ENDETTEMENT
ou
Avoir
une dette signifie que l'on doit quelque chose à quelqu'un, et le plus souvent
c'est de l'argent. Avec ce moyen, établir un endettement consiste à demander
à une personne qui dispose d'argent dont elle n'a pas besoin pour l'instant, de
le mettre à la disposition d'une autre personne, qui, elle, en a besoin
rapidement pour réaliser des achats. En règle générale, ce sont des
organismes financiers qui effectuent des prêts d'argent envers des particuliers
qui en font la demande. Parfois, des prêts d'argent se réalisent entre des
gens d'une même famille, d'une même communauté ou entre amis, mais ils sont
souvent sans intérêts et cette forme de solidarité n'apporte pas
d'informations utiles aux explications qui vont suivre.
Il
y a bien longtemps que l'action de prêter quelque chose existe. Aujourd'hui
encore, les prêts de matériels, d'outillage, de livres, de disques, et bien
d'autres choses, sont très nombreux, et ils se réalisent entre collègues,
amis ou voisins. Ce type de prêts n'est pas profitable puisqu'il ne rapporte
aucun intérêt, alors que parfois il peut entraîner des désagréments par la
casse d'outils, des livres abîmés ou des disques rayés, mais qu'importe,
puisque cela permet de faire plaisir en rendant service. Lorsque des hommes
cupides ont compris qu'en prêtant de l'argent, il devenait possible d'en tirer
des avantages en demandant des intérêts, le prêt lucratif a fait comprendre
qu'on pouvait gagner de l'argent avec de l'argent. A partir de ce moment là, le
prêt d'argent s'est imposé à la société par l'intermédiaire du financier.
Sa pratique aussi vieille que le monde consiste à demander aux uns de déposer
leur argent disponible, avec promesse d'intérêts minimums, et ensuite de le
proposer à ceux qui en recherchent en leur faisant payer des intérêts
maximums. Pendant très longtemps, le recours à l'emprunt concernait très peu
de monde, et essentiellement les hauts dignitaires du régime, mais avec le
progrès tout a changé. Actuellement, l'emprunt et la consommation à crédit
concernent tous les organismes institués et toutes les catégories sociales.
Les
organismes institués se composent des collectivités territoriales, représentées
par les communes, départements et régions, et bien sûr de l'État, mais également
des entreprises et des associations. Les catégories sociales sont représentées
par les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les professions libérales
et bien sûr, les familles et les particuliers. Tout cela représente énormément
de personnes qui doivent avoir recours à l'emprunt pour développer leur projet
ou satisfaire aux besoins de leur existence. Contracter un emprunt s'est
s'engager à le rembourser à des échéances en payant des intérêts, mais
tous les emprunteurs n'ont pas les mêmes contraintes face à l'endettement.
Tout le monde sait que les collectivités territoriales et l'État répercuteront
ces intérêts sur les impôts et ce sont les contribuables qui payeront. Les
entreprises et certaines catégories sociales qui vendent des produits ou des
services augmenteront leurs prix, pour payer à la fois les remboursements et
les intérêts, et ce sont les consommateurs qui continueront de payer. Les
familles et les particuliers n'ont que leur travail à vendre en échange d'un
salaire, ce qui leur permettra éventuellement, de rembourser capital et intérêts
de leur propre emprunt. Mais en plus, sans même s'en apercevoir, ils payeront
les intérêts répercutés sur les impôts et les prix, par d'autres
emprunteurs. Si les contribuables consommateurs payeurs ont un bon salaire, ils
s'en sortiront, mais si ce salaire ne leur permet pas de faire face à leurs dépenses,
ils seront dans l'obligation de demander l'augmentation de leur salaire, et si
besoin est, d'agir pour l'obtenir, ou de s'endetter. En choisissant cette deuxième
solution, ils entreront dans l'engrenage infernal de l'endettement qui n'a pas
de limite et finira par éclater. Cette prévision n'est pas ressentie par notre
société, et c'est pour cela qu'elle aura beaucoup de mal à s'en dégager. En
majorité, les gens pensent que cette pratique est tout à fait normal et
logique, alors qu'elle entraîne une création systématique et phénoménale
d'argent qui déstabilise toute la société, car :
Dans
une société démocratique qui donne à l'argent les possibilités de circuler
librement, alors qu'elle ignore le fonctionnement de l'économie, et qu'elle ne
sait pas expliquer correctement les modalités de sa création, tout peut
arriver. Il est toujours possible d'éviter le pire, mais alors, sans la moindre
hésitation, il est urgent de poser des questions sur ce sujet, et d'apporter
des réponses, seul moyen pour aboutir à de bonnes explications.
- 1 Jusqu'à quel montant
pourra s'élever l'endettement ?
-
2 A qui appartient l'argent de
l'endettement et d'où provient-il ?
-
3 Pourquoi est-on obligé d'avoir
recours à l'endettement ?
-
4 Qui a le droit de recourir à
l'endettement et jusqu'à quel montant ?
-
5 Qui décide des taux d'intérêts
?
-
6 Faut-il mettre fin à
l'endettement ?
Répondre
à la question 1 avec des chiffres exacts est difficilement réalisable, et cela
se comprend facilement dès que l'on pose les données du problème. Il existe
des millions de prêts. Tous les jours, certains se terminent et d'autres
commencent et cet ensemble qui est en mouvement continuel représente un nombre
incalculable de prêts qui s'entrecroisent et se superposent. Cet ensemble
constitue un imbroglio de chiffres invraisemblables et cela devient
inextricable. Si l'emprunteur règle régulièrement ses échéances, tout se
passera bien, et cette gestion du prêt se réalisera sur une période de 5, 10,
20 ou 30 ans sans problème. Mais lorsque l'emprunteur ne peut plus payer ses
remboursements, c'est alors que la gestion du solde du prêt se complique en
mettant en marche les cautions et les hypothèques. En raison du système social
et économique fondé sur les inégalités, le nombre de cas où les emprunteurs
seront en cessation de remboursement va inévitablement progresser. Ces gens là
finiront par devenir des exclus, sans domicile fixe, car bien souvent,
l'endettement qu'il traîne derrière eux continuera de compliquer leur vie, si
rien ne change !
Si
le vaste ensemble des prêts représente des quantités variables, des diversités
complexes et des souscripteurs spécifiques, avec des fonctions qui ne les
engagent pas à répondre aux mêmes obligations, cela signifie qu'il est
indispensable de faire des recherches pour instituer des modalités de contrôle.
Les
informations disponibles sur Internet au sujet de l'endettement ne manquent pas,
mais je n'ai pas trouvé de réponse sur le montant que l'endettement pourra
atteindre éventuellement. Il est difficile d'extrapoler sur ce montant, mais
par contre, il est possible d'en connaître la tendance, même si cela demande
beaucoup de travail. Pour cela, à une date fixe, par exemple le 15 de chaque
mois, il suffit de relever les montants des sommes restants dues, à la fois en
capital et intérêts, de tous les prêts, Ainsi, mois après mois, ces montants
nous permettront de savoir si l'endettement est en progression, stabilisé ou en
régression. Tant que nous resterons dans le système fondé sur l'inégalité
des droits, il ne fait aucun doute que l'endettement progressera, et c'est alors
qu'en projetant cette progression dans l'avenir, il deviendra possible de dire
que dans 10, 20 ou 30 ans, la dette pourrait s'élever à une certaine quantité
de milliards. En 2005 d'après l'INSÉÉ, en France, l'endettement intérieur
total s'élevait à 3.063 milliards. Cela représente pour une population de 60
millions, un endettement qui s'élève à 51.050 euros en moyenne par personne,
ou 334.866 Francs. Face à une somme aussi importante, il me semble logique de
poser la question :
À
qui appartiennent les milliards de l'endettement
et
d'où proviennent-ils ?
Sur
cette question embarrassante je n'ai pas trouvé de réponse, et cela
s'explique. Cette question est inconcevable dans la logique du capitalisme
financier qui exerce ses prérogatives dans le secret. Dans le monde de la
finance, la transparence et la vérité ne peuvent venir que du pouvoir
judiciaire, et encore, à condition que les affaires soient étudiées par de véritables
spécialistes. Lorsqu'un individu consacre ses activités à vouloir amasser le
plus d'argent possible, tous les moyens sont bons pour brouiller les cartes, et
pour cela, il faut avoir les aptitudes pour se construire une mentalité de prédateur.
Les personnes qui aspirent à gagner beaucoup d'argent sont très nombreuses,
mais si très peu y parviennent, il y a forcément une raison élémentaire. Dès
que l'on a compris que la nature attribuait à chaque personne des facultés inégales,
il devient possible d'admettre que l'individu qui est inspiré par la sociabilité,
l'équité et la justice, aura un comportement différent de celui qui verra ses
aptitudes évoluer vers la suprématie, l'arrogance et le mépris. Il existe de
nombreux qualificatifs pour identifier les inégalités qui apparaissent dans
les comportements de chaque personne, mais par expérience, et déjà depuis très
longtemps, l'esprit a le mérite d'en présenter une synthèse très claire qui
est la lutte du bien contre le mal. Continuellement, face à un comportement qui
soulève des équivoques, l'expression se résume à dire : c'est bien ou c'est
mal. Pour qualifier les personnes, il en est de même, et l'on entend souvent
dire : c'est un homme bon ou une femme bonne, alors qu'à l'inverse on dira :
cet homme est mauvais ou cette femme est méchante. Les bons les mauvais et les
méchants font partie de notre univers, et beaucoup d'entre eux ne sont pas
faciles à distinguer.
Lorsque
l'on dit d'une personne que c'est quelqu'un de bien, il est probable qu'elle ne
deviendra jamais milliardaire. Certes, elle pourra peut être faire fortune,
mais dans les limites du raisonnable, puisqu'elle utilisera essentiellement ses
talents, son génie, ou ses compétences professionnelles en suivant une ligne
de conduite guidée par sa conscience. Elle ne pourra jamais nuire à quiconque.
Jamais, elle ne songera à dépouiller quelqu'un pour accaparer ses modestes
biens qui seront le résultat de toute une vie de travail. Une personne qualifiée
de bien ne peut pas commettre des actes réprouvés par sa conscience.
À
l'inverse, invoquer le mal devant un comportement, ou qualifier quelqu'un comme
une mauvaise personne, c'est ouvrir la porte à une foule d'interprétations qui
seront forcément inégales et parfois contestables. L'utilisation des termes
"mal, mauvais ou méchant" pour parler des comportements sociaux relève
toujours des inégalités, mais ces mots prennent une autre dimension lorsqu'ils
concernent des problèmes d'argent. C'est alors que nous assistons à des
comportements stupides, mesquins ou grotesques, qui sont bien sûr, mauvais,
pour obtenir peu d'argent. Il est évident que cet argent glané par de médiocres
et lamentables attitudes pour satisfaire de sordides intérêts, n'est pas
destiné à financer l'endettement. Le vol, l'escroquerie, les détournements de
fonds ou la prise illégale d'intérêts sur les fonds publics, sont des
comportements peu glorieux et condamnables. Ils peuvent rapporter des sommes non
négligeables, et parfois considérables qui, le plus souvent, sont dirigées
vers des placements auprès des institutions financières. Ensuite, elles
servent à financer le crédit. Aussi importantes soient-elles, ces sommes sont
insuffisantes pour répondre à la fois à la demande et au fonctionnement
pernicieux du système.
Dans
sa plus grande partie, l'argent de l'endettement appartient non pas aux
entreprises, mais aux dirigeants des très grandes entreprises qui gravitent
dans la haute sphère de la notoriété publique. Ils ont atteint le stade
d'immunité envers les qualificatifs péjoratifs les concernant. Ils sont
au-dessus de ses bases contingences, et savent s'entourer de compétences
efficaces qui ont besoin d'un maître à protéger et de directives. Les
serviteurs zélés du capitalisme n'atteignent pas tous la plus haute place,
mais ils sont tous dans une compétition acharnée pour l'atteindre, et ce sont
les inégalités qui font la différence. Toute faiblesse envers l'avidité du
gain est sanctionnée, car il ne faut avoir aucune pitié envers celui qu'on
veut absorber, ruiner ou acheter à bas prix. Tout manquement à la loi du plus
fort se paye cash, et celui qui reçoit la prime se retrouve souvent au placard,
ou à la rigueur, déclassé. Il restera subalterne du patron, et pour garder sa
place, pendant toute sa vie professionnelle, il sera en compétition avec des
concurrents qui déploieront leur génie, essentiellement pour faire gagner
encore plus d'argent à leur patron, et peut être, gravir un échelon. Les
cadres conseillés et autres attachés de direction gravitent dans des périmètres
régentés par les inégalités et l'ensemble doit être orchestré par un
patron insatiable.
Tous
ceux qui consacrent leur existence à développer des méthodes financières
dans le but d'accumuler de l'argent sont dans une spirale infernale. Sans cesse,
mais chacun à leur manière, ils doivent s'évertuer à démontrer à leur
patron qu'il peut agrandir son territoire d'influence. Ils doivent trouver de
nouvelles affaires, et faire progresser l'empire financier du patron par des
pratiques capitalistes toujours plus performantes. Les personnes qui sont arrivées
à ce type de comportement sont rassemblées dans les vastes domaines de la
finance internationale. Ces domaines gouvernent le monde et sont connus sous les
noms de trust, holding, consortium ou de groupe financier. En règle générale
ce sont des Sociétés Anonymes ou Institutions Financières qui appliquent des
lois promulguées par les pouvoirs politiques. Elles fonctionnent légalement et
l'individu qui est au sommet d'une grande firme pour la diriger, est normalement
celui qui rassemble un volume de titres de propriété qui lui donne la majorité.
À lui tout seul, il peut constituer cette majorité, ou l'obtenir avec le
soutien d'autres gros actionnaires qui convergent vers des intérêts communs.
C'est le Président Directeur Général, et à partir de ce moment là, c'est le
patron qui décide de tout. Dans l'entreprise, depuis la plus petite, jusqu'à
la plus grande des firmes multinationales, nul ne peut contester l'autorité du
patron qui dirige sous la protection légale de droits inégaux institués. Les
pouvoirs politiques sont responsables de ce fonctionnement arbitraire des
entreprises capitalistes, car ce sont eux qui établissent les rapports sociaux
dans l'entreprise, par des droits inégaux, en promulguant des lois. En raison
de la progression des déséquilibres socio-économiques que cela entraîne,
tout démontre que ce fonctionnement est mauvais.
Il
est clair que les milliards de l'endettement appartiennent aux dirigeants
financiers des grandes entreprises multinationales, et qu'ils proviennent de décisions
mûrement réfléchies. Continuellement, à cause du système économique fondé
sur l'inégalité des droits, les PDG se retrouvent en face de milliards de
profits, résultats du travail des salariés dans les entreprises, et ils
doivent décider de leur affectation. Une partie ira aux versements de
dividendes aux actionnaires, une autre aux investissements, et la troisième
sera placée, auprès des institutions financières spécialisées qu'ils auront
eux-mêmes créées pour recevoir les demandes de prêts. Les bénéficiaires de
ces placements qui rapportent d'énormes intérêts, par la création systématique
de l'argent, seront difficiles à identifier, surtout lorsqu'ils apparaissent
sous les formes de comptes numérotés.
Pourquoi
est-on obligé d'avoir recours à l'endettement ?
Si
les demandes de prêts sont en progression continuelle, il est naturel de
chercher à savoir qui sont ces demandeurs, si cette démarche est logique, si
elle est facilement contrôlable et jusqu'où peut-elle entraîner.
Les
demandeurs de prêts sont des personnes qui décident d'acquérir un produit, un
bien ou toutes choses, alors qu'elles ne disposent pas de la somme d'argent qui
est demandée pour effectuer cette acquisition. Dans chaque cas, cette somme
d'argent existe et elle est disponible, puisque l'emprunteur va en disposer sous
certaines conditions. Lorsque l'emprunt est consacré à l'achat d'une
habitation, il est clair que cette forme d'endettement est une sage décision.
Si le montant des remboursements correspond sensiblement à la location d'un
logement, il faut bien admettre qu'après avoir payé un loyer pendant 20 ans et
plus, le locataire ne possède rien, et que dans le système actuel, il ne peut
faire valoir aucun droit sur le logement qu'il aura pourtant largement financé.
Il en sera tout autrement pour l'emprunteur, puisque après avoir remboursé son
emprunt, il sera propriétaire de son habitation. En raison de la tendance générale
à l'augmentation des prix, il est probable qu'après 20 ans, la valeur de
l'habitation sera supérieure à la somme déboursée pour rembourser le prêt
et ses intérêts. Emprunter pour se loger est une décision personnelle à développer.
Elle finira par faire comprendre aux responsables politiques que toute personne
qui paye un loyer pour se loger doit progressivement en devenir propriétaire.
C'est le seul moyen pour dépasser la crise perpétuelle du logement. Dans le
système actuel, les propriétaires de logement qui perçoivent les montants des
loyers bénéficient des droits inégaux institués, et cela contribue à la
progression des déséquilibres.
À
l'achèvement des travaux de toute construction, il est possible d'établir le
montant qu'elle a coûté pour la réaliser, et les modalités d'amortissement
en déterminant des échéances avec des montants et une durée. Par exemple,
supposons qu'une société immobilière décide de financer la construction d'un
immeuble de 20 logements de 3 pièces et que le coût total, toutes dépenses
confondues, terrain et bâtiment, s'élève à 2 millions d'euros, soit une
valeur de 100.000 euros pour un logement. Si à présent nous cherchons à
savoir qu'elles sont les propositions qui peuvent être faites pour occuper ces
logements, il y a deux possibilités.
Faire le choix entre la location et l'accession à la propriété
Avec
la première, ces logements sont destinés à la location. Le montant des loyers
sera fixé par le propriétaire en fonction des prix du marché et du temps de
retour sur investissement qu'il établira. S'il décide d'amortir les logements
sur 120 mois ou 10 ans, le montant des loyers sera de 833,33 euros par mois.
S'il décide de les amortir sur 180 mois ou 15 ans, le prix du loyer sera de
555,55 euros. S'il prolonge l'amortissement sur 240 mois ou 20 ans, le loyer
pourra descendra à 416,66 euros au départ, mais rien ne l'empêchera de
l'augmenter par la suite.
Dans
le système actuel, fondé sur l'inégalité des droits, il est compréhensible
que tout propriétaire qui entend rester dans ce système recherchera la
meilleure rentabilité possible pour son investissement. Ainsi, dans le meilleur
des cas, le coût du logement sera remboursé en dix ans, et après ce ne sera
plus que du profit accumulé par le propriétaire. Sur 30 ans, un logement d'une valeur de 100.000 euros permettra à
son propriétaire de recevoir 300.000 euros, soit de l'amortir 3 fois. Cela sera
encore plus rémunérateur si le prix du loyer augmente, et sur 30 ans, il ne
fait aucun doute que ce prix continuera de progresser en aggravant les déséquilibres
socio-économiques.
Cette
première possibilité démontre clairement que les rapports socio-économiques
entre le propriétaire et le locataire d'un logement, sont établis à
l'avantage exclusif du propriétaire.
Le locataire n'a aucun droit de regard sur le coût réel du logement, pour sa
construction, et qu'ensuite, il va indéfiniment financer son remboursement,
bien au-delà de la plus élémentaire justice sociale. Lorsque le locataire
constatera que ses revenus ne lui permettent plus de payer un loyer qui ne cesse
d'augmenter, dans un premier temps, il aura recours à l'endettement. Mais comme
l'endettement ne sera pas la bonne solution, il aura de forte chance de se
retrouver expulsé de son logement, c'est à dire dans la rue. Devant cette
intolérable injustice, il n'est pas étonnant de voir les gens rechercher une
autre pratique plus équitable pour se loger.
Nous
arrivons alors à la seconde possibilité pour occuper ces logements qui sont
mis en vente pour accession à la propriété. Alors que chaque logement représente
un coût de construction de 100.000 euros, admettons que le prix proposé par la
société immobilière soit de 150.000 euros. Déjà, en quelques jours, par une
simple opération de vente, la S.I. va réaliser un bénéfice de 50 %, alors
que ce résultat n'aurait été obtenu qu'après 180 mois, c'est à dire 15 ans
avec la location.
Voyons
à présent les conditions qui peuvent être proposées à l'acquéreur qui va
devoir souscrire un prêt pour occuper un logement. En fonction des Institutions
Financières qui pratiquent, conformément à la règle du système, des taux
d'intérêts très inégaux, notre réflexion va surtout mettre en évidence la
pratique financière, puisque de toute façon, en se créant systématiquement,
l'argent ne fera qu'aggraver les déséquilibres.
Avec
un organisme de prêts A, pour un prêt de 150.000 euros sur 20 ans, le coût
total du crédit, intérêts, assurances et frais de dossier, s'élèvera à
33.281 euros, soit un remboursement de 763,67 euros par mois pendant 240 mois.
Avec
un autre organisme B pour un prêt d'un même montant et d'une même durée, le
coût total du crédit s'élèvera à 43.075 euros, soit 804,48 euros de
remboursement par mois, toujours pendant 240 mois.
Dans
le plus mauvais des cas avec l'organisme B, nous constatons que le montant du
remboursement de 804,48 euros est inférieur au prix du loyer fixé sur une période
courte d'amortissement qui s'établissait à 833,33 euros de loyer par mois. Il
est clair que pour obtenir la sécurité du logement, il est préférable d'accéder
à la propriété, à condition de faire les efforts nécessaires pour trouver
le meilleur organisme de prêt, de bien négocier son prêt, et de savoir
exactement jusqu'à quelle somme on sera capable d'assurer le remboursement, et
pour combien de temps, même lorsqu'on est protégé par les assurances pour
certains risques. Donc, dans le plus mauvais des cas, après être devenu propriétaire
d'un logement qui aura coûté 100.000 euros à sa construction, que l'on m'aura
vendu 150.000 euros et que j'aurais réellement payé en 240 mensualités de
804,48 pour un total de 193.075 euros, quelles conclusions peut-on avancer.
-
Pendant 20 ans en restant locataire et en
admettant que le loyer soit resté fixe au montant de 833,33 euros par mois,
j'aurais payé 200.000 euros et je n'aurai rien. Au pire, si le propriétaire,
qui est déjà deux fois remboursé de son investissement veut quadrupler la
mise et décide de vendre le logement 200.000 euros, je me retrouve obligé de
quitter les lieux et de chercher un autre logement. Il me reste bien sûr, la
possibilité d'acheter ce logement, mais dans ce cas, l'emprunt passera de
150.000 à 200.000 € pour le même produit, et c'est pour cela que dans le
système actuel, la progression de l'endettement est inévitable. Jusqu'à présent,
pour arrêter la progression de l'endettement et apporter une véritable
solution à la crise du logement, aucun responsable politique n'a eu la
clairvoyance de reconnaître le droit légitime le plus fondamental qui soit, au
locataire d'un logement qui paye régulièrement un loyer. Pourtant, il est indéniable
qu'il a largement remboursé le coût de la construction en payant un loyer
pendant des dizaines d'années. Cette injustice ne pourra pas durer indéfiniment,
et pour maîtriser l'endettement, la justice finira bien par triompher en nous
obligeant à trouver des solutions.
-
En devenant propriétaire de mon logement
qui après 20 ans a une valeur de 193.075 euros, par rapport au remboursement de
l'endettement, je n'ai plus rien à payer et je suis libre d'en disposer à ma
guise. Je peux l'occuper aussi longtemps qu'il me plaira, le louer ou le vendre.
Si j'étais resté locataire, j'aurais peut être gardé la possibilité
d'occuper ce logement, en continuant de verser le loyer et d'enrichir le propriétaire,
mais sans aucune garantie.
Cette
explication sur l'endettement obligatoire pour se loger est résumée, car pour
expliquer totalement les effets pernicieux de la location appliquée au logement
cela demanderait beaucoup de pages. L'important est de bien comprendre
l'existence des droits inégaux institués entre le propriétaire et le
locataire d'un logement, et surtout de reconnaître qu'ils sont les causes de la
progression infernale de l'endettement, et par conséquences de l'aggravation
des déséquilibres socio-économiques.
En raisonnant avec
les théories économiques qui sont actuellement enseignées, nous sommes entraînés
dans une spirale sans fin de chiffres qui sont concrétisés par de l'argent.
Ces théories erronées consistent à accumuler des chiffres, sans avoir la présence
d'esprit de réfléchir, pour reconnaître que non seulement, cela n'a aucun
sens, mais que de plus, il y a un manque total d'intelligence.
En
reprenant l'exemple d'un logement qui a un coût de construction de 100.000 €,
lorsqu'il est terminé, qui est vendu 150.000 €, et qui, suite à l'emprunt,
prendra une valeur financière de
193.075 €, en remboursant 804,48 € pendant 240 mois, il y a de nombreuses questions à se poser.
En
mettant clairement en évidence la différence entre les trois formes de valeurs
qui permettent d'établir le fonctionnement de l'économie, les questions
tombent sous le sens.
En
premier il y a la valeur temporaire à disparition rapide.
Elle concerne les produits et les services qui ont un temps court entre leur
production et leur consommation. Par exemple, la consultation chez un médecin,
l'entretien de la chevelure auprès du coiffeur, l'utilisation d'un moyen de
transport en commun, et en général la majorité des produits alimentaires.
Cette valeur est temporaire au sens négatif, puisqu'elle est destinée à une
disparition définitive, et qu'il faut continuellement la renouveler par le
travail.
Après,
il y a la valeur temporaire à disparition lente.
Cette forme de valeur s'adresse aux produits et objets qui, à partir du moment
où ils sont produit, mettent un temps relativement long avant de disparaître.
Les consommateurs peuvent les utiliser sur une longue période, et leur valeur
perd toute signification selon les cas. Prenons le cas des meubles, des
outillages, de l'automobile, de l'électroménager, du mobilier de bureau, et de
bien autres choses encore. Cette valeur est également temporaire, mais avant de
disparaître, elle peut varier dans les deux sens, en fonction des mises en
vente par des consommateurs qui voudront s'en séparer.
Arrive
ensuite la valeur de longue durée.
Cette valeur est attribuée aux biens, objets ou produits qui, après leur délimitation,
réalisation ou construction, seront utilisées sur une période très longue
par de nombreux consommateurs. Par exemple, on peut citer, un terrain, une œuvre
d'art, un bâtiment, un ouvrage ou un édifice public. Cette valeur de longue
durée attribuée au départ, sera également temporaire, mais au sens
cumulatif, puisque dans le système actuel, elle sera automatiquement entraînée
vers la hausse. Certes, certains produits sortent du système, parce qu'ils ne
sont plus ou pas commercialisables. Par exemple les œuvres d'art qui sont la
propriété des musées nationaux, les églises, les mairies, les routes ou les
ponts qui ne sont pas à vendre, mais qui ont pourtant un coût de construction.
Ce n'est pas le cas des terrains et des bâtiments d'habitation.
Enfin,
pour faire fonctionner le tout, nous avons la valeur argent, moyen de mesure qui
permet d'attribuer facilement des chiffres aux différentes valeurs pour en définir
les prix. Ensuite, avec cette valeur argent, il devient facile d'effectuer les
échanges. Étant tributaire des trois formes de valeur marchande, la valeur
argent va se créer automatiquement pour répondre à la frénésie cupide d'une
société ignorante et mal organisée.
Avec
ces trois formes de valeur, attribuées par la valeur argent, il devient facile
de dire qu'en réalité, la société utilise essentiellement la première forme
pour tout réaliser, à des prix qui correspondent à des journées de travail
cumulées. C'est ensuite que les esprits cupides s'emploient à utiliser les
droits inégaux institués. Ils renchérissent sur les valeurs, et cela entraîne
la surévaluation automatique des prix.
Il
est probable que les esprits cupides, auront beaucoup de mal à comprendre,
d'eux-mêmes, que la stabilité de la société dépend totalement de la
circulation continuelle de l'argent dans les circuits économiques. Dans le système
actuel, cette circulation est mauvaise parce que ceux qui ont l'état d'esprit
capitaliste, le retire de l'économie pour l'accumuler dans la finance. Avec une
bonne circulation qui maintiendra l'argent dans l'économie, il faut peu
d'argent pour la faire fonctionner, en produisant tout ce que notre esprit est
capable d'imagier, et cela se démontre facilement par l'exemple suivant :
Toujours
avec une population de 60 millions d'individus, en admettant qu'elle a les
possibilités de réaliser par son travail, une somme de valeurs évaluée à 6
milliards d'euros par jour. Ces 6 milliards d'€ vont représenter les, résultats
de toutes les activités professionnelles, pour fournir à l'ensemble de la
population tous les services, biens, objets et produits, dont elle a besoin. En
clair, cela donne en moyenne, un pouvoir d'achat de 100 euros par personne et
par jour. Soit, 3.000 euros par mois par personne et 12.000 € pour une famille
de 4 personnes. Cela est possible, à condition de répartir convenablement les
6 milliards, en valeurs argent, pour qu'ils restent dans l'économie en
permettant de consommer les 6 milliards de valeurs marchandes réalisées chaque
jour. En restant continuellement dans l'économie, la valeur argent va se
retrouver immédiatement disponibles le jour suivant, afin de réaliser une
somme de valeurs marchandes sensiblement identique de jour en jour. Avec 6
milliards d'euros en circulation continuelle, cela permet à une population de
60 millions de personnes de faire fonctionner infiniment son économie, en réalisant
tout ce dont elle a besoin. Le problème, c'est qu'à cause des droits inégaux,
des esprits cupides vont retirer une partie des 6 milliards € pour les placer
dans la finance, et de jour en jour, cela va entraîner la progression des déséquilibres
par un manque d'argent dans les circuits économiques.
Dans
la logique d'un bon fonctionnement de l'économie, les 6 milliards d'euros en
circulation continuelle seront simultanément enregistrés sur les comptes, dans
chacune des deux colonnes débit et crédit. Comme tous les individus qui
composent une population sont à la fois producteurs et consommateurs des
valeurs marchandes réalisées. N'étant pas tous, uniquement des producteurs ou
des consommateurs, chacun sera créditeur des valeurs qu'il aura réalisées et
vendues, en étant producteur. A l'inverse, il sera consommateur et débiteur de
celles qu'il aura achetées. Ainsi, jour après jour, les 6 milliards
s'inscriront en équilibre permanent entre les débits et les crédits. Mais
voilà, pour obtenir un bon fonctionnement de l'économie, il faut commencer par
transformer les rapports socio-économiques dans l'entreprise. Pour cela, il n'y
a qu'un moyen qui est d'agir pour passer de l'inégalité à l'égalité des
droits économiques sur les résultats du travail collectif.
Il est vrai que pour établir le coût définitif des produits qui demandent des jours, des mois, voir des années de travail, il n'est pas possible de faire autrement que d'additionner les différents coûts qui concernent chacun des produits qui exigent cette information. Mais ce n'est qu'une information qu'il est utile de connaître, et c'est tout. En rien, elle ne s'oppose à l'explication qui démontre que pour faire fonctionner correctement l'économie, il suffit d'une somme d'argent suffisante en circulation continuelle. Le problème, c'est que dans le système actuel, cette somme d'argent n'est jamais suffisante, par rapport aux valeurs marchandes réalisées, et pourtant cet argent existe, mais à cause des droits inégaux institués, sa répartition est mauvaise, parce que des esprits malsains et ignorants ne pensent qu'à accumuler l'argent.
En restant sur notre exemple des 6 milliards d'euros, suffisants pour faire fonctionner l'économie, il est vrai également qu'après 30 jours, cela représentera 180 milliards de transactions commerciales, et sur un an, la somme s'élèvera à 2.195 milliards. Mais là encore ces chiffres ne seront que des informations, sans autre signification, autres que celles des obnubilés par la progression des chiffres.
Pour l'instant, nous
sommes dans un mauvais système économique, puisque la somme des valeurs
argent, qui servent à échanger les valeurs marchandes réalisées chaque jour,
ne reste pas dans l'économie. Dans toutes les entreprises qui sont dirigées
par des individus qui ont la mentalité capitaliste, la totalité du produit des
ventes des valeurs marchandes réalisées ne sera pas maintenue dans l'économie
sous forme de pouvoir d'achat, parce que ce n'est pas son but. Son but est de réaliser
des profits destinés uniquement aux propriétaires de l'entreprise. Or, ces
propriétaires actionnaires ne vont pas consacrer cet argent à l'achat des
produits du travail, mais à l'acquisition de produits financiers, sous les
formes d'actions ou de placements auprès des organismes de crédits, pour répondre
à la demande croissante d'endettement.
Il
est indéniable que de jour en jour, l'argent des profits s'accumule dans la
finance et qu'il manque dans l'économie pour consommer normalement les produits
du travail. Qu'importe diront des ignorants, puisque dans le présent, les
travailleurs ont la liberté de s'endetter pour consommer ce qu'ils produisent,
et qu'ils paieront plus tard. Avec cette mentalité, c'est le comble de
l'ignorance, qui les rend incapable de comprendre que plus tard, si les rapports
socio-économiques ne changent pas, la situation des travailleurs deviendra pire
qu'aujourd'hui. Non seulement leurs salaires continueront de stagner ou diminuer
pour accroître les profits, mais en plus, les sommes qui seront consacrées aux
remboursements des dettes entraîneront la réduction de l'ensemble du pouvoir
d'achat des travailleurs.
Pour
prendre conscience de cette l'obligation d'avoir recours à l'endettement, dans
le système économique actuel, trois précisions s'imposent. Ce système nous
entraîne vers une période très agitée. Il faudra bien trouver des modalités
d'arrangements entre une minorité de financiers
multi-milliardaires, mais ignorants, et la majorité de la société qui est
dans l'attente légitime d'un système qui instituera une véritable justice
sociale. Avec ce système, les spoliations, les frustrations, le mépris et
autres compromissions douteuses ne seront plus possible. Et pour cela, il
n'existe qu'une solution qui est d'instituer l'égalité des droits économiques
entre tous.
Cette
explication ne serait pas complète si elle ne mettait pas en évidence la frénésie
boulimique des chiffres de l'état d'esprit capitaliste. Les individus qui sont
obsédés par l'appât du gain ne pensent qu'à accumuler les milliards, et la
majorité les laisse faire sans rien comprendre. Pourtant, tous les jours, les médias
nous informent sur les milliards qui sont à la disposition des très gros
capitalistes, non pas pour investir, mais pour agrandir leurs empires
financiers, et si cela devient nécessaire, corrompre des responsables, des
fonctionnaires et autres personnalités politiques. Sur ce sujet, le vaste
domaine de l'immobilier est révélateur, car le grave problème du logement
peut rapidement trouver des solutions, mais à condition de le vouloir. En
prenant par exemple un logement évalué à un coût de construction de 100.000
€. En réalité, cela représente
des sommes cumulées de valeurs en journées de travail de salariés qui, chacun
selon ses compétences, conçoivent, réalisent, fabriquent, transportent, et
assemblent tout ce qui est nécessaire à cette construction. Dans leur
ensemble, les salariés qui ont contribué à la construction de ce logement ont
tous été régulièrement rétribués pour ce réaliser, avec de l'argent qui
existe et qui est déjà en circulation. On peut admettre que de l'argent a été
dépensé chaque jour, mais qu'il n'y a eu aucune
recette, puisque le logement ne devient consommable qu'à la fin des
travaux. Il faut donc pouvoir disposer de cet argent pour les financer, et c'est
là qu'il faut chercher à savoir d'où est venu l'argent pour réaliser le
logement ? À cette question, il y a trois réponses principales.
La
première réponse, est la plus satisfaisante. Cet argent vient directement de
celui ou celle qui va occuper le logement. Cette personne dispose des 100.000
euros. Elle va payer au fur et à mesure de l'avancement des travaux, en
respectant un plan de financement établi entre le promoteur et l'acquéreur du
logement. Le promoteur ne fait aucune avance de fonds, et sa rémunération est
comprise dans les 100.000 €. Il faut remarquer que dans ce cas, il n'y a pas
de déséquilibre des comptes entre les dépenses et les recettes, et pas de
renchérissement sur la valeur marchande qui a été réalisée.
La
deuxième réponse est limitée dans ses effets pervers, mais elle déclenche
quand même des déséquilibres. Pour occuper le logement, une personne veut accéder
à la propriété, mais elle ne dispose pas de l'argent demandé qui est de
150.000 € pour les raisons suivantes. Le promoteur a lui-même financé la
construction, il a fait appel à des financiers, et ils veulent rapidement réaliser
un profit important. En reprenant les chiffres exposés précédemment, pour
devenir propriétaire de son logement cette personne va devoir payer 804,48
euros par mois pendant 240 mois. Cela veut dire que la valeur marchande du
produit logement passera de 100.000 à 193.075 euros sur 20 ans, soit une
progression de 93.075 € au total, ce qui donne un déséquilibre de12,75 euros
par jour, 387,81 € par mois et 4.653,75 € par an. Ce déséquilibre est un
manque de pouvoir d'achat entre la somme des valeurs produites destinées à être
consommées et les sommes des valeurs disponibles permettant de consommer. Et
dans le cas présenté ici cela va durer 20 ans.
Avec
la troisième réponse les effets pervers des déséquilibres n'ont pas de
limite, car le locataire qui va occuper le logement va le financer indéfiniment.
Pour établir des chiffres donnons l'explication sur 20 ans, avec un loyer de
833,33 euros par mois, ce qui signifie que la valeur marchande du produit
logement est passé à 200.000 euros, soit une progression totale de 100.000 €
de déséquilibre, soit de 13,69 €, par jour, de 410,70 € mois, et de
4.996,85 € par an.
Pour
certains, ces chiffres peu élevés
n'ont qu'une importance insignifiante et sans intérêt, et cela est une grave
erreur qui résulte de l'ignorance sur le mouvement cumulatif du système économique
actuel. Ils prennent une toute autre dimension si on les répercute sur une
importante quantité de logements. Voyons ce que ça donne avec des quantités
différentes de logements.
En valeur argent euros
|
Nombre
de logements |
Déséquilibre Par
jour |
Déséquilibre Par
mois |
Déséquilibre Par
an |
Sur
20 ans En
milliards |
|
1 |
13,69 |
410,70 |
4.996,85 |
0,000.099 |
|
10.000 |
136.900 |
4.107.000 |
49.968.500 |
0,999 |
|
100.000 |
1.369.000 |
41.070.000 |
499.685.000 |
9.993 |
|
1.000.000 |
13.690.000 |
410.700.000 |
4.996.850.000 |
99.937 |
|
10.000.000 |
136.900.000 |
4.107.000.000 |
49.968.500.000 |
999.370 |
Il
n'y a pas que le secteur économique du logement qui entraîne la progression
des déséquilibres économiques, entre les valeurs marchandes réalisées par
le travail et la répartition de la valeur argent pour les consommer. Toutes les
activités humaines sont dans le même système, mais c'est le logement qui
permet de retirer les sommes d'argent les plus importantes de l'économie, pour
les amasser dans la finance. Pour en avoir les preuves, il suffit d'identifier
les propriétaires des immeubles. En général, ce sont des sociétés financières,
des compagnies d'assurances et des consortiums d'entreprises. Depuis 50 ans,
avec le 1% sur les salaires consacré au logement, ils gèrent un fabuleux
pactole avec le versement des loyers, de logements qui sont déjà largement
remboursés. Certes, la totalité de l'argent des loyers ne va pas dans la
finance, car il faut bien rétribuer le personnel qui travaille dans les
entreprises qui sont propriétaires des
logements, faire également des travaux pour les entretenir et payer les impôts
fonciers. Malgré cet argent qui retourne dans l'économie, celui qui est détourné
de sa fonction logique qui est d'évaluer et d'échanger, représente des sommes
considérables qui entraînent la progression des déséquilibres.
S'il
y a des déséquilibres économiques, cela concerne obligatoirement des
individus qui composent une population. Des personnes les subissent et en
souffrent, alors que d'autres en bénéficient et se lamentent de cette
souffrance, en évitant surtout de chercher à comprendre d'où elle provient,
et s'il est possible d'y mettre fin. Tout le monde sait que les riches
deviennent de plus en plus riches, mais en majorité, les gens pensent qu'il n'y
à rien à faire en disant "Il y a toujours eu des riches et des pauvres et
il y en aura toujours" Cette résignation
relève de l'ignorance, car si des gens deviennent riches, il y a forcément une
cause, et si elle a toujours existé, c'est qu'elle remonte à l'origine de
l'humanité. Des gens deviennent riches, parce qu'ils ont un comportement cupide
et dominateur. Par force autoritaire ou par compétence, ils exercent des droits
inégaux sur les produits du travail de ceux qui se résignent ou se laissent
faire. Tout résulte des rapports socio-économiques qui s'établissent selon l'évolution.
Au début, en raison de la loi des inégalités naturelles entre les hommes,
c'est uniquement la loi du plus fort qui domine. Mais comme les hommes ont une
conscience, ils réprouvent les atrocités et instituent le droit en oubliant
les inégalités. Naturellement, en restant sous l'emprise des inégalités
perverses, les esprits cupides et avides, vont utiliser les pouvoirs politiques
pour instituer l'inégalité des droits dans l'entreprise, au profit du propriétaire.
En subissant de nombreux abus inqualifiables des propriétaires, des
travailleurs se révoltent et entrent périodiquement en conflit avec leur
patron. Depuis bientôt deux siècles, les multiples sursauts de survie des
travailleurs en colère contre l'autorité patronale instituée, ont apporté
des résultats, mais pas la solution. Ces luttes ont obligé les différents
pouvoirs politiques à prendre des décisions pour limiter les abus des patrons,
en reconnaissant des droits légaux aux travailleurs. Il faut citer, le droit de
grève, le droit sur la durée du temps de travail, le droit à une assurance
maladie, le droit à des congés payés, le droit à la retraite, le droit à la
formation, et d'autres droits encore, mais cela ne résout rien, puisqu'il n'y a
pas le droit au travail, qu'il y a des millions de chômeurs, et que les patrons
ont le droit de délocaliser leur entreprise, sans se soucier des victimes d'une
cupidité aussi désastreuse. Le problème fondamental des rapports socio-économiques,
concernant le travail dans l'entreprise est devenu crucial. En accordant différents
droits aux travailleurs qui viennent dans l'entreprise pour gagner leur vie, en
produisant toutes les richesses, mais en leur reconnaissant aucun droit sur le
produit de leur travail, les pouvoirs politiques ont démontré leur carence.
Leur incompétence qui dure depuis trop
longtemps, a déjà des conséquences catastrophiques sur l'environnement. Tous
les responsables politiques les déplorent, sans jamais chercher à en connaître
les causes. Pourtant, il est clair qu'en reconnaissant aux travailleurs leurs
droits les plus élémentaires et légitimes sur le produit de leur travail, les
patrons ne pourraient plus les obliger à réaliser des produits nuisibles à
l'intérêt général. Par cupidité sordide des plus néfastes, tous les jours,
uniquement pour accumuler de l'argent, des patrons obligent leurs salariés à
exécuter des ordres contestables. S'ils refusent, rien ne les protège et ils
perdent leur emploi à cause des droits inégaux institués.
Le
jour où les travailleurs comprendront, que pour résoudre le problème des
rapports socio-économiques dans l'entreprise, ils ne doivent compter que sur
eux-mêmes, tout commencera à changer. C'est alors qu'une nouvelle page s'écrira
dans l'histoire de l'humanité, et cette fois-ci, elle sera décisive, car la
gravité des problèmes à résoudre va nous obliger à trouver de bonnes
solutions.
En
obtenant l'égalité des droits économiques dans leur entreprise, les
travailleurs mettent immédiatement fin aux conflits qui proviennent des droits
inégaux institués. Les problèmes de grève, de temps de travail, de congés,
d'assurance maladie, de retraite, de formation, de salaire, etc. sont
directement discutés et solutionnés par toutes les personnes qui composent
l'entreprise à égalité des droits. Parmi elles, comme dans toutes les sociétés
qui ont l'instinct de survie et le bon sens de l'intérêt commun, chacune de
ces personnes trouvera sa place dans l'entreprise, en fonction de ses compétences,
de ses qualités, de ses efforts, et du développement de ses facultés
professionnelles. Mais aucune ne pourra plus détenir le pouvoir autoritaire et
dictatorial que lui confère le droit de propriété, puisque tous les
travailleurs deviendront propriétaires de leur entreprise, par simple conséquence
logique des droits égaux institués.
Pour
l'instant, les rapports socio-économiques fondés sur l'inégalité des droits
sont toujours en pratique. Comme chaque jour, ils entraînent un déséquilibre
permanent entre la totalité des valeurs marchandes produites par les
travailleurs, et la totalité de la valeur argent qu'ils reçoivent, il faut
bien leur proposer un moyen pour consommer les produits qu'ils réalisent par
leur travail. Ce moyen, c'est l'endettement qui a pour conséquence systématique
d'aggraver les déséquilibres. Toute personne qui décide de s'endetter pour
consommer, peut se retrouver dans un engrenage quelle aura du mal à contrôler,
si elle ne dispose pas d'un enseignement économique élémentaire. C'est pour
cela qu'il est important de définir les droits de l'emprunteur.
Qui
a le droit d'avoir recours à l'endettement
et
jusqu'à quel montant ?
L'endettement n'est certainement pas le remède miracle qui peut conduire à trouver les solutions aux problèmes économiques. Puisque nous sommes dans un système économique, qui entraîne la progression des déséquilibres entre le monde du travail et le monde de la finance, le monde du travail doit trouver les moyens de vivre avec, ces déséquilibres, en essayant de limiter les dégâts. Le recours à l'emprunt est une pratique utilisée par beaucoup de travailleurs pour acquérir différentes choses, mais tous les travailleurs ne remplissent pas les mêmes conditions pour gérer un emprunt. Sur ce sujet, les inégalités naturelles vont immédiatement intervenir, pour savoir si la personne concernée est capable de répondre à toutes les obligations qui s'imposent à tout emprunteur.
A suivre ...