Économie
Aussi longtemps que l'ignorance sur le fonctionnement de
l'économie subsistera, l'évolution de
l'humanité
s'effectuera dans le chaos. Les différentes formes de
sociétés continueront
de se développer dans la confusion en engendrant
de nombreuses sortes
d'antagonismes. Dans leur diversité, les
sociétés
resteront sous l'emprise des inégalités sans rien
comprendre.
Si l'on se réfère à l'Histoire, il
est
indéniable que les rivalité néfastes
aboutissent
souvent à la barbarie. Les
conflits partent de comportements d'individus inconscients pervertis
par les inégalités. Ils conçoivent
qu'ils peuvent
exercer des droits inégaux sur leurs semblables et cette
conception altère leurs facultés. Lorsque ces
pervers parviennent
à rassembler des partisans pour imposer leurs convictions
belliqueuses en invoquant la force et la violence, c'est alors qu'il y
a danger. Ces individus ont pour principale ambition d'asservir,
d'opprimer et de persécuter les personnes qui s'opposent ou
refusent de les suivre. Ils sont intolérants. S'ils
parviennent
à exercer un pouvoir qui leur permet de
déclencher des conflits, le plus souvent, ceux-ci
finissent par
dégénérer en affrontements
collectifs entre les peuples avec leurs cortèges
d'atrocités.
En
avançant l'hypothèse que les conflits
résultent de
l'ignorance sur le fonctionnement de l'économie, rien n'est
prouvé. Il
est donc indispensable d'effectuer des recherches pour enfin
aboutir
à des explications
irréfutables sur ce sujet fondamental. Un jour, il faudra
bien
savoir pourquoi les tyrans, ou
autres despotes, parviennent à prendre l'ascendant sur leurs
semblables ? Si ce n'est pas par ignorance des populations qui manquent
de connaissance sur l'économie, il faudra alors rechercher
une autre cause. L'Histoire de
l'humanité et l'analyse de la
situation présente, ne cessent de nous
démontrer que cette ignorance est incontestable, mais
faut-il
encore avoir la volonté de l'admettre.
Qui est capable d'effectuer ces recherches pour mettre fin à
cette ignorance ?
Certainement pas les enseignants, savants professeurs, ou autres
experts enfermés dans leurs certitudes. Les diffuseurs du
"savoir" se contentent
d'inculquer des théories erronées provenant
d'économistes couronnés par des prix Nobel, ou
gratifiés par d'autres hommages honorifiques. En colportant
l'incompétence, les spécialistes en économie sont victimes de leur
soumission
aux idées reçues. Face à
l'adversité de
ceux qui refusent cette soumission, la situation s'aggrave, et les
élites sombrent dans les discours stériles et les
critiques
négatives. En l'absence d'une volonté de
recherche
permettant d'aboutir à des
explications constructives, les responsables sont devenus incapables
de
s'interroger sur la cause de la progression des
déséquilibres socio-économiques.
Dans ces conditions, il appartient à toute personne
consciente
des réalités de se substituer à cette
carence.
Toute citoyenne, et tout citoyen est en droit de
réfléchir sur le fonctionnement de
l'économie en
se posant des questions élémentaires. Par exemple
:
- En majorité, les gens savent lire écrire et compter, mais
combien sont-ils à savoir définir clairement les éléments de base qui composent
l'économie ?
- Nous avons tous conscience des différents mouvements
continuels des choses, mais combien sommes nous à pouvoir
avancer des explications précises sur les mouvements
variables
des éléments économiques ?
C'est en se posant ce genre de questions, et beaucoup d'autres, qu'il
deviendra alors possible de comprendre le fonctionnement de
l'économie. Il est clair qu'aussi longtemps que ceux et
celles
qui contestent la société actuelle ne
parviendront pas
à s'organiser pour construire la structure qui leur
permettra de
s'interroger sur l'organisation
de l'économie, ils resteront impuissants. Sans une
interaction des contestataires, rien ne pourra changer
sur le fond, dans les rapports sociaux entre les individus.
L'économie
intervient continuellement sur notre existence, et elle ne peut changer
que par une volonté politique citoyenne. Il est
évident
qu'elle ne pourra jamais se transformer toute seule. Tant que nous ne
saurons pas expliquer cette réalité, pour en
faire une
information généralisée, la
société continuera de subir l'aggravation de
désastreuses
conséquences qui proviennent de notre ignorance collective
sur
l'économie.
Au regard des nantis et de ceux qui profitent du système, il
est
possible de nier cette prévision sur l'avenir tumultueux de
l'humanité. Malheureusement, ce comportement
négatif ne
pourra jamais changer les réalités de la
situation
présente. Nous constatons les injustices, les drames, les
méfaits, les souffrances et les atrocités, mais
les
responsables sont toujours dans l'incapacité d'en expliquer
la
cause.
Éléments composant l'économie
Essayons de dépasser cette incapacité en
définissant les éléments qui composent
l'économie
Le bon sens nous facilite la tâche pour faire comprendre que
l'économie
représente une organisation créée par
l'homme Elle a continuellement évoluée
en
fonction des facultés et des besoins des
générations successives. Au début du genre
humain, l'économie n'existe pas, mais
déjà, des
hommes commencent à créer de leurs mains les
premiers
éléments, qui deviendront la base de
l'économie.
Ces premiers éléments sont les produits du
travail. Ils
se présentent sous différentes formes dont les
principales sont :
- les pierres taillées pour
obtenir des outils ou des armes.
- les peaux
séchées pour se vêtir et se
protéger
- les herbes tressées pour
obtenir des cordages et faire des assemblages, etc.
En évoluant, les hommes ont continuellement
diversifié
les produits de leur travail, et les différentes
compétences
ont fait apparaître les métiers, les artisans, les
corporations et les professions. En exerçant
différentes
activités, des hommes, par les produits de leur travail ne
pouvaient pas
échapper à deux résultats
automatiques. Les
variétés du travail entraînent
à la fois, à la
diversité des produits, et à la
production croissante de ces produits en fonction des besoins en
évolution permanente.
L'apparition continuelle des nouveaux produits du travail ont fait
comprendre à l'homme individu une première
évidence. Il n'avait ni les capacités ni le temps
de
réaliser de lui-même les produits dont il avait
besoin. De
ce constat, la deuxième évidence coule de source. Puisqu'il n'avait pas les facultés de produire
lui-même
tous les produits dont il avait besoin, mais que d'autres individus les
produisaient, comment les obtenir pacifiquement? Il n'a pas fallu
réfléchir bien longtemps pour comprendre que le
comportement logique était de procéder aux
échanges des produits du travail. Le troc est devenu une
pratique courante, et il n'a jamais cessé d'exister. Cet
alors
qu'une
troisième évidence s'est imposée.
Chaque produit
du travail n'avait pas la même valeur, et le troc a
démontré ses limites. Il est facilement
admissible qu'en fonction du temps passé pour
réaliser un
produit, et des matières qui le composent, chaque
produit du travail à une valeur spécifique. En
clair,
tous les produits du travail ont des prix différents, et
plus
précisément, on peut dire aussi, qu'ils ont des
prix inégaux.
A ce premier niveau de raisonnement, il est déjà
possible
d'identifier les trois premiers éléments qui sont
les bases de l'économie :
- diversité multiple des produits du
travail
en variété, qualité et
quantité.
- utilisation de l'échange
pour obtenir le
produit que l'on ne peut pas réaliser soi-même.
- admettre la notion de valeur
attribuée à chaque produit
Ce sont les produits du travail qui ont fait apparaître les
notions d'échanges et
de valeurs, et par déduction, le commerce, qui, dans un
premier
temps, se satisfait de ces trois éléments. En
elle même,
la valeur n'a aucun sens. Elle prend
réellement son importance qu'en face d'un comportement, d'un
objet, d'un bien, d'un service ou d'un produit que
l'on veut échanger. L'homme
ayant acquit la notion du nombre, cet à dire de compter, 1,
2,
3, etc. il était facile d'attribuer une valeur de mesure
économique aux produits du travail en fixant un nombre
d'unité de mesure à chaque produit. Peu importe
le nom de
l'unité, dès lors qu'il a
été accepté, et devient la
règle de référence d'une population.
Bien avant
l'antiquité, des populations savaient négocier la
valeur
des produits du travail et procéder à leurs
échanges, mais il a fallu attendre cette époque
pour voir
des populations se doter de moyens de
mesure économique sous forme de monnaies. Les monnaies,
récapitulées par le terme "argent" pour faciliter
les
explications, représentent un élément
secondaire
de
l'économie. Cet élément permet
d'attribuer une
valeur et
d'échanger les produits du travail, sans avoir recours au
troc.
Dans l'ordre d'importance de ces
éléments, nous avons, les produits du travail,
les
échanges, les valeurs et l'argent. L'argent peut
disparaître, mais il restera toujours, les produits du
travail,
les échanges et la notion de valeur qui permet de
négocier les échanges.
L'apparition d'une unité de mesure économique
sous forme
de monnaie a totalement transformé le comportement des
êtres humains, et cette transformation nécessite
des
explications.
Les
mouvements continuels des éléments
économiques
Lorsque des populations n'ont pas jugé nécessaire
de s'inventer une
monnaie, cela ne les a pas empêché de
réaliser des produits, de construire des cités et
de
bâtir des édifices. Voir les populations qui
vivaient aux Amériques avant l'arrivée des
européens; voir l'Égypte antique, les civilisations asiatiques et africaines. A
présent, il ne s'agit plus de savoir si l'invention de la
monnaie était nécessaire ou non, mais
de comprendre
la façon de l'utiliser, en fonction des comportements qui
sont
toujours sous l'emprise des inégalités.
Avant l'invention de l'argent les méfaits des
inégalités se faisaient déjà sentir
depuis bien
longtemps, avec
l'esclavage, la soumission à un maître ou le
servage. Ce
n'est donc
pas l'argent qui est la cause
des inégalités, ou des autres
désagréments
reprochés aux hommes. Mais, avec les différents
mouvements des éléments qui composent
l'économie,
cela a facilité l'accumulation de l'argent et
amplifié la progression des inégalités.
Dès notre plus jeune âge nous sommes confrontés à ces mouvements qui deviennent des pratiques quotidiennes.
En
devenant des habitudes, ces mises en mouvement des
éléments économiques sont permanentes.
Dès lors, elles ne peuvent plus attirer notre
attention, alors qu'elles devraient être à la base
des
connaissances économiques. Citons quelques exemples.
Lorsque nous consommons des produits alimentaires indispensables
à notre existence, avons-nous conscience des nombreux et
différents mouvements de transformation, depuis la
fécondation ou l'ensemencement de ces produits avant
d'arriver
dans notre assiette. Arrivée à ce stade final,
chaque
produit représente une somme de valeurs ajoutées
qui a un
prix. Au moment où ces produits alimentaires vont
être
consommés, ils vont disparaître en emportant leur
prix. Il
n'y a plus de valeur marchande, mais cette somme des
différents
mouvements précédents de transformation pour
réaliser chacun de ces produits n'a pas disparu pour autant.
Avant d'arriver au prix de vente final, cette somme en mouvement s'est
continuellement partagée en sommes plus petites qui vont
figurer
sur de nombreux comptes sous les rubriques dépenses et
recettes.
L'ensemble de ces sommes constituent des valeurs économiques
qui
sont en mouvement continuel.
En achetant un vêtement, nous donnons une somme d'argent au
commerçant qui nous vend ce produit du travail qui a
nécessité beaucoup d'activités. Sans
les nommer
toutes, citons-en quelques-unes pour comprendre les
différents
mouvements du produit : récolte ou fabrication du
produit
de base, lin, coton, laine, soie, rayonne, etc. filature, teinture,
tissage, coupe, confection,
conditionnement, transport et finalement vente du produit par le
commerçant et achat par le client consommateur en lui
donnant
une somme d'argent. Là aussi, avant d'arriver à
ce prix
de vente, cette somme s'est successivement constituée par
l'addition de sommes valorisant chaque activité. Avant de
devenir un produit vendable, correspondant à un besoin d'un
consommateur, le vêtement, élément
économique, a effectué un trajet qui
représente
une suite de mouvements.
Cette réalité des mouvements permanents des
éléments économiques s'effectue
également
sur les habitations. Dans ce domaine, ils sont beaucoup plus lent en se
réalisant sur des périodes plus longues et
deviennent
encore moins perceptible à notre attention. Les
constructions et
les édifices qui ont été
réalisé
dans l'Antiquité, et qui existent toujours, ont
résisté à l'épreuve du
temps. Ils
représentent des produits du travail, uniquement
échangeables par un changement de propriétaire,
et qui génèrent continuellement de nouvelles valeurs
économiques. Réfection et entretien des
bâtiments
habités, et en plus, tourisme et recherches pour les
monuments;
pyramides, arènes, temples, enceintes fortifiées,
acropoles, palais, mausolées, forums, etc. De tous temps, et
encore plus de nos jours, les constructions de bâtiments
nécessitent l'activité de nombreuses professions.
Toutes
ces activités sont en mouvement. Elles s'échangent
et
représentent différentes valeurs qui s'additionnent pour
aboutir à un prix d'un produit du travail. Ce produit est
soit
un logement, une maison, une résidence, une usine, un
immeuble,
ou tout autre édifice qu'il soit public ou privé.
Les
mouvements économiques continuels de ces produits du travail
sous forme de biens immobiliers sont facilement admissibles en
énonçant leurs prix. Ils progressent
continuellement sous
la pression des spéculateurs, et finiront par atteindre des
valeurs incompatibles aux équilibres
socio-économiques.
Dès que l'on a compris les réalités
des mouvements
des éléments économiques de base, le
fonctionnement de l'économie devient plus facile
à
comprendre. En résumé, il est plausible
d'admettre
que les produits
du
travail sont
destinés aux échanges
par l'énoncé des valeurs.
Les mouvements de ces trois éléments se
concrétisent à l'aide d'un quatrième
élément qui
est l'argent.
Conséquence
de l'invention de l'argent
C'est à présent que tout doit devenir
très clair
dans les esprits. L'argent est une invention pour donner une valeur
marchande et échanger facilement les produits du travail. A
l'origine, les pouvoirs politiques ont compris qu'en instituant une
monnaie, ils pouvaient obtenir les produits du travail par cet
échange. Comme il est plus facile de frapper des monnaies en
leur attribuant des valeurs importantes, que de réaliser un
produit qui demande beaucoup de travail, l'idée a
été d'émettre de la monnaie pour
acquérir
légalement les produits du travail. Les pouvoirs frappent
les monnaies et en échange ils obtiennent des produits du
travail.
Les réalisateurs des produits les vendent aux pouvoirs
politiques, et en échange ils reçoivent de la
monnaie.
Ensuite, entre-eux, les producteurs de produits peuvent
acquérir
les autres produits qu'ils ne produisent pas eux-mêmes, non
plus
par le troc, mais avec de la monnaie. En instituant cette
facilité dans les échanges, cela
entraîne le
développement du commerce et un commencement d'organisation
de
l'économie qui s'impose de lui-même.
En émettant de la monnaie, les premiers régimes
politiques obtiennent
les produits du travail à bon compte, car il est plus facile
de
frapper monnaie que de fabriquer des produits. Mais, même si
le
mouvement de cette émission de monnaie est continuel, l'État
ne
peut pas s'en satisfaire, car il fonctionne dans un seul sens. La
nouvelle idée est que l'État doit à
présent
inventer un mouvement inverse pour récupérer une
partie
de la monnaie qu'il a émise, et qui circule dans cette
économie primaire. Rapidement, les États Nations
décident
d'instituer des impôts
et des taxes sur les échanges commerciaux. En France, sous
l'Ancien Régime, taille,
dîme, gabelle, octroi, péage, sans oublier les
obligations
de
travail gratuit avec la corvée, sont des pratiques de
récupération de la monnaie émise par
le pouvoir. A
cette époque, les
Fermiers Généraux se sont
particulièrement
illustrés dans la mise en mouvement de ces pratiques
d'imposition
spécialement dirigées sur les produits du
travail. Ces
comportements abusifs ont tout bonnement conduit à la
révolution bourgeoise de 1789.
Avant et après cette révolution, l'État est
toujours
légalement le seul à
frapper monnaie. Elle se présente sous forme de
pièces
métalliques de différentes valeurs. Nous avons
tous
connaissance du Louis d'or de 20 francs, puis des Napoléons
du
même montant, dont le prix, aujourd'hui,
dépasse largement la valeur indiquée sur la
pièce.
Cette monnaie fiduciaire, sous forme de pièces, est
déjà accompagnée d'une monnaie scripturale sous
forme de lettres de
change, bons à ordre et autres lettres de crédit
ou
reconnaissance de dettes.
Avec une signature, reconnaissant une valeur indiquée sur du
papier, cette monnaie devient une pratique légale dans le
commerce. C'est alors que l'État imprime la monnaie papier, avec les
assignats, puis les billet de banque. Cette monnaie papier complète la monnaie fiduciaire. La monnaie scripturale se
développe avec les chèques, et depuis
l'apparition de
l'électronique, nous avons à présent
une
troisième sorte de monnaie représentée
par les
cartes bancaires.
Avec les trois éléments économiques de
base :
produits
du travail, échanges,
valeurs,
et le
quatrième, la monnaie,
il est facile d'admettre que les produits du travail
résultent
des différentes activités des êtres
humains. Ils
constituent de véritables richesses qui répondent
à nos besoins, et qui sont destinées à
être échangées en leur attribuant des
valeurs.
Arrivé à ce niveau d'explications, il reste
à
savoir où et comment se réalisent et s'obtiennent
les
produits du travail et la monnaie.
Création
laborieuse des produits du travail
Les produits du travail résultent de deux structures. La
première se compose de travailleurs indépendants
qui
exercent directement leurs droits sur les produits de leur travail en
leurs attribuant un prix de vente. Autrement dit, chacun des produits
réalisés est échangé par le
réalisateur qui reçoit une somme d'argent en
valeur
monnaie. Ensuite, ce réalisateur utilise cet argent
reçu
comme bon lui semble pour effectuer des échange inverses.
Il
donne de l'argent et reçoit les produit du travail dont il a
besoin. Dans ce deuxième échange, le
réalisateur
à des produits, mais il n'a plus d'argent. Il lui faut donc
continuellement réaliser des produits qu'il vend pour
obtenir de
l'argent. Il sait d'où provient son travail, et celui des
autres travailleurs, mais il ne se pose
jamais la question, pour savoir d'où provient cet argent
qu'il
reçoit, lui et tous les autres, en échange des
produits vendus ? Pour lui, l'essentiel est de
l'obtenir en vendant les produits de son travail. Pourtant,
connaître la
provenance de cet argent est important, et tôt ou tard, il
faudra bien apporter une réponse à cette
question.
L'ensemble des travailleurs indépendants
représente une
structure composée de professions
libérales,
artisans, commerçants, agriculteurs, pêcheurs,
artistes,
etc. C'est à dire toute activité qui n'est pas
rétribuée par un salaire, mais par des
bénéfices, des honoraires, des cachets, etc.
provenant de réalisations,
prestations, créations, ventes et achats.
La deuxième structure qui réalise les produits du
travail
se compose des salariés. Les statuts spécifiques
aux
travailleurs salariés ne leur permettent pas d'exercer
directement leurs droits sur les produits de leur travail. Ils
produisent toutes sorte de richesses qu'ils abandonnent aux employeurs.
De ce fait, les salariés ne peuvent exercer aucun
contrôle
sur ce
qu'ils réalisent, et leur patron peut leur faire
faire
n'importe quoi. En échange de cette soumission, ils
reçoivent des salaires différents qui
correspondent
à la valeur du travail qu'ils effectuent. Tout le monde sait
que
les produits du travail qui proviennent de cette structure se
réalisent dans les entreprises. L'arrivée du
progrès avec l'ère industrielle procure aux
entreprises
les moyens de produire de nouvelles richesses en progression
continuelle. Ce développement permanent des techniques qui
provient des salariés, devrait apporter une
prospérité
généralisée, mais il n'en
est rien, et il est tant de chercher à savoir pourquoi !
Pour un
salarié, l'important est d'avoir un emploi, mais il n'a
guère de considération sur l'utilisation des
produits de
son travail par son patron. De la même façon, il
ne se
préoccupe nullement d'où provient l'argent qu'il
reçoit en échange de son travail sous forme de
salaire.
Ce qui lui importe avant toute chose, c'est de sauvegarder son emploi
afin de recevoir un salaire le plus longtemps possible.
Malheureusement, avec ce comportement de résignation, et en
plus, à cause de l'ignorance sur le fonctionnement de
l'économie, de nombreux salariés ne
sont pas assurés
d'avoir continuellement un emploi, tout au long de leur vie
professionnelle. Là aussi, nous sommes en droit de
chercher à savoir pourquoi ?
Qu'ils proviennent de la structure des travailleurs
indépendants, ou de celle des travailleurs
salariés, il est facile de prendre conscience que les
produits
du
travail résultent des activités laborieuses du
genre
humain et
qu'il faudra toujours travailler. Par contre, si nous posons la
question pour savoir d'où provient l'argent, et que nous
effectuons des recherches sur le Net, nous allons trouver peu de
réponses, du fait que peu de personnes se posent cette
question.
Pour ODE, les explications que nous avons trouvées sont
contestables, puisque aucune d'entre elles ne parvient à
faire
l'unanimité, pour obtenir une reconnaissance universelle.
Sur ce sujet fondamental, il ne peut y avoir qu'une
seule réponse qui sera formulée par des
explications
incontestables. Tant que nous ne serons pas en présence de
cette
réponse, il faudra poursuivre les recherches. Il est donc
indispensable de continuer l'analyse pour comprendre et savoir comment
se sont déroulées les différentes
étapes
dans la création de l'argent.
Création
des monnaies par les États Nations
A l'origine, ce sont les pouvoirs représentant l'État qui
frappent les monnaies, et cela dure très
longtemps. Le
commerce international qui rassemble une certaine
quantité
de produits réalisés outre-mer, ou dans d'autres
pays, et
qui sont à vendre, oblige les vendeurs et les acheteurs
à
négocier les
échanges. Si un acheteur dispose de la monnaie suffisante
pour
acheter une cargaison, il n'y a pas de problème. Mais si cet
acheteur ne dispose pas de cette monnaie, et que
l'intérêt
du vendeur est de se libérer de ces produits consommables et
peut-être périssables, le plus rapidement
possible,
vendeur et acheteur doivent trouver un accord. Par exemple, ils peuvent
convenir d'une somme rédigée sur du papier,
représentant la
valeur de cette cargaison. Après mise en mouvement de ces
produits par des ventes au détail, cette somme pourra alors
être versé en monnaie
au vendeur par l'acheteur, dès qu'il aura lui-même
vendu
ces produits en recevant de la monnaie. Dès lors, il est
compréhensible qu'un acte de commerce, avec date
d'effet pour le règlement en monnaie, devient logiquement admissible. Cette transaction, bien
sûr, parfaitement rédigée en bonne et
due forme,
donne satisfaction au vendeur et à l'acheteur. Par contre,
ce
qu'ils ne savent pas, c'est qu'en donnant une valeur globale
à
cette cargaison stipulée sur du papier, ils viennent de
créer une monnaie de substitution. Dans l'action des
mouvements
économiques, cette monnaie va obliger à la
création
automatique de la monnaie légale d'État, afin de
réaliser
l'ensemble des échanges de ces produits.
Cette rédaction d'un acte de commerce portant le nom du
vendeur,
de l'acheteur, de la valeur totale des produits, et le cas
échéant de leur désignation en
qualité et
en quantité, démontre qu'il est possible de
réaliser des échanges, sans pour autant avoir de
la
monnaie disponible immédiatement. Cet en partant de ce type
d'acte commercial de reconnaissance que se sont institués
les
activités financières. Supposons que le vendeur
n'accepte
pas d'attendre la vente, par son acheteur des produits dont il dispose,
et que vendeur et acheteur décide d'un commun accord d'avoir
recours à un financier qui lui dispose de la monnaie. Le
financier va se substituer au vendeur en lui versant le montant de la
transaction en monnaie, et il devient immédiatement le
propriétaire des produits. Pour que l'acheteur puisse
à
son tour disposer de ces produits, il va rédiger un acte de
reconnaissance de dette au nom de l'acheteur en établissant
des
échéances de remboursement.
La
rémunération de l'argent
Tout semble
élémentaire dans ce processus de
rédaction d'un
acte commercial, et cela va le rester en
expliquant clairement le déroulement de ce mouvement.
L'activité de financier n'est
pas gratuite, et il est évident que la totalité
de la
somme remboursée en monnaie par l'acheteur, sera
supérieure à celle qui a également
été versé en monnaie au vendeur. Les
intérêts de la dette viendront s'ajouter
à cette
somme. En comparant les deux actes commerciaux, achat des produits au
vendeur par le financier, puis vente de ces produits par le financier
à l'acheteur, on constate qu'il y a création systématique de monnaie par un jeu d'écriture.
Qui va
créer ce complément de monnaie ? A cette
époque,
comme l'État est seul à frapper monnaie, c'est donc l'État
qui
va continuellement émettre de la monnaie, non pas par
volonté politique, mais par nécessité
économique. Cette émission deviendra d'autant
plus
constante, lorsque l'on admet que les intérêts de
la
dette, plus les bénéfices des vendeurs
successifs viendront augmenter les prix de vente de ces produits.
Finalement, ce sont les consommateurs qui paieront cette inflation
permanente, et l'État continuera d'émettre de la monnaie en
quantité croissante. Supposons à
présent qu'avec
la rémunération de l'argent, le financier amasse beaucoup de monnaie. Un beau jour, il
décide d'en retirer une partie en l'enterrant au fond de son
jardin. Cela le protégera peut être des voleurs,
mais
ça ne lui rapportera aucun intérêt.
S'il
veut le retirer des circuits économiques, il est donc
préférable de le placer, ou mieux, de le
transférer dans un pays étranger pour
réaliser
cette opération.
Pratiques que peut d'ailleurs réaliser toute personne qui
parvient à accaparer de l'argent, qu'elle ne veut
pas
dépenser, mais décide d'épargner en le
plaçant. Ce type de personne n'a nullement
conscience des conséquences de ce comportement.
L'invention de la monnaie est consécutive à la
réalisation des produits du travail. Sans les produits du
travail l'argent est inutile. C'est en admettant cette
évidence,
qu'il devient alors facile de comprendre que la
création de l'argent est totalement tributaire de la
réalisation des produits du travail. Plus les productions
s'accroissent en diversité, qualité et
quantité,
plus il faut d'argent pour réaliser les échanges.
Faute
de mettre cette réalité en évidence,
les
"économistes financiers" du 19em siècle se sont
fourvoyés dans des théories erronées
avec les
étalons, les parités, les plus-values,
l'épargne, les placements et les devises
monétaires, sans rien comprendre. Ceux du 20em
siècle
sont arrivés au même résultat, avec les
parités flottantes, les marchés à terme
et
l'hégémonie des produits financiers. Aucun n'est
parvenu
à avancer des explications irréfutables, pour
qu'enfin,
les responsables politiques puissent prendre les décisions
qui
s'imposent.
L'économie, révélatrice des
inégalités
Dans notre monde, l'économie occupe une place primordiale,
du
fait qu'elle concerne les résultats des activités
de
l'homme. A partir du moment où des humains ont
commencé
à réaliser des produits en travaillant, deux
inégalités de base se sont imposées :
- En premier,
il y a des inégalités entre les valeurs des
produits du
travail. Des produits sont plus difficiles à
réaliser que
d'autres et leur nécessité est
diversifiée en
fonction des besoins ressentis par chacune et chacun d'entre
nous. Certaines personnes ne vont jamais, ou très rarement,
acheter les produit qui ne leur conviennent pas, et pour elles, ils
auront très peu de valeur, même s'ils sont
difficiles
à réaliser. Pour d'autres personnes, ces
mêmes
produits seront appréciés, et elles les
consommerons en
quantité importante, même si parfois, il arrive
que le
prix de certains de ces produits soit surévalué.
Quoi
qu'il en soit, dans cette diversité en progression continuelle, les produits vitaux sont
indispensables à tous, et nous avons les moyens de donner
à toute personne le droit d'en disposer.
- En second, et c'est le plus important, il y a
des inégalités entre les comportements envers les
produits du travail. Les esprits mal intentionnés ont
conçu qu'il était possible de prendre les
produits du
travail des autres ou, de les faire travailler à leur
profit,
avec l'esclavage, pour obtenir ces produits. Cette mentalité
qui
remonte à l'origine de l'humanité
découle
directement de l'inégalité des comportements.
Depuis, en
se modernisant,
elle n'a fait qu'empirer en obtenant la légalité
avec les
institutions qui établissent un droit de
propriété
spécifique aux moyens de production. Dans l'entreprise, le
propriétaire exerce deux droits inégaux
fondamentaux qui sont légalisés par les
institutions :
- Il décide du prix
de vente des
produits qui résultent du travail collectif des personnes
qui composent
l'entreprise.
- Il exerce un droit
absolu sur
l'enrichissement qui résulte de la
vente des
produits du
travail
collectif.
En partant des deux inégalités
de base que sont les différences entre les valeurs prix, des
produits du travail, et du comportement totalitaire sur
l'enrichissement,
l'organisation et le développement de l'économie
sont
rapidement tombés sous l'emprise des pouvoirs
exécutifs
et législatifs qui gouvernent l'entreprise. Avec
l'ère
industrielle, ces deux
pouvoirs concrétisés par le droit
d'établir les
prix et le droit absolu sur l'enrichissement n'ont fait qu'amplifier
leur prédominance qui est
désormais sans limite. Il est indéniable que
cette
prédominance porte principalement sur l'argent. Pour bien
comprendre le processus de la création de l'argent, qui a
dépassé l'étape primaire
dévolue à l'État, nous proposons une explication
élémentaire.
Création
systématique de l'argent.
Imaginons qu'un beau matin du jour J1, par miracle, la monnaie
légale ait totalement disparu. Plus d'argent ni dans les
poches,
ni dans les coffres, et tous les comptes en banques sont à
zéro. Par contre, tous les produits du travail, les biens,
les
objets et les services sont toujours présents, et bien
entendu
disponibles à leur place habituelle, avec les
mêmes prix.
Tous les
fabricants et producteurs sont également à leur
poste en
continuant de
réaliser ce qu'ils ont l'habitude de faire. Sachant que les
gens
disposent toujours de leur carnet de chèque et de leur carte
de
crédit, comment faire pour effectuer les échanges
en
toute honnêteté ? L'esprit logique va tout de
suite
comprendre qu'il suffit d'utiliser les chèques et les cartes
pour opérer les échanges commerciaux comme
d'habitude, et
l'argent dans l'économie va immédiatement se
créer automatiquement en se mettant en mouvement. Il va
circuler par l'échanges des produits.
Admettons que
pour une population de 60 millions, par exemple, la France, le montant
des transactions économiques s'élève
à 6
milliards d'euros chaque jour, soit un pouvoir d'achat de 100
euros par personne, en moyenne par jour. Après 30 jours, le
montant des transactions s'élèvera à
180 milliards
d'euros, mais cette somme sera atteinte, uniquement avec 6 milliards
d'argent en circulation permanente dans l'économie. Comme ce
sont les banques qui gèrent les comptes en
crédit et en débit, chaque opération
financière figurera sur chaque compte des particuliers en
faisant apparaître un solde positif ou négatif.
Cette analyse démontre que la création
monétaire
provient des fabricants et des producteurs qui réalisent les
richesses par
leur
travail en leur attribuant un prix pour effectuer des
échanges. Si la quantité des
richesses
produites progresse et si les prix augmentent, il y a
création
automatique de l'argent nécessaire pour réaliser
les
échanges. Dans notre organisation économique, ce
sont les
banques qui constatent ce résultat en progression
continuelle,
puisque ce sont elles qui gèrent les comptes. Une mauvaise
analyse de cette réalité conduit à
l'illusion qui
fait croire que les banques décident d'elles-mêmes
de la
création monétaire, alors qu'elles ne font
qu'entériner la progression des échanges
économiques. En constatant cette progression, les organismes
financiers émettent des demandes de crédits
auprès
des banques centrales. C'est à partir de ce constat que la
mauvaise analyse commet l'erreur, en estimant que ces demandes de
crédits sont à l'origine de la
création de
l'argent, alors que cette création provient exclusivement de
deux sortes de produits. En premier, nous avons les produits du travail
en
progression continuelle, et en second, nous subissons les effets des
produits financiers qui
n'apportent aucune richesse, mais dont les prix varient en fonction des
cours des marchés financiers. Loi de l'offre et de la
demande.
Les produits financiers servent uniquement à
rémunérer l'argent, ce qui permet de constituer
des
empires financiers démentiels. Pour en être
arrivé
à la situation de déséquilibres
économiques
inquiétants, tout laisse à penser que les fous
les plus dangereux sont toujours en possession des moyens
institués leur
permettant d'exercer leurs nuisances.
Les produits du travail et les produits financiers sont les deux
énergies qui entraînent la création
systématique de l'argent. Si l'on refuse cette
hypothèse,
il faut alors en avancer une autre, et expliquer comment se
crée
l'argent. Dans l'attente de cette explication, on peut toujours
admettre que l'importance des produits du travail est largement
supérieure à celle des produits financiers qui
font double
emploi avec l'argent. Lorsque l'on a compris que les produits du
travail sont consommables, qu'ils disparaissent dans le temps, et qu'il
faudra toujours travailler pour les reproduire, il devient facile de
comprendre que les produits financiers ne sont pas consommables, qu'ils
prolifèrent et qu'ils entravent le développement
équilibré de l'humanité.
Depuis leurs créations par décisions des pouvoirs
politiques, les produits financiers entraînent la
création
systématique d'une masse monétaire en progression
continuelle, ce qui aggrave le fonctionnement perturbé de
l'économie. Les individus qui exercent des droits
inégaux
sur cette masse monétaire considérable
l'utilisent pour
assouvir leurs ambitions. Les capitalistes disposent du principal
moyen, l'argent, pour corrompre les politiques, spéculer sur
les
matières premières et rivaliser pour
acquérir le
contrôle des grandes entreprises pour faire main basse sur
leurs
profits qui résultent du travail des salariés.
Une fois créé, l'argent ne peut plus
disparaître, mais il n'en est pas de même des
produits
financiers, qui dépendent totalement des
décisions
politiques. Où sont les personnalités politiques
capables
de comprendre que l'institution de la Bourse des valeurs est un
organisme phénoménal dans la création
systématique de l'argent. Lorsque les actions montent, il y
a
création automatique d'argent. Mais comme il ne peut pas
disparaître, lorsque les actions baissent il n'y a nullement
disparition de l'argent qui est passé dans d'autres mains,
et ce
jeu de yo-yo permet à nouveau de faire monter les actions et
de
créer indéfiniment de l'argent, sans aucune
création de richesses.
Lorsque les prix des produits du travail augmentent, les spécialistes des erreurs économiques crient au
grave
danger de l'inflation en alertant l'opinion. Mais par contre, lorsque
les prix des produits financiers progressent, et notamment les actions,
ils s'en réjouissent allégrement en applaudissant
des
deux mains. Pourtant, le résultat est le même. Il
n'est
pas possible de trouver un meilleur exemple pour démontrer
l'incompétence des spécialistes qui occupent les
pouvoirs. Où sont-ils ceux qui auront le courage et la
volonté de soumettre cette question à l'opinion
publique ?
La
répartition de l'argent, véritable
problème !
Face aux réalités
désagréables, il faut
rester lucide. Que ce soient les pratiques financières des
banques ou
les producteurs des richesses, par leur travail, qui
procèdent à la création de l'argent,
cette création ne pose pas de réel
problème. Du fait que l'argent existe
déjà en abondance et qu'une fois
créé, il ne peut plus
disparaître, expliquer son processus de
création n'est qu'une question de connaissance. Pourtant,
l'argent pose toujours le problème
de sa répartition qui reste à
résoudre. La
solution réside dans le remplacement de
l'inégalité des droits, par
l'égalité des
droits dans la répartition de l'enrichissement, dans
l'entreprise. Cet enrichissement se
concrétise continuellement par la
régénération de l'argent,
grâce au
renouvellement des produits vendus puis consommés. Ce
renouvellement est exclusivement obtenu par les activités
des travailleurs, qu'ils soient indépendants ou
salariés. Ce
sont eux qui procèdent également à la
production
de nouvelles richesses, en
diversité, en qualité et en quantité,
ce qui
entraîne la création automatique de l'argent
nécessaire aux échanges.
Actuellement, dans ce système fondé sur
l'inégalité des droits, tout le monde sait que
les
travailleurs salariés ne reçoivent pas des
salaires suffisants pour
acquérir l'accroissement des productions. Les revenus ne
sont
pas équitables. Pourtant, cet argent
existe puisque les employeurs procèdent automatiquement
à
sa création en fixant les prix de vente des productions
réalisées par leurs salariés.
Dès que les
productions sont vendues, les employeurs perçoivent de
l'argent
sous forme de recettes qu'ils
déposent en banque. Automatiquement, depuis longtemps, les
banques se trouvent en
présence d'une masse d'argent en progression continuelle.
Devant
cet afflux de monnaie, et l'incurie des responsables politiques, les
dirigeants banquiers se sont posés une question
élémentaire :
- Comment utiliser et rentabiliser cet argent qui ne nous appartient
pas, mais qui est continuellement à notre disposition ?
Sans aucun scrupule, dans la plus stricte application des droits
inégaux, ils ont inventé les produits financiers
pour
faire le commerce de l'argent. Comme les
salariés ne reçoivent pas l'argent
nécessaire pour
acquérir les productions, en bonne logique capitaliste, les
banquiers le
mettent à leur disposition sous forme de prêts,
moyennant
des intérêts. Ces intérêts
représentent des sommes d'argent qui deviennent alors des
gains légaux
pour les banquiers.
Avec cette pratique capitaliste, les salariés sont
condamnés à s'endetter indéfiniment pour consommer
les produits de leur travail. De plus, leur consommation s'affiche avec
des
prix surévalués, puisque en plus du prix
réel de
vente des produits, viennent s'ajouter les taux
d'intérêts
des dettes, et indiscutablement, les salariés s'appauvrissent
globalement. A
l'inverse, les gros employeurs et les
financiers amassent des fortunes colossales sans
véritablement
chercher à savoir pourquoi. D'un coté, les
bénéficiaires du système se
bâtissent des situations
florissantes, et c'est tant mieux pour eux, et de l'autre
coté,
tout le monde constate que le nombre de précaires progresse
dangereusement,
mais aucun responsable politique ne recherche de solution.
Dans le
même état d'esprit, en majorité, des
petits et
moyens bénéficiaires du système
restent passifs.
Par peur de perdre leurs prérogatives qu'ils
considèrent
comme des avantages, ils ne veulent surtout pas mettre en cause les
rapports socio-économiques. Ils n'ont pas encore conscience,
qu'au contraire, cet inévitable changement va permettre
d'affirmer
de nombreuses compétences, enfin
libérées des
foudres hiérarchiques. En toute logique, si vous
étiez à leur place, confortablement
installé dans
la quiétude de leur certitude individualiste, vous
viendrait-il à
l'esprit
de rechercher la cause de cette situation inquiétante de
déséquilibres socio-économiques
explosifs ?
Cette explication élémentaire sur la production
infinie
des richesses par le travail, et sur la création automatique
de
l'argent nous conduit à affirmer que l'ensemble du
fonctionnement de
l'économie est à repenser. Ce travail
d'explications est
inévitable, et désormais, il peut continuellement
se développer sur le Net.
Différentes compétences peuvent le
réaliser, en
présentant les résultats de leurs
réflexions. Nul
doute que de nombreuses explications sont en gestation, mais pour
l'instant, elles ne parviennent pas à s'organiser et c'est
le
vide. Dans cette attente, ODE propose d'entreprendre ce travail de
structuration par la recherche de ces explications et les
communications
interactives sur l'Organisation, le Développement et l'Économie.