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Organisation Toute vie en société implique une organisation
des
éléments qui composent un groupe d'individus. Le nombre d'individus va contribuer à définir la structure de
l'organisation. Lorsque le nombre d'individus composant un groupe est peu important, l'organisation
repose sur
des bases élémentaires. Dans ce cas, chacun peut
intervenir pour donner son
avis et les inégalités de raisonnement
s'identifient rapidement. Cette
communication de proximité permet de
concilier les différentes conceptions, dans le libre
fonctionnement de la
démocratie. Par contre, dès que le nombre
d'individus augmente, les
communications interactives qui sont les bases d'une organisation
démocratique s'estompent puis
disparaissent. Elles laissent place à la communication
directionnelle. Cette
communication se transforme en information
hégémonique qui, à cause de
l'ignorance sur les inégalités, est
forcément à la recherche d'une
suprématie.
A tous les niveaux, les organisations deviennent alors totalement
tributaires
des personnalités qui les dirigent ou les dominent.
Les structures qui entendent préserver les communications interactives doivent obligatoirement tenir compte du nombre de personnes à organiser. Dans ces conditions, elles doivent concevoir l'organisation adaptée à cette situation.
Cela veut dire que tous les sites structurés qui
interviennent sur Internet détiennent les
possibilités
d'être en communication directe avec les personnes qui ont
accès au Net, et par répercussion, avec le monde
entier.
Le nombre de personnes à organiser en rapport avec chaque
site
est indéfinissable. Lorsque un site est organisé
en laissant penser à ses visiteurs qu'il leur refuse la
liberté d'exprimer des remarques, propositions ou griefs,
cela
démontre qu'en entravant l'interactivité, les
responsables du site sont inconsciemment sous
l'emprise des droits inégaux. Ils ne parviennent pas
à se
dégager de leurs certitudes, et n'admettent pas qu'on puisse
les
mettre en présence de l'épreuve de
vérité.
Ils ne s'interrogent jamais par une remise en cause de leurs
convictions, Dans leurs démarches, ils restent totalement
dominés par la culture de la propriété
privée, du secret, de l'espionnage et de la
conspiration. Ce comportement est propre à toute personne
qui a
des choses à cacher, ou qui pratique des actions
malveillantes,
donc inavouables. Les temps mémoriaux de l'inquisition, des
persécutions et des privilèges, sont toujours des
pratiques possibles gravées dans la
mémoire de ces
personnes, et elles veulent soit les pratiquer, soit s'en
protéger. Si dans l'organisation des communications, des
responsables et dirigeants imposent des filtrages; avec mot de passe,
modérateurs, censeurs, silence dissuasif, identification
limitée à un prénom, absence de
réponse à un courrier qui relève d'un
mépris
significatif, il ne peut pas y avoir de saines, indispensables et
salutaires réactivités dans les communications.
Les
intervenants sur ce type de site vont continuellement
réciter
des chapelets et exposer les mêmes banalités
litaniques
qui envahissent l'espace médiatique. Les idées ou
propositions créatives ne peuvent pas y trouver pas leur
place.
Plus ou moins rapidement, avec cette forme non formulée,
mais
structurée sur les inégalités, ce type
de site
va se refermer sur lui-même et tourner en rond. L'organisation sous l'emprise de pouvoirs fondés sur les droits inégaux.
Lorsque l'exécutif exerce un
pouvoir omnipotent sur le législatif, l'administratif et le
judiciaire, il y a établissement d'une dictature ou d'un
régime
totalitaire. Pour se faire entendre et préserver ses droits
de communication, l'individu démocrate est contraint de
consacrer son énergie au renversement de ce
régime. Lorsque
la constitution équilibre la répartition des
pouvoirs, les institutions établissent l'organisation des
différentes responsabilités dans le
fonctionnement de la
société. En régime
démocratique, avec le Suffrage Universel, en choisissant ses
représentants, le peuple a le droit de communiquer avec eux.
Les élus ont pour
tâche de faire fonctionner l'État avec le
Président de la
République et le gouvernement,
l'administration avec le parlement composé des
députés et
sénateurs, les régions avec les conseillers
régionaux, les
départements avec les conseillers
généraux, les
communes avec les conseillers municipaux. Tout cela
représente
beaucoup d'élus, mais que font-ils pour
réduire les
fractures sociales ? Dans cette organisation
politique, la constitution est la référence, mais
les pouvoirs législatifs et exécutifs ont les
possibilités de modifier les institutions
conformément au
texte constitutionnel. En réalité, les
institutions attribuent des pouvoirs inégaux à
différents niveaux. Pour obtenir ces pouvoirs, des
élus ont
sollicité les suffrages de leurs concitoyens, afin d'occuper
les
fonctions qui permettent légalement d'exercer des droits
inégaux. Il n'y a rien à dire puisque cette
organisation est conforme à la constitution et aux
institutions.
Pourtant, il y a mauvais fonctionnement de la
société, et
certains élus ne se privent pas de le dire, mais ils ne
peuvent rien
faire pour transformer cette réalité, et cela
s'explique. Les individus
piégés par les institutions.
Pour parvenir à la fonction qu'il occupe, chaque
élu a
dépensé beaucoup d'énergie dans la
pratique d'un
raisonnement qui avait pour objectif d'atteindre cette fonction. Il est
important de définir ce raisonnement pour
connaître et
comprendre les intentions qui l'ont poussé à
s'activer
pour devenir "élu". Si ses intentions étaient
louables,
en tant qu'élu et en raison de la gravité de la
situation, il peut constater
qu'il n'est pas encore parvenu à les faire admettre par ses
collègues élus, pour changer de
système
économique et social. Si son but était de
maintenir ce
système fondé sur
l'inégalité des droits,
afin d'accéder
à un pouvoir lui permettant d'exercer des droits
inégaux,
il est resté dans la
logique de son raisonnement. Du fait qu'il a atteint son
objectif, il n'est pas possible de lui demander de renier son action.
De plus, dans cette démarche, il pense qu'on ne peut rien
lui
reprocher, puisque beaucoup d'individus
détiennent les possibilités de faire comme lui en
se présentant aux élections. Avec ce
raisonnement, il est
totalement sous l'emprise inconsciente des
inégalités. Il
ne
conçoit pas qu'il puisse en être autrement pour
accéder à un pouvoir quelconque. Reste
à savoir
s'il est
possible d'établir, puis d'accéder à
une nouvelle
forme de pouvoir en
proposant d'abolir les droits inégaux institués ? L'individu peut se libérer des
institutions fondées sur l'inégalité
des droits.
Par contre, en expliquant les conséquences des droits
inégaux, l'individu peut se libérer de ces
institutions
mal adaptées. Dans ces
conditions, il dispose d'une solution qui est de
travailler à l'élaboration d'une nouvelle
organisation
globale qui se justifiera par deux actions principales.
Systématiquement, elles se répercuteront sur
l'organisation politique. Projet d'organisations fondées
sur l'égalité des droits.
Ce projet de fonctionnement de la
société peut paraître utopique et
irréalisable, mais pourtant, le choix de
société
est sans équivoque. Ou bien nous restons dans l'organisation
actuelle fondée sur l'inégalité des
droits, et la
situation ne fera qu'empirer ou, à l'inverse, nous
décidons de nous en dégager. Dans ce cas, il faut
partir
sur des bases constructives et ne plus se contenter de se lamenter ou
de vociférer contre toutes les calamités qui nous
assaillent, nous excèdent et nous révoltent,
parce
qu'elles résultent de l'ignorance des dirigeants sur le
fonctionnement de l'économie, et cela se
répercute sur l'ensemble de la société. L'entreprise fondée sur l'égalité des droits économiques.
La première structure à réorganiser
est l'entreprise, là où les gens viennent
travailler pour produire les richesses et gagner leur vie. Dans les
entreprises fondées sur l'égalité des
droits économiques, les salariés cessent
d'abandonner le fruit de leur travail à leurs employeurs.
Ils sont rétribués par des salaires
inégaux en fonction de leurs compétences, mais
exercent leurs droits légitimes et égaux sur les
résultats de leur travail collectif. Droits égaux
dans la
répartition des profits, qui, en
réalité,
représentent un enrichissement collectif propre à
chaque
entreprise. |