive la vie du patient. Celle-ci devient,
alors, nettement plus agréable, plus libre et ce qu'ils éprouvent n'a plus rien
à voir avec ce qu'ils vivaient auparavant.
A ce moment là, à condition que le patient ait acquis ou
possède un espace mental suffisant (non encombré de TOC), il peut être envisagé
une psychothérapie d'inspiration analytique qui lui permettra de trouver de plus
en plus de souplesse dans sa relation à autrui, aussi bien dans le domaine de sa
vie affective et sexuelle, que dans celui de sa vie sociale et professionnelle.
Au décours de ce travail psychique, il peut voir disparaître les derniers
symptômes.
Médicaments ou psychothérapie ?
Le risque est important, d'une dérive dans l'utilisation des
psychotropes (substance chimique naturelle ou artificielle dont l'effet
essentiel s'exerce sur le psychisme). Elle peut être le fait des médecins, par
manque de temps pour l'écoute ou par méconnaissance des techniques de
psychothérapie ; mais elle peut venir aussi des patients, trop pressés ou trop
peu motivés pour s'engager dans une démarche plus exigeante pour eux. Cela ne
doit bien pas à rejeter les psychotropes bien au contraire, leur bon usage qu'il
convient de développer.
Tel traitement est-il efficace ? A-t-il des effets
secondaires ? Lesquels ? Peut-il être remplacé par un autre qui soit aussi
efficace ? Voilà sans doute les bonne questions. Plus généralement, que peut-on
attendre des médicaments ? Dispensent-ils d'une éventuelle thérapie ? De quel
type et dans quel but ?
Le bon usage des psychotropes.
Dans l'anxiété sociale par exemple , les psychotropes
permettent de débloquer une situation, de démarrer un processus de changement
personnel. Ils peuvent aussi servir de béquille, en facilitant ce changement
tant que le sujet n'est pas vraiment capable de le prendre en charge seul. Mais
il est rare que les médicaments se suffisent entièrement à eux-mêmes. La pilule
contre la peur des autres n'a pas encore été inventée. Dans les formes gênantes
d'anxiété sociale, qui nécessitent un traitement médicamenteux, la meilleur
façon de se servir des psychotropes c'est de les accompagner d'une
psychothérapie adaptée, qui accélérera leur action, et empêchera les rechutes à
l'arrêt du traitement.
Règles d'utilisation des psychotropes dans le cas de
l'anxiété sociale.
Le traitement doit être nécessaire et efficace : il est
fréquent que les patients prennent, de puis parfois longtemps, des traitement
parfaitement inutiles, voir nuisibles.
Le traitement doit être bien toléré, ou du moins ses effets
indésirables ne doivent pas dépasser ses bénéfices.
Le traitement doit être prescrit à une posologie contrôlée
par le médecin.
La durée de la prescription doit être limitée, ou du moins
les bénéfices thérapeutiques doivent être régulièrement réévalués.
Le traitement doit être associé à des mesures psychologiques
: au minimum, un accompagnement et suivi psychologique, au mieux une véritable
psychothérapie.
Les bêtabloquants.
L'appellation vient de leur mode d'action sur des petites
zones situées sur divers organes : les récepteurs bêta. C'est là que les
catécholamines ou hormones du stress, comme la noradrénaline et surtout
l'adrénaline, agissent, accélérant le rythme cardiaque, provoquant une
transpiration cutanée et une sécheresse de la bouche, etc. Les bêtabloquants
empêchent ces hormones de développer leurs effets.
mode d'emploi des bêtabloquants.
Les bêtabloquants ne doivent être utilisés qu'après avis
médical (il existe des contre-indications).
Ils n'ont d'intérêt que dans l'anxiété de performance
invalidante(par exemple forte angoisse lors des prises de paroles en public) et
sont peu utiles dans les cas de phobie sociale généralisée ou de timidité.
Ils ne diminuent pas, dans un premier temps, la sensation
subjective d'anxiété psychologique, ni l'anxiété anticipatoire.
Par contre, ils limitent fortement les sensations physiques
d'anxiété (accélération du rythme cardiaque, gorge serré, barre sur la poitrine,
etc.).
Les tranquillisants.
Absorber des tranquillisants pour diminuer son anxiété
sociale pourrait paraître logique. En fait, leur efficacité à cet égard est
assez limitée. Les benzodiazépines ( anxiolytiques), nom scientifique donné au
tranquillisants les plus utilisés, sont des médicaments remarquablement
efficaces pour réduire les manifestations psychologiques de l'anxiété et
certaines de ses manifestations physiques, notamment la tension musculaire. Ils
peuvent diminuer la sensation subjective d'anxiété, mais n'ont guère d'influence
sur le comportement relationnel. L'anxieux social qui prend des tranquillisants
se sent mieux, mais ne cherche pas forcement à communiquer et à affronter le
regard des autres d'avantage qu'auparavant.
Les antidépresseurs.
Il peut sembler illogique de prescrire des antidépresseurs à
des anxieux sociaux, du moins tant que ceux-ci ne sont pas déprimés.. Pourtant,
de nombreux travaux ont démontré l'efficacité des antidépresseurs sur la phobie
sociale. Cette amélioration porte sur les différentes dimensions de l'anxiété
sociale émotionnelle, comportementale et cognitive.
Antidépresseurs : mode d'emploi.
Les antidépresseurs ne doivent être utilisé qu'après avis
médical (il existe des contre-indications).
Ils n'ont d'intérêt que dans la phobie sociale généralisée,
et ne doivent donc pas être pris dans les cas d'anxiété sociale limitée ou de
timidité.
Ils doivent être absorbés quotidiennement, et pendant une
durée prolongée, au moins 6 mois.
Leur délai d'action est de une à trois semaines, pendant
lesquelles leur effet thérapeutique ne se manifeste pas encore pleinement.
Ils limitent l'intensité de l'anxiété sociale, et permettent
donc de prendre davantage de recul par rapport aux pensées angoissantes, qu'ils
ne modifient pas directement : on a tjrs, du moins au début, ses craintes
sociales mais on est moins déstabilisé par elles.
De ce fait, ils permettent peu à peu, si la personne en fait
l'effort, de prendre l'habitude de se re-confronter aux situations sociales
jusque-là évitées.
Ils exercent également un effet de stabilisation de l'humeur,
la personne ressent moins de baisses de moral.
Soigner les troubles anxieux.
Etre vigilant aux signaux d'alarmes d'alarme.: insomnie,
irritabilité excessive ou conflits fréquents avec son entourage, impression de
tension permanente, éviter systématiquement certains lieux ou certaines
situations, ne pas tenir en place, même assis, avoir toujours un genou qui
bouge, ou un doigt, se sentir bloqué, inhibé, entravé dans la plupart des actes
de la vie de tout les jours, être assailli par des pensées pénibles ou des
préoccupations dont on n'arrive pas à se débarrasser, multiplier les rituels de
vérifications, de rangement, ou de nettoyage.
Ces signaux d'alarme sont souvent repérés par l'entourage
avant que la personne n'en prenne conscience elle même.
L'observation des comportements anxieux a pour but d'obtenir
une description précise, aussi objective que possible, des composantes phobiques
et anxieuses. Cette évaluation tente de préciser les conditions et les
situations de leur apparition (stimuli antécédents). Observation directe par
quelqu'un autre (accompagnant) ou auto observation (tenir un journal, cahier de
bort). On demande à la personne de noter les comportements d'évitements, les
pensées anxiogènes, les situations qui déclenchent des réactions d'anxiété. Donc
observation du sujet par son entourage ou/et par lui même.
Exercice : présenter nalpa au téléphone
Les techniques de prises en charge utilisées par nalpa.
Groupe de parole
Le groupe de parole est une pratique de réunion favorisant la
réflexion par l’échange verbal entre les membres d’un groupe.
La parole est au centre de la réunion. Elle permet le partage
d’une expérience commune, à chacun d’enrichir sa représentation des faits et
mieux situer son originalité, son identité psychologique, sa place sociale par
rapport à celles des autres.
Ces réunions sont des instruments de socialisation, car elles
permettent aussi de rencontrer l’autre dans sa différence afin de l’accepter.
Le groupe de parole fonctionne selon des règles bien
précises, dont l’animateur ou les animateurs sont garants de leur bonne
application. Ils aident chacun à s’exprimer.
L’intérêt du groupe de parole réside à plusieurs niveaux :
rassembler des personnes qui ont perdu le lien social.
rassembler des personnes désirant échanger sur leur idées.
La relaxation
Le sujet phobique est généralement très tendu, vigilant,
attentif à inspecter son environnement afin de faire potentiellement à la source
de sa phobie. Il paraît donc légitime de proposer dans un premier temps une
méthode qui permette déjà de diminuer globalement le niveau de tension anxieuse.
Cette approche de relaxation permettra au sujet de se sentir plus à l’aise dans
son corps. Des techniques spécifiques pour sujets anxieux ont été développées.
En ce qui concerne la relaxation musculaire générale, la plupart des auteurs
conseillent pour les sujets anxieux ou phobiques la sophrologie qui comprend une
série d’exercices musculaires simples, faciles à reproduire et très efficaces.
Un apprentissage du bien-être
Il est très important d’expliquer en détail ce que peut
apporter cette relaxation spécifique, car bon nombre de préjugés et de croyances
circulent sur la relaxation : je connais, j’en fais à la fin de chaque cours de
gymnastique, on m’a fait faire quelques séances, il y a dix ans, cela n’a servi
à rien. Je n’y crois pas du tout, ce n’est pas pour moi, j’ai besoin d’agir. La
relaxation de Jacobson n’agit pas par miracle et sa pratique nécessite le
respect de quelques règles de base exposée ci-dessous.
Le début d’une thérapie de relaxation contre l’anxiété
nécessite donc une prise de décision personnelle, et un investissement quotidien
pendant plusieurs mois. C’est vous qui serez alors actif sur vos tensions
anxieuses ; vous aurez un contrôle efficace sur elles.
La relaxation musculaire
Sur le plan théorique, on a découvert qu’il existait une
relation étroite entre la relaxation musculaire et l’obtention de réactions
émotionnelles opposées à l’anxiété. Ainsi, en répétant les séances, il est
possible de faire apparaître à volonté des réactions émotionnelles ayant un réel
effet anti-anxieux. La méthode de relaxation est structurée et comporte un
certain nombre d’exercices de contraction-décontraction des grands groupes
musculaires du corps : les bras, le visage, les jambes, le dos. Après
contraction – le bras fortement serré avec la main - on demande au sujet de
décontracter lentement le muscle en laissant par exemple l’avant-bras aller sur
le bras du fauteuil. Contrairement aux apparences le relâchement n’est pas total
car plusieurs fibres musculaires restent encore contractées. C ‘est justement le
relâchement de ces dernières fibres entraîneraient les conséquences
émotionnelles favorables que nous attendons. Au fur et à mesure des séances, le
sujet prend conscience des premières sensations de relâchement qui ressemblent à
l’engourdissement, comme une pesanteur, voire de la chaleur. Mais les résultats,
des premières séances sont toujours médiocres et très partiels, et il faut une
pratique régulière et assidue avant d’obtenir l’effet escompté, à savoir une
réponse de relaxation profonde en en une à deux minutes.
Outre les sensations ressenties par le patient, il existe des
indicateurs scientifiques. On peut enregistrer le relâchement des fibres
musculaires par électromyogrammes, par exemple. On peut aussi évaluer un certain
nombre d’autres paramètres physiologiques et mesurer les effets de la fréquence
respiratoire et de la fréquence cardiaque, modification du tracé
électro-encéphalographique, modifications hormonales et variation du ionogramme
sanguin. Ces mesures des effets de la relaxation ont donné lieu à suffisamment
d’études et de publications, notamment dans les années 1970, pour ne pas exiger
de preuves supplémentaires. Tous les résultats convergent pour confirmer
l’action en profondeur de la relaxation ainsi que modifications physiologiques
qu’elle entraîne. Cependant, tous les sujets qui pratiquent la relaxation ne
sont pas des cobayes et aucun dosage n’est généralement systématiquement
pratiqué. Il existe seulement un appareil, le bio-feed-back, pour suivre
éventuellement une de ces variables physiologiques, au fur et à mesure de
l’apprentissage de la relaxation.
Savoir respirer pour lutter contre l’hyperventilation
Ces techniques ont été codifiées récemment. On connaît depuis
toujours certains petits trucs comme mettre un sac plastique devant le nez et la
bouche et respirer dedans, ou joindre les deux mains en bol devant le nez et la
bouche à la place du sac plastique qu’on n’a pas toujours dans la poche, ou
encore s’asseoir puis poser sa tête sur ses genoux en position recroquevillée et
rester ainsi plusieurs minutes. Le centre de traitement de l’anxiété d’Oxford a
beaucoup travaillé sur l’hyperventilation aiguë accompagnant l’anxiété et
développé des techniques respiratoires pour la combattre.
L’hyperventilation est le fait de respirer vite,
superficiellement , avec des sensations physiques d’oppression, de malaise, de
vertiges et de nausées qui accroissent l’anxiété de l’individu. Cette même
équipe a montré que ces violentes perturbations respiratoires s’accompagnaient
non seulement de sensations physiques désagréables, mais modifiaient aussi le
contenu des pensées. Ainsi , le sujet qui ressent une forte tachycardie a
tendance à penser " mon cœur va éclater ", je vais mourir tandis que celui qui
ressent des vertiges intenses pensera davantage " je vais devenir fou. Agir sur
l’hyperventilation aiguë, c’est donc faire disparaître les sensations physiques
surajoutées ainsi que les interprétations catastrophiques des signaux internes.
En résumé, les respirations rapides déclenchent des
sensations inoffensives mais très perturbantes pour le sujet, qui devient encore
plus et augmente son hyperventilation. Une réaction en boucle se met en place :
hyperventilation – sensations – pensées angoissantes –hyperventilation. Le sujet
est pris dans une spirale où les symptômes s’accroissent en même temps que les
pensées deviennent obsédantes, il est peut être pratiqué un test de provocation
de l’hyperventilation, en présence du thérapeute et en même temps que lui.
l'art-thérapie
L'intérêt de l'art-thérapie pour la personne souffrant de
troubles anxieux, est de considérer l'activité artistique, le théâtre, comme une
modalité de restauration de l'expression corporel et de la communication verbale
et, de l'affectif et de l'intellectuel. En cela l'art-thérapie va lui permettre
d'affirmer sa personnalité et reproduire son rapport entre lui, son monde
intérieur et le monde extérieur, dans le sens d'améliorer les troubles de la
relation et de la communication verbale ou non verbale. La notion de plaisir,
d'émotions de sensations agréables dans l'action est prépondérante pour la
rééducation d'une capacité perdue, en proposant à une personne une activité lui
faisant oublier ses troubles en lui faisant retrouver des sensations positives,
des émotions de bien-être, du plaisir. L'art ( le théâtre) est l'union cohérente
entre psychomotricité (l'activité artistique est
d'abord une expression par le corps) et le résultat de l'activité artistique (le
beau). Sans parler de technique pure, Il va de soi que c'est les qualités
humaines naturelles (facultés émotionnelles, expressives, et communicatives), la
qualité de l'intérêt que l'animateur porte aux hommes qui va déterminer les
résultats. Il est alors l'objet révélateur de la beauté que chaque être humain
porte en lui, que l'individu est une "personne" et non une maladie.
Il semble aujourd'hui que le compétence artistique de l'art-thérapeute
soit une évidence, afin de maîtriser les subtilités, afin d'en exploiter toutes
les potentialités. Aussi si l'art-thérapeute veut s'impliquer artistiquement
dans l'activité, il doit maîtriser une technique artistique, montrer un savoir
faire, il doit donc posséder une compétence artistique. Il maîtriser un savoir
faire relationnel, des compétences pédagogiques, être capable de gérer,
d'exploiter la relation entre lui et les personnes, pouvoir lui donner accès aux
plaisir artistique, il devient un pédagogue artistique.
La démarche.(commencer par faire une bonne analyse entre le
lien étroit qui doit exister entre le but thérapeutique, la méthode, l'activité,
et l'évaluation).
Il s'agit de mettre en place un protocole de prise en charge.
Ce protocole est l'ensemble des éléments qui constitue l'intérêt, la faisabilité
et la réalisation de l'activité thérapeutique auprès des personnes. Ensuite
considérer le cheminement thérapeutique, les objectifs, ainsi qu'une analyse des
observations, une évaluation.
Le but à atteindre.
l'objectif (sous-objectif, les objectifs généraux).
Exemples d'objectifs : renforcement du moi, de la
personnalité, de l'estime de soi, de l'affirmation de soi, aide à l'intégration
sociale, expressions des conflits inconscients, assouplissement des défenses,
redécouverte du plaisir, l'intégration sociale, la désinhibition, la
dépressivité, les capacités anticipatoires positives.
Les objets, méthodes, cheminement, contenu des séances, T1
pour première séance (comme le mouvement, communication non verbale, pour
vaincre les difficultés motrices et une remise en relation avec le corps, en
passant par l'écoute de la musique pour ensuite se mettre à danser seul, puis
avec une personne) pour les individus souffrant de troubles relationnels.
Evaluation, analyse.
Le cheminement.
Protocole T1 T2 T3 (sous objectifs
atteints)...................T12 T14....................But à atteindre.
Exemple d'exercice : le port du masque délivre les muscles du
visage de leurs expressions signifiantes. La contrainte du verbale et de la
communication non verbale disparaissent et permettent de se mettre en scène sans
se dévoiler.
Le maquillage empêche l'autre de pénétrer son visage, son
intimité.
Arts d'animation et de spectacle :
Diverses maîtrises du corps, du geste, de la voix.
Théâtre, mime, marionnettes, costumes.
Improvisations.
Scène de la vie courrante.
Maquillage, masque.
Voix et gestes.
Mouvements et rythme.
Clownerie, jeux.
Parole, rire.
Jonglerie.
Danse.
Lecture, conte, légende.
Atelier d’Expression Orale
L'expression orale est une activité quotidienne qui sert de
base à la plupart des actes sociaux. Une telle discipline vise donc à améliorer
l'analyse lucide des situations, la connaissance des normes, la force et la
précision du style de chacun. L'enjeu consiste à mieux parler, à savoir ce qu'on
fait quand on parle et à le faire plus efficacement.
La voix et le corps dans l'expression orale.
L'accent sera mis sur les problèmes "physiques" posés par
l'expression orale (respiration, débit de la voix, articulation, intonation,
attitude corporelle, regard, maîtrise des émotions...).
Atelier de relaxation
Un sujet phobique est généralement très tendu,
La relaxation musculaire : sur le plan théorique, on a
découvert qu'il existait une relation étroite entre la relaxation musculaire et
l'obtention de réactions émotionnelles opposées à l'anxiété. Ainsi, en répétant
les séances, il est possible de faire apparaître à volonté des réactions
émotionnelles ayant un effet réel anti-anxieux.
La relaxation mentale.
Technique de désensibilisation : par le biais de la
confrontation répétitive en imagination.
L'exposition de manière progressive (afin de démonter les
comportements d'évitements) : l'exposition mentale, l'exposition accompagné,
l'exposition seul.
Atelier de stratégies thérapeutiques
Utiliser le jeux de rôle : les situations jouées doivent être
le plus proche de celles rencontrées dans la vie quotidienne.
Après le jeux de rôle, le groupe rend compte de la
performance réalisée. L'analyse se fait en trois temps :
ce qui a été réalisé correctement, ce qui pourrait être amélioré et ce qui
devrait être changé.
La réitération de la scène a aussi pour but le contrôle de
l'anxiété de performances es acteurs. Jouer devant les autres et accepter leurs
remarques est anxiogène. Il est intéressant de monter aux personnes la
diminution de l'angoisse. Pour cela il leur est demandé de coter leur anxiété de
0 à 100 avant et après leurs performances.
Utiliser d’autre méthode comme celles par exemple de la
chaise vide expliqué plus loin.
Groupe d’entraide, de soutien et d’affirmation de soi
Le but de ces rencontres est de réunir ceux et celles qui
vivent une situation semblable et qui veulent partager leurs difficultés,
changer leurs attitude, leurs comportements et obtenir une meilleure estime,
image de soi. Les groupes sont de petits groupes dont l'objectif est de
s'entraider et de poursuivre un but précis. Ils sont habituellement composés
d'individus qui seregroupent pour s'aider mutuellement à combler un
besoin commun, à surmonter un handicap commun à une difficulté commune
bouleversant leur existence et à réaliser un désir profond d'un changement
personnel.
Les membres de ces groupes sont conscients que leurs besoins particuliers ne
peuvent être satisfaits ni par les institutions sociales existantes, ni par
l'intermédiaire de ces dernières. Les groupes d'entraide insistent sur lesinteractions sociales face à face et sur le sens de la prise de
responsabilité personnelle de chacun des membres
Les objectifs thérapeutiques sont défini à l’avance, ceux les
plus fréquemment évoqué par les personnes sont :
Apprendre à écouter ce que dit l'autre,
Apprendre à exprimer clairement ses sentiments, sans avoir
peur de blesser l'autre,
Apprendre à exprimer un avis sans craindre de décevoir
l'autre,
Gérer la critique la critique, pouvoir critiquer et faire
face à une critique juste, injuste ou floue,
Atténuer la tendance à imaginer ce que l'autre pense et à
adopter des comportements en conséquence
Diminuer la fréquence des évitements sociaux.
Réapprendre les compétences sociales, qui regroupes un
ensembles d'attitudes verbales et non verbales.
Différentes méthodes d’approches des troubles anxieux
Le changement comportemental
Amener à de nouveaux comportements
Le changement comportemental est souvent considéré comme un effet de la
psychothérapie. On a souvent aussi découvert qu’en changeant le comportement,
des changements concomitant s’opéraient dans les domaines affectifs et
cognitifs.
Le psychothérapeute ne peut souvent pas se contenter d’aider le patient à se
débarrasser d’anciens comportements ou d’atteindre un insight sur une nouvelle
manière d’être possible et désirable. Il doit aider le patient à surmonter la
force de l’habitude et à mettre en place un ensemble de nouveaux comportements,
par et à travers une pratique intensive.
Il y a trois niveaux successifs pour apprendre et pratiquer un nouveau
comportement.
Le premier, l’imagerie est une méthode thérapeutique qui est compatible
avec un grand nombre d’orientations psychothérapeutiques. Elle peut être
utilisée pour une répétition et un entraînement internes vis-à-vis de
comportements désirés. Elle peut permettre la pratique d’un nouveau
comportement d’une manière non menaçante .
Ensuite, le jeu de rôles implique la réalisation du nouveau comportement
dans le bureau du thérapeute, en ayant recrée un cadre le plus proche possible
de la situation réelle. Les principales contributions à cette technique
proviennent du psychodrame de Moreno et des comportementalistes. Cette
technique permet au thérapeute d’obtenir des informations de première main sur
le style comportemental du patient et sur ses émotions qu’il tend à réprimer
dans son expression, celui-ci bénéficiant " en direct " d’informations en
retour (de feedbacks) et de possibilités de répétitions .
Enfin, la prescription de tâches hors séance permet de prolonger le
traitement au-delà du temps qui lui est consacré. Les tâches doivent être
conçues sur mesure et peuvent impliquer de l’auto-observation. Des
interventions stratégiques peuvent être prescrites sous forme de tâches
interrompant le cycle des comportements familiers mais inadéquats du patient.
La pratique en application
Elle peut se réaliser en suivant successivement plusieurs étapes.
Etape 1 : repérer la cible
La première tâche réalisée en collaboration par le patient et son thérapeute
est de préciser l’objectif initial en dressant une liste d’habiletés
(comportement cibles) nécessaires au déroulement satisfaisant du projet
envisagé. Par exemple, si un patient se donne pour but d’être capable de
proposer une sortie à une personne du sexe opposé, les comportements cibles (ou
habiletés nécessaires) seront :
appeler au téléphone ;
se présenter et dire les politesses et banalités d’usage ;
décrire l’activité proposée ;
demander à l’autre de se joindre à soi dans cette activité.
Ceux qui sont très à l’aise dans ce domaine des habiletés sociales peuvent
trouver cette liste simpliste et stéréotypée. Pourtant, plus d’un serait
surpris d’en faire le constat : en fait, de nombreux patients, dans leur
clientèle, sont bien embarrassés pour accomplir des activités sociales
apparemment simples comme celles de faire une brève intervention lors d’une
réunion, d’exprimer leurs sentiments envers leurs amis, ou de demander une
augmentation de leurs émoluments.
Etape 2 : préparer à l’imagerie
La pratique en imagination se réalise idéalement dans un environnement
tranquille, les yeux fermés. Le thérapeute doit parfois rassurer le patient en
lui expliquant que ce n’est pas de l’hypnose mai un procédé pratique de
répétition en imagination. Il explique que c’est une méthode apprenant à
éliminer les images négatives d’échec et à en développer de positives de
succès.
Etape 3 : imaginer chacun des comportements cibles
On rappelle au patient le premier comportement cible et il doit se
représenter en train de l’accomplir dans une situation spécifique où il a de
grandes chances d’être réellement mis en œuvre. A partir de là, le thérapeute
demande au patient de faire apparaître chacune des étapes successives du
déroulement du scénario, n’enchaînant chacune des précédentes. Pendant cette
opération, il est important de poursuivre le dialogue avec le patient, de
manière à s’assurer de sa compréhension adéquate de la tâche à réaliser, étape
par étape, de ce qu’il est bien capable de se la représenter visuellement et
de la vivre ave l’intensité souhaitable.
Etape 4 : imaginer la réussite de l’ensemble de la séquence
Une fois que chaque comportement cible a été ainsi représenté et vécu sur
un mode visuel, le thérapeute reprend le déroulement de la séquence d’une
manière synthétique t y guide le patient, tout en lui décrivant un exemple de
réalisation réussie du comportement désiré. La description est faite au temps
présent, comme si le thérapeute était en train de raconter une histoire. A
divers moments, il souligne l’un des comportements cibles, en disant, par
exemple : " Maintenant vous êtes en train de serrer la main à la personne qui
vous dévisage, tout en conservant un bon contact visuel. "
Etape 5 : le renforcement
A la fin de la première séance de représentation visuelle complète le
patient se trouve gratifié d’un renforcement couvert (une récompense
imaginaire), sous forme de l’imagination d’une fin heureuse, pour établir
fermement le comportement. Par exemple, le thérapeute pourrait finir
l’exercice en disant : " vous quittez l’entretien d’embauche en
vous disant à vous même, " j’ai fait le mieux que j’ai pu et je m’en sens très
bien ".
Etape 6 : la pratique
Lors d’essais ultérieurs dans le cabinet du thérapeute, le patient
imaginera le scénario jusqu’à ce que chaque comportement cible, ainsi qu’une
issue positive, aient été fortement représentés et vécus sur un mode visuel.
Le patient doit éviter de se focaliser sur les images négatives ou
perturbatrices, mais, à la place , doit travailler au développement d’images
positives.
Etape 7 : le repérage des obstacles
Après la répétition en imagination, on demandera au patient, premièrement,
d’établir une liste des obstacles qui pourraient surgir lors de la mise en
œuvre réelle du comportement et, deuxièmement, d’en prévoir des parades, de
manière à faire face à ces obstacles. Lors des séances suivantes, le patient
se représentera en train de faire face avec succès à ces obstacles, grâce à
l’acquisition d’habiletés ou à un effort soutenu, mais non pas grâce à
l’intervention d’une autre personne lui venant en aide. On lui demandera de ne
pas d ‘imaginer des solutions magiques ou improbables. Encore plus important,
et pas forcément une exécution parfaite. Les objectifs du patient doivent être
de faire face, mais pas de réussir parfaitement.
La méthode du Jeu de rôles
Indépendamment de l’orientation théorique du thérapeute, le
jeu de rôles est un des moyens les plus efficaces pour ramener dans l’ici et
maintenant des expériences du passé. L’observation immédiate et la réaction des
expériences du passé. L’observation immédiate et la réaction d’autrui, que ce
soit en groupe ou individuellement, permettent une pratique dans la réalité ; on
ne s’y limite donc pas l’évocation verbale. La célèbre injonction de Jacob Levy
Moreno (Pionnier de la psychothérapie de groupe, de la sociométrie et du
psychodrame) était " Ne m’en parlez pas, montrez-moi. " A un niveau plus
profond, le jeu rôle et la technique d’inversion de rôle permettent au patient
de devenir plus conscient de ses sentiments et d’explorer son vécu subjectif eu
égard à ses différentes relations significatives.
La méthode décrite au patient ci-dessous est une méthode
générale servant à mettre en pratique de nouveaux comportements. Dans une visée
pédagogique, et pour simplifier, elle est réduite ici à une dimension
d’apprentissage comportemental.
Etape 1: la préparation psychologique
On y décrit au patient la méthode de jeu de rôles et on lui en explique
l’intérêt. On lui demande alors de présenter le cadre de la situation
problématique dans laquelle il aimerait pouvoir changer de comportement.
L’aspect le plus important de cette étape est de l’amener à décrire et à
décomposer le comportement souhaité de manière précise et spécifique.
Etape 2: la mise en place de la scène
Quand le patient a décrit la situation et semble suffisamment détendu, il est
invité à décrire en détail le lieu où le comportement-cible qui pourrait être
mis en acte. Le thérapeute lui demande alors de choisir des accessoires ou des
pièces de mobilier dans la salle où se déroule le jeu de rôles, pour créer une
ambiance aussi proche que possible de celle de la situation réelle.
Etape 3: le choix des rôles
Le patient présente les protagonistes importants de la scène
et les décrit brièvement. Dans un travail en groupe, les rôles seront attribués
à d‘autres membre du groupe. Dans une séance individuelle, des chaises vides
représentent ces personnes significatives.
Etape 4 : la mise en actes
Le thérapeute demande au patient de résumer le scénario du
comportement-cible comme il fut décrit lors de l’étape de préparation
psychologique. Le jeu de rôles proprement dit commence alors. Le thérapeute
encourage le patient de manière active lors de cette première tentative, en lui
rappelant (comme un souffleur au théâtre) de mettre en œuvre chacun des traits
du comportement souhaité. Si le patient ressent une difficulté, le thérapeute
peut alors se proposer comme modèle et lui demander d’observer une autre façon
de faire. Après la présentation de ce modèle, le thérapeute peut demander au
patient de réessayer, mais à sa manière à lui (au patient).
Etape 5 : Le partage et la retro-action (feedback)
Le thérapeute partage ses observations avec celles du patient sur la
réalisation de ce dernier. Ce feedback devrait être spécifique, simple, basé sur
des éléments observés, et compréhensible par le patient. Il devrait surtout
renforcer les aspects positifs ou réussis.
Etape 6 : la répétition
Le patient va effectuer de nouveaux jeux de rôles, dans lesquels il va
recommencer toute la séquence comportementale, jusqu’à ce que le thérapeute
sente que son patient maîtrise bien chacun des aspects du comportement relevés
au départ comme souhaitables.
Etape 7 : le suivi
Lors de la prochaine séance, on demande au patient de faire état des
résultats de sa mise en pratique de l’apprentissage dans la situation réelle. Si
nécessaire, un complément de pratique
peut être proposé lors de cette séance.
Agir sur le niveau d’activation émotionnelle
La réduction ou l’accroissement du niveau d’activation
émotionnelle est l’un des processus fondamentaux du changement thérapeutique.
L’activation émotionnelle motive la patient et lui procure une expérience
directe des sentiments réprimés. La sédation émotionnelle produit un soulagement
important des symptômes.
Si les émotions réprimées sont conçues comme provenant
d’actions incomplètes (unfinished business de la Gestalt), la thérapie vise à
permettre aux affects d’être enfin vécus et complétés.
La désensibilisation systémique, provenant de l’école
comportementale, combine l’imagerie et l’entraînement à la relaxation, et aide
les patients à surmonter leurs réactions émotionnelles excessives, surtout leur
peur et leur colère.
La technique de la chaise vide est une technique provenant de
la Gestalt, qui encourage l’expression des émotions afin de résoudre les
conflits intrapsychiques. La notion centrale de cette technique est de permettre
au patient d’entrer en contact avec les deux aspects d’une tendance
intrapsychique ambivalente, de manière à favoriser leur intégration.
L’association libre est l’une des plus anciennes techniques psychanalytiques
permettant de réaliser la catharsis émotionnelle et la prise de conscience
(l’insight). En dehors de la psychanalyse orthodoxe, on l’utilise aujourd’hui
pour aider le patient à reconnaître les significations de ses productions
picturales et des symboles rencontrés dans ses rêves ou lors de l’imagerie
guidée.
Je décris ici sept méthodes générales permettant d’accroître
la conscience des émotions lors de séances thérapeutiques, comme l’attention, le
recentrage, la concentration sur le présent, l’analyse de l’expression,
l’intensification, la symbolisation, et l’établissement d’intentions d’actions.
La notion d’impact thérapeutique se réfère au fait que le
thérapeute doit le plus rapidement possible toucher la personne qu’il a en face
de lui. Et un patient, ça ne se touche pas avec la tête mais bien avec les
émotions. Les habiletés de " dramatisation " du thérapeute sont essentielles
pour interpeller le patient au niveau émotionnel.
Accroître la conscience des émotions
Diverses méthodes permettent d’accroître la conscience des émotions, comme
l’attention au sentiments, le recentrage, la concentration sur le présent,
l’analyse de l’expression, l’intensification, symbolisation, et l’établissement
d’intentions d’actions.
L ‘attention aux sentiments
Ce procédé fait référence à toute tentative, de la part du thérapeute, pour
focaliser l’attention du patient sur l’aspect émotionnel de son discours. Il
inclut, bien sûr, la technique rogérienne du reflet des sentiments décrite
auparavant et toutes ses autres tentatives du thérapeute pour réfréner les
tendances a l’intellectualisation du patient et accroître sa conscience des
émotions. Par exemple, le thérapeute peut noter que le patient a esquivé les
aspects émotionnels d’un problème et demander : " qu’êtes-vous en train de
ressentir maintenant ? " ; " qu’est-ce que ce que vous venez de dire vous fait
éprouver ? " ; de quelle émotion êtes-vous conscient tout de suite ? " .
Le recentrage
Il consiste à inciter constamment le patient à être " possesseur " de sa
propre expérience. Une manière de se distancer de ses sentiments consiste à
utiliser des termes généraux et impersonnels. Le recentrage consiste à utiliser
des termes généraux et impersonnels. Le recentrage consiste alors à demander au
patient de modifier son langage, de façon à ce que celui-ci reflète sa
responsabilité de ses sentiments. On peut demander au patient d’utiliser " je "
ou " moi " à la place de " on " ou " vous ". Le langage impersonnel ou
faussement objectif est utilisé pour éviter ses sentiments de culpabilité ou de
faute. Par exemple, un patient peut dire : " Cela fait vraiment du mal quand mon
" ex " vient dans le magasin. Mais vous apprenez à vous y faire au bout d’un
moment. " La technique du recentrage pourrait, dans ce cas, amener à une réponse
de ce genre : " Cela fait sans doute mal, mais à qui ? Est-il à ce point
interdit d’exprimer ses sentiments ou de reconnaître sa souffrance dans des
conditions aussi légitimes ? "
La concentration sur le présent
Basée sur les principes de la Gestalt-thérapie, le thérapeute demande au
patient d’être attentif aux aspects du problème qui provoquent les émotions les
plus fortes dans la situation présente. Il peut demander : " Quelle partie de la
situation vous trouble le plus ? " Le second aspect de la concentration
sur le présent consiste ensuite à amener le patient à éprouver ce sentiment dans
l’ici et maintenant en y portant son attention. Quand le patient décrit une
scène du passé, le thérapeute répond en disant : " Et que ressentez –vous
maintenant que vous êtes en train de me décrire cela ? "
L’analyse de l’expression
Ici on rend conscience de la manière dont le patient s’exprime. Son attention
sera attirée sur ses modalités de communication non-verbales, comme le ton de la
voix, les gestes, les mouvements oculaires, la tension musculaire, etc. Le
thérapeute peut simplement encourager le patient à porter attention à un aspect
particulier en disant : " Etes-vous conscient que vous serrez vos mâchoires ? "
On peut aussi aboutir à des prescriptions de tâche hors séance pour aider la
patient à détermine l’importance de l’émotion dans d’autres contextes.
L’intensification
On demande au patient d’intensifier une émotion en cours, après l’avoir
reconnue. Par exemple, les patients doivent frapper sur des oreillers ou se
pousser mutuellement les uns les autres dans un emploi de la technique en
groupe. Lorsqu’un patient frappe une chaise avec un oreiller, il effectue
d’amples respirations et doit répéter à voix haute une phrase particulièrement
signifiante qui permette de pousser plus loin ou d’approfondir l’expérience.
Normalement, le patient est encouragé à rendre maximale et à exagérer
l’expression émotionnelle. Cette technique peut être effrayante pour certains et
ne doit être et ne doit être employée qu’à bon escient. Elle peut apparaître à
d’autres comme artificielle ou dérisoire, selon les cas. L’éducation des
participants avant l’expérience, la supervision et une grande expérience du
thérapeute constituent les prérequis indispensables pour une pratique conforme à
l’éthique.
La mise en acte (enacting) est une méthode associée par laquelle le patient
expérimente plus fortement l’émotion en l’agissant verbalement ou physiquement.
Par exemple, un individu peut être encouragé à répéter la phrase : " Je te
hais ! " plusieurs fois à voix haute ou on peut lui demander de démonter ses
sentiments d’isolement ou de dépendance physiquement , en allant s’isoler dans
un coin de la pièce ou en s’accrochant à un autre membre du groupe.
La version psychodramatique de cette technique est appelée " mise en scène
physique " et peut impliquer plusieurs membres d’un groupe thérapeutique. Par
exemple, une jeune mère peut intensifier ses sentiments d’être prise au piège .
Plusieurs membres du groupe peuvent jouer ses enfants. Ces
" auxiliaires "doivent doucement tirer et agripper la patience tout en
prononçant leur demande. Cela permet d’intensifier les sentiments de la patiente
d’être devenue nécessaire mais aussi d’être piégée et restreinte dans sa
liberté.
La symbolisation
Ce genre de technique peut être employée quand on sent que la verbalisation
risque de trop intellectualiser l’expérience et en détourner du vécu. On
encourage alors l’expression tangible des sentiments au travers du dessin, de la
peinture, de l’écriture poétique, du mouvement, ou de la production de sons
expressifs. Nombre de ces techniques peuvent s’effectuer en groupe ou être
conçues comme des tâches à raiser en dehors des séances. L’utilisation d’un
" journal des sentiments " est un autre exemple. On demande au patient
d’enregistrer au quotidien les situations émouvantes et de repérer les émotions
éprouvées.
L’établissement d’intentions d’actions
Le patient doit aller au bout d’actions évoquées par le vécu émotionnel.
Quand il semble qu’il soit bien au contact de ses sentiments sous-jacents, le
thérapeute se focalise sur ce que le patient désire faire ensuite. Le pouvoir de
motivation de l’émotion ayant été éprouvé, libéré, une direction doit lui être
assigné. E thérapeute encourage cette tendance en stimulant le patient à
développer un plan et des objectifs en tenant compte, par des interventions de
ce type, par exemple :
De quoi avez-vous besoin ?
Que voulez-vous réellement ?
Qu’allez-vous faire maintenant, à partir de cet état ?
La technique de la chaise vide
Cette technique utilisée en Gestalt-thérapie vise principalement
l’intégration des tendances ambivalentes appelées ici des " polarités ".
L’intégration des polarités aide le patient à devenir ce qu’il est plutôt que de
s’identifier à ses idéaux. Un conflit entre des valeurs, des actions, des
pensées, et des sentiments y est traité en exprimant les deux aspects du
problème à la fois et pratiquement en même temps. L’idée est que lorsqu’un
aspect du self est survalorisé, la polarité opposée tend à émerger. Comme dans
un couple parental, où lorsque l’un des parents est trop stricte l’autre devient
trop souple, selon cette hypothèse, à l’intérieur d’un individu le développement
d’une tendance extrême produit aussi l’accentuation de celle qui lui est
opposée. L’intégration des tendances opposées aide l’individu à effectuer la
liaison des énergies vitales, et c’est la raison de l’utilisation de la
technique de la chaise vide. Cette technique est donc indiquée lorsqu’un
individu est en conflit avec deux tendances opposées. Prenons l’exemple d’une
femme qui se sentirait incapable d’agir à cause de sa colère. Dans un dialogue
entre ces deux émotions grâce à cette technique la partie incapable se rendra
compte de l’énergie contenue dans le sentiment de colère ; elle n’osait pas
l’utiliser car elle avait peur de son aspect destructeur. Elle pourra le faire
désormais, ayant dépassé cette appréhension. A la fin de la séance, la patiente
deviendra capable d’imagine une force personnelle qui ne soit pas destructrice.
Des couples de tendances opposées (polarités) fréquentes chez les patients
incluent :
une extrême dépendance versus la tendance à être rejetant et indépendant ;
la tendance à avoir constamment peur d’être désapprouvé versus la tendance
ne tenir aucun compte des sentiments des autres ;
celle à être extrêmement crédule opposée à celle à être très méfiant ;
celle à être excessivement émotionnel opposée celle à être trop
rationnel ;
celle à être sexuellement abstinent opposée à celle à avoir une sexualité
débridée ;
celle qui exprime ce que l’on devrait faire par opposé à celle qui exprime
ce que l’on veut réaliser.
L’application de la chaise vide se déroule en six étapes.
Etape 1 : expliquer la technique
L ‘explication des raisons d’utiliser la technique peut en réduire l’aspect
mystérieux mais peut aussi éliminer certaines résistances naturelles que la
méthode engendre. On peut demander au patient de penser en silence au couple de
tendances opposées et de se rappeler une scène qui illustre bien comment il a pu
se comporter ou ressentir des sentiments dans les deux tonalités. Le patient
devrait essayer de devenir pleinement conscient des émotions ressenties des deux
côtés.
Il faut bien le prévenir que la procédure peut sembler étrange au début mais
que l’anxiété liée à la mise en scène diminue habituellement.
La technique nécessite qu’une chaise vide soit placée directement devant le
patient . Lors des étapes suivantes, le patient devra exprimer verbalement et
non verbalement l’une des polarités lorsqu’il est assis sur une chaise et
l’autre polarité lorsqu’il est assis sur l’autre chaise .
Etape 2 : l’approfondissement de l’expérience
Le thérapeute demande au patient de choisir un côté, selon la polarité qu’il
ressent le plus fortement ou à laquelle il lui est le plus facile d’accéder. A
ce moment précis, on lui accorde du temps pour qu’il entre en contact avec ses
émotions et on lui conseille de " permettre à l’expérience de s’approfondir ".
Une manière de l’aider à approfondir l’expérience est de le ramener constamment
à un récit au présent (concentration sur le présent).Quand le patient dit : "
j’aurais pu pleurer ", le thérapeute répond : " Etes-vous conscient de cette
tristesse tout de suite ? ".
Etape 3 : l’expression
Le thérapeute demande d’abord au patient de décrire la polarité la plus
saillante sous la forme de pensées, sentiments et expériences qui lui sont
associées. On lui demande ensuite de maximiser cette expression en utilisant et
même en exagérant les gestes et le ton de la voix . Le thérapeute eut lui
demander de répéter une phrase particulière plusieurs fois si elle semble
pertinente et si elle semble accroître les sentiments ou synthétiser les
caractéristiques propres à la polarité. L’accent devrait être porté sur la
reviviscence de l’expérience plutôt que sur sa description plutôt . Cela n’est
possible que lorsque le patient reste dans le temps présent.
Quand le thérapeute sent que le patient en est arrivé à un point mort (ne
peut plus rien exprimer d'autre du point de vue de la polarité), il lui demande
d’aller s’asseoir sur l’autre chaise (la " chaise vide "). Le point d’arrêt est
décidé par le thérapeute. Quand le patient semble être à court de mots, répète
les mêmes choses, est bloqué, ou semble avoir pleinement exprimé la polarité, il
a atteint le point d’arrêt.
Etape 4 : l’expression contradictoire
En s’asseyant sur la chaise opposée, le patient répond directement,
émotionnellement, et aussi complètement que possible à la première expression ou
argumentation. Il essaie de passer au pôle opposé de l’expression précédente et
d’exprimer l’antithèse de la même manière corporelle, agie, émotionnelle,
verbale, et complète. A nouveau, le thérapeute essaie d’accroître l’expression
émotionnelle du patient en cherchant à approfondir l’expérience, en encourageant
ses gestes et ses phrases-clefs, en répétant ses phrases avec un ton de voix
plus fort. Si le patient dit : " je suis tellement en colère, je pourrais
hurler " le thérapeute peut soit répéter cette phrase avec plus de force :
" vous êtes assez en colère pour hurler ", on pourrait même dire : " écoutons
donc ce hurlement ".
Etape 5 : la répétition
Le passage d’un pôle à l’autre du conflit est répété jusqu’à ce que le
patient ou le thérapeute sente que les deux tendances opposées ont été
pleinement exprimées. Durant ces alternances, les deux côtés peuvent commencer à
élaborer un compromis ou une solution. Le patient ne doit pas croire qu’une
telle issue doive absolument se produire : c’est seulement un bénéfice
occasionnel de la méthode. Qu’une prise de conscience spectaculaire s’opère ou
non, l’avantage de le technique de la chaise vide est que le patient opère
dorénavant avec une conscience et une connaissance claires de ses deux
tendances, et qu’il sera capable d’effectuer des choix plus conscients.
Etape 6 : l’engagement
Même si le problème n’a pas trouvé une complète résolution, le patient est
encouragé à donner son agrément à un plan d’action qui implique au moins la
prise en compte de deux facettes de la situation faisant problème . Prenons le
cas d’un patient pris dans le dilemme entre une dépendance constante aux autres
dans la prise de ses décisions et une indépendance méprisante. Une tâche hors
séance pourrait lui être assignée, d’utiliser chacune de ces deux attitudes à
deux occasions distinctes et d’en rapporter les résultats. On pourrait aussi lui
demander d’entreprendre une action qui utilise les énergies et forces des deux
pôles conjointement (par exemple, pour une décision , demande un avis spécialisé
ponctuel, tout en tenant compte de ses propres intuitions et connaissances).
Un exemple d’utilisation de la chaise vide, appelé technique du " dialogue
imaginaire ", montre comment patient et thérapeute peuvent travailler ensemble
pour intensifier des sentiments bloqués et comment cette intensification conduit
à une résolution, à une intégration cognitivo-affective "postcathartique ". Le
patient va ici se confronter à sa mère ,qu’il imagine assise sur une chaise vide
en face de lui. L’expression physique et verbale est utilisée pour intensifier
le sentiment, de manière à ce qu’il puise être pleinement vécu, éprouvé jusqu’à
son extinction et la résolution du conflit y associé ‘la libération du sentiment
conduisant à une expérience différente). On demande au patient de parler d’une
voix forte pour rendre authentique l’expression verbale et pour " prendre le
risque " de ressentir réellement l’émotion.
Patient (les bras tremblant et tapant des pied) – Je ne sait pas quoi faire
(parlant au thérapeute) J’ai peur de dire ce que je pense de ma mère.
Thérapeute – Que craignez-vous qu’il arrive ?
Patient – J’ai peur qu’elle me frappe. Elle me frappait toujours quand
j’étais petit si je disais quelque chose.
Thérapeute – Maintenant, vous avez une chance de lui dire ce que vous
ressentez. Elle ne peut pas vous frapper ici.
Patient commence à marcher autour de la chaise en parlant à sa mère comme si
elle était là)- Je ne t’aime pas. (sursaute en arrière comme s’il s’attendait à
ce que sa mère le frappe) Ne me tape pas !
Thérapeute- faites un choix entre l’expression de la peur et celle de la
colère. Si vous voulez exprimer la colère, parlez plus fort. Vous avez le
contrôle maintenant. Dites-lui à propos de quoi vous lui en voulez.
Patient – Je veux lui dire pourquoi je suis en colère (regarde la chaise). Je
t’en veux de m’voir piqué avec des épingles, je t’en veux de m’avoir frappé
(tremble encore plus).
Thérapeute – Utilisez ce traversin pour frapper la chaise. Concentrez-vous
sur ce tremblement et dites-lui ce que vous ressentez.
Patient (frappe la chaise avec le traversin) Je te déteste.
Thérapeute – Soyez spécifique en lui disant exactement à cause de quoi vous
la détestez.
Patient (frappe l chaise plus fort) – Laisse – moi tranquille.
Thérapeute – Je t’en veux de me battre (le thérapeute suggère au patient une
phrase en "Je " pour se focaliser sur l’émotion).
Patient (frappe la chaise) – Je t’en veux de me battre, je t’en veux de me
dire que c’était de ma faute. (continue à frapper la chaise lors de chaque
phrase) Je t’en veux de m’avoir enfermé dans les toilettes. Je t’en veux pour
voir laissé papa me battre. Je t’en veux pour m’avoir mis dehors le soir où je
t’ai répondu. (se redresse et paraît plus grand) Oooh, je me sens bien !
Thérapeute – Dites-lui comment vous vous sentez après toutes années passées à
retenir vos sentiments (sollicite la reconnaissance des efforts positifs de
l’expression pour accroître le sentiment de résolution).
Patient – Je me sens bien, mes mains sont fortes. Mes jambes sont puissantes.
Tu ne peux plus me faire de mal maintenant.
Thérapeute – Dites votre mère ce que vous avez accompli avec elle ici
aujourd’hui (pour ancrer plus encore l’effet d’accomplissement et de
résolution).
Patient – Eh bien, maman, aujourd’hui j’ai été capable de te dire toute la
colère et le ressentiment que j’avais gardé en moi pendant toutes ces années
(regarde le thérapeute), ça fait du bien… Je me sens bien et…serein.
Thérapeute – D’accord . Dites au revoir à votre mère à votre façon et
laissez-la quittez la pièce de manière à ce que nous puissions synthétiser et
terminer la séance.
Patient- Au revoir maman. Maintenant, je peux te regarder dans les yeux quand
je te parle.
Le patient dans ce cas commence à ressentir de la force dans son propre
corps, réponse qu’il évitait quand sa mère le frappait réellement dans l’enfance
, quand c’était l’intérêt de l’enfant d’éviter d’irriter encore plus sa mère.
Cependant, en tant qu’adulte , passer de la peur à la force de sa colère lui
permettra d’exprimer ses sentiments et de se protéger de violences ultérieures.
Dans un environnement sûr , il peut laisser sortir toute sa rage et apprendre
des réponses nouvelles plus adaptées.
La notion d’impact thérapeutique
Pour être efficace, le message thérapeutique doit atteindre
l’esprit du patient et y demeurer pour s’activer dans les occasions où il en
aura besoin. Cela ne se produit pas lorsque ce message est négligé, écouté
superficiellement, ou oblitéré par les soucis de la vie quotidienne . Quoique
d’un aspect semblable à la " résistance " dans son effet, cet affaiblissement du
message thérapeutique peut en être indépendant. A la différence de la
résistance, il s’agit d’une négligence passive, due à la capacité limitée de
l’attention et de la mémoire. Elle reflète la quantité réduite d’espace allouée
au thérapeute dans l’esprit du patient. Il peut être décourageant de constater
que nos efforts thérapeutiques sont ainsi gaspillés, non pas du fait de la
gravité des troubles, ni d’une résistance au soin, mais simplement parce que
nous n’avons pas réussi à faire impression. Nous présenterons ci-dessous qulques
principes permettant d’accroître l’impact des interventions : en cultivant
l’attention , en stimulant les émotions, en brouillant les attentes, ou en
renforçant le message, etc.
Soulignons auparavant que ces méthodes font partie du bagage
technique des grands psychothérapeutes, quelle que soit leur appartenance
théorique, et qu’elles rentrent donc dans le cadre des facteurs communs des
psychothérapies. Elles ne sont pas hors de portée du psychothérapeute commun,
réservées à de " grands artistes ", mais peuvent et devraient être
systématiquement enseignées lors de la formation initiale.
La première consiste à s’assurer de l’attention positive de
patient. Il existe plusieurs manières d’y parvenir que nous allons voir
maintenant
Désensibilisation systématique
En rapport au conditionnement opérant, cette technique est développée par
Wolpe. Le patient, placé sous relaxation, imagine des situations de plus en plus
anxiogènes. Le thérapeute demande ensuite au sujet de s’exposer en réalité. Dans
ce type de technique, il est important que l’angoisse n’apparaisse pas lors des
exercices en imagination. Il s’agit du modèle de l’inhibition réciproque : le
fait d’être détendu par la relaxation inhibe les réactions d’anxiété. La
désensibilisation est utile pour les situations dans lesquelles les
manifestations neuro-végétatives du patient sont importantes, par exemple
l’éreutophobie (peur de rougir en public.)
La respiration.
La relaxation : le sujet phobique est généralement très
tendu, vigilant, attentif à inspecter son environnement afin de faire face
potentiellement à la source sa phobie. Il paraît donc légitime de proposer une
méthode qui permette de diminuer le niveau de tension anxieuse. Cette approche
de la relaxation permettra au sujet de se sentir plus à l'aise avec son corps.
Il est important d'expliquer en détail ce que peut apporter la relaxation, car
bon nombre de préjugés et de croyances circulent sur la relaxation.
La relaxation musculaire : sur le plan théorique, on a
découvert qu'il existait une relation étroite entre la relaxation musculaire et
l'obtention de réactions émotionnelles opposées à l'anxiété. Ainsi, en répétant
les séances, il est possible de faire apparaître à volonté des réactions
émotionnelles ayant un effet réel anti-anxieux.
La relaxation mentale.
Technique de désensibilisation : par le biais de la
confrontation répétitive en imagination.
L'exposition de manière progressive (afin de démonter les
comportements d'évitements) : l'exposition mentale, l'exposition accompagné,
l'exposition seul.
Groupe d'affirmation de soi.
Apprendre à écouter ce que dit l'autre,
Apprendre à exprimer clairement ses sentiments, sans avoir
peur de blesser l'autre,
Apprendre à exprimer un avis sans craindre de décevoir
l'autre,
Gérer la critique la critique, pouvoir critiquer et faire
face à une critique juste, injuste ou floue,
Atténuer la tendance à imaginer ce que l'autre pense et à
adopter des comportements en conséquence
Diminuer la fréquence des évitements sociaux.
Maintenir la motivation des participants, stimuler, soutenir,
faciliter la communication et la clarifications des propos (techniques de
reformulation, phrases positives, utilisation du nous, vous, et comme….)
Réapprendre les compétences sociales, qui regroupes un
ensembles d'attitudes verbales et non verbales.
Utiliser le jeux de rôle : les situations jouées doivent être
le plus proche de celles rencontrées dans la vie quotidienne.
Après le jeux de rôle, le groupe rend compte de la
performance réalisée. L'analyse se fait en trois temps : ce qui a été réalisé
correctement, ce qui pourrait être amélioré et ce qui devrait être changé.
La réitération de la scène a aussi pour but le contrôle de
l'anxiété de performances es acteurs. Jouer devant les autres et accepter leurs
remarques est anxiogène. Il est intéressant de monter aux personnes la
diminution de l'angoisse. Pour cela il leur est demandé de coter leur anxiété de
0 à 100 avant et après leurs performances.
Donner des taches à accomplir, entre les séances.
Renforcement ou revalorisation positif :
les commentaires positifs du groupe après chaque jeu de rôle,
les taches accomplis et leurs conséquences positives racontées aux autres.
Notion d’accompagnement
Côtoyer une personne que l'on aime et qui vit un trouble
anxieux n'est pas facile. Nous avons souvent l'impression que tout notre univers
bascule parce que la personne n'est plus comme avant. Et lorsqu'elle s'accroche
à nous comme si nous étions sa seule bouée de sauvetage, nous pouvons avoir peur
d'être emportés nous aussi par la tourmente. Lorsque cela se prolonge au fil des
mois, des années, la famille, les proches, peuvent s'essouffler et cherche alors
de l'aide.
Mon objectif lors de cette intervention est justement de vous
donner des pistes pour vous aider à soutenir cette personne que vous aimez et
qui souffre. Et à apprivoiser les troubles anxieux et leur impact dans la vie
quotidienne.
NALPA ayant entre autre un rôle de conseil et de soutien pour
les parents, amis, proche des personnes qui souffrent de trouble anxieux, nous
souhaitons qu'en partageant avec vous ces renseignements, vous puisiez des
points de repères qui vous aideront à traverser cette période difficile et à
conserver malgré tout votre équilibre, énergie et optimiste.
DEVRAIS-JE LUI PARLER OUVERTEMENT DE SON TROUBLE ANXIEUX ?
Devant la maladie d'un proche, que ce soit un cancer ou un
trouble anxieux, il arrive fréquemment de se demander s'il est bon d'aborder
directement la question de la maladie avec la personne ou plutôt de se taire. Il
n'existe pas de réponse uniforme pour tous à ce sujet, car cela dépend à la fois
de nous, de l'autre personne et de la relation que nous avons avec cette
personne. Ainsi, si nous sommes de ces personnes qui ont l'habitude de parler
directement d'un problème, nous serons probablement portées à l'aborder
directement avec la personne. Celle-ci connaissant notre façon habituelle d'agir
ne sera pas surprise. Si au contraire, nous évitions d'aborder les problèmes
directement, le fait de l'aborder directement pourrait surprendre l'autre
personne. Il est donc important que nous restions nous-mêmes.
Quant à l'autre personne, c'est possible qu'elle ne soit pas
a l'aise de parler ouvertement de ce qu'elle vit. Si elle a l'habitude de se
confier, il est probable qu'elle le fasse aussi pour cela. La meilleure façon,
c'est de respecter son rythme et d'attendre qu'elle ouvre une porte. Il sera
alors possible d'aborder le sujet.
Enfin, même si la personne vit un trouble anxieux, cela
demeure la même personne avec qui nous avons une relation. Si notre relation
était bonne avant, il sera facile, la situation de crise passée, de renouer
contact et de continuer à l'accompagner dans ce qu'elle vit.
Il arrive cependant que la situation de crise vienne
bousculer une relation où il existait déjà des conflits. C'est difficile de
reprendre contact après la situation de crise. Il faut demander de l'aide pour
trouver des solutions aux vieux conflits, si nous voulons trouver l'harmonie
dans la relation avec l'autre. L'association NALPA pourra vous aider dans cette
démarche.
COMMENT RECONNAÎTRE QUE LA PERSONNE A BESOIN D'AIDE ?
Le principal indice est un changement dans ses attitudes, son
comportement:
Elle s'isole davantage; ou au contraire elle a peur d’être
seul,
Elle ne s'exprime plus de la même façon; peur d’être exposé
au jugement d’autrui,
Elle commence à avoir des crises de paniques, crises
d’angoisse, sa volonté ne peut agir sur son anxiété, syndromes d’évitement ,
pensées répétitives et anticipatoires,
Elle a la sensation qu’un événement négatif la menace ;
sensation de danger imminent et mal identifié,
Elle dort peu ou passe son temps à dormir;
Elle mange de moins en moins ou continuellement;
Elle consomme davantage de médicaments, d'alcool ou des
drogues,
Elle cesse de prendre ses médicaments;
Etc.
Bref, nous ne la reconnaissons plus!
La situation devient de plus en plus délicate avec le temps,
nous avons de plus en plus de difficulté à vivre le quotidien avec cette
personne, alors que faire?
QUE FAIRE ?
Devant la souffrance de l'autre personne, nous ne réagissons
pas tous de la même façon. Certaines personnes vont intervenir tout de suite et
essayer de régler le problème de l'autre. D'autres personnes vont hésiter à
s'impliquer, vont observer ou ne vont agir que lorsque la situation n'est plus
viable pour personne.
D'autres personnes vont carrément ignorer et fuir la
souffrance de l'autre, la laissant aux prises avec ses problèmes.
Nous n'avons pas à juger ces réactions, parce qu'elles
reflètent ce que nous sommes, des êtres humains avec des limites et des
imperfections.
Une fois que nous avons reconnu la souffrance de l'autre, il
faut se demander ce que nous sommes prêts à faire pour l'aider: lui parler,
l'amener chez un psychiatre ou son médecin, demander conseil à une ressource en
santé mentale, association, etc.
Il est préférable de respecter nos propres limites plutôt que
de faire semblant que nous sommes un bon <samaritain. La personne souffrante
sent nos contradictions et tôt ou tard, nous devrons avouer notre impuissance à
tout assumer seul.
Une fois que nous avons identifié ce que nous pouvons donner,
nous pouvons mieux aider la personne.
COMMENT AMENER LA PERSONNE A CONSULTER ?
Il est toujours préférable d'impliquer la personne dans la
démarche d'aide, c'est elle qui souffre et si elle reconnaît sa souffrance, elle
acceptera davantage que nous l'aidions.
Dans un premier temps, il faut donc essayer de lui parler de
ce qui se passe, de ce que nous avons observé.
Nous devons lui demander comment elle se sent dans sa peau,
s'il y a des choses qui la préoccupent ces derniers temps ?
Nous devons lui parler de notre inquiétude: "Tu n'es plus la
même, je te sens tourmentée, tendue depuis quelque temps, je crois que tu as
besoin d'aide". "Moi, je ne sais pas quoi faire pour t'aider là-dedans."
Évitons de la juger, de la blâmer, prenons le temps d'écouter
son point de vue. Soyons patients car la personne doit sentir que nous la
respectons. Elle sera alors plus ouverte à tenir compte de notre opinion.
Nous pouvons lui demander si elle est prête à aller consulter
un spécialiste, lui offrir de l'accompagner chez un médecin ou chez un
thérapeute. La plupart du temps, la personne va accepter de nous accompagner.
Nous avons souvent peur qu'elle refuse ou qu'elle se choque et nous n'osons pas
lui parler franchement de nos inquiétudes. Pourtant, le fait que nous parlions
de la situation apporte un soulagement autant à la personne qui souffre qu'à son
entourage.
Il arrive que la personne soit trop préoccupée par ce qu'elle
vit et qu'elle refuse de consulter malgré notre insistance.
Cette démarche n'est pas facile et demande beaucoup
d'énergie. Il est donc préférable de convaincre la personne qu'elle a besoin
d'aide. Parfois, après plusieurs essais, nous finissons par y arriver à l'y
amener avec son accord.
EST-CE QU'ELLE VA M'EN VOULOIR ?
Souvent, nous hésitons à prendre une décision parce que nous
craignons que l'autre personne ne soit choquée contre nous. Si nous jugeons que
la situation n'est plus viable, que malgré nos demandes répétées, la personne ne
veut pas aller chercher de l'aide et qu'il faut faire une démarche auprès d’un
médecin, d’un thérapeute, d’une association, il vaut mieux agir que de ne rien
faire. Ne rien faire signifie entretenir un climat d'insécurité chez l'autre
personne et dans son entourage. Même si nous sommes maladroits et que nous
n'avons pas les bons mots, ce n'est pas grave. Ce qui est important, c'est de
recréer un climat de sécurité. En ne paniquant pas, nous aidons l'autre personne
à ne pas se désorganiser davantage et à contrôler son anxiété. Par contre, ne
rien faire, c'est entretenir son angoisse intérieure. Il faut nous dire que la
personne n'est momentanément pas en mesure de juger correctement ce qui est bon
pour elle et que nous devons agir dans son intérêt.
Même si elle nous fait des reproches, une fois l’événement
passé et son équilibre retrouvé, il sera toujours temps d'en reparler à tête
reposée et d'explorer les façons de faire pour lui venir en aide lorsqu'il y
aura une autre situation délicate.
EST-CE QUE CELA VA DONNER QUELQUE CHOSE DE CONSULTER?
Il arrive que lorsque nous faisons une démarche pour une
consultation, et que cela ne se déroule pas comme nous le souhaiterions. Soit
que la personne est vue par un médecin, un thérapeute et qu'il juge qu'elle n'a
pas besoin de soin, soit que la personne refuse le traitement ou qu’elle ne
collabore pas sérieusement à son traitement et qu'elle se retrouve donc dans le
même état qu'auparavant.
La prise en charge d'une personne n'entraîne pas sa guérison
par magie. Nous ne pouvons pas prévoir ce qui va arriver et la personne peut se
mettre elle-même des bâtons dans les roues. Mais lorsque nous avons épuisé tous
les autres moyens, il vaut mieux aller jusqu'au bout. Nous aurons au moins le
sentiment d'avoir tout fait pour l'aider.
Dans les troubles anxieux, la personne a un rôle à jouer dans
son rétablissement. Ce n'est pas seulement aux parents, au conjoint, aux proches
d'essayer de soulager la personne. C'est surtout à elle de s'impliquer
activement pour retrouver son équilibre.
Comme parents, conjoint, proches, nous avons des limites. Il
nous faut reconnaître qu'il y a d'autres personnes qui peuvent jouer un rôle
dans le soulagement de la personne. Faisons notre part et laissons aux autres
leur rôle. Il n'est pas toujours facile pour la personne d'accepter ses troubles
anxieux. Il est probable aussi qu'elle se révolte contre ce handicap. Un jour
cependant, elle apprendra à vivre avec cela. Elle pourra trouver ses propres
solutions pour atteindre un équilibre dans sa vie.
QUE FAIRE PENDANT LA CONSULTATION ?
Ne nous gênons pas pour accompagner la personne dans le
cabinet du médecin, du thérapeute et pour faire part de nos commentaires, nos
observations, nos questionnements et nos inquiétudes.
Si nous ne comprenons pas ce qui se passe, nous pouvons poser
des questions. Souvent la personne présentant des troubles anxieux se sent
tellement démunie qu'elle ne sait que dire ou que faire.
Ne nous gênons pas pour parler au thérapeute ou au médecin.
Demandons-lui clairement ce qu'il pense de la situation, et ce qu'il compte
faire pour soulager la personne. S'il veut voir la personne seule d'abord,
insistons pour lui parler par la suite.
Nous devons nous armer de patience, de douceur, de
compréhension et voir de fermeté. L'attente avant la consultation peut-être
longue, et la personne peut vouloir s'en aller au lieu de patienter. Soyons
persévérants!
QUE VA FAIRE LE MÉDECIN, LE THÉRAPEUTE ?
Le principal objectif du suivi, du parcours est d’améliorer,
voir de stopper la situation d’anxiété de la personne et de l’aider à rétablir
son équilibre, pour qu'elle redevienne plus fonctionnelle. La façon d'agir peut
varier d'un thérapeute, d’un médecin à un autre.
Durant une période d’anxiété aiguë, la personne pourra être
vue plusieurs fois par le thérapeute, le médecin dans une même semaine pour
permettre, un soutien thérapeutique plus rapproché ou/et un ajustement de la
médication et du traitement requis.
Lorsque nous nous posons des questions sur le traitement, la
thérapie ou sur l'attitude à prendre, n'hésitons pas à contacter le thérapeute,
le médecin, responsable du suivi de la personne. Ce professionnel est le mieux
placé pour nous renseigner et nous rassurer.
COMMENT SE PRÉPARER A UNE RECHUTE
?
Qu'on le veuille ou non, il peut arriver que la personne vive
une rechute. Il est important de faire le point sur ce que nous venons de vivre
avec la personne et d'en tirer une leçon. Si jamais cela se reproduit, nous
saurons quoi faire et nous risquerons moins de perdre le contrôle de nous-mêmes
et de la situation.
Prenons le temps de faire un bilan de ce que nous avons vécu,
de ce que l'autre personne a trouvé difficile, de ce qu'elle a apprécié dans
l'aide apportée, de ce que nous avons trouvé difficile et de ce que nous avons
apprécié dans l'aide qu'on nous a apportée. Peut-être aurons-nous à reconnaître
certaines erreurs, la personne également! Ce n'est pas grave! Tout le monde a le
droit de se tromper.
A partir de là, retenons le positif, ce qui a bien fonctionné
et ce qui pourrait être fait pour que la situation s'améliore la prochaine fois.
À qui la personne peut-elle se confier quand ça ne va pas?
Qui devons-nous contacter en cas de crise d’anxiété aigu?
Quelle personne peut l'accompagner chez un médecin? Il est
important que la personne qui souffre soit à l'aise avec celle-ci et que nous
vérifions si cette personne est disponible à l'accompagner.
Qui s'occupera des affaires de la personne? Ex.: prévenir
l'employeur, nourrir le chat,etc.
Qui pourra nous remplacer si nous sommes malades ou décédés?
Prenons en note ces renseignements et donnons-en une copie à
chaque personne concernée, cela évitera bien des malentendus
Rappelons-nous que ce n'est pas parce que nous parlons d'une
nouvelle crise qu'il y en aura une, mais au moins tout le monde saura quoi faire
et ainsi l'intensité de la crise sera moins grande parce que l'entourage ne
paniquera pas.
EST-CE QUE C'EST GRAVE SI JE N'Y VAIS PAS UN SOIR ?
Lorsque la personne vie seule, nous nous demandons souvent
que faire. Certains parents, proches, vont lui rendre visite tous les jours,
d'autres tous les deux jours, d'autres pas du tout. Il n'y a pas de bonne ou
mauvaise façon d'agir. Apprenons à respecter nos limites: si nous sommes à
l'aise d'aller chez la personne chaque jour, allons-y; si par contre, nous
sommes bouleversés à chaque rencontre, nous devrions espacer nos visites. Il est
important que nous nous sentions à l'aise lors de nos visites, parce que la
personne sentira notre ambivalence et sera indisposée par notre malaise. Elle
aura tendance à s'imaginer toutes sortes de choses plus ou moins fondées.
Si nous remarquons que la personne ne semble pas désirer
notre visite, qu'elle ne semble pas l'apprécier, il est préférable de nous
abstenir ou d'espacer nos visites. Après un certain temps, elle pourrait mieux
apprécier notre présence.
N'hésitons pas à demander l'avis du thérapeute, du médecin
sur la fréquence des visites et sur la façon d'agir pendant ces visites. Ils
pourront nous aider.
EST-CE QUE JE DOIS SATISFAIRE TOUS SES DÉSIRS ?
Certains parents, proches se sentent mal devant la souffrance
de la personne qu'ils aiment et ils sont tentés, à chaque fois, de la couvrir,
de cadeaux, de gâteries, de bonbons, de cigarettes, etc.
Ce n'est pas parce que la personne est souffre de troubles
anxieux, que nous sommes obligés de répondre à tous ses désirs. Là aussi, nous
devrons définir nos limites. Nous avons le droit de dire non et de traiter
l'autre personne sur un pied d'égalité. Même si elle est phobique, ce n'est pas
un bébé. Nous lui rendons davantage service en nous faisant respecter, et en
refusant certaines demandes qui nous paraissent exagérées. Par là, nous la
préparons à reprendre la vie normale, où il n'y aura personne qui pourra
satisfaire tous ses désirs.
QU'EST-CE QUE JE VAIS FAIRE APRÈS LA GUÉRISON DE LA PERSONNE ?
À un certain moment donné, il faudra envisager la guérison de
la personne. Il serait important que nous ayons fait le point sur nous-mêmes:
Suis-je prêt à la garder chez moi ?
Est-ce que je suis prêt à continuer comme avant ?
Jusqu'où suis-je prêt à continuer comme avant ?
Comment réagissent les autres membres de la famille ?
Souvent, nous ne prenons pas le temps de regarder nos besoins
ni ceux de l'autre. Comme parents, nous oublions que notre enfant est capable
d'assumer certaines responsabilités, qu'il a des besoins différents des nôtres.
Nous pouvons être portés à faire les choses à sa place, alors
que la personne n'a probablement besoin que d'être soutenue, encouragée, aimée
pour ce qu'elle est.
VIVRE LE QUOTIDIEN
QU'EST-CE QUE JE VIS ?
Lorsqu'une personne qui nous est chère vit un trouble
anxieux, nous passons à travers une série d'émotions.
Pendant la période de crise, nous nous retrouvons souvent en
état de choc, nous posons des gestes sans trop y faire attention: lui rendre
visite, s'occuper de ses affaires urgentes, etc. Nous n'avons pas le temps de
nous attarder à nos émotions, à notre vécu. Nous sommes comme dans la brume.
Puis, peu à peu, la brume se dissipe et des émotions de colère, de peine, de
culpabilité surgissent. Nous nous en voulons ou nous en voulons à l'autre de ce
qui arrive. Nous nous demandons quelles erreurs nous avons pu commettre, ce que
nous aurions pu faire pour éviter cela, comme si sa maladie était de notre
faute.
Puis avec le temps, nous reprenons peu à peu confiance en
l'autre, en nous et en la vie. Toutes ces étapes sont les mêmes que lorsque nous
vivons un deuil. Dans le fond de nous-mêmes, il y a un rêve qui meurt à chaque
crise d’anxiété, le rêve de voir notre enfant, notre conjoint, notre frère ou
sœur, être comme nous l'avions imaginé. A chaque fois, c'est éprouvant et
difficile à vivre. Nous risquons même de nous épuiser physiquement et
moralement.
Alors que faire pour prendre soin de nous-mêmes ?
Prendre soin de nous, ce n'est pas être égoïste, c'est juste
veiller à ne pas décharger inutilement nos batteries. Lorsque nous sommes
épuisés, nous nous emportons facilement et tout nous semble une montagne.
Prenons le temps de faire le point sur nous-mêmes, sur nos émotions et sur les
problèmes que nous rencontrons. Prenons aussi le temps de nous reposer, de
refaire le plein d'énergie. Nous serons davantage en mesure d'assumer au fur et
à mesure chaque difficulté que nous rencontrerons.
À QUI LA FAUTE ?
Les troubles anxieux que vit une personne ne sont pas causés
par des erreurs de la personne ou de son entourage. Les études en santé mentale
tendent à montrer que ce sont plusieurs facteurs qui influencent l'apparition de
troubles de santé mentale. Il y a d'abord la constitution de la personne
(l'aspect biologique): certaines personnes ont davantage de prédispositions à
développer des problèmes cardiaques, d'autres aux reins, d'autres au niveau
mental.
Il y a aussi la personnalité de l'individu (l'aspect
psychologique): certaines personnes sont plus réservées, voire renfermées, alors
que d'autres sont portées à exploser, à tout dire ce qu'elles ont dans la tête.
Enfin, il y a l'environnement (l'aspect social): on a
remarqué des différences dans les troubles de santé mentale selon la culture du
pays où les gens vivent, ainsi les Orientaux ne vivent pas les problèmes de la
même façon que les Occidentaux. Il faut donc tenir compte du milieu dans lequel
la personne vit, de ses habitudes de vie, des gens avec qui elle vit et des
relations qu'elle a avec eux.
Lorsqu'une personne vit un trouble de santé mentale, on doit
considérer l'ensemble de ces facteurs Ça ne sert à rien de chercher un coupable.
Il faut plutôt voir quel aspect a besoin de réajustement, de soutien pour aider
la personne à retrouver l'équilibre.
Même si nous prenons la responsabilité de la maladie de
l'autre sur nos épaules, cela ne la soulagera pas; au contraire, nous serons
deux à souffrir.
Rappelons-nous que la personne vit un bouleversement dans sa
vie et qu'elle éprouve de la difficulté à franchir une étape du cycle de sa vie.
Cette difficulté se traduit par un trouble de santé mentale.
Il ne sert à rien d'accuser l'autre ou de nous culpabiliser.
L'important, c'est de prendre du recul et d'observer ce qui se passe. Nous
serons ainsi mieux placés pour trouver une solution.
Prendre du recul, c'est faire comme lorsque nous étions à
l'école et que nous butions sur un problème de calcul: nous le laissons là sans
solution pendant la nuit et le lendemain, nous l'abordions différemment et
trouvions souvent la solution.
C'est la même chose dans les relations humaines et les
conflits entre deux personnes. Nous pouvons nous permettre de prendre du recul
pour y voir plus clair. Voici quelques points de repères pour faire ce recul.
COMMENT RÉSOUDRE UN PROBLÈME ?
Préciser quel est le problème
Préciser comment nous réagissons face à cela
Préciser ce que nous voulons régler en premier
À qui appartient le problème ?
Quand nous vivons un problème de relation avec une autre
personne, nous sommes souvent portés à la juger, à penser que c'est de sa faute
si ça ne va pas, qu'elle a de la mauvaise volonté, etc.
Juger l'autre ne nous avance pas à trouver une solution; au
contraire, ça augmente la résistance chez l'autre personne car elle ne se sent
pas respectée.
Avant de porter un jugement, prenons le temps de nous arrêter
et d'analyser la situation.
LORSQUE LE PROBLÈME M'APPARTIENT, QUE PUIS-JE FAIRE ?
1- D'abord reconnaître que le problème m'appartient
Cela veut dire que je reconnais que c'est moi qui souffre de
la situation et que je ne peux changer l'autre, ni le forcer à reconnaître qu'il
y a un problème. Lorsque nous élevons un enfant, il arrive que nous devons le
punir ou le priver pour l'aider à corriger des comportements inacceptables selon
nous. Nous lui apprenons nos valeurs. La personne qui souffre d'un problème de
santé mentale est un adulte et nous ne pouvons lui imposer nos valeurs, nos
croyances. Il faut alors trouver d'autres moyens que la contrainte.
Rappelons-nous que nous n'avons du pouvoir que sur nous-mêmes et seulement en
changeant nos façons habituelles d'agir, il est possible de susciter un
changement dans la situation problématique que nous vivons.
2- Observer ma façon de réagir devant la situation
Il faut nous regarder agir devant le problème, écouter le ton
de notre voix et observer à quel moment nous perdons le contrôle de nos
émotions. Lorsque nous perdons le contrôle de nos émotions (crier, bougonner,
s'emporter) nous ne pouvons installer un climat favorable avec l'autre personne.
Il vaut mieux nous retirer, nous calmer, puis après, revenir pour trouver une
solution.
3- Choisir une autre façon de réagir devant le problème
L'important, c'est de ne pas refaire ce que nous faisons
habituellement. Nous pouvons choisir parmi les moyens suivants:
a) Ignorer le comportement désagréable
Ex.: fermer la porte de sa chambre et ne pas faire allusion à
ce sujet.
b) Valoriser les bons comportements
Souvent, nous oublions les bons instants et toute notre
attention porte sur ce qui ne va pas. Le fait de souligner ce qui va bien est un
encouragement à agir dans cette voie.
Ex.: J'aime ça quand tu fais la cuisine. J'aime ça quand on
écoute la télé ensemble.
c) Avoir des messages clairs
Souvent, nous prenons pour acquis que l'autre personne sait
ce que nous voulons. Il est important d'être le plus clair possible. Au lieu de
crier de la cuisine au salon, il vaut mieux aller près de l'autre et lui dire
notre message clairement: Stéphane, peux-tu m'aider à sortir les poubelles,
merci. Souvent, nous sommes portés à donner un ordre au lieu de demander, ce qui
entraîne davantage de résistance chez l'autre.
d) Être cohérent dans mes exigences
Beaucoup de parents sont portés à faire des menaces pour
faire peur et forcer leur enfant à agir, mais lorsque celui-ci ne fait pas ce
qui est demandé, les parents n'appliquent pas la punition. Si nous utilisons les
punitions comme menaces, soyons prêts à les appliquer ou sinon, arrêtons de
menacer, ça ne sert à rien et nous perdons notre crédibilité. Peu importe le
moyen que nous prendrons, nous devrons être clairs avec nous-mêmes, c'est-à-dire
savoir jusqu'où nous sommes prêts à agir ou à endurer la situation. Il vaut
mieux ne rien faire plutôt que de tenter quelque chose dont nous ne sommes pas
convaincus.
e) Cesser de vouloir à la place de l'autre
Comme parents, nous sommes souvent portés à vouloir faire les
choses à la place de l'autre, comme lorsqu'il était petit. C'est lorsque nous
cessons de vouloir à sa place que l'autre personne peut réaliser qu'il y a un
malaise, et peut agir. Il est alors possible de trouver un compromis.
Cesser de vouloir tout faire à la place de l'autre n'est pas
démissionner, mais plutôt prendre du recul et laisser aux graines que nous avons
semées, le temps de germer. Il faut donc être patient, comme tout bon jardinier.
4- Accepter les limites de notre relation
L'autre personne ne sera jamais comme je le voudrais: il vaut
mieux que nous ne vivions pas ensemble, mais que nous nous rendions visite de
temps à autre, et que nous profitions des bons aspects de notre relation en
mettant ce qui ne va pas de côté. Parfois, vivre le quotidien vient nous faire
perdre de vue les aspects positifs chez l'autre personne.
Dans notre exemple, il serait peut-être souhaitable que le
fils aille vivre seul et que la mère et le fils cultivent leurs bons moments
ensemble plutôt que de continuer à mettre l'accent sur ce qui ne va pas entre
eux.
5- Être prêt à aller chercher de l'aide
Ce n'est pas facile d'avouer à une personne étrangère que
nous nous sentons dépassés, démunis, dans notre rôle de parent ou de conjoint.
Pourtant, se confier à quelqu'un, ça fait tellement de bien. Cela nous permet
souvent de voir notre problème sous un autre jour.
LORSQUE LE PROBLÈME APPARTIENT AUX DEUX PERSONNES, QUE
PEUVENT-ELLES FAIRE ?
Lorsque le problème appartient aux deux personnes, il est
possible de trouver un compromis, parce que les deux parties vont se sentir
concernées par la recherche d'une solution.
1- Reconnaître ce qu'il y a de commun dans la situation
difficile
Cela prend un certain temps avant d'admettre que nous ne
sommes pas bien dans une situation et que l'autre personne aussi peut en
souffrir. Dans notre exemple, ce n'est pas le fait que le garçon ne fasse pas
son lit qui est le problème, c'est davantage la tension entre la mère et son
fils. Tous deux ne se sentent pas respectés, ni compris dans leurs valeurs. Si
nous pouvons trouver ce qui est commun chez les deux personnes, nous pouvons
amorcer un processus de solution au problème.
2- Avoir le désir et la volonté de chercher une solution
Nous remarquons que dans un conflit de travail, cela prend un
certain temps avant que les patrons et les employés ne s'assoient ensemble pour
trouver une solution. Après que chacune des parties ait accusé l'autre, la
tension diminue au fil des jours et le désir de trouver un compromis augmente;
alors, les contacts peuvent reprendre.
3- Qui doit faire le premier pas ?
Cela dépendra de nous. Tant que nous demeurerons choqués
contre l'autre personne, il vaut mieux ne rien tenter, sinon nous risquerions
d'aggraver les choses. Laissons nos émotions se calmer. Au besoin, allons nous
confier à quelqu'un en qui nous avons confiance et qui nous aidera à prendre du
recul. Il n'y a pas de honte à faire les premiers pas car l'important, c'est de
trouver une solution pour être bien ensemble.
4- Sommes-nous prêts à admettre nos torts ?
Avant d'entamer une discussion avec l'autre personne, il faut
être prêt à reconnaître que nous avons pu faire des erreurs, même si c'était
pour son bien ou que nous croyions bien faire. Rappelons-nous qu'il n'y a
personne de parfait et que même si nous nous sommes trompés, cela ne nous enlève
pas notre valeur. Si nous sommes prêts à reconnaître que nous avons pu nous
tromper, nous devrions être prêts à écouter le point de vue de l'autre.
5- Prenons le temps d'écouter son point de vue
Ce n'est pas facile d'entendre une version différente du
problème. Nous nous sentons facilement attaqués ou coupables de ce qui arrive,
d'où l'importance de respecter le point de vue de l'autre. C'est dans le respect
mutuel que nous pourrons trouver une solution et non pas en imposant notre point
de vue. L'autre personne a autant le droit que nous à son opinion, à ses
valeurs; si nous voulons qu'elle respecte notre opinion, respectons la sienne.
Ce n'est pas facile de recevoir l'opinion de l'autre quand nous pensons avoir
raison, sauf qu'il faut prendre le temps de l'écouter, de l'analyser et de voir
les points sur lesquels nous nous rejoignons et les points sur lesquels nous ne
nous entendons pas. C'est à partir de la vision commune de la situation que nous
pourrons trouver des compromis acceptables aux deux personnes. Chacune doit en
sortir gagnante.
6- Faire l'inventaire des solutions
Une fois que nous nous sommes entendus sur ce qui ne va pas,
nous pouvons nous laisser aller à imaginer les solutions possibles. Le plus
simple, c'est de faire une liste de tout ce qui pourrait être fait sans la
critiquer. Nous nous servons alors de notre créativité, et de là surgira
probablement une solution ou un moyen auquel personne n'avait pensé et qui
pourrait être acceptable pour les deux.
Une fois la liste faite, nous prendrons le temps de peser le
pour et le contre de chaque solution, pour finalement en retenir une seule.
L'important, c'est que la solution retenue convienne aux deux, que personne ne
sorte perdant. Parfois, il vaut mieux laisser ce travail de côté, quitte à y
revenir plus tard, le temps de laisser mijoter les idées, ou de dresser un
nouvel inventaire.
7- Choisir une solution et l'appliquer
Une fois que nous avons retenu la solution qui convient aux
deux personnes, il s'agit de la mettre en pratique. Nous décidons alors quand
nous commencerons et quand nous ferons un retour ensemble pour discuter du
déroulement de la situation retenue. Souvent, nous oublions de faire un retour
et il y a un danger que le conflit revienne parce que nous avons oublié de nous
rappeler à l'ordre. Changer un comportement n'est pas facile. C'est comme un pli
permanent d'un vêtement qui ne disparaît pas au premier lavage. Il faut que les
deux parties continuent de se parler et de s'ajuster pour maintenir l'équilibre
qu'ils ont bâti ensemble.
Choisir de négocier et de trouver un compromis n'est pas une
chose facile, mais lorsque nous prenons le temps de le faire et que nous y
parvenons, nous pouvons ressentir une grande paix, une grande satisfaction
personnelle. C'est à la fois le défi et la joie des relations humaines.
POINTS DE REPÈRE POUR TROUVER DES SOLUTIONS ET VIVRE LE
QUOTIDIEN
1- Quel est le problème que je vis avec l'autre ?
Faire la liste des comportements qui me dérangent.
2- A qui appartient le problème ?
Il s'agit de voir qui souffre le plus de cette situation.
3- Si le problème m'appartient, je peux:
· Reconnaître que j'ai du pouvoir sur moi mais pas sur
l'autre; · Observer ma façon habituelle de réagir; · Changer ma façon de réagir;
· Reconnaître que j'ai des limites et que ma relation avec cette personne a des
limites également; · Aller chercher de l'aide.
4- Si le problème nous appartient à tous les deux, je peux:
Reconnaître ce qu'il y a de commun dans la situation
difficile; Avoir le désir et la volonté de chercher avec l'autre une solution;
Décider de faire le premier pas; Admettre que j'ai des torts;
Prendre le temps d'écouter le point de vue de l'autre, car sans respect mutuel,
il n'y a aucune possibilité d'entente; Faire la liste des solutions possibles;
Choisir une solution et l'appliquer: il faut choisir une solution sans gagnant,
ni perdant; Faire un retour après quelques jours pour voir comment ça se passe
et réajuster ce qui doit l'être.
VIVRE AVEC LES MÉDICAMENT
LES MÉDICAMENTS: cocktail explosif ou stabilisateur ?
L'utilisation de médicaments en psychiatrie fait jaser. Il y
a du pour, il y a du contre, et il y a surtout beaucoup de préjugés. On ne peut
nier cependant que depuis 40 ans, la découverte de nouveaux médicaments a permis
de réels progrès dans les traitements en santé mentale. Avant de porter un
jugement sur les médicaments, il faut prendre le temps d'en connaître les
différentes sortes. On comprendra alors mieux leur utilité
1- Les tranquillisants majeurs (antipsychotiques,
neuroleptiques)
Ces médicaments servent à contrôler les hallucinations,
l'agitation, les idées délirantes. Ils sont prescrits sous forme de comprimés ou
d'injections.
Ces médicaments sont accompagnés souvent d'effets secondaires
tels que: somnolence, baisse soudaine de tension artérielle au lever, vertiges
et sensations de faiblesse, sécheresse de la bouche, vision brouillée,
difficulté à uriner, constipation... Lorsqu'ils se produisent, il ne faut pas
hésiter à contacter le médecin traitant ou le pharmacien pour se rassurer. Il
faut noter que les effets secondaires tendent à disparaître après un certain
temps.
2- Les antidépresseurs
Ces médicaments sont utilisés pour traiter la dépression
grave et contrôler les comportements agités ou agressifs qui l'accompagnent. Il
y en a trois sortes:
Les renseignements qui suivent sont d'ordre général. Pour
plus de précisions, il faut toujours se référer au médecin traitant ou au
pharmacien.
Ils peuvent causer des effets secondaires tels que la
sécheresse de la bouche, la vision brouillée, la somnolence, la constipation, la
prise de poids, l'insomnie, les difficultés sexuelles, etc.
b) Le groupe de nouvelle génération inhibiteurs de recaptage
de la sérotonine (IRS et dérivés):
Dans ce groupe, on retrouve des médicaments qui ont été
développés depuis une dizaine d'années. Les plus connus sont: Luvox, Prozac,
Paxil, Serzone, Effexor, Zoloft... Plusieurs études sont en cours sur leur
efficacité. Les principaux effets secondaires sont la nausée, les vomissements,
l'anxiété, les maux de tête, la sécheresse de la bouche, la constipation, une
sensation de faiblesse, etc. Normalement, ces effets secondaires s'atténuent et
disparaissent avec le temps.
c) Le groupe des inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO et
IRMA):
Nardil, Parnate, Manerix.
Ce sont les plus anciens antidépresseurs, les plus toxiques
et les plus difficiles à utiliser.
Il faut éviter de consommer certains aliments tels le fromage
et le vin et certains médicaments qui pourraient causer de l'hypertension grave,
des palpitations cardiaques et des douleurs à la poitrine.
Les effets secondaires seraient les mêmes que pour les
antidépresseurs cycliques, avec en plus des bourdonnements d'oreilles et de
l'impuissance sexuelle. Le Nardil et le Parnate sont considérés comme le dernier
choix en raison de l'importance de leurs effets secondaires.
Dans ce groupe, on doit signaler l'apparition du Manerix en
1992. C'est un médicament du même type mais peu toxique. Il constitue un bon
choix de remplacement si les deux autres groupes ne conviennent pas à la
personne.
En conclusion, il faut noter que les antidépresseurs prennent
du temps à agir, soit de deux à trois semaines. Comme les autres médicaments en
santé mentale, ils viennent compléter l'action d'autres traitements tels que la
psychothérapie.
* Le Ludiomil et le Désyrel sont souvent classés dans cette
catégorie, quoique leur composition n'est pas du même type.
3- Les antimaniaques ou stabilisants de l'humeur
Ces médicaments sont utilisés pour traiter les personnes qui
connaissent une période d'euphorie prolongée suivie d'une dépression grave. On
parle alors souvent de maniaco-dépression ou de maladie bipolaire.
Les principaux médicaments utilisés sont: Carbolith, Lithane,
Duralith (3 médicaments à base de lithium) Depakene et Tégrétol.
Les comprimés de lithium sont les plus souvent utilisés. Le
lithium stabilise l'humeur de la personne, de sorte qu'elle puisse manger,
dormir, penser et fonctionner normalement. Il prend plusieurs semaines à agir
(deux à trois semaines). Lors d'une période de manie, on utilise, en complément
au lithium, des anxiolytiques ou des antipsychotiques. Une fois la crise passée,
la personne doit continuer de prendre du lithium, même lorsqu'elle se sent
mieux, afin de prévenir d'autres crises.
Les effets secondaires sont surtout: tremblements, nausées,
diarrhée, besoin fréquent d'uriner, prise de poids, sensation de soif et
rétention d'eau. Le dosage du médicament se fait par prises de sang régulières.
Il demande donc un suivi médical serré.
Le Depakene et le Tégrétol sont prescrits quand le lithium ne
peut être utilisé et demandent eux aussi un suivi médical régulier.
4- Les anxiolytiques
Ces médicaments servent à soulager l'anxiété, relâcher les
muscles et aider à dormir. Ils ont comme inconvénient principal de causer une
dépendance lorsqu'ils sont utilisés plus de 6 mois. Consommés avec de l'alcool,
ils peuvent produire des réactions graves, voire l'arrêt respiratoire.
Ils ont comme effets secondaires: étourdissements,
somnolence, perte de coordination musculaire, vision brouillée, agitation,
pertes de mémoire, augmentation de l'appétit, diarrhée.
5- Conclusion
Il n'existe pas de médicament ni de traitement miracle. Les
troubles de santé mentale peuvent avoir des sources autant biologiques,
psychologiques que sociales. Il ne faut pas négliger un de ces aspects. Les
médicaments ont un rôle à jouer pour rétablir un équilibre au niveau du système
nerveux de la personne. Cela permet de diminuer l'état d'urgence et alors de
pouvoir regarder les solutions qui s'offrent à elle.
Il existe une variété de médicaments, chacun a ses avantages
et ses inconvénients. La personne ne doit pas hésiter à poser des questions au
pharmacien, au médecin ou à l'infirmière. Ceci permettra d'ajuster les
médicaments à ses besoins.
ELLE EST BOURRÉE DE PILULES!
Les médicaments sont avant tout des mélanges d'ingrédients
chimiques, d'origine naturelle ou artificielle. Mais depuis longtemps, ils sont
entourés de croyances qui influencent leur utilisation. En voici quelques
exemples:
Nos croyances (valeurs) personnelles: croire que les
médicaments <naturels sont meilleurs que les médicaments synthétiques.
Nos croyances religieuses: croire qu'endurer son mal ou sa
douleur a plus de valeur que de se soulager avec un médicament.
Nos expériences familiales: croire qu'une bonne purgation,
comme notre mère faisait, remet tout notre système en place.
Nos expériences avec les médecins: croire que tous les
médecins ne font que donner des pilules.
Ces quelques exemples indiquent qu'il y a plusieurs aspects
dans nos croyances qui vont influencer l'utilisation des médicaments.
Heureusement, ces croyances sont remises en question progressivement par les
découvertes de la science sur l'être humain.
Ainsi, on a découvert ces dernières années que la douleur
n'est pas nécessaire au rétablissement de la personne. Les recherches montrent
que plus la personne peut soulager rapidement sa douleur, plus vite elle
retrouve la santé.
Alors dire qu'une personne est "bourrée de pilules, c'est
porter un jugement en fonction de nos croyances. Les médicaments en psychiatrie
ne sont pas là pour détruire quelqu'un, mais plutôt pour remédier à l'état
d'urgence émotionnel et rétablir l'équilibre bio-psychologique. C'est donc un
moyen que la personne prend pour s'aider à se rétablir.
Nous avons le droit ne pas être d'accord avec l'utilisation
des médicaments en psychiatrie. Cependant, il n'existe actuellement aucun autre
moyen qui s'est avéré efficace pour rétablir l'équilibre bio-psychologique d'une
personne. Les médicaments ont donc un rôle à jouer. Ils viennent compléter
l'action d'autres moyens tels que la psychothérapie, l'ergothérapie, la thérapie
de groupe et aider la personne à être mieux dans sa peau.
Notre attitude face aux médicaments pourra influencer la
personne que nous aimons à accepter sa médication ou à y résister.
Si la personne que nous aimons avait un problème cardiaque et
devait prendre régulièrement un médicament pour son cœur, nous l'encouragerions
à le faire, n'est-ce pas? Nous devrions avoir la même attitude positive face à
la personne qui souffre d'un trouble de santé mentale. Si elle est inquiète face
à sa médication, encourageons-la à en parler à son médecin, au pharmacien, au
psychiatre ou à l'infirmière qui la suit. C'est la personne elle-même qui
ressent l'effet des médicaments, c'est elle qui est la mieux placée pour en
parler avec les personnes compétentes et faire ajuster sa médication.
Prenons le temps de réfléchir sur nos croyances face aux
médicaments et sur notre attitude face aux personnes qui en prennent. Si nous
étions malades nous-mêmes, en prendrions-nous? Réfléchir à cela permet de se
réajuster et de faire la part des choses.
VA-T-ELLE PRENDRE CES MÉDICAMENTS LONGTEMPS?
Si le médecin a prescrit des médicaments à la personne, c'est
qu'il considère que pour le fonctionnement de celle-ci, cette médication peut
lui être utile. Les médicaments permettent que la personne cesse d'être en état
d'alerte continuel et qu'elle ne s'épuise de façon démesurée. Certaines
personnes n'ont besoin du soutien des médicaments que quelques mois, d'autres
devront en prendre quelques années et d'autres, toute leur vie.
Si nous sommes inquiets par rapport à cela, n'hésitons pas a
poser des questions au psychiatre, à l'infirmière psychiatrique ou au médecin de
famille qui suit la personne.
PEUT-ELLE PRENDRE SES MÉDICAMENTS TOUTE SEULE ?
Nous sommes souvent inquiets devant une personne qui souffre.
Nous pouvons être portés à faire les choses à sa place, mais ce n'est pas la
meilleure façon de l'aider à retrouver confiance en elle-même.
À moins que le médecin traitant ne nous ait demandé de
surveiller la prise de médicaments, nous devrions laisser la personne
responsable de prendre sa médication. Nous pouvons lui suggérer d'utiliser une
dosseret, une boîte de pilules avec les jours de la semaine indiqués sur chaque
casier. Ceci lui permettrait de mieux contrôler sa prise de médicaments.
Si nous craignons qu'elle abuse ou qu'elle oublie de les
prendre, nous pouvons en parler avec son médecin ou garder l’œil ouvert sans
pour autant faire la police qui surveille tout.
Si l'état de la personne se détériore ou ne s'améliore pas,
parlons-en avec elle d'abord puis avec son médecin si nous sommes trop inquiets.
Rappelons-nous que la personne est responsable de sa guérison
et de son traitement. Nous ne pouvons pas le faire à sa place. L'accompagnement
demeure pour nous le meilleur moyen de lui venir en aide.
ELLE PREND DE L'ALCOOL AVEC SES MÉDICAMENTS
Tout le monde sait que consommer de l'alcool en même temps
que des médicaments n'est pas recommandé, parce que l'alcool vient défaire le
travail des médicaments et que cela peut mettre en danger la santé de
l'individu. Lorsque la personne que nous aimons se permet de mêler alcool et
médicaments, cela peut nous affecter de bien des façons. Nous pouvons être
inquiets pour elle, nous pouvons avoir peur qu'elle perde le contrôle, qu'elle
devienne agressive, nous pouvons être choqués qu'elle ne soit pas raisonnable...
Pourtant, l'autre personne n'est plus un enfant. Nous devons
alors la considérer comme un adulte responsable de ses choix, même si ce n'est
pas facile.
Nous pouvons lui parler de nos inquiétudes et des effets
concrets que sa façon d'agir a sur nous en précisant nos limites. Nous avons le
droit d'être respectés tout comme elle a le droit au respect. Mais nous ne
pouvons pas la forcer à changer si elle n'est pas prête à !e faire. Peut-être
devrons-nous aller jusqu'à lui demander de vivre ailleurs si elle continue sa
façon de faire. Si la personne ne tient pas compte de notre point de vue, nous
aurons alors le choix de vivre avec la personne telle qu'elle est ou de la
laisser vivre à sa façon, ailleurs que chez nous.
QUE FAIRE LORSQUE LA PERSONNE DÉCIDE D'ARRÊTER SES
MÉDICAMENTS ?
Prendre des médicaments tels que les tranquillisants majeurs
ou les antidépresseurs, occasionne, malheureusement, des effets secondaires chez
la personne: bouche sèche, tremblements, baisse de désir sexuel, etc. Il arrive
que devant ces inconvénients, la personne se lasse et décide d'arrêter
subitement ses médicaments.
Souvent, nous nous sentons démunis, inquiets devant cela. La
première chose à faire, c'est de ne pas paniquer, puis d'en parler avec la
personne: Pourquoi a-t-elle cessé de prendre ses médicaments? Qu'est-ce qu'elle
compte faire si ça va mal? En a-t-elle parlé avec son médecin avant de prendre
sa décision?
Le fait de l'écouter et de lui en parler montre à l'autre
personne que nous nous préoccupons d'elle. C'est important de ne pas la juger et
d'essayer de comprendre son choix même si nous ne sommes pas d'accord avec ce
choix.
Le fait d'arrêter ses médicaments est souvent une façon pour
la personne de tester son contrôle personnel sur sa maladie, et de vérifier
jusqu'à quel point elle est mieux dans sa peau. C'est une étape importante dans
l'évolution de son retour à l'équilibre. Il est certes préférable qu'elle en
parle d'abord avec son médecin traitant, mais dans le cas contraire, ça ne sert
à rien de la juger.
Nous pouvons lui dire que cela nous inquiète malgré tout et
que nous voudrions en parler avec son médecin, le pharmacien ou l'infirmière
psychiatrique. Nous pouvons lui dire aussi que nous l'avertirons lorsque nous
nous apercevrons qu'elle agit différemment, étant donné qu'au bout de quelques
jours, les médicaments auront cessé d'agir.
L'important, c'est que le sujet reste ouvert. Nous nous
sentirons ainsi plus libres d'en parler ou d'intervenir dans l'intérêt de la
personne.
QUE PUIS-JE FAIRE LORSQUE LE PSYCHOTHERAPEUTE, LE MÉDECIN
REFUSE DE ME DONNER DE L'INFORMATION ?
Malheureusement, il arrive encore que certains thérapeutes
pensent que leur travail se limite à la personne qui vit un trouble de santé
mentale. Ces thérapeutes refusent alors de voir les membres de la famille comme
des intervenants privilégiés pour accompagner la personne vers une solution. Ces
thérapeutes peuvent craindre d'être coincés entre la personne et les membres de
sa famille, ou de manquer de loyauté envers leur patient, ou de trahir le secret
professionnel. Peut-être que le patient lui-même a manifesté le désir que nous
ne soyons pas informés. Il peut donc y avoir plusieurs raisons pour expliquer le
comportement du thérapeute. Avant de porter un jugement, il est préférable de
poser des questions. Si le médecin ne peut trahir le secret professionnel, il
peut nous donner de l'information sur la maladie mentale.
Heureusement, la plupart des nouveaux psychiatres se sont
initiés à de nouvelles pratiques qui incluent la famille comme faisant partie
des solutions et du traitement. Les mentalités sont donc en voie de changer.
En attendant, que faire ?
Si le psychiatre ne donne pas suite à la demande
d'information, nous pouvons en parler avec la personne qu'il traite et lui dire
que nous aimerions rencontrer son psychiatre. Si celle-ci a des réticences, nous
serons à même de le constater par nous-mêmes. Laissons-lui le temps de se faire
à cette idée.
Nous pouvons énumérer les questions que nous aimerions poser
au psychiatre:
C'est quoi sa maladie? Qu'il nous l'explique.
Quels sont les médicaments qu'elle prend ?
Quels sont les effets secondaires ?
En prendra-t-elle longtemps ?
Qu'est-ce qu'on lui fera comme traitement ?
Nous pouvons aussi écrire nos questions et les laisser à la
personne. Elle aura le choix de poser elle-même les questions, de demander à
rencontrer le psychiatre avec nous, ou d'ignorer notre demande.
Rappelons-nous que la personne que nous désirons aider est un
adulte, elle a des droits et des responsabilités. Nous ne pouvons pas la forcer
à aller dans le sens que nous désirons. Nous ne pouvons que lui faire part de
nos préoccupations et la laisser agir à sa manière.
La Fédération des Familles et Amis du Malade Mental a publié
une liste de questions à poser au psychiatre. Ceci devrait nous aider à rédiger
notre propre liste.
QUESTIONS À POSER AU PSYCHOTHERAPEUTE, AU MÉDECIN
Liste de points à vérifier pour les familles de personnes
atteintes de maladie mentale.
Quel est le diagnostic? Du point de vue médical, quelle est
la nature de la maladie?
Que sait-on des causes de la maladie?
En termes de pourcentage, à quel point êtes-vous sûr du
diagnostic? Si vous n'êtes pas certain, quelles sont les autres possibilités que
vous considérez le plus, et pourquoi?
Est-ce que l'examen physique inclut un examen neurologique?
Si oui, était-il complet, et quels en sont les résultats?
Y a-t-il des tests ou examens additionnels que vous
recommanderiez à ce point-ci?
L'opinion d'un autre psychiatre serait-elle utile à ce
stade-ci ?
Quel programme de traitement serait selon vous le plus utile ?
Qu'apportera-t-il comme bénéfice ?
Ce programme impliquera-t-il les services d'autres
spécialistes (neurologues, psychologues, travailleurs sociaux, professionnels de
la santé, association)? Si oui, qui sera responsable de la coordination de ces
services?
Qui pourra répondre à nos questions lorsque vous ne serez pas
disponible?
Quelle sorte de thérapie prévoyez-vous utiliser et quelle
sera votre contribution à travers l'ensemble du programme de traitement ?
Quels résultats attendez-vous de ce programme ? Quelle en sera
la durée, et selon quelle fréquence vous et les autres spécialistes verrez-vous
le patient ?
Qu'est-ce qui indiquera que le patient répond bien au
programme ? Combien de temps cela prendra-t-il avant que des signes
d'amélioration apparaissent ?
Quel est le rôle de la famille dans ce programme de
traitement ? Quel accès la famille aura-t-elle aux personnes impliquées dans le
traitement ?
Si votre présente évaluation est préliminaire, dans combien
de temps serez-vous en mesure d'établir une évaluation définitive de la maladie
du patient ?
Quelle médication prévoyez-vous utiliser (nom, dosage)? Quels
sont les effets biologiques de cette médication, et qu'attendez-vous comme
résultats ? Quels sont les effets secondaires associés à la médication ? Dans
combien de temps serez-vous en mesure de dire que la médication est efficace, et
comment le saurons-nous ?
Y a-t-il d'autres médicaments qui seraient appropriés ? Si
oui, pourquoi préférez-vous ceux que vous avez choisis?
Traitez-vous régulièrement d'autres patients ayant cette
maladie ?
À quels moments pouvons-nous vous rejoindre ?
Comment assumez-vous la gestion des médicaments et quels
symptômes indiquent qu'ils devraient être augmentés, diminués ou changés ?
Que connaissez-vous des associations de familles et amis de
la personne atteinte de la maladie mentale?
POINTS DE REPÈRE POUR VIVRE AVEC LES MÉDICAMENTS
Nous questionner sur nos croyances et notre attitude face aux
médicaments.
Nous renseigner.
Poser des questions au psychiatre ou au médecin traitant pour
connaître les médicaments et leur utilité dans le traitement de la maladie
Laisser à la personne la responsabilité de son traitement et
de sa guérison.
L'accompagner dans ce qu'elle vit sans faire les choses à sa
place.
Identifier et préciser nos limites par rapport à certains
comportements qui nous déplaisent.
VIVRE UNE BONNE COMMUNICATION
ELLE NE M'ÉCOUTE PAS QUAND JE LUI PARLE
Une des principales difficultés que nous rencontrons dans
notre société aujourd'hui, c'est la difficulté de communiquer avec les personnes
de notre entourage. Pourtant, nous sommes à l'ère de la communication: radio,
télé, magazines et journaux nous communiquent beaucoup d'informations à longueur
de journée.
De nombreuses personnes vont consulter en psychologie parce
qu'elles souffrent d'un manque de communication avec leur conjoint, leur enfant,
etc. Malgré de nombreuses tentatives, elles ne réussissent pas à se sentir
comprises, écoutées.
Communiquer, c'est quelque chose de naturel que nous avons
appris avec nos parents sans nous poser trop de questions. C'est lorsque nous ne
réussissons plus à faire passer nos messages qu'il faut prendre le temps de
regarder notre façon de faire et d'y apporter des correctifs.
Pour communiquer, il faut être au moins deux et en avoir le
désir. Plusieurs personnes font semblant d'écouter, d'autres refusent carrément
tout dialogue et certaines sont prêtes à communiquer.
Dans un premier temps, nous verrons quelques règles à suivre
pour éviter que la communication ne bloque. Dans un deuxième temps, nous verrons
les alternatives possibles lorsque l'autre personne n'est pas prête à
communiquer.
COMMENT ÉVITER QUE ÇA BLOQUE ?
Pour communiquer vraiment avec quelqu'un, il y a plusieurs
règles à suivre, de façon à se mettre sur la même longueur d'onde et se
permettre d'être entendu.
Communiquer demande des efforts, il faut changer des
habitudes, se priver de temps pour soi, afin d'enrichir notre relation avec
l'autre. La première question à se poser est donc: Suis-je prêt à faire les
efforts qu'il faut pour communiquer avec l'autre?"
Ensuite, il y a une série de points à respecter pour éviter
les blocages et les malentendus.
1- Choisir un lieu et un moment propices à la communication
Il faut observer quel est le meilleur moment, le meilleur
endroit pour pouvoir échanger avec l'autre, où il sera possible que je parle et
que je sois entendu et que l'autre parle et soit entendu.
Ce n'est pas quand l'autre écoute la télé...
Ce n'est pas nécessairement assis à la table avec d'autres
personnes.
Cela me demande de tenir compte de la disponibilité de
l'autre autant que de la mienne. Il faut parfois prendre un rendez-vous pour
être sûr d'être entendu.
2- Apprendre à me respecter
Chaque personne a le droit d'être respectée. Ce que je
ressens, m'appartient et est vrai pour moi. J'essaie d'être clair dans mes
attentes, mes limites.
Lorsque je me sens mal à l'aise, je me permets de cesser une
discussion, quitte à y revenir plus tard: Pour l'instant, je préfère arrêter la
discussion là-dessus!
Me respecter, c'est accepter que je suis aussi important que
l'autre personne.
3- Parler en utilisant le JE
Parler avec le JE, c'est prendre position, c'est cesser de
parler sur l'autre, c'est cesser les étiquettes, les comparaisons, les
généralisations. Le JE n'accuse personne.
C'est aussi parler de ce que je suis, de ce que j'éprouve, de
ce que je ressens, de ce que je pense, de ce que je projette faire.
C'est inviter l'autre à parler de lui, sans rejeter ce qu'il
me dit ou dire comme lui.
C'est éviter les ON, les NOUS, les ILS.
4- Reconnaître le vécu de l'autre
Il arrive souvent de penser que l'autre personne vit les
choses et pense comme nous, alors que chaque personne est unique. Chacun vit et
ressent les choses à sa manière, et ce qu'il vit est vrai pour lui, même si cela
m'apparaît injustifié, inadéquat et inadapté. Je ne suis pas à l'intérieur de
l'autre pour savoir ce qui se passe en lui.
Reconnaître l'autre, c'est aussi départager ce qui
m'appartient et ce qui appartient à l'autre. Bien des conflits seraient évités
en cessant de s'imaginer que tout le monde vit la vie de la même façon. Aimer
quelqu'un, ce n'est donc pas fusionner avec lui, c'est plutôt accepter sa
différence.
5- Éviter les jugements, les accusations, les reproches
Donner des ordres, faire des menaces, faire la morale,
imposer des solutions, argumenter, juger ou blâmer, ridiculiser, interpréter,
enquêter, faire de l'humour ou nier les sentiments de l'autre sont autant de
moyens pour bloquer la communication. Ils font sentir à l'autre personne qu'elle
est inférieure et qu'on ne la respecte pas dans ce qu'elle est.
Toutes ces attitudes sont utilisées fréquemment dans la vie
courante, c'est pourquoi il est difficile de les mettre de côté. En faisant
attention à notre façon de parler à l'autre, nous pouvons réussir à éviter ces
pièges et nous mettre vraiment à l'écoute de l'autre personne.
6- Éviter d'accumuler
Dire au fur et à mesure ce que je ressens permet d'éviter
d'accumuler les rancoeurs, les malentendus ou les ressentiments. Vivre une
journée à la fois et régler les difficultés au fur et à mesure sont aussi des
moyens d'éviter d'exploser, de se mettre en colère puis de le regretter.
7- Éviter de devenir responsable des besoins ou désirs de
l'autre
Souvent quand nous aimons quelqu'un, nous sommes portés à
vouloir lui faire plaisir, à satisfaire ses besoins, ses désirs, un peu comme
nos parents ont fait quand nous étions petits.
Tant qu'une personne se sent bien de prendre soin de l'autre
ainsi, ça va. Avec le temps, elle réalise que ce qu'elle fait n'est plus
apprécié comme avant ou que l'autre personne en demande toujours plus. Il faut
alors apporter des changements à notre façon d'aimer.
Il est important de savoir que personne n'est responsable des
besoins d'une autre personne, à moins d'être en situation d'urgence. L'autre est
capable de s'occuper de ses besoins et nous sommes responsables de nos besoins.
En cessant de faire les choses à la place de l'autre, je
l'encourage à être autonome, à se prendre en main et aussi à me percevoir sur un
pied d'égalité, donc à me traiter comme son égal.
Il faut parfois se faire aider pour se débarrasser de la
culpabilité qui nous habite lorsque nous changeons notre façon d'aimer l'autre,
mais avec le temps, nous nous sentons soulagés d'un poids énorme. Nous pouvons
alors savourer la vie avec l'autre, pleinement.
ELLE NE VEUT RIEN SAVOIR!
Nous avons tenté de communiquer avec l'autre personne et
celle-ci ne veut pas communiquer comme nous le désirons! Malheureusement, nous
ne pouvons pas forcer l'autre à communiquer. Plus nous insistons, plus nous
ajoutons des obstacles à notre relation et plus nous l'encourageons à résister,
à rester sur ses positions parce qu'elle ne se sentira pas respectée.
Que faire alors ?
Il faut d'abord reconnaître que l'autre personne a le droit
de ne pas vouloir communiquer comme nous le souhaiterions. Ce que nous trouvons
bon pour nous, ne l'est pas nécessairement pour l'autre.
Si nous ne pouvons changer l'autre, nous pouvons nous
changer. Nous pouvons cesser d'attendre son approbation avant d'agir.
Ex.: Il ne veut pas sortir rendre visite à Hélène, alors j'y
vais seul!"
Au lieu d'accumuler les frustrations, nous nous permettons de
lui dire au fur et à mesure les choses que nous n'aimons pas qu'il fasse.
Ex.: Je n'aime pas quand tu parles sur ce ton, veux-tu cesser
S.V.P."
Nous pouvons mettre nos limites de façon claire.
Ex.: Je n'aime pas quand tu prends des engagements sans me
consulter; je n'ai pas le goût d'aller chez Maxime, tu peux y aller tout seul.
Nous nous permettons de dire notre opinion ou de faire ce qui
nous plaît, même si cela risque de déranger l'autre. Lorsque cela le dérangera
trop, il pourra nous en parler et nous pourrons peut-être trouver un compromis
ensemble.
Nous n'acceptons plus d'être jugés, blessés par l'autre et
nous nous permettons de nous retirer au besoin lors de ces situations.
Nous ne laissons plus l'autre décider pour nous. Au lieu de
nous laisser diriger, nous prenons notre vie en main.
En changeant notre attitude dans la relation avec l'autre
personne, nous prenons position différemment et nous invitons l'autre à se
repositionner, ce qui entraînera un changement. Communiquer, c'est engageant,
mais cela vaut la peine de s'y attarder pour trouver un nouvel équilibre.
POINTS DE REPÈRE POUR VIVRE UNE BONNE COMMUNICATION
Choisir un moment et un lieu favorables à la communication;
Apprendre à nous respecter;
Parler en utilisant le JE;
Reconnaître le vécu de l'autre
Éviter les accusations, les reproches, les jugements;
Éviter d'accumuler;
Éviter de devenir responsable des besoins ou désirs de
l'autre.
Quand l'autre personne n'est pas prête à communiquer comme
nous le désirons, nous pouvons:
Cesser d'attendre son approbation;
Mettre nos limites;
Nous permettre de dire notre opinion ou de faire ce qui nous
plaît;
Ne plus accepter d'être jugé, blâmé;
Ne pas laisser l'autre décider pour nous;
Lui laisser le temps de s'ouvrir à la communication.
QU'EST-CE QUI AUGMENTE L'AGRESSIVITÉ ?
Si chaque personne est unique, si chacun a son seuil de
tolérance face aux frustrations, des études ont identifié neuf facteurs
susceptibles de déclencher de l'agressivité chez une personne.
1- L'espace vital
Chaque personne a un espace vital, une zone minimale où elle
se sent à l'aise, où elle n'est pas menacée. L'espace vital n'est pas un lieu
mais la distance entre soi et les autres, distance dans laquelle je suis à
l'aise.
Mon espace vital peut changer selon l'endroit où je suis,
avec qui je suis et selon mon humeur.
Une personne qui se sentira envahie dans son espace vital
pourra se sentir menacée et devenir agressive. Il suffit souvent de rétablir une
certaine distance pour diminuer la tension.
Par exemple, rester sur le seuil de la porte de la chambre et
demander si nous pouvons entrer au lieu d'entrer directement et de s'asseoir sur
le lit de l'autre
2- La communication
Notre façon de parler, notre ton de voix, nos attitudes sont
autant d'indices qui peuvent provoquer des tensions chez l'autre et susciter des
réactions agressives. Prenons le temps d'observer notre façon de communiquer.
Parfois, juste changer notre façon de nous adresser à l'autre diminuera la
tension.
3- L'estime de soi
Toute personne a besoin de se sentir reconnue, respectée dans
ce qu'elle est, ce qu'elle vit. Même si, pour nous, ce qu'elle vit ou dit n'a
pas de sens, il ne sert à rien de juger l'autre. La personne doit se sentir
respectée. Comment montrons-nous à l'autre que nous la respectons dans ce
qu'elle est?
Fouillons-nous dans ses tiroirs ou lui demandons-nous
directement les renseignements que nous cherchons?
Cognons-nous avant d'entrer dans sa chambre ou entrons nous
sans frapper?
Sommes-nous portés à la traiter de noms tels que: idiot,
imbécile, etc.?
Le manque de respect suscite des tensions chez la personne et
elle peut exploser.
4- La sécurité
Chaque personne a besoin de se sentir protégée contre des
dangers réels ou qu'elle imagine. Souvent la personne qui vit un trouble de
santé mentale est portée à imaginer le pire. Si elle sent qu'on ne la croit pas,
qu'on doute d'elle-même, elle ressent une tension intérieure et peut devenir
agressive.
Même si nous jugeons qu'elle n'a pas raison d'avoir peur, ça
ne sert à rien de la contredire. Il vaut mieux chercher avec elle ce qui peut la
rassurer pour diminuer sa tension.
Prenons-nous le temps d'écouter ce que l'autre personne nous
dit ou sommes-nous portés à lui dire "Y'a rien là" et à changer de sujet?
Quelle est notre attitude face à quelqu'un d'insécure?
5- L'autonomie
Malgré ses limites, chaque personne a la capacité de faire
des choix. Si nous faisons tout à la place de l'autre, nous risquons de lui
faire vivre des frustrations qui s'exprimeront par de l'agressivité. Cela ne
veut pas dire de laisser faire, mais plutôt de trouver un équilibre entre
l'autonomie de l'autre et la nôtre.
Parfois, il faut hospitaliser quelqu'un contre sa volonté,
pour nous respecter nous-mêmes parce que nous n'en pouvons plus. D'autres fois,
il faut laisser l'autre décider de ses activités, de la façon de prendre ses
médicaments, etc.
Si nous favorisons la capacité de choisir chez une personne,
nous la traitons comme quelqu'un qui est notre égal. Quand nous choisissons pour
elle constamment, nous lui faisons sentir qu'elle est inférieure à nous
Comment respectons-nous l'autonomie de l'autre?
6- Le rythme
Chaque personne a son propre rythme. Certaines sont rapides,
alors que d'autres sont plutôt lentes à agir, à prendre des décisions.
Si la personne se sent bousculée dans le temps, elle peut
devenir frustrée et agressive; si nous respectons son rythme, elle acceptera
plus facilement nos suggestions.
Connaissons-nous le rythme de l'autre personne?
Comment en tenons-nous compte dans notre relation avec elle?
7- L'identité
Chaque personne a besoin d'être reconnue comme une personne
unique, c'est-à-dire qu'on la voit telle qu'elle est, qu'on ne la compare pas à
quelqu'un d'autre.
Si la personne se sent traitée comme un cas ou comme une
étiquette: schizophrène, dépressif, P.M.D., elle peut se sentir jugée, diminuée
et vivre des frustrations. Alors que si on s'adresse à Jean, à Louise, soit à la
personne qui souffre et que nous prenons le temps d'écouter son vécu, elle se
sentira respectée, reconnue comme une personne à part entière.
Reconnaître quelqu'un, ce n'est pas accepter tous ses
comportements, c'est reconnaître sa valeur et faire la différence avec sa façon
d'agir: J'aime ce que tu es mais je n'aime pas quand tu cries après moi !
Comment montrons-nous à l'autre personne que nous l'acceptons
telle qu'elle est?
8- Le confort
Toute personne qui souffre, cherche à se libérer de sa
souffrance et à retrouver un état de confort.
La personne qui a un trouble de santé mentale, vit un
inconfort profond au plan psychologique et physique. Les médicaments agissent
d'abord au plan physique en rétablissant le sommeil, l'appétit, l'humeur. Cela
prend plus de temps pour rétablir un équilibre psychologique. Souvent la
personne qui est hospitalisée va se plaindre qu'elle ne voit pas son psychiatre,
que les entrevues sont brèves et que le psychiatre ne prend pas le temps de
l'écouter.
Le fait d'écouter la souffrance de l'autre personne, de lui
parler des limites dont on dispose pour la soulager et des moyens qu'elle peut
elle-même prendre pour favoriser son soulagement, sont des moyens de l'aider à
retrouver un certain confort.
Lorsque la personne souffre et qu'elle ne sent pas que nous
reconnaissons sa souffrance, elle peut vivre des frustrations et s'emporter.
Que faisons-nous pour montrer à l'autre personne que nous
reconnaissons qu'elle souffre?
Que faisons-nous devant sa souffrance?
9- La compréhension
Toute personne a besoin de se sentir comprise dans ce qu'elle
vit: cela veut dire se sentir écoutée, acceptée, respectée et accompagnée dans
son vécu. Le fait de ne pas se sentir comprise peut être vécu comme un obstacle
majeur à la communication, et faire vivre des frustrations et de l'agressivité.
Comprendre l'autre, ce n'est pas chercher à tout savoir,
c'est l'accompagner dans ce qu'il vit, sans juger, sans critiquer.
Que faisons-nous pour communiquer à l'autre que nous
comprenons ce qu'il vit?
APPRENDRE À SE RESPECTER
Les facteurs qui précèdent aident à mieux comprendre et à
agir avec une personne agressive, mais il est important de tenir compte de
nous-mêmes, de nos limites et de notre façon de réagir devant des comportements
agressifs.
Chaque personne a sa façon de réagir devant l'agressivité et
cela dépend de son tempérament, de ses expériences passées avec des personnes
agressives.
La plupart des personnes sont impressionnées devant des
comportements agressifs:
On peut:
Avoir peur;
Se sentir menacé;
Se sentir impuissant;
Avoir envie de faire mal à l'autre;
Se sentir coincé
Il est important de ne pas nous mettre en situation de crise
nous-mêmes:
Permettons-nous de nous retirer si la situation est trop
tendue;
N'essayons pas de la raisonner ou de lui faire la morale;
N'essayons pas de lui parler de notre peur, protégeons-nous
d'abord. Une fois la crise passée, nous pourrons toujours lui parler de ce que
nous avons vécu;
Ne cherchons pas à la maîtriser, ni à l'affronter;
N'hésitons pas à aller chercher de l'aide.
En nous respectant, nous encourageons l'autre à nous
respecter. S'il nous arrive de vivre des situations d'agressivité, n'hésitons
pas à aller consulter, à l'Association Nalpa ou à un professionnel de la santé
mental de notre région.
1- RESPECTER L'AUTRE
En faisant attention aux points suivants:
Son espace vital;
Notre communication avec l'autre;
Son estime de soi;
Sa sécurité;
Son autonomie;
Son rythme;
Son identité;
Son confort;
Son besoin d'être compris.
2- NOUS RESPECTER
Nous permettre de nous retirer lorsque nous ressentons un
inconfort;
Ne pas essayer de raisonner, de faire la morale à l'autre;
Ne pas essayer de parler de notre vécu quand l'autre est en
crise;
Ne pas chercher à l'affronter;
Nous permettre d'aller chercher de l'aide;
Ne pas paniquer.
VIVRE LES SITUATIONS D'ISOLEMENT ET DE RETRAIT
A CHAQUE FOIS QUE LA VISITE ARRIVE, ELLE S'EN VA DANS SA
CHAMBRE
Vivre un trouble de santé mentale n'est pas facile à
accepter. Si certaines personnes ont tendance à exploser, d'autres sont portées
à se retirer, à s'isoler de leur entourage. Pour les autres membres de la
famille, ce n'est pas facile à vivre, ils ne savent comment agir devant cela.
Faut-il la laisser tranquille ou bien aller la chercher?
Il n'y a évidemment pas de recette miracle. Il faut prendre
le temps d'observer ce que la personne vit avant d'agir. En s'isolant, elle
essaie de nous communiquer un message tel que:
J'ai peur que tu me juges ou que les autres me jugent.
J'ai de la difficulté à accepter ma maladie.
J'ai l'impression de n'avoir rien à dire, de ne rien valoir.
Je ne me comprends plus.
J'ai besoin de me retirer pour récupérer, pour voir clair en
moi.
Je ne me sens pas bien avec cette personne.
Je suis épuisée et j'ai besoin de me reposer.
Ce ne sont que quelques exemples de ce qui peut se passer
dans la tête d'une personne qui s'isole. Comme nous vivons avec cette personne,
nous sommes mieux placés pour avoir une idée de ce qu'elle vit et pour lui en
parler au besoin.
L'isolement n'est pas mauvais en soi, cela permet souvent de
récupérer ses forces physiques et/ou mentales. C'est lorsque la personne se sert
de l'isolement pour fuir constamment le contact avec ses proches que nous devons
nous inquiéter.
Ex.: Ne plus prendre ses repas en famille, ne plus parler aux
autres, même des banalités de la vie.
L'isolement peut alors indiquer une détérioration de l'état
de la personne, voire même une évolution vers le suicide. Il devient alors
important de briser l'isolement.
RECONNAÎTRE LES SIGNAUX D'ALARME
L'isolement de la personne peut devenir inquiétant s'il
s'accompagne des comportements suivants:
La personne a de la difficulté à dormir ou elle a tendance à
dormir beaucoup;
Elle n'a plus d'appétit ou est portée à manger
continuellement;
Son comportement change de façon marquée: elle était active
et devient de plus en plus passive ou l'inverse;
Elle consomme davantage d'alcool et/ou de drogues;
Elle change d'humeur de plus en plus fréquemment: elle
s'emporte facilement, elle pleure ou rit pour un rien, elle devient négative de
plus en plus.
Elle lance des messages (en paroles ou par écrit) de
désespoir:
Vous allez enfin avoir la paix!
Je vais partir loin et pour longtemps!
Vous allez être débarrassé de moi!
Je ne suis bon à rien!
Je ne vous embêterai plus!
Je vais me tuer un de ces jours!
Ces messages peuvent souvent être des sous-entendus pour que
nous ne comprenions pas clairement ce qu'elle veut dire.
Elle donne des objets précieux: des vêtements, une collection
de disques ou cassettes, etc.;
Elle fait un testament;
Elle valorise le courage de ceux qui se sont suicidés.
Tous ces comportements nous indiquent que la personne souffre
davantage. Nous sentirons probablement que la situation devient de plus en plus
tendue à la maison; alors il faut agir avant que la personne ne se laisse aller
au découragement et au suicide.
COMMENT BRISER L'ISOLEMENT ?
1- Nous respecter
Nous pouvons nous sentir mal devant la souffrance de l'autre
personne. Le fait qu'elle se retire ainsi peut éveiller en nous divers
sentiments tels que: de l'impuissance, de la colère, de la peur, une grande
lassitude ou un découragement. Toutes ces réactions sont possibles. Il faut
tenir compte de nos capacités. Ça ne sert à rien de nous forcer à agir quand le
coeur n'y est pas. Il est préférable d'aller chercher de l'aide ou du soutien
auprès d'une ressource comme l'Association des Parents et Amis du Malade Mental
ou le Centre de Prévention du Suicide de notre région.
Nous pouvons aussi demander à quelqu'un d'autre de la famille
d'agir auprès de la personne pour briser l'isolement.
Si nous nous sentons bien avec nous-mêmes, nous serons en
meilleure position pour aider l'autre personne à retrouver son équilibre et son
bien-être.
2- Oser parler à la personne
Dans notre société, nous ne prenons pas assez le temps de
nous parler et de nous écouter. Devant une personne qui s'isole, nous devons
oser aller lui parler de ce qui nous inquiète, de nos sentiments:
Je suis inquiet parce qu'à chaque fois que l'oncle Raymond
vient à la maison, tu t'en vas dans ta chambre! Est-ce qu'il y a quelque chose
qui te dérange quand il vient?"
Je suis inquiet parce que tu ne ris plus comme avant, tu ne
veux plus manger avec nous; tu ne me parles plus, qu'est-ce qui ne va pas ?
Veux-tu m'en parler ?
Je suis inquiet, j'ai peur que tu aies envie de mourir comme
l'autre fois.
En osant parler de nos inquiétudes, nous ouvrons une porte,
nous faisons baisser la tension du silence et nous permettons à la personne de
parler de ce qui la préoccupe. Même si elle ne nous répond pas tout de suite,
elle sait qu'elle pourra le faire lorsqu'elle sera prête.
3- Continuer à l'inclure dans les projets et les activités de
la famille
Même si la personne cherche à s'isoler, il ne faut pas cesser
de lui proposer des projets ou des activités que nous avons le goût de vivre
avec elle.
"Viens-tu magasiner avec moi, nous pourrions aller prendre un
café tous les deux?"
"Je vais jouer aux quilles, veux-tu m'accompagner?"
Lorsque nous continuons à l'inclure dans notre vie, la
personne reçoit comme message que nous nous préoccupons d'elle. Nous pouvons lui
parler de nos sentiments lorsqu'elle refuse de nous accompagner.
Je suis déçu que tu ne viennes pas avec moi aujourd'hui,
j'espère que nous nous reprendrons."
Parler de ce que nous ressentons est aussi une façon
d'inclure l'autre dans notre vie et de lui montrer qu'elle a de l'importance.
4- Demander à d'autres personnes de s'impliquer
La personne qui s'isole peut souvent couper les contacts avec
ses amis ou ses connaissances pour se replier sur elle-même. Il faut parfois
demander aux personnes qui étaient proches de venir lui rendre visite de temps à
autre pour qu'elle sente que nous ne l'avons pas oubliée. Lorsque la personne
réalisera que nous continuons de nous intéresser à elle malgré ce qui lui est
arrivé, elle se sentira davantage en confiance et pourra reprendre une vie
normale.
5- Ne pas hésiter à chercher de l'aide
Si malgré nos efforts, il ne se produit pas de changement et
que la personne continue à s'isoler davantage, n'hésitons pas à demander l'aide
de l'Association Nalpa.
Même si la personne est choquée et nous reproche d'avoir osé
parler de ce qu'elle vit à un étranger, lorsque la situation de crise sera
passée, elle appréciera que nous ayons osé briser son isolement et que nous lui
ayons donné une chance de vivre en allant chercher de l'aide.
POINTS DE REPÈRE POUR VIVRE LES SITUATIONS D'ISOLEMENT ET DE
RETRAIT
Reconnaître ce que la personne veut nous dire en s'isolant.
Reconnaître les signaux d'alarme.
Nous respecter.
Oser parler à la personne de notre inquiétude.
Continuer de l'inclure dans les activités et projets
familiaux.
Demander à d'autres personnes de s'impliquer.
Ne pas hésiter à chercher de l'aide dans notre région:
l'Association Nalpa
Au médecin traitant
Sos suicide
VIVRE LES PRÉJUGÉS
POURQUOI ÇA NOUS ARRIVE ?
Lorsqu'un trouble de santé mentale vient affecter une
personne de notre famille, nous nous sentons soudainement dépourvus, démunis et
toutes sortes de questions surgissent dans notre tête:
Pourquoi ça m'arrive?
Qu'est-ce que j'ai fait de travers?
Est-ce que j'aurais pu éviter cela?
Est-ce que c'est une punition pour les erreurs que j'ai
faites?
Comment ça se fait?
Est-ce que je lui ai transmis cela?
Est-ce que ça vient de ma grand-mère qui a fait une grosse
dépression en 1949?
Est-ce que...
Pourquoi...
Ces questions restent souvent sans réponses; tout ce qu'elles
font, c'est entretenir le doute et la confusion. Quand nous aimons quelqu'un,
nous sommes souvent portés à nous sentir responsables de lui, à être joyeux
quand il est joyeux et à pleurer quand il est triste. Mais aimer quelqu'un, ce
n'est pas se fusionner avec lui, c'est plutôt reconnaître la personne telle
qu'elle est, avec ses différences et ses ressemblances.
Cette personne que j'aime a ses qualités, ses défauts et
surtout sa façon à elle de faire face aux difficultés de la vie. Elle a son
caractère et doit apprendre à vivre avec ce qu'elle est. Ce n'est pas en faisant
tout pour elle que je l'aide à être autonome, à vivre sa vie.
En reconnaissant ce que la personne est, qu'elle est
différente de moi, j'apprends à me dégager et à reconnaître ce qui m'appartient
et ce qui appartient à l'autre. Je peux alors m'occuper de ce qui m'appartient
et laisser à l'autre la responsabilité d'elle-même.
J'AI HONTE!
Il existe encore malheureusement de nombreux préjugés face à
la maladie mentale. Un trouble de santé mentale vient questionner notre intimité
psychologique, notre façon de vivre, alors qu'un trouble physique tel qu'un
infarctus, une jambe cassée ou une crise de foie sont perçus comme ayant des
causes extérieures à la personne.
Dans les années 50, on cachait encore les malades dans des
grands hôpitaux. Avec l'arrivée des médicaments en psychiatrie, on a commencé à
retourner les gens vivre dans leur communauté, sans toutefois aider la
communauté à changer ses perceptions face à la maladie mentale.
Quand la télé, la radio, les journaux lancent des
phrases-chocs telles que: ..Père manquant, fils manqué", .Ma mère, mon miroir,
etc., ces phrases entretiennent le préjugé que tous les problèmes psychologiques
d'un individu viennent de son enfance, donc de ses parents.
Il est important de rétablir les faits au lieu de porter un
jugement facile. Les recherches en psychologie confirment que les premières
années de vie sont importantes, car c'est là que l'enfant fait ses premiers
apprentissages qui lui serviront tout au long de son existence.
Cependant, plusieurs facteurs vont influencer l'évolution de
l'enfant vers l'âge adulte. Les parents sont évidemment des acteurs importants
car ils sont les premiers guides pour l'enfant. Il y a aussi ses capacités
physiques et intellectuelles, sa façon d'aborder les difficultés, les autres
personnes qu'il côtoiera à l'école puis au travail, le contexte social et
culturel dans lequel il vivra. Tous ces facteurs façonneront peu à peu la
personnalité de l'enfant. Comme il n'y a personne de parfait, chaque personne
doit apprendre à composer avec les manques qu'elle a vécus. Ça ne sert à rien de
blâmer les autres. Même si je blâme mes parents pour ce qui m'arrive, cela ne
m'aide pas à trouver une solution pour être bien dans ma vie.
Lorsque notre enfant nous rend responsables de ses malheurs,
nous pouvons à la longue nous sentir dépassés, démolis ou même coupables.
Il est important de parler pour nous libérer de ces
sentiments et pour retrouver confiance en nous-mêmes. A l'Association Nalpa, on
nous écoutera, on nous permettra de partager avec d'autres personnes ces
sentiments et surtout, on nous aidera à nous rassurer.
Nous découvrirons ainsi:
Qu'il n'y a pas de parents ou de conjoints parfaits, il n'y a
que des humains qui font leur possible;
Que le métier de parents s'apprend en le vivant, pas dans les
livres;
Que tout le monde a le droit de se tromper et que nous
pouvons apprendre de nos erreurs;
Que lorsque nous reconnaissons nos erreurs, nous nous
permettons de trouver une solution pour améliorer la situation ou la relation
avec l'autre;
Que lorsque nous reconnaissons nos limites, nous aidons
l'autre à reconnaître ses propres limites. Cela ne veut pas dire que nous ne
l'aimons pas;
Que chaque parent a en soi le désir de voir son enfant
heureux, mais qu'il n'est pas responsable du bonheur de son enfant, ni de son
malheur:
Que chaque parent fait son possible avec le bagage qu'il a;
Que chaque personne doit apprendre à vivre avec les manques,
les lacunes qu'elle a vécus;
Que ça ne sert à rien de nous blâmer ou de blâmer les autres,
pour ce qui arrive;
Qu'en parlant ouvertement de ce que nous vivons, les tensions
diminuent et les préjugés disparaissent;
Que personne n'est à l'abri d'un trouble de santé mentale;
Et surtout que nous ne sommes pas seuls à vivre cela.
VAINCRE L'IGNORANCE, POUR VAINCRE LES PRÉJUGÉS!
Les préjugés viennent d'une mauvaise connaissance de la
réalité. C'est plus facile de prendre une réponse toute faite que de prendre le
temps de connaître et de comprendre.
Les recherches sur les troubles de santé mentale se font de
plus en plus nombreuses. Nous commençons seulement à comprendre le
fonctionnement du cerveau, des émotions, de la douleur, etc. Il reste encore
beaucoup de travail à faire pour connaître et comprendre vraiment ce qui se
passe lorsqu'un trouble de santé mentale apparaît chez une personne.
En prenant le temps de lire sur la santé mentale et sur les
différentes maladies, en posant des questions, en assistant à des soirées
d'échange et d'information, nous devenons peu à peu mieux renseignés sur le
sujet. Nous nous débarrassons de nos propres préjugés et nous devenons en mesure
de réajuster les croyances et les préjugés de notre entourage.
L'Association Nalpa, par ses activités, cherche à changer les
mentalités face à la maladie mentale et ainsi à vaincre les préjugés.
En participant aux activités de l'Association, nous nous
donnons les moyens d'être plus à l'aise face aux troubles de santé mentale et
aussi de faire évoluer les mentalités autour de nous.
SURMONTER LES PRÉJUGES AU TRAVAIL
Lorsque nous aurons fait nous-mêmes une démarche pour mieux
connaître les troubles de santé mentale et que nous aurons surmonté nos
préjugés, nous deviendrons en mesure d'affronter les préjugés de l'entourage et
du milieu du travail. Le meilleur moyen est encore de parler des craintes que
suscite la maladie mentale:
Est-ce que la personne est capable de fonctionner comme
avant?
Est-ce que cela a affecté ses capacités de travail?
A-t-elle encore des idées suicidaires?
Comment savoir si elle fait une rechute?
Etc.
La personne qui retourne au travail devra affronter les
préjugés de son employeur, de ses collègues de travail. Parfois, il peut être
bon de rencontrer le supérieur immédiat avec la personne, avant le retour au
travail, de façon à la rassurer et à mieux préparer ce retour. Si le supérieur
immédiat préfère garder un rôle administratif et refuse de nous rencontrer, il
faut plutôt soutenir la personne en lui disant qu'au bout de quelques heures,
voire de quelques jours, elle cessera d'être un objet de curiosité et qu'elle
reprendra sa place parmi ses collègues. Elle doit s'attendre à diverses
réactions allant de la sympathie à l'isolement. Le fait de pouvoir en parler
avec nous l'aidera à passer à travers ces moments difficiles. Restons
disponibles si elle désire que nous l'aidions d'une autre façon. L'important,
c'est qu'elle se sente appuyée.
POINTS DE REPÈRE POUR VIVRE LES PRÉJUGÉS
Arrêter de se demander pourquoi ?
Aller chercher de l'information sur les troubles de santé
mentale pour surmonter nos propres préjugés.
Accepter de partager nos préoccupations avec d'autres
parents.
Participer aux activités de l'Association des Parents et Amis
du Maladie Mental.
Parler autour de nous de ce que nous avons appris sur les
troubles de santé mentale.
Accompagner la personne dans son retour au travail.
Continuer de rester ouvert face aux problèmes de santé
mentale.
CONCLUSION
GARDER L'ESPOIR
Qui n'a pas rêvé de connaître le bonheur, tel que nous l'ont
raconté les contes de fées?
Même si en grandissant, nous nous sommes rendus compte que la
vie n'était pas un conte de fées, l'espoir d'un jour meilleur est demeuré
vivace. Cet espoir en la vie nous permet de surmonter les périodes difficiles.
Car si la vie nous réserve des moments merveilleux, elle
amène également une série de peines ou d'épreuves qui viennent s'interposer
entre les moments de joie et de bien-être. Parmi elles, la maladie d'un proche
est une des plus difficiles à vivre.
Au début, tout nous semble une montagne infranchissable. Nous
cherchons désespérément la solution magique qui pourrait guérir l'autre personne
du mauvais sort qu'est sa maladie. Nous nous frappons peu à peu à un grand
sentiment d'impuissance, car cette magie n'existe pas.
Avec le temps, l'espoir renaît lorsque nous réalisons que
notre rôle est surtout d'accompagner la personne dans sa guérison plutôt que de
chercher à la guérir. Nous découvrons les vertus de la patience, du respect de
l'autre et de nous-mêmes, de l'entraide et de la chaleur humaine. Il devient
alors possible de franchir, avec la personne, l'épreuve qu'est la maladie. Nous
en sortons transformés.
Un jour peut-être serez-vous en mesure d'écrire votre propre
livre de vie et ainsi de partager vos expériences avec d'autres humains comme
vous.
Rappelez-vous que partager ce que l'on vit est encore un des
meilleurs moyens de garder l'espoir en la vie.
Conclusion et perspectives
L’intensification des échanges entre les spécialistes de la
santé/de la santé mentale, les associations contribuerait à mieux faire
connaître les troubles anxieux et à améliorer leur traitement. Par exemple, si
l’on accordait des fonds à des spécialistes pour qu’ils prennent la parole lors
de réunions de groupes de soutien et si l’on finançait des programmes de
formation destinés aux personnes qui dirigent des groupes de soutien, on
améliorerait peut-être la qualité des programmes fondés sur l’entraide et les
groupes de soutien, offerts aux personnes qui souffrent de troubles anxieux. Il
faudrait s’employer davantage à renseigner la population sur les traitements
éprouvés contre les troubles anxieux.
Plusieurs petites associations prévoient des groupes de
soutien pour des personnes atteintes de troubles anxieux; cependant, très peu de
fonds ont été affectés aux initiatives visant à renseigner la population sur les
troubles anxieux et sur les services offerts sur ce plan en France.
Liste des phobies simple
Acarophobie
Peur des parasites de la peau.
Acérophobie
Peur de ce qui a un goût sûr.
Achluophobie
Peur de l'obscurité.
Achmophobie
Peur des objets pointus, des pointes.
Acrophobie
Peur des hauteurs, des lieux élevés, souvent accompagnée de
vertiges.
Aérodromphobie*
Peur de l'avion, des voyages en avion.
Aérophobie
Peur maladive des courants d'air.
Agoraphobie
Phobie des espaces libres et des lieux publics.
Aichurophobie*
Peur de ce qui est pointu.
Ailourophobie*
Peur des chats.
Akousticophobie*
Peur des sons.
Algophobie*
Peur de la douleur.
Amatophobie*
Peur de la poussière.
Ancraophobie*
Peur du vent.
Anemophobie*
Peur du vent.
Anginophobie*
Phobie de l'étroitesse (on trouve aussi : peur de l'angine de
poitrine).
Anglophobie
Aversion pour les anglais et ce qui est anglais.
Anthropophobie*
Peur de l'homme.
Antlophobie*
Peur des inondations.
Antophobie*
Peur des fleurs.
Apéirophobie*
Peur de l'infinité.
Apiphobie*
Peur des abeilles.
Apopathodiaphulatophobie*
Peur de la constipation.
Apopathophobie*
Peur d'avoir à rester debout.
Arachnophobie
Peur des araignées.
Asthénophobie*
Peur de la faiblesse.
Astrapephobie*
Peur des éclairs (on trouve aussi : astraphobie).
Astrophobie*
Peur des étoiles.
Atélophobie*
Peur de l'imperfection.
Atéphobie*
Peur de la ruine.
Aulophobie*
Peur de la flûte.
Aupniaphobie*
Peur de l'insomnie.
Auroraphobie*
Peur des aurores boréales.
Autocheirothanatophobie*
Peur du suicide.
Autodysosmophobie*
Peur de répandre des mauvaises odeurs.
Autographophobie*
Peur de devoir signer.
Bacillophobie*
Peur des bacilles.
Ballistophobie*
Peur des missiles.
Barophobie*
Peur de la gravité, pesanteur.
Basophobie*
Peur de devoir marcher.
Bathophobie*
Peur des profondeurs.
Batrachophobie*
Peur des reptiles.
Bélonéphobie*
Peur des aiguilles.
Bibliophobie*
Peur des livres.
Biennophobie*
Peur de la vase.
Bitrochosophobie*
Peur des bicyclettes.
Blemmophobie*
Peur du regard d'autrui.
Bronthemophobie*
Peur du tonnerre.
Brontophobie*
Peur du tonnerre.
Cancérophobie
Phobie du cancer.
Cardiophobie*
Peur des maladies de coeur.
Carpophobie*
Peur des fruits.
Chaetophobie*
Peur des cheveux (on trouve aussi : peur du froid).
Cheimophobie*
Peur des tempêtes, des orages.
Chérophobie*
Peur de la gaieté.
Chionophobie*
Peur de la neige.
Chrométophobie*
Peur de l'argent.
Chromophobie*
Peur de la couleur.
Chronophobie*
Peur de la durée.
Claustrophobie
Phobie des lieux clos; angoisse d'être enfermé (le malade est
claustrophobe).
Climacophobie*
Peur des escaliers.
Clinophobie*
Peur des espaces fermés (mais aussi trouvé : peur de se
mettre au lit !)
Cnidophobie*
Peur des piqûres d'insectes.
Coprophobie*
Peur des excréments.
Créatophobie*
Peur de la viande.
Cremnophobie*
Peur des précipices.
Cristallophobie*
Peur des cristaux.
Cryophobie*
Peur de la glace, du froid.
Cyclophobie*
Peur des bicyclettes.
Cymophobie*
Peur des mers agitées.
Cynophobie*
Peur des chiens.
Démonophobie*
Peur des démons.
Démophobie*
Peur des foules.
Dendrophobie*
Peur des arbres.
Dermatophobie*
Peur des maladies de la peau.
Dextrophobie*
Peur de ce qui est à droite.
Diabétophobie*
Peur du diabète.
Diapnophobie*
Peur de la transpiration.
Diképhobie*
Peur de la justice.
Doraphobie*
Peur de la fourrure.
Dysmorphophobie*
Phobie d'une anomalie anatomique.
Elaionophobie*
Peur de l'huile.
Elektrophobie*
Peur de l'électricité.
Eleuthérophobie*
Peur de la liberté.
Enduophobie*
Peur de devoir s'habiller.
Entomophobie*
Peur des insectes.
Epidémiophobie*
Peur des épidémies.
Erémitophobie*
Peur de la solitude.
Ereutophobie
Crainte excessive, pathologique, de rougir.
Ergophobie*
Peur du travail.
Erpétophobie*
Peur des serpents.
Gallophobie*
Peur de ce qui est français.
Gamétophobie*
Peur du mariage.
Géniophobie*
Peur du bavardage.
Génophobie*
Peur du sexe.
Géophobie*
Peur du contact avec la terre.
Géphyrophobie*
Peur de franchir les ponts.
Germanophobie
Peur des allemands.
Geumatophobie*
Peur du goût.
Glossophobie*
Peur des maladies de la langue.
Gonoccophobie*
Peur de la blennorhagie.
Graphophobie*
Peur de devoir écrire.
Gymnophobie*
Peur de la nudité.
Gynéphobie*
Peur des femmes
Gynophobie*
Peur des femmes.
Haptophobie*
Peur de toucher.
Hédonophobie*
Peur du plaisir.
Hématophobie*
Peur du sang.
Hippophobie
Peur des chevaux.
Hodophobie*
Peur des voyages.
Homichlophobie*
Peur de la brume.
Homophobie*
Peur de l'homosexualité.
Horméphobie*
Peur des chocs.
Hyalophobie*
Peur du verre.
Hydrophobie
Peur morbide de l'eau.
Hygrophobie
Peur de l'humidité (hygrophobe : qui ne peut s'adapter à un
habitat humide).
Hypégiaphobie*
Peur des responsabilités.
Hypnophobie*
Peur du sommeil.
Hystérophobie*
Peur de l'hystérie.
Idéophobie*
Peur des idées.
Kainotêtophobie*
Peur de la nouveauté.
Katagélophobie*
Peur du ridicule.
Kathisophobie*
Peur de s'asseoir.
Kénophobie*
Peur de l'obscurité.
Keptophobie*
Peur du vol.
Kinétophobie*
Peur du mouvement.
Kopophobie*
Peur de la fatigue.
Korephobie*
Peur des poupées.
Kyphophobie*
Peur de se voûter.
Lachanophobie*
Peur des légumes.
Lalophobie*
Peur des discours.
Leucoselophobie*
Peur de la page blanche.
Leukophobie*
Peur de la couleur blanche.
Lévophobie*
Peur de ce qui est à gauche.
Limnophobie*
Peur des lacs.
Linonophobie*
Peur de la ficelle.
Logophobie*
Peur des mots (trouvé aussi : de devoir parler).
Lyssophobie*
Peur de la folie (trouvé aussi : peur de la rage).
Machairophobie*
Peur des armes blanches.
Maniaphobie*
Peur de la folie.
Maniphobie*
Peur de devenir maniaque.
Mastigophobie*
Peur de la flagellation.
Méchanophobie*
Peur de la machinerie.
Métallophobie*
Peur des métaux.
Météorophobie*
Peur des météores.
Méthyphobie*
Peur des boissons alcoolisées.
Microbiophobie*
Peur des microbes.
Mnémophobie*
Peur des souvenirs.
Monophobie*
Peur d'une seule chose.
Musicophobie*
Peur de la musique.
Musophobie
Peur des souris.
Mysophobie*
Peur de la poussière.
Myxophobie*
Peur de la vase (trouvé aussi : peur de la poussière).
Nécrophobie*
Peur des cadavres.
Nélophobie*
Peur du verre.
Néphobie*
Peur de l'inédit.
Néphophobie*
Peur des nuages.
Nosophobie*
Peur de la maladie.
Nyctophobie*
Peur de l'obscurité (trouvé aussi : peur de la nuit).
Ochlophobie*
Peur des foules.
Ochophobie*
Peur des véhicules.
Odonthophobie*
Peur des atteintes des dents.
Oesophobie*
Peur de l'aube.
Oicophobie*
Peur des maisons.
Oïkophobie*
Peur de la maison.
Olfacophobie*
Peur de l'odorat.
Ommétaphobie*
Peur des yeux.
Onéirophobie*
Peur des rêves.
Onomatophobie*
Peur d'entendre prononcer un nom ou un mot.
Ophiophobie*
Peur des serpents.
Ornithophobie
Peur des oiseaux.
Orophobie*
Peur des lieux en pentes, montagnes.
Ouranophobie*
Peur du ciel.
Pantophobie*
Peur de tout.
Parthénophobie*
Peur des jeunes filles.
Pathophobie*
Peur de la maladie.
Patroiophobie*
Peur de l'hérédité.
Peccatophobie*
Peur du péché.
Péladophobie*
Peur des personnes chauves.
Péniaphobie*
Peur de la pauvreté.
Phagophobie*
Peur d'avaler.
Pharmacophobie*
Peur des médicaments.
Phantasmophobie*
Peur des fantômes.
Phigérophobie*
Peur d'étouffer.
Phobophobie*
Peur de la peur.
Phonémophobie*
Peur de réfléchir.
Phonéophobie*
Peur de tuer.
Phonophobie*
Peur de parler haut.
Photoangiophobie*
Peur des lumières éblouissantes.
Photophobie
Crainte morbide de la lumière. Sensibilité excessive des yeux
dans certaines maladies occulaires.
Physiophobie*
Peur d'une anomalie du fonctionnement corporel.
Phronémophobie*
Peur de réfléchir.
Phtysiophobie*
Peur de la tuberculose.
Pogonophobie*
Peur des barbes.
Poinéphobie*
Peur des châtiments.
Polyphobie*
Peur de plusieurs choses.
Pornophobie*
Peur des rapports sexuels et de la sexualité.
Potamophobie*
Peur des rivières.
Potophobie*
Peur de boire.
Probophobie*
Peur d'avoir peur.
Psychopathophobie*
Peur de devenir fou.
Ptéronophobie*
Peur des plumes.
Pyrophobie*
Peur du feu.
Rupophobie
Peur de la saleté.
Russophobie*
Peur de ce qui est russe.
Rypophobie*
Peur de la souillure.
Saccharophobie*
Peur du sucre.
Satanophobie*
Peur de Satan.
Scaléophobie*
Peur des maladies de la peau.
Sciophobie*
Peur des ombres.
Scopophobie*
Peur d'être vu.
Sélaphobie*
Peur des éclairs.
Sidérodromophobie*
Peur des trains, des voyages en train.
Sidérophobie*
Peur des étoiles.
Sinophobie*
Peur de ce qui est chinois.
Sitophobie*
Peur de la nourriture.
Spélaionphobie*
Peur des grottes et des sous-sols.
Spermatophobie*
Peur des germes.
Spermatorhéophobie*
Peur de la spermatorhée.
Stasophobie*
Peur d'être debout.
Straphobie*
Peur de la foudre.
Stygiophobie*
Peur de l'enfer.
Syphiliphobie*
Peur de la syphilis.
Syphilophobie*
Peur de la syphilis.
Tachophobie*
Peur de la vitesse.
Taphophobie*
Peur d'être enterré vivant.
Telephonophobie*
Peur du téléphone.
Tératophobie*
Peur des monstres.
Thaasophobie*
Peur de rester inactif.
Thalassophobie*
Peur des océans, de la mer.
Thanatophobie*
Peur de la mort.
Théophobie*
Peur de Dieu.
Thermophobie*
Peur de la chaleur.
Thixophobie*
Peur du toucher.
Tocophobie*
Peur de l'enfantement.
Topophobie*
Peur des lieux géographiques.
Toxicophobie*
Peur des poisons.
Toxiphobie*
Peur du poison.
Traumatophobie*
Peur des blessures.
Trémophobie*
Peur de trembler.
Trichophobie*
Peur des poils.
Triskaïdékaphobie*
Peur du chiffre 13 ou d'être 13 à table.
Tryponophobie*
Peur des vaccins.
Tuberculophobie*
Peur de la tuberculose.
Uranophobie*
Peur des cieux.
Urinophobie*
Peur d'être pris de l'envie d'uriner.
Vermiphobie*
Peur des vers.
Xénophobie
Hostilité à ce qui est étranger.
Zélophobie*
Peur de la jalousie.
Zoophobie
Peur morbide de certains animaux.
phobique agoraphobie et phobie sociale La peur de la peur d
avoir peur nalpa lyon AGORAPHOBIE ET PHOBIE SOCIALE nalpa
St-Etienne nalpa Lyon
(La douleur "intolérable" où 38° à l'ombre de soi.)
Agoraphobie
et phobie sociale :
solitude affective
en ces mois d'été, loin de vos proches, ami(e)s, parents. Sans
personne à qui vous confier, sur qui vous "reposer" où qui vous
réconforte sur la valeur de votre existence. Remise en cause, en
question, sur votre solitude, sur votre vide intérieur. Vous
vous sentez un peu "seul au monde" comme si vous pouviez prendre
plusieurs directions de vie sans que quelqu'un s'en préoccupe
vraiment. Vous vous sentez un peu "flotter dans le vide", sans
repères, sans échos extérieurs, rien qui donne sens à votre
vie...Combien encore de suicide cette été ?
Merci pour eux...
Et merci de m'avoir lu, et si vous voulez réagir à ce message,
vous êtes les bienvenus...
NALPA propose la
mise en place d'un plan anti-solitude pour cet été à Lyon.
agoraphobie et phobie sociale :
Plan
anti-solitude été 2005 Lyon, propose
une aide
morale et psychologique apportée individuellement, soit en
groupre, à toute personne traversant une phase de désarroi et de
solitude cette été à Lyon.
Un Point de rencontre est déjà à votre disposition les mardis
soirs se 18h00 à 22h00 et les samedis matins de 8h00 à 12h00 au
13, rue Antoine
Fonlupt 69008 Lyon.
Question : Que fait la
F.N.A.P.- Psy
et Mme Claude FINKELSTEIN ?
agoraphobieetphobiesociale La peur de la peur d avoir peur ... agoraphobieetphobie
socialestagesd'été juillet et août
nalpa Lyon AGORAPHOBIE PHOBIESOCIALE DEPRESSION; AGORAPHOBIE
PHOBIESOCIALE DEPRESSION ... ...
phobique.over-blog.com/ - 103k - 24 juin
2005 -
Annuaire
Psychologie
... Sophrologie et sopphrologie vers une sophrologie de la
phobie NALPA non a la
phobie aujourd'hui association pour personnes souffrant de
phobie de ...
www.fopu.com/psychologie/2.php - 18k - En cache - Pages
similaires
schizophrénie : Partenaires associatifs
... OSE. 8 bis, rue Gaspard Picard Centre culturel communal
Boris Vian 69200 Venissieux
France, Téléphone : 04.78.00.39.26,. NALPA (Non A La Peur de
l'Autre). ...
www.schizosedire.com/front/CarnetAssosDetail/ carnet/crnt_detail.jsp?actionForm=carte®ion=21
- 31k - Résultat complémentaire - En cache - Pages similaires
Origines de la Sophrologie nalpa
lyon sophrologie lyon Alfonso ... NALPA non a la phobie aujourd'hui Lyon
Générateur de bien-être ...NALPA :Mot
sanscrit (langue ancêtre deslangues indo-européennes) KIEP en
vietnamien vie ...
Associations de patients phobiques NALPA Président : Pierre Dassigny 11, rue St Amour 69003
Lyon Tél. 04 72 61 84
52- 06 88 48 50 72 Association de phobiquessociaux et
agoraphobes ...
Blog : Santé
Phobie lyon NALPA non à la phobie aujourd'huilyon
NALPA LYON phobie sociale
agoraphobie troubles anxieux dépression guide des thérapies des
phobies. ...
NALPA : Mot
sanscrit (langue
ancêtre des langues indo-européennes)
KIEP en vietnamien vi e ou génération passée...
Nalpa : Non A La
Phobie Aujourd'hui. Association d'intérêt général, Loi
1901 à but non lucratif. Une association
crédible, aucune
demande de subvention, donc indépendante des pressions,
financière, politiques, amicales, du microcosme libérale
d'un lobbying pseudo associatif schizo-phrénique ...
Faire vivre des projets alternatifs non modélisés et
Vivre de peu est aujourd’hui le prix à payer pour
l’indépendance...
Siège Social : 11,
rue Saint amour 69003 Lyon.
Activités proposées :
Thérapie
individuelle.
Thérapie
de groupe :
Groupe de parole
Groupe
d'entraide, de soutien, et d'affirmation de soi.
Sophrologie.
Jeu de rôle.
Renforcement et revalorisation.
Imitation (modeling).
Art-thérapie : atelier d’expression orale, théâtre
d’improvisation ou sur un sujet choisi.
Atelier
psycho-corporelles.
Séances
de discussion sur un thème donné.
Accompagnement individualisé extérieur.
Accompagnement individualisé à domicile.
Travaux
pratiques, mises en situation en milieu protégé et ouvert.
Et
accueil des proches, des familles.
La
participation active (dans la rigueur) et l’écoute étant un
des points forts de l’association,
ces
activités pourront être adaptés selon les besoins et
aspirations des personnes.
Stages pour les étudiants en
licence, maîtrise, dess de psychologie.
Réunion hebdomadaire :
Le mardi de 18h00 à
21h00
Le samedi matin de
9h00 à 12h00
13, rue Antoine
Fonlupt 69008 Lyon.
NALPA : un regard neuf sur les troubles anxieux.
Les facteurs
communs des différentes psychothérapies sont présents
partout mais rarement mis en avant, NALPA en extrait
l’essentiel, en retenant ce qui est compatible et
applicable, ce qui fait que NALPA présente une approche
innovante, pluridisciplinaire, cohérente et efficace
face aux troubles anxieux.
La définition
la plus couramment admise aujourd’hui est celle qui fait
de la psychothérapie « l’aide qu’un psychisme peut
apporter à un autre psychisme ». Cette définition
implique à la fois un but : l’amélioration de la santé
mentale d’un individu et des moyens : les différentes
techniques psychothérapiques. C’est pourquoi il n’y a
pas une mais des psychothérapies, chacune d’elles ayant
des indications particulières.
Aspects
communs des psychothérapies.
Tout processus psychothérapeutique nécessite une
situation relationnelle émotionnellement intense qui lie le
patient à une personne offrant une relation d'aide. Toute
psychothérapie se base sur un système rationnel ou mythique.
Celui-ci permet de trouver une explication des causes des
troubles ainsi qu'une méthode pour éliminer ceux-ci. Pour
être efficaces, les concepts théoriques invoqués doivent
être compatibles avec la perception culturelle du patient et
du thérapeute. En cours de psychothérapie, le patient doit
pouvoir recueillir des informations nouvelles concernant la
nature et la source de ses problèmes; il faut, par ailleurs,
qu'il entrevoie des moyens nouveaux de les traiter. Le
processus psychothérapeutique doit constamment fortifier
l'attente d'aide qu'il reçoit du thérapeute. En cours de
psychothérapie, le patient doit vivre des expériences
réussies qui vont le renforcer dans ses compétences
personnelles et ses capacités de relations
interpersonnelles. Le processus psychothérapeutique doit
être la source d'un éveil émotionnel chez le patient,
condition primordiale de changement possible d'attitude et
de comportement.
NALPA ouvert aux différentes approches propose un
rapprochement, un tissage de lien entre les les diverses
pratiques thérapeutiques. Cette approche d'une pratique
thérapeutique "dite" complexe ou stratégies thérapeutiques
combinées, a pour but d'offrir à la personne en souffrance
la mise à disposition d'une approche créative et de la
richesse des facteurs communs des différentes écoles des
psychothérapies.
L’intensification des échanges, de la
concertation, de la cohabitation, entre les spécialistes
de la santé, de la santé mentale, des thérapies
alternatives, de l’action sociale, des associations et
de l’association NALPA, ou approche globale
(bio-psycho-sociale-associative) contribuerait à mieux
faire connaître les troubles anxieux et à améliorer
leurs traitements. La complémentarité des approches
permettrait l’élaboration d’un projet commun impliquant
un principe d’égalité des intervenants.
NALPA, en tant qu’association
contribue au tissage du lien social, ce dernier faisant
cruellement défaut aux personnes souffrant de troubles
anxieux. Partant de ce constat, l’association se propose
la construction d’un ensemble cohérent et organisé entre
l’individu et le groupe. Cette approche a pour intérêt
de donner l’occasion aux adhérents d’accéder à la
possibilité de formuler, d’intégrer, de mettre en œuvre,
des éléments élémentaires, nécessaires à tous citoyens
fonctionnant dans un espace collectif : développer le
sens civique, réaliser des projets en commun, créer des
événements, des occasions de rencontre etc..
NALPA se donne pour objectif
d’intervenir en santé mentale se distinguant des autres
associations (culturelles, sportives...) par son projet
d’articuler santé, santé mentale, champ social et
associatif, de réaliser des zones de passage utilisant
plusieurs axes de la vie quotidienne : logement,
travail, loisirs, culture etc.. Ces réalisations devront
être le fruit de rencontres, d’échanges, de liens entre
professionnels de la santé, de la santé mentale, du
champ social, du logement, de l’entreprise, de la
culture, ainsi que des associations, des bénévoles, des
familles, des usagers, etc.. .
PERSPECTIVE
L’intensification des échanges, de la
concertation, de la cohabitation, entre les spécialistes
de la santé, de la santé mentale, de l’action sociale et
de l’association NALPA, ou approche globale
(bio-psycho-sociale-associative) contribuerait à mieux
faire connaître les troubles anxieux et à améliorer
leurs traitements. La complémentarité des approches
permettrait l’élaboration d’un projet commun impliquant
un principe d’égalité des intervenants.
NALPA, en tant qu’association
contribue au tissage du lien social, ce dernier faisant
cruellement défaut aux personnes souffrant de troubles
anxieux. Partant de ce constat, l’association se propose
la construction d’un ensemble cohérent et organisé entre
l’individu et le groupe. Cette approche a pour intérêt
de donner l’occasion aux adhérents d’accéder à la
possibilité de formuler, d’intégrer, de mettre en œuvre,
des éléments élémentaires, nécessaires à tous citoyens
fonctionnant dans un espace collectif : développer le
sens civique, réaliser des projets en commun, créer des
événements, des occasions de rencontre etc..
Si l’on affectait des fonds aux
initiatives, telles que celles de l’association NALPA,
des professionnels de la santé, de la santé mentale, du
champ social pourraient intervenir, prendre la parole
lors des différents ateliers que propose l’association.
Cependant, très peu de subventions sont affectées à ce
genre de démarches visant à renseigner la population sur
les troubles anxieux et sur les services offerts sur ce
plan en France. De plus, si l’on finançait des
programmes de formation destinés aux personnes bénévoles
qui interviennent lors de ces ateliers, on améliorerait
sans aucun doute la qualité du suivi, de
l’accompagnement, offert aux personnes qui souffrent de
troubles anxieux.
CONCLUSION
NALPA comme surface associative
vivante, prenant sa source dans la vie quotidienne, a
créé un véritable outil thérapeutique et constitue pour
les personnes souffrant de troubles anxieux un support
leur permettant d’exercer de façon normale leur
sociabilité.
NALPA
propose de :
Promouvoir la vie associative pour ce
qu’elle apporte de démocratie et de citoyenneté aux
acteurs de santé que sont les professionnels, les
bénévoles et les usagers lorsqu’ils partagent la
responsabilité des initiatives au bénéfice de la
population entrant dans le domaine de la santé mentale.
Mobiliser les ressources de la
communauté, ce qui offrirait aux différents acteurs
concernés une mise en réseaux des possibilités
d'actions, de réflexions et de formations, contribuant à
impulser une dynamique de propositions et à favoriser
des innovations en prévention, soin, réadaptation,
réinsertion et réhabilitation, contribuant ainsi à
éviter les ruptures existentielles chez les personnes
confrontées aux effets de la précarité psychique ou
sociale, et à soutenir leur entourage et leur famille.
La
F.N.A.P. Psy
Fédération Nationale des Associations de Patients et
ex-patients Psy
3, rue Evariste Galois 75020 Paris
Tél. : 01 43 64 85 42 - Fax : 01 42 82 14 17
La FNAP-PSY est une
association indépendante, financée par les cotisations
des associations membres et sous le haut patronage du
ministère de la Santé.
Annuaire Psychologie
... Sophrologie et sopphrologie vers une sophrologie
de la phobie NALPA non a la
phobie aujourd'hui association pour personnes
souffrant de phobie de ...
www.fopu.com/psychologie/2.php - 18k - En
cache - Pages similaires
agoraphobie
agoraphobie et phobie sociale agoraphobie
et phobie sociale stages d'été nalpa
lyon stages d'été. agoraphobie et phobie sociale
agoraphobie et phobie ...
agoraphobie.monsite.wanadoo.fr/ -
12k -
agoraphobie et phobie
sociale - agoraphobie et phobie sociale ...
agoraphobie et phobie sociale agoraphobie
stages d'été à Lyon stages d'été nalpa
Lyon; agoraphobie et phobie sociale stages d'été juillet
et août nalpa Lyon ...
nalpa-lyon.over-blog.com/article-432125.html
- 32k -
agoraphobie et phobie
sociale La peur de la peur d avoir peur ...
agoraphobie et phobie sociale stages
d'été juillet et août nalpa Lyon AGORAPHOBIE
PHOBIE SOCIALE DEPRESSION; AGORAPHOBIE PHOBIE SOCIALE
DEPRESSION ... ...
phobique.over-blog.com/ - 103k -
24 juin 2005 -
schizophrénie : Partenaires associatifs
... OSE. 8 bis, rue Gaspard Picard Centre culturel
communal Boris Vian 69200 Venissieux
France, Téléphone : 04.78.00.39.26,. NALPA (Non A La
Peur de l'Autre). ...
www.schizosedire.com/front/CarnetAssosDetail/
carnet/crnt_detail.jsp?actionForm=carte®ion=21 - 31k
- Résultat complémentaire - En cache - Pages similaires
Origines de la
Sophrologie nalpa lyon sophrologie lyon Alfonso ...
NALPA non a la phobie aujourd'hui Lyon
Générateur de bien-être ... NALPA :Mot
sanscrit (langue ancêtre deslangues indo-européennes)
KIEP en vietnamien vie ...
Associations de patients
phobiques
NALPA Président : Pierre Dassigny 11, rue
St Amour 69003 Lyon Tél. 04 72 61 84
52- 06 88 48 50 72 Associ
France-Dépression
... France-Dépression. Trois personnes
sur cinq vivront ... France-Dépression. Description
et buts. Association Française contre la dépression ...
• Sophrologie
et sophrologie association - Site de sophrologie et
sophrolie vers une nouvelle sophrologie association Nalpa non à la
phobie aujourd'hui gestion des troubles de l'anxiété des phobies du
stress de l'angoisse du trac de la timidité de la peur.
( Clics: 117 Notes: 0 Votes: 0 | Ajouté le:
27-Mai-2002 )
Votre avis sur ce site /
Recommander ce site
NALPA Non A La Phobie Aujourd'hui lyon vaincre la
... », qui ne seraient pas partageables. Poème
d'adhérents de NALPA J'aimerai ... ...i Loin de l'hypocrisie Sur
une île de douceur Ou tout n'est que
bonheur Un ... ...le chose qui soit : l'Amour
Afin que la Sophrologie retrouve toute sa poési...
http://perso.wanadoo.fr/nalpa/
(15-03-2005 - pertinence 2)
Agoraphobieetphobiesociale nalpa lyon Agoraphobieetphobiesociale
solitude affective en ces mois d'été nalpa lyon ...agoraphobieetphobiesociale
agoraphobie stages d'été à Lyon stages d'été ... phobiesocialenalpa.blog.01net.com/
agoraphobie_et_phobie_soc/ - 44k - 20 sep 2005 -
En cache -
Pages similaires
Agoraphobieetphobiesociale nalpa lyon:
PDA
Les notes récentes. Agoraphobieet
phobiesociale solitude affective en ces mois
d'été nalpa lyon. Les commentaires récents. Archives · juillet 2005
... phobiesocialenalpa.blog.01net.com/
agoraphobie_et_phobie_soc/pda/ - 43k -
En cache -
Pages similaires
Wedoo.Com - Santé - Santé mentale
L'agoraphobieet la phobiesociale.
Les paniques, trucs pour s'en sortir. Le rôle
de notre partenaire et différents renseignements à savoir ... fr.wedoo.com/ranking/network/sante/sante-mentale.shtml
- 49k -
En cache -
Pages similaires
NC agoraphobie-nalpa-lyon le blog de NC AGORAPHOBIEETPHOBIESOCIALE
ET DEPRESSION nalpa lyon. AGORAPHOBIEETPHOBIE SOCIALEET DEPRESSION nalpa lyon. AGORAPHOBIEETPHOBIESOCIALEET DEPRESSION ... agoraphobie-nalpa-lyon.over-blog.com/ - 81k -
19 sep 2005 -
En cache -
Pages similaires
Blog : Santé Agoraphobieetphobiesociale La
peur de la peur d avoir peur nalpa ly (10/06/2005). Agoraphobieetphobiesociale. Agoraphobieetphobiesociale. ...
www.over-blog.com/blog-annuaire-36-Sante.html - 26k -
19 sep 2005 -
En cache -
Pages similaires
Blog : Santé
NALPA...AgoraphobieetPhobie
sociale association Lyon informations scientifique,autour
des phobies l\'AgoraphobieetPhobiesociale
nalpa lyon. ... www.over-blog.com/320-blog-annuaire-36-Santé.html
- 19k -
En cache -
Pages similaires
NC nalpa-association-lyon le blog de NC
nalpa lyon Agoraphobieetphobie
socialeAgoraphobieetphobiesociale nalpa
lyon agoraphobie. DEPRESSION AGORAPHOBIEPHOBIESOCIALE
ANXIETE TROUBLES DU ...
nalpa-association-lyon.over-blog.com/ - 34k - 19 sep
2005 -
En cache -
Pages similaires
AOL PagesPerso - Blogs Santé Agoraphobieetphobiesociale.
Agoraphobieetphobiesociale. ...
agoraphobieet phobiesociale NALPA non à la phobie aujourd'hui Lyon
... pageperso.aol.fr/mt.ssp?c=6005730&p=1
- 21k -
En cache -
Pages similaires