La « baignade naturelle » du plan d’eau approuvée à la CCPA

Les conseillers de la CCPA viennent d’approuver le projet de baignade naturelle au plan d’eau d’Apt. Il remplace le projet de construction d’une piscine « sports-loisirs » en béton. Le nouveau projet ne coûtera que 2,5 millions d’euros au lieu des 6,2 millions initiaux. La Communauté de Communes pourra donc consacrer ses efforts à d’autres investissements dans le Pays d’Apt.

Les autres avantages de cette baignade naturelle sont la préservation de l’environnement et l’intégration paysagère. Une pataugeoire, une aire de jeu et un espace de nage de profondeurs différentes totalisent 2 500 m2. Le dispositif est complété par 900 m2 de différentes plantes aquatiques qui filtreront l’eau de manière naturelle, grâce à un circuit fermé équipé de pompes. Aucun produit chimique ne sera utilisé. Il faut deux mètres carré d’eau par baigneur pour que le système trouve son équilibre. Ce sont donc 1 250 nageurs qui pourront être accueillis en même temps.

L’implantation est prévue entre le parking du restaurant et le pas de tir à l’arc. Aucun bâtiment nouveau ne sera créé. Les sanitaires et vestiaires existants seront réutilisés. Sont aussi prévus : des pontons en bois, des plages, un aménagement paysager, une signalétique expliquant le procédé de traitement de l’eau et la faune et la flore présentes autour et dans le plan d’eau, et enfin la rénovation du parking.

Pour s’informer, sept conseillers de la CCPA viennent de visiter le plan d’eau de La Chapelle-Saint-Sauveur, près de Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire). La moitié du projet d’Apt et située dans cette commune de 800 habitants, l’installation repose sur le même principe et fonctionne depuis deux ans. « L’intégration paysagère est excellente » a affirmé le conseiller chargé du rapport.

Comment ça marche?

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L'eau se régénère en circulant à travers une zone de filtration plantée. L'eau est aspirée en surface dans la zone de baignade par des skimmers puis envoyée dans la zone de filtration à l'aide de pompes. C'est en traversant cette zone composée de divers granulats de filtration et de plantes aquatiques que le nettoyage de l'eau s'effectue. L'eau réalimente ensuite la zone de baignade par un système de surverse. La zone de régénération est plantée de végétaux ornementaux qui participent à l'équilibre biologique du milieu ainsi qu'à l'attrait esthétique de l'aménagement.

A l'intérieur de la baignade, des jets d'eau (non représentés ici) assurent une bonne circulation de l'eau et son oxygénation.


Pour se faire une idée de ce que pourrait être la piscine du plan d'eau:

voir la page de La Chapelle-Saint-Sauveur

Une précédente réalisation (la première en France) a eu lieu à Combloux.

voir la réalisation de Combloux

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